samedi, juin 6, 2026
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Humeur : scènes de guerrilla à Nkolfulou-Yaoundé

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La police tente de prendre le contrôle de la rue à Nkolfoulou

Des motos filant à toute vitesse dans tous les sens et toutes les artères d’Ebogo 1, village à un jet de pierre de la ville universitaire de Soa ; des cars de la police et de la gendarmerie roulant à tombeau ouvert, portant des éléments antiémeutes. C’est la scène vécue par les usagers de la route Yaoundé-Soa ce matin du 28 novembre 2023. A l’origine de ce mouvement de branle-bas, une attaque menée par escoaude de mototaximen venue du côté de Ngousso, et doc de la capitale. L’on apprend qu’ils sont venus du quartier Manguier. « Je suis descendu à Soa, et quand je remontais, je constate qu’il y a une meute de benskiners derrière moi ; j’ai cédé le passage, ils sont passés, armés des gourdins et de machettes. C’est là que je comprends que quelque chose ne va pas. Ils continuent, et je me rends compte qu’ils menacent et tabassent les autres bensikers. Ils sont arrivés vers Wague (une école privée de Nkolfoulou, Ndlr)), ont cassé des commerces, puis ont refait demi-tour. C’est là que mes passagers et moi avons abandonné la voiture pour s’abriter dans une boutique», raconte un transporteur de la ligne Yaoundé-Soa. « Arrivés à Nkolfoulou, ils ont poursuivis les benskiners du coin qu’ils frappéaient et ceux-ci fuyaient. Les commerçants ont fermé leurs boutiques, jusqu’à ce que le calme revienne », ajoute un autre transporteur.

A la Brigade de gendarmerie de Soa, les usagers attendent indéfiniment d’être reçus, en vain. Les gendarmes vont et viennent, le pas pressé. « Un de nos él »ments a constaté qu’il y avait atroupenet bizarre, il a voulu en savoir et éventuellement intervenir ; malheureusement, il a été atatqué et blessé à la machette», apprend-on d’une pandorre en service dans cette unité. D’où l’engagement des éélments de cette brigade. « Ça chauffe à Nkolfoulou ; les gendarmes vont d’abord s’occuper de l’urgence avant de voir votre cas», a lancé cette dame, peu avant 12h, aux usagers qui s’amassent depuis le matin, sans être reçus.

Des sources concordantes, tout est parti du décès d’u conducteur de mot-taxi dont le corps a été découvert au lever du jour dans une rigole entre le lieu dit Petit marché Fougerolle et le Carrefour Nkolfoulou. « Ils étaient trois à moto, ils ont arraché un sac et d’autres moto-taxis se sont lancés à leur poursuite ; arrivés au niveau du Petit stade, ils ont été rattrapés ; les deux autres ont réussi à s’échapper et lui, il a été lynché», rapporte un habitant du quartier. «Il semble que ce sont les rescapés qui sont allés alerter leurs amis qui sont venus se venger », conclut ce sexagénaire. Il se dit que cette escouade de conducteurs de motos est partie du quartier Manguier, dans le premier arrondissement de la ville de Yaoundé, pour lancer l’opération punitive. « Le GMI n’est arrivé que près de quarante-cinq minutes après le déclenchement des hostilités ; ils ont eu le temps de sévir», regrette un habitant de Nkofoulou.

Aux environs de 13h, le corps avait déjà été enlevé et la police antiémeute avait pris le contrôle des lieux. Les commerces ont rouvert, les activités également ont repris sur ce tronçon. Les auteurs de ces exactions sont recherchés.

Cameroun: Fitch Ratings projette une croissance de 4,1% du PIB en 2024

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En maintenant la note du Cameroun à B, l’agence de notation américaine annonce de bonnes perspectives économiques pour le pays avec une diminution de la dette publique, ainsi qu’une baisse de l’inflation à 5%.

 Dans sa récente publication il y a quelques jours, Fitch Ratings  a confirmé  la note « B » du Cameroun. Cette note qui représente,  le 2e niveau de la catégorie « hautement spéculative » soit 6 paliers au-dessus du défaut de paiement (D), a été maintenue sur la base des facteurs positifs projetés par le Cameroun, relève Fitch. Notamment, que  « la croissance du pays restera résiliente en raison de la relative diversification de l’économie et des projets mis en œuvre dans le cadre de la Stratégie nationale de développement. La poursuite des progrès en matière de mobilisation des recettes non pétrolières et de maîtrise des dépenses, en raison des contraintes de financement,  le maintien d’un niveau d’endettement public modéré par rapport à ses pairs ». Ceci, même si le PIB par habitant  reste faible, avec de faibles indicateurs de gouvernance.

 Globalement,  Fitch Ratings dresse de bonnes perspectives pour le Cameroun. Selon les prévisions de l’agence américaine, les revenus hors hydrocarbures continueront de s’améliorer grâce à des mesures administratives en matière de recettes,  la numérisation des processus et la suppression progressive de l’impôt dérogations. Les conditions de financement contraindront les investissements à contenir le déficit. Fitch prévoit aussi une diminution de la dette publique. «  Nous prévoyons  que la dette publique générale, y compris les garanties, les arriérés et la dette de la SONARA (2,6% du PIB) devraient diminuer à 39,5% en 2025 de 44,7% du PIB à fin 2022 (en dessous de la prévision médiane « B » de 53,9 %), en raison d’une croissance économique robuste et des déficits budgétaires modérés ».Pour Fitch, le Cameroun connaîtra une croissance économique résiliente. Selon ses prévisions, la croissance du PIB réel augmentera à 3,8 % en 2023, après 3,6 % en 2022  pour se renforcer à 4,1 % en 2024 et à 4,4 % en 2025. Quant à l’inflation, elle pourrait retomber l’année prochaine. Les booms observés ont ététirés par les prix de l’alimentation (10% en glissement annuel) et les prix des transports qui s’envolent à 16,7% en glissement annuel motivée par la hausse du prix de détail du carburant en février, explique Fitch.  Mais après 6,2 % en 2022, « nous prévoyons une inflation à en moyenne 7,2% en 2023, avant de diminuer à 5,0% en 2024 et 3,3% en 2025 », rassure l’agence.

Cependant, Fitch attire l’attention du Cameroun sur des facteurs qui pourraient conduire à une note négative. Elle liste notamment une nouvelle accumulation d’arriérés extérieurs et/ou aggravation des pressions budgétaires et financières extérieures, des menaces à la sécurité, surtout si elles affectent de manière significative les finances publiques ou perturbent l’activité économique.

Denrées alimentaires : Le gouvernement table sur une offre de 235 000 tonnes de sucre en 2024

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Le Cameroun ne devrait pas importer de sucre en 2024, si l’on s’en tient aux prévisions du ministère du Commerce, à la suite d’une concertation présidée le 23 novembre dernier par Luc Magloire Mbarga Atangana, en présence des responsables des agglomérées opérant dans la production et le raffinage du sucre. A l’approche des fêtes de fin d’année, période de grande consommation, et dans la perspective de l’approvisionnement du marché local en cette denrée, le patron du maroquin du Commerce a tenu à faire une évaluation de l’offre nationale, en rapport avec la demande, en présence des opérateurs du secteur. Il en ressort que pour l’année 2023 en cours, le Cameroun a procédé à des importations de 280 000 tonnes de sucre, alors que la demande nationale tourne autour de 225 000 tonnes. En tenant compte des réserves d’importations, soit 55 000 tonnes, et de la production locale réalisée par la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) qui s’élève à 86 500 tonnes, la disponibilité en sucre pour 2023 laisse un stock prévisionnel de plus de 135 000 tonnes de sucre au 1er janvier 2024.

Il va sans dire que la filière va démarrer l’année avec des réserves totales de 135 000 tonnes, ajoutées à celles-ci, des prévisions de production de la Sosucam, projetées à 100 000 tonnes pour le compte de la prochaine campagne. Le producteur national de sucre justifierait cette hausse de sa production grâce à son plan de relance, qui prévoit l’augmentation des superficies de récoltes, l’amélioration des traitements des parcelles, le renouvellement de son parc matériel, le renforcement de la coupe mécanique visant à améliorer les volumes des cannes transportés, et à faciliter le broyage, ainsi que la mise à niveau des usines pour une forte réduction des pertes et une remontée des performances de production de sucre/jour.

Le marché du sucre a été marqué par la hausse des coûts du sucre sur le marché international, notamment au cours du deuxième semestre de l’année avec un impact direct non seulement sur les prix du sucre sur le marché national, mais aussi sur la réalisation des quotas alloués aux importations. Afin de satisfaire la demande nationale sans cesse croissante, le ministre du Commerce a recommandé aux responsables des agglomérées de travailler ensemble dans une transparence absolue. Il a également relevé la nécessité de la régulation du marché du sucre dans le but de garantir l’accès de cette denrée à tous les consommateurs au juste prix, objectif principal de la politique de lutte contre la vie chère prônée par le Chef de l’Etat.

Filière cacao : Un pactole de 1,025 milliard de F CFA pour les producteurs en 14 jours

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Les producteurs locaux de cacao, en l’occurrence ceux du département de la Lekié, région du Centre, ont vécu un mois de novembre particulièrement fructueux. En l’espace de 14 jours, ils ont empoché un important pactole de 1,025 milliard de F CFA, consécutif à deux ventes groupées de leurs produits aux chocolatiers, sous la supervision du ministère du Commerce. La première s’est déroulée le 8 novembre dernier à Batchenga, où un total de 370 tonnes de cacao ont été vendues, pour une valeur de 779,8 millions de FCFA, à raison de 2015 F CFA le kilogramme ; la seconde opération s’est déroulée le 22 novembre dernier à Obala. Là-bas, 120 tonnes ont été écoulées par les producteurs à raison de 2050 FCFA le kilogramme, pour une valeur totale de 246 millions de FCFA.

Le fait majeur dans cette deuxième vente, est le prix record du kilogramme de cacao acheté à 2050 FCFA. Et c’est la société Telcar, premier exportateur des fèves camerounaises, qui a remporté la mise face à quatre autres concurrents sur le marché du jour.  Ce prix dépasse ainsi le précédent record de 2015 FCFA/kg établi à Batchenga le 8 novembre, et consolide ainsi la hausse du kilogramme au cours des dernières semaines, et faisant du producteur camerounais, le mieux rémunéré depuis quelques temps dans le monde. Au cumul des ventes effectuées par les producteurs de ce département, ce sont 490 tonnes de cacao qui ont été écoulées, pour une enveloppe globale de 1,025 milliard de FCFA.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a exprimé sa satisfaction quant à cette réussite et a souligné les mesures prises par le gouvernement pour soutenir les producteurs de cacao. Il a également encouragé les producteurs à entretenir des échanges réguliers avec leurs partenaires acheteurs afin d’améliorer la qualité du partenariat. Comparativement aux autres pays producteurs de cacao, les producteurs camerounais jouissent d’une position privilégiée. En effet, le prix officiel du cacao en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, est fixé à 1000 FCFA/kg pour la campagne 2023-2024, tandis qu’au Ghana, deuxième producteur mondial, il est de 1100 FCFA/kg. Ainsi, le producteur camerounais perçoit un prix deux fois plus élevé que celui de son homologue ivoirien, et même au-dessus du prix pays actuellement appliqué Le ministre a cependant a rappelé aux producteurs l’importance de gérer cette manne financière de manière responsable. Il les a encouragés à investir dans l’amélioration de la production, de la qualité du cacao et de leurs conditions de vie. Soulignant que la main d’œuvre devient de plus en plus vieillissante, il a exhorté les jeunes à retourner à l’agriculture et à saisir les opportunités qui s’offrent à eux.

Coopération : 55 milliards de FCFA pour lutter contre la crise alimentaire dans 5 régions

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La Banque mondiale va effectuer un nouveau décaissement en faveur du Cameroun pour lutter contre la crise alimentaire dans cinq régions, dans le cadre du Projet d’urgence de lutte contre la crise alimentaire (Pulcca). Les régions bénéficiaires sont l’Adamaoua, l’Est, le Nord-ouest, le Sud-ouest et l’Extrême-nord. Il s’agit d’une enveloppe de 100 millions d’euros, soit 55 milliards de F CFA. C’est du moins ce qui ressort d’une audience accordée le 18 novembre dernier par le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales, le Dr Taïga, à la nouvelle directrice des opérations de la Banque mondiale au Cameroun, Sidonie Jaffrin. Celle-ci vient de conduire une mission d’appui à la mise en œuvre du Pulcca sur le terrain, plus précisément dans les cinq régions concernées, ce qui lui a permis de toucher du doigt la réalité. Il ressort de cette audience que les activités préparatoires au démarrage du projet avancent sereinement et qu’il devrait être effectif dès le premier trimestre de 2024.

« Le projet démarre, mais il faudrait bien planifier les activités avant leur mise en œuvre auprès des populations nécessiteuses.  Toutes les équipes sont mobilisées pour atteindre les populations », a indiqué le Dr Taïga, dans des propos relayés sur le compte Facebook du Minepia. A cet effet, le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales, se servira des agents d’exécution tels que la Caisse de développement de l’élevage du Nord (CDEN), la Caisse de développement de l’élevage du Nord-ouest (CDEN, la Caisse de développement de la pêche maritime (CDPM) et la Mission de Développement de la Pêche Artisanale Maritime du Cameroun (MIDEPECAM), pour la mise en œuvre du projet, avec un ancrage sur le développement des activités d’élevage.

D’ailleurs dans cette enveloppe de 55 milliards de F CFA, 13 milliards sont destinés au financement de l’élevage. Concrètement,  il s’agit d’apporter des appuis à 7500 éleveurs à travers une dotation en équipements et intrants de production pour porc, volaille, œufs de table, petits ruminants, le miel et le lait. Dans la même veine 14 000 producteurs des filières piscicole et aquacole, seront également soutenus grâce à ce financement.

Il importe de rappeler que le Pulcca pour objectif de répondre de manière urgente à l’atténuation des impacts à court terme de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu’à ses facteurs à moyen terme pour renforcer la résilience économique, climatique et communautaire dans les Régions du Nord, de l’Extrême-Nord, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Est.  

Entreprenariat : La startup Waspito lève 1,5 milliard de F CFA pour son expansion

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La startup camerounaise Waspito a obtenu une enveloppe de 2,5 millions de dollars US, soit 1,5 milliard de F CFA, grâce à une levée de fonds auprès de ses investisseurs au bout d’un an. La jeune entreprise spécialisée dans les services de télémédecine l’a fait savoir dans un tweet en fin de semaine dernière. « Waspito a levé 2,5 millions de dollars en un an, portant son cycle de démarrage à 5,2 millions de dollars. Un accomplissement important pour l’écosystème technologique de l’Afrique francophone. Nous remercions tout particulièrement nos investisseurs & notre équipe dynamique ». L’opération a été rendue possible grâce à DP World via Newtown Partners, Saviu Ventures, AAIC Investment, Axian Ventures et Health54 de CFAO, pour stimuler sa croissance dans la région Afrique francophone. La startup s’est implantée en début d’année en Côte d’Ivoire, où elle pilote également un modèle hybride. Elle a le regard tourné désormais vers le Sénégal et le Gabon,  appuyée par ce nouveau tour de table, après avoir collecté 2,7 millions de dollars l’an dernier, soit 1,6 milliard de F CFA.

Waspito a été fondée par Jean Lobe Lobe en début 2020, peu avant l’avènement de la pandémie de Coronavirus, devenue une urgence sanitaire mondiale. Cette période s’est avérée opportune pour la startup, et lui a servi de réel champ d’expérimentation dans sa  mission de rendre les soins de santé accessibles à tous. Cependant, Waspito a cherché à aborder la télémédecine différemment. Au lieu de créer une plate-forme qui impliquerait une pré-inscription et une réservation de réunions de consultation, son créateur a opté pour une plate-forme où les utilisateurs pourraient se connecter instantanément avec des médecins.

« Aller en ligne pour prendre rendez-vous plus tard ne vous dit rien quand quelqu’un est vraiment gravement malade ou quelqu’un qui a besoin d’un médecin immédiatement. C’est pourquoi nous effectuons des consultations vidéo instantanées », a déclaré Lobe au site spécialisé TechCrunch. Lorsqu’un utilisateur se connecte au site que Lobe appelle Facebook pour les soins de santé, il est autorisé à sélectionner un médecin parmi une liste de ceux actuellement en ligne. Et lorsqu’un médecin recommande des examens médicaux, un technicien d’un de ses laboratoires partenaires est envoyé pour le prélèvement d’échantillons. Waspito s’est intégrée à certains hôpitaux locaux pour soutenir les patients nécessitant des examens plus approfondis et/ou une admission.

« Nous avons collaboré avec des hôpitaux de manière à ce qu’après la consultation sur Waspito, les soins se poursuivent dans l’hôpital le plus proche sans qu’il soit nécessaire de payer une consultation supplémentaire ou d’enregistrer. Nous nous sommes connectés avec toutes ces parties prenantes parce que, globalement, nous voulons connecter l’écosystème de la santé en ligne et être un guichet unique pour tous les services de santé », a déclaré Lobe. Il est convaincu qu’avoir constamment des médecins en ligne est l’un des moyens de les rendre accessibles aux patients domiciliés dans les pays cibles, où les dernières données montrent qu’il y a moins de deux médecins pour 10 000 personnes. La startup, déclarée meilleure startup de santé en Afrique lors des VivaTech Awards cette année, affirme avoir jusqu’à présent atteint 650 000 utilisateurs au Cameroun et en Côte d’Ivoire, avoir embarqué 950 médecins et facilité 60 000 consultations.

Alerte : Traque contre 10 000 tonnes de riz chinois impropres à la consommation

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Le marché camerounais s’apprêtait à accueillir 2000 tonnes de riz supplémentaires pour couvrir la demande nationale. Mais cet important stock de riz importé de Chine via le Port autonome de Kribi, ne sera pas mis à la disposition des consommateurs car, jugé impropre à la consommation. C’est du moins ce qui apparait dans une lettre du préfet de l’Océan, Nohou Bello adressée au chef de poste de police sanitaire du port de Kribi. « J’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien me renseigner dans les brefs délais (sur) les raisons vous ayant conduit à marquer votre accord par lettre (…) adressée au directeur général de la société Avanti Cameroun, pour l’enlèvement sous palan, le 14 novembre 2023, de deux mille (2 000) tonnes de riz de marque Butter Brand, sur une cargaison de dix mille tonnes (10 000), à destination des régions de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua, sans au préalable que des analyses des échantillons prélevés sur cette cargaison ne soient effectuées », peut-on lire dans la correspondance datée du 17 novembre dernier.

En effet, l’autorité administrative soupçonne le chef de poste de police sanitaire de complaisance à l’égard de la société Avanti, propriétaire de cette cargaison, pour l’avoir autorisé à laisser ce riz sur le marché camerounais, alors qu’il faisait depuis quelques temps l’objet de soupçons d’impropreté sur la place portuaire. « des informations abondamment répandues dans la place portuaire ont révélé que cette denrée en provenance de Nanjing, en Chine, serait impropre à la consommation humaine, et qu’elle aurait fait l’objet de refoulement en République démocratique du Congo (RDC) en octobre 2023 ». Ce riz, dont 10 000 tonnes ont déjà été admis sur le marché camerounais, a été interdit de consommation en République Démocratique du Congo, où il a causé des dégâts sur la santé des populations.

Assemblée nationale : André Noël Essian rebondit au secrétariat général

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André Noël Essian rebondit à l'Assemblée nationale

« Monsieur Essian André noël est, à compter de la date de signature du présent arrêté du Bureau, nommé Secrétaire général de l’Assemblée nationale». L’information est donnée dans un arrêté signé de Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale (PAN) ce 24 novembre 2023. Confirmant une information qui circulait déjà dans les réseaux sociaux, tant la lettre de non-objection adressée par le PAN au président de la République n’a pas bénéfcié de toute la confidentialité réquise. En réalité l’ancien maire de Sangmélima remplace Gaston Komba relevé de ses fonctions le 28 janvier 2022. Depuis lors, Abdoulaye Daouda, le secrétaire général adjoint, assurait l’intérim au poste, avec pour mission de gérer les affaires courantes. Ce dernier aura assuré la gestion des affaires administratives de la Chambre basse pendant 22 mois.

André Noël Essian qui a été installé ce même jour de sa nomination, réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ? Seul le temps permettra de découvrir la réponse, tant le poste est devenu très éjectable. En quatre ans, le secrétariat général de l’Assemblée nationale a vu déjà trois titulaires. En juin 2019, Désiré Geoffroy Mbock nommé le 19 juin 2018, a été suspendu de signature par sa hiérarchie, avant d’être remplacé en avril 2020 par Gaston Komba. L’ancien député du Nkam est arrivé, parachuté par les réseaux de la présidence de la République, avait-on appris. L’homme connu par sa rigueur a engagé une opération d’assainissement de la gestion de l’institution réputée pour sa gloutonnerie financière. L’homme se heurtera à la résistance des caciques de l’autorité séculaire dans la 3ème institution de la République. Il est débarqué en janvier 2022 et remplacé par son adjoint pour un intérim qui s’est achevé ce 24 novembre 2023.

La case prison

C’est un vieux routier de la politique qui arrive à la tête de l’Assemblée nationale. André Noël Essian a fait du chemin dans les rangs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir. Mais l’homme a été débarqué de la tête de la commune de l’arrondissement dont est originaire le président de la République Paul Biya. Dans un contexte de guerre de positionnement dans le Dja et Lobo, André Noël Essian a été débarqué. Plus grave, l’homme est passé par la case prison en juillet 2018. Après un passage devant le juge d’instruction du Tribunal criminel spécial (TCS) le 26 juillet 2018, l’homme sera déféré à la prison centrale de Kondengui le lendemain. Une enquête avait été ouverte sur sa gestion par le Contrôle supérieur de l’Etat en 2013 et le Conseil de discipline budgétaire de l’Etat avait décelé des fautes de gestion dans les registres de la mairie. Le président de la section Rdpc du Dja et Lobo 1 n’y passera qu’une nuit, avant d’être élargi. Il ne sera pas reconduit en 2020 pour continuer son bail à la tête de la commune de Sangmélima. Il y a quelques mois André Noël Essian a démissioné de ses fonctions de président de la Colombe du Dja et Lobo, une équipe du championnat national d’élite de football. Cest donc un bond spectaculaire pour celui était resté sous l’éteignoir depuis lors.

Panique à Mbouda : les mesures sécuritaires prises

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La crise dite anglophone affecte Mbouda (Ph. journal Intégration)

Au lendemain de la folle journée qui a vu l’arrondissement de Mbouda céder à la panique, on peut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. En fait « ça reste une rumeur parce que de source digne de foi, étant sur le terrain, nous n’avons pas eu de renseignement ou d’information faisant état d’une attaque réelle ou même d’une menace imminente dans la ville de Mbouda », assure une haute autorité de l’arrondissement de Mbouda, que la rédaction a jointe au téléphone. Et cette source proche du sous-préfet de l’arrondissement de Mbouda, soutient que le patron du commandement territorial local a fait le tour du propriétaire, face à l’ampleur de la crise : « le sous-préfet est descendu sur le terrain, dans les différents établissements pour rassurer le corps enseignant, la communauté éducative, qu’il n’y a rien de tel et qu’il n’y a pas de velléité d’une quelconque menace», apprend-on.

Sauf que, selon des sources dignes de foi, dans nombre d’établissements scolaires, le sous-préfet Ambani ne trouvait personne ou ne convainquait pas du tout. Les uns et les autres ayant déjà déserté pour certains, avant même son arrivée. Des informations faisant état de l’imminence d’attaques des sécessionnistes ambazoniens dans la ville et ses environs. «Le sous-préfet a instruit les forces de maintien de l’ordre, de mener des patrouilles pour essayer aussi de dissuader d’éventuels auteurs de troubles », apprend-on. En y associant les chefs traditionnels, des comités de vigilance, et même des élites.

Prévention

Mais surtout, « lorsqu’il y a eu cet incident-là (attaque de Bamenyam, Ndlr), les forces de l’ordre sont immédiatement entrées en alerte, et se sont stationnées au niveau de l’arrondissement qui a été attaquée, mais aussi au niveau de la limite avec cette unité-là. Et à l’intérieur de la ville, nous avons un dispositif sécuritaire qui est bien prêt à réagir en cas d’attaque éventuelle», rassure cette autorité ayant qualité pour agir sur le plan sécuritaire.

Si les autorités de la ville de Mbouda avouent avoir été dans l’impossibilité de convaincre les populations apeurées, elles restent tout de même confiantes que « lorsqu’ils vont constater qu’il y a un certain calme, je crois que le climat serein qui règne déjà les convaincra qu’il n’y a rien », espère une source sécuritaire à Mbouda.

Pour mieux comprendre le sujet:

Mbouda: Une rumeur sème la panique dans la ville

Mbouda: une rumeur sème la panique

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C’est une journée particulièrement agitée que vient de vivre l’arrondissement de Mbouda ce 23 novembre 2023. « Les Ambazoniens sont déjà au niveau de Bagam, et descendent vers Mbouda», « Que personne n’engage le voyage pour le village ce week-end», « On dit que les Ambazoniens sont déjà infiltrés dans le village»,… Tels sont des messages qui ont circulé sur les réseaux sociaux et colportés à travers « radio-trottoir » dans les artères de Bamessingué, Bamougong, Babété, Bamendjinda, Bafounda, villages et groupements de l’arrondissement de Mbouda; mais aussi dans le vaste arrondissement de Babadjou. C’est donc une bonne partie du département des Bamboutos qui aura reçu « l’alerte » faisant état de la présence de combattants qui se revendiquent de l’Etat virtuel d’Ambazonie voisin de ce département de la région de l’Ouest.

Avec comme conséquence la désertion des écoles par les élèves, sourds aux appels au calme des responsables des différents établissements et même des autorités administratives. « Au moment où je te parle, ma grande sœur vient juste de m’informer que chez elle, les enfants sont revenus de l’école précipitamment, chacun est retourné à la maison et ils sont tous enfermés dans les maisons», renseigne Monique, ressortissante Bamessingué résidant à Bamenda. Cette dame bat le rappel des siens à travers la république, pour les dissuader d’effectuer le déplacement du village ce week-end. « On dit qu’ils ont demandé que tout le monde reste à la maison, qu’ils ne veulent voir personne dehors la nuit», enfonce-t-elle. Pas moyen de décourager cette aînée d’une grande concession, convaincue de la véracité de l’information qui a réveillé les populations. En tout cas, « si tu ne crois pas au mensonge, tu ne croiras pas à la vérité ; il vaut mieux prendre au séreux cette menace», philosophe-t-elle.
Les efforts des autorités, soutenus par des élites sollicitées pour « conduite à tenir » ou qui se sont prêtées au jeu de maintien de l’ordre et de la paix à travers la sensibilisation, pour juguler la panique, n’auront visiblement pas eu d’effet. L’école était morte, les commerces ont tourné au ralentir. Pour une information prise au sérieux, sans que personne ne témoigne avoir vécu une scène d’attaque.

C’est que cette information partie de nulle part, survient au lendemain du massacre de Bamenyam, village de l’arrondissement voisin de Galim. Une incursion des sécessionnistes « ambazoniens » a laissé sur le carreau neuf morts, selon des sources officielles. Et depuis mardi 21 novembre 2023, date de cette attaque, des sources annonçaient l’avancée des tueurs revêtus de la ténue des forces de défense et de sécurité nationales, vers la ville de Mbouda. Ce qui supposerait que des villages comme Bamessingué, Babadjou, Bamendjinda,…seraient les premières cibles de ces forces insurgées. D’où la fièvre qui s’est emparée du département. Finalement la nuit est tombée plus tôt que prévue sur cette ville carrefour entre Bafoussam et Bamenda. Et pourrait être blanche pour beaucoup.

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