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Riposte : Séverin Tchounkeu répond à Atanga Nji

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Séverin Tchounkeu a tenu à recadrer Atanga Nji

« Je n’accepterais jamais qu’on m’accuse de pactiser avec les ennemis de la République, à quelque prix que ce soit». La balle n’est pas restée longtemps dans le camp d’Equinoxe Tv. Quelques heures après le point de presse du ministre de l’Administration territoriale (Minat), Séverin Tchounkeu est sorti de son silence pour recadrer Paul Atanga Nji qui accuse un certain nombre d’organes de presse nationaux dont Equinoxe Tv, de pactiser avec des Organisations non gouvernementales ennemies du Cameroun, pour déstabiliser le régime : « C’est au vu des accusations graves portées contre nous ; il s’agit de ce qui peut être assimilé à de la haute trahison », a-t-il a priori précisé, en posture d’invité du journal de 20h d’Equinoxe Tv. « Nous essayons autant du mieux, de faire de nos entreprises les meilleurs de la sous-région, les meilleures d’Afrique», a-t-il souligné. Se vantant que, « à ce jour, depuis la survenue du drame de Ngarbuh, Equinoxe télévision est la seule télévision à avoir envoyé une équipe sur le théâtre des opérations ». Des images qui n’ont pas été toutes diffusées : « Les téléspectateurs ne le savent peut-être pas ; nous avons pris sur nous en toute responsabilité, de ne pas diffuser une bonne partie des éléments ramenés du terrain ». Non sans « prendre à témoin » des acteurs de premier plan de la guerre qui sévit dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. « Jusqu’à ce matin, nous échangeons en permanence avec certaines des plus hautes autorités militaires de ce pays sur ce qui se passe sur le théâtre des opérations». Évoquant ainsi la responsabilité sociale du journaliste. En tout état de cause, « je pense que nous essayons autant que faire se peut de bien faire notre travail en respectant les principes d’éthique et de déontologie», clame-t-il. « Je sais que dans ce pays, certaines personnes savent mieux faire le travail des autres que le leur », dénonce-t-il.

Cible manquée

Avant de s’attaquer frontalement à celui qui lui fait « avoir honte » de cet état de choses : « Je pense que le Minat devrait s’adresser à l’organe de régulation pour savoir qui sont ceux qui peuvent être assimilés à une télévision mille Collines », lance-t-il. « Rendre compte d’un rapport ne signifie pas partager ce qui est contenu dans ce rapport », enseigne-t-il. A une autorité qui ne manque pas d’embarquer des équipes de reportage de la chaîne qu’il incrimine aujourd’hui, dans ses activités quotidiennes : « Quelle incohérence!», s’indigne Séverin Tchounkeu. Ajoutant que « ceux qui jettent de l’huile sur le feu ne sont pas forcément ceux qu’on pointe du doigt ». Mieux, « je pense que le Minat a de bonne fréquentation pour ce qui est de ces accointances », enfonce-t-il.

De suspensions en suspension depuis 1991

De toutes les façons, « le Minat n’est ni notre tutelle, encore moins l’organe de régulation », relève-t-il. De quoi « s’interroger sur le patriotisme de certains ». Toujours est-il que « ce n’est pas parce qu’on est ministre qu’on est plus patriote que tous », croit-il. Lui qui fait partie des précurseurs de la presse privée au Cameroun. Son premier organe, La Nouvelle Expression, ayant été créé en février 1991, en pleines secousses sociales. « Je fais partie de ceux qui ont accepté, alors que leurs référentiels académiques leur permettaient de faire valoir leurs compétences ailleurs, dès l’acquisition de ce parchemin, de décidé de retourner au pays pour donner le meilleur d’eux-mêmes, en créant des emplois dans ce pays », rappelle-t-il. Et conclut en réitérant l’engagement devant les millions de téléspectateurs qui font d’Equinoxe Tv la chaîne de télévision camerounaise la plus regardée depuis bientôt trois ans, selon Médiatude. « Nous rendrons compte de tout ce qui se passe, je dis bien de tout ce qui se passe. Nous ne faillirons jamais », a-t-il défié Paul Atanga Nji.

La menace sur les organes du groupe La Nouvelle Expression (le support presse écrite ainsi qu’Equinoxe radio et la télévision) est permanente. Yaoundé reprochant aux organes de ce groupe de presse sa liberté de ton. Évoquant la guerre que mène le Cameroun depuis quelques années, d’abord contre Boko Haram, et aujourd’hui en interne avec la crise séparatiste dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Après les émeutes de la faim de février-mars 2008, la radio du groupe avait été fermée par les autorités gouvernementales, pendant de longs mois. Le spectre d’une nouvelle suspension est proche. Le contexte est similaire : un tournant démocratique avec une possibilité d’alternance de plus en plus proche. Dans les années de braise, le support écrit avait plusieurs fois été suspendu.

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Atanga Nji charge des Ong et médias de vouloir déstabiliser le Cameroun

Répression : Atanga Nji déclare la guerre aux Ong et à la presse

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« C’est avec regret et amertume que je constate que depuis trois ans que durent les troubles dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, plusieurs ONG et Associations de la société civile et des droits de l’Homme se sont totalement écartées des objectifs et des missions pour lesquels elles ont été agréées par le Ministre de l’Administration Territoriale ». Constat du ministre de l’Administration territoriale (Minat) ce 9 mars 2020. Au lendemain de la triple attaque de Galim et Bamenda, Paul Atanga Nji a décidé de dénoncer les ennemis de la République. Pour le patron de la préfectorale, il s’agit d’organisations qui, au lieu de travailler dans le respect de leurs engagements officiels, sont « aux ordres des ennemis de notre pays, véhiculent régulièrement des informations complètement fausses et erronées sur la gestion de la crise par le Gouvernement » dans les Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Citant nommément Human Rights Watch, Amnesty International, International Crisis Group, OCHA, REDHAC, et bien d’autres, qui « sont engagées dans une démarche conspirationiste contre le Cameroun et contre les forces de défense et de sécurité». Atanga Nji affirme qu’« elles sont devenues des officines de fabrication de faux rapports dont le but est de ternir la noble image de nos forces de défense et de sécurité ». Et pourtant, « j’ai personnellement remis à Monsieur Philippe Bolopion, haut cadre de « Human Rights Watch », un rapport retraçant les atrocités des terroristes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Rapport dans lequel le Minat déclare avoir dressé l’état des lieux des exactions commises par les sécessionnistes dans les deux régions. Entre autres détails, « plus de 300 soldats tués par les terroristes, plus de 280 jeunes filles de moins de 14 ans violées par les terroristes dans les écoles, des enseignants décapités parce qu’ils dispensaient les cours alors que les terroristes prônaient le boycott des écoles, des écoles, des habitations et des hôpitaux et autres édifices publics incendiés par les terroristes, des bus de transport inter-urbain calcinés par les terroristes après avoir dépouillé les passagers de leurs biens,… ». Citant également un rapport produit par le ministère de la Défense sur les exactions des sécessionnistes. « Je constate tout simplement que « Human Rights Watch » a jeté ces informations dans la poubelle parce qu’elles ne répondaient pas aux attentes de ses patrons », regrette-t-il.

Des médias embarqués

Ce au prix de prébendes obscures. « Le Ministre de l’Administration territoriale est en mesure d’affirmer que ces Ong aux ordres ont reçu plus de 05 milliards de FCfa des réseaux occultes à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun ». Avec pour mission de « déstabiliser les institutions de la République, diffuser régulièrement dans certains médias à leur solde et dans les réseaux sociaux, des informations tronquées pour discréditer la gestion de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest par le Gouvernement ; démontrer que le Cameroun ne serait pas en mesure de gérer les déplacés internes,… »

C’est là que l’homme voit le jeu trouble de la presse ; une certaine presse qui travaille selon lui, à « montrer à travers de faux reportages que l’armée camerounaise poserait des actes contre les populations civiles ». Le patron de la préfectorale siffle la fin de la récréation : « Cet état de choses est inacceptable», a-t-il dénoncé. Non sans citer les organes qui se livrent à ce jeu : Equinoxe Tv, STV et Radio Balafon, le Journal Le Jour, qui « sont particulièrement et singulièrement interpellés ». Se refusant de citer les moins mauvais. « Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les médias à cesser d’être des relais des rapports erronés contre les forces de défense et de sécurité diffusés par les ONG aux ordres », a-t-il ordonné. Des réactions ont commencé le soir-même sur les réseaux sociaux. Les organes et Ong indexés tiennent à riposter.

Ci-dessous, l’intégralité de la charge d’Atanga Nji

Crise sécessionniste : Week-end sanglant à Galim et Bamenda

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Les deux gendarmes tuées à Galim

La célébration de la journée internationale des droits de la femme a été perturbée à Bamenda par l’explosion d’une bombe sur la place des fêtes. Laissant un mort parmi les militaires blessés, de nombreux blessés, et neuf boutiques incendiées. Un incident qui n’a pas empêché que le défilé se poursuive après un moment de panique. Quelques heures avant, c’est Galim qui était secouée par deux attaques simultanées de la gendarmerie et du commissariat de sécurité publique de la ville. Selon un message du ministère de la Défense, es forces de Vers 19h30, une vingtaine d’assaillants « lourdement armés venus à bord de motos » a profité d’une coupure de l’électricité pour attaquer ces deux postes de sécurité de cet arrondissement du département des Bamboutos, frontalier avec le Nord-ouest. Bilan deux femmes gendarmes (Nougue Maeva et Boumla Emelda), deux policiers (Nsangou et le gardien de la paix principal Djeugap) et un gardé à vue (Supuyo Salifou) et cinq civils décédés, deux blessées graves, deux blessés légers. Par ailleurs, des armes et munitions ont été emportées. Les officiels soupçonnent des éléments séparatistes d’autant plus que « les assaillants ont pris la direction de Bafandji dans le Nord-ouest d’où ils venaient pour rejoindre leur base à Bambalang ou Ndop ».

Dans un communiqué, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a condamné l’attaque et regretté le silence de la communauté internationale, et surtout des Organisations non gouvernementales qui s’intéressent à la sécurité du Cameroun face à ce crime. Pour sa part, le préfet des Bamboutos a appelé les populations de Galim et environs à dénoncer toute présence suspecte dans l’arrondissement de Galim et les environs.

Ce n’est pas la première fois que région de l’Ouest reçoit des attaques de la part dans la foulée de la crise séparatiste qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. En 2019, le groupement Babadjou dans les Bamboutos avait été secoué deux fois par des incursions de bandes armées soupçonnés être des séparatistes. Bangourain dans le Noun également a subi des attaques meurtrières d’hommes armés qui ont incendié des maisons après avoir tué des habitants.

Le ministre Mouelle Kombi au secours de Jean Paul Akono

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Interné dans un hôpital de Yaoundé, l’entraîneur champion des Jeux Olympiques de Sydney 2020 a reçu la visite du ministre des Sports et de l’Education physique.

Narcisse Mouelle Kombi n’a pas oublié ce que Jean Paul Akono a fait pour le Cameroun. Si le pays des Lions Indomptables a remporté les Jeux Olympiques de 2000, après avoir respectivement battu le Brésil, le Chili et l’Espagne, c’est en partie grâce à cet homme. A 68 ans, l’entraîneur camerounais est aujourd’hui très souffrant. Interné au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Yaoundé où il suit des soins, le champion de Sydney 2000 a reçu samedi la visite du ministre des Sport et de l’Education physique.

Réconfort

Narcisse Mouelle Kombi est allé apporter du réconfort à l’ancien sélectionneur des Lions Indomptables qui a dû, en l’espace de quelques semaines, soigner un palu et une infection pulmonaire. « Je me suis rendu au chevet de J. P. Akono, ancien footballeur et sélectionneur champion olympique  de Sydney 2000. Relevant une amélioration progressive de son état de santé, je lui ai exprimé mes vœux de réconfort et de prompt rétablissement, au nom du mouvement sportif national », a écrit le ministre sur son compte officiel Twitter.

Chaîne de solidarité

Aux dernières nouvelles, le médaillé d’or olympique de 2000 se porte mieux qu’il y a quelques jours. « Il peut déjà parler », informe un proche de Jean Paul Akono. En guise de soutien, une chaîne de solidarité s’est formée au sein du mouvement sportif camerounais et même de la diaspora afin de venir en aide à celui qui avait déjà survécu à un AVC en 2013.

Nécrologie : Adamou Ndam Njoya n’est plus

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Ndam Njoya le 7 octobre 2018

Fin de parcours terrestre pour Adamou Ndam Njoya. Le président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) est décédé ce matin à Yaoundé des suites de maladie. Rien n’a filtré de ce dont souffrait l’opposant, mais il était mal-en-point depuis au moins deux ans. Sa dernière sortie physique publique remonte au 7 octobre 2018. Le candidat de l’Udc pour la présidentielle, qui n’avait déjà pas été aperçu pendant la campagne électorale, ne pouvait ne pas remplir son devoir civique. L’homme est alors apparu amaigri, le visage en partie camouflé dans une longue barbe grisâtre. Et à l’occasion, le leader politique incontesté du département du Noun avait déclaré avoir pris une retraite pour prier pour le Cameroun. « Je suis en santé. Et si vous ne m’avez pas vu depuis un certain temps, c’est parce que j’étais en congé », avait-il démenti les « rumeurs », face à la presse qui l’attendait à l’école publique de Njinka où il vote généralement.

Le maire de Foumban s’en sortira avec un 5ème rang avec 1,73%. Ce sera la dernière participation de celui qui est en course depuis le retour au multipartisme. Mais qui jusqu’ici n’a jamais mieux fait qu’une 3ème place en 2011, en étant le candidat d’une coalition de quelques partis politiques de l’opposition. L’ancien ministre de l’Education nationale rentré à l’opposition n’y parviendra donc jamais. Au moment où il quitte la scène, l’ancien député-maire vient de céder le fauteuil municipal à son épouse qui vient elle aussi de quitter l’Assemblée nationale. A 77 ans, celui qui est maire de Foumban depuis 1996 ne verra pas son épouse à l’œuvre un seul jour.

Coronavirus : Déjà deux cas au Cameroun, et des lendemains incertains

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Paul Biya dépassé

Le Cameroun compte désormais officiellement deux cas de coronavirus. Les deux cas ont été déclarés à Yaoundé. Quelques heures seulement après le premier cas, Malachie Manaouda, le ministre de la Santé publique (Minsanté), vient de signer un second texte annonçant un autre cas de ce virus qui secoue le monde entier depuis quelques semaines. Le communiqué du Minsanté parle d’une dame qui a été en contact avec la premier cas déclaré, le Français de 58 ans arrivé au Cameroun le 24 février dernier. D’autres sources qui le soufflaient déjà, précisent qu’il s’agit de la compagne du premier cas suscité.

Le second communiqué du Minsanté trahit les soupçons que soulevaient déjà les journalistes, en apprenant les circonstances de déclaration du premier cas en terre camerounaise. Le cas ayant été détecté 10 jours après son arrivée au Cameroun. Après un voyage qui l’a conduit de Paris à Douala, en passant par Bangui. Et en terre camerounaise, l’homme s’est ensuite déplacé de Douala pour Yaoundé, puis a effectué un déplacement à Mbangassina pour des raisons d’obsèques le 29 février, avant de retourner à Yaoundé. Pour être testé positif par le Centre pasteur le 5 mars.

En clair, l’homme a eu des contacts avec plusieurs personnes du fait de son parcours et ses déplacements. Malachie Manaouda invite tous ceux qui ont été en contact avec ces deux patients, à saisir les autorités sanitaires du pays ou joindre les services en alerte au 1510, numéro vert mis en place pour les nécessités liées à cette épidémie qui touche le monde entier, mais qui jusqu’ici ne parvenait pas à pénétrer l’Afrique.

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Un premier cas de Coronavirus détecté au Cameroun

Elections partielles : Ce sera le 22 mars 2020

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Les électeurs des 11 circonscriptions où l’élection législative du 09 février 2020 a été annulée, reprendront le chemin des urnes le 22 mars prochain. C’est la substance d’un décret du président de la République signé ce 6 mars 2020. Sont concernés, les électeurs du Lebialem (Sud-ouest) et de dix circonscriptions de la région du Nord-ouest : Menchum-Nord, Bui-Ouest, Mezam-Sud, Bui-Sud, Bui-Centre, Mezam-Centre, Momo-Est, Menchum-Sud, Momo-Ouest et Mezam-Nord.

Cette élection se tiendra ainsi le 26ème jour après l’annulation de la première élection par le Conseil constitutionnel (25 février). Sur requête du Social democratic front (Sdf), la plus haute juridiction nationale avait conclu que le scrutin ne s’était pas tenu dans des conditions acceptables dans ces localités où sévisses les groupes séparatistes. Le parti de Ni John Fru Ndi avait également accusé Elections Cameroon (Elecam), l’organe chargé de l’organisation des élections, d’avoir « violé le code électoral en regroupant plusieurs bureaux de vote dans des centres de vote ». Ce qui rendait compliquée la tâche aux électeurs qui ne se retrouvaient pas dans leurs bureaux de vote par les électeurs.

En tout, 13 sièges sont en jeu dans ces circonscriptions électorales. La campagne électorale s’ouvre lundi prochain, pour 15 jours. Seuls les partis politiques initialement en lice seront admis dans la course. Le Sdf a ici une occasion de rattraper son retard accusé lors de l’élection du 9 février dernier. Le parti de la Balance a jusqu’ici récolté 5 sièges. Insuffisant pour constituer un groupe parlementaire.

Coronavirus : Le Cameroun infecté

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Le Minsanté a écouté les pleurs du peuple

Le Cameroun n’échappera pas au Coronavirus. Le pays vient de détecter un cas positif sur son sol. Selon un communiqué de presse signé de Malachie Manaouda, le ministre de la Santé publique (Minsanté), « il s’agit d’un citoyen Français arrivé à Yaoundé le 24 février 2020 ». Indiquant que « la surveillance active mise en place par le pays depuis la surveillance de cette épidémie de Covid-19 a permis de détecter ce cas ». On apprend dans le même document que « l’intéressé a été mis en isolement dans le centre de prise en charge de l’hôpital central de Yaoundé, pour une prise en charge appropriée». Invitant l’opinion publique à ne pas céder à la panique : «des mesures ont été prises par le gouvernement pour contenir les risques éventuels de propagation du virus ».

Peine perdue car le communiqué du ministre arrive onze jours après l’arrivée du « patient » qui a atterri à l’aéroport international de Douala, venu pour des cérémonies funèbres dans la localité de Mbangassina, département du Mbam et Kim, région du Centre. Cérémonie qui a déjà eu lieu, notamment le 29 février. Ce n’est que ce 5 mars que l’homme a été prélevé au Centre médical de la Cathédrale, dans le quartier Mfandéna, pour être testé positif au Centre pasteur de Yaoundé. Toujours est-il que Manaouda Malachie a rassuré l’opinion que « la situation est sous contrôle ». En attendant la conférence de presse qu’il annonce pour demain, pour mieux donner des détails sur ce cas. Le respect des conditions d’hygiène est préconisé.

Eliminatoires Jo 2022 : Les Lionnes indomptables prennent une bonne option

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Ajara-et-Aboudi-Onguene ont tué le rêve zambien à Yaoundé. (c)Frida Nolla

Le Cameroun a un pied au Japon, en ce qui concerne le football féminin. Les Lionnes indomptables ont battu les Cooper-queens A de Zambie. Dans une rencontre qui a failli échapper aux protégées d’Alain Djeumfa. Elles qui ont encaissé les premières dans l’antre de Mfandena à la 36ème minute par une réalisation de Chanda Grace. Mais très vite les locales ont rétabli l’équilibre, sur une frappe sèche de Nchout Ajarra qui a surpris la gardienne zambienne. L’équilibre demeurera jusqu’à la pause. Puis le Cameroun reprendra le dessus sur un plat du pied d’Aboudi Onguene, concrétisant un centre de Nchout Ajara. Sauf que la Zambie n’attendra pas longtemps pour annuler la supériorité camerounaise au compteur sur une seconde signature de Chanda Grace. Il faudra attendre la 89ème minute de jeu pour que l’équipe locale tue le rêve zambien. Encore au départ de l’action décisive, Nchout Ajara servira Ngo Mbelleck dont le tir est bloqué par la défense adverse. A la reprise, la capitaine des Lionnes indomptables, pour placer sous l’aisselle de la gardienne zambienne.

La capitaine qui a rejoint le groupe seulement le 28 février, a promis une victoire à l’avance: «Pour le match, nous savons ce que nous allons faire, nous vous donnons rendez-vous pour la victoire », avait-elle déclaré en conférence de presse d’avant-match. Pour rendre hommage à la femme : «en tant que femme, cette victoire est impérative, non seulement pour le ticket qualificatif pouf les Jeux olympiques, mais une occasion de célébrer la femme camerounaise, entreprenante, dynamique, travailleuse, maternelle, qu’il faudra mettre en valeur ce jour du 8 mars », envisageait Aboudi Onguene. Pari tenu.

En amical le 25 février dernier contre Apejes de Mfou, les pouliches d’Alain Djeumfa avaient déjà rassuré par une victoire 2-1. Résultat satisfaisant pour le sélectionneur qui se disait confiant pour le match de ce 5 mars. Le match de ce jour comptait pour le 5ème et dernier tour éliminatoire des Jeux olympiques de 2022. Reste à confirmer au match retour le 10 mars prochain en terre zambienne. La Zambie reste invincible à domicile depuis le début de ces éliminatoires.

Mairie de Yaoundé: pourquoi Messi Atangana a été choisi ?

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Luc Messi Atangana est le désormais maire de la ville de Yaoundé. Il a été désigné mardi dernier, par ses pairs à l’issue de la session de plein droit présidée par le préfet du Mfoundi. Si son élection à 193 voix sur 298 votants n’a été qu’une formalité, plusieurs facteurs ont motivé son choix.
                                       Sa discrétion
Administrateur civil hors hiérarchie, Luc Messi Atangana était inconnu du grand public. Sa discrétion, malgré les hautes fonctions qu’il a occupées faisait en sorte qu’il ne soit pas connu même par son voisinage. « C’est un homme très discret, c’est exactement le genre de personne que le président Paul Biya aime », soutient Atangana Gordien, ancien conseiller municipal à la commune de Yaoundé III.
                       Son expertise en décentralisation
Depuis 2015, Luc Messi Atangana est secrétaire permanent du Conseil National de la Décentralisation, une fonction qui lui a permis de piloter le processus de mise en place de la décentralisation. « Après avoir théoriser la décentralisation, le président de la République lui a permis de mettre en pratique ce qui a été pensé par ses soins », commente un militant du Rdpc cadre du premier ministère.
                     Le grand conseiller auprès de la communauté urbaine
Pendant au moins 7 ans, Luc Messi Atangana a travaillé aux cotés de Gilbert Tsimi Evouna comme grand conseiller auprès de la communauté urbaine. A en croire certaines indiscrétions, c’est depuis plusieurs mois que l’ancien délégué du gouvernement aurait commencé à mouler son successeur, « leur proximité ces derniers mois n’était plus un secret », apprend-on de sources officieuses à la communauté urbaine. Et on n’a pas été surpris que Tsimi Evouna soit l’une des premières personnes qu’il a remerciées après son élection.
                         Sa famille d’origine
La famille d’origine de Luc Messi Atangana aurait aussi joué en sa faveur. Issu de la grande famille Mvog Atemengue, il est originaire de l’arrondissement de Yaoundé IIIe, précisément à Efoulan dispensaire. Selon Mebenga Essono sociologue et originaire du Mfoundi, le poste de maire de la ville de Yaoundé ou encore de délégué du gouvernement tourne entre les grandes familles du Mfoundi. « Le premier André Fouda, était Mvog Ada, Emma Basile était Mvog Beti, Amougou Noma était Mvog Manga, Tsimi Evouna était Angouak, les Mvog Atemengue famille d’origine du nouveau maire étaient parmi les grandes familles du Mfoundi qui n’avaient pas encore occupé ce poste. Il était donc temps qu’un Mvog Atemengue vienne aux affaires », soutient-il. En plus le nouveau maire pouvait compter sur sa stature en tant que président des élites de Yaoundé III. Il pouvait en outre compter sur ces « frères » proches des instances décisionnelles du pays et du parti, notamment son cousin Séraphin Magloire Fouda, Secrétaire général des Services du Premier ministre ; son cousin André Mama Fouda, président des élites du Mfoundi ; son frère Elie Essomba Tsoungui, sénateur du Mfoundi et son mentor Gilbert Tsimi Evouna, membre du bureau politique et trésorier national du Rdpc.
Joseph Essama

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