lundi, juin 1, 2026
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Rapport de l’INS : ce que pense le Gicam

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Rapport de l’INS : ce que pense le Gicam

Le récent rapport publié par l’Institut National de la Statistique (INS) était au centre des échanges des membres du Conseil d’administration du Groupement Inter Patronal du Cameroun (Gicam) le 12 juin dernier. Au cours des échanges, l’on apprend que les administrateurs et les présidents de commissions ont pris note de la publication par l’INS et le Système des Nations-Unies du rapport d’évaluation des effets socioéconomiques du coronavirus (covid-19) au Cameroun. Ces administrateurs n’ont pas fait que prendre note, ils ont relevé pour s’en féliciter, que « les résultats mis en évidence dans ce rapport confirment les évaluations livrées par l’enquête menée par le Gicam au mois d’avril sur l’impact de la crise Covid-19 sur les entreprises ». Bien plus, souligne le document produit à cet effet par le Gicam, les administrateurs ont souligné « la nécessité de mesures de sauvegarde et de relance pour contenir les dérapages et dysfonctionnements induits par la crise ». Ainsi, au cours de cette rencontre virtuelle des administrateurs du Gicam, ceux-ci ont, en guise de solutions, insisté « sur le patriotisme économique qui requiert des réformes plus volontaristes pour promouvoir le contenu local, construire des champions nationaux, développer l’économie circulaire et protéger l’industrie locale ». En effet, dans le rapport intitulé « évaluation des effets socio-économiques du coronavirus au Cameroun », l’INS a révélé plusieurs résultats portant sur l’impact de cette pandémie sur les entreprises. Ainsi a-t-on par exemple appris que cette enquête s’est déroulée auprès de 770 entreprises réparties sur l’ensemble du territoire national, dont près de la moitié dans les deux grandes métropoles du pays (Yaoundé et Douala). L’enquête soulignait par exemple que de manière générale neuf chefs entreprises sur dix (90 %) estiment être négativement impactées par la Covid19. Cette situation est pratiquement la même aussi bien dans le secteur formel qu’informel, et ceci quel que soit la taille de l’entreprise. De même, toutes les branches sont fortement impactées avec une incidence relativement moins importante en ce qui concerne les services de santé. En effet, 33,3 % des services de santé enquêtés estiment avoir observé une hausse de leur activité du fait de la Covid-19, écrit l’INS. Cette situation a notamment créé un dysfonctionnement dans la conduite des activités des entreprises, poursuit l’institut en charge de la gestion des statistiques au Cameroun. Dans le détail, l’INS précise que près de 80 % des chefs d’entreprises dans le secteur formel estiment connaître un ralentissement moyen ou important de leur activité. Dans le secteur informel, ce ralentissement concerne près de 82 % de chefs d’unité informelle. Par ailleurs, renchérir l’INS, des situations d’arrêt temporaire ou définitif des activités ont également été relevées. Elles concernent près de 13 % des entreprises du secteur informel et 15,7 % des entreprises du secteur formel, dont 5,4 % pour les grandes entreprises et 10,3 % pour les PME.

Par Junior Matock ( Défis Actuels 489)

Cameroun-Tchad: 223 milliards pour booster l’interconnexion électrique

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223 milliards pour booster l’interconnexion électrique

La Banque Mondiale est plus que jamais résolue à booster l’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad. Au cours du Conseil d’administration qui s’est tenu le 16 juin dernier, l’institution de Bretton Woods a approuvé un financement de 385 millions de dollars, soit plus de 223 milliards de francs CFA en faveur de la promotion de l’interconnexion électrique régionale et du renforcement de l’approvisionnement en énergie électrique du Cameroun et du Tchad. D’après le communiqué rendu public par l’institution, le projet d’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad vise à relier les réseaux électriques du Sud et du Nord du Cameroun, permettre les échanges d’électricité entre le Cameroun et le Tchad et accroître l’accès à l’électricité à N’Djaména, la capitale du Tchad. Qu’est-ce-qui explique cet intérêt de la Banque Mondiale pour ce projet ? Le communiqué publié par cette institution est clair sur le sujet : « les services d’approvisionnement en énergie du Tchad comptent parmi les moins développés du monde, tandis que le Cameroun souffre toujours de fortes disparités à cet égard entre les régions du Sud et du Nord ». Aussi ajoute la Banque Mondiale, « le manque d’accès à l’électricité et de fiabilité de l’alimentation, ainsi que le coût élevé de l’approvisionnement ont de multiples répercussions sur la diversification et la croissance économique des deux pays. Les collectivités ont du mal à faire fonctionner les entreprises et à générer des revenus, ce qui entrave les efforts déployés pour réduire la pauvreté. De plus, l’accès inégal à l’énergie électrique empêche les deux pays de réaliser pleinement le potentiel associé à leur capital humain, et les rend plus vulnérables aux changements climatiques, aux catastrophes naturelles et aux pandémies ». Deborah Wetzel, directrice de l’Intégration Régionale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Banque Mondiale a expliqué que « le renforcement de l’interconnexion électrique régionale est particulièrement important pour la croissance, la création d’emplois et la transformation économique », et que « le nouveau projet va démontrer clairement les avantages économiques de l’intégration régionale, mais il jouera aussi un rôle crucial dans l’amélioration de l’accès à l’électricité pour des populations qui comptent parmi les plus pauvres du continent, contribuant ainsi à réduire les inégalités ». Bien plus, lit-on dans le communiqué, le projet permettra la mise en place du premier réseau de transport d’énergie électrique régional d’Afrique centrale. Ses retombées se feront sentir bien au-delà des frontières du Cameroun et du Tchad puisqu’il constituera un modèle et une source d’encouragement pour d’autres pays qui pourraient tirer profit du commerce de l’électricité, et conduira à terme à l’établissement d’un consensus en faveur de l’intégration régionale des réseaux d’énergie électrique.

Par Junior Matock (Défis Actuels 489)

Douanes: le Minfi lance un nouveau système de paiement

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le minfi lance un nouveau système de paiement

Un nouveau pas a été récemment franchi dans l’amélioration du climat des affaires au Cameroun. Et c’est le secteur des douanes qui en est le porte flambeau. En effet, le 5 juin dernier, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze a procédé au lancement de ce nouveau système informatique dénommé Cameroon Customs Information System (Camcis) au centre des données de Nomayos, une banlieue de Yaoundé. En procédant au lancement de ce nouveau système, Louis Paul Motaze a salué le progrès ainsi réalisé, en soulignant que cet outil aura, à coup sûr, un impact sur la santé économique du Cameroun. Les attentes placées sur Camcis se veulent claires : à savoir « plus de facilitation des échanges pour une amélioration poussée de l’environnement des affaires et pour une rentabilité soutenue du secteur privé de l’état en marche irréversible vers l’émergence à l’horizon 2035 ». Il faut souligner que Camcis succède à Sydonia++ qui était une application conçue à l’origine pour des besoins statistiques. Malgré le développement de fonctionnalités supplémentaires sur demande de l’administration douanière, Sydonia++ a démontré sa faiblesse dans la prise en charge des procédures de dédouanement. D’après des sources à la direction générale des Douanes, Camcis est d’inspiration coréennes. Il a trois portails, un pour les douaniers, un autre pour les opérateurs économiques et le troisième est réservé au public et permet de faire des opérations à distance. Grâce à Camcis, les usagers n’ont plus besoin de se rendre dans les bureaux des douanes pour effectuer leurs opérations, réalisant ainsi des gains de temps et d’argent, expliquent d’autres sources. Lesquelles ajoutent, que Camcis offre également un accès gratuit aux différents guides des procédures du commerce extérieur ainsi que nombre d’informations utiles telles que le taux de change, les codes pays, et les codes devises. Cette nouvelle plateforme se veut donc un système de dédouanement électronique qui intègre l’ensemble de la procédure de dédouanement, il raccourcit considérablement les délais nécessaires pour effectuer les procédures en matière d’importation, d’exportation en même temps qu’il sécurise davantage les droits et taxes de douanes. Par ailleurs, au ministère des Finances, des sources crédibles expliquent que ce système se différencie de ses prédécesseurs car celui-ci est plus adapté au contexte camerounais. Il convient de rappeler que dans le cadre de sa mise en œuvre, plusieurs missions coréennes ont séjourné au Cameroun à l’effet de recueillir les besoins précis des douanes camerounaises sur la base desquels des développements ont été réalisés.

Par Junior Matock ( Défis Actuels 489)

Agro-industrie: les effets de la Covid-19 sur l’économie

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les effets de la Covid-19 sur l’économie

La Covid-19 sera sans pitié pour divers secteurs de l’économie selon les prévisions faites par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). En effet, selon les données publiées dans un document intitulé « perspectives de l’économie camerounaise », le Minepat informe que plusieurs secteurs de l’économie connaîtront une baisse d’activités en 2020.

Pêche et élevage : 41 % de baisse d’activités au 1er trimestre 2020

Dans le secteur de la pêche et de l’élevage par exemple, le document du Minepat renseigne qu’au premier trimestre 2020, une baisse globale de 41 % a été enregistrée au premier trimestre 2020. Cette baisse est fortement accentuée, selon le Minepat, « par la baisse de la production avicole qui connait une diminution de plus de trois quarts de son niveau il y a un an ». De même, en ce qui concerne la viande, le document précise que « comparée à la même période en 2019, la production de viande de volaille au premier trimestre 2020 enregistre une chute de 76 % ». L’autre explication avancée par le Minepat porte sur le fait que les effets continus du rationnement des devises pourraient expliquer cette dynamique baissière sur la période. Cette tendance à la baisse de la prédominance de la viande de volaille jadis en tête des consommations, pourrait s’expliquer par la suspension de la délivrance des avis techniques d’importation des œufs à couver dû au coronavirus au 1er trimestre 2020, peut-on lire dans le document. Aussi, sur les marchés, les prix de la volaille ont enregistré un grand recul à la fin du 1er trimestre 2020 ; cette baisse serait peut-être due aux mesures de restriction prises par le gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus dans le pays, qui ont induit une contraction de la demande de volailles sur les marchés, écrit le Minepat.

 La production bovine en baisse de 5 %

 La production de viande bovine n’est pas épargnée par cette tendance baissière. En effet, à la période sous revue, selon les données du Minepat, l’activité est en baisse de 5 % par rapport à 2019. Cette baisse serait due, explique-t-on, « à la rareté du bétail sur pieds dans les marchés en raison de la grève des transporteurs qui a secoué le secteur au cours du 3e trimestre 2019 ». De plus, ajoute-t-on, « la résurgence de la secte terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord et dans certaines parties de l’Adamaoua n’a pas facilité le mouvement du bétail des zones de production vers les zones de consommation ».

Sylviculture : baisse de l’activité de 6,4 % attendue

En 2020 Le secteur de la sylviculture n’échappe pas à la pandémie au coronavirus. D’après les prévisions faites par le Minepat, on observera une aggravation de la baisse de l’activité dans ce secteur en 2020 (-6,4 %). Et ce parce que l’économie mondiale est en proie à une crise sanitaire due à la Covid19 qui risque de se prolonger durant toute l’année. Cette tendance viendrait ainsi prolonger les baisses successives enregistrées en 2018 et 2019. Il convient de rappeler que le secteur de l’exploitation et de la transformation du bois (bois grumes et bois débités) a connu une baisse de 2,4 % en 2019 par rapport à 2018. Ce ralentissement s’expliquait alors par une baisse des exportations de bois grumes en direction de ces principaux demandeurs à savoir : la Chine et l’Union Européenne.

Par Junior Matock ( Défis Actuels 489)

Covid-19: Manaouda Malachie humanise le traitement des morts

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Le Minsanté a écouté les pleurs du peuple

Désormais, pour l’inhumation des personnes décédées de Covid-19, le ministre de la Santé publique (Minsanté) prescrit de nouvelles modalités pratiques. Dans un communiqué de presse rendu public ce 16 juin 2020, Manaouda Malachie demande aux responsables concernés par la prise en charge post-mortem des victimes de cette pandémie, de « veiller à ce que la manipulation et l’inhumation des corps soient opérées par des personnels techniques formés et protégés conformément aux standards sanitaires en la matière« ; ce qui maintient la restriction de la manipulation du corps aux équipes jusqu’ici engagées. le corps qui doit être inhumé sous 48h maximum, « doit être placé dans un cercueil hermétique, zingué et fermé avec ou sans vitre encastrée, permettant à la famille de voir le visage du défunt« , accorde-t-il. Aussi, « les familles [doivent être] préalablement informées de la cause du décès et [doivent être] autorisées à voir le corps sans contact physique,, avant toute mise en bière, et assister en nombre restreint à l’inhumation, dans le respect des précautions standards« . Des « faveurs » que n’avaient pas certaines familles éprouvées. En revanche, si le Minsanté accorde que la dépouille soit mise sous terre au domicile famillial, il est « proscrit le transfert de la dépouille en dehors de la ville« . En clair, « l’inhumation doit être effectuée dans la ville de survenance du décès« , indique-t-il. Mais le cimetière public est la seconde voie au cas où la famille ne dispose pas de domicile dans la ville en question. Par ailleurs, et avancée importante, le Dr Manaouda Malachie exige que « que les corps soient enterrés dans le respect de la dignité humaine et et de leurs traditions culturelles et religieuses…par les services de la mairie et de l’hôpital du lieu du décès », mais « n’impliquant pas le contact physique« . Toujours est-il que « l’environnement et les surfaces sur lesquelles le corps est exposé devront être désinfectés conformément aux procédures en la matière« .

Malachie Manaouda ne confirme pas clairement les accusations portées contre le personnel sanitaire et les services du Minsanté au sujet du traitement des cadavres du Covid-19, mais le patron de la Santé publique accorde du crédit aux complaintes et s’appuie sur les propositions du Comité scientifique. En effet, « des dénonciations récurrentes sur des faits de surenchères et des pratiques peu orthodoxes perpétrées dans certaines formations sanitaires, ont été régulièrement portées à son attention au sujet de la gestion des dépouilles des personnes décédées des suites de Covid-19« , relève-t-il.

Engelbert Essomba Bengono, député Rdpc :« Les enjeux de la session de juin sont stratégiques »

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La session parlementaire du mois de juin s’est ouverte hier, quels sont les enjeux de cette session ?

Les enjeux de la session ordinaire de juin 2020 sont stratégiques du point de vue des intérêts nationaux du moment. Depuis la déclaration, le 17 mars dernier du premier cas de personne infectée au Corona virus, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya a fait de la Santé publique, un intérêt stratégique national, après la Défense nationale et la Sécurité publique. Les importantes décisions qu’il a prises ou instruites depuis la survenue de la pandémie à Corona virus attestent de cette importance stratégique de la Santé publique désormais dans notre pays. La session ordinaire de l’Assemblée Nationale qui s’ouvre devra donc être à la hauteur de cet important enjeu qui touche l’ensemble de la population du pays, mobilise d’importants moyens humains, financiers et matériels sur une durée qui sera probablement longue.

Le président de la République a signé il y a quelques jours, une ordonnance modifiant et complétant la loi de Finances du 24 décembre 2019, quels commentaires vous inspire cet acte du chef de l’Etat ?

Cet acte du Président de la République ne m’inspire aucun commentaire particulier, parce qu’ainsi faisant, le Président Paul Biya exerce une prérogative dévolue au Chef de l’État qu’il est. Et c’est bien qu’il en soit ainsi. Cette ordonnance du 03 juin 2020 rentre dans la catégorie des lois rectificatives de la loi de finances initiale. Les articles cinquante-huitièmes, cinquante neuvième, soixantième et soixante-unième de la n°2019/023 du 24 décembre 2019 portant loi de finances du Cameroun pour l’exercice 2020 lui en donnent habilitation, au titre de l’exercice budgétaire 2020. Le Parlement a donc prévu, heureusement, cette possibilité souple de mise en œuvre de l’article 28 de la constitution de notre pays. Conformément aux dispositions de l’article soixante unième sus rappelé, l’ordonnance dont on parle sera déposée pour ratification aux Bureaux respectifs de l’Assemblée nationale et du Sénat lors de la session ordinaire du mois de juin 2020, qui s’ouvre. L’article 47 de la Directive n°01/11- UEAC-190-CM relative aux lois de Finances dispose que les lois rectificatives des lois de Finances doivent être déposées au Parlement dans les mêmes formes et procédures que la loi de Finances initiale. Le Parlement, qui exerce également l’autorité de l’État et représente la nation et toutes ses composantes jouera donc tout son rôle. Il y a donc là un grand attachement du Président Paul Biya à n’agir  que conformément aux directives de la Zone Cemac et les lois en vigueur Cameroun.

Plusieurs acteurs politiques soupçonnent qu’un projet de loi portant modification de la constitution pourra être introduit au parlement lors de cette session, quel est votre point de vue sur cette question ?

 Les hommes politiques sont libres de s’exprimer et de faire des projections qui les intéressent. La session ordinaire quant à elle ne fait que commencer. La Conférence des Présidents, en ce qui concerne l’Assemblée nationale, va se tenir pour arrêter l’ordre du jour, conformément aux dispositions pertinentes du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Je vous remercie !

Interview réalisée par Joseph Essama

Parlement: La lutte contre la Covid-19 au centre des débats

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Parlement

La lutte contre la Covid-19 au centre des débats

La lutte contre la Covid-19 s’impose au centre des débats de la deuxième session ordinaire 2020. Déjà actifs sur le terrain aux cotés du gouvernement pour barrer la voie à cette pandémie qui secoue le monde, les députés et les sénateurs devront accentuer cette lutte sur le plan législatif. Selon les dispositions de l’article 28 de la Constitution camerounaise, les députés et les sénateurs sont appelés à ratifier, l’ordonnance signée par le président de la République le 03 juin dernier, modifiant et complétant la loi de Finances du 24 décembre 2019.  Cette ordonnance ramène l’enveloppe globale de 4951.7 milliards à 4.409 milliards de francs CFA, entrainant une baisse de l’ordre de 542.7 milliards de francs CFA. Au-delà de cette baisse, elle crée aussi un Fonds Spécial de lutte contre le coronavirus et ses répercussions, doté d’une l’enveloppe de 180 milliards de francs CFA.

Les parlementaires seront aussi appelés à étudier d’autres projets et propositions de loi qui pourraient être soumis à la fois par le président de la République et les députés ou les sénateurs. En plus, les parlementaires procèderont au contrôle de l’action gouvernementale à travers les questions orales et autres mécanismes, qui leur permettent d’évaluer la politique générale du gouvernement.  

Entrée en fonction des nouveaux députés.

La deuxième session ordinaire de juin 2020 va également consacrer l’entrée en scène de 13 nouveaux députés élus lors des législatives partielles du 22 mars 2019.  En plus de ces 13 nouveaux élus, 3 députés suppléants devront aussi porter l’écharpe de député titulaire. Ils se titularisent ainsi en raison de l’incompatibilité avec certaines fonctions qui frappe certains députés. L’on note parmi les députés frappés par l’incompatibilité :  Hermine Patricia Tomaino Ndam Nyoya, Ousman Aman Sa’aly et  Boubakari Djidda, élus respectivement maires des communes de Foumban, dans la région de l’Ouest, de Pitoa et Mayo-Oulo dans la région du Nord.  Selon plusieurs sources, ces trois personnalités qui ont été élus à la fois maires et députés, ont jeté leur dévolu sur la fonction de maire. Ce qui, selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, permet à leurs suppléants de devenir ipso facto député titulaire.  

Le Palais des Congrès abrite la session

Pour la première fois depuis plusieurs décennies, le Palais des Congrès de Yaoundé abrite une session parlementaire. Ce en raison des travaux de construction du nouvel immeuble-siège de l’Assemblée Nationale. C’est dans la salle de 400 places, communément appelé « salle tripartite » que vont se dérouler les travaux de l’Assemblée Nationale,  tandis que  les sénateurs vont conserver leur salle habituelle.

Joseph Essama

Assemblée Nationale: Cavaye Yeguie salue l’engagement de Paul Biya dans la lutte contre la Covid-19

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La séance plénière de la session parlementaire du mois de juin s’est tenue hier au Palais des Congrès de Yaoundé. Dans le discours d’ouverture qu’il a tenu à cet effet, le président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Cavaye Yiguié Djibril a salué l’implication personnelle du chef de l’Etat dans la lutte contre la pandémie du Covid-19. Evoquant le discours prononcé par Paul Biya le 19 mai 2020, Cavaye Yeguié a indiqué que « tout en marquant l’engagement du chef de l’Etat dans le combat contre le Covid-19, ce message inédit que je salue ici, est venu nous rassurer, nous combler d’optimisme, nous sortir de la peur et de la psychose dans lesquelles nous sombrions. Une sortie présidentielle qui a poussé à rabattre le caquet à certains sceptiques qui mettaient en doute la volonté du chef de l’Etat à s’impliquer personnellement dans la gestion de la terrible pandémie ». Selon le président de l’Assemblée Nationale, le message du chef de l’Etat « aura été fédérateur amenant les populations à se sentir solidaires, unis plus que jamais face à un ennemi commun ». Comme signe d’implication personnelle du chef de l’Etat dans la lutte contre le coronavirus, Cavaye Yeguié cite l’ordonnance du 03 juin dernier créant un Fonds Spécial de lutte contre le coronavirus et ses répercussions, doté d’une l’enveloppe de 180 milliards de francs CFA. Pour tous ces efforts, le président de l’Assemblée Nationale pense que le Cameroun va sortir vainqueur contre cette pandémie.  « Les avancées ont été constatées. Face à la menace et sous la très haute implication du chef de l’Etat, les pouvoirs publics, tout en annonçant quelques assouplissements ont renforcé la stratégie de riposte qui se décline en 19 mesures. De nombreux cas de guérison ont été recensés, désormais il existe de réels espoirs quant à un traitement préventif ou curatif du Covid-19 ».

Joseph Essama

Coopération: Ce que Teodoro Obiang et Beti Assomo se sont dit

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Le Cameroun et la Guinée Equatoriale veulent renforcer leurs liens de coopération dans la lutte contre la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée. Le 29 mai dernier, Teodoro Obiang, vice-président équato-guinéen chargé de la Défense nationale et de la Sécurité de l’Etat et Joseph Beti Assomo, ministre camerounais délégué à la présidence de la République chargé de la Défense se sont entretenus au Palais du Peuple de Malabo. Le ministère de la Défense camerounais n’a pas encore fait l’économie de cet échange, mais du côté de la Guinée Equatoriale, l’on fait savoir que les échanges entre les deux hommes ont porté sur le renforcement des liens de coopération entre les deux pays amis.

Devant les responsables des ministères des Affaires étrangères des deux pays, Teodoro Obiang et son hôte ont évoqué « la nécessité de redoubler d’efforts pour lutter plus vigoureusement contre la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée », a fait savoir le Bureau de presse de la vice-présidence et le service de la presse du Parti Démocratique de la Guinée Equatoriale. Les deux personnalités ont également exprimé leur volonté conjointe de renforcer la surveillance sur les quelques 189km de frontières maritimes et terrestres que partagent les deux pays, afin de répondre efficacement à toutes menaces terroristes.

Au cours de la même entrevue, les émissaires du Cameroun et de la Guinée Equatoriale ont en outre fait un tour d’horizon sur les liens d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays depuis plusieurs décennies, ainsi que la situation de l’épidémie du Covid 19 qui secoue le monde.    

Le Cameroun et la Guinée Equatoriale subissent les attaques de pirates dans les eaux maritimes du Golfe de Guinée. Il y’a environ deux semaines, Malabo a été victime de deux attaques pirates contre deux de ses navires marchands. Le Cameroun a aussi été à plusieurs fois, victime d’attaques perpétrées par des pirates.

Le ministère Camerounais de la Défense qui ne s’est pas encore exprimé sur le sujet, entend à son tour communiquer sur cette actualité dans les prochains jours. Joint au téléphone, le chef de Division de la Communication, le colonel Cyrille Atonfack a expliqué que « Joseph Beti Assomo est un ministre délégué et qu’il s’exprimera sur le sujet en temps opportun ».

Joseph Essama

Nominations: Cabral Libii veut donner une vraie assise à son parti

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Il y’a quelques mois encore, le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale n’était qu’une formation politique anonyme. Au jour le jour, ce parti politique est en train de se faire un nom de poids sur la scène politique camerounaise. Pour d’avantage poursuivre cette ascension, Cabral Libii nomme depuis quelques jours, les cadres du directoire et du bureau politique de son parti. Question pour l’homme politique de préparer le Pcrn à mieux affronter l’élection présidentielle de 2025. Ainsi, le Pcrn dispose désormais de 9vice-présidents, un directeur de cabinet, un porte-parole, 17 secrétaires nationaux, 17secretaires nationaux adjoints, 2 délégués, 2 trésoriers adjoints, 3 commissaires aux comptes, 13 conseillers entre autres. Coté des femmes, le bureau de l’organisation des femmes, peut aussi compter sur la vingtaine de femmes promues par Cabral Libii

Remercier ceux qui travaillent pour le parti

Au-delà de l’intention de mieux structurer son parti, Cabral Libii a aussi voulu, à travers ces nominations, remercier ses camarades qui ont contribué à construire la notoriété de son parti, explique un membre du bureau politique. Pour être nommé, il fallait soit avoir été candidat au double scrutin législatif et municipal du 9 février dernier pour le compte du Pcrn. Soit alors jouir d’un engagement reconnu et sans conteste au sein du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale. Bien que tout le monde qui remplit ces critères n’a pas été nommé, il est probable que Cabral Libii continue de positionner ses camarades à d’autres places politiques qui restent à pouvoir, question aussi de réquisitionner tous les postes stratégiques, afin de taire définitivement les appétits de quelques nouveaux militants qui pourraient rallier le Pcrn en espérant y occuper un positionnement privilégié.  

Joseph Essama

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