jeudi, avril 9, 2026
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Exercice budgétaire 2023/Péage routier : 12,43 milliards de FCFA attendus dans les caisses de l’Etat

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Pour mener à bien son étude, l’Institut national de la statistique (INS) a collecté des données auprès des prestataires et des usagers payeurs, ainsi que des responsables du comptage routier. Ce qui, selon l’INS, a permis de produire des indicateurs clés sur la performance du système de collecte et de reversement des droits de péage. Le service officiel des statistiques du Cameroun indique qu’en 2023, environ 24 868 195 véhicules auraient traversé les postes de péage du territoire, avec une forte prédominance de véhicules particuliers. Ce qui représente 42% du trafic sur les routes camerounaises. Cet échantillon a permis d’évaluer les recettes potentielles à capter au titre du droit de péage pour l’exercice budgétaire 2023. Elles s’élèvent, selon l’INS à 12,43 milliards de FCFA, avec des pics de recettes de 1,175 milliard de FCFA en août et 1,116 milliard de FCFA décembre.

En outre, l’étude réalisée par l’INS révèle que sur la période 2018-2021, les recettes annuelles moyennes des 47 postes de péage s’élèvent à 6,8 milliards de FCFA. Les postes de péage ayant les recettes les plus élevées en 2021 sont ceux d’Edéa dans le Littoral et de Nkometou dans la région du Centre, avec des recettes respectives de 866,79 millions de FCFA et 779,14 millions de FCFA. Quant à la répartition des recettes par zone géographique, elle montre une prédominance du Sud avec 49% des recettes, suivi de l’Ouest avec 43% et du Nord avec 8%. «En 2015, l’Institut National de la Statistique a mené une première évaluation du système de collecte et de reversement des ressources du guichet [Entretien] du Fonds Routier. En 2022, l’INS a actualisé les résultats de cette étude en se focalisant sur les droits de péage routier. Les résultats de cette mise à jour ont montré une amélioration, avec une réduction du taux de déperdition à 28%», indique l’INS.

Abdoul Salam Bello: « On va mobiliser  des ressources partout où on aura besoin des financements »

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L’administrateur du groupe de la banque mondiale pour le groupe Afrique II nous livre ce qu’il faut retenir de sa visite au Cameroun et sa vision pour le développement du pays.

Vous venez d’achever une visite de quelques jours au Cameroun pendant laquelle vous avez rencontré autant le gouvernement que les acteurs du secteur privé.  L’année dernière, le vice-président du groupe était ici à Douala. A l’époque, les opérateurs économiques lui avaient adressé leurs difficultés à mobiliser les financements  auprès de la SFI. Ils avaient  notamment demandé que certains mécanismes soient revus.  Est-ce que cette question liée au financement qui est l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat dans le pays a été abordée lors de vos discussions et quelles promesses avez-vous fait au secteur privé ?

La difficulté de la mobilisation c’est un sujet qui est revenu  naturellement lorsque nous avons discuté avec le Gecam. Pour vous rassurer sur un point, nous sommes très conscients  des  difficultés d’accès au financement. En tant qu’administrateur pour le Cameroun ou africain,  mon travail consiste à travailler pour faciliter la mobilisation des ressources par le pays et pour le pays, que ce soit la partie secteur public ou secteur privé. Est-ce qu’il y a des lenteurs ou des lourdeurs ? On ne va pas se voiler la face. Oui il  y a  des difficultés, et dans beaucoup de situations, on constate qu’il y a aussi  des frustrations parce qu’on veut aller vite, ce qui est normal. Le plaidoyer que nous faisons au conseil d’administration, à l’institution mais aussi à nos partenaires autour de la table, est que nous devons négocier avec  un groupe de personnes. Au conseil d’’administration nous sommes 25. Donc nous devons négocier avec 24 autres personnes qui représentent  au total les 25 personnes. On représente  189 pays du monde. Parfois, il y a  aussi des  questions d’appréciation  culturelle, politique, institutionnelle, des questions de gouvernance qui se posent et du coup pour faire bouger la machine, ça prend du temps. Ça ne veut pas dire qu’on ne fait rien, ça ne veut pas  dire qu’il faille rester à l’écart. C’est un agenda qui est important. Nous travaillons avec la SFI, avec le conseil  pour avoir des processus qui soient plus souples et qui soient plus rapides.

L’agenda de développement  africain   qu’il soit  secteur privé  ou  secteur public doit être vu aussi  à l’échelle des besoins, des problématiques qui sont des enjeux africains. Quand vous avez  un continent où l’âge médian est de 10 ans, l’approche de réponse au développement n’est pas la même que d’autres régions du monde. C’est un sujet sur lequel  nous travaillons avec le directeur général de la société financière  internationale. Nous espérons dans les prochaines négociations dans lesquelles nous nous trouvons que nos instruments doivent être  plus et mieux adaptés.

 Globalement, comment  envisagez-vous répondre à cette problématique ? Parce qu’ à entendre le secteur privé, ce qui est attendu aujourd’hui c’est que les mécanismes de financement soient modifiés.

Il y a deux façons d’adresser la problématique. Il y a des problématiques qui peuvent relever de l’opérationnalisation et du coup c’est une question de comment est-ce qu’on organise les équipes. Ça peut aller relativement vite. Il y a d’autres mécanismes qui relèvent de l’architecture de la structure de  gouvernance à  un certain degré jusqu’au conseil d’administration, dans un certain degré  dans le système et qui relève des réformes amenées de façon plus structurée. L’avantage que nous avons c’est que nous avons des gens ici sur  place à Douala qui sont extrêmement dynamiques et motivées et qui n’hésitent pas à remonter l’information, à  dire voilà les problématiques qu’il y a, voilà ce qu’on nous propose pour améliorer les mécanismes et apporter plus de souplesse. C’est une question qui est prise en compte et nous  espérons avoir les résultats plus rapidement. Deux choses dans cet  agenda, nous avons un président de la banque mondiale  qui a pris fonction il y a un peu plus d’un an, qui lui-même vient du secteur privé. A son arrivée, il  a constaté effectivement que la machine est relativement lourde. Il a pris à bras le corps l’agenda de réforme pour aller rapidement. Je suis convaincu qu’on va pouvoir  aller plus vite qu’il ne l’est aujourd’hui.

 Au cours de votre visite, vous avez vu le projet Nachtigal et même les dirigeants d’Eneo. Ce projet énergétique fait face à un défi financier. Le distributeur d’électricité doit payer 10 milliards tous les mois à NHPC pour avoir cette énergie. C’est une équation difficile à résoudre au vu de la situation financière actuelle du secteur. En tant qu’investisseur de ce projet, avez-vous trouvé un compromis par rapport à cette situation ?

Sur Nachtigal, on n’a pas discuté de ce point en particulier mais quand on parle de la stabilité économique et financière du secteur c’est-à-dire comment s’assurer que les revenus générés permettent d’éponger les arriérés réguliers et  éviter aussi qu’on se retrouve avec des incertitudes de la part de certains de ces acteurs. Si on veut attirer des investisseurs supplémentaires dans ce secteur en particulier le secteur privé, il faut qu’on ait une gouvernance qui soit efficace dans le secteur. Donc ça fait partie de nos plaidoyers.

Au cours de vos échanges  avec  le gouvernement, vous avez  évoqué le vaste programme africain de la Banque mondiale en matière d’électricité. Est-ce  qu’il faut s’attendre à des financements additionnels aux projets déjà financés par la Banque mondiale dans le secteur ou on aura de nouveaux projets ?

Au mois d’avril, la banque mondiale a annoncé un agenda sur l’électrification  en Afrique. L’objectif est de de connecter 300 millions d’africains à l’électricité d’ici 2030. Du coup,  cela  va  soutenir l’ensemble des agendas sur l’électrification sur  le continent. Est-ce que ces financements qui vont être additionnels sur l’existant, c’est une stratégie. On va mobiliser  des ressources dédiées à ce secteur de l’énergie. Partout où on aura besoin de mobiliser des financements, on va s’inscrire sur cette stratégie. Donc oui naturellement, on va avoir des  ressources que nous espérons.  Nous demandons à ce qu’il y ait des ressources qu’il soit mis à disposition pour accéder à cette électricité à 300 millions d’africains d’ici 2030. Certainement, cela va contribuer à mobiliser les ressources sur le secteur de l’énergie au Cameroun. Mais surtout ce qu’il faut voir sur ce point-là,  c’est la question de la génération qui est en train d’être enregistrée conjointement  en comparaison à  beaucoup d’autres pays africains.

La question qui va se poser sera de deux ordres. Le premier sera la transmission et  la distribution. Donc,  le réseau en aval, la qualité de ce réseau en aval, réduire les pertes en lignes mais aussi renforcer  et avoir une gouvernance dans le secteur qui soit optimale pour éviter  un déséquilibre économique  et financier.  Le  2ème élément c’est comment on s’assure qu’avec cette électricité on positionne les pays comme un hub régional énergétique mais aussi un hub industriel. Parce qu’avec une électricité qui est abordable, on peut développer aussi les industries.

 Faisant le rapport de votre visite, vous avez dit avoir rencontré la mairie de la ville de Douala pour le projet de bus rapides. Mais il y a un projet financé par la banque mondiale qui est en cours sur les villes inclusives. Quel bilan  la municipalité vous a-t-il fait de la mise en œuvre de ce projet ?

Nous avons discuté des villes inclusives avec le Maire de la ville de Douala. Il y a une satisfaction sur la mise en œuvre, mais il faut qu’on aille encore  beaucoup plus vite au regard des enjeux. Il  a exprimé aussi  un certain nombre d’enjeux, qui sont  la question d’infrastructure routière,  la question de l’électricité, mais  aussi la question de l’eau et de l’assainissement et même du traitement des déchets. Ce sont des sujets qu’il faudra qu’on regarde  comment  est-ce qu’on peut connecter ces enjeux sur l’agenda des villes inclusives. Nous avons discuté de cela avec nos collègues de l’international finance corporation (IFC). La question c’est de voir aussi comment IFC peut aussi contribuer sur cet agenda sachant qu’il a des instruments dédiés à la  collaboration  avec les villes.

 S’agissant des infrastructures routières, le  Gecam  a  récemment commis une lettre  pour dénoncer le mauvais état des routes nationales  ainsi que le corridor  Douala-Ndjamena- Bangui. Quel est votre regard sur cette question?

Moi-même j’ai demandé à pouvoir  prendre la route pour faire Yaoundé-Douala.  Le but  c’était d’avoir l’opportunité de voir le visuel,  la situation de cet axe qui est important. Mais lorsque nous avons discuté avec les autorités notamment  le ministre des travaux publics, il a exprimé le besoin que la banque mondiale continue de financer d’autres  programmes d’infrastructures en particulier les infrastructures routières sur le pays. Raison pour laquelle je parlais  des autres  connectivités vers l’Est, mais aussi de la connectivité vers le Nord, Ndjamena-Bangui. Partout où la route passe, le  développement suit. Ce n’est pas uniquement mettre du bitume sur un axe, c’est aussi toutes les activités connexes que l’on développe tout autour.  Le gouvernement a exprimé un très fort intérêt  de voir la Banque mondiale soutenir aussi ses programmes. Si on  parle de hub régional, c’est aussi la connectivité  vers les autres régions. C’est aussi cela l’intégration économique et  l’intégration régionale.

 Vous avez discuté avec les hautes autorités du pays, du cadre de partenariat pays. Est-ce qu’on peut avoir quelques grands axes de  ce cadre de partenariat ? Et en quoi est-ce qu’il peut contribuer à  la transformation structurelle de notre pays ?

Le soutien au SND 2030, la vision  2035, l’agenda de faire du pays un pays émergent, démocratique, uni dans sa  diversité.  Les éléments qui sont importants à intégrer dans ce cadre-là c’est le renforcement des institutions, la qualité des institutions,  le secteur de l’énergie, de l’agriculture, les infrastructures routières mais aussi  le secteur privé en particulier la création d’emplois au travers du soutien  des petites  et moyennes entreprises sans oublier toute  la dimension liée au capital  humain.

Ecobank Cameroun crée un bureau fintech

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Ecobank passe à une autre étape quant à son  engagement à soutenir les fintechs.  La filiale locale de la banque annonce un traitement dédié à ces entrepreneurs qui innovent avec des solutions financières digitalisées.  « Je suis heureux d’annoncer qu’Ecobank Cameroun a créé un bureau Fintech pour aider les fintechs à explorer les opportunités de partenariat avec Ecobank sur le marché camerounais », déclare Gwendoline Abunaw, DG d’Ecobank Cameroun.

 Ce bureau  disponible à Douala, la capitale économique, va selon les dirigeants de la banque, permettre aux fintech camerounaises de tirer profit des opportunités de partenariat et de marché avec ladite banque. Gwendoline Abunaw, qui s’exprimait lors de la présentation des finalistes du challenge fintech Ecobank, a encouragé les start-up à explorer le marché.  « Alors que nous regardons vers l’avenir, je tiens à réitérer l’importance cruciale de la collaboration entre les banques et les fintechs. C’est grâce à ces partenariats que nous pouvons créer des solutions véritablement transformatrices pour nos clients et favoriser l’inclusion financière sur tout le continent», a-t-elle indiqué.

Ecobank  propose progressivement des services adaptés à différentes catégories de sa clientèle. Une agence dédiée aux  femmes a été récemment créée à Douala. Ce qui s’ajoute à un accompagnement de la banque pour les PME.  Le groupe  a  d’ailleurs été désignée en avril dernier, meilleure banque pour les PME en Afrique. Ceci pour la troisième année consécutive.  Une reconnaissance pour ses solutions de financement aux entreprises.  Ces derniers mois, le groupe a d’ailleurs renforcé sa capacité de prêt pour répondre aux besoins de financement des PME grâce à un accord de partage des risques de 200 millions de dollars (117 milliards FCFA) avec le Fonds africain de garantie, ainsi qu’une facilité de prêt de 32,8 millions de dollars soit environ 19 milliards de FCFA avec l’Eco.

Ecobank offre  également un accompagnement non financier, comprenant la formation à la direction d’entreprise. Le groupe dispose aussi d’une plateforme de mise en relation entre commerçants, acheteurs, vendeurs et fournisseurs à travers l’Afrique.

Aujourd’hui, la branche Cameroun se penche sur les start-up considérées comme de véritables acteurs de l’inclusion financière.

Innovations Technologiques : Les camps TIC, un accélérateur de la transformation digitale

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L’ère numérique, portée par l’essor de l’intelligence artificielle, a indéniablement révolutionné nos modes de vie. Toutefois, cette révolution technologique n’est pas sans ombre. Au Cameroun, comme ailleurs dans le monde, les dérives de l’internet et des réseaux sociaux préoccupent au plus haut point.

 Dans son traditionnel message de fin d’année, le 31 décembre 2021, le président de la République Paul Biya a dénoncé avec fermeté la multiplication des comportements antipatriotiques et des discours haineux qui gangrènent la société camerounaise. Ces actes, souvent diffusés sur les réseaux sociaux, portent atteinte aux valeurs fondamentales du pays et menacent la cohésion nationale. Les raisons de ce malaise social sont multiples. L’anonymat offert par internet qui favorise l’expression de propos haineux et diffamatoires.

 De plus, la facilité avec laquelle les fausses informations se propagent contribue à polariser les opinions et à exacerber les tensions. Face à ces défis, le gouvernement camerounais a décidé d’agir. Le ministère des Postes et Télécommunications a lancé de nombreuses initiatives pour sensibiliser la population aux dangers d’internet et promouvoir un usage responsable des technologies numériques. Parmi celles-ci, les camps de vacances TIC qui représentent un enjeu d’importance pour la mise en œuvre des directives du chef de l’État sur la réduction de la fracture numérique ainsi que la promotion des valeurs patriotiques en ligne.

Lancé pour la première fois en 2017 à Ebolowa, ce programme des camps de vacances TIC vulgarise les technologies de l’information et de la communication auprès des jeunes en les mobilisant autour de la cybersécurité. Quatre axes majeurs sont inscrits sur la feuille de route du programme de ce département ministériel dont a la charge Minette Libom Li Likeng : « réduire la fracture numérique, repousser les limites de l’illettrisme numérique, favoriser l’inclusion numérique et rassembler ces jeunes autour du “Patriotisme numérique” ».

Selon le Minpostel, l’enjeu est notamment d’encourager et de développer l’apprentissage ainsi que l’appropriation des TIC en zones rurales et semi-urbaines, en promouvant une utilisation responsable en vue du renforcement du patriotisme ; susciter l’engouement des jeunes pour les opportunités offertes par l’IA ainsi que pour les métiers liés aux technologies radioélectriques et à la programmation informatique ; et enfin, lutter contre la fracture numérique entre les grandes villes et l’arrière-pays. Il réunit ces jeunes dans une localité en zone rurale ou semi-urbaine, pendant les vacances scolaires et sur plusieurs sites des villages environnants, pour des ateliers d’imprégnation et de sensibilisation, dans un cadre comprenant l’hébergement, la restauration et des animations.

 « L’intérêt des camps de vacances TIC, dont l’un des principaux enjeux est de mobiliser la jeunesse camerounaise autour de la cybersécurité, constitue une condition essentielle aujourd’hui pour bâtir un Cameroun de paix et un Cameroun émergent », a déclaré Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, lors de la cérémonie de clôture de la 8ème édition des camps de vacances TIC tenue du 20 au 24 août 2024 à Edéa, dans la Sanaga-Maritime. Il s’agit de « contribuer à l’inclusion numérique, afin que les jeunes s’approprient les possibilités offertes par ce secteur au moment même où le discours présidentiel se fait insistant sur la transformation digitale de l’économie et de la société », a précisé le Minpostel.

MTN  Cameroun: 40% des revenus tirés d’internet au 1er semestre 2024

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Avec plus de 5 millions d’utilisateurs actifs à son service internet, MTN Cameroun réalise des résultats positifs.   Au premier semestre de 2024, l’entreprise enregistre un chiffre d’affaires de de 301,9 millions de dollars soit 181 milliards de FCFA.  En hausse de 16 % par rapport à la même période en 2023, cette performance est principalement tirée par les solutions numériques (mobile money) et les services de données. 

 En effet, selon les chiffres publiés cette semaine par MTN Cameroun, les services de connexion Internet, ont généré 72,8 milliards de FCFA. Soit 40% du chiffre d’affaires total réalisé pendant les six premiers mois de l’année en cours. Les fintechs  représentant le volet mobile money viennent en seconde position  avec 35 milliards de FCFA,  soit 19,3%.

Pour MTN Cameroun, cette croissance intervient dans un contexte de concurrence accrue et  de pression inflationniste. «  MTN Cameroon a enregistré une croissance satisfaisante de ses revenus de services de 12,9%, surpassant l’inflation locale de 6,2%, et a maintenu sa position de leader sur un marché difficile et hautement concurrentiel. Les initiatives de gestion de la valeur client (CVM) ont conduit à une solide croissance des revenus des services de données (en hausse de 19,2%) et des services fintech (en hausse de 27,4%), malgré une concurrence accrue sur les prix », écrit l’entreprise.

La filiale locale du groupe sud-africain de télécommunications dit devoir aussi cette performance, à ses investissements sur le réseau.  L’entreprise envisage d’ailleurs l’expansion des services financiers mobiles et une plus grande pénétration des services numériques dans les zones rurales.

 Les chiffres de ce premier semestre reflètent une progression constante tirée par les services data et fintech. L’année dernière, la combinaison des  deux représentait 52,13% des revenus de MTN au Cameroun, contre 51,4% en 2022, 47% en 2021 et 40,6% en 2020.

Cemac : la Beac veut retirer 100 milliards de FCFA des banques en une semaine

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vue partielle du siège de la Beac à Yaoundé

La Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac) prévoit de retirer 100 milliards de FCFA du système bancaire en une semaine, à travers deux opérations distinctes de 50 milliards de FCFA chacune. Ces opérations, sous forme d’émissions de bons du Trésor à 14 jours de maturité, sont programmées pour le 26 août et le 2 septembre 2024.

La première émission de 50 milliards de FCFA, lancée le 26 août 2024, propose un rendement de 2,5%. Les résultats de cette opération devraient être publiés prochainement par la Beac. Une seconde émission, prévue pour le 2 septembre, aura les mêmes caractéristiques, portant à 100 milliards de FCFA le montant total que la Beac souhaite retirer du système bancaire des pays membres de la Cemac (Cameroun, Congo, Centrafrique, Guinée Équatoriale, Gabon, et Tchad).

Ces émissions s’inscrivent dans la volonté de la Beac de réduire la liquidité disponible dans les banques de la région. Cette initiative intervient après l’échec de la précédente émission de bons à 28 jours de maturité rémunérée à 3,50 % le 19 août dernier. Cependant, quatre jours après cet échec, la banque centrale a injecté 250 milliards de FCFA dans le système bancaire, une opération qui a rencontré un vif succès avec une demande de liquidités atteignant 627,7 milliards de FCFA, soit un taux de souscription de 251,08%.

Depuis la reprise de ses injections de liquidités en juin, la Beac a enregistré cinq succès consécutifs. En juillet, la banque centrale a effectué trois émissions avec un taux de souscription dépassant à chaque fois les 200%. Soit le 2 juillet, 23 juillet, et 30 juillet, pour des montants respectifs de 165 milliards, 185 milliards, et 120 milliards de FCFA. Le 18 juin, une émission de 65 milliards de FCFA avait même atteint un taux de souscription de 450%.

Ces opérations de retrait et d’injection de liquidités sont des outils de la Beac pour contrôler l’inflation, dont environ 20% serait d’origine monétaire, et soutenir la croissance économique de la région, prévue à 3,3% en 2024 contre 2,3% en 2023.

Rigobert Song Bahanag : De la Coupe d’Afrique à la conquête du marché de la logistique au Cameroun

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Du ballon rond aux conteneurs, il n’y a qu’un pas que Rigobert Song Bahanag vient de franchir. L’ancien entraîneur des Lions Indomptables a troqué ses crampons contre des dossiers administratifs en créant Soribat Transit Sarl. C’est avec un capital social, apprend-on, de 10 millions de FCFA que le Champion d’Afrique avec la sélection nationale de football en 2000 et 2002 entame ce nouveau défi.

Soribat Transit Sarl, fondée et entièrement détenue par Rigobert Song Bahanag, est spécialisée dans les opérations de douane, de transit et de logistique. Basée à Yaoundé, elle vise à étendre ses activités à l’international.

En s’implantant à Yaoundé, Soribat Transit Sarl vient enrichir l’écosystème des entreprises de transport et de logistique locales, aux côtés des géants comme Agl, Getma, Afrimar, Maersk et Transimar.

Le choix du « capitaine Courage » d’investir dans le secteur de la logistique témoigne de sa volonté de contribuer au développement économique local.

Relativement au transit, le Cameroun, qui est le seul pays de la sous-région Cemac à partager une frontière terrestre avec tous les autres pays voisins, est naturellement le centre névralgique des activités de transit. Ce statut est renforcé par son accès à la mer et ses deux principaux ports, Douala et Kribi.

Camps de vacances 2024 : Près de 1000 jeunes initiés à l’usage de l’IA à Edéa

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Ce samedi 24 août, au lycée classique d’Edéa, ces jeunes dont l’âge varie entre 10 et 18 ans ont solennellement fait la promesse en ces termes : « Moi, jeune je m’engage à faire un usage responsable des réseaux sociaux. ». Un vœu formulé devant Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), en présence de Cyrille Yvan Abondo, préfet de la Sanaga Maritime, et d’Armand Claude Abanda, représentant Résident de l’IAI au Cameroun et de nombreuses personnalités de la circonscription administrative.

C’était lors de la cérémonie de clôture de la 8ème édition des Camps de vacances TIC, placée sous le thème : « Intelligence artificielle : opportunités et défis pour une jeunesse patriotique ». Près de 1000 participants de cette année proviennent des arrondissements d’Edéa 1 et d’Edéa 2. Pendant quatre jours, ils ont pris part aux ateliers pratiques sur les TIC et ont appris les bonnes pratiques pour rester en sécurité en ligne. Dans un contexte où la révolution numérique se caractérise principalement par l’intelligence artificielle, « comment en effet pouvait-on éluder la question de l’IA qui tient le haut de l’affiche de l’actualité dans le domaine du numérique ? », a insisté Minette Libom Li Likeng.

Conformément au thème de cette édition, un accent particulier a été mis sur l’intelligence artificielle. « En ce qui concerne l’apprentissage, nous n’allons pas dire que c’était en module, mais il y avait des séances de travail prévues dans les salles informatiques. Devant les machines, nous avons appris les bases de l’informatique. Ensuite, nous avons abordé de manière générale les logiciels liés à l’intelligence artificielle », a confié le « campiste » Moïse Bahanag. Et de poursuivre : « Il était question de présenter, dans un premier temps, ces différents logiciels. Aujourd’hui, nous avons découvert un nouveau moteur de recherche, Bing, qui fait partie de la famille Microsoft. Bing est un moteur de recherche révolutionnaire. Nous avons appris qu’avec Bing, contrairement aux autres moteurs de recherche, nous obtenons des résultats plus fiables, grâce à son intégration avec l’intelligence artificielle ».

La ministre des Postes et Télécommunication constate que « les jeunes d’Edéa sont informés et engagés au point de comprendre rapidement les enjeux de l’intelligence artificielle. Les moniteurs ont travaillé avec eux pour renforcer leurs connaissances et les impliquer dans les défis à relever. Je crois que ce camp nous encourage et je repars en laissant derrière moi des jeunes qui seront des relais, utilisant les réseaux sociaux de manière responsable et comprenant que l’intelligence artificielle et le numérique sont à leur portée ». Les enseignements de la 8ème édition du Camps TIC a aussi insisté comme les années précédentes, sur la lutte contre la propagation des discours de haine en ligne. Selon le Minpostel, les camps de vacances s’inscrivent en droit ligne de la stratégie gouvernementale visant le développement de l’économie numérique avec pour objectif d’encourager et de développer la connaissance des TIC mais également encourager une utilisation responsable.

L’évènement de samedi dernier était empreint de récompenses. 108 campistes qui se sont distingués se sont vu décerner des bourses par le partenaire technique IAI Cameroun, leur permettant de bénéficier d’une formation gratuite de trois mois dans n’importe quel centre de formation IAI de leur choix sur l’ensemble du territoire national. En outre, la communauté éducative d’Edéa a bénéficié d’un environnement numérique d’apprentissage. Cela inclut des ordinateurs de bureau, des clés USB Wi-Fi, des imprimantes jet d’encre, des modems Internet, des ordinateurs portables et un écran Smart de 65 pouces. « Parmi les milliers de campeurs, je suis convaincu qu’un grand nombre a pris conscience de ces enjeux et deviendra les bâtisseurs du Cameroun de demain », a conclu Minette Libom Li Likeng avec un ton rassurant et de satisfaction.

Lions indomptables : Samuel Eto’o durcit le ton dans la rébellion

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« Je vous donne l’information en exclusivité. La Fécafoot depuis justement vendredi a déjà pris toutes les commodités à Garoua. L’équipe nationale du Cameroun sera logée dans un hôtel connu, d’ailleurs le même qui les avait accueillis… Tout a été pris en charge et même les conditions de déplacement et l’hôtel même de la Namibie ». L’information a été donnée hier dimanche par Elie Thierry Ndoh, team press officer des Lions indomptables nommé par le président de la Fécafoot sur les antennes de MSI, une chaine de télévision détenue par un proche de Samuel Eto’o. Et pour Le choix du porteur du message et même le canal choisi, suffisent pour donner du crédit à l’information que Samuel Eto’o le président de la Fécafoot voulait passer. Lui dont le représentant à la réunion de préparation des matchs Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun, a claqué la porte des travaux présidées par le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), après avoir vu ses propos sur une réunion tripartite Fécafoot-CAF-Fédération namibienne, être démentis par le colonel Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc).

L’Etat incontournable

En clair, la Fécafoot qui, face à « l’indisponibilité » du stade de Japoma, s’est rabattu sur le stade Roumde Adjia de Garoua, contre le choix du stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, n’entend pas se plier au choix de l’Etat du Cameroun. D’ailleurs, à la suite de l’annonce d’une réunion du Comité d’urgence de la Fécafoot tenue vendredi dernier après le clash du ministère en charge des sports, le team press des Lions indomptables, version Fécafoot, précise que « la CAF a donné son accord de principe sur le match à Garoua ; maintenant il reste à les formaliser ». et surtout que « puisque la Namibie est d’accord, elle a posé ses conditions, la Fécafoot a accepté de prendre en charge un certain nombre de choses. La Namibie a été d’accord et conjointement un mail a été envoyé à la CAF qui a répondu à la Fécafoot en demandant également d’avoir quelques informations pratiques».

L’instance faîtière du football africain a ainsi données son aval selon la Fécafoot. Mais les «informations pratiques » évoquées sont peut-être le gage que la CAF demande. L’on pourrait imaginer qu’il s’agit de la garantie que l’Etat accompagnera la Fécafoot dans l’organisation de ce match. Toute rencontre officielle de football impliquant autant l’organisateur technique que l’Etat qui abrite ledit match, sur les aspects aussi importants que sécuritaire, sanitaire, et surtout la mise à disposition de l’arène de jeu. Pour ce qui est du plus important. C’est là que la Fécafoot devra se rapprocher de l’Etat.

Gabon : 258 milliards de FCFA de recettes fiscales collectées en 3 mois

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La digitalisation prend une nouvelle dimension au Gabon avec l’introduction de la plateforme «Digitax Gabon». Lancée en avril dernier par la Direction générale des impôts (DGI), cette initiative vise à transformer la gestion fiscale dans le pays en simplifiant les procédures et en optimisant la collecte des impôts. En seulement trois mois d’activité, les résultats sont déjà prometteurs : 258 milliards de francs CFA de recettes collectées entre mai et juillet, selon le ministère de l’Économie et des Participations.

Désormais, les grandes et moyennes entreprises gabonaises sont tenues de réaliser toutes leurs démarches fiscales en ligne, une mesure qui élimine la nécessité de se rendre physiquement dans un centre d’impôts. Cette évolution marque un tournant majeur pour l’administration fiscale, qui s’efforce de rendre les processus plus transparents, efficaces et moins contraignants pour les contribuables. Grâce à «Digitax Gabon», les utilisateurs peuvent gérer leurs obligations fiscales, effectuer des paiements et suivre leur situation en temps réel, le tout dans un environnement numérique sécurisé.

Selon le ministère gabonais de l’Economie, cette innovation constitue un pas décisif vers la modernisation de la gestion des finances publiques au Gabon. La plateforme permet de centraliser la gestion des différents processus fiscaux, tels que le calcul des impôts, le recouvrement, les contrôles et le traitement des litiges. Elle facilite également le paiement des impôts par téléprocédure, une méthode qui réduit considérablement les risques de fraude et améliore la conformité fiscale.

A noter que la modernisation de l’administration fiscale est une priorité pour les autorités gabonaises, notamment pour le président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser l’ensemble de l’administration publique, de renforcer la transparence et de garantir une gestion plus efficace des ressources de l’État.

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