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Autoroute Yaoundé-Douala: l’Etat recherche un partenaire pour la phase II

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Autoroute Yaoundé-Douala L’Etat recherche un partenaire pour la phase II

Le 4 mars dernier, le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi a lancé un appel public international à manifestation d’intérêt pour la sélection d’entreprises ou groupement d’entreprises devant accompagner le gouvernement pour le financement, la conception, la construction, l’- exploitation et la maintenance de l’autoroute Yaoundé-Douala Bibodi-Douala ( 136 km). Cette section autoroutière se situe à la fin de la phase I actuellement en construction (échangeur de Bibodi) et la ville de Douala, en passant par Edéa, avec une vitesse de référence 90 km/h. L’approche que préconise le Mintp repose sur un Partenariat Public-Privé (PPP), afin de permettre de mettre à profit l’- expertise du secteur privé. A cet effet, Emmanuel Nganou Djoumessi se propose de confier ce projet à un partenaire qui aura démontré son expérience, son expertise, son intérêt, ses ressources et son potentiel ainsi que toutes les qualités nécessaires pour mener à bien ces travaux, peut-on lire dans la note portant lancement de ces travaux. Les travaux à mener sur ce tronçon autoroutier portent sur : cinq échangeurs (Bodmon pk 99), Edéa Est (132), Logbadjeck pk 161, Dibamba Beach pk 182 et Douala pk 194. Deux grands ouvrages de franchissement sont également projetés, notamment la construction du pont sur la Dibamba 250m, et la construction du pont sur la Sanaga (500m). Trois brettelles routières sont également prévues reliant l’autoroute à la nationale No 3 à l’Est d’Edea, au contournement d’Edea à l’Ouest et à Dibamba Beach. En ce qui concerne les caractéristiques, l’Etat prévoit 2×2 voies extensibles vers l’intérieure ultérieurement si le trafic l’exige, à 2×3 voies. Deux chaussées de 7,50 m chacune, deux bandes d’arrêt d’urgences de 3 m de largeur, deux bandes dérasées de gauche de 1 m chacune, une bande médiane de 9 mètres, une berne côté extérieur de 0,50 mètre de largeur, un arrondi de talus de 0,50 mètre de largeur en remblai ou n dispositif de drainage en déblai. Les dossiers de candidature doivent être déposés au ministère des Travaux Publics au plus tard le 21 mai 2020.

Par Junior Matock ( DA 462)

Infrastructures : le Mintp évalue l’évolution des chantiers routiers dans le sud

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Infrastructures : le Mintp évalue l’évolution des chantiers routiers dans le sud

Du 4 au 7 mars dernier, le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi a visité les différents chantiers routiers en cours dans la région du Sud. Dans chacun de ces chantiers, il a pris la peine de s’arrêter pour faire le point sur l’évolution des travaux et s’enquérir des difficultés que rencontrent les entreprises en charge de la réalisation de la construction de ces routes.

Sangmelima-Bikoula : les travaux ont repris

Sur l’axe Sangmélima-Bikoula, long de 65 km, l’on a pu constater que les travaux ont repris. Et ce après l’arrêt observé sur la première section Sangmélima-Ouesso, causé par la suspension des financements par les bailleurs de fonds, de l’occupation des emprises et du faible déploiement de l’entreprise. Le 5 mars dernier, Emmanuel Nganou Djoumessi a pu se rendre compte de la reprise des activités, à travers les mouvements incessants des engins sur le terrain. Ainsi a-t-on pu apprendre de l’entreprise qu’à ce jour, les travaux sont exécutés à 62 %, pour une consommation des délais de 70 %. Dans le détail, informe-t-on du côté du Mintp « les travaux sont terminés entre les PK0+00 et PK 55+ 500 sur les zones sans obstacle et sont en cours d’exécution du de terrassement PK58+ 800 au PK65+000 ». En plus, le linéaire total des zones d’obstacles restant est de 7,2km tandis que les travaux de terrassement restant concernent 4km sur l’ensemble du linéaire. Pour lever les contraintes liées à la libération des emprises, le Mintp a prescrit le payement anticipé des populations qui sont encore sur l’emprise du projet, de même que le déploiement du Matgenie pour l’achèvement des travaux de terrassement.

Section Mintom-LéLé: fin des travaux prévus pour juin 2020

Sur la section Mintom-Lélé longue de 67,50 km, l’équipe descendue sur le terrain a pu se rendre compte que la circulation s’effectue sur une plateforme bitumée d’un bout à l’autre du tronçon. Les travaux ) effectuer sur cet axe portent sur la construction d’une route dont la structure de chaussée est composée d’une couche de fondation de 30cm de grave latéritique; d’une couche de base de 20cm de grave concassée; d’une couche de revêtement de 5cm de béton bitumineux avec une vitesse de référence de 80km/h en rase campagne et 60km/h en agglomération, d’après les explications données par le Mintp. En ce qui concerne les caractéristiques géométriques de la route, l’on apprend que outre son linéaire de 67,5km la largeur de la plate-forme est de 11,5m; la chaussée est de 2×3, 75m revêtue. Les pentes quant à elles sont revêtues en béton bitumineux et les accotements au niveau des pentes, en bicouche. L’avancement global des travaux se situe à 76,35 % pour un taux de consommation des délais de 77,50 au 02 mars 2020. Aussi apprend-on que dans le cadre de ces travaux, un pont est en construction à Lélé, il est fait de batteries de dalots ayant pour particularité, des fondations ferraillées. Routes communales : travaux en cours dans la boucle du Dja

Sur le réseau communal du Dja et Lobo situé dans la commune de Meyomessala, les travaux sont en cours en vue de faciliter l’acheminement des productions agricoles vers les marchés et autres points de consommation. Sur les trois itinéraires qui couvrent un linéaire de 62 km, les travaux concernent l’itinéraire Ndjom Ekombo-BiboukemanMessock-carrefour Bidjong; carrefour Bidjong-Biboulemam que l’itinéraire carrefour Zoumeyos-Mekin. Il est question ici de poser un tapis d’enrobés de 5cm pour les deux premiers tronçons et à réhabiliter le tronçon carrefour Zoumeyos –Mekin, à travers la construction ou la réparation des ouvrages et la réadaptation de la chaussée actuelle en couche de fondation entre autres. En termes de facture, l’on a appris que le coût total de ces interventions s’élève à plus de 14 milliards de francs CFA. Et pour ce qui est du taux d’avancement des travaux, il se situe à 25,80 % en ce début de mois de mars. Les difficultés majeures rencontrées par le projet portent sur « le payement des décomptes et la libération des emprises à travers le déplacement de la fibre optique ». L’entreprise chargée de la réalisation de ce marché à savoir Arab Contractor, est à l’attente d’une prolongation des délais pour l’élaboration d’un nouveau planning, a-t-on appris.

Mengong-Sangmelima : l’occupation des emprises freine l’évolution des travaux

Rendu à quelques mois de la fin du projet, l’évolution des travaux sur la route Mengong-Sangmélima est freinée par des problèmes d’occupation des emprises sur sept points le long des 74 km de l’itinéraire. Au cours de la visite du Mintp, l’on appris que pour contourner les difficultés, l’entreprise chargée de la réalisation des travaux a ouvert plusieurs fronts de travail, notamment à Mepho du point kilométrique 73+600 au point kilométrique 73+ 880 sur 280m; à Akak sur 150m; à Nkolngwa sur 1000m; à Oveng sur 200m; à Nselang sur 200m et à Eminevom sur plus de 2000m. Par ailleurs, explique-t-on du côté du Mintp, « les réseaux Camtel, ENEO et Nextell attendent d’être totalement déplacés. Toute chose qui ne permet pas à l’entreprise de tenir son chronogramme tel que souhaité par elle et le Maître d’ouvrage ». Dans le département de la Mvila particulièrement, de nombreuses tombes ont encore été dénombrées. Et il a été recommandé au cours de la concertation présidée par le Mintp, un dénombrement exact de ces dernières après identification, afin que les diligences nécessaires puissent être effectuées. Pour le reste, le taux d’exécution global des travaux se situe à 68 %. L’entreprise rassure sur l’achèvement des travaux le 23 décembre 2020. Il convient en outre de souligner que le projet de construction de la route Mengong-Sangmelima porte sur « la réalisation d’une route neuve de 74km de long et 11,5m de large y compris les accotements; la réalisation de 82 ouvrages hydrauliques, d’une station de pesage bi-blocs et d’un pont de 30 mètres de long sur la rivière Lobo ». Pour cette première section visitée par le Mintp, les équipes de ce département ministériel informent que « la couche de roulement est mise en œuvre sur 44,30 km sur les 74km, soit un pourcentage de 60 %. L’avancement global des travaux se situe à un taux de 68 % pour une consommation des délais de 84,31 % au 02 mars 2020. Les terrassements sont effectués sur 48,18km; la couche de fondation est mise en œuvre sur 46,22 km; la couche de base sur 44,59km ». Il y a lieu de souligner que la construction de cette route est financée entièrement par le Budget d’Investissement Public à hauteur de 57 milliards de francs CFA pour ce qui est des travaux. Le planning de l’entreprise prévoit une fin des travaux en décembre 2020, si toutes les contraintes sont levées; les plus importantes étant la libération des emprises sur près de 21 kilomètres, d’après des sources du Mintp.

Par Junior Matock (DA 462)

Portrait : Adamou Ndam Njoya et ses trois « opposants » de toujours

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Dimanche 8 mars 2020, le Docteur Adamou Ndam Njoya, né le 8 mai 1942, a été définitivement porté en terre dans sa ville natale de Foumban. Dès l’annonce de son décès la veille, les hommages ont fusé des quatre coins du pays et même de l’étranger. Et pour cause : le fondateur de l’Udc, dont il aura été le président de 1991 jusqu’à sa mort, aura eu une assez longue et riche carrière politique et administrative. Une trajectoire essentiellement marquée par l’adversité. Et qui se résumerait en trois visages : le président Paul Biya, le sultan Ibrahim Mbombo Njoya et Ni John Fru Ndi, le leader historique de l’opposition camerounaise.

PauL BIYA, pas assez lettré et très peu compétent pour le diriger

Le moins que l’on puisse dire est qu’Adamou Ndam Njoya avait une très haute image de sa personne. Revendiquant volontiers son extraction aristocratique, il tenait comme à la prunelle de ses yeux à ce que sa stature d’intellectuel « surdiplômé » lui soit reconnue erga omnes. C’est ainsi que lui, le Docteur d’Etat en Droit international public et science politique, supportait très peu ces administrateurs qui gouvernaient le Cameroun. Car pour lui ils étaient à peine lettrés, voire des illustres incultes, pas assez compétents pour diriger le Cameroun. C’est notamment le cas du président Paul Biya, du temps où il fut premier ministre. Il faut dire qu’en 1975, alors que Paul Biya est nommé à la tête du gouvernement du Cameroun, et fait successeur constitutionnel du président Ahmadou Ahidjo, Adamou Ndam fait également son entrée au gouvernement en tant que vice-ministre des affaires étrangères. Très tôt les premières dissensions naissent entre les deux individus, Adamou Ndam Njoya préférant rendre compte directement au président et non au premier ministre. Il convient de préciser qu’Adamou Ndam Njoya était avant tout le fils de Njoya Arouna, ami très personnel et comparse de lutte politique d’Ahidjo, dont il a été le bras droit et le ministre pendant la première décennie d’indépendance. C’est en grande partie grâce à cela que malgré ces incartades, Adamou Ndam Njoya est tout de même promu ‘’ministre plein’’ à l’éducation nationale en 1977. C’est à ce poste qu’il gagnera sa réputation d’homme rigoureux et intègre avec l’instauration d’une « nouvelle éthique » dont l’un des éléments majeurs sera la fameuse « colle » qui interdisait de participation aux examens les candidats qui auront eu moins de 5 de moyenne ou qui se seront rendus coupables des faits de fraudes. Naturellement l’opinion publique goute très peu ces mesures qui condamnent tout simplement à la déscolarisation les concernés, alors que l’objectif de l’éducation ne devrait pas être une sanction irréversible mais bien d’offrir une chance d’ascension et de rémission à tous. Rappelé plusieurs fois à l’ordre, y compris par l’entremise de son ami d’alors, Jean Fochivé, Adamou Ndam Njoya n’en fera qu’à sa tête. Prenant un malin plaisir à snober le premier ministre. Une anecdote voudrait que suite à la controverse suscitée par certaines de ses décisions et orientations au ministère de l’éducation nationale, Adamou Ndam Njoya, comme à son habitude, aurait directement saisi le président Ahidjo, afin de lui expliquer la situation. A la question de ce dernier de savoir pourquoi il n’avait pas adressé cette correspondance au premier, chef du gouvernement, la réponse d’Adamou Ndam Njoya aura été cinglante : Paul Biya n’a tout bonnement pas le niveau intellectuel et surtout académique pour comprendre les reformes qu’il a engagées. Ahmadou Ahidjo, simple diplômé de l’école supérieur de Yaoundé et tout juste agent télégraphiste de profession, aurait pris cette réponse comme une véritable offense personnelle. C’est donc tout naturellement qu’Ahidjo, déjà engagé dans la perspective de confier les rênes du pouvoir à Paul Biya, et très conscient du peu de considération que Ndam Njoya avait pour ce dernier, va le sortir du gouvernement en décembre 1981. Il sera numériquement remplacé, en tant que Bamoun, par Ibrahim Mbombo Njoya. Un autre adversaire de toujours.

Ibrahim MBOMBO NJOYA, le ‘’frère’’ qu’il n’aimait pas tant !

Ce chassé-croisé est surement le fondement de l’adversité qui aura perduré pendant des décennies entre Adamou Ndam Njoya et le sultan roi des Bamoun. Basculant même tout simplement en inimitié personnelle. En effet, c’est peu de choses que de dire que ces deux personnalités ne s’appréciaient guère. Alors qu’en principe, bien de choses les rapprochaient. Tous deux originaires de Foumban, Adamou Ndam Njoya et Ibrahim Mbombo Njoya étaient des cousins éloignés. Mieux encore, leurs deux parents étaient de solides partenaires politiques en plus de leurs affinités familiales très poussées. Ainsi, lorsqu’Ibrahim Mbombo Njoya va faire ses études en France à la fin des années 1950, c’est en compagnie du sénateur Njoya Arouna qu’il effectuera son voyage. Et c’est dans le domicile de ce dernier qu’il sera hébergé durant une bonne partie de cette pérégrination intellectuelle. D’autre part, Adamou Ndam Njoya aura été toujours été considéré comme le ‘’fils adoptif’’ du défunt sultan Njimoluh Seidou, qui l’aimait tant et qui va l’anoblir dans les années 1980. Ce qui va lui attribuer son titre traditionnel de « Nji ». Mais, jaloux de son statut de « lumière du Noun », Adamou Ndam Njoya n’acceptera jamais d’être éclipsé par Ibrahim Mbombo Njoya. Bien que celui-ci soit le « représentant » des Bamoun au gouvernement et surtout prince de sang. Alors que Ndam Njoya est de noblesse palatine, ou plus simplement de fausse notabilité. La restauration du multipartisme au début des années 1990 couplée à l’accession au trône royal par Ibrahim Mbombo Njoya ne va pas du tout arranger les choses. Bien au contraire, les relations entre les deux personnalités vont totalement se détériorer, après quelques années de paix de braves et de façade. Et le premier affrontement direct aura lieu lors des élections municipales de 1996 où Adamou Ndam Njoya et Ibrahim Mbombo Njoya sont tous deux candidats. Le premier l’emportera sur le second. Mais, le sultan n’aura pas dit son dernier mot. Et ce, jusqu’aux dernières élections locales. Cristallisant ainsi l’une des adversités les plus épiques du landerneau politique camerounais.

NI JOHN FRU NDI, le « Bamenda » derrière lequel il ne saurait s’aligner

Le 25 aout 1992, Paul Biya convoque le corps électoral pour le scrutin présidentiel du 11 octobre 1992. Décidée à en découdre avec le régime en place, l’opposition décide de mettre sur pieds une coalition dénommée « Union pour le changement ». A bien des égards, celle-ci se veut le prolongement de la coordination des partis d’opposition née dans la mouvance des assises de la conférence tripartite d’octobre-novembre 1991. Très vite, le dévolu est jeté sur Ni John Fru Ndi comme porte-étendard de l’opposition. Adamou Ndam Njoya ne l’entend pas de cette oreille et décide de faire cavalier solitaire. Considérant qu’il ne pouvait aucunement s’aligner derrière Fru Ndi, petit « libraire illettré », comme il aimait bien l’appeler. En fait, depuis la fin de la tripartite, les deux hommes étaient très loin de filer du bon coton. Adamou Ndam Njoya étant accusé d’avoir trahi l’opposition en mettant fin aux villes mortes par la signature de la fameuse déclaration du 13 novembre 1991. Mais, l’issue des élections donneront tort à Adamou Ndam Njoya, car Ni John Fru Ndi s’en sortît officiellement avec plus de 35% des suffrages valablement obtenus. Alors que le fils du Noun n’arrivait pas à franchir la barre de 5%. Il ne fera d’ailleurs jamais lors des quatre élections présidentielles auxquelles il prendra part. Comme notamment en 2004. En cette année, les Camerounais sont une fois de plus conviés aux urnes pour élire leur président de la république. Les opposants, conscients de leurs échecs successifs, et surtout pressés par la rue qui leur demande de taire leur divergence, afin qu’advienne enfin l’alternance, décident de mettre sur pieds une coalition. Des critères sont élaborés. Ils vont l’exigence de l’intégrité morale au bilinguisme des candidats. A l’issue du processus de désignation, Adamou Ndam Njoya est désigné. Ni John Fru Ndi et le Sdf claquent la porte, en arguant que ce n’est pas à la mer de se reverser dans le fleuve, mais bien le contraire. Forts de leur force parlementaire et de la popularité de leur leader. Ils n’auront pas véritablement tort car au sortir du scrutin, Adamou Ndam Njoya, bien que porté par la coalition, fera 4,5%. Alors que Fru Ndi culminera à plus de 17 %. Il faut dire qu’Adamou Ndam Njoya, contrairement à Fru Ndi, n’était pas un homme du grand peuple. Le port altier et la posture volontairement aristocratique, il n’aimait guère se mêler au peuple dont il voulait pourtant être le « guide ». Et celui qui semble le mieux le résumer est l’opposant Djeukam Tchameni qui a écrit : « le Président Ndam Njoya était avant tout un aristocrate, conscient et fier de son sang royal au nom duquel il s‘obligeait à une discipline personnelle et exigeait des autres un respect et une reconnaissance d’une dignité acquise par droit de naissance. Auréolé par la rigueur qu’il avait instituée lors son passage au ministère de l’éducation nationale sous Ahidjo, il cultivait avec soin son image d’homme intègre et ne doutait point de son destin présidentiel. Son parti l’UDC ne parvient malheureusement pas à se départir de la camisole départementale que le régime lui fit porter de gré ou de force. Toutefois, sa contribution pour la démocratisation du Cameroun a été remarquable et remarquée et l’histoire lui en saura gré. »

Par Moussa Njoya, Politologue ( DA 462)

Japon 2020 : Les Lionnes passeront par le Chili

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En match retour du 5ème et dernier tour éliminatoire des Jeux olympiques (JO) Japon 2020, les Lionnes indomptables viennent de se faire battre par les Copper queens de la Zambie (2-1). D’abord menées, les filles d’Alain Djeumfa qui étaient attendues à l’égalisation, ont plutôt laissé l’adversaire creuser l’écart à 2-0. Il faudra attendre vers la fin de la partie pour voir les visiteuses réduire l’écart à un but.

Mais il se faisait tard pour remonter la pente. Le match se termine sur ce score de 2-1. A l’aller à Yaoundé, le Cameroun avait certes remporté la partie, mais avec un score moins important. Les pouliches d’Alain Djeumfa avaient gagné par 3-2. En cumulant les deux matchs, les deux équipes sont à égalité, mais le nombre de buts inscrits à l’extérieur est supérieur pour les Zambiennes. Et se qualifient d’office pour le Japon.

Le Cameroun avait pourtant un pied au Japon et un en Zambie. Il n’a pas su négocier la traversée complète. Du coup, le pays des Lionnes indomptables garde la même position, mais cette fois-ci avec un pied en terre chilienne. En avril prochain, il faudra négocier le passage vers le Chili. Une demi-place prévue entre les zones Afrique et Amérique centrale. Cette fois-là, plus aucun faux pas ne sera permis, si les Lionnes indomptables tiennent à prendre part à ses deuxièmes jeux olympiques sur le terrain du football féminin.

Riposte : Séverin Tchounkeu répond à Atanga Nji

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Séverin Tchounkeu a tenu à recadrer Atanga Nji

« Je n’accepterais jamais qu’on m’accuse de pactiser avec les ennemis de la République, à quelque prix que ce soit». La balle n’est pas restée longtemps dans le camp d’Equinoxe Tv. Quelques heures après le point de presse du ministre de l’Administration territoriale (Minat), Séverin Tchounkeu est sorti de son silence pour recadrer Paul Atanga Nji qui accuse un certain nombre d’organes de presse nationaux dont Equinoxe Tv, de pactiser avec des Organisations non gouvernementales ennemies du Cameroun, pour déstabiliser le régime : « C’est au vu des accusations graves portées contre nous ; il s’agit de ce qui peut être assimilé à de la haute trahison », a-t-il a priori précisé, en posture d’invité du journal de 20h d’Equinoxe Tv. « Nous essayons autant du mieux, de faire de nos entreprises les meilleurs de la sous-région, les meilleures d’Afrique», a-t-il souligné. Se vantant que, « à ce jour, depuis la survenue du drame de Ngarbuh, Equinoxe télévision est la seule télévision à avoir envoyé une équipe sur le théâtre des opérations ». Des images qui n’ont pas été toutes diffusées : « Les téléspectateurs ne le savent peut-être pas ; nous avons pris sur nous en toute responsabilité, de ne pas diffuser une bonne partie des éléments ramenés du terrain ». Non sans « prendre à témoin » des acteurs de premier plan de la guerre qui sévit dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. « Jusqu’à ce matin, nous échangeons en permanence avec certaines des plus hautes autorités militaires de ce pays sur ce qui se passe sur le théâtre des opérations». Évoquant ainsi la responsabilité sociale du journaliste. En tout état de cause, « je pense que nous essayons autant que faire se peut de bien faire notre travail en respectant les principes d’éthique et de déontologie», clame-t-il. « Je sais que dans ce pays, certaines personnes savent mieux faire le travail des autres que le leur », dénonce-t-il.

Cible manquée

Avant de s’attaquer frontalement à celui qui lui fait « avoir honte » de cet état de choses : « Je pense que le Minat devrait s’adresser à l’organe de régulation pour savoir qui sont ceux qui peuvent être assimilés à une télévision mille Collines », lance-t-il. « Rendre compte d’un rapport ne signifie pas partager ce qui est contenu dans ce rapport », enseigne-t-il. A une autorité qui ne manque pas d’embarquer des équipes de reportage de la chaîne qu’il incrimine aujourd’hui, dans ses activités quotidiennes : « Quelle incohérence!», s’indigne Séverin Tchounkeu. Ajoutant que « ceux qui jettent de l’huile sur le feu ne sont pas forcément ceux qu’on pointe du doigt ». Mieux, « je pense que le Minat a de bonne fréquentation pour ce qui est de ces accointances », enfonce-t-il.

De suspensions en suspension depuis 1991

De toutes les façons, « le Minat n’est ni notre tutelle, encore moins l’organe de régulation », relève-t-il. De quoi « s’interroger sur le patriotisme de certains ». Toujours est-il que « ce n’est pas parce qu’on est ministre qu’on est plus patriote que tous », croit-il. Lui qui fait partie des précurseurs de la presse privée au Cameroun. Son premier organe, La Nouvelle Expression, ayant été créé en février 1991, en pleines secousses sociales. « Je fais partie de ceux qui ont accepté, alors que leurs référentiels académiques leur permettaient de faire valoir leurs compétences ailleurs, dès l’acquisition de ce parchemin, de décidé de retourner au pays pour donner le meilleur d’eux-mêmes, en créant des emplois dans ce pays », rappelle-t-il. Et conclut en réitérant l’engagement devant les millions de téléspectateurs qui font d’Equinoxe Tv la chaîne de télévision camerounaise la plus regardée depuis bientôt trois ans, selon Médiatude. « Nous rendrons compte de tout ce qui se passe, je dis bien de tout ce qui se passe. Nous ne faillirons jamais », a-t-il défié Paul Atanga Nji.

La menace sur les organes du groupe La Nouvelle Expression (le support presse écrite ainsi qu’Equinoxe radio et la télévision) est permanente. Yaoundé reprochant aux organes de ce groupe de presse sa liberté de ton. Évoquant la guerre que mène le Cameroun depuis quelques années, d’abord contre Boko Haram, et aujourd’hui en interne avec la crise séparatiste dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Après les émeutes de la faim de février-mars 2008, la radio du groupe avait été fermée par les autorités gouvernementales, pendant de longs mois. Le spectre d’une nouvelle suspension est proche. Le contexte est similaire : un tournant démocratique avec une possibilité d’alternance de plus en plus proche. Dans les années de braise, le support écrit avait plusieurs fois été suspendu.

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Atanga Nji charge des Ong et médias de vouloir déstabiliser le Cameroun

Répression : Atanga Nji déclare la guerre aux Ong et à la presse

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« C’est avec regret et amertume que je constate que depuis trois ans que durent les troubles dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, plusieurs ONG et Associations de la société civile et des droits de l’Homme se sont totalement écartées des objectifs et des missions pour lesquels elles ont été agréées par le Ministre de l’Administration Territoriale ». Constat du ministre de l’Administration territoriale (Minat) ce 9 mars 2020. Au lendemain de la triple attaque de Galim et Bamenda, Paul Atanga Nji a décidé de dénoncer les ennemis de la République. Pour le patron de la préfectorale, il s’agit d’organisations qui, au lieu de travailler dans le respect de leurs engagements officiels, sont « aux ordres des ennemis de notre pays, véhiculent régulièrement des informations complètement fausses et erronées sur la gestion de la crise par le Gouvernement » dans les Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Citant nommément Human Rights Watch, Amnesty International, International Crisis Group, OCHA, REDHAC, et bien d’autres, qui « sont engagées dans une démarche conspirationiste contre le Cameroun et contre les forces de défense et de sécurité». Atanga Nji affirme qu’« elles sont devenues des officines de fabrication de faux rapports dont le but est de ternir la noble image de nos forces de défense et de sécurité ». Et pourtant, « j’ai personnellement remis à Monsieur Philippe Bolopion, haut cadre de « Human Rights Watch », un rapport retraçant les atrocités des terroristes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Rapport dans lequel le Minat déclare avoir dressé l’état des lieux des exactions commises par les sécessionnistes dans les deux régions. Entre autres détails, « plus de 300 soldats tués par les terroristes, plus de 280 jeunes filles de moins de 14 ans violées par les terroristes dans les écoles, des enseignants décapités parce qu’ils dispensaient les cours alors que les terroristes prônaient le boycott des écoles, des écoles, des habitations et des hôpitaux et autres édifices publics incendiés par les terroristes, des bus de transport inter-urbain calcinés par les terroristes après avoir dépouillé les passagers de leurs biens,… ». Citant également un rapport produit par le ministère de la Défense sur les exactions des sécessionnistes. « Je constate tout simplement que « Human Rights Watch » a jeté ces informations dans la poubelle parce qu’elles ne répondaient pas aux attentes de ses patrons », regrette-t-il.

Des médias embarqués

Ce au prix de prébendes obscures. « Le Ministre de l’Administration territoriale est en mesure d’affirmer que ces Ong aux ordres ont reçu plus de 05 milliards de FCfa des réseaux occultes à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun ». Avec pour mission de « déstabiliser les institutions de la République, diffuser régulièrement dans certains médias à leur solde et dans les réseaux sociaux, des informations tronquées pour discréditer la gestion de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest par le Gouvernement ; démontrer que le Cameroun ne serait pas en mesure de gérer les déplacés internes,… »

C’est là que l’homme voit le jeu trouble de la presse ; une certaine presse qui travaille selon lui, à « montrer à travers de faux reportages que l’armée camerounaise poserait des actes contre les populations civiles ». Le patron de la préfectorale siffle la fin de la récréation : « Cet état de choses est inacceptable», a-t-il dénoncé. Non sans citer les organes qui se livrent à ce jeu : Equinoxe Tv, STV et Radio Balafon, le Journal Le Jour, qui « sont particulièrement et singulièrement interpellés ». Se refusant de citer les moins mauvais. « Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les médias à cesser d’être des relais des rapports erronés contre les forces de défense et de sécurité diffusés par les ONG aux ordres », a-t-il ordonné. Des réactions ont commencé le soir-même sur les réseaux sociaux. Les organes et Ong indexés tiennent à riposter.

Ci-dessous, l’intégralité de la charge d’Atanga Nji

Crise sécessionniste : Week-end sanglant à Galim et Bamenda

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Les deux gendarmes tuées à Galim

La célébration de la journée internationale des droits de la femme a été perturbée à Bamenda par l’explosion d’une bombe sur la place des fêtes. Laissant un mort parmi les militaires blessés, de nombreux blessés, et neuf boutiques incendiées. Un incident qui n’a pas empêché que le défilé se poursuive après un moment de panique. Quelques heures avant, c’est Galim qui était secouée par deux attaques simultanées de la gendarmerie et du commissariat de sécurité publique de la ville. Selon un message du ministère de la Défense, es forces de Vers 19h30, une vingtaine d’assaillants « lourdement armés venus à bord de motos » a profité d’une coupure de l’électricité pour attaquer ces deux postes de sécurité de cet arrondissement du département des Bamboutos, frontalier avec le Nord-ouest. Bilan deux femmes gendarmes (Nougue Maeva et Boumla Emelda), deux policiers (Nsangou et le gardien de la paix principal Djeugap) et un gardé à vue (Supuyo Salifou) et cinq civils décédés, deux blessées graves, deux blessés légers. Par ailleurs, des armes et munitions ont été emportées. Les officiels soupçonnent des éléments séparatistes d’autant plus que « les assaillants ont pris la direction de Bafandji dans le Nord-ouest d’où ils venaient pour rejoindre leur base à Bambalang ou Ndop ».

Dans un communiqué, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a condamné l’attaque et regretté le silence de la communauté internationale, et surtout des Organisations non gouvernementales qui s’intéressent à la sécurité du Cameroun face à ce crime. Pour sa part, le préfet des Bamboutos a appelé les populations de Galim et environs à dénoncer toute présence suspecte dans l’arrondissement de Galim et les environs.

Ce n’est pas la première fois que région de l’Ouest reçoit des attaques de la part dans la foulée de la crise séparatiste qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. En 2019, le groupement Babadjou dans les Bamboutos avait été secoué deux fois par des incursions de bandes armées soupçonnés être des séparatistes. Bangourain dans le Noun également a subi des attaques meurtrières d’hommes armés qui ont incendié des maisons après avoir tué des habitants.

Le ministre Mouelle Kombi au secours de Jean Paul Akono

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Interné dans un hôpital de Yaoundé, l’entraîneur champion des Jeux Olympiques de Sydney 2020 a reçu la visite du ministre des Sports et de l’Education physique.

Narcisse Mouelle Kombi n’a pas oublié ce que Jean Paul Akono a fait pour le Cameroun. Si le pays des Lions Indomptables a remporté les Jeux Olympiques de 2000, après avoir respectivement battu le Brésil, le Chili et l’Espagne, c’est en partie grâce à cet homme. A 68 ans, l’entraîneur camerounais est aujourd’hui très souffrant. Interné au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Yaoundé où il suit des soins, le champion de Sydney 2000 a reçu samedi la visite du ministre des Sport et de l’Education physique.

Réconfort

Narcisse Mouelle Kombi est allé apporter du réconfort à l’ancien sélectionneur des Lions Indomptables qui a dû, en l’espace de quelques semaines, soigner un palu et une infection pulmonaire. « Je me suis rendu au chevet de J. P. Akono, ancien footballeur et sélectionneur champion olympique  de Sydney 2000. Relevant une amélioration progressive de son état de santé, je lui ai exprimé mes vœux de réconfort et de prompt rétablissement, au nom du mouvement sportif national », a écrit le ministre sur son compte officiel Twitter.

Chaîne de solidarité

Aux dernières nouvelles, le médaillé d’or olympique de 2000 se porte mieux qu’il y a quelques jours. « Il peut déjà parler », informe un proche de Jean Paul Akono. En guise de soutien, une chaîne de solidarité s’est formée au sein du mouvement sportif camerounais et même de la diaspora afin de venir en aide à celui qui avait déjà survécu à un AVC en 2013.

Nécrologie : Adamou Ndam Njoya n’est plus

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Ndam Njoya le 7 octobre 2018

Fin de parcours terrestre pour Adamou Ndam Njoya. Le président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) est décédé ce matin à Yaoundé des suites de maladie. Rien n’a filtré de ce dont souffrait l’opposant, mais il était mal-en-point depuis au moins deux ans. Sa dernière sortie physique publique remonte au 7 octobre 2018. Le candidat de l’Udc pour la présidentielle, qui n’avait déjà pas été aperçu pendant la campagne électorale, ne pouvait ne pas remplir son devoir civique. L’homme est alors apparu amaigri, le visage en partie camouflé dans une longue barbe grisâtre. Et à l’occasion, le leader politique incontesté du département du Noun avait déclaré avoir pris une retraite pour prier pour le Cameroun. « Je suis en santé. Et si vous ne m’avez pas vu depuis un certain temps, c’est parce que j’étais en congé », avait-il démenti les « rumeurs », face à la presse qui l’attendait à l’école publique de Njinka où il vote généralement.

Le maire de Foumban s’en sortira avec un 5ème rang avec 1,73%. Ce sera la dernière participation de celui qui est en course depuis le retour au multipartisme. Mais qui jusqu’ici n’a jamais mieux fait qu’une 3ème place en 2011, en étant le candidat d’une coalition de quelques partis politiques de l’opposition. L’ancien ministre de l’Education nationale rentré à l’opposition n’y parviendra donc jamais. Au moment où il quitte la scène, l’ancien député-maire vient de céder le fauteuil municipal à son épouse qui vient elle aussi de quitter l’Assemblée nationale. A 77 ans, celui qui est maire de Foumban depuis 1996 ne verra pas son épouse à l’œuvre un seul jour.

Coronavirus : Déjà deux cas au Cameroun, et des lendemains incertains

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Paul Biya dépassé

Le Cameroun compte désormais officiellement deux cas de coronavirus. Les deux cas ont été déclarés à Yaoundé. Quelques heures seulement après le premier cas, Malachie Manaouda, le ministre de la Santé publique (Minsanté), vient de signer un second texte annonçant un autre cas de ce virus qui secoue le monde entier depuis quelques semaines. Le communiqué du Minsanté parle d’une dame qui a été en contact avec la premier cas déclaré, le Français de 58 ans arrivé au Cameroun le 24 février dernier. D’autres sources qui le soufflaient déjà, précisent qu’il s’agit de la compagne du premier cas suscité.

Le second communiqué du Minsanté trahit les soupçons que soulevaient déjà les journalistes, en apprenant les circonstances de déclaration du premier cas en terre camerounaise. Le cas ayant été détecté 10 jours après son arrivée au Cameroun. Après un voyage qui l’a conduit de Paris à Douala, en passant par Bangui. Et en terre camerounaise, l’homme s’est ensuite déplacé de Douala pour Yaoundé, puis a effectué un déplacement à Mbangassina pour des raisons d’obsèques le 29 février, avant de retourner à Yaoundé. Pour être testé positif par le Centre pasteur le 5 mars.

En clair, l’homme a eu des contacts avec plusieurs personnes du fait de son parcours et ses déplacements. Malachie Manaouda invite tous ceux qui ont été en contact avec ces deux patients, à saisir les autorités sanitaires du pays ou joindre les services en alerte au 1510, numéro vert mis en place pour les nécessités liées à cette épidémie qui touche le monde entier, mais qui jusqu’ici ne parvenait pas à pénétrer l’Afrique.

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Un premier cas de Coronavirus détecté au Cameroun

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