samedi, avril 4, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 142

Yaoundé: Paul Biya est rentré

0

Ça y est! Paul Biya est de retour à Yaoundé ce 21 octobre 2024. L’avion ayant à son bord le président de la République du Cameroun a atterri à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen aux environs de 17h. Paul Biya a échangé une dizaine de minutes avec Ferdinand Ngoh Ngoh le secrétaire général de la présidence de la République, avant de regagner son véhicule, en compagnie de son épouse, direction du palais présidentiel.

Tant à l’aéroport que sur l’axe qui mène à Étoudi, une foule s’est massée pour accueillir son guide qu’il n’a pas vu depuis plus d’un mois. Mais seuls les téléspectateurs ont pu voir l’homme que beaucoup attendaient de voir, pour sa forme physique. L’homme n’a qu’agité sa main quelques minutes une fois sur son chemin. L’on se contentera des images servies par par télévision nationale qui a tenu à accompagner le couple présidentiel dans un live qui a connu d’énormes soucis techniques.

Attendu, Paul Biya n’a adressé aucun mot ni à la foule ni aux Camerounais qui sont restés nombreux scotchés devant leurs téléviseurs. Malgré toutes les rumeurs qui ont circulé dans les réseaux sur sa santé, et même le pire qui a été annoncé. En 2004, pareil contexte s’était présenté, toujours en octobre. Paul Biya avait lancé un coup de gueule resté célèbre :  »Le fantôme vous parle », avait-il ironisé. Avant de lancer : « À ceux qui s’intéressent à mes funérailles, je leur donne rendez-vous dans une vingtaine d’années ». Cette année en est la 20ème et certains esprits y ont vu une coïncidence avec le coup de gueule prémonitoire de l’homme du Renouveau. Il n’en a rien été. Paul Biya est revenu vivant, mais ne s’est pas risqué à un autre coup de gueule.

Le chef de l’État a quitté Yaoundé le 3 septembre 2024, pour le sommet Chine-Afrique qui s’est tenu du 4 au 6 septembre dernier. Depuis la fin de ce sommet, l’homme qui préside aux destinées des Camerounais n’a plus donné signe de vie, malgré les nouvelles alarmantes livrées par les réseaux sociaux sur son sujet. Le gouvernement s’est contenté d’indiquer que Paul Biya se trouve en Europe. Le cabinet civil a précisé qu’il se trouvait à Genève pour un  »bref séjour ». Alors que le décompte en était à 45 jours hors du territoire national, et sans nouvelles. Tout est désormais revenu à la normale. Paul Biya est au pays.

Dalami Abdoulmoumini : President du parti politique UNDC appelle les camerounais à faire prévaloir la paix

0

Le Président de l’UNDC exhorte les Camerounais à rejeter les vices tels que la guerre et le tribalisme.«Il est essentiel de suivre cet appel à l’unité et à la paix pour que le Cameroun reste un pays prospère et harmonieux. Les valeurs de cordialité et de convivialité sont essentielles pour bâtir une nation forte et solide. Il est important de se rappeler que le Cameroun est un pays riche en diversité et en ressources, et qu’il est essentiel de les préserver pour les générations futures» affirme Danlami Abdoulmoumini

En tant que citoyens camerounais, «il est de notre responsabilité de promouvoir la paix, l’unité et la cohésion nationale Nous devons rejeter les vices tels que la guerre et le tribalisme et embrasser les valeurs de cordialité et de convivialité. Nous devons travailler ensemble pour bâtir un avenir meilleur pour tous les Camerounais.
Il est important de se rappeler que la constitution camerounaise est le fondement de notre démocratie et de notre état de droit. Il est essentiel de la respecter et de la défendre pour que le pays reste stable et prospère. Nous devons tous nous engager à promouvoir la paix, l’unité et la cohésion nationale pour que le Cameroun reste un pays fier et prospère», ajoute-t-il

A en croire cet homme politique «il s’agit un appel à l’unité, à la paix et à la cohésion nationale. Il est essentiel de suivre cet appel pour que le pays reste un bien commun et prospère pour tous les Camerounais.»,a-t-il ajouté.

Performance: Camtel réalise un bénéfice net de 11,2 milliards de FCFA en 2023

0

La Cameroon Telecommunications (CAMTEL) a clos l’exercice 2023 sur une note plus que positive. Le bilan financier, validé le 30 septembre 2024 lors de son Assemblée générale, révèle un bénéfice net de 11,2 milliards FCFA, marquant une croissance de 21,7 % par rapport à l’exercice 2022 où le bénéfice net était de 9,2 milliards FCFA. Cette hausse de 2 milliards FCFA traduit une dynamique de croissance amorcée depuis plusieurs années, grâce à l’augmentation continue du chiffre d’affaires.

En effet, cet indicateur a connu une augmentation ininterrompue, passant de 108,8 milliards FCFA en 2018 à 207,4 milliards FCFA en 2023, soit une hausse de 90,6 % sur cinq ans. Entre 2022 et 2023, cette progression est de 12,6 %, avec un chiffre d’affaires qui est passé de 184,2 milliards FCFA à 207,4 milliards FCFA.

RÉPARTITION DES RÉSULTATS

 Pour la première fois depuis sa création, Camtel versera un dividende à son unique actionnaire, l’État du Cameroun, d’un montant de 4,65 milliards FCFA. Ce partage des profits, rendu possible par la hausse du résultat net, inclut également une dotation de 1,16 milliard FCFA à la réserve légale, et un report à nouveau de 5,82 milliards FCFA. Ces chiffres témoignent de la solidité financière que Camtel a réussi à acquérir, malgré un environnement économique difficile et des défis structurels internes.

DES DÉFIS MAJEURS À SURMONTER

 Malgré ces résultats encourageants, Camtel demeure sur la pente raide. En 2022, la défunte Commission technique de réhabilitation l’a même classé dans la liste des sociétés publiques à risque. Cette classification est due à plusieurs facteurs préoccupants. D’une part, Camtel affiche une dette colossale de 648 milliards FCFA hors provision au 31 décembre 2022, en hausse de 8,56 % par rapport à l’année précédente.

 D’autre part, l’entreprise fait face à une gestion qualifiée de «budgétivore», avec une masse salariale particulièrement élevée. En 2022, sur ses 3 996 employés, 170 étaient directement rattachés à la direction générale, entraînant des charges salariales qui ont atteint 34,7 milliards FCFA, soit plus de 33 % de la valeur ajoutée de l’entreprise.

QUALITÉ DU RÉSEAU

Récemment Camtel a été cloué au pilori par les deux autres principaux opérateurs de téléphonie évoluant sur le marché camerounais. Ils lui reprochaient la maintenance approximative de la fibre optique, dont la gestion lui incombe exclusivement, et qui aurait des conséquences sur la qualité et la fiabilité du réseau. Cette défaillance a été confirmée par le régulateur après la visite d’inspection des installations des opérateurs.

Toutefois, Camtel qui indique avoir investi 117 milliards de FCFA en 2023 dans l’expansion et l’amélioration de son réseau, n’est pas l’unique coupable. Le gouvernement qui a donné deux mois aux différents opérateurs pour rectifier le tir, cite également les coupures d’électricité et bien d’autres facteurs

Recettes pétrolières : La SNH a versé 265,3 milliards de FCFA à l’Etat au premier semestre 2024

0

La période allant du 1er janvier au 30 juin 2024 a été marquée par une relative stabilité de la production nationale de pétrole et de gaz au Cameroun. En termes de production de pétrole brut, les chiffres révèlent un volume de 11,104 millions de barils (mb), un résultat comparable à celui des périodes précédentes. Cependant, malgré cette constance sur le plan de la production, les recettes générées par la vente des hydrocarbures ont enregistré une baisse significative.

UNE STABILITÉ TROMPEUSE

Entre janvier et juin 2024, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), chargée de la gestion des ventes des hydrocarbures pour le compte de l’État, a commercialisé 6,131 millions de barils de pétrole brut. En comparaison avec la période similaire en 2023, où le volume de brut vendu s’élevait à 7,071 millions de barils, la légère baisse des volumes s’accompagne d’une chute plus prononcée des revenus.

En effet, l’année dernière, les ventes de pétrole brut avaient permis à l’État de collecter 351,26 milliards FCFA, contre seulement 265,316 milliards FCFA pour le premier semestre 2024, soit une diminution de 85,944 milliards FCFA en valeur absolue, correspondant à une baisse de 24,47 % en valeur relative.

PERFORMANCES DU GAZ NATUREL ET DU GNL

En parallèle, la production nationale de gaz naturel a atteint 42 491,63 millions de pieds cubes standards (scf), une quantité substantielle, dont une part significative a été destinée à la génération d’électricité via la centrale thermique de Kribi. En effet, 5,238 milliards de scf ont été vendus à cette centrale.

Le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) a également contribué aux exportations. Entre janvier et juin 2024, la SNH a exporté un volume de 8 512 243 millions de BTU (MMBTU), une performance relativement en ligne avec les objectifs d’exportation de la période précédente, bien qu’en légère baisse comparée aux 424 875 m³ de GNL vendus au premier semestre 2023.

Quant aux volumes de gaz de pétrole liquéfié (GPL), principalement utilisés pour l’approvisionnement du marché domestique, la SNH a livré 15 142,018 tonnes métriques au cours des six premiers mois de 2024. À titre de comparaison, le premier semestre 2023 avait vu une livraison de 18 261,273 tonnes métriques, traduisant une diminution de 3 119,255 tonnes métriques, soit une baisse de 17 %.

UNE BAISSE MARQUÉE DES RECETTES POUR L’ÉTAT

Malgré ces chiffres de production relativement stables, voire légèrement en baisse dans certains segments, c’est surtout sur le plan financier que l’impact se fait le plus sentir. Cette baisse peut être attribuée à plusieurs facteurs, parmi lesquels une fluctuation des prix internationaux du pétrole, qui reste un facteur clé dans la valorisation des exportations camerounaises. En dépit des efforts de la SNH pour maintenir les volumes d’exportation, les recettes n’ont pas suivi la même trajectoire ascendante que les années précédentes, suggérant une conjoncture économique moins favorable en 2024.

INCIDENCES SUR LES OBJECTIFS BUDGÉTAIRES DE L’ÉTAT POUR 2024

Le Cameroun, à travers sa loi de finances rectificative adoptée en juin 2024, projette de mobiliser une enveloppe de 801,6 milliards FCFA en recettes pétrolières pour l’ensemble de l’année. Cependant, les performances du premier semestre jettent le doute sur la possibilité d’atteindre cet objectif ambitieux.

En effet, si les tendances observées au cours des six premiers mois se maintiennent, les revenus annuels issus des hydrocarbures pourraient se stabiliser autour de 530 milliards FCFA, soit un manque à gagner de plus de 270 milliards FCFA par rapport aux prévisions

Réhabilitation de la voirie: le maire de Yaoundé réitère les promesses de 2024

0

en 2024, peinent à se concrétiser.

Les chantiers prioritaires de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) pour 2025 s’inscrivent dans la continuité de ceux de 2024, avec une insistance particulière sur deux secteurs clés : la réhabilitation de la voirie et l’amélioration du ramassage des ordures ménagères. C’est ce qu’a déclaré le maire de la ville, Luc Messi Atangana, lors du débat d’orientation budgétaire du 10 octobre 2024, soulignant que ces priorités s’inscrivent dans une année singulière marquée par les élections à venir.

UNE AMBITION QUI SE RÉPÈTE

Si l’annonce des priorités pour 2025 semble familière, c’est parce qu’elle résonne avec celle faite en 2023 pour l’exercice budgétaire de 2024. En effet, la réhabilitation des routes et l’amélioration de la gestion des déchets figuraient déjà en tête de liste, avec une insistance particulière sur les travaux de voirie. Mais alors que plusieurs chantiers ont été lancés au cours de cette année, l’état de la voirie urbaine de Yaoundé laisse encore à désirer.

 Aujourd’hui, de nombreux quartiers de la capitale camerounaise continuent de présenter un visage peu reluisant, marqué par des nids-de-poule béants et une chaussée dégradée. «Toutes ces routes sont très vieilles. D’autres ont même déjà dépassé la durée technique normale de résistance. C’est ce qui fait que la majorité des routes de la ville sont fissurées, craquelées, faïencées. Lorsque les eaux s’y mêlent, en période de pluies, les routes se défoncent presque chaque jour. Il y a des endroits où vous passez le matin, vous laissez la surface de la route normale, mais dans l’après-midi quand vous rentrez, il y a déjà eu affaissement», indiquait Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé en mars dernier.

«De nombreux tronçons routiers seront terminés d’ici décembre 2024, et nous prévoyons d’en ajouter de nouveaux», a pourtant assuré l’édile, rappelant l’importance de finaliser les projets en cours avant la fin de l’année. Cependant, la situation sur le terrain révèle un retard significatif, dû en grande partie aux complexités liées à la gestion des finances publiques.

DES OBSTACLES PERSISTANTS

Le maire de Yaoundé n’a pas caché que l’un des principaux obstacles à la réhabilitation efficace des routes réside dans le manque de financement. «Nous avons des projets, mais les tensions de trésorerie freinent leur exécution. Les ressources sont disponibles, mais difficilement accessibles en raison des lenteurs dans les procédures de décaissement », a-t-il expliqué, pointant du doigt le fonctionnement complexe du compte unique du Trésor. Ce mécanisme, bien que conçu pour optimiser l’utilisation des fonds publics, retarde fréquemment les financements destinés aux collectivités territoriales décentralisées (CTD).

Un autre frein identifié dans le processus de réhabilitation des infrastructures est l’absence, jusqu’à récemment, d’un parc de génie civil propre à la ville. En effet, pour réaliser ces travaux d’envergure, Yaoundé dépendait jusqu’à présent de prestataires privés, souvent coûteux et peu disponibles. Toutefois, en 2024, un projet majeur a été lancé pour doter la CUY d’un parc intercommunal d’engins de génie civil et d’hydraulique. Ce projet, financé à hauteur de 55 milliards de FCFA, est destiné à faciliter l’entretien des voiries et l’approvisionnement en eau potable, en renforçant l’autonomie des communes dans ces domaines.

LA GESTION DES ORDURES, UN DÉFI QUOTIDIEN

 Outre les routes, la gestion des ordures ménagères demeure un problème crucial à Yaoundé. Depuis plusieurs mois, la capitale est confrontée à une crise de collecte des déchets, exacerbée par une démographie galopante et des infrastructures inadéquates. Malgré les efforts des entreprises Hysacam et Thychlof, chargées de ce service, la ville peine à maintenir une propreté satisfaisante. Pour y remédier, la CUY a lancé un appel d’offres international en juin 2024, avec un budget prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA.

Ce marché, divisé en quatre lots, couvrira l’ensemble des sept communes de la ville. Toutefois, la procédure de passation de marchés, souvent longue et complexe, n’a pas encore permis de désigner les nouveaux prestataires, bien que la date limite de soumission ait été prolongée jusqu’à septembre 2024.

En attendant, les entreprises actuelles continuent de fonctionner à titre provisoire, en dépit de contrats arrivés à échéance en décembre 2023. «Nous sommes en phase de contractualisation des entreprises pour la gestion des ordures, mais les procédures de passation des marchés sont longues et lourdes», a déploré Luc Messi Atangana, reconnaissant que cette situation a un impact direct sur le service rendu à la population. Les retards dans l’attribution des marchés et le manque de ressources financières retardent l’amélioration de la collecte des ordures, au grand dam des habitants.

Attaque contre Motaze : La réponse d’un fils du Sud à Mathurin Bindoua

0

Dans le cadre des grandes réalisations impulsées par le président de la République au lendemain de l’atteinte de l’initiative Ppte (Pays pauvres très endetté), la région du Sud aura été une des grandes bénéficiaires. A ce jour, la région natale de Paul Biya compte l’hôpital de Référence de Sangmélima, l’usine de manioc de la même ville, la route Sangmélima-Djoum-frontière du Congo, le Port autonome de Kribi, l’usine des tracteurs d’Ebolowa, le barrage de Mekin, le barrage de Memve’ele, le projet d’exploitation du fer de Mbalam, répertorie Achille Oyié Mvondo, fils du Dja et Lobo. « Qu’ont en commun ces projets pourvoyeurs de milliers d’emplois ? Réponse : ils ont été implémentés dans la région du Sud par le ministre Louis Paul Motaze », souligne-t-il.

Au-delà du fait que nombre de ces projets n’ont pas véritablement abouti, ou abouti dans les délais initialement impartis, il reste que Paul Biya n’a pas oublié la région du Sud dans les grands projets infrastructurels devant moderniser la vie de ses citoyens et accompagner le pas vers l’atteinte de l’émergence qu’il entrevoit à l’horizon 2035. De quoi faire dire à un activiste au plus fort de la crise post-électorale de 2018, que « Paul Biya a fait la part belle à sa région d’origine».

Mathurin Bindoua

Et pourtant, des voix continuent de s’élever pour réclamer mieux pur cette région. Ce qui se dit souvent sous cape ou à travers des attaques contre des allogènes, est désormais porté par le député Mathurin Bindoua, de la région du Sud. Au cours de la messe œcuménique organisée la semaine dernière pour les victimes de l’accident mortel de la route Yaoundé-Ebolowa, l’élu de la nation s’en est pris vertement aux élites ministres du Sud, et particulièrement à Louis Paul Motaze, actuel ministre des Finances (Minfi), et ancien ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) : «Le président de la République a entrepris de placer des fils de ce département à la tête des ministères de souveraineté, qui sont le ministère des Finances, et le ministère de l’Economie. Nous avons tenu ces ministères pendant des décennies ; où es le bilan ? », s’est-il interrogé. Et de revenir à la charge, en affinant sa stigmatisation : « Ecoutez-moi bien : je ne fais pas de procès à qui que ce soit », mais les seuls précisions sont celles qui orientent vers Louis Paul Motaze. « Ceux qui ont vécu chez les Britanniques savent ce qu’on appelle ‘’joint venture. Cela veut dire en langage facile, ‘’tu me donnes, je te donne ; je suis, tu es’’. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je suis ministre des Travaux, tu es ministre des Finances, fils de ce pays. Quand il y a un acte à poser à l’Ouest, il faut en poser un dans le Sud, pour que moi le financier, je paie les deux actes, mais ce n’est pas tout à fait ce qu’on voit », s’explique-t-il. Prônant une république des clans. Avant d’enfoncer : « Nous ne voyons que de l’agitation politique, quand il faut qu’on alimente des jeunes pour combattre d’autres jeunes », a-t-il tancé ses frères devant une foule qui l’accompagne par des youyous. Et qui se satisfaisait de se faire servir un bouc-émissaire, pour ses multiples problèmes de subsistance.

Rassembleur

Achille Oyie Mvondo qui a vite vu en le déballage du député, Louis Paul Motaze, prend la défense de la victime : « Il faut être …particulièrement haineux comme certain député en perte de notoriété, pour tenter de minimiser l’apport immense du ministre Motaze au développement de la région du Sud », réagit-il. « Ne soyons pas ingrats à ce point», poursuit-il.

Louis Paul Motaze a été deux fois Minepat, avant d’hériter du département des finances aujourd’hui. Mais l’homme qui a piloté la plupart des grands projets structurants des vingt dernières années, ne semble pas toujours voir la fonction ministérielle comme le souhaite son contradicteur. Ponte du régime, militant du Rdpc, parti au pouvoir, le natif du Sud et proche familier du président de la République, sait plus être pompier face aux crises de sa région d’origine. On se souvient qu’à l’occasion des révoltes et autres manifestations des jeunes de cette région contre des allogènes, le Minfi s’est éloigné de la ligne frondeuse de ses « frères » dont certains, hauts commis de l’Etat, font la promotion d’une république des clans. Pour se montrer davantage équilibriste. « Ce sont quelques éléments égarés qui ont commis ces actes…Notre rôle a été d’appeler les chefs de toutes les communautés à contrôler davantage tous leurs membres », a souligné Louis Paul Motaze, au sortir d’une réunion de crise convoquée par le gouverneur du Sud à l’occasion des violences intercommunautaires de mai 2023. « Si des fois ils sentent qu’il y a quelques éléments incontrôlés ou incontrôlables, qu’ils donnent cette information aux autorités administratives qui vont agir de manière préventive parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir», a-t-il sensibilisé les uns et les autres.

Les deux hommes ne sont pas réputés être des amis. Lors de la célébration de l’an 38 de l’accession à la tête du pays par leur champion commun, Mathurin Bindoua avait fait fermer l’accès de la Maison du parti à l’aide de gros cadenas, alors que Louis Paul Motaze, chef de la délégation départementale du Rdpc pour le Déjà et Lobo, devait y tenir un meeting.

Samuel Eto’o-Ernest Obama : la rupture ?

0

Dans une note de service signée ce 18 octobre 2024, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) nomme Ernest Obama chargé de mission à la Ligue régionale de football de l’Extrême-Nord. Samuel Eto’o aligne ainsi un 3ème poste à son défenseur en moins de trois ans à la tête de la Fécafoot. Au même moment, le journaliste de profession, annonce sur les réseaux sociaux son retour à ses anciennes amours. Celui qui, après sa déchéance au groupe L’anecdote, avait lancé Bnews, indique justement retourner dans cette chaine qui a plombé pendant longtemps, après avoir été lancée en grandes pompes.

A bien y voir clair, c’est une rupture annoncée entre les deux amis d’hier. Déjà, le poste auquel Ernest Obama est affecté n’existe pas, et « Ernest n’ira pas dans l’Extrême-Nord pour un tel poste. Il vaut mieux que ça…», parie Jean Bruno Tagne, journaliste et écrivain, qui a flirté avec les deux hommes par le passé, avant d’en prendre une distance, tambours battants. Et de fait, le « poulain » de Samuel Eto’o est un homme qui aime la scène et le pouvoir. Difficile qu’il accepte de quitter Yaoundé où il a des biens et intérêts professionnels pour s’installer dans une région aussi éloignée et où il devrait tout apprendre et recommencer une nouvelle vie, sans visibilité sur son avenir professionnel.

« Le temps est le véritable tribunal de l’histoire»

Journaliste passionné de football, Ernest Obama a su bâtir une relation avec l’ancien capitaine des Lions indomptables à qui il a dédié un championnat de vacance, à Esse son village, près de Yaoundé. Les passages du quintuple ballon d’or africain dans cette localité enclavée de la région du Centre ont été des moments de gloire pour le journaliste. Et lorsque Samuel Eto’o se lance dans l’aventure de la Fécafoot, Ernest Obama est un allié de poids qui clame que « celui qui est contre Samuel Eto’o est contre Dieu». Se brouillant d’ailleurs avec nombre de ses relations et personnalités du monde du sport et de la presse de sport, en défendant la cause de celui qui voulait « redonner au football camerounais sa grandeur ».

Une fois élu, le nouveau président de la Fécafoot le nomme responsable de la communication, porte-parole du président de la Fécafoot. Après quelques brouilles avec divers cadres dont il se séparera, Samuel Eto’o remaniera son staff et fera de son soutien chargé de mission auprès du président de la Fécafoot. Aujourd’hui, Samuel Eto’o balance son élément à Maroua, comme chargé de mission à la ligue régionale de football de l’Extrême-Nord. Le concerné annonce son retour à la télévision.

Ça sent l’odeur d’une rupture pour celui qui n’avait déjà pas été de la délégation qui a accompagné les Lions indomptables à la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN). Au moment où le bateau Fécafoot est en eaux troubles. Alors que les relations entre la Fécafoot et le ministère des Sports et de l’Education physique, ne sont pas toujours revenues à la normale, la Fédération qui a déjà perdu la main sur l’équipe nationale fanion, peine à relancer la nouvelle saison. Depuis un an, l’Assemblée générale de la fédération ne s’est pas tenue depuis un an, et l’instance fonctionne « sans budget », et la saison passée n’est pas encore validée, les clubs professionnels réclament le reliquat de la subvention de cette saison passée.

La suite se fera certainement sans Ernest Obama. La très probable séparation se fera-t-elle avec fracas comme avec ses devanciers sur le terrain de la déchéance ? L’homme qui annonce le retour de Bnews sur le bouquet Canal+, a réitéré sur ses plateformes numériques, sa signature fétiche : « le temps est le véritable tribunal de l’histoire». Seul le temps révèlera les dessous de cette rupture presque consommée.

Connectivité : Le coût élevé d’Internet essouffle les PME

0

L’étude menée par le cabinet londonien Cable.co.uk sur le coût d’un gigaoctet (1 Go) de données mobiles dans 237 pays révèle qu’en 2023, le Cameroun se classe 36ᵉ en Afrique et 140ᵉ au niveau mondial. Le coût moyen y est de 1,63 dollar, soit un peu plus de 980 FCFA par gigaoctet. Ce rapport, qui compare jusqu’à 41 offres haut débit proposées par les différents opérateurs de chaque pays, en déduit que la facture au Cameroun reste quatre fois plus élevée par rapport à celle du Ghana, où le gigaoctet s’offre à 0,40 dollar, soit environ 241 FCFA le Go. Le classement 2023 de ce cabinet britannique indique en outre que les entreprises au Rwanda, un pays marqué par des années de génocide, paient 0,55 dollar par Go (331 FCFA) d’internet, soit trois fois moins qu’au Cameroun. Le coût est aussi plus bas au Maroc (0,63 dollar), en Éthiopie (0,68 dollar), au Nigeria (0,89 dollar) et en Côte d’Ivoire (1,18 dollar) par rapport au Cameroun.

 Ce constat, dressé par le dernier rapport sur le coût élevé de l’internet fixe haut débit en Afrique et particulièrement au Cameroun par le site britannique, est justifié par notamment le manque d’infrastructures de télécommunications. « Ces derniers temps, nous constatons une hausse des plaintes concernant la qualité des services. Les coupures fréquentes de réseau, la lenteur des connexions internet, les interruptions d’appels et la mauvaise qualité des communications vocales sont devenues récurrentes. Ces problèmes, comme les coupures inattendues, les temps de réponse trop longs ou encore la réduction de la bande passante, perturbent sérieusement le quotidien de nos concitoyens et freinent le développement de notre économie numérique », a déclaré Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, à l’issue d’une tournée d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations et engagements pris par les opérateurs en avril 2023 pour remédier à la dégradation des services et améliorer l’offre internet au Cameroun.

UN FREIN AU DÉVELOPPEMENT DES PME

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont particulièrement affectées par ce problème. Avec des ressources souvent limitées, « elles doivent allouer une part importante de leur budget aux frais de connectivité élevés, ce qui réduit leur capacité à investir dans des domaines essentiels comme la recherche, le développement ou l’amélioration de leurs services », a confié une source travaillant au ministère des PME. A l’observation, les coûts élevés de l’internet freinent ainsi l’émergence d’un écosystème entrepreneurial dynamique. « La digitalisation est aujourd’hui un facteur incontournable de compétitivité des entreprises. Pour permettre à un plus grand nombre d’entreprises de s’arrimer à cette tendance, il est indispensable que l’accès à un réseau internet de qualité soit facilité », précise le rapport du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement, sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2023. Ce document rendu public le mois dernier soutient que les coûts de l’internet haut-débit plombent la compétitivité des entreprises au Cameroun.

UNE CAPACITÉ SOUS-EXPLOITÉE

Pourtant, le Cameroun a la capacité d’alléger le coût de connectivité aux entreprises ainsi qu’aux particuliers. Le pays est connecté aux quatre câbles sous-marins à fibre optique (SAT3, WACS, SAIL et NCSCS) qui sont sous-utilisés, constate la Société financière internationale (SFI). « Seulement environ 15 % de la capacité du câble SAT3 et 30 % de la capacité du câble WACS ont été utilisés depuis leur lancement, il y a 17 ans », rapporte la filiale de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé dans le rapport susmentionné. « Lors de notre récente visite de travail, il est apparu que les défis auxquels nous faisons face sont aussi dus à un manque d’investissement significatif de tous les autres opérateurs pour moderniser et renforcer le réseau de fibres optiques qu’ils utilisent », constate le Minpostel lors de sa tournée d’évaluation avec les opérateurs de téléphonie du 11 au 12 octobre dans les villes de Douala et Yaoundé. Le membre du gouvernement a instruit les opérateurs de véritablement investir dans l’amélioration des infrastructures. Si le gouvernement prône le développement des infrastructures de télécommunication en vue d’améliorer l’accès à des services de qualité à des prix abordables, la convocation de nouveaux opérateurs de téléphonie reste possible. « Pour ce qui est de la possibilité de faire entrer de nouveaux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun, cela est tout à fait envisageable. Grâce aux efforts du gouvernement, le marché camerounais est potentiellement attractif pour de nouveaux investisseurs », lance Minette Libom Li Likeng, alors qu’elle était l’invitée de l’émission dominicale du Poste national.

Alerte sanitaire: Le gouvernement retire du marché un lot de jambon contaminé

0

Le 4 octobre dernier, Dr Taïga, le ministre camerounais de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales a diffusé une note d’information, avertissant ses services régionaux d’une alerte sanitaire européenne concernant un jambon contaminé. Il s’agit du «Jambon Serrano STG, minimum 10 mois d’affinage, six tranches de 100g», distribué par Sodicam et vendu dans les enseignes Casino, principalement en Afrique et au MoyenOrient.

Ce produit est contaminé par la bactérie Listeria Monocytogenes, responsable de la listériose, une maladie potentiellement grave. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la listériose, bien que rare, peut s’avérer sévère, en particulier pour certains groupes à risque comme les femmes enceintes, les personnes âgées ou celles ayant un système immunitaire affaibli. La bactérie se transmet principalement par la consommation d’aliments contaminés, notamment des charcuteries, des produits laitiers non pasteurisés et des poissons fumés à froid.

La contamination a été signalée aux autorités européennes par la chaîne Casino elle-même, qui, après détection de la bactérie dans un de ses produits, a activé le système d’alerte rapide de l’Union européenne. Le lot incriminé, qui a également été exporté au Liban, à Madagascar et au Sénégal, représente un risque pour les consommateurs de ces pays. En réponse à cette situation, le ministre camerounais a ordonné le renforcement des contrôles vétérinaires sanitaires dans les points d’entrée et sur l’ensemble de la chaîne de distribution.

Les autorités locales devront intensifier les inspections dans les entrepôts, les centres de distribution et les points de vente de produits importés, afin de prévenir tout risque supplémentaire pour les consommateurs. La listériose est une maladie bactérienne qui se développe dans des aliments souvent consommés sans cuisson, ce qui rend la détection de la contamination plus complexe. Selon l’OMS, elle touche environ 0,1 à 10 cas par million d’habitants chaque année, mais les conséquences peuvent être sérieuses, voire fatales, pour les individus vulnérables.

 Les premiers symptômes incluent la fièvre, les douleurs musculaires, et parfois des troubles digestifs. En l’absence de traitement rapide, la bactérie peut entraîner des complications sévères comme des infections du cerveau. L’affaire souligne une fois de plus la nécessité de contrôles rigoureux sur les produits alimentaires importés

La Beac Nationale inonde les banques de pièces de monnaie

0

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a récemment adopté une série de mesures pour renforcer la disponibilité des pièces de 25, 50 et 100 francs CFA, dans le circuit économique camerounais. Dans une circulaire datée du 29 août 2024, le directeur national de la BEAC pour le Cameroun, Pierre-Emmanuel Nkoa Ayissi, a officiellement annoncé la mise en œuvre d’un mécanisme de dissémination des pièces de monnaie auprès du public. «Désormais, des quantités systématiques de pièces de 100, 50 et 25 francs CFA, toutes issues de la gamme 2006, seront systématiquement intégrées aux prélèvements effectués par les établissements financiers auprès des guichets de la BEAC», peut-on lire dans le document susmentionné.

Cette stratégie, qui concerne principalement les banques opérant sur le marché local, vise à garantir une meilleure distribution des pièces au sein du grand public à travers leurs canaux de distribution habituels. Afin d’assurer un suivi rigoureux de la distribution des pièces ainsi injectées, la BEAC demande aux banques d’envoyer, chaque mois, un rapport détaillé des opérations d’échange de billets contre des pièces de monnaie effectuées au profit de leur clientèle. Une mesure indispensable pour monitorer l’efficacité de cette nouvelle politique de distribution et ajuster si nécessaire les quantités mises à disposition.

CONTEXTE ET MOTIVATIONS DE L’INITIATIVE

Cette réorganisation logistique intervient alors que le problème de la pénurie de pièces de monnaie s’aggrave dans les économies de la zone Cemac. Selon la BEAC, ce manque de petites coupures empêche de nombreuses transactions dans les secteurs à forte densité d’échanges, comme le commerce de détail, les transports urbains ou encore les petites entreprises. En réponse, l’institution a récemment entrepris une injection massive de pièces sur le marché, à hauteur de 150 millions d’unités de la gamme 2006, comme le précisait une directive signée par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC, en août 2024.

L’objectif de cette initiative est double : d’une part, fluidifier les transactions quotidiennes qui dépendent des petites coupures, et d’autre part, renforcer la confiance du public dans le système monétaire en assurant la disponibilité continue de la monnaie divisionnaire. Selon les données de la BEAC, l’économie camerounaise, tout comme celles des autres pays membres de la Cemac, reste largement tributaire des pièces de monnaie pour les petites transactions, ce qui justifie cette stratégie d’injection proactive.

 DES CIRCUITS PARALLÈLES ET DES EXPORTATIONS ILLÉGALES

 Cependant, cette rareté des pièces de monnaie ne s’explique pas uniquement par des facteurs liés à la gestion interne du stock monétaire. Un des principaux obstacles à la bonne dissémination des pièces de monnaie en zone Cemac est lié à des réseaux d’exportation clandestins. En effet, plusieurs études de la BEAC montrent que des circuits informels, notamment dans les salles de jeux et les marchés parallèles, sont responsables d’une collecte massive des pièces de monnaie, en vue de leur exportation vers certains pays asiatiques.

Là-bas, le métal qui compose les pièces est utilisé dans la fabrication de bijoux, détournant ainsi ces pièces de leur usage monétaire initial. Face à cette menace, la BEAC a réagi en annonçant le lancement d’une nouvelle gamme de pièces de monnaie, dont la composition sera modifiée pour rendre leur métal moins attractif à d’autres fins que leur usage comme moyen de paiement. Ce projet de modernisation des pièces s’étalera sur les cinq prochaines années et représente un investissement conséquent, en raison de l’augmentation du prix des matières premières nécessaires à leur production.

DOUALA AU CŒUR DES OPÉRATIONS

Outre la directive nationale, la BEAC a également multiplié les initiatives au niveau local pour combattre la pénurie de pièces de monnaie. À Douala, par exemple, Armand Lengué Koum, le chef de l’agence locale de la BEAC, a récemment invité les grandes enseignes commerciales à échanger leurs billets contre des pièces de monnaie. Cette opération, qui a lieu chaque semaine les lundis, mardis et mercredis de 7 h à 10 h, cible en priorité les commerces de détail, les pharmacies, les supermarchés et les boulangeries, des secteurs où les petites coupures sont essentielles pour faciliter les échanges.

L’objectif de cette campagne est de pallier la pénurie, particulièrement aiguë dans la capitale économique du Cameroun, et de garantir une meilleure circulation de la monnaie divisionnaire dans les secteurs critiques. À terme, la BEAC espère que ces mesures permettront de réduire la dépendance des commerçants vis-à-vis des billets de banque, souvent inadaptés aux transactions de faible montant, et ainsi de

- Publicité -
Google search engine