lundi, juin 1, 2026
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Recrutement des enseignants : les irrégularités qui ont conduit à la grève

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Après 27 jours de grève, les enseignants recalés dans le cadre de la première phase de recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat, ont enfin rejoint leur domicile. Jacques Fame Ndongo ministre de l’Enseignement supérieur est allé jeudi dernier à la rencontre des grévistes. Ensemble ils sont tombés sur un compromis. « Notre ministre de tutelle a su trouver le bon compromis », a affirmé Brigitte Lekane, la chef de file du mouvement de grève. A 45 ans et après avoir enseigné pendant 13 ans comme chargée de travaux dirigés à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II, elle est la seule des 29 candidats de sa filière qui n’a pas été recrutée. Au motif que son âge avait dépassé l’âge limite requis (45ans). Pourtant, explique-t-elle, « plusieurs candidats nés en 1974 comme moi ont été recrutés ». Elle cite les cas des enseignants recrutés au département de sciences politiques et au département de physique à l’université de Buea, et d’un autre retenu dans la spécialité des sciences alimentaires à l’université de Ngaoundéré. Face à ce qu’elle considère comme une injustice, elle a décidé de se suicider le premier jour de la grève. Elle a eu la vie sauve grâce à l’intervention de ses collègues. Depuis ce jour, elle avait décidé de manifester jusqu’à ce que justice soit rendu. « Ce n’est pas une question de recrutement qui m’a amenée à faire la grève, explique-t-elle a compagnie de ses enfants qu’elle vient de retrouver. C’est une question d’injustice qu’il fallait dénoncer ». Comme elle, une cinquante de candidats recalés a campé pendant trois semaines devant la chancellerie des ordres académiques. Tous dénonçaient des irrégularités dans le processus de recrutement de la première vague des enseignants dans les universités d’Etat.
Profils non conformes.
Selon Rodrigue Tasse, le porte-parole du mouvement de grève, plusieurs candidats ont été recrutés alors qu’ils ne répondaient pas aux critères d’éligibilité. Le collectif dont il est la voix a dressé une liste des candidats détenteur d’un master II qui ont été recrutés, alors que l’opération concernait uniquement les titulaires de PHD.
En plus des candidats n’ayant pas le diplôme requis, d’autres déclarés inéligibles au départ ont finalement été admis dans certaines facultés. Un gréviste cite le cas d’un enseignant recruté au département de science de l’éducation de l’université de Yaoundé I, qui n’a pas été auditionné parce que son profil n’était pas conforme, mais son « nom est miraculeusement apparu sur la liste définitive ». Il y’a également le cas d’un candidat titulaire d’un master professionnel en science politique dont le dossier a été rejeté pour non-conformité et qui a été recruté à l’université de Yaoundé II. Même chose à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), au département de l’intégration et de la coopération pour le développement où un candidat a été retenu alors son dossier a été rejeté pour non-conformité.
L’on note aussi deux cas, de candidats recrutés dans les universités de Buea et de Ngaoundéré qui n’ont pas déposé de dossier.
Cooptation et soutenance précipitée.
Lors de la rentrée académique à l’université de Yaoundé II, Adolphe Minkoa She, recteur de cet établissement avait souligné le fait que depuis le lancement de l’opération de recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat, près de 500 thèses avaient été soutenues en une année seulement, contre le même nombre les 10 dernières années. Une flambée de soutenance qui s’explique, selon Aristide T, un des grévistes, par le fait que « certains maitres ont voulu parachuter leur protégés ». Son camarade Eric Libayong ajoute qu’en plus des intentions de cooptation, les soutenances ont aussi été précipitée du fait que plusieurs étudiants notamment les fonctionnaires ont monnayé pour que leur soutenance soit programmée avant la date limite des dépôts des dossiers. Ayant soutenu, « les mêmes ont encore corrompu les chefs de département afin que leur dossier soient bien classés », note-t-il. Un fait que ne nient pas les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur qui avouent que certains chefs de département en complicité avec les cadres du ministère ont exigé de l’argent aux postulants. Le cadre du ministère de l’Enseignement supérieur rencontré indique que « les montants déboursés variaient entre 1 et 3 millions ». C’est ainsi que l’on a pu découvrir certains cas à l’université de Yaoundé II, où certains étudiants avaient le même thème de recherche avec le même directeur de thèse. Ce phénomène a aussi fait que des étudiants soutiennent des thèses de 180 pages à la faculté de droit de l’université de Douala, alors que les normes exigent un minimum de 300 pages pour une thèse.
Joseph Essama

Recrutement des enseignants: pourquoi les grévistes ont lâché prise

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La grève des docteurs recalés a pris fin jeudi dernier. Après 3 semaines de grève, les indignés de la première vague de recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat ont finalement accepté la main tendue de Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur. « Notre ministre de tutelle a su trouver le bon compromis pour résoudre notre problème, nos frustrations et la question de l’injustice qui a justifié notre présence ici depuis trois semaines », a affirmé Brigitte Lekane Mvomo, leader de la contestation, après avoir levé le mot d’ordre de grève. Les grévistes ont accepté de mettre fin à leur grève après une séance de travail avec le ministre de l’Enseignement supérieur. Ensemble, ils ont convenu sur « une possibilité d’absorption d’un maximum de docteurs PHD dans les remplacements numériques et le reste dans la deuxième phase de recrutement qui devra enrôler 500 nouveaux docteurs en 2020 », a expliqué Rodrigue Tasse, le porte-parole des enseignants grévistes.

Le mea culpa de Fame Ndongo
C’est en effet le 08 janvier dernier que cette solution alternative a été trouvée au cours d’une réunion de crise entre le Minesup et les huit recteurs des universités d’Etat. Réunion au cours de laquelle Jacques Fame Ndongo a reconnu des disfonctionnements dans la première phase de recrutement de 2000 docteurs dans les universités d’Etat. Cette rencontre a abouti avec la possibilité donnée aux recalés frappés par la limite d’âge (plus de 45 ans), de déposer leur candidature dans les universités de leur choix, pour le remplacement des enseignants décédés, révoqués, démissionnaires, ou ayant été admis en retraite. « Ils devront respecter la procédure classique liée au recrutement dans les universités d’Etat du Cameroun après l’ouverture imminente des postes par les recteurs et les vice-chancellor, afin de préserver l’excellence scientifique et la rigueur académique qui caractérisent le système universitaire camerounais et fondent sa réputation bien établie à travers le monde », indiquait le communiqué signé par Jacques Fame Ndongo. Selon un responsable du ministère de l’Enseignement supérieur, « près de 130 postes se vident chaque année dans les universités d’Etat ». A l’université de Yaoundé I, 48 postes se sont vidés au cours l’année 2019.
Joseph Essama

Numérique: Eocoli favorise le transport rapide des colis

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C’est le dernier né des plateformes numériques. Il vient résoudre le problème de transport rapide des colis de l’Europe vers l’Afrique et de l’Afrique vers l’Europe. Concrètement, la plateforme Eocoli propose 3 étapes à ses utilisateurs : Télécharger l’application ; Créer un compte et compléter son profil ; Puis poster l’annonce d’envoi/transport de colis. Après cette étape, les utilisateurs peuvent se connecter et négocier, via l’application, les prix d’envoi des colis avec un partenaire qui va transporter le colis jusqu’à destination. Le transport de colis se fait uniquement par avion. Disponible sur Android, IOS et sur internet, cette application permet à ses utilisateurs de faire leur transaction à portée de doigt.
L’application Eocoli est téléchargeable via son site internet et les réseaux sociaux comme Facebook, instagram et tweeter. En quelques mois de fonctionnement, Eocoli n’est pas le dernier de la classe sur le marché de transport des colis vers l’Afrique. Elle a été favorablement accueillie par ses utilisateurs, qui pensent que « cette application est particulièrement rapide, fiable et sécurisé ». Des objectifs que ces concepteurs avaient déjà placés au centre du fonctionnement de la plateforme. « Nous accordons une grande importance à la « sécurité » des utilisateurs de la plateforme. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous leur recommandons de s’inscrire et de compléter leurs profils avec une photo. Le but étant d’instaurer un climat de confiance entre les deux parties d’une part, et de faciliter la communication d’autres parts », explique Peggy Manga un des concepteurs du projet. Outre la sécurité, Eocoli se veut fiable. « Tous les paiements se font à travers la plateforme. Dans le cas d’un envoi de colis par exemple, le transporteur ne reçoit son dû que lorsqu’il a cliqué sur “colis livré », indique Stephane Owona, un autre responsable du projet.

Conçu pour faciliter la vie entre les communautés, Eocoli couvre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ses promoteurs ne manquent pas d’ambitions : « dans les prochains mois, nous allons couvrir plus de trois continents ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels)

Climat des affaires : Motaze réduit les contrôles fiscaux

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Le ministre Louis Paul Motaze (à gauche) a écouté les doléances des milieux d'affaires.

Les chefs d’entreprises commençaient en avoir marre. Au point d’en être courroucés. Non sans saisir par correspondance le ministre des Finances, à l’effet de porter à son attention la gêne des opérateurs économiques à recevoir, à chaque fois et de manière chevauchée, des contrôles des services du Minfi. Notamment ceux de la Direction Générale des Impôts et des Douanes. Ces patrons d’entreprises peuvent donc avoir le sommeil paisible, car Louis Paul Motaze a accordé une oreille attentive à leurs récriminations. Au-delà de l’é- coute, il a adressé plusieurs une notes ses proches collaborateurs. A savoir l’inspecteur général des services de régies financières, l’inspecteur général des services administratifs et budgétaires, le directeur général des Impôts et le di- recteur général des Douanes. Dans ces correspondances, le Minfi relève pour s’en offusquer, la recrudescence des plaintes qui lui parviennent au sujet des multiples contrôles que subissent les entreprises, toute chose qui, souligne- t-il, est de nature à déteindre sur le cli- mat des affaires : « je suis régulière- ment saisi par les milieux d’affaires, qui dénoncent la récurrence des interventions et les chevauchements des con- trôles des services du département, un état de choses qui fait peser de graves risques sur le climat des affaires et la productivité des entreprises », écrit-il.

ARRETS DES CONTROLES INTEMPESTIVES

Dans la même lancée, le Minfi sonne le glas des contrôles intempestifs et de- mande aux inspecteurs généraux des services des régies financières, administratifs et budgétaires, de mettre un terme à ces contrôles nocifs : « j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir mettre fin à toutes les activités de contrôle diligentés par vos services et qui relèvent de la compétence des services opérationnels de la direction générale des Douanes, de la direction générale des Impôts et de la direction du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire ». Toutes les missions en cours dans ce cadre, martèle le Minfi, « sont par ailleurs purement et simplement rapportées ».

RATIONALISATION DES INTER-VENTIONS EN ENTREPRISES

Aux directeurs généraux des Douanes et des Impôts, Louis Paul Motaze écrit: « aussi ai-je l’honneur de vous demander, lors de la programmation des interventions en entreprises de vos services de contrôle, de veiller à une meilleure articulation avec les activités similaires […], la préférence devant être accordée dans ce cadre aux inter- ventions conjointes, qui permettent à chacune des administrations de procéder, en une fois, aux vérifications et à la collecte des données nécessaires à leur action ». Et ce n’est pas tout, le Minfi a complété son instruction en indiquant que « pour toutes les activités de contrôle ne pouvant, par leur nature ou par les contraintes juridiques qui leur sont propres, faire l’objet d’une programmation con- jointe, vous veillerez, sous la coordination du Secrétaire général, à mutualiser l’information avec les autres services du département, afin de prévenir les chevauchements de procédures ». Cette réaction du Minfi, de l’avis de certains analystes, va rassurer les milieux d’affaires et les confortes à l’idée que leurs plaintes sont prises en compte par l’Etat. Ceci est d’autant vrai en ce sens que ces contrôles pernicieux rentrent dans la catégorie des « tracasseries administratives » longtemps déplorées et décriées par les capitaines d’industries. L’une des dernières sorties en la matière étant celle effectuée par Célestin Tawamba le 18 mars dernier, lors du lancement du Cameroon Business Forum, instance de dialogue entre le secteur privé et le gouvernement. Ce dernier s’indignait en ces termes : « les chefs d’entreprises sont fatigués, épuisés face aux marchés qui se ferment, à l’accumulation de créances sur l’Etat, à la multiplication des tracasseries administratives ».

Défis Actuels N° 446

 

Retombées financières : Ce que le PAD attend de la RTC

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Dans le cadre de l’exécution du cahier de charges qui sera le sien dès le 1er janvier prochain, la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) aura pour obligation de verser une partie des ressources financières issues de ses activités au Port de Douala-Bonabéri. Il est donc attendu d’elle 14 millions d’euros par an, soit plus de 9 milliards de franc s CFA, correspondant à la redevance fixe annuelle. Dans le même temps, la RTC est tenue de verser au Port Autonome de Douala (PAD), une redevance variable égale à 8 % du chiffre d’affaires hors pénalités de stationnement, ainsi qu’une quote-part de 50% du produit des pénalités de stationnement, selon l’article 22 du document signé par Shey Jones Yembe. Pour ce qui est des recettes de la RTC, elles seront issues de ses activités quotidiennes. Notons qu’entre 2005 et 2017, les volumes des marchandises manutentionnés ont plus que doublé, selon des données officielles. En effet, elles sont passées de 131,994 à près de 386, 370 EVP. En 2017 par exemple, 161 000 conteneurs d’importation et 136 000 conteneurs d’exportation ont été traités au PAD. En plus, on notait jusqu’ici plus de 151% de croissance de volume en 14 ans. San s oublier le fait que le taux annuel moyen de progression des trafics s’établit désormais à plus de 13%.

Aussi, d’après une autre source, l’entreprise dont le contrat arrive à terme le 31 décembre prochain a investi près de 50 milliards de francs CFA. Un investissement « largement supérieur aux engagements initiaux fixés dans la convention de concession qui est de 33 milliards de francs CFA », sou ligne-t-elle. Bien plus, le chiffre d’affaires de la société, est passé de 22,5 milliards de francs CFA en 2005 à près de 50 milliards en 2018. Aussi note-t-on que « l’équipement du terminal a été considérablement renforcé avec la mise en service d’un portique de quai, quatre portiques de parc et deux grues qui sont venues renforcer les deux portiques de quai d’origine ».

Par Junior Matock

Caf awards 2019 : Qui sont les meilleurs footballeurs de l’année?

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Sadio Mane, meilleur joueur africain 2019.(c)africaradio.com

Meilleur but de l’année : Ryad Mahrez (Algérie)
Meilleur entraineur hommes : Djamel Belmadi (Algérie)
Meilleur entraineur femmes : Desiree Ellis (Afrique du sud)
Meilleure sélection senior féminine : Cameroun
Meilleure sélection masculine : Algérie
Meilleure fédération : Egypte
Meilleur président de club : Moïse Katumbi (Tp Mazembe/Rdc)
Joueur Inter-clubs de l’année : Youcef Belaïli (Algérie/Al Ahly Djeddah)
Meilleur espoir africain de l’année : Achraf Hakimi (Maroc/Dortmund)

Le onze de l’année 2019
André Onana-Joël Matip, Kalilhou Coulibaly, Serge Aurier, Achraf Hakimi- Gana Gaye, Hakim Ziyech, Ryad Mahrez-Mohamed Salah, Sadio Mane-P. Aymerick Aubameyang

Caf awards 2019 : Le Cameroun, meilleure équipe nationale féminine

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C’est fait. Le Cameroun est sacré meilleure équipe nationale de football féminin de l’année 2019 en Afrique. La nouvelle vient de tomber depuis l’Egypte où se tient la cérémonie des Caf awards. Le pays des Lionnes indomptables vient ainsi de clouer au pilori deux concurrentes parmi les meilleures nations de football féminin en Afrique pour l’heure : le puissant Nigeria, et l’Afrique du Sud.

En recevant le trophée, Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a salué les efforts des joueuses « à qui revient ce titre ». Lesquelles se battent depuis une dizaine d’années pour se frayer une place respectable dans le concert des nations qui comptent en Afrique. Mais aussi, le patron du football camerounais qui vient à peine de boucler une année à la tête du football camerounais, a dit sa reconnaissance à l’endroit de la Caf et de la Fifa qui « accompagnent la reconstruction du football camerounais». Seidou Mbombo Njoya a reçu le trophée en compagnie de Gaëlle Enganamouit.

Joueuse africaine 2019 : Nchout Ajara, la grande favorite

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Qui portera la couronne de la reine du football africain ce 7 janvier 2020 ? La succession de la Sud-africaine Thembi Kgatlana est ouverte. En course, trois concurrentes justifiant chacune des statistiques pouvant lui donner l’accès au trône de la reine du football africain 2019 : Thembi Kgatlana, Nchout Ajara Njoya et Asisat Oshoala. Tenante du titre, Thembi Kgatlana veut être la première Sud-africaine à doubler le titre. La sociétaire du Beijing Phoenix FC a inscrit 7 buts, toutes compétitions confondues avec son club. En plus, l’attaquante des Banyana Banyana est l’unique buteuse de son pays à France 2019, la première Coupe du monde de l’Afrique du sud. Une frappe enveloppée qui loba la gardienne espagnole. Asisat Oshoala veut prendre sa revanche après l’échec de l’année dernière dans ce challenge. Elle a de quoi rêver. La Nigériane est finaliste de la Champion’s league européenne de football féminin avec l’équipe dames du Fc Barcelone. A son actif dans ce club, huit buts en 11 matches. Celle qui a grandement contribué au dernier succès de son pays à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine Ghana 2018, court après son 3ème titre de joueuse de l’année.

Nchout Ajara plus près du but

Nchout Ajara Njoya semble être plus proche du but. La Lionne indomptable atteint pour la première fois le cercle fermé des trois meilleures du continent. Nchout Ajara est restée sur une pente ascendante depuis le début de l’année. Après avoir inscrit deux buts précieux qui ont permis au Cameroun d’atteindre les huitièmes de finales de la Coupe du monde France 2019, le maillot N°3 des Lionnes indomptables a manqué de porter son pays plus loin. La faute à un arbitrage à polémique qui a fait craquer la Camerounaise. Celle qui a fondu en larmes en plein stade face à l’Angleterre, arrivera 2ème au prix Fifa Puskas, récompensant le plus beau but de l’année, avec son deuxième but contre la Nouvelle Zélande. La belle saison se poursuivra avec les Lionnes indomptables qu’elle a qualifiées pour le tour final des éliminatoires des Jeux olympiques 2020. Nchout Ajara Njoya est la seule des trois candidates à avoir flirté avec le sommet des awards mondiaux cette année. D’où la probabilité qu’elle soit la deuxième camerounaise à hisser le Vert-rouge-jaune au sommet de la pyramide du football africain, après Gaëlle Enganamouit.

Le Nigéria, leader incontesté

Dans cette rubrique, le Nigeria, leader du football féminin en Afrique, n’a presque pas de concurrent. Sur les 16 titres déjà attribués, le pays des Super Falcons est arrivé au sommet 10 fois avec quatre reines. Perpetua Nkwocha détient quatre titres à elle seule. L’ex attaquante des Super Falcons avait arraché le titre en 2004, qu’elle a conservé l’année suivante ; et a attendu 2010 pour le retrouver et conserver une nouvelle fois l’année suivante. Suivie d’Asisat Oshoala, trois titres : 2014, 2016 et 2017. Cynthia Uwak y est passée deux fois, en 2006 et en 207. Leur compatriote Mercy Akide avait déjà ouvert la voie avec le premier trophée en 2001. Le Ghana et l’Afrique du sud le suivent avec deux trophées chacun. Le premier s’est illustré à travers Alberta Sackey en 2002 et Adjoa Bayor l’année suivante. L’Afrique du sud l’a remporté avec Noko Matlou en 2008 et le dernier détenu par Thembi Kgatlana. Pour le reste, la Guinée équatoriale (avec Genoveva Anonmam en 2012) et le Cameroun (avec Gaëlle Enganamouit en 2015) ferment la queue.

CAF awards : Samuel Eto’o pour proclamer les résultats

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Le 7 janvier est jour des résultats à la Confédération Africaine de Football (CAF). La ville du Caire abritera la cérémonie des CAF awards, récompensant les meilleurs footballeurs de l’année 2019. Aux commandes comme master of the ceremony, Samuel Eto’o. Ahmad Ahmad, le président de la CAF a ainsi jeté son dévolu sur l’ancien capitaine des Lions indomptables dont il a fait conseiller spécial l’année dernière, en même temps que Didier Drogba.

Le Cameroun sera absent dans la catégorie principale, celle où le pays des Lions indomptables a souvent dominé et brillé : le joueur de l’année. A l’image du football camerounais dandinant, les footballeurs camerounais se font de plus en plus rares dans cette catégorie. La présence d’André Onana dans la liste de départ ne pouvait prospérer aux côtés des mieux côtés que sont Riyad Mahrez de Manchester city, Mohamed Salah et Sadio Mane de Liverpool. Nul doute que le vainqueur sera sociétaire du détenteur du titre de la Champion’s league 2019. Et donc soit Salah, soit Mane, le duo qui a fait le bonheur de l’attaque de Liverpool cette saison. Le Sénégalais a porté son pays en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, malgré la défaite devant l’Algérie. L’autre a inscrit le but de la victoire du club en finale de la Ligue des champions. Même si Riyad Mahrez dispose d’un argument non négligeable, celle de vainqueur de la CAN avec l’Algérie.

Le Cameroun se contentera de trois autres catégories, dont celle qui s’avère désormais être la seconde en termes d’importance : la joueuse de l’année. Ici, Nchout Ajara Njoya se bat contre deux autres poids lourds du football féminin continental : la Sud-africaine Thembi Kgatlana et la Nigériane Asisat Oshoala, toutes déjà vainqueurs du titre en jeu. Par ailleurs le Cameroun sera en course dans la catégorie de meilleur entraîneur de football féminin avec le sélectionneur Alain Djeumfa des Lionnes indomptables A. Si le jury a déjà éliminé dans le dernier tamis l’Ivoirienne Clémentine, Alain Djeumfa devra neutraliser Desiree Ellis d’Afrique du Sud et Thomas Dennerby du Nigeria. Cette distinction peut influencer celle de meilleure sélection féminine dans laquelle le Cameroun est également en course, toujours contre l’Afrique du sud et le Nigeria. Le suspens sera levé ce 7 janvier 2019.

Université de Yaoundé I : la Carte d’étudiant désormais gratuite

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L’étudiant de l’université de Yaoundé I est désormais exempté des frais de production de la carte d’étudiant. L’annonce a été faite jeudi dernier par Maurice Aurélien Sosso, recteur de l’université de Yaoundé I, au cours d’une cérémonie officielle de remise du matériel roulant aux responsables administratifs de cette université. Selon Maurice Aurélien Sosso, il ne s’agit pas d’une simple carte d’étudiant. Cette pièce d’identité cumule plusieurs caractéristiques. Elle est à la fois biométrique et sert de carte Visa. En plus des caractéristiques, son détenteur aura plusieurs avantages, notamment la minoration du montant de retrait d’argent dans les distributeurs automatique. Concrètement la carte d’étudiant qui est à la fois une carte bancaire va permettre à l’étudiant de toucher jusqu’à 2000Fr CFA dans un distributeur agréé par une institution bancaire partenaire. En outre, cette carte permettra d’accéder à la banque de données Elsevier qui propose près de 60 milles titres documentaires numériques. On y retrouvera tout le parcours académique de l’étudiant, qu’il peut consulter sur n’importe quel lecteur de carte biométrique, etc. « La nouvelle carte d’étudiant sera présentée aux étudiants dans un délai de 15 jours au cours d’une cérémonie solennelle », a rassuré le recteur de la mère des universités.
Dotation du matériel roulant
La cérémonie de jeudi dernier a aussi été ponctuée par la dotation du matériel roulant aux responsables administratifs de l’université de Yaoundé I. Il s’agissait de la remise de 13 véhicules aux responsables des services centraux et chefs d’établissement de l’institution. Un acte qui s’inscrit « dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des responsables de l’institution » a fait savoir un responsable de l’administration universitaire. Lors de la remise de ce matériel roulant, Maurice Aurélien Sosso a prescrit « un bon usage dans la stricte observance des textes en vigueur, et un sens élevé de responsabilité et de respect de la chose publique ». Et s’est voulu modeste : « cet acte de distribution de véhicules est un acte collectif et non celui du seul recteur que je suis. C’est une action prescrite par la haute hiérarchie qui nous demande d’améliorer les conditions de vie et de travail de nos collaborateurs et de toute la communauté universitaire. Nous essayons juste chacun en ce qui le concerne d’apporter sa contribution à cette disposition prescrite ».
Après avoir reçu leur véhicule, les responsables de l’université n’ont pas manqué d’exprimer leur joie. « C’est un sentiment d’extrême joie qui m’anime en ce moment où je reçois ce véhicule. Surtout qu’à la Direction du Centre des Œuvres Universitaires (DCOU), nous travaillons beaucoup sur le terrain pour des questions de mobilisation des étudiants, de résolution d’éventuels problèmes ou de suivi des travaux. Ces véhicules nous seront d’un très grand apport » a dit Chanty Violette Medja Ekotto directrice du Centre des Œuvres Universitaires. JC Tchouankeu, doyen de la faculté des sciences a quant à lui estimé que « cela entre dans la logique de l’amélioration des conditions de vie et de travail au sein de l’université. Il faut dire que c’est la touche personnelle du Pr. Sosso depuis qu’il est arrivé en 2012. Ces véhicules vont faciliter la mobilité et le service en général ».
Il faut noter que ce matériel roulant est entièrement acquis sur fonds propres de l’Université de Yaoundé I.
Joseph Essama

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