samedi, avril 4, 2026
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Management: A Tradex, l’ère Simon Paley s’achève sur fond de succès financiers et de polémiques

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La scène se joue dans les coulisses d’une entreprise devenue en 25 ans un acteur incontournable de la distribution des produits pétroliers au Cameroun. Le 10 octobre 2024, le Conseil d’administration de Tradex a pris une décision fracassante : Simon Paley, directeur général (DG) depuis 2019, a été remercié.

En lieu et place, Emmanuel Patrick Mvondo, jusqu’alors directeur général adjoint (DGA), a été désigné pour assurer l’intérim. A l’annonce de cette nouvelle nomination, un sentiment de perplexité a gagné l’esprit des observateurs. Car derrière l’éviction de Paley, salué pour avoir propulsé l’entreprise à des niveaux inédits de rentabilité, se cachent des raisons bien plus sombres.

DES RÉSULTATS SANS PRÉCÉDENT

La gestion de Simon Paley à la tête de Tradex est pourtant loin d’être catastrophique. Arrivé en 2019 après une carrière brillante au sein de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Paley a piloté l’entreprise à travers des vents souvent contraires, pour en tirer des résultats exceptionnels. Sous son leadership, le chiffre d’affaires de Tradex a progressé de 32 %, passant de 291 milliards de FCFA en 2019 à 387,3 milliards en 2023. Mais c’est surtout le résultat net de 14,7 milliards de FCFA, en hausse de 107 % sur cinq ans, qui a marqué les esprits, faisant de 2023 l’année la plus rentable de l’histoire de l’entreprise.

Ces résultats ont été obtenus grâce à des investissements ciblés, notamment 8 milliards de FCFA injectés entre 2019 et 2023 pour moderniser l’entreprise et optimiser ses performances. Pourtant, malgré cette croissance financière incontestable, les dés étaient apparemment déjà jetés pour Simon Paley. Derrière l’argument officiel d’une « perte de confiance », qui figure dans le communiqué annonçant son remplacement, se cachent en réalité deux affaires sensibles qui auraient éclaboussé sa gestion.

LE POIDS DU SCANDALE GLENCORE

Le premier dossier qui pèse dans la balance est lié au scandale international Glencore, qui a éclaboussé plusieurs hauts responsables du secteur pétrolier camerounais. Selon les informations disponibles, des cadres de la SNH et de la Société nationale de raffinage (Sonara) auraient reçu d’importants pots-de-vin de la part du trader anglo-suisse en échange de facilités commerciales.

Si Simon Paley, en tant qu’ancien directeur commercial de la SNH, n’a pas été directement incriminé dans l’affaire, son nom a circulé, notamment en raison de son rôle stratégique dans les négociations des contrats de vente de brut. Mais en l’absence de preuves formelles et de décision judiciaire, ce motif reste, aux yeux de ses partisans, une justification insuffisante pour justifier son départ.

LA ZONE D’OMBRE DE LA TRAD’CARD

 L’autre affaire ayant pesé sur la destinée de Paley est celle de la Trad’Card, un service de paiement électronique mis en place dans les stations Tradex. En 2022, un scandale éclate : la fraude autour de cette carte aurait fait perdre à l’entreprise près de 2 milliards de FCFA. Bien que Paley n’ait pas été personnellement impliqué, Investir au Cameroun révèle qu’un de ses proches collaborateurs, recruté avant son arrivée à Tradex, est soupçonné d’être au cœur de l’escroquerie. Actuellement en fuite, cet employé aurait agi de manière indépendante, selon les défenseurs de Paley, qui jugent cette affaire comme un prétexte opportun pour écarter l’ancien DG, précisent nos confrères.

ERREURS STRATÉGIQUES ?

Au-delà des affaires judiciaires, la gestion interne de Simon Paley a également contribué à son éviction, indique le médai susmentionné. Son style de management, jugé rigide, aurait provoqué un climat social tendu au sein de l’entreprise. La suppression de certains avantages, tels que le « Car plan », un dispositif de dotation de véhicules à prix préférentiel pour les cadres, a suscité la grogne, précise Investir au Cameroun, qui affirment avoir obtenu ces informations de sources au sein de l’entreprise.

En outre, des pratiques, comme l’imposition de documents pour autoriser des pauses, ont également détérioré les relations avec le personnel, entraînant plusieurs départs notables, «dont celui de Jessica Dina, directrice des affaires générales, en 2023», révèle le même journal, qui précise par ailleurs que sur le plan stratégique, l’abandon du projet de rachat des stations-service de Total-Energies en Centrafrique et au Tchad, pourtant validé par le Conseil d’administration, a également été mal perçu. Ce revirement a creusé le fossé entre Paley et certains administrateurs, alimentant les rumeurs de son départ imminent.

UN DÉPART AUX MULTIPLES LECTURES

Dans les couloirs de l’entreprise, des sources contactées par  Investir semblent convaincues que le limogeage de Simon Paley semble revêtir  des enjeux plus profonds. A en croire ces dernières, des tensions existeraient au sein de l’entreprise, notamment autour de la succession à la tête de la SNH, où le nom de Paley avait été évoqué pour remplacer l’indétrônable administrateur directeur général, Adolphe Moudiki, en poste depuis des décennies. Pour ses soutiens, cet enjeu politique et de pouvoir aurait précipité son départ, bien plus que les affaires mentionnées.

EMMANUEL PATRICK MVONDO, UNE NOMINATION STRATÉGIQUE

À la place de Paley, c’est Emmanuel Patrick Mvondo qui a été choisi pour diriger l’entreprise dans cette phase de transition. Âgé d’une quarantaine d’années, cet ingénieur pétrolier de formation cumule plus de 15 ans d’expérience au sein de Tradex, où il a gravi les échelons un à un. Considéré comme un fin connaisseur du secteur, Mvondo est réputé pour sa rigueur et sa capacité à fédérer. Avant d’être nommé directeur général adjoint, il a notamment dirigé la filiale gabonaise de Tradex, où il a mené à bien plusieurs projets stratégiques d’expansion.

Sa nomination intervient dans un contexte marqué par une volonté de l’entreprise d’aborder «une ère de conquêtes nouvelles », comme l’a souligné le communiqué officiel annonçant son arrivée. Pour Mvondo, le défi est de taille : redonner de la sérénité à une entreprise secouée par des scandales tout en capitalisant sur les performances obtenues sous l’ère Paley.

Yaoundé : Au moins trois morts dans la chute d’un conteneur

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L'accident de Mimboman

La ville de Yaoundé s’est réveillée ce 17 octobre 2024 par un accident de la voie publique enregistrée au lieu-dit Mimboman Don Bosco. Un conteneur que transportait un gros porteur, s’est renversé sur deux véhicules sur cette colline, aux environs de 6h30. « Quand le camion montait, ses freins l’ont lâché, on a vu comment il rentrait ; il a basculait et le conteneur est tombé sur deux taxis. Nous avons pu sauver deux personnes», rapporte un témoin. « On montait comme ça, arrivé à Don Bosco, on a vu comment le camion qui était devant a commencé à reculer ; il a sort la main par la fenêtre pour alerter les autres véhicules et les gens qui sont autour, signalant se ne plus avancer, de reculer. Quand j’ai vu ça j’ai braqué, je suis monté sur le terre-plein, j’ai entendu les bruits et quand je me suis garée, j’ai vu qu’il avait déjà écrasé un taxi », ajoute une dame.

Les sources concordantes parlent de deux véhicules écrasés. Sur le carreau, trois morts, et dix blessés. Ces derniers ont été transportés au centre médical des Sapeurs-pompiers du quartier Mimboman. L’on signale des cas graves parmi. Sur le terrain, les forces de maintien de l’ordre se sont activées à rétablir la circulation sur cet axe très prisé du 4ème arrondissement de la ville de Yaoundé.

Cameroun: le taux d’accès à l’électricité atteint 71% à fin 2022

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Eneo dit avoir contribué à ce chiffre en hausse de 5 points par le renforcement de ses investissements dans le réseau de production et de distribution de l’énergie électrique sur l’ensemble du pays.

Selon les  données publiées par la Banque mondiale,  le taux d’accès à l’électricité au Cameroun a augmenté de 5 points entre 2021 et 2022. Il se situe exactement à 71% à fin 2022 contre 66% un an plus tôt. « Cette augmentation de 5 points par rapport à l’année précédente marque une avancée significative, alors que les évolutions annuelles antérieures se situaient généralement autour de 1,5 points au plus », commente Eneo, le distributeur de l’énergie électrique au Cameroun.

Pour cette entreprise, ce progrès  est le fruit des investissements « massifs » réalisés ces dernières années grâce à la mobilisation de 100 milliards de francs CFA  en 2020  auprès des banques locales. Ces ressources ont permis  à l’entreprise d’augmenter son enveloppe dédiée à l’investissement dont le montant ne dépassait pas 30 milliards de francs CFA par an.

 Ainsi, en 2021, ce sont 53 milliards de francs CFA qui ont été investis. Puis ,73 milliards de francs CFA en 2022.  Il a notamment été question de renforcer les infrastructures de production mais aussi des réseaux de distribution existants ainsi que l’extension des réseaux de distribution.  Dans le détail,  ce sont 540 km de nouvelles lignes construites en 2021, contre 150 km de moyenne annuelle auparavant. Ce qui a permis   d’avoir 221 000 nouveaux raccordements en 2021 et 195 000 en 2022. « une performance record », selon Eneo.

Divers programmes ont aussi contribué à faire grimper le taux d’accès à l’électricité au Cameroun.  Il s’agit par exemple  de la campagne « Une maison, un compteur » ou encore du projet d’Electrification Rurale  et d’Accès à l’électricité dans des Régions sous servies du Cameroun (PERACE).  Ce projet porté par le gouvernement et la banque mondiale   implémenté dans des  zones rurales du Cameroun a déjà permis de connecter 163 000 foyers au réseau électrique.

L’objectif du gouvernement en matière d’électricité est  d’atteindre  un  taux de 100% d’accès d’ici dix ans.

12, 8 milliards de FCFA pour soutenir le secteur privé

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Les fonds mobilisés par le gouvernement, la banque arabe et le PNUD sont destinés à financer  les TPE, PME et start-up par des lignes de crédit à des taux préférentiels et des appuis à leur compétitivité.

Un projet est en cours au Cameroun pour renforcer la résilience des entreprises face au choc lié à la Covid 19. Dans un contexte où peu d’entre elles parviennent à se relever, surtout avec la crise ukrainienne qui a aggravé la situation, le gouvernement et ses partenaires lancent l’Opération de Soutien au Secteur Privé Camerounais (OSSP-Cmr).

Le projet est  implémenté  dans les régions du Littoral, du Centre, de l’Ouest et dans  les zones économiquement sinistrées (Nord-Ouest, Sud-Ouest, Extrême-Nord).  Il est question d’offrir des services financiers pour soutenir les TPE et PME.  Ceci à travers   d’une part, un mécanisme d’octroi des lignes de crédit à taux bonifié par les banques aux PME , et d’autre part, un mécanisme d’octroi des lignes de crédit à taux bonifié par les établissements de micro finance aux très petites entreprises (TPE).  Des subventions aux start ups et entreprises innovantes portées par les femmes et jeunes sont aussi prévues.

Concrètement, un montant de 12,9 milliards de FCFA  a été mobilisé auprès de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) avec le concours du gouvernement et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).   Grâce à  un dispositif de proximité dans les 6 régions de mise en œuvre,  les entreprises pourront bénéficier d’un dispositif d’appui à leur productivité à travers entre autres le coaching,   la formation, l’octroi des équipements et intrants,  l’appui à la normalisation et à la certification etc.

Il y a aussi des lignes de crédit et subventions avec un plafond de 50 millions pour les PME. Pour en bénéficier, le promoteur de la PME devra mobiliser une contribution de 15% et 85% par le projet.  Les lignes de crédit dans les micro finances pour les TPE sont plafonnées à 3 millions de FCFA. Pour les start-up et entreprises innovantes,  le plafond  est  fixé à 9 millions de FCFA. Les entreprises promues par les femmes et les jeunes auront 90%  de fonds  du  projet et 10% par les promoteurs.
Le projet est déjà opérationnel, apprend-on. Car,  la durée de mise en

Œuvre est de 03 ans.  En principe de 2023 à 2025.   Sur l’échéancier, le coordonnateur du projet explique. «  Le projet  est co-financé par le gouvernement camerounais, la Badea et le PNUD. Si les ressources ont été rendues disponibles à fin  2022 début 2023, c’est à raison  de la délocalisation du siège de la Badea de Khartoum vers le Caire en  Égypte.  C’est un projet de 3 ans qui est déjà expérimenté », déclare Isaac Tamba, coordonnateur du projet.

Les secteurs d’activité concernés sont l’agriculture, l’élevage ; la pêche ; l’agroalimentaire ; le bois et le numérique (TIC).

Réaction

Isaac TAMBA,  coordonnateur du projet

 « Nous  voulons  renforcer la résilience  des entreprises pour  créer davantage de richesses »

« Le problème qui a justifié l’opportunité de ce projet  c’est la crise sanitaire. On s’est rendu compte sur la base d’une enquête menée par le ministère de l’économie en 2020, que les entreprises notamment les PME ont été durement impactées par cette crise. Une des réponses a été d’apporter une solution. Le  projet OSSP Cmr est un projet de renforcement de la résilience des entreprises,  pour améliorer  leur compétitivité et booster leur productivité.  Dans le cadre de ce projet, notre attention est essentiellement portée  sur les très petites, les petites  entreprises,  les start up et les entreprises innovantes du domaine du numérique  par ce que premièrement, ce sont les entreprises qui sont les plus impactées. Deuxièmement, ce sont les entreprises qui sont plus agiles, plus flexibles qui contribuent plus que les grandes à générer des gains de productivité. Ce sont aussi les entreprises de cette taille qui sont plus audacieuses et plus réceptives au changement. Donc nous voulons  renforcer leur résilience améliorer leur productivité et leur compétitivité  afin qu’elles puissent contribuer davantage à la création de richesses au Cameroun »

Transport aérien: Air France veut desservir le Cameroun avec des Airbus ultra-modernes

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 Depuis au moins deux mois, Air France procède discrètement à la modernisation d’une partie de sa flotte. Des avions de la marque Airbus A330-200 qui font partie de la flotte de la compagnie aérienne française depuis au moins 10 ans sont progressivement mis à l’écart des opérations de vol. Ainsi, entre le 26 août et le 30 septembre 2024, quatre avions de la marque suscitée ont rejoint le domaine de 30 ha que possède Tarmac Aerosave (une entreprise spécialisée dans le stockage d’avions avec maintien en condition opérationnelle, la maintenance légère et lourde, le démantèlement et le recyclage d’avions de ligne arrivés à la fin de leur vie économique, à l’aéroport de Tarbes-lourdes, Hautes-Pyrénées). Ils seront remplacés par des Airbus A350-900 flambants neufs que Air France a commandés auprès de Airbus.

Selon nos confrères du Journal Aviation, Air France a déjà reçu 35 exemplaires sur les 41 qu’il a commandés. Actuellement, Air France compte encore 15 Airbus Airbus A330-200 dans sa flotte. Ils desservent des destinations telles que Abuja (Nigeria), Bangalore (Inde), Douala (Cameroun), Libreville (Gabon), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée Equatoriale), N’Djamena (Tchad), Pointe-Noire (Congo), Saint-Martin et Yaoundé (Cameroun). A en croire nos confrères évoqués supra, «Tous seront ainsi progressivement remplacés par les nouveaux A350-900 livrés à Air France».

YAOUNDÉ UNE DESTINATION PRIORITAIRE

Le Cameroun semble une destination prioritaire pour Air France. En mai dernier, la compagnie française a annoncé l’arrivée d’un nouveau Boeing 787 dans sa flotte pour desservir Yaoundé, marquant ainsi un renforcement de sa présence sur le marché aérien camerounais. Cette décision, annoncée par Anne-Marie Couderc, Présidente du Conseil d’administration d’Air France-KLM, fait partie d’une stratégie ambitieuse pour développer les opérations de la compagnie dans la région. «Nous souhaitons véritablement mettre les bases d’une vraie collaboration pour les mois et années à venir, avec des ambitions fortes pour le secteur aérien», a déclaré Couderc lors d’une rencontre avec le ministre camerounais des Transports le 16 mai dernier à Yaoundé.

Ce nouveau Boeing 787-9, un modèle de dernière génération, offrira aux passagers un confort accru grâce à une cabine plus spacieuse et un système de divertissement modernisé. L’ajout de cet appareil portera à trois le nombre d’avions d’Air France dédiés aux liaisons entre la France et le Cameroun, un renfort significatif sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Cependant, la rencontre a également été l’occasion de souligner plusieurs défis auxquels fait face la compagnie, notamment les retards fréquents, le coût élevé des billets et la qualité de service. Consciente de ces critiques, Anne-Marie Couderc a promis des améliorations pour répondre aux attentes des passagers camerounais.

Camtel, MTN et Orange : 185 milliards FCFA investis pour moderniser les infrastructures, mais les abonnés attendent plus

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Les investissements dans le secteur des télécommunications au Cameroun continuent de croître de manière significative. Lors de la récente visite de travail du ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, effectuée du 10 au 11 octobre dernier à Douala et Yaoundé, les mesures nécessaires pour redynamiser le secteur des communications électroniques ont été discutées. Pendant cette visite, MTN, Orange et Camtel, les principaux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun, ont fait le point sur leurs engagements financiers pour renforcer et moderniser leurs infrastructures. Les trois entreprises ont investi un total de 185 milliards de FCFA en 2023 pour améliorer la connectivité au Cameroun.

 Selon les données présentées par le ministère, Orange Cameroon a investi 38 milliards de FCFA en 2023 pour la modernisation de ses infrastructures, l’expansion de la couverture 4G dans les zones rurales et urbaines, et l’amélioration de l’expérience client, notamment en termes de connectivité Internet et de stabilité des appels. MTN Cameroon, de son côté, a alloué 30 milliards de FCFA à l’amélioration de son réseau. Ces investissements visaient principalement à augmenter la couverture réseau, à renforcer la qualité des services offerts, et à répondre aux exigences des abonnés, qui critiquent souvent les perturbations fréquentes du réseau et les pannes de grande envergure. Pour sa part, Cameroon Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, a investi 117 milliards de FCFA en 2023. Ce montant, nettement supérieur à celui de ses concurrents, reflète les efforts de l’entreprise pour moderniser son réseau de fibre optique et faire face aux nombreux défis, notamment les dégradations causées par des actes de vandalisme et des travaux publics. Pour 2024, Camtel prévoit de poursuivre cette dynamique avec un investissement de 109,5 milliards de FCFA.

L’objectif principal de ces fonds est d’améliorer la qualité des services fournis et de renforcer les infrastructures nécessaires à la digitalisation du pays. Ces investissements massifs témoignent de la volonté des opérateurs télécoms d’améliorer les services de communication au Cameroun, en réponse aux nombreuses plaintes des usagers concernant les coupures de réseau et la dégradation de la qualité des services. Cependant, les défis restent nombreux, et les attentes des consommateurs, des entreprises et des institutions demeurent élevées, notamment après les pannes de grande envergure survenues ces dernières années. « Pour certains opérateurs, la réalisation des investissements ne correspond pas à la gravité des besoins sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’amélioration du réseau 2G (voix) et du dispositif de protection des consommateurs », a constaté Minette Libom Li Likeng.

Affaire Glencore : lenteurs judiciaires entre Londres et Yaoundé

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Le mercredi 9 octobre 2024, la Southwark Crown Court de Londres, à travers une audience de mise en état, a tracé les grandes lignes du futur procès de la multinationale Glencore. Ce procès, dont les faits portent sur la corruption d’agents étrangers, se déroulera en juin 2027. Lors de cette audience, les avocats des différentes parties ont convenu des dates clés, notamment celles des échanges de preuves et des audiences préliminaires.

Ce report renforce l’attente, tant pour les observateurs internationaux que pour les institutions directement concernées, dont la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun. Face à cette actualité, la SNH, par la voix de son Administrateur Directeur Général, Adolphe Moudiki, a rappelé son impatience quant à l’avancement des procédures nationales. Depuis le 6 novembre 2023, la SNH a officiellement déposé une plainte devant le Tribunal Criminel Spécial (TCS), afin de faire la lumière sur les acteurs camerounais impliqués dans les pratiques de corruption reconnues par Glencore.

Malgré la condamnation de l’entreprise anglo-suisse en novembre 2022 par le même tribunal londonien, les autorités judiciaires camerounaises n’ont toujours pas enclenché d’auditions substantielles. Pour Adolphe Moudiki, cette attente est d’autant plus incompréhensible que les faits sont avérés à l’échelle internationale. L’entreprise camerounaise garde néanmoins espoir que l’issue des procédures britanniques favorisera une accélération des enquêtes sur le sol national.

 UNE ENQUÊTE NATIONALE À PAS DE TORTUE

Dans le même temps, l’enquête ouverte par la Commission nationale anti-corruption (Conac) s’enlise. En juin 2024, la Conac avait annoncé l’ouverture d’investigations à la suite d’une saisine officielle de l’avocat Akere Muna. Depuis, très peu d’informations ont filtré sur les avancées de cette enquête qui, d’après le président de l’institution, Dieudonné Massi Gams, est «délicate et complexe, mêlant des aspects nationaux et internationaux ».

Face aux interrogations de l’opinion publique sur cette lenteur, Massi Gams a répondu en invoquant la prudence que requièrent la collecte et la vérification des informations. «Nous ne pouvons pas publier les résultats tant que nous n’avons pas bouclé l’enquête », a-t-il déclaré, en précisant que plusieurs acteurs avaient été sollicités pour fournir des éléments supplémentaires.

Toutefois, les informations cruciales pour l’aboutissement de l’enquête tardent à arriver, ce qui laisse planer le doute quant à la réelle volonté de faire toute la lumière sur l’implication des officiels camerounais dans cette affaire. Massi Gams, tout en se défendant des accusations d’immobilisme, a réaffirmé que la Conac était disposée à recevoir toute contribution extérieure pour accélérer le processus.

DES RÉVÉLATIONS ATTENDUES

Si les enquêtes ouvertes par les instances censées faire la lumière sur cette scabreuse affaire de corruption piétinent, c’est surtout le spectre de l’impunité qui préoccupe la société civile camerounaise. Le vaste scandale de corruption révélé en 2022, dans lequel des pots-devin ont été distribués par Glencore à des responsables de plusieurs pays, dont le Cameroun, a terni l’image du pays.

Des voix comme celle du bâtonnier Akere Muna, se sont levées pour dénoncer une justice à deux vitesses, où les acteurs locaux semblent bénéficier d’une protection tacite, malgré les engagements répétés de la SNH à ce que justice soit faite. Pour beaucoup, le retard accumulé par les autorités camerounaises dans cette affaire risque d’entacher encore plus la crédibilité du pays sur la scène internationale.

En attendant, la SNH continue de marteler sa volonté de voir tous les coupables, qu’ils soient nationaux ou étrangers, répondre de leurs actes devant la justice. « Nous espérons que les complices camerounais de Glencore seront rapidement identifiés et jugés, conformément aux dispositions pertinentes du Code Pénal camerounais », a insisté Adolphe Moudiki dans son récent communiqué. Une manière de rappeler que l’affaire Glencore est bien plus qu’un simple scandale international ; elle est également un enjeu de souveraineté et de justice pour le Cameroun.

Des pannes à répétition aux mesures de correction, les télécoms sur le fil raide

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Le secteur des télécommunications a connu ces dernières années de véritables montagnes russes, entre avancées technologiques et, surtout, la défaillance de l’offre de services de communication au Cameroun. Le point culminant de ces perturbations a été atteint en mars 2024 avec une panne majeure due à la rupture de connectivité sur trois câbles sous-marins à fibre optique essentiels : Sat3, WACS et Main One. Ces câbles assurent une grande partie de la connectivité internationale du Cameroun, permettant l’accès aux autoroutes mondiales de l’information et des communications électroniques. Leurs défaillances ont considérablement ralenti, voire interrompu, les services Internet au Cameroun et dans plusieurs autres pays de la sous-région Afrique centrale. Les conséquences de cette panne se sont fait sentir au-delà des utilisateurs individuels. Les entreprises, banques et autres institutions fortement dépendantes des services en ligne ont vu leurs activités impactées, engendrant des pertes financières considérables.

Bien que la défaillance se soit progressivement résorbée, elle s’est une fois de plus accentuée il y a quelques semaines sur l’ensemble du territoire national. En parallèle à ces difficultés techniques, les opérateurs de télécommunications du Cameroun, notamment les géants MTN, Orange et Camtel, font face à une vague de critiques. Les plaintes concernant la qualité des services ne cessent d’augmenter. De nombreux utilisateurs dénoncent des coupures fréquentes, des baisses de débit Internet, ainsi que des réseaux instables pour les appels. Philémon Zo’o Zame, directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), dans un communiqué publié le 11 septembre dernier, a indiqué à l’opinion publique que la dégradation continue du réseau national de fibre optique figure parmi les principales causes de la détérioration récente de la qualité des services mobiles. Après l’audit du réseau de fibre optique, mené par l’ART sur instruction du gouvernement, le DG a constaté de nombreuses ruptures de câbles à fibre optique sur certains segments du réseau national.

 Dans un communiqué publié le 23 septembre 2023, MTN Cameroon, la filiale locale du géant sud-africain, dénonçait la dégradation de la qualité de son réseau, suite aux perturbations des services Internet et de téléphonie mobile observées : « Nous sommes confrontés à une double coupure de fibre optique sur les tronçons Touboro-Madingri et Wanbanda-Ngouna, ce qui risque de perturber l’expérience des utilisateurs dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua, avec des interruptions d’appels et une baisse de la vitesse Internet », précise MTN Cameroon. Selon cette entreprise, « le nombre de coupures de fibre a augmenté de plus de 40 % par rapport à la situation de l’année dernière, qui était déjà assez préoccupante ». En tant qu’opérateur historique chargé de fournir l’accès à la fibre optique aux autres acteurs du marché, Camtel rappelle son engagement à offrir des services de qualité. Néanmoins, il met en avant les défis posés par les dégradations de son réseau, notamment dues à des actes de vandalisme et à des incidents liés aux travaux publics, couplés à la demande croissante en services numériques, qui mettent à rude épreuve le réseau de fibre optique.

Les plaintes des abonnés envers les opérateurs mobiles sont monnaie courante au pays. En avril 2023, une campagne de boycott des opérateurs mobiles intitulée « Mode Avion » avait été lancée au Cameroun pour dénoncer, entre autres, des tarifs exorbitants et des services de mauvaise qualité. Cette initiative citoyenne visait à faire pression sur ces entreprises afin de les pousser à améliorer leurs prestations et à revoir leurs tarifs. En réponse à cette grogne, cinq mesures avaient été prises par le ministre des Postes et Télécommunications et les opérateurs de téléphonie, parmi lesquelles : la mise en place d’un outil comparatif des tarifs des offres, de la couverture et de la performance du réseau pour chaque opérateur, ainsi que la modernisation, la promotion et la vulgarisation des procédures de réclamation et des plaintes des usagers.

Télécommunications: les opérateurs rassurent le gouvernement

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Orange et MTN ont dit leurs volontés à garantir la qulité de services, au cours d’une visite de la ministre Minette Libom li Likeng à Douala .

Après l’Agence de Régulation des Télécommunications, la ministre de tutelle s’est elle aussi rendue à Douala. Minette Libom li Likeng,  a  conduit une délégation du ministère des Postes et Télécommunications auprès des opérateurs privés installés à Douala. Sa visite qui a commencé par MTN Cameroun a été meublée par des séances de travail mais aussi des descentes dans les sites d’opérations techniques afin d’évaluer l’état des infrastructures.

 En effet, cette visite intervient  dans un contexte où on observe une dégradation des services, notamment sur le réseau mobile. Les consommateurs sont aux abois. Une situation qui arrive un an après le mouvement baptisé « mode avion », un boycott organisé par les abonnés. Le ministre avait alors effectué le même exercice en venant rencontrer les opérateurs à Douala en mai 2023. Ceci, après une concertation sectorielle fin avril 2023 à Yaoundé. Cette concertation avait débouché sur 5 mesures immédiates prescrites par le gouvernement pour garantir la qualité de la fourniture du service aux abonnés, ainsi que d’autres mesures à long terme. Cette  nouvelle visite de la ministre  avait  donc pour objectif d’évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements pris par les opérateurs l’année dernière et plus globalement, le respect de leurs cahiers de charge.

MTN et Orange s’étaient notamment engagés à investir chacun 30 milliards de FCFA en 2023 pour renforcer leurs réseaux.  Dans les locaux d’Orange Cameroun à Makèpè ou à Akwa pour MTN Cameroun, la ministre a été édifiée sur les investissements faits et les défis du secteur.  Le Directeur Général d’Orange Cameroun,  Patrick Benon,a déclaré que cette visite contribue au dialogue bipartite public/privé et permet d’éclairer certaines incompréhensions. « Pour Orange Cameroun, il est capital de rencontrer les parties prenantes et notamment la tutelle à fréquence régulière, pour recueillir son point de vue et ses attentes, identifier et lever les points bloquants et obtenir son soutien afin d’améliorer l’expérience des usagers. C’est avec beaucoup d’intérêt que nous avons abordé ensemble plusieurs questions ayant trait notamment aux services, au fonctionnement technique et à la qualité des réseaux », a-t-il indiqué.
Orange Cameroun autant que MTN Cameroun aussi représentée par son DG Mitwa Ng’ambi, ont dressé des propositions de mesures à prendre par la tutelle pour faire face aux défis liés à leur secteur d’activités. La ministre était attendue à Yaoundé le lendemain pour le même exercice à la Cameroon Télécommunications (Camtel), opérateur public. Il faut dire que lors de la tournée du régulateur, les opérateurs privés avaient indexé Camtelqui assure la gestion de la fibre optique et Eneo Cameroon pour les questions d’énergie.

Réaction

 Minette LIBOM LI LIKENG, ministre des Postes et Télécommunications

 « La qualité de l’expérience du consommateur nous préoccupe »

 « A la suite de la descente que le régulateur a fait ici à Douala et à la suite des instructions qu’on lui a données, il s’est avéré nécessaire pour nous en raison de la sensibilité du problème que nous effectuons cette visite pour toucher du doigt et vérifier les efforts qui ont été engagés par les opérateurs de téléphonie mobile. Des efforts pour respecter les engagements qu’ils avaient eux-mêmes pris lors des concertations antérieures pour offrir une qualité de service satisfaisante aux abonnés de notre système de télécommunications. Notre démarche est la preuve que la qualité du service et la qualité d’expérience du consommateur, la protection du consommateur sont les préoccupations de la plus haute autorité et du gouvernement tout entier qui veille à protéger les consommateurs. Nous avons discuté avec eux. Nous avons visité les infrastructures techniques. Nous avons fait des observations. »

L’urgence d’une feuille de route stratégique pour soutenir les PME

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C’est l’une des recommandations majeures du forum des PME organisé le 11 octobre dernier par le patronat camerounais qui propose également une synergie  des actions gouvernementales en faveur de cette catégorie d’entreprises.

Selon le Gecam, en 2024, les principaux freins au développement des PME camerounaises sont  entre autres  la fiscalité,  le financement, les procédures administratives. Pour répondre à ces principales problématiques, les acteurs estiment qu’il faut mettre les efforts en commun. Car, les actions gouvernementales jusqu’ici sont nombreuses mais dispersées. relève le président du Gecam, « Beaucoup de choses sont faites pour accompagner les PME. En dehors du ministère des PME, vous avez le ministère de l’agriculture, du commerce,  de la Jeunesse, de l’Elevage etc. On peut encore citer des  initiatives des organisations internationales», note le président Célestin Tawamba.

 Pour une meilleure efficacité des divers programmes gouvernementaux, les opérateurs économiques  proposent une des synergies gouvernementales sur les questions cruciales pour les PME. Ces synergies devraient être orientées vers des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, le numérique et les énergies renouvelables. Elles permettraient alors de  poser des actions ayant réellement des impacts sur les PME,  grâce notamment à une fiscalité incitative. C’est l’une des propositions formulées à l’issue du forum de la PME qui s’est tenu le 11 octobre dernier à Douala sous la conduite du ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Une autre recommandation majeure de ce forum est que le gouvernement élabore une feuille de route stratégique pour les PME. Cette feuille de route devrait comporter une planification  des actions à mener et les résultats escomptés. Elle doit porter sur des secteurs stratégiques  avec un soutien pour les 5 prochaines années.  

Pour les PME, les pouvoirs publics doivent anticiper le développement des secteurs clés comme la santé, l’éducation,  l’industrie numérique et le transport.  Il serait alors question d’accompagner les acteurs majeurs dans ces secteurs  par exemple sous forme de commande publique, d’allègement de coût de douanes et de charges fiscales.

L’objectif de cette première édition du forum des PME  est de mettre à disposition des PME, les informations sur les initiatives gouvernementales en faveur des PME afin de faciliter  l’amélioration du financement, de l’investissement, de la protection et de la commercialisation.  

« Il y a un ensemble de programmes qui sont mis en place pour soutenir les PME mais la méconnaissance persiste. Parfois elles ne sont pas assez renseignées sur les dispositifs existants. Je voudrais donc féliciter le Gecam d’avoir fait le pari autour de la thématique relative aux synergies  par ce que c’est ce dont nous avons le plus besoin pour voir ensemble comment faire converger nos efforts  pour être au chevet des PME », reconnaît Achille Bassilekin III, ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat.

Selon  les données Minpmeesa,  393.166  PME ont été recensées au Cameroun en 2023 dont près de 20 000 créées cette même année. Représentant plus de 90% du tissu économique, elles ont généré près de 137.847 nouveaux emplois, dans les domaines de l’agriculture, la pêche, les mines, le commerce, les services.

Réactions

Achille Basilekin III, ministre des PME

 « Nous comptons sur les PME  pour porter la  valeur ajoutée manufacturière à 36% »

«   Notre pays est engagé dans un vaste et ambitieux chantier de structuration de notre économie.  La mission étant de porter sur la période 2020-20230, porter la  valeur ajoutée manufacturière à 36%. Certes  nous sommes encore loin de cette cible, mais nous allons y parvenir avec l’appui du secteur privé. Il y a nécessité d’intensifier les échanges avec le patronat, les promoteurs de PME et les institutions notamment les ministères, les partenaires au développement.  Aujourd’hui, le verre est à moitié plein lorsqu’il s’agit de soutenir cet élan  en faveur de la PME. 3 chiffres sont, de mon point de vue, porteurs  d’espoir.  Le premier est la prépondérance avec plus de 90% de PME dans notre tissu économique.  Le second repère à garder c’est que les PME représentent les 3/4 des emplois  dits décents et  formels.  Le troisième repère c’est le fait que nous avons une contribution de l’ordre de 36% au PIB. Or, il  est établi que rarement les PME ont contribué à plus de 20% du PIB dans un pays. Enfin, lorsque l’on se penche sur les chiffres du commerce extérieur, on rend compte que la proportion de production des PME  en biens et en services s’accroît  considérablement année après année.  » 

Célestin  TAWAMBA, président du Gécam

 « Les efforts restent marginaux pour soutenir les PME »

 «  Il y a un certain nombre de programmes qui sont mis en œuvre ici et là mais à la fin,  on est perdus. Même les PME ne comprennent pas. Les problèmes de financement demeurent. Elles continuent d’avoir les mêmes problèmes. La concurrence, les infrastructures,  l’énergie, la fiscalité, l’accès au marché. On n’a pas l’impression que les choses s’améliorent malgré tout ce qui est fait. Les efforts restent marginaux.  Sur la fiscalité, quand on dit qu’on a réduit la TVA sur les  équipements au niveau de l’agriculture, on oublie de dire que ces personnes ont des problèmes pour accéder à leurs  sites de production et que malgré tout ce qui est fait ça ne marche toujours pas. On vous dit qu’on a baissé les taux au niveau des banques pour donner le crédit mais les banques ne sont pas intéressées pour financer les PME parce qu’il y a trop de risques.  Ce que fait le gouvernement est peu par rapport aux enjeux et du rôle que jouent les PME. Ce sont les PME qui créent des emplois et ce sont elles qui ont le plus de problème. Nous espérons qu’après avoir diagnostiqué, que viendra le temps des actions et des résultats. Et que l’année prochaine quand nous allons nous retrouver, qu’ il y ait quelques PME qui disent être allées à tel guichet. »   

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