lundi, juin 1, 2026
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Sécurité : Les pirates prennent le contrôle d’Elecam

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Un drapeau du Cameroun flottant, portant une photographie de Maurice Kamto souriant, le poing droit levé. Un message accompagne l’image : « la vérité prévaudra, c’est juste une question de temps». C’est le contenu principal de la page facebook d’Election’s Cameroon (Elecam) depuis la nuit. En réalité, le même contenu depuis mardi dernier, qui a disparu juste le temps pour les services techniques d’Elecam de retrouver leur autonomie de gestion du compte. Après que l’image ait suscité la curiosité et l’indignation a atteint Elecam.

Dans un communiqué diffusé hier mercredi, le président du Conseil électoral d’Elecam a informé l’opinion « qu’un groupe d’individus mal intentionnés a fait intrusion dans le compte facebook officiel d’Elecam, la nuit du 23 juin 2020 à 22h22min et y a publié des informations mensongères qui vont à l’encontre de l’éthique et des missions d’Elecam ». En condamnant cet « acte criminel», Eric Essousse dégageait la responsabilité d’Elecam dans cette publication. A l’occasion, le patron d’Elecam informait l’opinion que « des dispositions ont d’ores et déjà été prises avec les instances compétentes pour une reprise en main de sa page facebook d’une part, pour traquer, identifier et mettre hors d’état de nuire lesdits délinquants cybernétiques ». La parole et l’assurance n’ont tenu quelques heures. Puis retour du contenu « étrange » au cours de la dernière nuit. Les hackers ont à nouveau défié Elecam en remettant la photo de Maurice Kamto sur un drapeau camerounais.

Cela survient alors que le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) refuse toujours de tourner la page de la présidentielle d’octobre 2018 qui l’a vu arriver officiellement 2ème derrière Paul Biya le candidat sortant, avec un peu plus de 14 pour cent. Alors que l’ancien ministre délégué auprès du ministre de la Justice, revendiquait la victoire. Et ces dernières semaines, l’opposant a ouvert une autre page, celle d’une succession de gré à gré que préparerait le régime, contre la volonté du peuple. Dans un tel contexte, une telle publication sur le site internet d’Elecam pourrait être interprétée comme une bataille dans cette guerre de succession. Des défenseurs du gouvernement ont d’ailleurs vu la main des partisans de Maurice Kamto derrière cet acte. Le parti s’étant montré très futé dans la manipulation des nouvelles technologies. Mais à en croire l’Afp, « dans un note interne du parti, M. Kamto « met en garde les militants et sympathisants du Mrc contre cette manœuvre malicieuse de manipulation et de diversion »».

Honorable Rolande Ngo Issi: « Le réseau des femmes parlementaires défend les intérêts des femmes »

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En l’espace de quelques jours, vous avez été élue Secrétaire Générale Adjointe du Réseau des Femmes Parlementaires et nommée membre du Conseil Supérieur de la Magistrature, comment avez-vous accueilli ces promotions et qu’est ce qui peut justifier les choix qui ont été portés sur votre personne ?

Déjà pour repréciser, j’ai accédé au poste de Secrétaire Sénérale Adjointe des Femmes Parlementaires à l’issue d’une élection et lorsqu’on a l’onction de ses compairs à travers une élection, on ne peut qu’être heureuse. En ce qui concerne ma nomination en tant que membre du Conseil Supérieur de la Magistrature, je l’ai accueilli avec beaucoup de fierté, car je représente l’Assemblée Nationale au Conseil supérieur de la magistrature. Partout où j’ai évoqué ce sujet, je remercie d’abord mes populations, parce que c’est grâce à elle que je suis à l’Assemblée Nationale. Je peux dire que globalement c’est une grande satisfaction.

Maintenant pour répondre à la question de savoir ce qui peut expliquer le choix sur ma modeste personne, je dirai qu’il y’a parfois des questions qui n’ont pas de réponse. Mais je crois que c’est surtout le travail, le dynamisme, l’amour pour le travail qu’on fait et pour la patrie, l’esprit des propositions que nous apportons au sein de l’Assemblée Nationale. Voilà quelques éléments qui peuvent expliquer le choix qui a été porté sur ma modeste personne.

Parlez-nous en quelques mots du Réseau des Femmes Parlementaires

D’après ce qui a été dit lors de l’Assemblée générale constitutive du Réseau des Femmes Parlementaires, il s’agit d’une dynamique qui met au contre les problèmes des femmes. Comme vous le savez, dans nos cultures, les femmes ne sont pas toujours valorisées, lorsqu’il s’agit de la pratique de la politique. Madame Foning de regrettée mémoire a donc pensé à mettre sur pied ce réseau afin d’intéresser plus de femmes à la chose politique. Notre réseau travaille en synergie avec les organismes internationaux qui s’occupent des questions des femmes et le gouvernement. Dans leur démarche, les femmes députées portent plus haut les problèmes que connaissent les femmes à la base. Car il faut le préciser le rôle du député est de porter au niveau des instances décisionnelles, les problèmes qui se posent à la base.  Ensuite, les femmes députées ont-elles mêmes plusieurs projets à soumettre à ces partenaires. Ce réseau est donc là pour défendre les intérêts des femmes. Mais il n’y a pas que les femmes dans le réseau, il y’a aussi des hommes, car les femmes ne peuvent travailler sereinement que si elles ont l’appui des hommes. C’est ce qui justifie entre autres la présence des hommes au sein de ce réseau.

Quels sont concrètement les missions du Réseau des Femmes Parlementaires ?

Nos missions sont de faire en sorte que les femmes soient représentées. Lorsqu’on observe la population du Cameroun, on se rend compte que les femmes sont majoritaires. Mais au niveau des cercles de décisions, les femmes sont moins représentées. Il est donc question de batailler pour que plus de femmes accèdent aux instances de décisions. Car la présence des femmes au sein des cercles de décision peut impacter sur les décisions. Il est aussi question d’encourager les femmes à s’intéresser à la chose politique, en postulant pour des mandats électifs. Pour celles qui n’ont pas d’ambitions politiques, elles doivent au moins être des acteurs de la démocratie, en s’inscrivant sur les listes électorales et en votant. Le Réseau des Femmes Parlementaires a aussi un caractère social. Nous travaillons pour essayer de soutenir le gouvernement pour  faciliter l’accès des femmes à l’emploi, à l’auto-emploi, et aux questions de santé. Car les femmes avec les accouchements précoces et tous les problèmes de santé qu’elles connaissent, doivent être éduquées. Le volet éducation et formation de la jeune fille font aussi partie des missions du réseau des femmes parlementaires. Bref au sein du réseau, nous traitons des questions économiques, politiques et de santé. On voudrait que les femmes puissent vraiment s’impliquer dans la société afin de parvenir à une réelle émancipation.

Quels sont les premiers chantiers du réseau des femmes parlementaires ?

Nous avons une réunion cette semaine, c’est au cours de cette réunion que nous allons mettre sur pied un plan d’actions. Chacune peut avoir ses idées, mais il est question que nous nous asseyons pour coordonner visions et planifier des actions. Pour être plus claire, nous avons estimé que les femmes parlementaires ne sont pas assez vues dans le cadre de la lutte contre la Covcid-19, elles mènent certes des actions de manière individuelle pour lutter contre la pandémie, mais dans l’ensemble, on n’a pas vu le groupe des femmes parlementaires sur le terrain. Nous avons donc estimé qu’après la session parlementaire, le réseau des femmes députées doit descendre sur le terrain pour sensibiliser les femmes, leur apporter des kits, et tout ce qui participe à la prévention de la Covid-19. Au sortir donc de cette session on verra les femmes parlementaires sur le terrain pour sensibiliser contre la Covid-19.

Qu’est ce que vous entendez apporter personnellement au sein du réseau des femmes parlementaires ?

Personnellement, j’entends mettre l’accent sur l’autonomisation de la femme. Lorsque vous essayer de parcourir l’arrière-pays, il y’a des régions où les femmes sont très pauvres. Certaines n’arrivent même pas à payer un comprimé quand l’enfant est malade. Il faudrait donc mettre sur pied un projet sur l’entreprenariat de la jeune fille et la femme. J’ai commencé déjà à mobiliser un certain nombre d’éléments. Pour le moment nous attendons que la pandémie s’arrête pour que nous descendons sur le terrain pour implémenter ce projet.  Il y a aussi le volet social. Nous avons des jeunes filles qui à cause de certaines péripéties se retrouvent dans des situations assez complexes, et nous entendons porter secours à celle-là. Le volet politique est aussi important, les femmes doivent savoir qu’elles ont une place importante dans la politique de leur pays. Chaque femme devrait intégrer cela.  C’est un vaste chantier, mais il n’est pas impossible que d’ici 2025, on trouve les femmes actrices du développement économique et actrices de la politique dans notre pays.

Le réseau des femmes parlementaires entend-il faire des propositions de loi lors des prochaines sessions ?

Bien évidemment, le rôle du député c’est aussi de faire des propositions de loi. Il y’a des propositions de loi que nous allons faire émanant du réseau et défendant les intérêts des femmes. Mais le plus grand défi sera au niveau de l’élaboration de ces propositions de lois.

Avec plus de 60 femmes à l’Assemblée Nationale, l’égalité de genre est-elle envisageable lors de la prochaine législature ?

C’est faisable, si nous avons commencé à l’Assemblée Nationale avec 3 femmes, et qu’aujourd’hui nous avons atteint le quota de 30% demandé par les Nations unis, cela signifie que nous sommes en route. Maintenant il nous faudra faire des propositions de loi pour modifier le Code électoral, afin que ce quota passe de 30 à 40% et progressivement on pourra être à 50%. C’est imminant qu’on atteigne la parité en ce qui est des mandats électifs, c’est vrai que ça ne sera pas facile, mais on devra y travailler. Nous qui sommes à l’Assemblée Nationale aujourd’hui, nous devons, à travers notre dynamisme, notre travail, notre abnégation, démontrer que ce n’était pas une erreur de faire confiance aux femmes.

Interview réalisée par Joseph Essama

Reprise des vols internationaux : le PM fixe les conditions

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Le Premier ministre a notamment instruit le ministre des Transports de veiller à définir un circuit sanitaire à l’arrivée et au départ des vols.

L’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’économique mondiale incite de nombreux pays à réfléchir de plus en plus sur la possibilité de relancer les activités dans le secteur du transport aérien. C’est le cas du Cameroun, où le sujet était au cœur de la réunion du Comité interministériel d’évaluation de la stratégie de riposte gouvernementale contre le Covid-19 qui s’est tenue le 19 juin dernier à Yaoundé. Présidée en visioconférence, depuis son cabinet, par le Premier ministre, ce rendez-vous hebdomadaire a été l’occasion pour Joseph Dion Ngute de fixer les conditions pour une éventuelle reprise des vols internationaux. « Si la réouverture du trafic est indispensable pour la relance du monde économique, elle ne doit cependant pas contribuer à aggraver le péril défectueux inhérent au Covid-19 », a martelé le chef du gouvernement. Pour le Premier ministre, des dispositions doivent être prises pour assurer, non seulement la sécurité des personnes exerçant dans les aéroports concernés par cette activité et même de l’ensemble de la population, de façon générale.

Préalables

Joseph Dion Ngute a donc instruit le ministre des Transports de s’assurer que le protocole de gestion qui sera implémenté dès la réouverture des vols internationaux « précise les responsabilités et obligations de chaque partie prenante, à l’embarquement et au débarquement des passagers, et de définir un circuit sanitaire à l’arrivée et au départ des vols internationaux ». Heureusement, la préoccupation était trois jours plus tôt, au centre des différentes concertations entre le ministre des Transports Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, les promoteurs des agences de voyage et les responsables des compagnies de transport aérien. Objectif : définir le protocole de service à mettre en œuvre dès la reprise des vols internationaux. « Je sais que vous voulez tous savoir quand les vols commerciaux reprendront. Mais je ne peux pas répondre à cette question, car je ne le sais pas moi-même », avait déclaré le ministre au cours de cette rencontre qui  a permis de faire le point sur toutes les mesures prises ou à prendre, en prélude à une éventuelle réouverture des frontières aériennes. En effet, en attendant la réouverture éventuelle et progressive de l’espace aérien du Cameroun, tous les maillons de la chaîne sont unanimes sur ce qu’il y a lieu de faire pour limiter la propagation du virus. Cela va de l’obligation imposée à chaque compagnie aérienne de s’assurer que tout passager embarqué présente un résultat de test négatif au Covid-19 datant de trois jours maximum. « Dans le cas contraire, après le test rapide au débarquement, ce passager sera mis en quarantaine aux frais de la compagnie », a suggéré le ministre des Transports. Il est même envisagé le refus de débarquement d’un passager qui ne remplira pas cette exigence, apprend-on.

Autres mesures, le remplissage des formulaires de suivi par tous les passagers, la mise à disposition des manifestes de voyage, le port du masque, le respect de la distanciation. Il a également été recommandé que les compagnies aériennes se coordonnent pour un choix de créneau horaire permettant d’éviter des attroupements lors des différentes procédures, mais aussi pour faciliter la tâche aux équipes médicales. Les transporteurs devraient également soumettre, pour validation, un protocole de désinfection des aéronefs, entre autres dispositions. La désinfection des bagages et le confinement des membres de l’équipage dans leur hôtel durant le temps de repos. Des dispositions qu’il faut également étendre au niveau des établissements hôteliers et des restaurants qui ouvrent désormais au-delà de 18 heures à la faveur des mesures d’assouplissement rendues publiques par le Premier ministre, le 30 avril 2020 et pour lesquelles le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs se veut rassurant. Au cours de la réunion d’évaluation du Comité interministériel présidée par le Premier ministre, Maïgari Bello Bouba a précisé que « les règles d’hygiène et de distanciation sociale sont respectées dans la plupart des établissements hôteliers ». S’agissant de l’initiative de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) sur la mise en place d’une plateforme numérique de lutte contre le coronavirus à l’échelle continentale, le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom li Likeng a insisté dans sa communication sur la nécessité de protéger les données personnelles des usagers dans ce processus. Notons que le bilan de l’épidémie de coronavirus continue de grimper au Cameroun. A la date du 19 juin 2020, le pays enregistrait un peu plus de 10 638 personnes ayant contracté la maladie dont 7 548 ayant recouvré la santé contre 282 décès.

Bientôt la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle

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Le contrat y relatif a été attribué par le Premier ministre à la société anonyme New Tech Management Cameroon.

Le gouvernement camerounais a fait un pas décisif dans le processus de mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU). Le Premier ministre Joseph Dion Ngute, a rendu public la semaine l’identité du bénéficiaire du contrat de partenariat  public-prive pour le « Projet de financement, de conception, de construction, d’exploitation, d’équipement et de maintenance du système de gestion » de ladite Couverture au Cameroun. Le contrat a été attribue à la société anonyme New Tech Management Cameroon (Ntmc) dont l’offre apprend-on, a été validée après proposition de la Commission Spéciale des Contrats de Partenariat pour la Gestion de la Couverture Santé Universelle au Cameroun. « La société anonyme New Tech Management Cameroon (Ntmc SA), ayant été admise au dialogue de pré-qualification et déposé une offre finale dans le cadre du Projet de financement, de conception, de construction, d’exploitation, d’équipement et de maintenance du système de gestion de la Couverture Santé Universelle (CSU) au Cameroun, est déclarée adjudicataire du contrat de partenariat y relatif », a informé le Premier ministre dans un communiqué de presse signé le 16 juin 2020. Et d’informer qu’une lettre de notification officielle indiquant les modalités pratiques relatives à la négociation des termes dudit contrat sera adressée à l’entreprise par le ministre de la Santé publique d’ici au 26 juin au plus tard.  

1 300 milliards pour mettre en œuvre la CSU ?

Dans sa vision stratégique pour garantir un accès équitable aux soins de santé de qualité aux Camerounais, le gouvernement a en effet initié il y a plusieurs années, un processus visant à doter notre pays, à terme, d’un système de Couverture Santé Universelle efficace. C’est ainsi qu’un Groupe Technique National Intersectoriel, coprésidé par le ministre de la Santé publique et son collègue du Travail et de la Sécurité sociale a été créé en 2015 avec pour mission principale de conduire le processus et faire des propositions au Gouvernement sur les différents aspects de ce système. Quatre ans plus tars, notamment le 22 mars 2019, le Premier ministre Joseph Dion Ngute adressait une lettre de mission au ministre de la Santé publique Malachie Manaouda. Dans ladite correspondance, le chef du gouvernement demandait un plan actualisé et chiffré sur la mise en œuvre de la phase pilote de la Couverture Santé Universelle au Cameroun. Tout de suite, des experts ont perçu cette mission comme un indicateur que la mise œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU) était définitivement sur les rails. Et même si la valeur du contrat attribué il y a quelques jours à la société Ntmc SA n’a pas été divulguée par le Premier ministre, l’on sait que le projet en soi aura un coût important. Tenez, en décembre 2017, le ministère de la Santé publique de l’époque [André Mama Fouda, Ndlr.] avait indiqué qu’un tel système coûterait 1 300 milliards de francs CFA à l’Etat, pour un paquet de base de soins et services composé de 185 interventions et de 101 sous-interventions. Ce montant servirait dans les divers domaines de la médecine interne, la chirurgie, la gynécologie obstétrique, la pédiatrie, la stomatologie, la vaccination, etc.

Comment l’Etat va financer le plan de riposte

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Appui budgétaire : la BAD prête 57,7 milliards au Cameroun

Si le gouvernement a pu élaborer la stratégie de riposte de l’Etat face au Covid-19, l’on est aussi également déjà fixé sur les outils qui seront mobilisés pour son financement. Dans le document préparé par le ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey, l’on retient que s’agissant du financement de la Stratégie de riposte intégrant l’objectif de « viabilité budgétaire du gouvernement », il est basé sur la mobilisation des ressources de trois ordres : « le fonds national de solidarité mis en place par le président de la République, le budget de l’Etat, y compris la restructuration de la dette, et le Basket Fund alimenté par les Partenaires Techniques et Financiers ». L’objectif recherché ici, apprend-on, est « d’assurer une mobilisation plus efficace des ressources financières auprès des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs), tout en mettant en place un dispositif de rationalisation et de priorisation des dépenses du gouvernement ». A cet effet, le Minepat a prévu de : « recourir aux différentes facilités d’urgence mises en place par les PTFs (FMI, BM, BAD, SNU, etc.) ; solliciter auprès de certains PTFs, la restructuration de notre dette extérieure ; solliciter auprès de certains bailleurs des moratoires sur le paiement du service de la dette extérieure, notamment non concessionnelle ; soumettre des requêtes aux PTFs ; procéder à des ajustements budgétaires à l’effet de prendre en compte les besoins nécessaires au financement des plans de riposte sanitaire et socioéconomique ». Dans cette perspective, les ressources budgétaires disponibles ou identifiées par l’Etat s’élèvent à 436 milliards de francs CFA. Celles-ci intègrent des ressources déjà reçues de certains PTFs, notamment le Fonds Monétaire International (135,6 milliards), la Banque Mondiale ( 25 milliards), la Banque Africaine de Développement ( 57,7 milliards 1ère tranche), l’Union Européenne et le Fonds Mondial (2,6 milliards chacune), la Banque Islamique de Développement (16 milliards), la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (20 milliards), et l’Agence Française de Développement (6,5 milliards). En outre, il est également prévu un Compte d’Affectation Spéciale (CAS) de 180 milliards de francs CFA, soit 43 milliards pour le CAS et 137 milliards en provenance du budget général.

Par Junior Matock, (Défis Actuels 490)

Covid-19: la stratégie de riposte va coûter 479 milliards

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La stratégie de riposte va coûter 479 milliards

La survenance de la crise sanitaire a imposé à l’Etat, notamment le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), d’élaborer une stratégie de riposte et de résilience. Celle-ci a pour objectif de limiter les effets pervers induits par la pandémie du Covid-19. D’après le ministère de l’Economie, il est également question, à travers cette stratégie, de « préserver les acquis du Programme de consolidation budgétaire ». Pour ce faire, cinq principaux piliers constituent l’ossature de ladite stratégie, à savoir la riposte sanitaire ; la résilience économique et financière ; l’approvisionnement stratégique ; le renforcement de la recherche et de l’innovation ; et la résilience sociale. Et pour mettre en œuvre cette stratégie qui va s’étendre sur trois ans, l’Etat aura besoin d’une enveloppe de 479 milliards de francs CFA, dont 296 milliards en 2020.

Riposte sanitaire

La riposte sanitaire constitue le premier pilier de la stratégie de riposte de l’Etat. Et comporte, d’après le Minepat, des mesures de nature à renforcer le système de santé, notamment « l’identification, la prise en charge et le traitement rapide des cas avérés, mais aussi l’action préventive à travers la sensibilisation de masse sur le respect des règles d’hygiène de base et le port de masque, la recherche active des cas suspects, et enfin la décontamination systématique des zones à risque ». Le plan de riposte sanitaire va nécessiter une enveloppe de 58,7 milliards de francs CFA. Et aura pour vocation de « prévenir la propagation de la pandémie et prendre en charge les personnes malades ».

375 milliards pour renforcer la résilience économique et financière

La résilience économique et financière constitue le second pilier de la stratégie gouvernementale. Ce pilier consiste à « mettre en œuvre une panoplie de mesures administratives, fiscales, douanières et financières en direction du gouvernement, des entreprises et des acteurs du secteur informel pour préserver l’activité économique, l’emploi et partant la croissance économique ». L’on apprend ainsi du Minepat que l’enveloppe prévue pour renforcer la résilience économique et financière s’élève à 375 milliards de francs CFA, et à but principal « d’atténuer les répercussions économiques et financières de la crise sanitaire sur les entreprises ».

Approvisionnement stratégique

A en croire le Minepat, les mesures à mettre en œuvre dans le cadre du 3ième pilier sur l’approvisionnement stratégique devront permettre « d’assurer la continuité de l’approvisionnement en produits de première nécessité, notamment les produits alimentaires et les produits pharmaceutiques, mais aussi de garantir une fourniture permanente en produits pétroliers ». A cet effet, l’Etat aura besoin de 5,5 milliards de francs CFA.

 9,6 milliards pour la recherche et innovation

La recherche et l’innovation constitue le quatrième pilier de la stratégie gouvernementale. Celui-ci a pour objectif, souligne-t-on du côté du Minepat, « de mettre en place des mesures structurelles en réponse aux enseignements tirés de la crise, eu égard à la fragilité et à la dépendance de notre économie ». Concrètement, il s’agira « d’exploiter la disponibilité annoncée de financements en faveur des structures de recherches, de manière à promouvoir la production locale des biens de première nécessité, notamment pour ce qui est du matériel médical ». Ainsi, les ressources nécessaires pour renforcer la recherche et l’innovation s’élèvent à 9,6 milliards de francs CFA. En clair, il est question, à travers ce quatrième pilier, « d’inciter le développement local des solutions innovantes, pouvant aider dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ».

Résilience sociale : prise en charge des factures d’eau

 Pour atténuer les répercussions sociales de la maladie sur les ménages et les personnes vulnérables, l’Etat a prévu un budget de 30,5 milliards de francs CFA. Dans cette perspective, le cinquième pilier qui est celui de la résilience sociale, porte sur « des mesures à prendre pour alléger les difficultés auxquelles les ménages et les populations vulnérables auront à faire face, du fait de nombreuses restrictions instituées dans le cadre de la lutte contre la pandémie », peut-on lire dans le document préparé par le Minepat. Ainsi, en plus de « l’extension du programme des filets sociaux et des mesures de prise en charge des factures d’eau et d’électricité, d’autres mesures additionnelles sont envisagées, notamment l’installation des points d’eau/stations de lavage des mains pour les ménages sans accès à l’eau, et l’utilisation des réseaux communautaires pour l’organisation des campagnes de sensibilisation ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels 490 )

Route Nkolessong-Nding : vers la fin des travaux

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Route Nkolessong-Nding : vers la fin des travaux

Les travaux de la route Nkolessong-Nding avancent à grand pas. Les données publiées par le ministère des Travaux Publics révèlent que le taux d’avancement des travaux étaient estimé à 78,63 % en mai dernier, pour une consommation des délais de 94,02 %. Des sources du Mintp informent également que le taux de payement quant à lui est de l’ordre de 73,04 %. Longue de 89 km, le linéaire restant pour l’achèvement des travaux va du PK 78+00 au PK 89, soit 11 km à réaliser pour la livraison de ce lot. Les mêmes sources indiquent que les travaux de construction du lot 2 de la nationale N°1 en arrêt depuis le 19 mars 2020 reprennent en juillet prochain. Cette décision est d’ailleurs la principale résolution d’une réunion tenue le 16 juin 2020 dans les services de la délégation régionale des travaux publics du Centre en présence de BEC la Routiere et du Labogenie qui assure la mission de contrôle et de l’entreprise China International water& ElectriCorp (WEC). Pour ce qui est de la situation financière de ce chantier, des sources au Mintp indiquent que l’on a enregistré un versement d’un montant de 1,734 milliards de francs CFA à l’entreprise CWE en charge des travaux le 17 avril 2020 au titre des payements des décomptes en instance. Le montant restant étant, selon les mêmes sources, celui relatif au décompte 41 chiffré à 340 millions de francs CFA.

Contraintes

Toutefois, la reprise des travaux fait face à de nombreuses contraintes, selon l’entreprise CWE. Cette dernière évoque notamment le fait que « le personnel d’encadrement est bloqué en Chine pour cause de Covid 19, et que l’arrivée en août 2020 du bitume commandé au Cameroun et les pièces de rechange du matériel roulant sont bloquées au Kenya en raison de la fermeture des frontières ». En attendant, le délégué régional des travaux publics a demandé la reprise des travaux dès le 1er juillet prochain par le réglage de la couche de fondation et enchaîner avec la couche de base 0/31,5 sur les 11 km restant partant du PK 78+00 au PK 89. Il faut également souligner que l’entreprise a demandé une réception provisoire partielle des 78 km déjà achevés. Comme préalable à cette sollicitation, il est attendu de l’entreprise d’exécuter les travaux de signalisation horizontale et verticale du PK 0+00 Pk 78.

Par Junior Matock ( Défis Actuels 490)

Titres publics: 218 milliards levés sur le marché de la Beac

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218 milliards levés sur le marché de la Beac.

En lançant le 8 avril dernier, l’opération des émissions des Obligations du Trésor Assimilables (OTA), l’ambition de l’Etat, à travers le ministère des Finances (Minfi), était de mobiliser 220 milliards de francs CFA sur le marché monétaire. La dernière émission consistait à lever 25 milliards de franc CFA, mais au finish, l’Etat s’en est sorti avec une enveloppe d’un montant de 17,729 milliards de francs CFA. Arrivée à terme le 17 juin dernier, cette opération de levée de fonds destinés au financement des projets d’investissements s’est achevée avec une cagnotte totale de 218 milliards de francs CFA. Un succès selon des spécialistes du domaine. En effet, reparti en trois phases, la première, d’un montant de 50 milliards de francs CFA, était prévue pour le 8 avril, pour une maturité de deux ans et un taux d’intérêt fixé à 3,5 %. Les remboursements de cet emprunt vont donc commencer en 2022. La deuxième émission portait quant à elle sur un montant de 70 milliards de francs CFA, pour une maturité de trois ans et 4 % de taux d’intérêt. Selon le document de synthèse publié à cet effet par le Minfi, la valeur nominale d’une OTA était de 10 000 francs CFA. Et d’après le directeur général du Trésor Sylvestre Moh Tangongho, ces émissions étaient ouvertes à tous les citoyens. Dans une interview accordée à Défis Actuels le mois dernier, le directeur général du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire a expliqué que, les ressources mobilisées par l’Etat seront orientées vers plusieurs projets, notamment « des projets matures, susceptibles d’enclencher une croissance saine et durable. C’est donc naturellement les infrastructures énergétiques et d’eau potable, les infrastructures routières, sanitaires, portuaires et aéroportuaires, inscrites dans la Loi de Finances de l’exercice qui sont financés par ces ressources ». Interpellé sur ce qui explique l’appétit du Cameroun vers les ressources issues du marché monétaire, Sylvestre Moh Tangongho expliquait que cela se trouve dans les caractéristiques même des opérations du marché monétaire. En effet, soutenait-il, « la préparation de ces opérations est moins longue, moins coûteuse et la disponibilité des ressources est rapide : 48 heures après la clôture des opérations, comparé aux opérations du marché financier ». Quant à ce qui concerne la capacité pour le Cameroun de rembourser ces emprunts, le directeur général du Trésor soulignait que « les assurances se trouvent dans le mécanisme de remboursement qui est mis en place à la Banque Centrale. En effet, pour chaque emprunt, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) ouvre dans ses livres un compte d’amortissement. Chaque 15 du mois, période de pic de recettes fiscales, elle prélève un montant du compte unique du Trésor qu’elle reverse dans le compte d’amortissement. A chaque échéance de remboursement, elle débite le compte d’amortissement pour créditer le ou les comptes des investisseurs ayant souscrits à cet emprunt. Depuis l’année 2011 où nous avons commencé à rembourser les premiers titres émis en 2010 sur le marché financier national, le Cameroun n’a jamais fait un défaut de paiement ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels 490)

Hommage : Fotso Victor élevé au grade de commandeur du mérite agricole

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Fotso Victor repose désormais à Mbouo par Bandjoun. Le patriarche a été inhumé dans son village natal dans la capitale du département du Koun-khi ce 20 juin 2020. Dans la stricte intimité familiale. Mais au terme d’une cérémonie à laquelle les contraintes du confinement n’ont pas enlevé le faste. L’élite politique, économique, des membres du gouvernement et la communauté de l’ouest ont rendu hommage à cet homme qui a tout donné à sa contrée et à son pays au cours de ses 94 ans de vie sur terre. En reconnaissance de son immense œuvre pour la Nation, le milliardaire de Bandjoun a été fait commandeur du mérite agricole par le président de la République, représenté pour la circonstance par Jean Nkuété, le secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir qu’il servait depuis de longues années.

Par ailleurs, Victor Fotso a été inhumé avec son téléphone portable, en respect à ses dernières volontés. Mais si la famille a pu respecter cette volonté, elle ne s’accorde pas encore sur la gestion de l’héritage du défunt. Il a fallu une passe judiciaire pour que à Laure Njitap puisse organiser les obsèques de son défunt père. Celle qui, en compagnie de Maptué Fotso, était du dernier carré des dizaines d’enfants du défunt à ses derniers moments sur terre, a dû affronter devant la justice française certains de ses frères et sœurs ainsi que certaines veuves de son défunt père, pour obtenir l’organisation des cérémonies funéraires de l’ancien maire de Bandjoun.

Issu d’une famille modeste, Victor Fotso n’a pas eu la chance de se bâtir un avenir par l’éducation. Et a vite été piqué par le virus des affaires. La ville de Mbalmayo a accueilli le jeune commerçant dans ses premiers pas dans le monde des affaires. En quittant la terre des hommes plus de soixante ans après, Fotso Victor laisse un empire économique qui s’étend au-delà des frontières nationales. Une prospérité que l’homme a partagée avec ses semblables. En commençant par ce qu’il lui a le plus manqué dans sa vie pourtant réussie : l’école. Ainsi, toute un établissement de l’enseignement supérieur a été construit et offert à l’Etat du Cameroun : l’Institut technologique Fotso Victor de Bandjoun qui est rattaché à l’Université de Dschang. « La ville de Bandjoun est un don de Fotso Victor », reconnaissait un ressortissant de cette ville de la région de l’ouest. En reconnaissance à l’œuvre de développement de ce capitaine d’industrie qui eut se targuer de signer la plupart des œuvres de développement de cette ville sur une cinquantaine d’années. Lui qui en a été maire de 1997 à son décès sur venu le 20 avril dernier en France. Et à travers le territoire national, la magnanimité de Victor Fotso s’est exprimée.

Guerre Mrc-Rdpc: Fame Ndongo acquiert du renfort contre Kamto

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Le nouvel allié de Fame Ndongo contre Kamto

Ce n’est pas un nouveau combat que sollicite le Pr Stéphane Ngwanza contre Maurice Kamto. Dans la lettre que le chargé de mission à la délégation permanente régionale du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) pour le Littoral, relance simplement le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) sur les 7 questions que le Pr Jacques Fame Ndongo a récemment posées à ce dernier lorsqu’il a dénoncé la succession de gré à gré que préparerait le régime de Paul Biya pour arrondir la fin de règne du locataire d’Etoudi dont la santé est sujette à des controverses ces derniers temps. « Nous attendons des réponses précises. La politique, c’est le parler vrai et non le parler faux (mensonges, chimères, diversion)« , s’essaie-t-il à l’enseignement.

Non sans avoir repris lesdites questions à son compte: « 1) Le gré à gré successoral à la tête de l’Etat est-il inscrit dans la constitution? 2) Va-t-on modifier la constitution, et qui dans cette hypothèse, en prendrait l’initiative? 3) Qui bénéficiera de ce gré à gré? Donnez le nom, le prénom, l’âge et la profession de ce futur 3ème président de la République? 4) Quand sera-t-il à Etoudi? 5) Comment y accèdera-t-il concrètement? 6) Où aura lieu la passation du pouvoir? » 7) Pourquoi?« .

Confusion d’adversaire

Pour enchaîner: « Au lieu de répondre avec précision aux questions concernées, M. Penda Ekoka fait de la diversion en parlant du gouvernement camerounais qui  »n’a rien fait », ce qui est faux« , confond-il son interlocuteur. « Oublie-t-il les acquis du Renouveau? » se demande Stéphane Ngwanza. Le soutien de Fame Ndongo se met à égrener non ces acquis, mais les domaines dans lesquels le régime du 6 novembre 1982 aurait validé ces acquis: diplomatie, politique intérieure , administration, justice, droits de l’homme et libertés, économie, infrastructures, développement rural, logements sociaux, télécommunications, santé, éducation, culture, communication, voies de communication, électrification, hydraulique, qualité de la vie, sport,… Sans aucun fait précis. L’homme qui avait déjà été membre du jury controversé du concours d’entrée à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) de 2017 dont des « fils à papa » avaient remplacé six candidats initialement admis sur une première liste, avant que Jacques Fame Ndongo le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) ne revienne avec une seconde liste, sans les noms de ces candidats qui ont ameuté la presse, n’a pas trouvé mieux que les arguments de son ministre de tutelle pour attaquer Maurice Kamto. De quoi renforcer l’idée qu’ont les militants et sympathisants du Mrc qui pensent que « pour bénéficier d’une ascension sociale désormais, il faut insulter Maurice Kamto« .

L’homme qui, du haut de sa stature de directeur adjoint de l’Iric, avait déjà été criblée d’attaques pour une affaire de plagiat, tient à jouer sa partition contre « l’ennemi » du régime en place à Yaoundé.

La sortie du Pr Stéphane Ngwanza

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