dimanche, juin 14, 2026
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PAD : Un quinquennat et de grandes réalisations

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Quand il prend le gouvernail du Port Autonome de Douala, Cyrus Ngo’o a chevillé au corps, cette phrase du Président de la République Paul Biya, contenue dans son discours de campagne à Douala, le 6 octobre 2011 : « Douala doit devenir ‘le port’ de référence du Golfe de Guinée ». Dès les premières heures, le nouveau DG veut donner chair à cette promesse présidentielle d’autant plus que ce jour, Paul Biya avait tracé les grandes lignes de la modernisation du combinat portuaire de Douala-Bonabéri. En 2018, après avoir étudié, observé, consulté et consigné, Cyrus Ngo’o va lancer, sur la base d’une programmatique bien articulée, le projet la normalisation de toutes les activités portuaires. Ce qui passe d’une part par le respect de l’orthodoxie dans le fonctionnement et, d’autre part, la matérialisation des prescriptions de la réforme portuaire de décembre 1998. Il faut de toute urgence asseoir une saine application des normes là où elles existent, les instaurer ou les renforcer là où il le faut et assurer in fine une stabilité sociale durable pour ce qui est des personnels. Le respect scrupuleux des cahiers de charges en ce qui concerne les concessionnaires, une synergie d’action de toutes les composantes de la Communauté portuaire, une forte implication des opérateurs privés dans les investissements portuaires qui tranche avec la philosophie de l’investissement minimum, un partage plus équitable des revenues de la croissance portuaire font partie des fondamentaux à partir desquels le nouveau Directeur général du PAD veut bâtir. Le Port Autonome de Douala se met à l’ouvrage. Avec des activités riches et trépidantes. Des pans entiers de l’activité portuaire sont en chantiers (construction des voies d’accès, acquisition de nouveaux équipements nautiques, rénovation des quais, constructions d’infrastructures portuaires, enlèvements des épaves, renationalisation de certaines activités, récupération du domaine public portuaire et sa sécurisation, etc).

Régie du terminal à conteneurs

Devenue une véritable Autorité portuaire à la faveur du décret du 24 janvier 2019, le PAD procède à la reprise en main des secteurs importants qui ne contribuaient pas significativement à la performance et la compétitivité de l’économie camerounaise en général et du Port de Douala-Bonabéri en particulier. C’est ainsi que la gestion du Terminal à Conteneurs, après quinze années de concession globalement improductive a été reprise par le PAD à la suite de la suspension par le président Paul Biya, du processus de son attribution à un nouveau concessionnaire. La création de la Régie du Terminal à Conteneurs – et ses résultats spectaculaires un an après – , va montrer que le Président Paul Biya avait pris une décision sage et patriotique. L’expertise camerounaise ayant su relever le défi. Véritable tonneau des danaïdes pendant de longues années pour les finances du Port Autonome de Douala, le dragage a également été repris en main. Le Cameroun, à travers l’autonomisation de cette activité et la création de la Régie Déléguée du Dragage, a retrouvé sa souveraineté sur la principale autoroute d’accès à son poumon économique. Cette reprise en main du dragage a un impact positif sur la trésorerie du Port Autonome de Douala, par une neutralisation progressive des charges annuelles du dragage d’une part et, d’autre part, la captation des produits générés par la vente des services et des résidus du dragage.

Pendant de nombreuses années, l’activité de remorquage a été, avec le lamanage, aux mains d’une multinationale qui a tout eu, sans rien apporter, au fond, au Port de Douala-Bonabéri. Pour une meilleure productivité, la direction générale va prendre l’option intelligente et courageuse de séparer les deux activités et de redéfinir les conditions de concession du remorquage. Au rang de ces conditions, l’exigence faite au concessionnaire d’alors d’acquérir des remorqueurs neufs. L’adjudicataire provisoire ne sera pas à la hauteur de cette exigence minimale. Dans un contexte où l’efficacité de l’action et la célérité dans l’exécution sont inscrits au fronton de l’éthique managériale, le PAD va reprendre la gestion de cette activité, avec la création d’une Régie déléguée du Remorquage. Quant au lamanage, il sera tout simplement confié à une entreprise nationale après appel d’offre restreint. Pendant plus d’une dizaine d’années, le Port de Douala-Bonabéri avait été privé de l’appontement pétrolier sur duc d’Albe, l’exposant aux risques d’incendie. Sa reconstruction a été inscrite au rang des priorités dans la stratégie de développement du PAD. Un duc d’Albe moderne a été reconstruit et est opérationnel, permettant une distribution harmonieuse des produits pétroliers au Cameroun et dans la sous-région Afrique centrale. Au rang des problèmes que se devait de résoudre en urgence Cyrus Ngo’o, les épaves. Nombreuses et partout. Pendant plus d’une trentaine d’années, les épaves jonchant les plans d’eau, les quais et les darses ont constitué un obstacle majeur à l’attractivité et à la compétitivité du Port de Douala-Bonabéri.

Enlèvement des épaves

Véritable serpent de mer hier, cette problématique a enfin trouvé une solution dans le cadre du processus de normalisation et de modernisation en cours d’implémentation. Un programme d’enlèvement de ces obstacles à la navigation, à l’exploitation des quais et des plans d’eau au Port de Douala-Bonabéri est en cours d’exécution. Une première phase d’enlèvement concernant plus de 30 épaves a été menée avec succès. Une seconde phase est en cours et concerne une cinquantaine d’épaves. Ce projet vise aussi bien la transformation physique de ce port historique et stratégique, que l’optimisation de ses capacités et la lutte contre la pollution. Il fait partie d’une série de projets et d’investissements compris dans le Plan directeur de développement du Port Autonome de Douala. Un Port performant, attractif et compétitif est un port où les conditions de sécurité et de sûreté sont optimales. Le 6 octobre 2011, en pleine campagne électorale à Douala pour le compte de la présidentielle de cette année-là, le candidat Paul Biya, dans son discours de circonstance, avait tracé les grandes lignes de modernisation de la ville de Douala en général, et du Port de Douala-Bonabéri en particulier. Parmi les chantiers qu’il avait évoqués à l’époque avec force détail, il y avait la sécurisation périmétrique de l’espace portuaire. Aujourd’hui, la promesse a pris corps.


rénovation, Modernisation

Le Port de Douala-Bonabéri est en en train d’être sécurisé comme il l’avait peu été jusque-là. La Régie dédiée, Douala Port Security (DPS) est fonctionnelle et les retombées ne se sont pas faites attendre, avec une clôture de taille et des caméras un peu partout. Les vols de marchandises ont par exemple considérablement diminué. La construction de nouveaux magasins aux normes internationalement reconnues et la rénovation de ceux qui existent sont en cours. Ils sont appelés à remplacer l’existant, datant très souvent des années avant des indépendances et en déphasage total avec les standards d’entreposage des ports modernes. Dans cette mouvance novatrice, un projet de construction d’une unité de production d’eau potable, d’un réseau de distribution d’eau potable et d’un réseau public de défense contre l’incendie dans le domaine portuaire de Douala-Bonabéri est en train d’être mis en œuvre. Le PAD pourra ainsi alimenter en eau potable toutes les industries et amodiataires installés dans le domaine portuaire avec une eau de qualité. La plateforme portuaire disposera en outre d’un réseau public de lutte contre l’incendie, répondant ainsi à une obligation légale vis-à-vis des navires et des chargeurs, conformément à diverses conventions internationales, au rang desquels le Code ISPS. Afin de répondre aux défis de long terme du commerce maritime et de conserver son statut de port majeur de la Côte ouest africaine, le PAD a mis sur pied un Schéma Directeur de Développement qui prévoit, entre autres, une extension du Port de Douala-Bonabéri vers un nouveau site portuaire en eau profonde localisé à l’Île de Manoka, dans l’arrondissement de Douala VI.
Cette extension sera déterminante pour le traitement du trafic au Port de Douala, avec des prévisions évaluées à environ 45 millions de tonnes par an à l’horizon 2050, bien loin des 12 millions de tonnes actuels. Ce à quoi il faut ajouter les avantages en termes de capacité à accueillir des navires exigeant des profondeurs de plan d’eau plus importantes. Tout ceci en 5 ans. Avec, aux commandes, un homme déterminé à aller de l’avant. Toujours au pas de charge. D’autres projets de rénovation, d’innovation, de renouvellement, de modernisation et de développement sont en cours ou envisagés. Parmi lesquels le grand projet de construction d’une zone industrialo-portuaire qui se veut l’un des reflets des promesses du chef de l’État tenues avec foi, détermination, exigence de qualité et ambition.


Par Raoul Simplice Minlo (PAD)

Influenceurs. Des cachets en millions de FCFA

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Leurs services peuvent être rémunérés à hauteur de plusieurs millions, en fonction des profils et de la taille de leurs communautés.

Être influenceur est presque devenu un métier. Certains sont payés pour des actions ponctuelles  tandis que  d’autres parviennent à décrocher des contrats annuels.  Pour son premier contrat en 2014 avec une marque, Moustik le Karismatik confie à DataCameroon, avoir touché 8 millions de francs  Cfa avec  2 millions de prime de signature.  Nathalie  koah avait en 2018 signé un contrat d’un an et demi d’une valeur de 27 millions de  francs CFA  pour être égérie d’une marque de produits cosmétiques. Seulement, il faut d’abord être considéré comme un véritable influenceur pour signer un cachet.  Qu’est-ce qu’un  influenceur ? La question ne met pas tout le monde d’accord. L’élément fondamental à prendre en compte reste pour  beaucoup le nombre de followers, mais une autre question devient alors importante. A partir de quel moment devient-on influenceur ?

Selon l’autorité britannique des standards publicitaires, l’on est officiellement considéré comme influenceur du moment où l’on a  au minimum 30 000 followers. Mais pour certains, la célébrité a plus de valeur que le nombre d’abonnés. En d’autres termes, Samuel Eto’o même avec moins de 30 000 followers est incontestablement influenceur et pourra mieux faire passer un message qu’une personne ordinaire ayant des millions d’abonnés. Bref, il n’existe pas un barème universel pour qualifier l’influence. Les choix peuvent donc être opérés en fonction des objectifs et des cibles. Cependant, un article publié en 2018  par  Launchmetrics, une entreprise américaine qui définit la valeur des influenceurs, indique qu’on peut les mesurer sur une échelle de trois paliers, en fonction desquels la rémunération peut être fixée.

Micro influenceur et macro influenceur

Dans la catégorie de micro influenceur sont classés ceux qui ont plus de 20 000 followers toutes plateformes confondues (Facebook, Instagram, twitter, youtube, LindedIn, Blog etc). A ce stade, estime Launchmétrics, les marques peuvent proposer quelques produits à tester mais ne peuvent rémunérer les post. Par contre, avec plus de 100 000 abonnés, on les qualifie de macro influenceurs et ils peuvent être rémunérés pour certaines actions.

Les méga influenceurs

C’est la plus grande catégorie  qui regroupe les véritables célébrités du web. Ils ont des millions de followers et  consomment les plus gros budgets chez les marques. Les montants  des cachets peuvent aller à  plus de 100 000 dollars. Soit plus de 55 millions de FCFA.

On parle aussi des Nano influenceurs qui sont de petites communautés mais qui ont un fort engagement, travaillant sur des sujets passionnants.

Marketing: quand les marques s’accrochent aux influenceurs

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Ceux qu’on considère  comme des stars des réseaux sociaux sont devenus incontournables dans les stratégies de communication des entreprises.

D’après des estimations d’experts en marketing, au moins 50% des entreprises intègrent  aujourd’hui les leaders d’opinion dans leurs actions digitales de marketing, communication ou relations publiques. Les influenceurs notamment sont désormais considérés au même titre  que les médias classiques. Comme la télévision, la  presse écrite,  la radio ou l’affichage, ces férus des réseaux sociaux portent  les messages des entreprises et  sont le plus souvent choisis comme égéries de plusieurs marques. 

Les organisations n’hésitent plus à faire appel à ces influenceurs dont la force est qu’ils sont suivis par des millions de personnes sur leurs plateformes digitales.  L’exemple  le plus récent est celui de la SABC qui a sollicité l’influenceuse Coco Emilia pour être ambassadrice de l’eau minérale Source  Tangui.  Avec plus d’1 million d’abonnés sur Instagram et  plus de 400 mille abonnés sur facebook, elle est comptée parmi les femmes camerounaises les plus suivies sur le web.  On pourrait également évoquer le cas de Muriel Blanche qui  avait été choisie comme égérie de la marque d’épices « secret » en 2018, simplement grâce à la web série « Pakgne ».

Dans le lot de ceux considérés comme des influenceurs, on  retrouve des célébrités du monde des sports, de la musique, du cinéma mais  aussi des blogueurs et de plus en plus des no name devenus célèbres grâce à leurs activités attractives sur les réseaux sociaux. Bref, en dehors des célébrités, les marques font de plus en plus confiance aux jeunes qui ont une certaine popularité pour faire passer leur message. C’est notamment le cas de Tik Dengue,  star du réseau social Tik Tok, qui à 19 ans a pu  bénéficier de l’attention du groupe Orange Cameroun.

Interrogés sur ce choix qui relève du marketing d’influence et qui s’éloigne un peu du classique, des spécialistes expliquent que la notoriété des influenceurs est utile pour développer ou  entretenir la  e-réputation de l’entreprise, de même qu’augmenter son capital sympathie. Aussi, le nombre de followers de ces influenceurs est un véritable marché potentiel pour accroître leurs chiffres. En effet,  l’influenceur aurait un réel impact sur les habitudes de consommation. D’après une étude réalisée en 2017 par IPSOS, une entreprise internationale de marketing d’opinion,  9 abonnés sur 10 ont découvert un produit ou une marque après avoir vu le post d’un influenceur, 79% visitent un point de vente et 75% achètent le produit ou la marque. Ce choix permet en outre  de créer un lien direct entre la marque et ses clients ; car une fois qu’une publication est faite par l’influenceur, sa communauté réagit vite et donne un avis sur le produit.  Ce qui permet à l’entreprise d’avoir un feed-back autrement que par des études et sondages coûteux et chronophages. Ces avantages seraient cependant bénéfiques, seulement si le choix de l’influenceur est bien mené, estiment des  spécialistes du marketing.  

Hopital general de Douala : Eneo au secours des grands brûlés

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Après un don en 2020 dans le cadre de la lutte contre le Covid, l’entreprise en charge de la distribution de l’électricité vient à nouveau d’offrir à cette formation sanitaire des médicaments et des équipements pour les soins de grands brûlés mais aussi des urgences médicales et chirurgicales.

L’hôpital Général de Douala vient de recevoir un don constitué de médicaments et de lingerie médicale et chirurgicale. Le paquet offert par Eneo Cameroon S.A se situe dans le cadre d’une convention de partenariat signée entre l’entreprise et cet hôpital en Octobre 2020, dans le but de fournir une meilleure qualité de services de santé aux populations. Ce don a pour objectif de renforcer la prise en charge des patients dans cet hôpital, précisément dans les unités de réanimation et de soins de grands brûlés. L’hôpital Général de Douala étant le seul centre spécialisé dans la prise en charge des brûlés dans la sous-région. Ce matériel sera aussi utile à la prévention et la prise en charge des urgences médicales et chirurgicales.

Pour le directeur général de cet hôpital, c’est « une bouffée d’oxygène pour notre structure en général et le service des brûlés en particulier, eu égard au coût onéreux des prestations et à la qualité du matériel adapté pour une prise en charge optimale. En 2020, au plus fort de la crise, Eneo s’était déjà illustré comme un partenaire fiable, en mettant à disposition de l’hôpital Général de Douala un don constitué de respirateurs et autres consommables. Ce don a contribué à sauver des vies », a déclaré Pr Henry Luma.

L’entreprise met cette action au compte de sa responsabilité sociétale qui couvre divers domaines dont la santé. « La santé est un axe prioritaire de notre démarche sociétale. Nous y accordons beaucoup de prix. C’est pour cette raison qu’Eneo Cameroon est aux côtés de l’Hôpital Général de Douala en tant que partenaire. Aujourd’hui, nous réaffirmons notre volonté ferme d’entretenir ce partenariat et de le rendre pérenne. ». A indiqué le représentant du DG d’Eneo Cameroon, Amine Homman Ludiye.

L’année dernière, dans le cadre de la solidarité pour la lutte contre la pandémie du covid, cette entreprise avait offert au Gouvernement un don d’une valeur de 175 millions de FCFA. L’hôpital Général de Douala avait bénéficié de la plus grande part de cette dotation.

Cemac : La beac va capter 100 milliards de surliquidités

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Il s’agit d’une nouvelle opération visant à réduire du cash dans les banques des six Etats membres de la sous-région.

100 milliards de francs CFA à capter auprès des banques de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac). La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), institut d’émission du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, du Tchad et de la République centrafricaine a lancé le 6 septembre dernier une opération de reprise de liquidité dans les coffresforts des banques réputées surliquides. Une action qui permettra aussi de contenir les risques pesant sur la stabilité monétaire de la sous-région, jusqu’ici contenue. La date d’échéance de l’opération qui court jusqu’au 7 octobre prochain au taux fixe de 0,15% concerne les liquidités de maturités longues. Les banques éligibles à cette opération sont « les établissements de crédit admis au compartiment des interventions de la Beac sur le marché monétaire, en qualité d’offreurs de ressources et n’ayant pas sollicité le refinancement de la Beac au moins une fois sur une période glissante de douze mois », renseigne la Beac. La même opération a récemment eu lieu le 30 août dernier et inaugurait la relance de ces ponctions après leur suspension en mars 2020.
Cette autre mesure de soutien à l’économie, rentre dans le cadre des mesures d’ assouplissement des opérations de refinancement des banques commerciales en révisant à la baisse ses principaux taux directeurs, en élargissant la gamme des effets privés admis comme collatéral des opérations de politique monétaire et en effectuant des injections de longue maturité entres autres. Ce qui a contribué à relever à l’encours des concours de la Beac au système bancaire à 588 milliards de francs CFA au 31 mai dernier contre 252,7 milliards au 31 mars 2020, soit une hausse de 58%. Fort du relèvement de la liquidité bancaire, le Comité de politique monétaire (CPM) s’est réuni le 28 juin 2021 par visioconférence et a procédé à la réactivation des reprises de liquidité via des opérations de maturité longue (1 mois).

Selon des observateurs avertis, la reprise des ponctions dans les coffresforts des banques de la Cemac est un indicateur de l’atténuation des effets du coronavirus sur les économies de cet espace communautaire, dont les pays sont désormais sur la rampe d’une reprise de la croissance économique en cette année 2021, après la récession enregistrée de 2020.

Vie chère : le cameroun appelle l’OMC au secours

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Dans une récente correspondance adressée à la directrice générale de l’organisation Mondiale du Commerce, le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana tire la sonnette d’alarme sur l’inflation observée sur les produits de grande consommation.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana appelle l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à l’aide face à l’augmentation des prix des produits de grande consommation au Cameroun. « Depuis la survenance de la pandémie de la Covid-19 au premier trimestre de l’année 2020, les chaînes d’approvisionnement des marchés internationaux connaissent de graves perturbations et des dysfonctionnements qui semblent s’être accélérés depuis l’entame de l’année 2021, caractérisés notamment par le renchérissement des cours des matières premières, la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires et l’explosion du coût du fret maritime », écrit le ministre, dans une correspondance adressée à la directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce, Ngozi Okonjo-Iweala. Selon l’information relayée par Investir au Cameroun, la correspondance signée le 2 septembre et dont l’objet porte « Dérégulation sans précédent des échanges commerciaux internationaux », explique notamment qu’ « entre janvier et juin 2021, les prix du clinker, du fer à béton et du gypse ont fait un bond respectif de 100%, 95,54% et 60% par rapport à la même période en 2020, tandis que ceux du blé, du soja et du maïs se sont accrus de 31,6%, 6%, 73% et 98,4% et que le coût du fret maritime a été multiplié par trois ». Au vu de l’impact de cette inflation généralisée sur les bourses des Camerounais et précisément les risques majeurs de la déflagration sociale qui pourraient découler de cette situation, le ministre appelle l’OMS à réguler cette inflation grandissante. « Je suggère à cet égard que les des initiatives fortes soient rapidement prises par l’Organisation en direction d’un certain nombre d’institutions et d’instances en charge de l’économie mondiale, à l’instar du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale ou du G20, en vue de rechercher les voies et moyens de nature à contrecarrer les effets dévastateurs de ce cataclysme qui se dessine ».

Consommation, pourquoi les prix augmentent

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Hausse des cours des matières premières à l’international, tracasseries dues aux restrictions sanitaires,
spéculation des commerçants, changements climatiques… Enquête sur la hausse des prix des produits de
grande consommation.

«En moyenne sur les douze derniers mois, le niveau général des prix augmente de 2,2 %, comparativement au 1er trimestre 2021, les prix à la consommation finale ont augmenté de 0,8 % au 2ème trimestre 2021. Par rapport au 1er semestre 2020, le niveau général des prix a connu une hausse de 2,0 % au 1er semestre 2021 (cette hausse était de 2,5 % il y a un an). En moyenne sur les douze derniers mois, le niveau général des prix progresse de 2,2 % en fin juin 2021 », rapporte l’Institut Nationale de la Statistique (INS) dans son rapport sur l’évolution de l’inflation au Cameroun au premier semestre 2021. Autrement dit, comparé à l’année 2020, le prix de la vie est de plus en plus élevé au Cameroun. Les raisons, l’INS les révèle également. Ce sont notamment la pratique de la spéculation des commerçants distributeurs, du fait de la réduction de la mobilité au niveau des frontières ; la faiblesse de l’offre des produits agricoles dues aux changements climatiques qui perturbent les cycles agricoles ; et l’insécurité persistante dans certaines régions du Cameroun qui, de l’avis de l’INS, continue d’éroder les capacités de production des ménages agricoles. A ces faits s’ajoutent l’approvisionnement limité des grands centres de consommation à cause de la dégradation de certains axes du réseau routier ou ferroviaire ainsi que la hausse des prix mondiaux. Par exemple, les acteurs de la chaîne de distribution ont été ouvertement accusés d’être les instigateurs de la hausse des prix observée depuis des semaines sur le marché, laquelle augmentation a porté le sac de 50 kg de ciment ordinaire à 4900 voire 5000 francs CFA, contre 4 300 francs en temps ordinaire. Le ministre du Commerce a alors menacé de fermer des usines si cette augmentation est effective. Les acteurs de la chaîne s’en sont défendus, arguant une hausse des cours des facteurs de production sur le marché. Pour les dissuader dans le
projet, le ministre du Commerce avait menacé de fermer des usines de production si la hausse des prix était effective. Dans l’agro-alimentaire, un autre bras de fer s’est récemment déclaré avec le principal importateur de poisson. Les prix d’un carton de maquereau était passé de 22 000 francs à 30 000 francs CFA voire même à plus.
Une quinzaine de poissonneries fermées de l’opérateur économique avait été fermée. Mais le propriétaire s’en était aussi défendu, se basant entre autre sur la loi régissant l’activité commerciale, mais aussi sur le fait que les tracasseries engendrées par les restrictions sanitaires ont augmenté le prix de cette denrée alimentaire. Les poissonneries ont été rouvertes, mais le poisson reste toujours aussi cher, vendu à des prix bien supérieurs à ceux homologués par le ministère du Commerce.
Au-delà de la conjoncture, la défaillance du régulateur
Les prix des produits de grande consommation sont homologués au Cameroun par le ministère du Commerce avec les acteurs des différentes filières. Pour s’assurer de leur application effective, le ministère du Commerce tient une brigade de contrôle et de répression de la fraude. C’est cette direction qui gère le contrôle des prix sur le terrain, à travers les agents contrôleurs de prix. Mais ceux-ci peinent généralement à contrôler, du fait entre autres de la corruption, mais aussi des moyens limités de contrôle dont ils disposent, pour traquer les acteurs de la fraude qui multiplient les stratégies pour se dérober aux prix en vigueur. Toutefois, certains économistes pensent que pour mieux réguler le marché camerounais, l’Etat devrait mettre en place d’autres mécanismes de contrôle. « Le contrôle devrait normalement être la deuxième mission de ce ministère après la fixation des prix. Il faut une réelle stratégie d’anticipation pour cette situation. Entre autres, l’Etat pourrait encourager les stratégies de sensibilisation régulières des commerçants, mais par-dessus tout, mettre en place un mécanisme qui permet aux commerçants de se contrôler entre eux et rendre compte », souhaite par exemple l’agroéconomiste Gildas Tiwang Ngueuleweu. « A l’aire des nouvelles technologies, l’Etat devrait déjà envisager à former les commerçants et ménages à la vérification et paye du juste prix des produits alimentaires par la mise en place des systèmes codes bar moins exigeants que les acteurs peuvent vérifier, la gravure des prix sur les emballages en gros caractère, la paye des produits alimentaires de grande consommation par des moyens traçables uniquement comme le service mobile money du téléphone », explique t-il.
Canicha Djakba

Vie chère, le Cameroun appelle l’OMC au secours

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Dans une récente correspondance adressée à la directrice générale de l’organisation Mondiale du Commerce, le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana tire la sonnette d’alarme sur l’inflation observée sur les produits de grande consommation.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana appelle l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à l’aide face à
l’augmentation des prix des produits de grande consommation au Cameroun. « Depuis la survenance de la pandémie de la Covid-19 au premier trimestre de l’année 2020, les chaînes d’approvisionnement des marchés internationaux connaissent de graves perturbations et des dysfonctionnements qui semblent s’être accélérés depuis l’entame de l’année 2021, caractérisés notamment par le renchérissement des cours des matières premières, la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires et l’explosion du coût du fret maritime », écrit le ministre, dans une correspondance adressée à la directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce, Ngozi Okonjo- Iweala. Selon l’information relayée par Investir au Cameroun, la correspondance signée le 2 septembre et dont l’objet porte « Dérégulation sans précédent des échanges commerciaux internationaux », explique notamment qu’ « entre janvier et juin 2021, les prix du clinker, du fer à béton et du gypse ont fait un bond respectif de 100%, 95,54% et
60% par rapport à la même période en 2020, tandis que ceux du blé, du soja et du maïs se sont accrus de 31,6%, 6%, 73% et 98,4% et que le coût du fret maritime a été multiplié par trois ».
Au vu de l’impact de cette inflation généralisée sur les bourses des Camerounais et précisément les risques majeurs de la déflagration sociale qui pourraient découler de cette situation, le ministre appelle l’OMS à réguler cette inflation grandissante. « Je suggère à cet égard que les des initiatives fortes soient rapidement prises par l’Organisation en direction d’un certain nombre d’institutions et d’instances en charge de l’économie mondiale, à l’instar du Fonds monétaire international, de la Banque
mondiale ou du G20, en vue de rechercher les voies et moyens de nature à contrecarrer les effets dévastateurs de ce cataclysme qui se dessine ».

Canicha Djakba

Fecafoot : le vrai faux débat de la nationalité

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La Commission électorale de l’instance faîtière du football écarte tous les binationaux du processus. Une condition aux allures politiques qui viserait certains anciens joueurs.


« Quiconque veut être candidat ne doit pas avoir une nationalité étrangère ». La condition fixée par la Commission électorale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a rien d’anodine. C’est en effet la première fois dans l’histoire des élections à la Fécafoot que cette instance convoque cet argument. Une condition « purement politique » selon une partie de l’opinion qui pense qu’elle vise à écarter certains anciens joueurs du processus électoral. Notamment… Samuel Eto’o, titulaire d’un passeport espagnol à l’époque où il évoluait en Liga, sous le maillot du FC Barcelone.
Seulement, nombre d’experts estiment que la condition liée à la double nationalité n’a pas lieu d’être. C’est un faux débat. Dans le monde du sport en effet, il existe deux sortes de nationalité : la nationalité administrative ou légale et la nationalité sportive. La première est le statut liant une personne à un Etat souverain, fondé sur la filiation, la naissance ou la résidence, et conférant un ensemble de droits et devoirs. La seconde nationalité elle, permet de définir la possibilité de participer à une compétition sous les couleurs d’une nation ou d’un club. Le Tribunal Arbitral du Sport précise d’ailleurs que la nationalité légale a trait au statut personnel découlant de la citoyenneté d’un ou plusieurs Etats, tandis que la nationalité sportive est un concept uniquement sportif, définissant les règles de qualification des joueurs en vue de leur participation à des compétitions précises. « Il s’agit de deux ordres juridiques différents, l’un de droit public, l’autre de droit privé, qui ne se recoupent pas et n’entrent pas en conflit », indique la plus haute juridiction du sport dans le monde. En d’autres termes, « la nationalité sportive ne saurait être prise en compte dans le cadre des futures élections à la Fécafoot », tranche Patrick M., expert en droit du sport. « Des quotas d’étrangers sont en effet instaurés dans plusieurs championnats européens, explique-t-il. Du coup, pour les contourner afin de composer des équipes plus compétitives, des naturalisations sont proposées à certains joueurs étrangers. C’est dans le cadre de cette opération que des joueurs africains par exemple, se retrouvent avec un passeport bordeaux. C’est une mesure purement sportive qui n’a rien à voir avec la renonciation de sa nationalité originelle ».

Des lois et règlements pour l’application de la SnD30 dès 2022

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Le président de la république prescrit la finalisation du cadre législatif et réglementaire pour le prochain exercice.


L a Stratégie nationale de Développement (SND30) va se doter d’un cadre légal et règlementaire en 2022. Le président de la République a récemment instruit son gouvernement de « finaliser les cadres législatifs et règlementaires liées à la mise en œuvre de la SND30 ainsi que les études de faisabilité des plans prioritaires de ladite stratégie », indique la circulaire du 30 août relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2022. Autrement dit, le gouvernement devra proposer des lois et règlements permettant la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement de même que la conduite des études de faisabilité des plans qu’elle contient.

En effet, au cours du lancement de la SND 30 en novembre 2020, plusieurs économistes et acteurs de la société civile ont regretté le caractère non contraignant du document de planification qui devra guider les actions de développement de l’Etat pour les neuf prochaines années. « Au terme des 10 années de mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploie, plusieurs objectifs de croissance n’ont pu être atteints. Toutes les administrations ne se sont pas pliées à l’exécution des directives et plans contenus dans le Document simplement parce qu’elles n’y étaient pas contraintes », expliquait alors l’économiste Thomas Babissakana. Une observation reprise par le professeur Tsafack-Nanfosso. Le constat dressé, il faut éviter de connaître le même échec avec la Stratégie Nationale de Développement. Au cours de la première évaluation de la mise en oeuvre de la SND 30 le 15 juillet dernier, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie avait révélé que le cadre législatif et réglementaire qui devrait non seulement contraindre les administrations à se plier aux exigences de la SND 30 mais aussi harmoniser certaines procédures liées à sa mise en œuvre avait été préparé et transmis à la primature pour validation. Eu égard à la circulaire que vient de signer le président de la République, dès 2022, une loi et des règlements devraient désormais baliser la poursuite des objectifs de développement contenus dans la SND30.

La SND-30, nouveau cadre de référencement pour les actions de développement à mener au Cameroun devra permettre au Cameroun d’atteindre un taux de croissance moyen de 8 % par an, de porter à 25 % la part de la production manufacturière au PIB et de réduire à 10 % le taux de pauvreté au Cameroun. Pour cela, il s’appuie sur quatre piliers que sont la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et du bien-être, la promotion de l’emploi et l’insertion économique et la gouvernance, la décentralisation et la gestion stratégique de l’Etat. La SND-30 remplace le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce), expiré en 2019.

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