samedi, avril 4, 2026
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CCA Bank affiche ses nouvelles ambitions

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 L’amélioration de la qualité du service client et la contribution à l’inclusion financière sont les principaux objectifs poursuivis par le management de la banque qui a récemment inauguré son nouveau siège à Douala.

CCA Bank fait un grand pas sur le marché financier national. Son nouveau siège social, un bâtiment moderne de 15 étages au quartier Bonanjo à Douala a été inauguré le 19 octobre dernier par le ministre des Finances. Plus qu’une infrastructure, ce joyau vient renforcer l’ancrage territorial de cette institution financière, qui affiche ainsi sa vision.

Pour les dirigeants de CCA Bank,  cette inauguration marque une étape importante dans la stratégie de croissance de la banque.  Celle-ci s’engage primo à améliorer ses services pour ses clients  et deuxio renforcer  la mise en œuvre de ses opérations au travers des 54 agences actives dans le pays. Ce, afin de contribuer à l’accroissement du taux d’inclusion financière.

 Dans sa  nouvelle transformation,  CCA Bank place les clients au centre de son déploiement. Les employés ont à ce titre suivi une formation  pour mieux servir les usagers.  Un service VVIP a également été mis en place.  « Nous leur promettons que nous allons mettre tout en œuvre pour améliorer l’expérience client, pour leur permettre davantage de pouvoir se développer grâce à l’accompagnement de CCA Bank », a indiqué Alvine Tiwodadirectrice générale adjointe de CCA Bank.

Née en 1997 comme coopérative d’épargne et de crédit, l’institution est devenue banque universelle en 2018 après  avoir été établissement de microfinance.  Le Crédit communautaire d’Afrique (CCA), fondé par Albert Nkemla qui préside son Conseil d’administration, s’est donc transformé d’année en année plaçant l’innovation au centre de son de son développement.  Pour le ministre des Finances, CCA Bank est « Toujours guidé par l’innovation et la recherche de la proximité avec la population ». Louis Paul Motaze  ajoute que « lorsque le 30 mai 2018, c’est-à-dire il y a moins de 7ans, je signe l’agrément qui fait du CCA une banque universelle, je n’imaginais pas qu’il s’agissait du début d’une aventure fructueuse, jonchée d’un résultat éloquent dont ce siège flambant neuf n’est qu’une des illustrations ».

La banque est à ce jour en  7eme position avec un total bilan  832 milliards de FCFA à  fin septembre 2024. Ses dirigeants veulent aller plus loin. « Nous avons beaucoup de choses encore à faire pour pouvoir contribuer au développement de notre économie. Notre vision est basée sur l’amélioration de l’inclusion financière, et nous traduisons cela par le nombre d’agences que nous avons aujourd’hui et à travers ce nombre d’agences, nous voulons davantage servir la population camerounaise, faciliter la vie à nos clientsdévelopper l’inclusion financière pour la politique gouvernementale, pour le développement de notre pays » précise Alvine Tiwoda, directrice générale adjointe de CCA Bank.

CCA-Bank compte à ce jour plus de 54 agences réparties dans 25 villes du Cameroun.

Réaction

 Albert Nkemla, PCA de CCA Bank
« Nous sommes passés de 4 millions à notre création à 832 milliards de total bilan aujourd’hui »

 « L’ouverture de la première agence à Bafoussam le 2 janvier 1998, avec un million de fonds de caisse et un total bilan de 4 millions 125 mille, constitués essentiellement et uniquement de la dette. En 2000, le siège est transféré à Yaoundé pour des raisons stratégiques. En 2002, le CCA Copec franchit un premier cap en devenant un établissement de microfinance (EMF) de deuxième catégorie, avec un total bilan de 2,5 milliards soit 5 ans après sa création. En 2006, l’EMF est recapitalisée à 2 milliards avec un total bilan de 13,5 milliards, et une restructuration juridique, dont société anonyme, avec conseil d’administration. La consécration de notre parcours c’est en mai 2018, lorsque CCA a obtenu le statut de banque universelle. Ce changement de statut rendu possible par un arrêté signé par le ministre des finances, Louis Paul Motaze, marque un tournant décisif. A cette date, notre bilan s’élève à 186 milliards de FCFA avec des fonds propres de 10 milliards. A la fin du mois de septembre 2024, nous pouvons être fiers d’un total de bilan de 832 milliards… Nous sommes présents pour servir et soutenir nos clients à travers le pays. »

Access Bank et SanlamAllianz Cameroun offrent des revenus sur les primes

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A travers une assurance de rente éducation qui a été lancée à Douala,  les clients pourront  tirer des revenus sur leurs cotisations.

 « Access SecureFuture » est le nom du nouveau produit que viennent de mettre sur le marché, Access Bank Cameroon et SanlamAllianz Cameroun Assurances Vie.  Il est présenté comme une solution  qui va offrir aux clients « un flux de revenus fiable et la protection, garantissant ainsi la tranquillité d’esprit et la sécurité financière de leurs proches ». Il s’agit en effet d’une  assurance rente éducation. C’est-à dire  que le client choisit le montant de la rente qu’il souhaite percevoir annuellement.  Il devra donc verser une prime tenant compte de la rente choisie, de l’âge de l’assuré ainsi que de la durée du contrat.

 Ce produit comporte deux parties : une sur la prévoyance et une autre sur l’épargne. « Suite à un AVC, une personne qui a épargné pour l’avenir et qui souhaite recevoir une rente de 1 million de FCFA par an se verra indemnisée. C’est la première partie. Dans la deuxième partie, la personne peut souhaiter avoir 500 mille francs, 2 ou 15 millions dans le futur et en fonction de cette projection, on va fixer les cotisations qu’elle devra payer chaque mois. Les cotisations ainsi que les intérêts générés permettront d’obtenir le montant ciblé par le client à la fin du processus » explique Fabrice Pelage  directeur de la distribution chez sanlam allianz assurance vie.

Selon  la banque, les clients pourront ainsi transformer leur épargne en une source de revenus fiable, adaptée à leur mode de vie et à leurs projets. « Chez Access Bank, le bien-être de nos clients est notre priorité absolue. Nous sommes ravis de nous associer à SanlamAllianz Cameroun Assurances Vie pour proposer une assurance de rente éducation qui répond véritablement aux besoins de nos clients. Le plan « Access SecureFuture » offre non seulement une stabilité financière, mais aussi une tranquillité d’esprit, garantissant la protection de leurs proches », a déclaré Ellis Nzo Asu, le Directeur Général d’Access Bank Plc.

Le produit est destiné à soutenir les groupes de personnes à faibles revenus, en rendant flexibles leurs projections financières. « Le plan « Access SecureFuture » est conçu pour donner aux familles les moyens de la confiance financière dont ils ont besoin pour prospérer, et nous sommes fiers de faire partie de cette initiative », a indiqué Laya Sidibe, la Directrice Générale de Sanlam Allianz Cameroun Assurances Vie.

 Sanlam Allianz  Cameroun Assurances Vie est née de la fusion entre Sanlam Cameroun et Allianz Cameroun.

Bourse de sous-traitance : structure la moins connue des PME

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Très peu de PME camerounaises connaissent l’existence de cette institution qui leur est pourtant destinée. Ce qui occasionne le faible taux d’accès de ces entreprises aux marchés, d’après une enquête du Gecam et du BIT.

Parmi la multitude de structures d’accompagnement mises en place par le gouvernement pour soutenir les PME, seul le Fonds National de l’Emploi (FNE) est populaire dans ce milieu. 6  PME sur 10 interrogées au Cameroun  en 2023 disent connaître le FNE.  A l’inverse, la Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun ( BSTP cmr) reste méconnue par le plus grand nombre. C’est ce que révèle une enquête menée par le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) avec l’appui du Bureau International du Travail (BIT).

 Cette méconnaissance de  la BSTP, selon l’étude  justifie le faible taux d’accès des PME aux contrats de sous-traitance. Seulement 10% de PME exécutent des travaux de sous-traitance. Chez les petites entreprises, le taux est de 5% et chez les TPE, de 3,5%. Il en est de même pour l’accès à la commande publique où  on enregistre un taux de soumission de seulement 8% pour 5%  aboutissant à l’obtention du marché.

 La bourse de sous-traitance  donne  pourtant  accès aux PME et PMI à des marchés dans leurs domaines de compétence respectifs. Il s’agit en effet d’une plateforme de mise en relation des PME et PMI avec les grandes entreprises nationales et internationales.  C’est aussi un centre d’information et de développement des métiers de la sous-traitance.  Rendue autonome par le Gouvernement Camerounais en 2013, la bourse est placée sous la tutelle du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat. C’est un Groupement d’Intérêt Economique multisectorielle d’entreprises qui
fournit aux entreprises locales manufacturières les outils et les services qui améliorent leurs performances, pratiques et leur permettent d’accéder aux marchés de sous-traitance industrielle.  

A date, ce sont plus de 2300 mises en relation qui ont été opérées ; plus de 1200 entreprises accompagnées,  plus de 2400 profilées et  des contrats d’une valeur de 43, 8 milliards de FCFA.

Coût de la vie: Le Minmidt partage avec Cimencam son rêve d’un sac de ciment à 2000 FCFA

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Le ministre a été visiblement impressionné par le déploiement d’innovations visant à mettre en place des solutions de construction novatrices et durables. Il a toutefois exprimé les préoccupations et les efforts du gouvernement pour réduire le prix d’un sac de ciment au Cameroun. Il a cité, entre autres, les consultations avec des parties prenantes telles que la Cimencam sur l’impasse concernant l’exportation de clinker vers le Tchad et la fixation du prix du clinker.

Compte tenu de la richesse du Cameroun en pouzzolane et en gisements de calcaire pour la fabrication du clinker, principal intrant dans le processus de fabrication du ciment, le ministre a déclaré que le gouvernement souhaitait voir un sac de ciment vendu à environ 2 000 FCFA, comme au Burkina-Faso et au Niger.

Compte tenu des besoins en clinker pour satisfaire les besoins nationaux en ciment, estimés à 3 600 000 tonnes par an, il a indiqué que le chef de l’Etat a signé deux permis d’exploitation de marbre (calcaire) pour la Cimencam en février 2023, en vue de réduire drastiquement la fragilité des cimenteries camerounaises due à leur exposition aux chocs externes, notamment l’importation de clinker.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de substitution des importations dans le secteur du ciment, des mesures sont également prises pour promouvoir davantage la production de ciment écologique, à l’image du processus de production de la cimenterie CIMPOR Cameroun de Kribi, ou de l’usine Cimencam de Nomayos, qui utilise plus d’argile que de clinker, avec des consommations intermédiaires réduites d’au moins 25%.

La Conac sensibilise contre les faux diplômes dans les universités

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« Travaillez sans cesse, soyez intègre. Refusez la facilité. Dénoncez les faux diplômes. Assurez votre avenir », a recommandé Dieudonné Massi Gams, président de la Conac, aux étudiants de l’Université de Yaoundé 1 alors qu’il procédait au lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur les méfaits des faux diplômes au Cameroun. Le coup d’envoi officiel de cette campagne a eu lieu le 22 octobre 2024 dans cette institution universitaire située dans le 3e arrondissement de la capitale politique. Placée sous le thème : « Les faux diplômes déshonorent ; les diplômes authentiques élèvent. Choisissez le chemin du travail et de l’intégrité », cette initiative vise « à éveiller les consciences des étudiants et étudiantes sur les dangers de la falsification des diplômes et à promouvoir l’intégrité ».

A cet effet, des panneaux de sensibilisation ont été implantés sur le campus pour rappeler aux étudiants que les faux diplômes, loin d’être une solution, ne font que porter atteinte à leur réputation et à l’honneur de la nation. Le président de la Conac, en présence du Recteur de l’université, a insisté sur l’importance de l’intégrité dans la société camerounaise et a appelé les étudiants à faire preuve de rigueur et de transparence dans leur parcours académique. Après le lancement à Yaoundé, la campagne s’étendra jusqu’au 3 novembre 2024, touchant toutes les universités d’État ainsi que 75 Instituts Privés d’Enseignement Supérieur (IPES) répartis sur l’ensemble du territoire. Quatre équipes, mandatées par la Conac, parcourront 10 régions du Cameroun pour implanter des panneaux de sensibilisation et distribuer des flyers aux étudiants. Ces documents abordent les méfaits de la falsification des diplômes et la corruption, tout en promouvant une culture d’intégrité.

À travers cette initiative, qui s’achèvera le 3 novembre 2024, la Conac espère susciter une prise de conscience réelle chez les jeunes, les incitant à adopter l’intégrité comme mode de vie. « Les étudiants doivent comprendre que les diplômes obtenus par la tricherie ou la falsification ne leur offriront jamais une véritable place dans la société. Seule l’honnêteté et le travail payent », a déclaré un représentant de la Conac lors du lancement de la campagne. Si les objectifs sont atteints, cette action pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Cameroun, en contribuant à créer une génération plus consciente des enjeux éthiques et résolue à bâtir un avenir sur des bases saines et transparentes. Au cours de ces dernières années, le phénomène des faux diplômes a pris une ampleur inquiétante au Cameroun, touchant aussi bien les recrutements dans les administrations publiques que privées.

Un récent scandale a mis en lumière l’ampleur du problème, avec la découverte de 1312 faux diplômes lors du processus de recrutement de jeunes gendarmes et soldats pour l’année 2024. Ce chiffre alarmant témoigne d’un environnement gangréné par la falsification, mettant en évidence un problème de corruption systémique, en particulier parmi la jeunesse.  

REV DIEUDONNÉ MASSI GAMS, président de la Conac

« Ce sont des pratiques à condamner et à dénoncer »

Au cours de ces dernières années, des contrôles des parchemins des candidats aux différents recrutements dans les Administrations Publiques et Privées ont démasqué plusieurs cas de faux diplômes. L’exemple le plus marquant reste la détection de 1.312 faux diplômes dans le processus de recrutement des jeunes gendarmes et Soldats pour le compte de l’exercice 2024. Cette situation indique clairement que le milieu jeune tend à être gangrené par le faux et l’usage du faux, des infractions assimilables à la corruption. Cela interpelle la Conac aussi bien que toutes les Institutions universitaires et grandes écoles de notre pays. Le message de la Conac destiné aux étudiants à cette occasion est le suivant : « Cher Cop’s, fais gaffe ! Dis non aux faux diplômes. Évite le piège de la facilité, sois intègre, assure ton avenir ! ». Ce message à la fois incisif et interpellateur sera affiché sur 150 panneaux qui seront placés dans différents campus universitaires à travers le territoire national. Il offre l’occasion de rappeler aux étudiantes et aux étudiants les méfaits des faux parchemins et le danger que cela peut induire dans leur vie et leur carrière future. Le faux diplôme n’est pas seulement celui fabriqué dans les officines de Bonamoussadi, mais aussi ce que nous pouvons appeler les vrais-faux-diplômes. Ceux obtenus à travers la vente ou l’achat des notes, la tricherie, ou par le phénomène de ce que vous appelez ici à l’Université les NST (les Notes Sexuellement Transmissibles). Ce sont des pratiques à condamner et à dénoncer avec la dernière énergie, pour parvenir à les bannir du système de diplomation national.

PR RÉMY MAGLOIRE DIEUDONNÉ ETOUA, Recteur de l’Université de Yaoundé 1

« Veiller à ce que les diplômes obtenus à l’UYI échappent au système des faux »

En sa qualité de mère des universités, l’Université de Yaoundé I demeure, en effet, une référence, le lieu par excellence pour s’adresser avec éloquence à tous les étudiants du Cameroun. La problématique des faux diplômes, à laquelle votre institution s’attaque à partir d’aujourd’hui, est réelle et répond à une exigence de salubrité morale. Ce phénomène vicieux, assimilé à la corruption, est puni par le Code pénal du Cameroun. Le négliger ou le nier reviendrait à favoriser l’enracinement du mal. Les récents développements liés aux recrutements dans les forces militaires pour l’exercice 2024 ont prouvé que ce phénomène est bien plus répandu qu’on ne le pense. Certes, ce cas ne concerne pas spécifiquement les diplômes universitaires, mais il est symptomatique d’un malaise indéniable qui nécessite un changement profond. Il en va de la réputation de notre pays, de la crédibilité de notre système de délivrance de diplômes, et de la préservation de l’avenir de nos apprenants. La Conac, dans ses missions régaliennes de prévention de la corruption sous toutes ses formes, a donc raison de soulever ces problématiques avec emphase. Pour ma part, je continuerai à veiller à ce que les diplômes obtenus à l’Université de Yaoundé I échappent au système des faux, bien que certains puissent encore tenter de s’y risquer. Nous ne cesserons jamais de prôner le travail bien fait, l’excellence, l’efficacité et l’efficience comme des valeurs absolues pour chaque étudiante et chaque étudiant. Le savoir et le savoir-faire doivent, en tout point, être acquis dans l’honnêteté et la transparence. À l’inverse, la paresse, le favoritisme, la tricherie et les notes attribuées ou acquises indûment demeureront, tant qu’il en existera, des ennemis de notre gouvernance à la tête de cette grande université.

5ème Pan-African PMC : Vers une standardisation de la gestion des projets en Afrique

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Sous le thème « Normes et qualité pour la réussite des projets en Afrique », la 5ème édition de la Pan-African Project Management Conference (PMC) a ouvert ses portes au Palais des Congrès. Présidée par Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, cette cérémonie a marqué une nouvelle étape dans la consolidation des pratiques de gestion de projet sur le continent. Lors de son allocution, le ministre délégué a rendu hommage à l’engagement et aux efforts des participants venus des quatre coins du globe. « Nous comprenons que vous venez de loin. Sans vous, cette conférence n’aurait certainement pas de valeur », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cette initiative saluée par le gouvernement camerounais. La conférence, qui se déroule du 22 au 25 octobre, a pour objectif de doter les participants des outils pratiques afin de garantir l’efficacité des projets, tant dans le secteur public que privé.

 L’un des moments forts de l’événement a été la leçon inaugurale donnée par Pr Reinhard Wagner, ancien président de l’International Project Management Association (IPMA), qui a abordé le thème : « Projectification de la société africaine et le rôle facilitateur des normes ». Il a mis en lumière l’importance de la collaboration internationale et de l’adoption de normes globales, telles que celles de l’ISO, dans la gestion de projet. Wagner a rappelé que les projets ne sont pas simplement des tâches temporaires à boucler dans un cadre de temps et de budget stricts, mais qu’ils doivent aussi être des leviers de création de valeur pour la société. À travers cette conférence, la « projectification » devient un enjeu crucial pour le continent africain. Selon Wagner, le développement durable et la transformation des sociétés africaines doivent être appuyés par des normes globales qui assurent la qualité et la réussite des projets. L’ingénieur financier Babissakana, CEO du cabinet Prescriptor, a précisé que les débats de cette édition se concentrent sur deux questions clés : comment maîtriser les normes et logiciels de gestion de projet, et comment améliorer la qualité des projets en Afrique grâce à ces outils. Les experts ont exploré des solutions innovantes pour élever la barre des pratiques de gestion de projet, tout en s’assurant que les normes internationales soient adaptées aux réalités locales.

Cette cinquième édition de la Pan-African PMC, initiée en 2017, confirme une fois de plus l’importance grandissante de la gestion de projet sur le continent. Avec la participation d’experts internationaux, elle renforce l’idée que l’Afrique doit continuer à s’approprier des pratiques de qualité pour assurer une mise en œuvre réussie de ses projets de développement.

PAUL TASONG, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire

« Renforcer les capacités en gestion de projets et programmes industriels »

Le Cameroun a adopté en 2009 une vision de développement à long terme qui nous mènera jusqu’en 2035. Cette vision suit une approche de planification stratégique bien établie, dont l’objectif est de devenir un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité d’ici 2035. Cela fait donc 25 ans entre 2010 et l’année cible. À l’heure actuelle, le Cameroun atteint un taux de croissance économique moyen d’environ 4 %. Cela prouve que notre économie est capable de se tenir debout et de montrer une certaine résilience malgré la succession de chocs exogènes. Notamment, la récente crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, suivie de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Tous ces événements exogènes ont eu un impact sur notre économie, mais jusqu’à présent, nous avons réussi à rester forts, même si nous sommes encore loin de nos objectifs. Pour faire face à ces chocs, le Cameroun a mis en place, dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement, la deuxième phase de notre développement à long terme, dans l’espoir de préserver le pouvoir d’achat de notre population en stabilisant les prix et en atteignant une reprise économique forte et inclusive. Notre stratégie nationale de développement reconnaît que la mise en œuvre de ces politiques nécessite le renforcement des capacités nationales en gestion de projets et programmes industriels et d’infrastructures. Cela passe par l’adaptation des curricula de formation dans ce domaine aux normes internationales actuelles et aux meilleures pratiques de chaque secteur, ainsi que par la création d’une association nationale d’experts en gestion de projet.

BABISSAKANA, CEO du cabinet Prescriptor

« Augmenter la réussite des projets en Afrique »

«L e thème de cette édition est « Normes et qualité pour la réussite des projets en Afrique ». Il est important de rappeler que le monde contemporain évolue très rapidement, dominé par des crises, des complexités et des incertitudes, ce qui exige des gouvernements, des organisations et des citoyens de transformer leur vision stratégique aussi rapidement que possible en résultats et solutions concrets grâce à l’utilisation appropriée des technologies de gestion de projet. C’est dans cet esprit que cette cinquième édition de la Conférence Panafricaine de Gestion de Projet met l’accent sur les conditions et modalités à remplir pour tirer parti des normes et de la qualité afin d’augmenter durablement la réussite des projets en Afrique. Cela implique de traiter de manière pratique la question suivante : comment appliquer et maîtriser les normes et logiciels de gestion de projet, d’une part, et d’autre part, comment améliorer la qualité et la réussite des projets grâce à l’utilisation efficace des normes et logiciels dans chaque pays africain.»

Recommandations: Le FMI prescrit une hausse minime du prix des carburants

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Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Cémile Sancak, a achevé le 16 octobre 2024 une mission de deux semaines au Cameroun, dans le cadre de la 7e revue du Programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Mécanisme élargi de crédit (Medc).

L’objectif de cette rencontre était clair : évaluer les progrès des réformes économiques en cours et définir les prochaines étapes pour boucler ce programme de manière optimale. Parmi les réformes attendues, la question de la suppression des subventions aux prix des carburants demeure un sujet crucial.

Initialement ferme sur l’idée d’une suppression totale, Cémile Sancak a finalement assoupli son discours. «Les autorités ont déjà procédé à la majorité des ajustements nécessaires. S’il devait y avoir une nouvelle augmentation des prix à la pompe, elle serait minime», a-t-elle déclaré, précisant que l’essentiel des efforts devait désormais être orienté vers la création d’un espace budgétaire pour financer les dépenses sociales et les infrastructures. UN

RÉAJUSTEMENT INÉVITABLE ?

Cette prévision n’est pas sans rappeler la stratégie adoptée jusqu’ici par Yaoundé. Soucieux de ne pas trop impacter les ménages modestes, le gouvernement camerounais a opté pour un réajustement progressif des prix des produits pétroliers, plutôt qu’une suppression brutale des subventions.

Depuis février 2023, deux hausses ont déjà été entérinées : le litre de super est ainsi passé de 630 FCFA en janvier 2023 à 840 FCFA en février 2024, soit une augmentation de plus de 30 %. Le gasoil, lui, a vu son prix grimper de 575 à 828 FCFA durant la même période. Seuls les prix du pétrole lampant et du gaz domestique sont restés stables, respectivement à 350 et 6 500 FCFA.

Ces augmentations ont néanmoins permis de réduire significativement la part de la subvention dédiée aux carburants. De 1 000 milliards de FCFA en 2022, elle est passée à 640 milliards en 2023, avec une prévision de 263,3 milliards pour 2024. Selon les projections, cette enveloppe pourrait même tomber à 80 milliards en 2025. Une telle diminution laisse présager de nouveaux ajustements des prix à la pompe, bien que le gouvernement soit pris entre la nécessité de maintenir la soutenabilité budgétaire et celle de préserver le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles.

Lutte contre le braconnage :  quatre suspects devant la justice pour trafic d’ivoire à Ebolowa

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C’est une affaire qui fait grand bruit dans la région du Sud du Cameroun. Le 25 octobre, quatre hommes comparaîtront devant le Tribunal de Première Instance d’Ebolowa, accusés de trafic d’ivoire. Parmi eux, deux ingénieurs, un enseignant et un autre suspect non identifié. Ils devront répondre de la détention illégale de quatre défenses d’éléphants, une infraction grave dans un pays où ces animaux sont protégés.

Tout commence le 23 juillet dernier, lorsque les agents de la Délégation Régionale des Forêts et de la Faune du Sud, en collaboration avec la police judiciaire, mènent une opération coup de poing. Leurs efforts sont récompensés par l’arrestation des quatre suspects. Parmi eux, un ingénieur forestier, un ingénieur électromécanicien, et un enseignant du secondaire, trois professions qui contrastent avec le trafic illégal dont ils sont accusés.

Lors de l’opération, quatre défenses d’éléphants sont saisies. Ces objets, issus du braconnage, symbolisent un commerce de plus en plus inquiétant dans la région. Le Sud-Cameroun est en effet une zone à haut risque pour les éléphants, les trafiquants y sévissent régulièrement. Rien qu’en août, 15 défenses d’éléphants ont été interceptées à Ambam, tandis qu’en 2021, ce sont 120 défenses qui y avaient été saisies. Djoum, autre ville du sud, n’est pas en reste, avec la saisie en 2017 de 216 défenses et 81 queues d’éléphants, des chiffres alarmants qui correspondent à la mort d’environ 85 éléphants.

Malgré l’interdiction du commerce d’ivoire, la demande semble toujours aussi forte, alimentant un braconnage qui continue de décimer la population d’éléphants. L’action des autorités et des organisations comme LAGA, qui assiste le MINFOF dans la procédure judiciaire, montre une détermination à freiner ce fléau. Cependant, la justice est souvent perçue comme trop clémente, les peines infligées aux trafiquants étant rarement dissuasives.

Si les quatre présumés trafiquants sont reconnus coupables, ils risquent une peine de prison pouvant aller jusqu’à 3 ans et une amende de 10 millions de FCFA, conformément à la loi de 1994 sur la faune et la flore. Cependant, une nouvelle loi promulguée le 24 juillet 2024 pourrait changer la donne. L’article 173 de cette loi prévoit désormais des peines beaucoup plus sévères, avec des peines de prison pouvant atteindre 20 ans et des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions de FCFA.

Cette affaire, qui est renvoyée pour comparution des parties et débats, pourrait donc marquer un tournant dans la lutte contre le trafic d’ivoire au Cameroun. Un jugement exemplaire pourrait non seulement rendre justice aux éléphants tués, mais aussi envoyer un message fort à ceux qui continuent de tirer profit de ce commerce illégal et destructeur.

Barbarie : Comment Longue Longue a été sauvagement torturé en 2019

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Un homme couché sur le dos, les mains menottées dans le dos, les pieds passent à l’intérieur des pieds d’une chaise. Le bus d’un côté et les pieds de l’autre. Sur la chaise est assis un homme. Les pieds du « prisonnier » sont coincés au sol par deux individus qui lui sont montés dessus, afin de les immobiliser. Un autre tient une machette en mains et se charge de fouetter les plantes des pieds de l’homme couché chaise.

Le « prisonnier » de circonstance est identifié comme Simon Lonkana, plus connu sous son nom d’artiste, Longue Longue. Il crie à tue-tête, pleure et implore le pardon de ses bourreaux : « je ne vais plus le faire», « pardon commandant», « chouchou», « vous allez me tuer», « mes nerfs, c’est le nerf sciatique», « oh l’enfant de Dieu», « je m’excuse»,… entend-on dans sa voix qui change par moments d’intensité. Personne ne l’écoute, sauf quand il doit répondre à leurs questions : « qui t’a envoyé ?». Lorsque l’activiste répond « personne», le tortionnaire en chef rejette «on sait qui t’a envoyé ». Malgré la montée en intensité de la torture, l’homme qui souffre atrocement, maintient « personne». Et surtout que « je chantais déjà». On lui rétorque : «la dernière vidéo ? ». Il répond encore « personne

Supplications

Ses tortionnaires le lâchent un peu, le sortent du dispositif et lui intiment de sauter. « Ouais je ne peux pas, j’ai le nerf sciatique (Sic)», répond l’homme à qui on n’a laissé que des sous-vêtements ; avant de s’exécuter face à la furie de ses bourreaux. « Il faut dire la personne qui vous a envoyé», relance la voix principale, visiblement celui qui administrait le fouet à la machette. « Il faut dire la personne qui t’a envoyé», relance-t-il. A peine a-t-il répondu «je vous jure », que son interrogateur a déjà repris avec insistance, doublée de menace : « Si tu ne dis pas la personne qui t’a envoyé…» la suite se noie dans le brouhaha. Longue Longue a l’occasion de placer que « quand je chantais ‘’ne privatisez pas’’», il est étouffé mais l’artiste qui se montre généralement engagé leur rappelle que « ce sont mes thématiques». On le retrouve déjà subitement assis. « C’est mon populisme», essaie-t-il d’indiquer à ceux qui lui demandent si « c’est un mot français». A l’autre de répondre : «oui c’est un mot français ». La meute se précipite sur l’homme esseulé qui réussit à ajouter « quand je fais mes vidéos, les gens apprécient». Il est rapidement remis dans la machine de départ : « Logue Longue, croise les pieds», lui intime une voix, en le forçant à s’exécuter. L’homme dans un dernier effort de survie, se lâche et tente de s’en éloigner par les fesses. Mais ils sont plus nombreux et le ramènent sous la chaise. L’exercice initial est relancé. « wooo : je vais mourir», s’écrie-t-il. « Commandant, je te promets ; je dis pardon au président de la République. Pardon papa Paul Biya, j’ai toujours chanté pour vous». Rien n’y fait. La machine est relancée. Un autre revient redresser son buste qu’il a réussi à relever. « Commandant, je peux mourir». Le commandant en question poursuit la bastonnade : « Commandant, qui a 20/20 dans sa vie ? Commandant, vous avez 20/20 ? » De quoi irriter son bourreau en chef. « Tu me poses les questions ?», s’énerve le commandant. «C’est une erreur commandant », se retracte Longue Longue : « j’ai toujours chanté pour le couple présidentiel. Contrairement à d’autres. Je suis le seul. J’ai chanté ‘’Chantal Biya ne connaît pas les marabouts ; il faut demander à Dieu». Durant tout cela, les pleurs ont cédé la place à la parlote, rythmée par une bastonnade sans arrêt. On a permuté de rôles. La vidéo s’est arrêtée là, alors que l’épreuve n’est pas terminée.

La vidéo de la barbarie

Maurice Kamto et la « victoire volée« 

C’est une vidéo que les lanceurs d’alerte ont rendue publique depuis hier nuit. L’artiste qui vient de la recevoir dans son téléphone, rappelle que c’est ce qu’il a subi en 2019 quand il a été arrêté manu militari à l’hôtel Sawa par des éléments de la Sécurité militaire (Semil) et conduit dans leurs locaux, dans le cadre de la crise post-électorale de 2018. Alors qu’il avait ouvertement soutenu la candidature de Maurice Kamto à cette élection présidentielle, l’artiste s‘était lancé dans une campagne de dénonciation de la « victoire volée » du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), à travers les réseaux sociaux. Invitant d’ailleurs Paul Biya et Maurice Kamto à refaire l’élection, et que son candidat battrait le président sortant à plate couture. Pour subir le même sort que les militants et sympathisants de l’opposant. « Allô la famille, je vous ai toujours dit qu’on a failli me tuer en 2019», réaffirme l’homme. «Il était question qu’on me tue comme on a tué Martinez Zogo ; mais quand vous êtes enfant de Dieu, Dieu fait toujours le miracle. Dieu est venu m’enlever dans les bras de ces bourreaux», est-il convaincu. Et d’agrémenter : «Cinq ans après, on m’envoie la vidéo de ma torture. Qui l’eût cru ! Dix militaires musclés !». Informant que c’est « le patron, assis en chemise et cravate,» qui filmait son supplice.

Plainte

Si à sa libération, Longue Longue dont le passeport a été confisqué (et qui le demeure selon lui), avait « demandé pardon» au couple présidentiel, en indiquant la célèbre formule « je veux voir mes enfants grandir», se révolte en redécouvrant la vidéo de sa torture aujourd’hui, et reprend de plus belle le « combat » qu’il avait déjà repris à travers une nouvelle chanson dans laquelle il dénonce la malgouvernance au Cameroun. « J’appelle les avocats qui sont pour les droits de l’homme, les hommes politiques, les hommes d’affaires, tous ceux qui veulent le changement, parce que s’attaquer à tous ces criminels, à ces ‘’sans cœur’’, il faut être protégé», lance-t-il. Mais déjà, « j’ai décidé de porter plainte au Cameroun, porter plainte en France».

Entre temps, des lanceurs d’alerte ont déjà trouvé les identités de quelques membres de la meute qui s’est livré à cette torture. Des noms et photos ont été rendus publics. La toile s’est enflammée et les condamnations s’en suivent.

Université de Douala : 80 enseignants recherchés

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Le Pr Magloire Ondoa, recteur de l'université de Douala

Dans un communiqué rendu public ce 21 octobre 2024, « le recteur de l’université de Douala invite les enseignants de son université dont les noms suivent, absents de leur poste pendant le dernier recensement, à bien vouloir le rejoindre dans un délai de 15 jours à compter de la date de signature du présent communiqué ». La liste affiche 80 noms d’universitaires. Passé ce délai, les enseignants recherchés « seront placés en position irrégulière », menace le Pr Magloire Ondoa le recteur.

Des supputations vont bon train sur ce que sont devenus ces enseignants. La piste canadienne est largement évoquée, mais le chiffre semble trop élevé pour confirmer l’émigration dans ce pays de l’Amérique qui attire nombre de fonctionnaires du monde entier et particulièrement d’Afrique.

15 jours pour retourner aux postes

Cela survient dans un contexte de grève dans les universités d’Etat. En effet, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a lancé récemment un mot d’ordre de grève, réclamant le paiement des arriérés de primes de modernisation de la recherche, soit les 2ème et 3ème tranches, entre autres. L’arrêt des cours devait prendre effet le 16 octobre dernier. Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur a essayé en vain de ramener les syndicalistes à réviser leurs positions le 18 octobre dernier.

Depuis, le mot d’ordre suit son cours. Le recteur feint d’ignorer cette raison, et cherche ses employés ailleurs. C’est un dialogue de sourds. Mais le recteur qui ne semble pas disposé à comprendre les syndicalistes, leur donne jusqu’au 5 novembre prochain, pour sévir.

Liste des 80 enseignants

1- MBU MARTHA NJUI
2- FOUKOU CHARLES
3- ZABO ADILE
4- FOGWE ZEPHANIA
5- MOMEKAM MARTIN
6- NGO NLEND
7- EMBOUSSI NYAMO
8- MALOLO DISSAKE
9-ONDOUA SAMBA STEVE
10- KONTCHOP HILARION
11- EBELE DIKOR ALAIN MICHEL
12- MILINGO ELLONG JEAN JOSS
13- DJESSI DJEMBA PRISCILLE
14- ABESSOLO NGUEMA
15- ZE MENDOMO GERARD
16- LELE LUDIVINE YASMINE
17- KENFACK HENRI BANDOLO
18- NOULA NANGUE

  1. CHIMUAM AUGUSTINE
    20- ENYEGUE ESSO AYISSI VALERIE
    21- NGUENE NTEPPE
    22- NYOBE NYOBE
    23- POUABE EBOULI PATRICK
    24- OUM MELISSA
    25- TETANG FRANC DE PAUL
    26- NASSI ACHILLE
    27- MOUSSA MOUSTAFA
    28- KAMOE ASTRIDE LORETTE
    29- DJOMENI NITCHEU ADRIEN LAMIRE
    30- EDZENGTE EDZENGTE JOSEPH
    31 – GENEVA NKONGHA OJONG
    32- NDONTCHUENG MOYO MAURICE
    33- MEKE SOUNG PIERRE NOLASQUE
    34- FOUATSA HUGHES
    35- BESSOMO MVOGO
    36- EBANDA JUSTIN
    37- VISI SUMBOM TUBUO
    38- KEMEWE DONFACK
    39- TALLA ATANASE
    40- MVOGO GREGORY
    41- TSAMA FRANCOIS
    42- MOUANGE ANNIE
    43- AHANDA ETOUNDI SYLVAIN
    44- MBOUANDI NJIKAM
    45- MESSE LUCIENNE
    46- EYANGO TABI
    47- NGALLE FEN JOSEPH
    48- NGO MBACK
    49- OMANG OMBOLO
    50- ASIM ODILE
    51- BELINGA BESSALA
    52- NGASSA PIEGANG
    53- MBOGNING FEUDJO
    54- ENDOUNGOU EFFA
    55- SOH OUMBE
    56- MOTAH MATHIEU
    57- NGATCHOU DJOMO WILLIAM
    58- ESSOMBA MANY ANTOINE ACHILLE
    59- MOBY MPAH EDOUARD HERVE
    60- POUTH EPOUSE NJALL BIKOK
    61- MANGALA NK WELE FULBERT
    62- HENTCHOYA HEMO ROMUALD
    63- FOUDA BEKOLO FABIEN
    64- MOUNCHIKPOU NGOUHOUO GERVAIS
    65- NGONO AKAM MARGA VANINA
    66- ABOUBAKAR HASSAN
    67- MOULIOM ABOUBAKAR .S
    68- NDOUMBE AURELIEN
    69- GUEMEKANE
    70- NOAH-NOAH
    71- YING YANG
    72- NNANGA NGA
    73- OWONA MANGA
    74- BITA FOUDA
    75- OKALLA
    76- ESSONO
    77- ZOMBO
    78- BONING FEUDJIO
    79- ABESSOLO IRENE
    80- GENEVA NGONGHA OJONG
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