AccueilEvènementROUTE DOUALA-BAFOUSSAM : Pourquoi les travaux de réhabilitation tardent malgré le financement...

ROUTE DOUALA-BAFOUSSAM : Pourquoi les travaux de réhabilitation tardent malgré le financement de la BID

Depuis le 17 mai 2025, le Conseil des administrateurs de la Banque islamique de développement (BID) a validé ce projet d’un linéaire de 218,9 km, pour un coût de 150,8 milliards FCFA supporté à hauteur de 139,3 milliards FCFA par la BID et 11,5 milliards FCFA par l’État du Cameroun. Mais il faut encore attendre l’habilitation du ministre de l’Économie par le président de la République pour la signature de l’accord de prêt avec la BID.

Depuis le 17 mai 2025, le Conseil des administrateurs de la Banque islamique de développement (BID) a validé ce projet d’un linéaire de 218,9 km, pour un coût de 150,8 milliards FCFA supporté à hauteur de 139,3 milliards FCFA par la BID et 11,5 milliards FCFA par l’État du Cameroun. Mais il faut encore attendre l’habilitation du ministre de l’Économie par le président de la République pour la signature de l’accord de prêt avec la BID

Son état de dégradation est de plus en plus inquiétant. Mais le projet de réhabilitation de la route DoualaBafoussam, pour un linéaire de 218,9 km, suit son cours, rassure-t-on au ministère des Travaux publics (Mintp). S’agissant de l’état d’avancement de la préparation de ce projet, nos sources indiquent qu’il est attendu le décret d’habilitation du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) pour la signature de l’accord de prêt avec la Banque islamique de développement (BID). Mais également la non-objection de la BID sur les trois dossiers de recrutement soumis à cette institution financière.

En effet, informe-t-on au Mintp, trois procédures de recrutement ont été lancées dans le cadre de ce projet. Il s’agit du recrutement des entreprises en charge des travaux en trois lots. À propos, la procédure de préqualification des entreprises a été publiée et le rapport de préqualification des entreprises a été élaboré par le Comité mis sur pied par le Mintp, et soumis à la BID pour validation.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Il y a également le recrutement d’une mission de contrôle pour les trois lots. Cette procédure de recrutement, informe-t-on, a été publiée et le rapport des manifestations d’intérêts contenant la liste restreinte des BET retenus a été soumis à la BID pour validation.

Il y a enfin le recrutement d’un cabinet d’audit comptable. Ici également, la procédure de recrutement a été publiée et le rapport des manifestations d’intérêts contenant la liste restreinte des cabinets retenus a été soumis à la BID pour validation.

Aussi, informe-t-on au Mintp, le Maître d’ouvrage a sollicité du Minepat une nouvelle extension d’un an de la période de signature de l’accord de prêt par le gouvernement à travers le MINEPAT.

À lire également
Infrastructures au Cameroun

UN BUDGET DE 150,8 MILLIARDS DE FCFA VALIDÉ PAR LA BID

Dans le cadre de la préparation du projet de réhabilitation de la route Douala-Bafoussam, un certain nombre d’actions ont d’ores et déjà été menées. Il s’agit notamment de la validation du projet par le Conseil des administrateurs de la BID, le 17 mai 2025, avec un coût de 150,8 milliards de FCFA supporté à hauteur de 139,3 milliards FCFA (212,35 millions d’euros) par la BID (92 %) et 11,5 milliards FCFA par l’État du Cameroun (8 %).

Mais également, dans l’optique d’accélérer les recrutements des entreprises en charge des travaux, du bureau d’études techniques pour le contrôle et la surveillance desdits travaux et du cabinet d’audit comptable et financier, le Maître d’ouvrage, le Mintp, a obtenu, le 30 juillet 2025, l’avis favorable de la BID pour les Actions d’acquisitions anticipées (3A). Il est ainsi autorisé à lancer lesdits recrutements avant la signature de l’Accord de prêt, précise-t-on.

Le projet de réhabilitation de la route Douala-Bafoussam est divisé en trois lots. Le lot 1, Bekoko-Penja, sur 70 km ; le lot 2, Penja-Pont du Nkam, sur 77,7 km ; et le lot 3, Pont du Nkam-Bandjoun, sur 71,2 km, pour un linéaire total de 218,9 km. Le coût global du projet est estimé à 229,93 millions d’euros, soit près de 151 milliards de FCFA.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Selon les données du Mintp, l’infrastructure à réaliser prévoit une chaussée de 7,5 mètres de largeur roulable, avec deux voies de 3,75 mètres chacune, des accotements de 1,5 m en rase campagne et de 2 m en zone d’agglomération, tandis que les traversées des grandes agglomérations seront aménagées en 2×2 voies.

En effet, le processus de sélection des entreprises en charge des travaux est en cours, avec la phase de préqualification des entreprises autorisées à soumettre les offres les plus compétitives. Plusieurs entreprises, apprend-on, ont en effet manifesté leur intention de réaliser les travaux de réhabilitation de cette route, à travers des propositions, lesquelles serviront à lancer l’appel d’offres pour la réalisation des travaux dans les jours à venir.

EN ATTENDANT, LES USAGERS TRINQUENT…

La route nationale 5 du Cameroun, qui relie Douala à Bafoussam et Bamenda, est dans un état piteux. La détérioration de cette route s’accentue avec le passage ininterrompu de camions et de bus interurbains, le manque d’investissement dans sa rénovation, mais aussi le changement climatique. En effet, l’aggravation des précipitations vient dégrader plus encore cet important axe routier.

Jadis parcourus en trois heures et demie, ces 218 kilomètres de voie vitale pour l’économie du pays exigent désormais environ dix heures de voyage très inconfortable.

« Cela fait 14 heures que nous sommes partis de Bafoussam. La route principale est carrément impraticable dans le département du Haut-Nkam. On a dû emprunter la route de Yaoundé, alors qu’on n’allait pas à Yaoundé, et bifurquer au niveau de Bagangté, pour retrouver l’axe qui arrive à Douala. On est mort de fatigue et on est plein de douleur dans le corps », se plaint Alice, une voyageuse rencontrée sur le trajet.

Mais sur le terrain, la colère des usagers est palpable. Payer des péages pour circuler sur une piste défoncée devient inacceptable pour Mika Séma, un transporteur : « Je pense que les péages, c’est pour entretenir la route. Et quand nous n’avons pas de route, je ne vois pas pourquoi on devrait payer… Il faut bien que les Camerounais se décident, qu’ils fassent quelque chose pour que cette route soit réhabilitée. »

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 03/09/2026

spot_img
LIRE AUSSI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

ACTUELLEMENT EN KIOSQUE

spot_img

LES PLUS RECENTS