vendredi, mai 8, 2026
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Grand dialogue national : Démissions massives

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je n'y suis plus

Le chasseur de Lion a promis de s’expliquer sur sa décision de ne plus participer au dialogue ce jour. L’ancien militant du Rdpc avait surpris l’opinion en soutenant Paul Biya lors de la dernière élection présidentielle. Mais quelques mois après, il a rejoint le cardinal Christian Tumi dans le cadre de la recherche de solutions à la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. C’est la deuxième défection en deux jours. Me Akere Muna a ouvert le bal juste après la cérémonie d’ouverture.

Alors que le Grand dialogue national n’est qu’à son deuxième jour, la liste des participants ne cesse de s’amincir. Jean Jacques Ekindi a annoncé qu’il quitte les travaux. Annonçant pour demain les raisons de son retrait. Toujours est-il que le Chasseur de Lion avait des positions pour le moins dures envers le régime de Yaoundé à propos de la gestion de la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du sud-ouest. On a vu l’opposant aux côtés du cardinal Tumi ces derniers mois, se battant pour la ténue de la All Anglophone conference (Aac). Dans le même temps l’on apprenait le désistement de Célestin Bédzigui. Le président du Parti de l’Alliance libérale (PAL) n’a pas fait de bruits sur sa défection. Les deux personnalités qui abandonnent les dialogueurs ce jour ont la particularité commune d’être des opposants qui ont rejoint Paul Biya lors de la dernière élection présidentielle, avant de reprendre des distances après le scrutin.

Avant ces deux ex partisans du régime, Me Akéré Muna avait déjà jeté l’éponge juste après la cérémonie officielle d’ouverture du dialogue. L’homme ne s’est pas beaucoup étendu sur les raisons de son choix. Toujours est-il que l’ancien bâtonnier qui a challengé Paul Biya lors de la dernière élection présidentielle, a toujours critiqué amèrement l’attitude de Yaoundé face à la crise. Lui qui n’a pas hésité à appeléer les Nations unies à intervenir pour imposer la paix. Alice Sadjo avait déjà précédé son allié de la dernière présidentielle. La présidente de l’Alliance des forces progressistes (Afp), a dénoncé la distraction organisée par le régime au palais des congrès de Yaoundé. Regrettant la restriction du champ du dialogue aux questions retenues par Paul Biya.

Ni John Fru Ndi : « Cette conférence aurait été précédée d’un cessez-le-feu suivi d’une amnistie générale »

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je reste constant

Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement,
Excellences,
Honorables Personnalités,
Distingués participants et invités,
Chers Compatriotes au Cameroun et à l’étranger,
Mesdames et Messieurs,
Après tant d’années à réclamer une occasion de se parler ; après tant de sang versé ; et, après tout ce temps perdu, nous voici enfin, aujourd’hui, à participer à ce que le Sdf et moi-même espérions sincèrement qu’elle serait le début du processus de guérison dont notre pays a tant besoin pour résoudre la crise Anglophone. Cette rencontre aurait été le cadre idéal pour établir la vérité et réconcilier notre pays.

Répondant à votre invitation pour la phase préparatoire de ce forum, mon parti a exposé un certain nombre de problèmes de fonds qui devaient être résolus avant ce forum. Nous allons réitérer certains de ces problèmes ici à l’intention du grand public :
Le problème de la forme de l’Etat qui nous aurait permis de nous appesantir de manière exhaustive sur le Fédéralisme. C’est pourquoi je propose d’emblée que nous nous attaquions aux causes structurelles profondes de la crise que nous traversons aujourd’hui dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. En effet, en 1972, nous avons commis une erreur très fatale en abolissant la République Fédérale du Cameroun par le biais d’un référendum qui n’était ni prévu dans la Constitution Fédérale de 1961 ni même envisagé par la Conférence de Foumban de 1961.
Je tiens à préciser, ici et maintenant, que la République Fédérale du Cameroun était formée de deux entités : l’État Fédéré du Cameroun Oriental et l’État Fédéré du Cameroun Occidental, ayant chacun un patrimoine culturel et institutionnel différent.
C’est l’abolition de cette Structure Fédérale et son remplacement par un État unitaire sans passer par des référendums séparés pour chacun des deux États qui a ouvert la voie à la marginalisation et à l’assimilation des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Il est important de souligner qu’un référendum unique pour l’ensemble du pays a donné à l’État Fédéré du Cameroun Oriental la possibilité d’user de sa majorité écrasante pour décider du sort de l’État Fédéré du Cameroun Occidental contre la volonté de ce dernier.

Résoudre la crise qui a provoqué la convocation du présent dialogue devrait commencer par un processus de restauration de la Constitution Fédérale de 1961.
En outre, l’État Fédéré du Cameroun Occidental sera composé de deux régions, à savoir : la Northern Region, présentement appelée Région du Nord-Ouest, et la Southern Region, présentement appelée Région du Sud-ouest.
Pour être valable et crédible, une telle conférence devrait être présidée par une personnalité neutre.
Cette conférence aurait été précédée d’un cessez-le-feu suivi d’une amnistie générale permettant la participation de toutes les parties principalement concernées.
Nous sommes aujourd’hui confrontés à une situation des plus honteuses depuis notre indépendance et notre réunification en 1961. Des milliers de personnes ont été tuées et d’innombrables autres mutilées ; des femmes violées, des centaines de villages rasés, des biens détruits, des entreprises commerciales saccagées, des écoles détruites et nos enfants privés d’éducation depuis trois ans, des citoyens contraints de fuir sont déplacés internes et plus de soixante mille sont réfugiés dans les pays voisins. Tout cela découle de l’irresponsabilité, de l’intransigeance et de l’arrogance du régime en place. Nous avons la responsabilité ici aujourd’hui d’y mettre fin par la Vérité et la Réconciliation.
Excellence, Monsieur le Premier ministre,
Camerounais, Camerounaises,
Mesdames et Messieurs,
Il est de notoriété publique que depuis la modification constitutionnelle de 1972, il y a manifestement une forte détermination politique d’imposer un Ordre Social non-consensuel appelé Décentralisation. Cet Ordre Social imposé a mis à mal notre vivre ensemble et l’esprit d’unité nationale.
Il est temps que nous affrontions la vérité. Nous souffrons depuis un quart de siècle sous le joug d’un contrat social défaillant, bâti sur les ruines d’une doctrine totalitaire centralisée, qui ne peut fonctionner dans une nation dont le bien le plus précieux est sa diversité.
Nous avons la ferme conviction que notre force, notre chance et notre avenir, c’est notre diversité. C’est en entretenant cette diversité, dans le cadre d’un contrat social originellement mis en place, que nous pourrons construire l’âme de la nation que nous recherchons depuis 1961.
Cela revient donc à dire que si nous voulons que la paix et la justice retournent dans notre pays, nous devons revoir la forme de l’État au cours de cette conférence.

Excellence, Monsieur le Premier ministre,
Cher(e)s délégué(e)s,
Mesdames et Messieurs,
En ce moment critique, il est important de rappeler, combien cela a été maintes fois le cas par le passé, où les délégations Anglophones se sont retirées ou ont été ignorées lors de différentes rencontres tenues pour déterminer le destin de ce pays.
En 1964, le Dr. Bernard Fonlon, un éminent chercheur Anglophone et un des piliers de la réunification, adressa un mémorandum au président Ahmadou Ahidjo pour se plaindre de la marginalisation et du traitement de seconde zone dont les Anglophones étaient victimes. Rien n’a été fait.
En 1984, une délégation dirigée par les pères fondateurs de notre pays, John Ngu Foncha et Solomon Tandeng Muna, est allée voir le Chef de l’État à propos du problème Anglophone. Rien de bon n’en est sorti.
En 1991, moi, en ma qualité de Vice-Président de la coordination des partis politiques de l’opposition, ainsi que le Dr. John Ngu Foncha, avons quitté la conférence de la Tripartite parce que le problème Anglophone était mis à l’écart.
En 1991, les Fédéralistes, parmi lesquels figuraient Ekontang Elad, Dr. Simon Munzu et Dr. Carlson Anyangwe, ont quitté la Commission Constitutionnelle chargée de rédiger la Constitution de 1996, car l’option fédérale chère aux Anglophones avait une fois de plus été ignorée.
En 1993, la Conférence pan-anglophone, All Anglophone Conference (AAC1) s’est réunie à Buea et a publié la Déclaration de Buea en faveur de la position Fédéraliste. Cela aussi a été ignoré ;
En 1994, une deuxième Conférence pan-anglophone (AAC2) s’est réunie à Bamenda et a publié la Déclaration de Bamenda qui a conduit à la naissance du SCNC. Comme à son habitude, le gouvernement a ignoré ce séisme politique ;
Lorsque la crise qui sévi actuellement a éclaté en 2016, la direction du Sdf, ses députés, ses sénateurs et ses maires se sont rendus à Bamenda et à Buea et ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation, qui dégénérait rapidement.
Personne ne nous a écouté ;
Les Parlementaires Sdf ont protesté au Parlement et bloqué les débats au cours de plusieurs séances dans le but de faire en sorte que la crise Anglophone soit débattue au Parlement. Une fois de plus, rien ne s’est passé ;

Lors de la dernière visite du Premier Ministre à Bamenda, le Sdf a proposé les services de son Président National pour négocier la paix avec les combattants sur le terrain. Dans la même optique, le Président National a demandé, entre autres, un cessez-le-feu et une amnistie générale et sans condition de toutes les personnes détenues en rapport avec le problème Anglophone. Si l’on nous avait écouté, cela aurait créé un climat sain pour le déroulement de ce dialogue.
Aujourd’hui, nous sommes invités à un Dialogue National dont l’agenda est bouclé à l’avance et imposé une nouvelle fois aux Anglophones en particulier et aux Camerounais en général. Il ressort des faits historiques ci-dessus énumérés, et qui sont loin d’être exhaustifs, que si nous voulons trouver une solution durable à la crise Anglophone, nous devons mettre en place une Commission de Rédaction de la Constitution qui préparera une nouvelle Constitution Fédérale pour le Cameroun.
La décentralisation a tué l’esprit de développement communautaire qui était le trait caractéristique de l’Etat Fédéré du Cameroun Occidental, et des responsables nommés se sont enrichis en appauvrissant les citoyens de ce pays si potentiellement riche mais si pauvre. Nous voici face à l’histoire. Voici venu le moment de décider si nous voulons construire ou détruire l’avenir de ce pays. Nous en appelons donc à la conscience de chaque participant à cette conférence afin qu’il pense aux enfants qui souffrent dans la brousse ainsi qu’aux nombreuses personnes affligées par la crise Anglophone.
Monsieur le Premier ministre,
Nous avons fait toutes ces propositions de bonne foi et dans l’intérêt suprême de notre pays. Mais, si celles-ci sont ignorées, le SDF n’aura d’autre choix que de se retirer du dialogue.
La vérité doit toujours prévaloir, je vous merci !

Le Président National
Ni John FRU NDI

Ibrahim Mbombo Njoya : Pourquoi je rame à contre-courant de Paul Biya

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Mbombo Njoya prend une tangente solitaire

– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Président du Grand Dialogue National,
– Monsieur le Président du Sénat ;
– Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
– Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
– Excellence Mesdames et Messieurs les Chefs de missions Diplomatiques ;
– Leurs Majestés les Chefs Traditionnels ;

– Autorités Religieuses ;
– Distinguées Personnalités en vos titres et grades respectifs
– Chers participants ;
– Mesdames et Messieurs.
L’octogénaire qui s’adresse à vous aujourd’hui, aura 82 ans le 27 octobre 2019. Cela veut dire qu’il a vécu une bonne partie de l’histoire de ce pays, ceci depuis 1958, date à laquelle il a commencé à occuper les fonctions de responsabilité. En d’autres termes, je suis témoin de toutes les péripéties traversées par le Cameroun avant même son accession à l’indépendance, le premier Janvier 1960 et sa réunification en 1961.
Ce que la vie m’a appris durant ce long parcours est édifiant.
1- En effet, tout ce qui nous arrive sur cette terre résulte de la volonté de Dieu le Tout-Puissant. J’ai la ferme conviction que nous naissons avec notre destin déjà réglé par Lui.

Oui quand le jeune étudiant Mr Paul BIYA rentre au Cameroun après de brillantes études en France,personne, je dis bien personne y compris lui-même ne pouvait imaginer un seul instant, qu’il deviendra le deuxième Président de la République du Cameroun après le Président Ahmadou Ahidjo, entouré de grands barons du régime.
Mais comme Dieu avait prédit de par son destin qu’il deviendra le Président de la République de ce pays, il l’est effectivement devenu.

2- La deuxième chose que la vie m’a apprise est de ne point avoir peur de la mort, mais plutôt de la vie, oui car, la vie est parfois impitoyable, cruelle, méchante et pourtant il faut faire avec.
C’est pourquoi la rencontre d’aujourd’hui est pour moi idoine, pour apporter ma modeste contribution.
J’ai tenu à faire cette introduction pour me présenter à vous, afin d’éviter tout malentendu et éviter aussi des interprétations erronées de mes propos. Ceci dit :
Je dois vous avouer sincèrement que j’ai été édifié par le message du Président de la République, adressé à la Nation le 10 Septembre dernier, j’en ai apprécié le fond et la forme.
Dans mon esprit, le dialogue devrait être un moyen pour, non seulement mettre fin à la situation qui prévaut actuellement au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, mais aussi pour régler d’autres problèmes fondamentaux, auxquels les Camerounais pensent profondément et n’osent pas l’exprimer clairement et fidèlement, je les comprends.

Il me semble que le problème anglophone n’est pas le plus difficile à résoudre, malgré les pertes humaines et les conséquences désastreuses que nous déplorons tous. Pour les gens de ma génération qui ont vécu la libération des Etats africains du joug colonial, nous avons le cœur déchiré de constater que 60 ans après les indépendances, nos enfants et petits-enfants prennent les armes pour tuer au nom d’une langue et d’une culture coloniale, que nous avions considéré comme un butin de guerre de notre lutte pour la libération de notre pays le Cameroun, et la conquête de notre liberté.
Mes chers fils et filles, petits-enfants, je suis choqué du visage hideux que vous donnez à notre si cher et beau pays depuis trois ans. Vous y êtes les héritiers d’une longue histoire de fraternité dans la diversité que nous entretenons depuis des lustres. Mais je suis persuadé que la situation qui prévaut au Nord-Ouest et au Sud-Ouest comparée à celle que nous avions à l’Extrême-Nord de notre pays est surmontable. En effetdans l’Extrême-Nord du pays, il s’agissait d’une guerre asymétrique, téléguidée de l’extérieure.
Elle aurait pu être plus grave pour nous, car il ne s’agissait pas d’une guerre conventionnelle, qui obéît à des principes bien établis. A cet égard, je peux dire que :

S’il y a un point sur lequel je peux affirmer sans risque de me tromper, et sur lequel les Camerounais ne sont pas d’accord à une très large majorité, c’est le problème de la sécession, dans ce sens que depuis l’avènement de la réunification, le vivre ensemble des Camerounais anglophones et francophones ne peut être remis en cause.

Il y a eu certes des imperfections et parfois des négligences. Dieu merci, qui ont réveillé la conscience de tous les Camerounais tant de l’intérieur que de la diaspora.
A cet égard, le Président de la République l’a reconnu dans son message adressé à la nation et a annoncé toutes les dispositions prises, pour répondre à certains manquements compréhensibles, que nos frères anglophones avaient soulevés à juste titre.
Pour moi je suis convaincu que ceux qui ont provoqués le problème de la sécession n’y croient pas eux-mêmes, c’est en réalité comme l’histoire d’un fils qui demande toujours plus à son père, pour être sûr d’avoir le minimum.
A partir du moment où nous sommes d’accord qu’il faut bannir de nos propos le mot sécession, il n’y a plus dès lors à mon avis de problème insoluble. En effet, le principe de la décentralisation ayant déjà été adopté, il ne reste plus qu’à préciser davantage son contenu et à accélérer sa mise en œuvre.

Dans ce contexte, je propose qu’une commission chargée de préciser les contours et contenus d’une décentralisation poussée, soit créée. Des modèles de décentralisation fleurissent d’ailleurs dans le monde et dans certains de nos pays amis, notamment la France à sa manière, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Suisse, le Canada etc…
Cette commission pourrait soumettre son texte à l’appréciation du Gouvernement, qui sollicitera éventuellement l’avis du Parlement.
En ce qui concerne ceux qui ont choisis la voie du maquis pour s’exprimer, je peux affirmer sans risque de me tromper que beaucoup ne se battent plus pour une cause politique. Par leur comportement, ils prouvent qu’ils ont été pris en otage par ceux qui vivent confortablement à l’étranger et qui entendent à travers eux, assouvir leurs fantasmes politiques. Ils ne se battent aujourd’hui que pour leur survie et non par idéologie.
Ainsi, quand les gens qui se battent commencent à faire des enlèvements moyennant rançons, cela signifie tout simplement qu’ils ont faim. Assurément se réjouissent-ils du dialogue annoncé, dialogue dont ils espèrent qu’il réglera favorablement leur sort devenu précaire.
Dans ce contexte je pense qu’on devrait mettre plus en avant, tous les aspects positifs du Comité National de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR).
A ce sujet, je propose qu’une commission soit créée, composée des autorités religieuses et des chefs traditionnels du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lesquels connaissent mieux que quiconque le terrain, pourraient prendre contact directement avec ces combattants.
Ceci afin de les convaincre à déposer les armes comme déjà d’autres l’ont fait, et les rassurer qu’ils ne seront guère poursuivis. Ils montreront à cet effet l’exemple de leurs camarades jadis rebelles, mais qui, à la faveur du DDR, vaquent aujourd’hui à leurs occupations quotidiennes librement et sereinement.
Par ailleurs, dans son message le 10 Septembre dernier, le Président de la République a rappelé qu’au terme de notre Constitution, il est habilité à user d’un droit de grâce. C’est tout dire ….. Dans ce contexte, je pense qu’au-delà des problèmes qui se présentent à nous aujourd’hui, les Camerounais souhaitent dans leur grande majorité, l’alternance.
En effet, tout être humain vit d’espoir même si cet espoir est lointain. Il se dit que s’il ne voit pas se concrétiser son espérance, au moins ses enfants en connaitront. Celui qui vous parle a été membre du comité constitutif du 18 janvier 1995, qui a accouché de la Constitution du 18 Janvier 1996, prévoyant entre autres, la décentralisation. A cette époque, faut-il le rappeler, le Cameroun avait déjà adopté la démocratie comme principe de gouvernance, ce qui suscita la création de plusieurs partis politiques.
Une fois ce principe accepté, nous devons savoir que tout parti politique vise la conquête du pouvoir, et si la Loi ne lui donne pas la possibilité d’aspirer à cette ambition, son existence n’a pas sa raison d’être. C’est pour cela que nous avions adopté la limitation des mandats présidentiels.
Mais les partis politiques crées n’ont pas compris que quand un parti est au pouvoir, sa vocation est d’y rester le plus longtemps possible. Ainsi on a pu remarquer que même dans les vieilles démocraties où il existe la limitation des mandats présidentiels, le Président de la République sortant, s’efforce toujours de faire en sorte qu’un membre de son parti lui succède. Ils font même campagne pour lui.
En fait, ce qui crée l’incompréhension dans nos partis politiques, c’est qu’ils confondent la durée d’un parti au pouvoir à celle de la personne qui gouverne. Je continue à penser et le répète, que le problème qui se pose au Cameroun est aussi celui de l’alternance et le seul remède qui pourrait guérir le mal est :

1- La révision de la Constitution
2- La limitation du mandat présidentiel à
2x5ans non renouvelables
3- L’élection à deux tours.
4- La révision du code électoral
5- La décentralisation dont il faut accélérer la mise en place, dans les 06 mois qui suivent le dialogue.

En somme, si ces propositions sont réalisées, nous aurons facilité la tâche au Président de la République. En effet, en affirmant dans son message à la nation le 31 décembre 2018, je le cite : « le septennat qui vient de commencer devrait être décisif pour notre pays. Il pourrait même être l’un des moments les plus importants de notre histoire depuis notre indépendance. »

Je pense pour ma part que cette déclaration n’est pas le fait de hasard, elle ouvre les portes de toutes les réformes structurelles et profondes, que souhaitent les camerounais.
La convocation de ce grand Dialogue National, en est une illustration. Qui l’eût cru ! Ainsi, en dehors de la sécession, l’on peut aisément aborder tous les sujets de la vie nationale. Il y a également cette possibilité de grâce, prévues par la constitution de notre pays et évoquée par le chef de l’Etat lui-même.

Pour ma part, je pense que si cette rencontre du Grand Dialogue National est un succès, ce que nous espérons et souhaitons tous,
Je suis persuadé que le Chef de l’Etat pour exprimer sa satisfaction, pourrait user de cette grâce pour libérer les personnes condamnées dans le cadre de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et pourquoipas, celles interpellées lors des manifestations post –électorales.

Tout ceci viendrait j’en suis convaincu, confirmer ce que le Président Paul BIYA avait lui-même prédit par rapport à ce septennat ; Je le cite encore : « Le septennat qui vient de commencer devrait être décisif pour notre pays. Il pourrait même être l’un des moments les plus importants de notre histoire depuis notre indépendance. »

Je vous remercie pour votre bienveillante attention, en espérant que ma modeste contribution pourra aider à faire avancer les débats.

Grand dialogue national : L’avenir du Cameroun se joue à Yaoundé

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L'histoire s'écrit depuis Yaoundé

« C’est pour mettre un terme à ces violences, et permettre aux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest de retrouver la sérénité nécessaire au plein épanouissement des populations qui y vivent, que le chef de l’Etat a décidé, dans son mémorable discours à la nation du 10 septembre 2019, de convoquer ce grand dialogue national ». Dans son discours d’ouverture du Grand dialogue national (Gdn) ce 30 septembre 2019, Joseph Dion Ngute a ainsi justifié le bien-fondé de ce forum convoqué par le président de la République. Mais avant d’y parvenir, le président du Gdn a rappelé les efforts fournis par le Premier Camerounais, depuis trois ans. « Le chef de l’Etat a souligné les mesures prises par les pouvoirs publics pour répondre aux préoccupations formulées par les syndicats d’enseignants et d’avocats d’expression anglaise. Il a également précisé que la réponse des pouvoirs publics à ces préoccupations est allée bien au-delà des attentes de ces syndicats. Un projet sécessionniste s’est cependant greffé aux revendications corporatistes, conduisant à des actes ignobles de violence, et perturbant sérieusement la vie économique dans les deux régions ». Se ressourçant dans le discours du président à la Nation le 10 septembre dernier.

Devant le plus d’un millier de personnes réunies au palais des Congrès pour les besoins de la circonstance, Joseph Dion Ngute a invité les participants à sauver l’unité de la nation, brisée par trois années de crise dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest. « Ce dialogue nous offre l’occasion de trouver, dans l’exemplarité de l’engagement des pères fondateurs de notre pays, la force de transcender nos différences, pour faire de notre diversité culturelle, une source de richesse pour nos populations », a-t-il lancé. « Si l’histoire nous a fait héritiers de deux langues officielles que sont le français et l’anglais, notre intelligence commune devrait nous conduire à en user comme une source d’opportunité et non comme une source de contraintes discriminantes à notre vivre-ensemble, à en faire des leviers de notre progrès social, et non des pesanteurs nous conduisant vers les abîmes inconnus de la division et de la séparation », a-t-il poursuivi. Quoi qu’il en soit, « le peuple camerounais nous regarde. Le monde entier nous observe », a mis en garde le Premier ministre.

Ci-dessous, le discours du Premier ministre

discours_du_premier_ministre_ouverture_gdn_30.09.2019_fr

Cemac : la BAD en quête de 2 400 milliards

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Cemac : la BAD en quête de 2 400 milliards

2 400 milliards de   francs CFA.   Telle est la   somme que recherche la Banque   Africaine de Développement (BAD)   pour faire de l’intégration régionale le   moteur de la croissance économique   dans cette zone. Ce chiffre qui a été   dévoilé le 16 septembre dernier à   Yaoundé, se repartie ainsi qu’il suit :   88 % dans le domaine des   infrastructures et 12 % dans la   facilitation du commerce et le   renforcement des capacités. Le   document ainsi présenté constitue la   stratégie de développement 2019-   2025 de l’intégration en Afrique   centrale. Ledit document a été adopté   en mars dernier par le Conseil   d’administration, avec pour but «   d’accélérer l’intégration en Afrique   centrale ».   Pour le directeur général bureau   régional de développement pour   l’Afrique centrale, Ousmane Dore, la   route Ouesso-Bangui-N’Djamena et   la navigation intérieure sur les   fleuves Congo, Oubangui et Sangha,   d’une longueur de 1310 km, qui   traversent la République   centrafricaine, le Tchad, la   République Démocratique du Congo   et la République du Congo, feront «   progresser l’intégration économique   entre ces quatre pays et au-delà ».   Aussi, a-t-il ajouté, « le capital   forestier de cette région pourrait être   mieux valorisé grâce à une   intégration économique plus   approfondie ». Par ailleurs, a-t-il   poursuivi, « les six pays du bassin du   Congo couvrent 300 millions   d’hectares de forêt productive, 18   millions d’hectares en conservation   et 100 millions d’hectares non   alloués. Pour Ousmane Dore, il est   urgent de « valoriser tout ce   potentiel et vision stratégique de la   BAD pour l’industrialisation de la   filière bois en Afrique centrale estime   qu’il est possible d’augmenter la   surface totale des concessions dans   la région de 50 millions d’hectares   aujourd’hui à 75 millions d’hectares   ainsi que les rendements de la   production actuelle de 7 millions de   m3 à 15 millions de m3 d’ici 2030 ».   Selon le ministre de l’Economie, de la   Planification et de l’Aménagement du   Territoire (Minepat), Alamine   Ousmane Mey, l’accompagnement de   la BAD envers les pays de la   Communauté Economique et   Monétaire des Etats de l’Afrique   Centrale n’est plus à démontrer. Pour   s’en convaincre, il n’y a qu’à   consulter le portefeuille opérationnel   de la BAD. En Afrique centrale, la   BAD comprend 44 opérations pour   une enveloppe de plus de 5 000   milliards de francs CFA. Les secteurs   du transport et énergie couvrent 92,7   % des engagements. Parmi les   projets intégrateurs réalisés par la   BAD dans la sous-région l’on compte   notamment la « construction du   corridor Brazzaville-Yaoundé, le   financement de la construction du   pont sur le fleuve Logone entre le   Tchad et le Cameroun, l’étude   d’interconnexion électrique entre le   Cameroun et le Tchad. L’étude du   projet de construction du pont sur le   fleuve Ntem sur l’axe routier Kribi-   Campo, Bata. Ainsi que le   financement de la construction du   pont route-rail entre Kinshassa et   Brazzaville et enfin le projet de   connexion en fibre optique Central   African Backbone ».   Pour le Représentant pays de la BAD,   Dr Solomane Kone, dans le contexte   actuel de la région Afrique centrale   qui est affectée par des chocs   sécuritaires, « l’intégration régionale   constitue non seulement un énorme   défi, mais fort heureusement, une   opportunité pour mieux accompagner   et accélérer les efforts et les progrès   réalisés par les Etats ».

Junior Matock (par Défis Actuels No 423)

Dsce : les projets de la 2ème phase

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Dsce : les projets de la 2ème phase

L’on a déjà une idée précise sur  ce que l’Etat entend faire au  cours de la deuxième phase  du Dsce qui commence dès janvier  2020. Les détails du contenu de cette  autre étape ont été évoqués le 25  septembre dernier, pendant la clôture  des travaux des conférences  sectorielles lancés le 17 septembre.  L’on retient donc que la prochaine  stratégie de développement du  Cameroun consistera à « accroître le  revenu par tête, réduire la pauvreté,  renforcer la protection sociale et  promouvoir le développement durable  ». Et ce, sous un fond de «  décentralisation affirmée », selon le  ministre délégué auprès du ministre de  l’Economie, de la Planification et de  l’Aménagement du Territoire, Paul  Tasong.  De plus, la nouvelle stratégie qui va  servir de référence au cours des 10  prochaines années, il sera question de  « s’attaquer de front à la réduction du  déficit commercial » devenu structurel,  en réduisant considérablement  l’importation de certains produits que  l’on peut produire localement.

Priorités 

En termes de priorité, l’Etat veut axer  sa politique sur « l’industrialisation »,  car l’objectif visé est celui devenir « un  nouveau pays industrialisé et  émergent à l’horizon 2035 ». A cet  effet, la nouvelle stratégie formulera  des choix nouveaux en matière de  mise en oeuvre du Plan Directeur  d’Industrialisation (PDI) ; permettre au  secteur privé de jouer véritablement  son rôle de créateur de richesses et de  moteur de la croissance. Car, a  reconnu le MindelMinepat, « nous  sommes conscients de ce que au cours  de la première phase, on n’a pas  suffisamment accompagné le secteur  privé. Mais cette fois, les instruments  sont en place afin de permettre au  secteur privé de s’épanouir davantage  pour permettre au pays d’engranger  des points de croissance, mais aussi  d’apporter des solutions à certains  problèmes de l’économie nationale,  s’agissant par exemple de l’emploi des  jeunes ».  Dans la même perspective, il est  envisagé de « mettre un accent  particulier sur les branches et filières  stratégiques, dans une logique de  substitution des importations et de  promotion des exportations ».  Il convient de souligner que lors de la  première phase de mise en oeuvre du  Document de Stratégie pour la  Croissance et l’Emploi (Dsce), la  croissance a été portée à 4,5 % en  moyenne par an, bien qu’en deçà des  5 % projetés. De manière détaillée,  le taux de pauvreté monétaire quoi  qu’en recul de 2,4 %, s’établit encore  à 37,4 %. Bien plus, la pauvreté  recule en zone urbaine, mais  s’aggrave en zone rurale. Pour ce qui  est de la question du sous-emploi,  elle continue à stagner, selon Paul  Tasong.

Junior Matock ( par Défis Actuels No 423)

Dr Phanuel Habimana, représentant OMS Cameroun : « nos Etats doivent faire mieux dans la lutte antivectorielle »

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« Nos Etats doivent faire mieux dans la lutte antivectorielle »

Quelle appréciation faites-vous de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle en Afrique ?

L’OMS appuie les Etats membres dans la lutte contre les maladies à transmission vectorielle. Le bon exemple c’est que le comité régional pour l’Afrique qui s’est réuni il y a quelques jours à Brazzaville pour le compte de sa 69e session, a adopté un document technique qui encourage les Etats membres à accélérer la lutte contre les maladies vectorielles. Cela relève du plaidoyer au plus haut niveau et également des aspects techniques dans la lutte contre les maladies à transmissions vectorielles. Il faut savoir que ces maladies causent dans le monde 700 000 décès et que plus de 70 % de ces décès surviennent dans la région de l’Afrique. En ce qui concerne le paludisme, qui est dans ce groupe de maladies, dans le monde, on estime le nombre de décès causés par le paludisme à 430 000 et 93 % de ces cas sont survenus en Afrique. Donc ce sont des maladies avec un poids de mortalité et de morbidité assez importants. A côté du paludisme, il faut aussi voir des maladies comme la fièvre jaune, la trypanosomiase, la schistosomiase, c’est un groupe de maladie pour lesquelles l’OMS accorde beaucoup d’importances, dans l’appui au niveau aussi bien de l’adoption des politiques, que la mise en œuvre de ses stratégies au niveau des Etats membres.

Comment appréciez-vous la contribution des Etas africains au plan financier, dans la lutte contre les maladies à transmission vectorielle ?

La part des Etats africains dans la lutte contre les maladies à transmission vectorielle est à l’image de la part des financements de nos Etats dans le domaine de la santé en général. On doit dire que nos Etats doivent faire mieux, surtout qu’ils ont signé les cibles très ambitieuses des Objectifs du Développement Durable (OMD), parmi ces cibles, il y’a l’objectif numéro trois qui concerne la santé et le bien-être des populations. Il y a plusieurs cibles parmi lesquelles, celles qui concernent le paludisme, le VIH, la santé de la mère et de l’enfant, les accidents de la voie publique. L’atteinte de toutes ces cibles nécessite un investissement plus accru et plus pérenne de nos Etats membres. Et une des cibles qu’on utilise comme moniteur c’est la cible d’Abuja qui a été adopté en 2001 par les chefs des Etats membres, cette cible indique que les dépenses publiques dans le domaine de la santé dans les Etats membres doivent être de 15 % des dépenses publiques générales. A ce jour, je ne pense pas qu’il y a cinq Etats qui ont atteint cette cible. Au niveau du Cameroun nous ne sommes qu’autour de 5 %. Le Cameroun a l’ambition d’atteindre les OMD à l’horizon 2030 et l’émergence en 2035, il est donc important que les investissements dans le secteur de la santé soient plus conséquents. L’autre indicateur qui montre que le poids financier des contributions dans le secteur de la santé repose sur les ménages est qu’on estime que 70 % du coup des dépenses liées à la santé repose sur les ménages. L’OMS estime que quand cette charge est au-dessus de 30 %, les communautés ont beaucoup de difficulté à accéder aux services de la santé. Il est important dans l’avenir, et je sais que le ministère de la Santé travaille dessus, de réduire ce poids énorme des dépenses de la santé sur les ménages et de le ramener au niveau des standards de l’OMS qui est de 20 %.

Réalisée Par Joseph Essama ( Défis Actuels No 423)

Yaoundé: La conférence internationale sur les maladies à transmission vectorielle s’est achevée

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Les chercheurs du monde entier veulent en découdre avec les maladies à transmission vectorielle. C’est à pour cette cause qu’ils se sont réunis à Yaoundé du 17 au 26 septembre dernier. Il était question pour ces chercheurs, de « partager les dernières recherches dans la lutte anti vectorielle, de développer des réseaux de collaboration entre chercheurs et de mobiliser des ressources financières par un plaidoyer dans la lutte contre les maladies transmises par les moustiques en Afrique », avait expliqué Antonio Nkondjio, président de la branche camerounaise de l’Association panafricaine de lutte contre les moustiques. Au cours des travaux, les chercheurs se sont accordés sur le fait que la « la situation est plus préoccupante surtout dans les pays africains qui offrent un environnement idéal pour la prolifération des vecteurs ». Au Cameroun par exemple, c’est le genre anophèle qui transmet le paludisme et le pays figure parmi les 11 pays dans le monde les plus affectés par cette maladie. Selon les chercheurs, le paludisme est transmis par « des insectes qui ont un cycle de reproduction qui passe par l’eau : les mares temporaires, les réservoirs artificiels, les bassines que l’on garde dans les maisons pour la conservation de l’eau et c’est là où les moustiques viennent pondre ». Pour lutter contre le paludisme, a affirmé le professeur Rose Gana Fomban Leke « Les habitants du Cameroun doivent utiliser tous les outils mis à leur disposition, précisément les moustiquaires qui sont distribuées. S’ils attrapent le paludisme, il y a aussi les médicaments pour le traiter le paludisme, il y a les moyens de le prévenir ».
Comme panacée pour surveiller et éliminer les maladies à transmission vectorielle sur le continent, les chercheurs indiquent qu’il faut d’abord résoudre le problème de résistance des moustiques aux insecticides. Ba Robert David du Burkina Faso qui représentait la société syngenta a expliqué qu’« On a pu réduire depuis une dizaine d’années, 61 % du taux de paludisme au Ghana, grâce à la pulvérisation intra domiciliaire, vous avez la réduction de près de 64% du taux de paludisme au Zimbabwe par la même méthode, au Mozambique c’est 40% de réduction, on a beaucoup d’exemples comme ça ». Seulement ces campagnes de pulvérisation intra domiciliaire nécessitent beaucoup d’argent et ne peuvent être menées que par des organismes comme le fond mondial ou l’organisation mondiale de la santé, « nous exhortons les pays africains qui ont plus de ressources financières à avec ceux qui n’en ont pas et nous demandons aussi à l’union africaine de mettre plus d’argent pour l’éradication des maladies vectorielles », a plaidé Dr Charles Mbogo, président de l’Association panafricaine de lutte contre les moustiques. Selon Dr Phanuel Habimana, représentant OMS Cameroun, les maladies à transmission vectorielle causent dans le monde 700 000 décès par an et plus de 70 % de ces décès surviennent dans la région de l’Afrique.
Joseph Essama

Grand dialogue national : Les choses se précisent

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Voici le porte-parole du Grand dialogue national

Au cours du journal parlé de 17h ce 25 septembre 2019, la liste des commissions de travail a été rendue publique : il y en a huit, tournant autour du sujet retenu par le président de la République : Bilinguisme, diversité culturelle et cohésion sociale ; Système éducatif ; système judiciaire ;décentralisation et développement local ; reconstruction et développement des régions touchées par la crise ; désarmement, démobilisation et réinsertion des ex combattants ; et rôle de la diaspora dans la crise et contribution au développement du pays.

Ainsi, Paul Biya recadre les choses, au moment où les consultations préalables menées par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, encore en cours dans ses Services, portent parfois sur des sujets éloignés du thème central défini le 10 septembre dernier. Et surtout, alors que de vives polémiques portées sur les « frais de taxi » remis à certaines personnes ou groupes consultés, distraient sur les objectifs principaux.

Par ailleurs, George Ewane, journaliste en service à la télévision nationale, a été nommé porte-parole du Grand dialogue national. Le présentateur de Inside presidency, la version anglaise de Présidence actu, une émission dédiée aux activités du Couple présidentiel et de la Présidence de la République, bilingue, a roulé sa bosse dans les couloirs de la présidence de la République où il a été des années durant membre de la Bridage des reportages spéciaux, pour le compte de son organe de presse employeur.

Les Lions indomptables : Omam Biyik signe la première liste de Conçeiçao

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En attendant la signature du contrat entre le Cameroun et Antonio Conçeiçao, son adjoint François Omam-Biyik est déjà en activité. Le numéro deux du nouveau banc de touche des Lions indomptables a signé la première liste de joueurs devant prendre part au prochain regroupement de la sélection nationale. En tout, 25 joueurs convoqués, et quatre sur la liste d’attente.

On y retrouve trois nouveaux: Moukoudi Harold, sociétaire de l’As Saint Etienne en France, Franco-camerounais de 21 ans; Ignatus Ganago, 20 ans, joueur de l’Ogc Nice, sort des U23 qu’il a qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie; et Tristan Dingome, 28 ans et joueur du Stade de Reims.

Mais aussi des retour d’anciens dont les pages semblaient déjà presque tournées, comme Allan Nyom, ainsi que Paul Geoges Ntep et Gaëtan Bong. Edgard Salli en fait partie, mais sur la liste d’attente, qu’il partage avec Ntep, Jean Charles Castelleto  et Félix Eboas Eboa.

En revanche, l’on note six absents parmi les ambassadeurs du Cameroun lors de la CAN 2019: Yaya Banana, Jean-Armel Kana Biyik qui a récemment annoncé sa retraite internationale), Joël Tagueu (retenu pour la dernière Can, mais éloigné du groupe par une malformation cardiaque), Olivier Boumal, Idris Carlos Kameni et Jacques Zoua dont la présence dans les effectifs de Clarence Seedorf à Egypte 2019 a été très critiquée.

Première liste Conceiçao
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