samedi, juin 6, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 241

Gicam-Ecam : les incertitudes qui pèsent sur la fusion

0

Suffrage insuffisant, procédures judiciaires, guerre des opposants…l’assemblée générale constitutive de la nouvelle centrale prévue ce jour se tient  dans un contexte agité.

 Ce 14 décembre 2023 est une étape importante dans le processus de fusion du  Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) et d’Entreprises du Cameroun (Ecam). Après la validation du traité de fusion par les AG  des deux organisations, le nom  de la nouvelle entité ainsi que ses statuts seront dévoilés et adoptés ce jour.  Les adhérents du Gicam ont été invités  à prendre part à cette rencontre qui se tient non sans ombrages.

 Il pèse toujours sur ce processus un doute juridique.  Car, le suffrage exprimé  au terme de l’assemblée générale extraordinaire  du 11 juillet  dernier est remise en question.  241 adhérents ont  voté pour la fusion avec Ecam et 86 voix contre.   Soit  un taux de 73,7 % pour les avis favorables.    Seulement, ce chiffre  serait insuffisant  au regard des textes du Gicam, soutient  le comité de sages.   Ce comité qui s’était montré méfiant vis-à-vis du projet de fusion convoque l’article 17 alinéa 3 des statuts de l’organisation patronale. Cet article,  selon  Richard Howe, le président du Comité des sages,  dispose qu’en cas « d’avis non conforme du comité de sage, après avoir été saisi par le président du Gicam au sujet d’une modification des statuts, le conseil d’administration peut soumettre la modification concernée au vote de l’assemblée générale extraordinaire. Et dans ce cas, une majorité des trois quarts (75%) est requise pour faire adopter pareille modification ».  Et depuis cette sortie du comité des sages il y a plusieurs mois, l’exécutif du Gicam n’a pas levé le  doute sur cette question.

 Le processus de fusion suit son cours mais reste aussi confronté au spectre d’une décision judiciaire. Plusieurs procédures sont pendantes devant les tribunaux de Douala, initiées par Emmanuel Wafo,leprésident de la Commission Economie et Développement de l’Entreprise du Gicam. Très présent sur la scène publique depuis le début de cette affaire, Emmanuel Wafo, la figure de proue de l’opposition au traité de fusion ne recule pas.  Dans une récente interview accordée à Investiraucameroun, l’homme d’affaires réitère son attachement au maintien du label Gicam.  « Le projet de statuts ne concerne ni le Gicam, ni ses membres. Nous observons comme vous que des démarches sont menées en dépit de toutes les alertes. (…) Nous continuons les discussions avec les membres pour les sensibiliser. Le Gicam a construit sa crédibilité et son attractivité sur les valeurs de l’attachement indéfectible vis-à-vis des autorités publiques en place, le respect de ses membres et le respect des ainés. L’appartenance au Gicam n’a jamais exclu les différences professionnelles. Les tenants de la fusion essaient, depuis le début, de caricaturer et exacerber les différences de statut avec pour intention claire d’alimenter la délation et les conflits, au détriment du dialogue et la conciliation. D’ailleurs, nous avons la conviction profonde que le Gicam vivra, et que les soubresauts actuels seront dépassés ».

Tandis que l’exécutif  du Gicam affiche la sérénité, il y a aussi d’un autre côté de l’opposition, un comité du soutien à la refondation du patronat camerounais, le mouvement que conduit Jacques Jonathan Nyemb.   Ce camp agit discrètement en essayant de ramener le plus grand nombre d’adhérents autour des débats sur la refondation du patronat camerounais.  Toutes ces forces pourraient donner une autre tournure à  cette AG  qui  est l’avant dernière étape avant la fusion proprement dite. La dernière étant  l’AG élective de la nouvelle entité patronale prévue au plus tard en mars  2024.

Gicam-Ecam : les incertitudes qui pèsent sur la fusion

0

Suffrage insuffisant, procédures judiciaires, guerre des opposants…l’assemblée générale constitutive de la nouvelle centrale prévue ce jour se tient  dans un contexte agité.

 Ce 14 décembre 2023 est une étape importante dans le processus de fusion du  Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) et d’Entreprises du Cameroun (Ecam). Après la validation du traité de fusion par les AG  des deux organisations, le nom  de la nouvelle entité ainsi que ses statuts seront dévoilés et adoptés ce jour.  Les adhérents du Gicam ont été invités  à prendre part à cette rencontre qui se tient non sans ombrages.

 Il pèse toujours sur ce processus un doute juridique.  Car, le suffrage exprimé  au terme de l’assemblée générale extraordinaire  du 11 juillet  dernier est remis en question.  241 adhérents ont  voté pour la fusion avec Ecam et 86 voix contre.   Soit  un taux de 73,7 % pour les avis favorables.    Seulement, ce chiffre  serait insuffisant  au regard des textes du Gicam, soutient  le comité de sages.   Ce comité qui s’était montré méfiant vis-à-vis du projet de fusion convoque l’article 17 alinéa 3 des statuts de l’organisation patronale. Cet article,  selon  Richard Howe, le président du Comité des sages,  dispose qu’en cas « d’avis non conforme du comité de sage, après avoir été saisi par le président du Gicam au sujet d’une modification des statuts, le conseil d’administration peut soumettre la modification concernée au vote de l’assemblée générale extraordinaire. Et dans ce cas, une majorité des trois quarts (75%) est requise pour faire adopter pareille modification ».  Et depuis cette sortie du comité des sages il y a plusieurs mois, l’exécutif du Gicam n’a pas levé le  doute sur cette question.

 Le processus de fusion suit son cours mais reste aussi confronté au spectre d’une décision judiciaire. Plusieurs procédures sont pendantes devant les tribunaux de Douala, initiées par Emmanuel Wafo,leprésident de la Commission Economie et Développement de l’Entreprise du Gicam. Très présent sur la scène publique depuis le début de cette affaire, Emmanuel Wafo, la figure de proue de l’opposition au traité de fusion ne recule pas.  Dans une récente interview accordée à Investiraucameroun, l’homme d’affaires réitère son attachement au maintien du label Gicam.  « Le projet de statuts ne concerne ni le Gicam, ni ses membres. Nous observons comme vous que des démarches sont menées en dépit de toutes les alertes. (…) Nous continuons les discussions avec les membres pour les sensibiliser. Le Gicam a construit sa crédibilité et son attractivité sur les valeurs de l’attachement indéfectible vis-à-vis des autorités publiques en place, le respect de ses membres et le respect des ainés. L’appartenance au Gicam n’a jamais exclu les différences professionnelles. Les tenants de la fusion essaient, depuis le début, de caricaturer et exacerber les différences de statut avec pour intention claire d’alimenter la délation et les conflits, au détriment du dialogue et la conciliation. D’ailleurs, nous avons la conviction profonde que le Gicam vivra, et que les soubresauts actuels seront dépassés ».

Tandis que l’exécutif  du Gicam affiche la sérénité, il y a aussi d’un autre côté de l’opposition, un comité du soutien à la refondation du patronat camerounais, le mouvement que conduit Jacques Jonathan Nyemb.   Ce camp agit discrètement en essayant de ramener le plus grand nombre d’adhérents autour des débats sur la refondation du patronat camerounais.  Toutes ces forces pourraient donner une autre tournure à  cette AG  qui  est l’avant dernière étape avant la fusion proprement dite. La dernière étant  l’AG élective de la nouvelle entité patronale prévue au plus tard en mars  2024.

BGFI Bank : banque la plus recommandée par les entreprises

0

D’après l’enquête, les clients de ce groupe bancaire basé au Gabon sont le plus satisfaits de la sécurité, de la fiabilité des opérations bancaires ainsi que de la communication de la banque.

 Le  baromètre 2023 sur la pénétration des services bancaires au Cameroun présenté par le cabinet Cible indique que la plupart des entreprises sont moins satisfaites de leur banque.   Dans un contexte de multi bancarisation, le constat est  similaire autant pour la première,  que la deuxième ou la  troisième banque de choix pour les entreprises.

En tant que première banque de ses clients, la CCA Bank et Atlantique Bank sont les banques où les écarts de satisfaction sont les plus importantes.  Le score de satisfaction  est de  6,5 en 2023 contre 8,0  en 2022 pour Atltantique bank. Pour la CCA Bank, il est passé de 7,4 en 2022 à  6,5 en 2023. UBA et la BGFI Bank sont les banques où les écarts de satisfaction sont les moins importantes. Les chiffres font état d’un score de satisfaction de 7,7 en 2022 contre 7,8 en 2023 pour UBA et 7,4 en 2022 contre 7,5 en 2023 pour BGFI Bank.

L’enquête révèle également que la BGFI Bank est la plus recommandée comme première banque par les entreprises interrogées. Les principaux éléments qui fondent cette  recommandation sont liés à la sécurité et  à la fiabilité des opérations bancaires ; ainsi qu’à la communication de la banque avec ses clients à travers ses différents points de contact. Mais dans le classement des banques renvoyant une image positive auprès des entreprises, BGFI Bank figure en cinquième position derrière la BICEC, UBA, Société Générale et Afriland First Bank leader.

Si  les services de BGFI Bank sont positivement appréciés, il  faut tout de même dire que  de manière globale,  les données du rapport mettent en évidence une dégradation de la satisfaction des entreprises. Cette situation serait en partie due au fait que l’accompagnement des entreprises par leur principale banque s’est fortement réduit entre 2022 et 2023. « On peut supposer que sur fond de crise mondiale, les banques se sont montrées particulièrement prudentes face à l’environnement des affaires au Cameroun », commente l’enquête.

Gicam : un nouvel acteur s’oppose à la fusion

0

 L’homme d’affaires Moïse DIABE appelle au boycott de l’assemblée générale constitutive de l’entité née de la fusion entre le Gicam et Ecam, prévue ce 14 décembre 2023.

Après Emmanuel Wafo et Jacques Jonathan Nyemb, une autre voix s’élève contre la fusion  du groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) et Entreprises du Cameroun (Ecam).  Moïse DALEU DIABE connu comme PDG du groupe Delta vient de révéler sa position  à la veille  de l’assemblée générale constitutive de la nouvelle centrale patronale annoncée.  L’homme d’affaires qualifie cette fusion de forfaiture et appelle les adhérents au boycott.

 Pour cet homme d’affaires, cette fusion est une  « hérésie statutaire, historico-personnelle  et  organisationnelle ». Il prétend que l’objectif assigné à cette démarche à savoir faire parler d’une seule voix le secteur privé camerounais n’est que leurre, étant donné le  poids disproportionné d’Ecam et   du Gicam. « La fusion nucléaire espérée par Mr TAWAMBA ne produira pas l’énergie tant attendue selon la fameuse formule E = mc2, les deux noyaux de départ (GICAM et ECAM) étant d’une telle dis proportionnalité absolue que la fusion ne saurait avoir lieu, le poids économique et financier de la fusion GICAM-ECAM étant pratiquement égal au poids du GICAM » déclare-t-il dans une tribune publiée ce 13 décembre 2023. Il ajoute d’ailleurs qu’un mouvement syndical  n’est jamais aussi fort que lorsqu’il s’exprime par le biais des organisations diversifiées.

 L’homme d’affaires revient aussi sur le doute juridique  qui plane sur cette fusion. Mais pour lui, comme pour les précédents orateurs dans cette affaire, cette fusion n’est  qu’un moyen  pour l’actuel président de demeurer à la tête du Gicam «  L’AG constitutive de la nouvelle organisation patronale est convoquée pour le 14 Décembre 2023, soit 24h avant la fin effective et officielle du mandat de Mr TAWAMBA qui avait été réélu (liste GICAM EN ACTION ACTE 2) pour un deuxième et dernier mandat (mal réélu d’ailleurs) le 16 Décembre 2020 par 95,51%  de voix soit 213 voix sur 223 présents. Mal élu parce que, bien que titulaire d’un vote approbateur de 95,51%  seuls 213 voix avaient voté dans une organisation alignant plus de 1000 membres », souligne –t-il.

Moise DIABE  présente deux pistes de sortie nobles pour Célestin Tawamba.  « La première piste, la plus sage et la plus heureuse, serait de renvoyer le projet de fusion à la nouvelle équipe dirigeante du GICAM, sachant que, devenu membre du Comité des Sages après son mandat actuel (donc dans 48h), il pourrait prendre le recul nécessaire, avec ses nouveaux collègues, afin d’orienter le projet dans un sens plus légaliste et plus consensuel  ». La deuxième piste proposée à Célestin Tawamba  est  celle de renoncer à se présenter à la direction du GICAM, dès la fin de son mandat qui interviendra le 15 Décembre 2023.  « Cette renonciation devant valoir tant pour lui que pour  le Président Ayangma, et quelle que soit l’issue des événements à venir. Cette renonciation serait un puissant signal éthique à double signification », affirme Moise DIABE. 

Tribunal militaire de Yaoundé : Le juge d’instruction Florent Sikati limogé

0

Florent Sikati Kamwo II n’est plus vice-président du Tribunal militaire de Yaoundé, encore moins juge d’instruction. L’homme a été remplacé par le lieutenant colonel magistrat Pierrot Narcisse Nzie. C’est ce dernier qui devra piloter l’affaire Martinez Zogo. C’est cette affaire qui préoccupe le plus ce tribunal depuis presque douze mois.

Si le décret présidentiel ne justifie pas le « crime » qu’aurait causé Sikati, il reste que cela survient quelques jours après une libération manquée de Jean Pierre Amougou Bélinga et Maxime Eko Eko ; deux suspects dans l’affaire de l’assassinat de l’animateur radio Martinez Zogo. En effet, la nouvelle de la libération de l’homme d’affaire propriétaire du groupe de presse L’anecdote et le Directeur générale de la recherche extérieure (Dgre), le patron des Renseignements généraux du Cameroun. Sur les réseaux sociaux, l’on avait découvert l’ordonannce de mise en liberté de ces deux suspects, sans suite. Dans un contexte de dénonciation par les conseils des deux suspects qui soutiennent avoir déchargé un document que le juge d’instruction dit être faux, mais portant sa signatre ; Dans la foulée, Me Charles Tchoungang et son collège défendant les intérêts d’Amougou Bélinga et Maxime Eko Eko ont publié les décharges desdits documents. Défiant le signataire visiblement pris au dépourvu. Paul Biya a tranché en limogeant l’homme qui est au centre de la crise de confiance dans cette affaire qui secoue le Cameroun depuis un an.

Jean Pierre Amougou Bélinga et Maxime Eko Eko sont poursuivis, comme beaucoup d’autres personnes dont Justin Danwé le directeur des opérations de la Dgre, entre autres pour enlèvement, séquestration, torture,… du présentateur d’Embouteillages sur Amplitude FM. Après une campagne de dénonciation de « marchés fictifs» et détournements de deniers publics, Martinez Zogo a été enlevé devant une gendarmerie , et son corps a été retrouvé mutilé dans une banlieue de Yaoundé le 22 janvier 2022. Depuis lors les enquêtes piétinent et les parties se rejettent la responsabilité. La justice militaire même peine à démêler l’écheveau.

Besiktas d’Istanbul : Vincent Aboubakar et Jean Onana virés…

0
Jean Onana et Vincent Onana virés de Besiktas

« Vincent Aboubakar, Valentin Rosier, Eric Bailly, Rachid Ghezzal et Jean Onana ont été écartés de l’équipe en raison de mauvaises performances et d’incompatibilités au sein de l’équipe». C’est la substance d’un communiqué rendu public par le Besiktas JK d’istanbul sur ses plateformes numériques. Cinq joueurs sont virés pour « mauvaises performances et d’incompatibilités au sein de l’équipe». En clair, les cinq joueurs n’apportent pas assez pour la santé du club, et afficheraient des comportements qui ne sont pas simplement favorables à un bon climat au sein de l’équipe. On y retrouve les noms de deux joueurs camerounais, deux Lions indomptables. Et pas des moindres : le capitaine de la sélection nationale camerounaise, et le milieu de terrain de la sélection, Jean Onana.

Alors que Vincent Aboubakar apparaissait comme le serial scorer du club en Süper Lig turque, l’homme arrivé en club après Al Nassr d’où l’arrivée de Cristiano Ronaldo l’a expulsé, aujourd’hui l’auteur de l’un des plus beaux buts de la Coupe du monde 2022 n’est plus l’homme de la situation pour son club classé 5ème en Süper Lig turque. A ce jour, Vincent Aboubakar totalise 11 buts et 3 passes décisives en 22 matchs ; soit 4 buts en 12 matchs de championnat, 2 buts en Uefa conference league, et 5 buts en qualifications de cette dernière compétition. L’homme n’a pas bénéficié de circonstances atténuantes dues aux blessures qui l’ont quelque peu fragilisé.

Quant à Jean Onana, l’ancien Lensois n’aura passé que quatre mois et demi dans le club turc qu’il a rejoint en juillet dernier, pour quatre saisons. Lui qui n’avait déjà passé qu’un an dans le club français, avant de quitter dans un conflit avec son club qui voulait le repositionner en défense centrale. Avec les Turcs, le milieu défensif n’a disputé que quatre matchs sans jamais avoir été titulaire.

…la CAN incertaine

Cette situation pourrait être préjudiciable aux deux joueurs pressentis pour être dans la liste des joueurs devant disputer la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Côte d’ivoire. Si Jean Onana a eu des apparitions irrégulières depuis 2020 qu’il a rejoint la sélection nationale, Vincent Aboubakar y est depuis 2009. L’ancien attaquant de Coton sport de Garoua a gravi les échelons au point de devenir un des « indispensables » de la sélection. Lui dont la réussite avec les Lions indomptables est souvent en dents de scie, mais qui s’avère souvent être celui qui débloque le pays dans les situations les plus compliquées. Comme cette CAN 2017 qui l’a vu souffrir le martyr sur le banc de touche, avant de délivrer la nation en finale du tournoi, face à l’Egypte. Lui qui a également redonné espoir aux Camerounais à domicile lors de la CAN 2021, en contribuant activement à remonter trois buts face au Burkina Faso en match de la 3ème place. En tout l’homme aura signé trois triplés dans ce tournoi. Côte d’ivoire 2023 s’éloigne du meilleur buteur de la dernière édition de la CAN.

MRC : Que va faire Kamto de ce nouveau mandat ?

0
Maurice Kamto conforté dans sa posture de leader du MRC, pour cinq ans encore

Maurice Kamto a été réélu à la tête du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ce dimanche 10 décembre 2023 au Palais des Congrès de Yaoundé. Seul candidat à sa succession, le professeur de droit n’a pas connu de résistance à être reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans, au terme de cette 3ème convention du parti. Avec un score de 99,23% des 1117 électeurs (sur les 1332 attendus). En dehors des 9 bulletins nuls, tous les votes étaient en faveur du candidat unique. Un pas de plus vers la candidature de l’homme à la prochaine élection présidentielle prévue en 2025. Et c’est là que convergent les esprits des politiques sous le ciel camerounais. C’est que cette échéance charrie beaucoup de débats et de passions tant l’alternance se dessine à cette échéance. Mais de nombreuses incertitudes planent sur cette élection. Avec un Paul Biya qui aura alors 92 ans dont 43 passés au pouvoir, qui se montre de moins en moins en forme physique, et dirigeant un appareil où la guerre de clans se porte de plus en plus bien. Mais Paul Biya qui est régulièrement interpellé sur la question, a laissé sur sa faim la presse française lors du séjour d’Emmanuel Macron à Yaoundé le 26 juillet 2022 : « Cette élection est certaine, mais lointaine», avait philosophé le président Biya. Et de poursuivre : « Le processus d’alternance au pouvoir au Cameroun est régi par la constitution. Et cette constitution a fixé un mandat de sept ans pour le président de la République. Le mandat qui m’a été donné est à sa quatrième année. Si vous faites la soustraction, 7-4 ou 7-3, vous saurez combien d’années il me reste». Avant de narguer son interlocutrice : « Je vous demande d’attendre, quand ce mandat arrivera à expiration, vous serez informée sur le point de savoir si je reste ou si je m’en vais au village». De quoi soulever une salve d’applaudissements. Face à l’étonnement de la délégation française, comme ce fut déjà le cas lors de la visite sept ans plus tôt de François Hollande, le prédécesseur de Macron à l’Elysée, en ce même lieu, le Palais présidentiel camerounais.

Paul Biya incertain

Mais aussi, alors que la santé et l’âge de Paul Biya semblent être des arguments qui pourraient l’écarter de la course en 2025, Maurice Kamto n’est pas le plus rassuré pour cette épreuve qui devrait marquer la transition politique au Cameroun. L’homme et son parti ont boycotté la double élection législative/municipale de 2020. Ce qui prive le candidat arrivé en seconde position en 2018, de pouvoir être investi à la course de 2025, sans recourir aux parrainages. Une épreuve pour le moins difficile à valider en contexte camerounais actuel marqué par la majorité obèse et partisane du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

C’est donc dans un contexte incertain et quelque peu défavorable au MRC que Maurice Kamto attend la présidentielle de 2025. Mais alors que les pourparlers pour une coalition de l’opposition semblent piétiner et ne se concentrer que sur un Code électoral modifié, Jean Michel Nintcheu, député du Social democratic front (SDF) évincé du parti récemment, a déjà ouvert la voie pour un sauvetage. En relaçant l’idée de la coalition de l’opposition : «J’ai lancé un appel patriotique pour la mutualisation des forces du changement, afin de construire une véritable dynamique autour de la personne qui incarne le mieux l’opposition face à monsieur Biya », a martelé le président du Front pour le changement au Cameroun (FCC), un nouveau parti qui n’est pas encore reconnu par le ministère de l’Administration territoriale où une quarantaine de nouveaux partis vient d’être créés. Avant de désigner directement Maurice Kamto, pour être le porteur de ce projet. Et le concerné ne s’est pas fait prier pour accepter la main tendue. « Il est temps que nous clarifiions le jeu pour les Camerounais ; parce qu’au fond, notre peuple veut voir une opposition unie. C’est pour cela que j’accepte. J’ai accepté parce que cette fois au moins, quelques membres de ce qu’on peut appeler Alliance politique pour le changement, ont appelé clairement à ce que cette alliance se fasse autour de ma candidature », a répondu Maurice Kamto.

Rivalité Unpd-Pcrn

C’est une réponse qui tend à tourner la page d’une quête d’un candidat unique de l’opposition tant appelée par certaines forces vives de la nation, pour vaincre la machine du Rdpc au pouvoir et qui se fait gloutonne au fil du temps. Une gloutonnerie qui ne tient plus véritablement en compte les alliés. Ainsi, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) de Bello Bouba Maïgari qui a rejoint la majorité depuis 1997, s’est vu refusé le soutien du parti gouvernemental aux sénatoriales 2013 au profit du SDF pourtant leader de l’opposition. Ce qui a permis au parti de feu Ni John Fru Ndi de rafler les sept sièges de sénateurs de l’Adamaoua, alors que l’Undp, solidement implantée dans la région, avait de réelles chances de remporter la mise. Alors que le SDF bénéficiait déjà du soutien des électeurs Rdpc dans une région de l’Ouest où le parti au pouvoir avait été disqualifié. Aujourd’hui, l’Undp a pu regagner des positions sur le territoire national, notamment dans la région Château d’eau du Cameroun, et dispute le leadership de l’opposition institutionnelle avec le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) de Cabral Libi’i qui compte également cinq députés.

Alors que Cabral Libi’i tend à devenir un « allié » informel, si l’on considère la sortie de la sénatrice Maryline Douala Bell qui a clairement indiqué que l’ancien étudiant de l’université de Yaoundé II « n’est pas à combattre », l’Undp dont la base bouillonne depuis des lustres, dénonçant le deal avec le parti au pouvoir, semble vouloir s’émanciper. De toutes les façons, Bello Bouba qui a été leader de l’opposition au sortir des législatives de 1992, a pris part au Congrès du MRC.

Eneo lance une campagne de mise à jour des compteurs prépayés

0

L’opération concerne 350 000 des 650 000 compteurs à prépaiement installés par  l’entreprise au Cameroun et vise à les arrimer au standard mondial en la matière.

  Certains clients d’Eneo Cameroon, notamment ceux utilisant les compteurs prépayés pourraient être saisis par l’entreprise. Celle-ci annonce une campagne de mise à jour de ses compteurs sur l’ensemble du territoire national. Cette opération, explique la société, constitue une exigence de conformité aux normes internationales. Eneo s’aligne ainsi à la campagne mondiale de mise à jour des compteurs à prépaiement du standard STS édition 1 au standard STS édition 2.  

L’opération recommandée par l’éditeur STS Association  concerne aussi  environ 2 millions d’utilisateurs en Ouganda et 3.5 millions au Kenya. Au Cameroun,  ce sont 350 000 des 650 000 compteurs à prépaiement installés par Eneo qui vont subir cette opération. « Eneo Cameroon saisira individuellement par SMS ou WhatsApp les clients concernés pour leur fournir les codes/token à insérer pour effectuer la mise à jour de leurs compteurs. Il s’agit de répondre à un enjeu de sécurité et de continuité du service. La fiabilité des compteurs et la tarification ne seront en aucun cas affectées par cette mise à jour », informe l’entreprise. Le concessionnaire devra boucler cette mise à jour avant le 24 novembre 2024. A compter de cette date, tous les compteurs à prépaiement  qui seront encore  au standard inférieur ne pourront plus accepter les codes de recharge, donc ne pourront plus fournir de l’électricité.

Il faut dire que depuis leur arrivée en 2019, les compteurs à prépaiement sont  très  sollicités par les consommateurs camerounais.  Le nombre d’abonnés ne cesse de croître. « Plus de 90% des nouveaux clients du premier semestre 2023 ont accepté la solution prépayée. Ce qui a porté à 32% la part du prépayé dans le parc de compteurs placés dans les ménages, contre 28% en fin 2022 », renseignait l’entreprise de production et de distribution de l’énergie électrique au Cameroun dans son bulletin d’information trimestriel.

 Si le prépayé a l’avantage de donner la possibilité au client de contrôler sa consommation et de réduire les cas de contestation de la facturation, ce mode de consommation reste soumis au défi de la fraude.  62% des cas de fraudes à Douala au cours du premier semestre 2023, ont été détectés sur ce type de compteurs contre 38% sur les compteurs classiques, avait indiqué l’entreprise dans son récent bulletin trimestriel. « Les clients indélicats ont multiplié des techniques pour éviter à ces compteurs l’enregistrement des consommations », avait ajouté Eneo Cameroun.

Digital: les influenceurs les plus suivis au Cameroun

0

 Par catégorie, l’étude de media intelligence sur le marché des influenceurs au Cameroun, livre les données sur leur présence à travers différentes plateformes entre le mois de juillet et septembre 2023.

 Dans sa récente étude sur le marché des influenceurs au Cameroun, le cabinet Media Intelligence dévoile les personnalités les plus suivies sur les réseaux sociaux.  Media intelligence a en effet analysé pendant une période de trois mois, soit de juillet à septembre 2023,  la présence digitale des influenceurs répertoriés dans 11 catégories. Notamment dans les catégories média, cuisine, musique, sport, comédie, people, mode et beauté.

 Les données publiées indiquent que les influenceurs les plus suivis  relèvent de la catégorie de la musique.  Cet art récolte 44,4% de taux d’audience,  devant le sport qui  enregistre 33,3% et la catégorie business/lifestyle 22,2%.  Quoique  les acteurs de la musique aientt plus d’audience  sur Facebook, Samuel Eto’o se démarque comme la personnalité la plus suivie sur ce réseau social avec 20 millions 400 000 followers.  Bien loin de  l’artiste Daphné qui vient en seconde position avec 5,7 millions d’abonnés.  Vient ensuite Tenor avec 4millions de followers, Coco Emilia 4,2 millions et Charlotte Dipanda qui occupe la cinquième position avec 3,7 millions  de followers.  Francis Nganou, Nathalie Koah, Muriel Blanche et Mimie complètent dans l’ordre croissant le top 10.

L’étude livre également des données  détaillées sur le poids des influenceurs dans  chaque catégorie recensée. Par exemple, pour ce qui est des médias,  le journaliste Alain Foka est le plus suivi sur Facebook avec 102 242 followers pour un taux d’engagement de 3%.  Julie Ngue, Melissa Amougou Belinga, Ernest Obama et Paola Audrey N sont les quatre autres qui constituent le top 5 des plus suivis. Mais Alain Foka et Julie Ngue demeurent de loin les personnalités drainant plus de communautés.

Une forte concurrence est à relever  chez les influenceurs de la catégorie  comédie et animations.  Frida Choco, Fingon Tralala, Tik Dengue et Moustik le Karismatik ont tous le même poids sur le réseau facebook avec des indices de performance évalués à 100%.  Cependant Moustik le Karismatik a le taux d’engagement le plus élevé (2%) avec une moyenne de 9,4 publications par jour.

Il faut dire que par ordre d’importance, les influenceurs sont classés par plusieurs groupes selon la taille de leurs communautés.  Les nano influenceurs, pour moins de 5000 abonnés ;  entre 5000 et 100 000 pour les micro influenceurs ; à plus de 100 000 abonnés on parle de macro influenceurs et autour d’1 millions, des all stars.

Publicité : le quart des budgets consacré au marketing d’influence

0

D’après une étude réalisée par le cabinet media intelligence, le marché de la publicité digitale au Cameroun est en pleine croissance et les annonceurs récoltent des résultats plus que positifs sur leurs placements.

Le marché des influenceurs au Cameroun tournerait autour de 1, 6 milliards de FCFA. Le chiffre est avancé par  Media Intelligence,  une entreprise spécialisée en data marketing, intelligence de marché et média en Afrique Centrale. Le cabinet vient de publier les résultats d’étude de  ce marché pour le compte de cette année. L’étude révèle qu’actuellement¸ le marché de la publicité digitale au Cameroun est  en pleine croissance avec un taux situé autour de 20%. Selon Media Intelligence, les annonceurs ont réduit leurs budgets  en direction des médias traditionnels et sont tournés vers le marketing d’influence.  Les annonceurs nationaux  y investissent environ 1 quart de leur budget, en s’appuyant notamment sur des influenceurs visibles et présents sur les différentes plateformes.

A l’analyse, l’influenceur est  considéré comme un créateur de contenus très performant. Il crée de la valeur à travers ses propositions communicationnelles dans un environnement où le taux de pénétration d’internet est en hausse de 9% entre 2022 et 2023 dans le pays. Le digital est incontournable, car les habitudes de consommation des camerounais vis-à-vis d’internet ont véritablement changé, note media intelligence.   Les annonceurs s’appuient par exemple sur  Facebook qui se révèle être le  réseau social qui a le plus d’abonnés.  12, 7% de la population camerounaise est  présente sur Facebook  qui concentre par ailleurs 85,1 % du trafic sur les réseaux sociaux tandis qu’on note à peine 6% pour Pinterest qui vient en seconde position suivi par Twitter.

 Avec ces données de marchés et divers indicateurs, l’étude vise à comprendre ce phénomène et à aider les annonceurs à être plus outillés dans la conduite de leurs campagnes d’influence. De même que d’en mesurer les performances. Globalement, l’orientation des stratégies marketing vers les influenceurs récolte du succès. C’est notamment l’exemple du partenariat entre l’influenceur Nancy Ongolo sur Facebook et la marque  d’huile de palme raffinée Mayor analysé dans l’étude.  Media Intelligence fait remarquer  que les indicateurs de performance de la marque  ont connu un pic du fait de ce partenariat avec cet influenceur dont la page est très suivie. Ce partenariat aura permis à la marque  d’avoir des retours positifs selon les données de l’étude.  Par post, on observe une moyenne de citation  de la marque de 5 ; une moyenne de citation d’intentions d’achat de 1,3 ; une moyenne  de citation d’habitude de consommation de 1,2 et au moins 2,3 citations positives. Ce qui  permet de classer 3 publications citant la marque Mayor dans le top 10 des publications ayant le plus d’interactions sur la page de la jeune dame.

- Publicité -
Google search engine