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Agroalimentaire : pourquoi la filière banane-plantain se meurt

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Depuis 2017, la filière banane-plantain enregistre une chute vertigineuse de sa production et de ses exportations. Cette année là, le cinquième producteur mondial de banane a produit environ 213 000 tonnes de bananes soit une baisse de 30 000 tonnes par rapport à 2016 où elle se situait à 243 000 tonnes. Cette tendance baissière va continuer en 2018 avec une exportation de 60 000 tonnes de banane au premier trimestre contre 78 000 tonnes un an plustôt. Et au premier semestre 2019, le Cameroun a exporté 43 721 tonnes de bananes. Ce qui représente une baisse de 61% par rapport à la même période en 2018. En effet, ces exportations situaient à 113 600 tonnes au premier semestre de l’an dernier, soit une chute de 69 879 tonnes en valeur absolue. En 2020, la tendance se poursuit toujours avec des baisses drastiques des exportations, l’Association Bananière du Cameroun (Assobacam) indiquait que 14 965 tonnes de bananes ont été produites et 13 847 tonnes exportés, contre 19 737 tonnes à la même période en 2019. Ce qui révèle un gap de 5 890 tonnes. Et pourtant le Cameroun était le premier producteur de banane dans la zone Arique-Caraibe-Pacifique en 2015 avec une production record de 278 450 tonnes.

Raisons

 D’après les experts, l’Assobacam et le Centre Africain de Recherches sur Bananiers et Plantains (Carbap), cette contre performance de la filière qui a pour objectif de production 3millions de tonnes de plantain et 300 000 tonnes de banane par an, est due à l’insécurité dans les bassins de production, la manque de superficie cultivable, la rareté des plants, le manque de financement…

L’insécurité dans les bassins De production

La crise anglophone qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016, principaux bassins de production de la banane/plantain, a fortement impacté les activités et le rendement des grands producteurs de cette zone. A titre illustratif, la Cameroon Development Corporation (CDC), 2ème producteur de banane du pays après la société des Plantations du Haut Penja (PHP), a dû abandonner la majorité de ses plantations à cause des attaques des sécessionnistes. Ceci avec pour conséquence la baisse drastique de sa production. Le deuxième employeur camerounais après l’Etat affichait des exportations nulles en septembre et octobre 2017. Ce qui a conduit à son retrait du fichier des exportateurs de banane du Cameroun en 2018. En revanche, même les sociétés Plantations du Haut Penja, filiale Camerounaise de la compagnie fruitière de Marseille et Boh Plantations restent les seules entreprises exportatrices de banane au Cameroun, leur production a également considérablement baissé.

Surfaces cultivables insuffisantes

D’après le Carbap, 70 % des cultivateurs de banane plantain ont des exploitations inférieures à 2 hectares. Jusqu’ici seules les grandes entreprises détiennent des espaces pouvant assurer une grande production.

Manque de financement, semence et formation et infrastructures…

En 2013, la demande annuelle en plants pour la production de la banane-plantain était estimée à 20 millions de plants. Selon les indiscrétions, cette demande s’est accrue de près de 20 % à ce jour. Et les semences restent toujours rares chez les petits agriculteurs. Outre le faible accès aux semences en quantité et qualité, s’ajoute le manque de financement et la faible formation des producteurs. En effet, les petits producteurs ne maîtrisent non pas des itinéraires techniques mais aussi l’utilisation des systèmes d’irrigation pour garantir la production en contre saison et garantir la régularité des produits sur le marché. L’absence d’infrastructure de conservation et de transport causent des pertes post récolte dans l’ordre de 20 à 40 %. « L’absence de professionnalisme sur l’ensemble de la chaine (semenciers, planteurs, commerçants) et de normes standard soutenues par une régulation adéquate ne leur permet pas de proposer des produits de bonne qualité, au bon moment, à la bonne place et à un prix attractif pour les consommateurs. Ces derniers se tournent par conséquent vers des aliments qui sont plus accessibles et avec une valeur nutritionnelle nettement inférieure », rapporte une source.   

Climat des affaires: la Suisse offre 3 milliards aux PME

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La Suisse offre 3 milliards aux PME

Trois Petites et Moyennes Entreprises exerçant dans les domaines des énergies renouvelables, de l’hydraulique villageoise et de la structuration de la filière pomme de terre vont bénéficier de ressources supplémentaires dans le cadre de leurs activités respectives. Trois conventions d’un montant de 3 milliards de francs CFA ont été signées le 11 mars dernier à Yaoundé, entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey et l’ambassadeur de Suisse au Cameroun, Pietro Lazzeri. Dans le détail, le projet d’appui à la filière pomme de terre est exécuté dans la localité de Santa, région du Nord-Ouest, et est porté par la société coopérative Expérience Incorporated Cameroon (EIC). Cette entreprise a l’ambition, dans le cadre du programme de développement de la pomme de terre conduit par le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), de « contribuer à faire de l’augmentation qualitative et quantitative de la production associée à un conditionnement amélioré et standardisé, une source majeure de revenus pour les jeunes et les femmes de la région tout en consolidant son statut de denrée alimentaire de base pour l’ensemble du pays ainsi que la possibilité d’exporter vers le Nigéria ». En ce qui concerne le projet d’électrification par système hybride microcentrale hydroélectrique et photovoltaïque du groupement Foresta, il est implémenté dans la commune de Dschang, département de la Menoua, région de l’Ouest. Ce projet est porté par la société privée Solarhydrowatt. Son objectif consiste à produire et injecter dans le réseau Eneo, de l’énergie permettant d’une part, d’alimenter ceux des quartiers du groupement non desservis par Enéo, et d’autre part, stabiliser l’alimentation de ceux déjà raccordés en limitant les chutes de tension. Pour ce qui est du projet Eau pour tous à travers l’Energie solaire, il est porté par Sahel Water Sanitation and Environnement (2SW). L’objectif poursuivi est la construction d’un nombre important de forages et de systèmes de pompage solaire pour l’adduction d’eau potable, l’irrigation et l’abreuvage du bétail ainsi que l’accès à l’électricité solaire pour les ménages dans quatre communes des régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Ces trois PME bénéficieront d’une enveloppe d’un milliard de franc CFA chacune. Il convient de souligner que les projets recherchés par le gouvernement Suisse, notamment en ce qui concerne le secteur privé, visent à créer ou ajouter de la valeur aux produits locaux à travers la création ou l’extension d’unités industrielles dans certains secteurs prioritaires, tandis que ceux dans le secteur des énergies renouvelables devraient porter sur la construction, l’exploitation et la maintenance de petites centrales hydroélectriques ou solaires d’une capacité maximale de 5 mégawatts pour l’électrification rurale.

 Par Junior Matock (DA 463)

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La BEI finance la contribution du Cameroun à l’ACA

La contribution du Cameroun au capital de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) est désormais réglée. La signature du contrat de financement d’un montant de 11,370 millions d’euros, soit 7,4 milliards de francs CFA a été faite le 9 mars dernier entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey et le directeur de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour la région Afrique Centrale, Nikolaos Milianitis. A travers ce prêt accordé à l’Etat, la BEI vient régler la participation du Cameroun au capital de l’ACA, institution panafricaine qui propose des solutions de risques politiques aux sociétés, investisseurs et prêteurs intéressés à faire du commerce en Afrique. Ledit prêt permet ainsi au Cameroun de bénéficier des opportunités qu’offre cette institution en matière de promotion du commerce et des investissements, tout en favorisant une alternative de financement moins coûteux pour la mise en œuvre des projets de développement. Selon le Minepat, ce financement va contribuer à rehausser l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers, élément indispensable au développement des secteurs prioritaires. De plus, a-t-il souligné, la signature de cet accord de prêt est un « pas décisif vers la mobilisation accrue des financements complémentaires nécessaires à la mise en œuvre du vaste programme d’investissements publics du Cameroun ». Bien plus, il vient se greffer aux « réformes profondes et ambitieuses mises en œuvre pour améliorer structurellement la compétitivité de l’économie nationale et celle des entreprises publiques et parapubliques ». Pour Alamine Ousmane Mey, le recours à la couverture par l’assurance va certainement « améliorer le profil du risque des emprunteurs publics et privés camerounais lors de la recherche des financements. Ainsi, l’investissement dans les capacités productives existantes ou nouvelles sera multiplié et l’offre en produits et services de qualité élargie ». A titre de rappel, ce n’est pas la première fois que la BEI traduit son soutien au Cameroun. L’on se souvient qu’elle avait participé au financement du projet de construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal-amont, à hauteur d’environ 49,2 milliards de francs CFA. Cette institution financière agit au Cameroun depuis 1965, à travers le financement de la Cotonnière Industrielle du Cameroun (Cicam). Cette structure a à ce jour bénéficié d’un montant de 26,6 milliards de francs CFA de la part de la BEI. Les secteurs tels que l’agriculture et le ferroviaire bénéficient également de l’attention de la BEI.

Par Junior Matock (DA 463)

Marie Madeleine Nga: « C’est la contribution du Pndp à l’atteinte de l’objectif de développement local »

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« C’est la contribution du Pndp à l’atteinte de l’objectif de développement local »

L’inauguration de cette radio ne peut produire en nous qu’un sentiment de satisfaction. C’est une opération spécifique sur les fonds C2D de deuxième génération issus de la coopération franco-camerounaise, notamment de la remise de la dette entre la France et le Cameroun. Cette opération a permis de donner une réponse contributive à l’objectif de la stratégie de la croissance et de l’emploi pour pouvoir mettre en place 400 radios afin de répondre au manquement de la radio dans certaines localités. C’est donc la contribution du Programme National de Développement Participatif à l’atteinte de cet objectif. Concrètement, il s’agit de 12 radios créées dans différentes communes qui ont par ailleurs compéti sur appel d’offre ; et 8 radios communautaires qui ont été réhabilitées. Ce qui fait au total 20 outils de communication dans les communes qui permettent de faciliter le dialogue entre les populations et les autorités. La commune d’Olamze fait donc partir des 12 radios créées, sur un montant de 900 millions de francs CFA, soit 1,3 million d’euros. Dans la convention que nous avons signée avec chacune des communes, il est bien retenu que la radio est un outil de développement local, mais pas un outil de propagande pour la commune.

Par Junior Matock ( DA 463)

Christophe Guilhou, ambassadeur de France au Cameroun « Cette radio va accompagner les efforts de décentralisation du pays »

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« Cette radio va accompagner les efforts de décentralisation du pays »

C’est un projet important, compte tenu de sa proximité avec les populations. L’idée derrière c’est de toucher le maximum de population dans leurs langues, et ce pour le développement du pays. Puisqu’à travers une radio communautaire on fait passer des messages dans le domaine agricole, de la formation professionnelle et même de l’accès à l’information. Le deuxième facteur auquel nous sommes attachés c’est qu’une radio communautaire peut aussi accompagner les efforts de décentralisation mis en œuvre par le gouvernement depuis plusieurs mois. Nous sommes donc très contents d’avoir participé à la mise en œuvre de ce projet qui traduit une première phase avec une vingtaine de station radio réhabilitées à travers le pays.

Propos recueillis par Junior Matock ( DA 463)

Développement: la commune d’Olamze tient sa radio

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La commune d’Olamze tient sa radio

Fini le silence radio dans la commune d’Olamze, ville située dans le département de la Vallée du Ntem, région du Sud. Depuis le 9 mars dernier, les 12 000 habitants de cette localité peuvent désormais s’informer en toute quiétude en se connectant sur la 98.0 FM, fréquence de la chaine de radio Nku Nnam, inaugurée par l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou. L’objectif de cette radio consiste entre autres à souder les liens familiaux entre les différentes communautés, partager des informations dans le domaine de la santé, de l’agriculture, de la formation professionnelle et de la décentralisation, etc, selon l’ambassadeur de France au Cameroun. Trois langues seront utilisées pour diffuser les informations, en l’occurrence le français, l’anglais et bien entendu la langue locale, le Ntoumou. En clair, il est question, a renchéri le chef de mission diplomatique de la France au Cameroun, de faire de la radio Nku Nnam un outil de développement local. Autant dire qu’il n’y aura pas que la commune d’Olamze qui écoutera les informations provenant de cette radio. Les villes d’Oyem au Gabon, Mengoumou en Guinée Équatoriale seront également arrosées. L’ouverture de l’antenne est prévue pour 6 heures et la fermeture à 21 heures. Pour sortir les populations d’Olamze et d’ailleurs de la sécheresse informationnelle dans laquelle elles baignaient, la France n’a pas lésiné sur les moyens. C’est au total 900 millions de francs CFA qui ont été déboursés pour construire et réhabiliter 20 chaines de radio à travers le pays. Ces ressources ont permis au Programme National de Développement Participatif (Pndp) d’équiper cette radio d’un groupe électrogène, d’un mixeur, d’un onduleur, etc. Cette initiative est financée par la France, notamment l’Agence Française de Développement (AFD) à travers le mécanisme Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Et pour être parmi les communes bénéficiaires, il fallait se livrer à un processus de sélection encadré par un appel public à manifestation lancé par le Programme National de Développement Participatif (Pndp). L’inauguration de cette nouvelle chaîne intègre ainsi le projet radio mis en œuvre par le Programme National de Développement Participatif entamé en août 2013.

Par Junior Matock (DA 463)

Partis politiques : pas de démocratie sans démocrates !

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L’article 3 de la Constitution du Cameroun dispose que : « Les partis et les formations politiques concourent à l’expression du suffrage ». Faisant de ceux-ci les acteurs majeurs du pluralisme politique, et par conséquent, de la démocratie en construction au Cameroun. Et à juste titre, ces partis politiques ont fait de la promotion de la démocratie leur raison d’être. Mais, au regard de leur fonctionnement quotidien, les formations politiques sont elles-mêmes très loin d’être des modèles de démocratie. Comme l’ont une fois de plus démontré les dernières consultations électorales. Des partis confisqués par les états-majors Maroua, Douala, Yaoundé. Alors que la disposition du nouveau Code général des Collectivités Décentralisées instituant l’élection des maires de villes, en lieu et place de la nomination des délégués du gouvernement, était censée ouvrir une nouvelle page heureuse dans le mode de désignation des responsables locaux, force a été de constater que, comme à l’accoutumée au Cameroun, tout change pour que rien ne change. Car en lieu et place des élections libres et transparentes, et surtout de compétition pure et saine entre tous ceux qui auraient prétention à la direction de ces localités, les militants en particulier et les populations en général ont été dépités de se retrouver face à des directives du secrétariat général du Comité central qui imposaient des candidats et excluaient toute concurrence. Résultat des courses, il aura fallu des jours de négociations et de tractations, et au cours desquelles l’intimidation aura été l’argument massue, pour que les exécutifs soient désignés. Avec à la clé un grave déficit de légitimité de ces responsables, qui pour la très grande majorité auront été davantage nommés qu’élus. Cependant, cette situation assez choquante pour les citoyens soucieux de voir leur pays avancer démocratiquement est très loin d’être isolée. En fait, l’autocratie est la chose la mieux partagée dans le landerneau des partis politiques au Cameroun. En effet, lors des dernières élections municipales et législatives, les partis politiques ont dans leur totalité opté pour des investitures sans primaires. Et les différentes circulaires précisant les conditions à remplir pour être candidat ne devraient pas faire illusion quant à une quelconque compétition. Car dans la quasi-totalité des cas, l’élément déterminant pour être candidat la capacité n’était ni la durée du militantisme, ni l’activisme pour la promotion des idéaux du parti encore moins la popularité, mais surtout son niveau de connexion dans les réseaux de l’establishment du parti. C’est ainsi que des personnalités totalement inconnues ou honnies par la base ont été imposées comme candidats. Alors que d’autres potentiels candidats, aux états de services avérés et attestés ont été écartés. Avec à la clé des graves crises au sein des formations politiques, même en cas de victoire. Cela a été très visible non seulement au sein du Rdpc, mais également au sein des partis d’opposition. C’est ainsi que l’élection du maire de la commune de Foumban a donné lieu à une tension mémorable entre les militants et les responsables de l’UDC, et qui se sont soldées par des bagarres. Une situation similaire a été vécue au sein du Pcrn où un militant, Joseph Song Manguelle, suite à la mise sur pieds d’une cellule de veille et de suivi, témoigne sur sa page Facebook de son courroux et du malaise qui prévaut désormais au sein de cette formation politique et renseigne sur le déficit de démocratie qui habite son directoire : « Makak et Matomb, la suite de l’histoire : La Gestapo est créée au sein du Pcrn.

Des faits

Makak et Matomb ont refusé de recevoir l’ordre de la hiérarchie du parti, suite à l’entière nomination du maire et de ses adjoints dans les 2 communes. A Makak, il y a eu 12 conseillers municipaux qui ont refusé de participer au vote, parce qu’il y a eu 13 autres qui ont refusé d’accepter la nomination venant de la direction du parti. Cette dernière a donné l’illusion de faire à Yaoundé un vote interne ds les différentes communes où le Pcrna eu la majorité absolue, le parti refusant de publier les résultats du vote interne, pour leur sortir des nominations (voilées derrière les mécanismes PROPOSITION + MARTEAU DE LA DISCIPLINE DU PARTI, ha ha ha !!!). M. Nouga, avocat, déposa donc au nom du Président, une plainte en justice. A l’intérieur du parti, les récalcitrants qui décidèrent d’exercer leur droit de vote au détriment des injonctions de leur hiérarchie furent sanctionnés. Les gravités des sanctions étant inversement proportionnelles au degré de corruptibilité des conseillers rebelles: on te donne une petite sanction quand on estime que tu pourrais t’aligner aux directives du parti. Quelle perversité ! Il faut rappeler qu’on a vu le SDF, parti mourant, aussi calquer ce type de dictature en punissant ses conseillers qui ont refusé de voter les maires selon les injonctions de la direction du parti. Tous, des piètres copies du Rdpc qu’ils prétendent combattre. En politique, tant que les représentants élus par le peuple auront le dernier mot avec leurs votes, il y aura toujours incompatibilité entre les injonctions de la direction du parti, le désir supposé du peuple, et, les aspirations individuelles. Ce n’est pas à coup de sanctions, d’intimidations, de punitions qu’on pourra trouver le point d’équilibre, mais par des négociations préventives. Se fâcher contre la direction du parti qu’on n’a pas suivi les Très Hautes instructions de la Très Haute hiérarchie n’engendra ke des fissures au détriment du peuple. Parce qu’à la fin, c’est bien du peuple qu’il s’agit. On a vu que Makak et Matomb ont mené et gagné leur rébellion, échappant ainsi aux commandements de leur direction du parti.

Aux conséquences

Que fait donc le parti? Eh bien, il crée une Gestapo d’autosurveillance, d’espionnage entre partisans, afin de rapporter au plus haut sommet, toutes velléités de rébellion: VIVE LES INDICS, un nouveau métier vient d’être créer… Et comme dans le système actuel du R qui a conduit à ce Cameroun qu’on a, il y aura des récompenses/nominations pour les « dénonciateurs », certains travailleront pour les plus proches collaborateurs du président, eh bien. Cette tactique avait été déjà pratiquée par les maquisards de l’UPC, qui revenaient punir de manière tonitruante, pour ne pas dire exemplaire, ceux restés aux villages, et qui étaient dénoncés par d’autres individus… J’ai un oncle, Albert Lindjeck, qui échappa à une telle punition grâce à sa carte d’étudiant à Yaoundé. Revenu se ravitailler, un voisin l’accusa de crimes commis quand il était à Yaoundé, heureusement… Les Ambazoniens font également le même type d’expédition punitive dans les villages. MAIS ÇA, CE SONT DES REBELLIONS. Cette petite cellule qui vient de voir le jour, parce que certains ont refusé d’exécuter les ordres du Messie, sera transformée, si le messie prend la force de l’Etat, en une véritable machine d’extermination et de disparition des récalcitrants… Ce petit serpent que vous nourrissez petit à petit, deviendra le monstre qui vous dévorera tôt ou tard… » (Sic). Un courroux qui n’est pas sans rappeler celui de Célestin Djamen à la suite de la décision du MRC de ne pas participer à ces élections. Pour lui, la base et même le bureau du parti n’avaient pas été consultée par Maurice Kamto, qui avait pris tout seul une décision aussi grave.

 Intolérance grave contre toute divergence

Suite à cette prise de position divergente de celle de la haute direction, Célestin Djamen avait été invité à quitter purement et simplement le MRC par certains militants et responsables, y compris Maurice Kamto qui l’a dit en des termes à peine voilés lors de sa tournée en Occident. Alors que Maurice Kamto déclare lui-même dans l’avant-propos de son ouvrage, L’urgence de la pensée, que : « J’ai voulu y montrer le préjudice irréparable que trente ans d’unanimisme et de monolithisme ont causé aux peuples et aux Etats africains ; montrer que l’absence de pensée ou plus exactement d’une pensée libérée est la cause première de notre dérive collective ; que l’expression tolérante des idées divergentes dans un contexte de démocratie est, pour l’Afrique comme ce l’est déjà pour d’autres régions du monde, la seule véritable chance de survie ». Cette intolérance interne a son pendant externe qui est plus qu’agressif. Ainsi, les militants du MRC sont réputés pour leur violence contre toute personne qui exprimerait une once d’opposition quant à leurs positions. Criminalisant toute position contraire à la leur, ils insultent à tout va, fouillent les squelettes dans les placards et profèrent des menaces. Ce qui leur a valu des appellations telles que « la meute » ou encore « les talibans ». Toute chose qu’ils assument, mais qui effraie très durement tout partisan de la démocratie qui n’est rien d’autre que le règne de la persuasion et de la délibération Avec eux, ce n’est plus l’Etat qui se « criminalise » en Afrique comme le disait Achille Mbembe et Toulabor, mais bel et bien l’opposition. Une phase de criminalisation qui a été allègrement franchie par les militants de l’UDC, qui ont ni plus ni moins que décapité des personnes accusées d’appartenir au Rdpc et venues frauder le jour du dernier scrutin.

Le culte de la personnalité des leaders

Cette intolérance a pour principal fondement le culte de la personnalité qui entoure les chefs des partis politiques au Cameroun. Ils sont quasiment tous des « candidats naturels » de leurs formations politiques et les congrès d’investitures ne sont que des folklores sans aucun suspens quant à l’issue. Leur « stature » présidentielle passant par les divers titres dont ils se font affublés : « Docteur » par-ci, « Professeur » par-là, le nec plus ultra étant « Excellence » bien sûr. Mais le plus préoccupant étant le « mythe d’infaillibilité » dont ils sont nimbés. Ainsi, la parole ou les instructions du président national tiennent lieu de parole d’évangile. Exposant quiconque la conteste à ni plus ni moins que l’excommunication. Comme cela a été le cas de dizaines de militants du SDF tombés sous le coup du fameux article 8.2 qui aura fait tant de ravages.

Par Moussa Njoya, Politologue (DA 463)

Port de Douala : la Régie du Terminal à Conteneurs renforce ses performances

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  La productivité de la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) du Port Autonome de Douala monte progressivement en puissance. En février dernier, la régie a traité de 27 navires porte conteneurs opérés par la RTC par rapport aux 23 navires traités à la même période en 2019. Elle a également enregistré une hausse des livraisons de ses conteneurs passant ainsi de 9 000 l’année dernière à 10 000 à la période sous revue. De sources internes de l’entreprise, cette embellie a entrainé la réduction drastique du temps d’attente de navires porte-conteneurs en rade (navires porte-conteneurs en attente d’accostage à la bouée de base). « Malgré la forte hausse des livraisons de conteneurs enregistrée au mois de février dernier, avec près de 10 000 conteneurs contre moins de 9000 l’année dernière, l’atteinte de ces objectifs de performance restera cependant tributaire des capacités logistiques des transitaires, importateurs et chargeurs, clients de la Régie du Terminal à Conteneurs du Port de Douala- Bonabéri », apprend- on.

Et pour maintenir cette tendance, la Régie du Terminal à Conteneurs s’est engagé à oeuvrer pour le maintien de cette dynamique. « Saisissant l’opportunité qu’offre cette embellie, la RTC s’engage dès ce 10 mars 2020, à accroitre encore plus ses moyens, pour les livraisons et les réceptions de vos conteneurs dans de meilleures conditions », font savoir les responsables. La régie du Port Autonome de Douala s’est d’ailleurs donné pour ambition de « montrer par les faits et par les chiffres qu’une amélioration sensible des performances d’exploitation du terminal à conteneurs de Douala-Bonabéri est possible grâce à la mobilisation des ressources humaines et matérielles nécessaires et à une meilleure concertation avec les usagers du terminal ». Opérationnelle que depuis le 02 janvier 2020, la régie a atteint un nombre quotidien record de 556 conteneurs import livrés et 424 conteneurs export réceptionnés au 11 janvier 2020. Les chiffres de l’entreprise indiquent qu’entre le 02 janvier 2020 et le 12 janvier 2020, les navires porte-conteneurs et les deux navires ro-ro (roll-on/roll-off) opérés par RTC ont déchargé et chargé un total de 4 806 conteneurs contre 4 293 conteneurs en janvier 2019. Et en un mois d’activité, le chiffre d’affaires de la régie de la plateforme portuaire s’est accru de 4 % passant ainsi de 3,12 milliards de francs CFA au 31 janvier 2019 à 3,26 milliards de francs CFA cette année. La RTC déclare également avoir manutentionné et embarqué 13 020 conteneurs contre 13 763 en janvier 2019.

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

Programme Economique et Financier: le FMI disposé à réorienter son programme dans la Cemac

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Le FMI disposé à réorienter son programme dans la Cemac

Le Fonds Monétaire International (FMI) est disposé à donner une nouvelle orientation au programme qu’il met en œuvre depuis 2017 dans des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac). L’institution de Bretton Woods l’a fait savoir au cours d’une rencontre avec le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac), Abbas Mahamat Tolli. Rencontre ayant eu lieu à Washington du 14 au 17 janvier dernier. En effet, dans un communiqué récemment publié, l’on apprend que les responsables du FMI et de la Beac ont convenu « de l’impérieuse nécessité de concevoir un deuxième cycle de programmes, résolument axés sur la croissance et la réduction de la pauvreté ». Ils se sont par conséquent accordés sur la nécessité « de réserver désormais une haute priorité aux mesures et politiques visant une relance économique inclusive et génératrice d’emplois ». A cet effet, le gouverneur de la Beac a plaidé pour « un accès accru pour les pays de la Cemac aux ressources du FMI et d’autres partenaires au développement des Etats membres de la Cemac sera primordial afin de réaliser les investissements indispensables à l’atteinte de cet objectif, à travers des appuis financiers adéquatement calibrés, séquencés et coordonnés ». Selon le communiqué de la Beac, cette deuxième génération de programmes sera lancée prochainement au cours d’une conférence internationale de haut niveau qui se tiendra dans la sous-région. Sur la question des projets, le gouverneur de la Beac a émis le vœu de voir augmenter les financements en direction des projets intégrateurs d’infrastructures routières, d’interconnexion électrique, etc. Il a également souhaité le « desserrement des contraintes infrastructurelles et des barrières non tarifaires », qui constitue un levier important pour accélérer les échanges intrarégionaux, facteurs essentiels à une croissance économique durable dans la sous-région.

Appréciations

Les discussions entre Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI et Abbas Mahamat Tolli ont également porté sur les perspectives de coopération bilatérale ainsi que sur la soutenabilité macroéconomique des pays de la Cemac. Le communiqué de la Beac précise que les Etats et les institutions de la Cemac doivent capitaliser les résultats obtenus jusqu’ici. Notamment la reconstitution graduelle des réserves de change.

 

Par Junior Matock (DA 462)

Flavienne Charlotte Ngo Binya:« Mes saucissons de poisson sont très appréciés »

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 Qu’est ce qui vous a motivé à fabriquer les saucissons à base de poisson ?

 J’ai une formation d’ingénieur en transformation et contrôle qualité des produits halieutiques. L’idée de fabrication des saucissons de poisson fait partie intégrante de la formation. Mais il faut savoir que c’est mon esprit entrepreneurial qui m’a motivé à revisiter le saucisson de viande. Déjà étant petite j’ai toujours des idées novatrices et après mes études je me suis dit, pourquoi ne pas me lancer dans la fabrication des saucissons de poisson surtout que personne n’avait jusque là eu cette idée. Notre entreprise, Country Food, n’est pas seulement spécialisée dans la fabrication des saucissons de poisson. Country Food a deux domaines notamment la confiserie (confiture d’ananas) et la charcuterie (saucissons à base de poisson). Nos saucissons sont faits à base de différents types de poisson notamment le Tilapia, le Bar, le Brochet…

Quel est à ce jour votre capacité de production ?

A ce jour, nous produisons plus de 350 barres de saucisson par semaine. En effet, la production dépend de la demande parce que nous évitons que les produits restent en stock pendant longtemps. Nous cherchons actuellement d’importants clients c’est-à- dire que des personnes qui pourraient prendre de grande quantité pour la distribution. Ce n’est pas évident d’imposer un nouveau produit sur le marché. Donc on peut produire 300 à 350 voire 500 barres de saucisson par semaine en fonction des commandes.

Pensez-vous que les produits made in Cameroon particulièrement les vôtres sont prisés par les Camerounais ?

Les Camerounais apprécient énormément les produits made in Cameroon. Cela fait un an et demi que je suis présente sur le marché camerounais et jusqu’ici mes produits n’ont pas eu de retour négatif. Je pense que se sont des produits qui sont certes appréciés mais ils ne sont pas encore véritablement connus de tous. Nos produits sont à la portée de tous parce que nous essayons de faire des prix préférentiels.

Quelles sont vos difficultés ?

 Notre principale difficulté en ce moment est la vente et la distribution des produits. C’est un problème majeur auquel notre entreprise fait face parce qu’on peut produire des tonnes mais si on n’arrive pas à les vendre cela ne sert à rien. L’autre difficulté est de faire connaitre le produit. La plupart des supermarchés sont réticents à l’idée de prendre sur eux la communication d’un tel produit qu’ils ne maitrisent même pas. La majorité de nos rejets dans ces supermarchés viennent du fait que ces surfaces ne connaissent pas le produit, ils trouvent que le produit est nouveau et pour cela, ils souhaiteraient qu’on prenne sur nous de faire une communication poussée c’est-à-dire une publicité nationale et internationale et ce n’est qu’à ce moment là qu’ils verront dans quelle mesure commander.

Quels sont vos projets ?

Nos projets à court et à long est de faire connaitre nos produits au Cameroun et à l’échelle internationale.

A peine entrée dans le marché camerounais et vous croulez déjà sous le poids des prix…

Exactement. J’ai reçu plusieurs prix entre août et octobre 2019 notamment le 1er prix de la femme entrepreneur camerounaise au salon de l’initiative féminin à Yaoundé, prix spécial de l’innovation à la foire des PME à Douala ; le 1er prix du Youth entrepreneurship innovation challenge et nous faisons désormais partie de Youth connect.

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