L’Australien Tusker Minerals doit obtenir le renouvellement de trois permis d’exploration couvrant 1 391 km² dans le Douala » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »Bassin de Douala »>bassin de Douala. Trois autres demandes, portant sur 1 189 km², restent en instruction. Cette situation concerne notamment Diwong South, où la compagnie a annoncé un objectif d’exploration de 2,1 à 2,6 milliards de tonnes de sables minéralisés.
L’entreprise australienne Tusker Minerals, cotée à la Bourse de Sydney, fait face à plusieurs échéances administratives concernant ses projets de sables minéralisés dans le bassin sédimentaire de Douala. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, la compagnie indique que trois permis d’exploration déjà accordés doivent être renouvelés, tandis que trois autres périmètres demeurent au stade des demandes d’attribution. Au total, les six zones représentent 2 580 km² de terrains présentant un potentiel en rutile, zircon, ilménite et autres minéraux lourds.
Selon les documents consultés par Défis Actuels, les permis concernés par le renouvellement sont Mungo, Mbanga et Édéa Sud. Ils couvrent respectivement 483, 468 et 440 km², soit 1 391 km². Accordés le 14 décembre 2022, ces titres sont détenus par Rhino Resources Ltd, filiale camerounaise intégrée au portefeuille de Tusker. Les trois autres périmètres, Maleke, Diwong et Mbongo, couvrent respectivement 491, 484 et 214 km². Les demandes correspondantes restent en instruction auprès de l’administration minière camerounaise.
Dans sa publication du 30 octobre, Tusker distingue les permis « accordés et soumis à renouvellement » des périmètres « faisant toujours l’objet de demandes », selon les termes traduits de l’anglais. La compagnie précise également que le projet Douala Basin demeure une priorité stratégique.
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Exploration minière au Cameroun
Le rutile, minerai naturel riche en dioxyde de titane, suscite un intérêt croissant dans l’industrie minière internationale. Il constitue, avec l’ilménite, l’une des principales matières premières utilisées pour produire le dioxyde de titane, un pigment blanc recherché pour son pouvoir couvrant, sa luminosité et sa résistance. On le retrouve dans les peintures, les plastiques, le papier et de nombreux revêtements industriels. Une partie des minerais titanifères sert également à la fabrication du titane métallique, utilisé notamment dans l’aéronautique, les équipements médicaux et les industries chimiques.
Le marché international est dominé par la demande des fabricants de pigments. Selon l’United States Geological Survey (USGS), plus de 95 % des concentrés de minerais titanifères consommés aux États-Unis sont destinés à cette industrie. La Chine demeure le principal producteur et consommateur mondial de concentrés titanifères. L’Australie, l’Afrique du Sud, le Mozambique et plusieurs autres pays africains occupent également des positions importantes dans l’approvisionnement international. Cette activité reste néanmoins exposée aux fluctuations de la demande industrielle et à la concurrence entre producteurs.
Marché du rutile en Afrique
C’est sur ce marché que l’Australien Tusker Minerals entend positionner ses projets camerounais. Dans le bassin sédimentaire de Douala, la compagnie contrôle, à travers sa filiale Rhino Resources, un portefeuille de trois permis d’exploration et de trois demandes supplémentaires totalisant 2 580 km². Les recherches portent principalement sur le rutile, mais également sur le zircon, l’ilménite et d’autres minéraux lourds présents dans les formations sableuses.
Seulement, les perspectives géologiques se heurtent à des contraintes administratives. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, Tusker indique que trois permis déjà attribués doivent être renouvelés, tandis que trois autres demandes attendent toujours une décision des autorités camerounaises. Une situation qui pourrait peser sur le calendrier des nouveaux forages et, par conséquent, sur l’évaluation des ressources minérales.
TROIS PERMIS À RENOUVELER, TROIS DEMANDES EN ATTENTE
Les documents publics consultés ne précisent pas les dates exactes d’expiration des trois permis ni les décisions éventuellement prises sur leur renouvellement. Il serait donc prématuré d’affirmer que Tusker a perdu ses droits. En revanche, la compagnie reconnaît elle-même que la situation administrative de plusieurs périmètres reste à régulariser.
Projets miniers en Afrique
DIWONG, PLUSIEURS MILLIARDS DE TONNES À CONFIRMER
L’enjeu est particulièrement important pour Diwong, où Tusker a identifié l’une de ses principales cibles d’exploration. En juillet 2026, la société a annoncé pour Diwong South un objectif compris entre 2,1 et 2,6 milliards de tonnes de sables, avec une teneur estimative de 2,1 à 2,3 % de minéraux lourds. Sur cette base, la compagnie évoque un potentiel de 48 à 55 millions de tonnes de minéraux lourds, comprenant environ 7 à 8 millions de tonnes de rutile et 1,4 à 1,7 million de tonnes de zircon.
LES NOUVEAUX FORAGES CONDITIONNÉS PAR LES AUTORISATIONS
Ces résultats ont conduit Cliff Fitzhenry, directeur général de Tusker Minerals, à afficher sa confiance dans les perspectives du bassin de Douala. « Ce qui rend Douala particulièrement intéressant, c’est l’ampleur du potentiel supplémentaire. L’objectif actuel ne couvre qu’une partie d’un seul permis de notre portefeuille de 2 580 km², tandis que les premiers forages de reconnaissance mettent déjà en évidence des zones proches de la surface présentant des teneurs sensiblement plus élevées, notamment 3,2 mètres à 0,76 % de rutile depuis la surface », déclarait-il lors de la présentation des résultats de juillet 2026.
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Le dirigeant soulignait également les avantages logistiques du projet, situé à proximité du port de Douala. Cette implantation pourrait faciliter l’exportation de concentrés minéraux si une exploitation commerciale venait à être développée.
Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 03/11/2026
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