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API: Marthe Angeline Mindja est morte

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Marthe Angeline Mindja n’est plus. La nouvelle est tombée cette nuit du 28 au 29 décembre 2023. La directrice générale de l’Agence de promotion des investissements (API) s’est éteinte au Maroc des suites de maladie. La première femme à diriger cette structure étatique chargée de promouvoir les investissements avait quitté le Cameroun début décembre sous oxygène pour le royaume chérifien. L’évacuation sanitaire n’a pas pu empêcher la faucheuse de happer celle qui dirigeait l’API depuis 2010.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02vGHZqeDB9hi7cE7o4JqZ9fQsYCYkjuz3RJeja57ZLnaLwJZX5T28YCLdZsCXmbRWl&id=100064554289836

CAN 2023: 27 Lions indomptables sans Choupo Moting et les locaux

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Deux semaines après l’envoi de sa pré-liste pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023, Rigobert Song Bahanag vient de publier la liste des joueurs qu’il a retenus pour le rendez-vous Ivoirien. Choupo Moting ne fait pas partie de l’effectif. L’attaquant du Bayern de Munich était déjà pressenti pour ne pas être de la partie. Des informations relayées par certains sites d’informations sportives faisaient état de la décision de Rigobert Song Bahanag de punir l’un des attaquants les plus prolifiques de la sélection, pour sa défection lors de l’avant-dernier regroupement, au cours duquel le Cameroun avait joué un match amical. Et lors du dernier regroupement, le fils de Just Moting n’avait pas été convoqué. Un premier signe du désamour avec le staff technique. Rigobert Song a confirmé ce qui était une supputation.

Emmanuel Mahop le ballon d’or oublié

Manquent également à l’appel entre autres Faï Collins qui vient juste de se trouver un nouveau club, Bryan Mbeumo blessé en club et qui devrait être indisponible jusqu’à mi-janvier, Léandre Tawamba, Moumi Ngamaleu et Jérôme Ngomna, ancien sociétaire de la Colombe du déjà et Lobo qui fut passeur décisif au match victorieux contre le Brésil (1-0) lors de la Coupe du monde 2022. Tout comme un seul joueur du championnat local a eu la chance d’être retenu, et pourtant dans la liste élargie des 49, ils étaient sept dont Emmanuel Mahop le ballon d’or camerounais 2023. Ce dernier est recalé au profit de Leonel Ateba de Dynamo de Douala.

Le Cameroun ira donc en Côte d’Ivoire en janvier prochain avec des noms presque tous connus. Avec parmi les quatre gardiens de buts que Rigobert Song a déjà convoqués au moins une fois depuis son arrivée à la tête des Lions indomptables : André Onana, Devis Epassy, Simon Ngapandoutnbu et Fabrice Ondoa. En défense, si Nicolas Nkoulou et Olivier Mbaizo souvent considérés comme des inconditionnels du coach sont absents.

A lire aussi: CAN 2023: la liste élargie de Rigobert Song

En revanche, de rares bleus ont pu forcer leur présence. C’est le cas de Leonel Ateba et Wilfried Douala.

Sauf cas d’indisponibilité majeure, c’est ce groupe qui défendra les couleurs du Cameroun dès le 18 janvier prochain à Yamoussoukro.

Liste des 27

Digitalisation: MTN Cameroon lance une plateforme des compétences numériques

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Campus du Centre d’excellence technologique Paul Biya IAI- Institut Africain de l’Informatique- à Nkol Anga’a dans l’arrondissement de Nkolafamba, département de la Mefou-et-Afamba-région du Centre-, le 19 décembre courant, la société MTN Cameroon procède au lancement de la plateforme « MTN Skills Academy ».
Il s’agit d’une plateforme d’apprentissage en ligne visant à acquérir ou à améliorer les compétences dans le domaine du numérique, apprend-on.
Disponible à l’adresse www.skillsacademy.mtn.com, MTN Skills Academy, selon la démonstration faite, séance tenante, par un employé de la société MTN Cameroon, offre aux étudiants des formations en matière de compétences numériques. Elle propose une gamme de cours et de parcours de formation avec pour objectifs de satisfaire des chercheurs d’emplois et des créateurs d’entreprises.
Les cours sont principalement axés sur le codage informatique, le développement web, le marketing digital, l’analyse de données, entre autres.
« A l’ère du tout numérique, il est important que nos jeunes soient suffisamment outillés pour répondre efficacement aux nouveaux défis, autant pour leur développement personnel, leur épanouissement que pour le progrès de notre pays. C’est dans cette optique que MTN Skills Academy a été conçue. », a déclaré Marie-Germaine Ndzie Atedzoé, Senior Manager Corporate Affairs de MTN Cameroon, représentant le directeur général de cette structure à la cérémonie.
Par cette action, a reconnu le représentant résident de l’IAI, Armand Claude Abanda, par ailleurs parrain de la cérémonie de lancement de la plateforme MTN Skills Academy : « MTN continue à démontrer qu’elle est une société citoyenne, largement engagée dans des actions sociales ».
Le lancement de la plateforme « MTN Skills Academy » indique-t-on au sein de la structure, s’aligne sur la mission de MTN visant à s’assurer que tout le monde bénéficie des avantages d’une vie moderne et connectée. L’initiative MTN Skills Academy s’ajoute, apprend-on, à d’autres programmes déployés par la Fondation MTN en vue de vulgariser l’accès aux formations numériques et encourager l’innovation technologique dont Y’ello Digital Talent. La Fondation MTN est également engagée dans des programmes visant à réduire la disparité, voire la facture numérique au Cameroun. Après les femmes, les couches défavorisées-handicapés et orphelins, entre autres-, MTN permet aux étudiants, notamment des ingénieurs à avoir accès à des certifications de haut niveau.

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Tikum Elias Mbanwei, le nouveau DG du Matgénie

Une session extraordinaire du Conseil d’administration s’est tenue ce 26 décembre 2023.
Le Parc national du matériel de génie civil (Matgénie) a un nouveau président du Conseil d’administration : Joseph Zambo Bélinga a été désigné ce 26 décembre au terme d’une courte session du Conseil d’administration de la structure présidée par le ministre des Travaux publics (Mintp). Session convoquée en urgence et qui s’est attelée juste à liquider cette question qui était préoccupante pour le gouvernement. Joseph Zambo Bélinga n’attérit pas seul. L’e nouveau PCA arrive avec un nouveau directeur lui aussi issu du même conseil d’administration extraordinaire.Il s’agit de Tikum Elias Mbanwei.

C’est à ce dernier qu’incombe la délicate mission de redresser le Matgénie. La mission s’annonce lourde tant l’homme arrive dans un contexte marquée par la résurgence de la grève des ex employés qui observent un sit-in depuis quelques semaines ; alors que la structure connaît des tensions de trésorerie qui ont eu raison de la régularité des salaires des employés.

Mais Tikum Elias Mbanwei peut compter sur la tutelle : « je vous assure [de] l’appui constant de toute l’équipe du ministère des Travaux publics ainsi que celle du ministère des Finances», a indiqué Emmanuel Ngannou Djoumessi, le Mintp. Lui qui reconnaît que « le Matgénie vit depuis quelques années un climat social délétère sous-tendu par des querelles épistolaires de l’équipe managériale, mue par une bien curieuse compréhension de ses missions par l’un des organes». Mais « terme est ainsi mis à ce blocage qui aura été fort préjudiciable à la vie de cette entreprise», se félicite-t-il. « Mais il a aussi manqué d’aproche progressive dans la quête du résultat », a-t-il souligné lors de l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. En se questionnant : « Quelle est la productivité de cette entreprise avec 98 engins fonctionnels dont 39 engins, 39 camions, 20 véhicules légers ; où sont-ils qui les exploite ? Quelle en est la contrepartie ? ». Faisant un état des lieux du matériel roulant du Matgénie : « d’autres équipements connaissent des pannes légères : 38 ; pannes lourdes 353 ; où sont les épaves de 152 ? » s’est-il demandé.

Missions et prescriptions

Ngannou Djoumessi tient à voir le Matgénie présenter une nouvelle page : « M. le président du Conseil d’administration, monsieur le Directeur général, mesdames et mes messieurs les administrateurs, l’entreprise Matgénie doit être rentable. L’objectif de rentabilité passe par une gestion rationnelle qui retrace les mouvement des équipements, qui retrace les ressources et leurs emplois, qui assure une maîtrise des charges », a-t-il prescrit. En outre, « dans le droit fil des conclusions du Comité interministériel ad hoc du reste approuvées par monsieur le président de la République, je demande un assainissement des effectifs, pour maitriser une masse salariale qui réponde aux capacités de production de l’entreprise», a-t-il exigé. Mais « il ne s’agit pas de licencier à tout vent ; mais de retenir au sein de l’entreprise les ressources humaines dont elle a besoin, les ressources humaines de qualité, aux profils appropriés, loin de toute appréciation frauduleuse », a-t-il souligné. Un travail que la direction générale sortante avait déjà engagé, « dans un contexte de difficile collaboration», a-t-il reconnu. Le Mintp demande à la nouvelle direction de « poursuivre ce travail d’assainissement sans délai». Clarifiant les rôles du PCA qui devra rester « un animateur du conseil d’administration [qui] devra se constituer en force d’accompagnement sans immixtion dans la gestion quotidienne de l’entreprise afin que cette gestion soit imputable à la direction générale». Mais prescrit « la nécessaire collaboration entre le président du Conseil d’administration, donc le Conseil d’administration, et la direction générale».

Depuis quelques années, le Matgénie traverse une tension sociale et financière persistante, marquée par l’instabilité à sa tête. Tikum Elias Mbanwei remplace Gustave Ebongue nommé le 27 septembre 2021, en même temps que son adjoint Prosper Ateba Enguene. Cet ingénieur de génie civil remplaçait Désiré Abogo Ntang qui laissait une entreprise malade. Les employés avaient barré l’accès à l’entreprise, réclamant entre autres le paiement de leurs arriérés de salaire. Le Matgénie accusait par ailleurs des pertes financières et une dette colossale due aux fournisseurs et au fisc, évaluées à plusieurs milliards de francs CFA.

CAN 2023 : Rigobert Song ira avec les mêmes…

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Rigobert Song Bahanag n’a pas fait de publicité sur la liste des joueurs qu’il a présélectionnés pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Mais la Confédération africaine de football (CAF) qui avait donné jusqu’au 14 décembre 2023 pour recevoir les prélistes, l’a communiquée. Une liste élargie de 49 joueurs, plutôt que les 55 comme l’a ouvert la CAF. Tous ou presque, des noms déjà connus dans la tanière des Lions indomptables, notamment ceux déjà convoqués au moins une fois par Rigobert song Bahanag.

Dans les buts, on retrouve outre le trio de ces derniers regroupements que sont André Onana, Devis Epassy et Fabrice Ondoa, Simon Omossola et Simon Ngapandouetnbu, qui ont déjà été convoqués au début de l’ère Song, avant d’être oubliés, sans avoir été titulaires. Entre autres Elliot Njongoué, Jérôme Ngom, Franck Magri, Faris Moumbagna, Oumar Gonzales, Junior Tchamadeu, Enzo Boyomo,… Et même Léon Bell Bell qui s’est blessé lors du dernier regroupement avant même le match.

Le manager sélectionneur des Lions indomptables n’a pas oublié ses « favoris », objet de critiques régulières mais toujours présents : il s’agit notamment de Nicolas Nkoulou et Olivier Mbaizo. Le retour du premier avait déjà fait polémique et son nom cité dans l’affaire André Onana, le gardien titulaire de la sélection qui avait été viré du groupe la veille du deuxième match des Lions indomptables à la Coupe du monde Qatar 2022. Léandre Tawamba qui avait manqué cette Coupe du mode, après avoir beaucoup œuvré au dernier match éliminatoire, figure dans la liste. Tout comme Yvan Neyou qui n’est pas apparu en sélection ces derners regroupements.

Le seul qui manque à l’appel de ce groupe de fantassins qui a conquis de haute lutte l’Algérie en mars 2022 est Michaël Ngadeu. Le défenseur central qui avait déjà été écarté du groupe peu avant la Coupe du monde 2022, pour une affaire de bagarre jamais officiellement démontrée, ni même jugée, poursuit sa pénitence au moment où le Cameroun peine à rassurer dans le compartiment où il s’est illustré comme le meilleur de ces six dernières années, avec en bonus son adresse devant les buts (l’homme avait été le meilleur buteur du Cameroun à la CAN 2017 remportée par le Cameroun). Entre un Christopher Wooh qui assure de plus en plus au poste, sans avoir la garantie d’être le premier choix du sélectionneur, et un Harold Moukoudi qui a déçu à la dernière CAN au pays, il y a Nicolas Nkoulou que Rigobert Song essaie d’imposer ; mais qui peine à s’accorder avec André Onana le gardien titulaire. Faï Collins est sans club, mais l’homme qui s’est illustré comme une pièce maitresse du dispositif défensif, avec des aptitudes offensives avérées, tente une chance. Tout comme Bryan Mbeumo qu’une blessure a éloigné des stades jusqu’en début janvier.

… et 7 loaux

Le staff technique des Lions indomptables a ouvert le champ à sept joueurs locaux. Emmanuel Mahop de Coton sport de Garoua, le ballon d’or 2023 y figure. Rigobert Song va peut-être corriger le tort causé en son temps à Patient Wassou (Coton sport) le prédécesseur d’Emmanuel Mahop qui n’avait pas été retenu pour la Coupe du monde 2022. Tout comme son prédécesseur. Les quatre autres locaux sont Warren Zidane Fotsing d’AS Fortuna, Wilfried Nathan Douala de Victoria united, Léonel Ateba Mbida de Dynamo de Douala, Jean Eric Moursu de Coton sport de Garoua et Franck Astana de Bamboutos Fc de Mbouda.

Mais l’appartenance à cette préliste ne présage rien de rassurant. Les listes définitives seront arrêtées le 3 janvier prochain, à dix jours du démarrage du tournoi. La liste définitive sera établie sur la base de cette préliste. En clair, les absents de cette préliste n’ont plus aucune chance d’être de la partie en Côte d’ivoire en janvier prochain.

DGRE : Paul Biya limoge Maxime Eko Eko

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Par un décret présidentiel rendu public cette nuit du 19 décembre 2023, le président de la République nomme Jean Pierre Robins Ghoumo, Directeur général à la Direction gébérale de la recherche extérieure (DGRE). Le diplomate qui était jusqu’ici en service au secrétariat général de la présidence de la République remplace à ce poste Lépold Maxime Eko Eko.
Un autre décret nomme Mesmin Magloire Aristide Eloundou au poste de Directeur général adjoint à la DGRE.

Ainsi, Paul Biya tourne une page de cette institution secouée depuis onze mois par un scandale d’assassinat de l’animateur radio Martinez Zogo. Le présentateur d’Embouteillage sur Amplitude FM a été enlevé le 17 janvier 2022 et son corps en état de décomposition avancée et présentant des traces de tortures, a été découvert au matin du 22 janvier 2022 dans un bosquet du village Ebogo 3, dans une banlieue de la vile universitaire de Soa, près de Yaoundé. Les enquêtes prescrites par la présidence de la République ont permis l’interpellation de l’homme d’affaire Jean Pierre Amougou Bélinga présenté comme suspect numéro un ; mais aussi, une bonne brochette de personnes dont Maxime Eko Eko. Mais des informations issues du dossier en cours d’instruction au Tribunal militaire de Yaoundé, l’animateur radio qui dénonçait la mal-gouvernance du pays et notamment les faits de détournements de deniers publics, a été enlevé et torturé par des éléments des Renseignements, avec comme chef du commando le lieutenant Justin Danwé, directeur des opérations à la DGRE. C’est ce dernier qui a cité beaucoup d’autres personnes dans l’affaire. Plusieurs éléments des Renseignements généraux ont ainsi été interpellés.

Sur le même sujet: Affaire Martinez Zogo: le juge Sikati dessaisi

C’est certainement un signe dans la poursuite de cette affaire qui semble tourner en rond depuis près d’un an. D’autant plus que les suspects sont restés à leurs postes depuis le déclenchement de cette affaire. Le remplacement de Maxime Eko Eko survient quelques semaines après une libération avortée de ce dernier et Jean Pierre Amougou Bélinga. Le juge Sikati qui instruisait l’affaire ayant signé une ordonnance de mise en liberté des deux hommes, avant de se retracter, insinuant un faux document. L’homme a été remplacé comme ; et lundi dernier, comme instructeur de l’affaire Martinez Zogo.

Affaire Martinez Zogo : le juge Florent Sikati dessaisi du dossier

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Après avoir été remplacé comme vice-président du Tribunal militaire de Yaoundé, le juge Florent Aimé Sikati Kamwo II vient de perdre la main sur l’affaire Martinez Zogo. Le lieutenant colonel militaire qui instruisait cette affaire en remplacement du juge Oyono, a lui aussi été éjecté du dossier. Une ordonnance du président du Tribunal militaire de Yaoundé confie le dossier au lieutenant colonel magistrat Pierrot Narcisse Nzié, nouvellement nommé au sein de cette juridiction, en remplacement du juge Sikati.

Dans l’exposé des motifs, le colonel Jacques Baudoin Misse Njone indique que sa décision découle d’une requête du Commissaire du gouvernement. C’est que pour le Tribunal, « la correspondance en date du 1er décembre 2023 de ce juge d’instruction et ayant pour objet ‘’circulation d’une ordonnance’’ est de nature à créer un doute dans les esprits des parties concernées par cette affaire». Mieux, « que cette situation est susceptible d’entraver la sérénité qui doit entourer le processus de distribution de la justice». Faisant allusion à l’ordonnance signée le 1er décembre dernier par Florent Sikati, visant la libération de Jean Pierre Amougou Bélinga et , figurant pourtant parmi les principaux suspects de l’assassinat de Martinez Zogo.

Sur le même sujet: Tribunal militaire de Yaoundé: le juge Sikati limogé

Pierrot Narcisse Nzie va être le troisième juge d’instruction qui connaît de cette affaire. Avant Florent Sikati qui est éjecté de l’affaire aujourd’hui, il y a eu Oyono. Mais ce dernier avait été remplacé en raison du fait qu’il n’avait pas qualité requise pour entendre le lieutenant Justin Danwé. Le Code de justice militaire exigeant que l’instructeur soit minimalement du même grade que le justiciable dont il instruit l’affaire. Oyono avait ainsi été remplacé en mars 2023.

Numérique : le modèle économique  des contenus  culturels préoccupe

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Les acteurs des  Etats membres de l’OAPI en conclave à Douala réfléchissent sur une approche commune au plan juridique et technique, visant à développer des industries culturelles performantes adaptées à l’ère du numérique.

Comme dans divers secteurs, le numérique  est devenu incontournable pour l’industrie culturelle. Cette nouvelle ère impose aujourd’hui de nouveaux modèles économiques en matière  d’exploitation de contenus culturels.  Cela interpelle les industries culturelles, les créateurs  de contenus, les propriétaires de plateformes numériques de streaming et ou de téléchargement et même les Etats.  

C’est  à ce titre que le projet Droit de Propriété Intellectuelle et Innovation en Afrique » (AFRIPI) en collaboration avec l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), a réuni à Douala des représentants des sociétés de gestion collective et d’administration s en charge de la culture des différents pays membres de l’OAPI. Au cours d’un  séminaire  qui va du 18 au 20  décembre 2023,  les participants réfléchissent sur les voies d’harmonisation des stratégies d’exploitation des contenus culturels dans les Etats membres de l’OAPI à l’ère du numérique.  Il est notamment  question d’échanger et d’adopter une approche harmonisée en vue de la mise en œuvre de modèles économiques devant aboutir à l’exploitation  efficiente des créations culturelles dans un contexte de digitalisation. « Ces  modèles imposent de nouvelles pratiques aussi bien en matière de création,  d’extraction que de répartition de la valeur  générée par  l’exploitation en ligne des contenus  culturels », explique Jean Baptiste WAGO, le DGA de l’OAPI.

 Le séminaire aborde des  aspects techniques mais surtout juridiques. Car, il faudrait définir des  normes pour la gestion  des droits de propriété intellectuelle liés aux contenus culturels diffusés en ligne.  Ceci tout en préservant les lois de chaque pays. L’objectif étant de développer des industries culturelles performantes en Afrique.

En plus de nouveaux modèles d’affaires qu’impose le numérique, l’autre enjeu est celui lié aux  flux financiers. « Ces flux dont la captation échappe parfois aux  Etats s’établissent entre différents acteurs dont le nombre et la diversité sont assez importants. Dans  une telle situation, une organisation minimale est nécessaire au niveau de chaque  Etat membre pour la captation de ces flux », précise  le DGA de l’OAPI.

Du Gicam au Gecam. Ce qui change

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Dénommée Groupement des Entreprises du Cameroun, la nouvelle centrale patronale qui  voit le jour entend constituer une force de propositions dans l’élaboration des politiques publiques, en même temps qu’elle va adresser certaines questions jusqu’ici  faiblement relayées.

  C’est désormais acté. On ne parlera plus du Gicam ou d’Ecam. Les deux organisations patronales ont officiellement fusionné pour donner naissance au Groupement des Entreprises du Cameroun ( GECAM). Le nom de cette entité a été dévoilé  le 14 décembre dernier à Douala. Il en est de même pour la charte graphique de cette organisation ainsi que ses statuts qui ont été adoptés par acclamation par la grande majorité présente  à cette assemblée générale constitutive.

 Cette étape fait suite à l’approbation  en  juillet dernier du traité de fusion GICAM-ECAM, à 73,7% pour le GICAM et 96% pour ECAM.  La mission attribuée à la nouvelle entité née des deux organisations patronales, est  de  porter de manière plus puissante, les aspirations du secteur privé.  Il est question de pouvoir influencer  l’élaboration des politiques publiques.

En plus d’un mouvement plus fort, véritable force de proposition vis-à-vis des pouvoirs publics, le GECAM est présenté  comme l’entité du changement. Celle qui va donner un autre visage au patronat camerounais.  Selon ses fondateurs, la nouvelle centrale se distingue par son inclusivité, son équité dans le traitement des membres, la modernité de sa gouvernance et l’innovation dans le contrôle des actions des membres et mandataires.

 Le Gecam et ses spécificités

Le nouveau groupement des patrons du Cameroun se veut inclusif de par la diversité des membres qu’il va accueillir. On annonce notamment l’adhésion des  entreprises issues de l’économie sociale et solidaire dans la catégorie des très petites entreprises, aux côtés des très grandes, grandes, moyennes et petites entreprises.  Il y a aussi, la cohabitation au sein du conseil d’administration, de représentants à la fois des Groupements Professionnels, des Entreprises de toutes tailles dont les très petites, et des entreprises localisées dans toutes les régions.

 Les fondateurs prônent également le principe d’équité dans la gestion des membres. Cela se caractérise par la promotion d’une adéquation entre le poids économique du membre sur lequel sont adossés ses contributions et l’exercice de son droit de vote faisant disparaître définitivement le principe « un membre, une voix ».  Pour la modernité de la gouvernance, GECAM  se caractérise en effet par la transparence et l’accès à l’information des membres. Et enfin, il est prévu un contrôle des actions des mandataires, assuré par un organe  mis en place par l’Assemblée Générale, constitué de membres de l’Organisation et présidé par une personnalité externe à la compétence reconnue.

 Le nouveau patronat  entend porter le plaidoyer en faveur de plusieurs problématiques peu relayées ou qui pouvaient difficilement avoir écho si elles étaient adressées individuellement.  Par exemple, l’agribusiness avec ses exigences d’import-substitution et ses impératifs d’implémentation de local content, pour une souveraineté alimentaire ; la transition écologique avec les nouvelles contraintes liées aux financements des PMEs, le financement dit Vert et la culture d’une véritable politique RSE au sein des Entreprises ; la mise en œuvre de la politique gouvernementale de décentralisation faisant des régions de  pôles économiques ou encore  la promotion de l’économie sociale et solidaire. Globalement, GECAM  se veut plus représentatif de tous les secteurs d’activité du tissu économique. Il  entend offrir à  chacun de ses membres des  services spécifiques et de proximité, liés à sa catégorie, son secteur d’activité et sa position géographique.  Sur l’économie nationale, son poids devra franchir  la barre de plus de 50% de contribution au PIB  et près de 80% de contribution aux recettes fiscales.

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Quand tout allait bien

Robert Kona est formel : « Le président national du Pcrn ne va jamais candidater à l’élection présidentielle. Jamais. Il ne sera jamais investi par le Pcrn ». Face à la presse pour la première fois ce 14 décembre 2023, le co-fondateur du Parti camerounais pour la reconcliation nationale (Pcrn) a craché son vénin contre Cabral Libi’i. « Cet homme, qui se drape dans la légitimité d’un poste comme un manteau trop grand pour lui, a usurpé sa place par des artifices et par la ruse, et maintenant, il brandit l’épée de la division pour garder son trône ébranlé », dénonce Robert Kona au cours d’un point de presse à Yaoundé. Le torchon brûle entre les deux hommes depuis quelques semaines. A peine quatre ans de mariage politique. L’homme qui en 2020 avait, de concert avec les autres membres de l’exécutif du parti, remis l’appareil de l’organisation à Cabral Libi’i, tient à reprendre le flambeau aujourd’hui.

Su les antennes de Radio France international (RFI), Robert Kona avait laissé entendre qu’il avait informé de hauts cadres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, de sa démarche, qui vise à reprendre le contrôle du parti. Une allusion suspecte tant le Pcrn dirigé par Cabral Libi’i se voit dans le camp de l’opposition. Rejetant tous les soupçons le rapprochant du parti au pouvoir. Cela survient au moment où le Pcrn préparait un Congrès dans la ville de Kribi, du 15 au 17 décembre 2023. Le sous-préfet de Kribi 2ème a interdit la manifestation, au motif de « divisions internes» au parti, qui sont sources de « menaces de troubles à l’ordre public».

Rendez-vous à Kaélé

Cela survient dans un contexte de préparation de l présidentielle 2025. Les partis politiques s’organisent pour cette échéance qui devrait voir le Cameroun vivre une alternance à la tête de l’Etat. Robert Kona ne veut plus voir Cabral Libi’i à la tête du Pcrn, mais ne compte pas lui-même reprendre le bâton de commandement. « D’ici mars au plus tard à Kaélé, il se passera le choix de notre candidat à l’élection présidentielle prévue en 2025 », annonce le co-fondateur du parti créé le 14 février 2003. Avec à ses côtés plusieurs anonymes qui se présentent comme de simples militants, tous déterminés à l’accompagner dans sa mission.

Il est reproché aux « courageux» d’hier son « ingratitude» envers ses bienfaiteurs d’hier. « Ce camarade jusqu’à ce jour ne connaît pas la maison du père fondateur du parti», dénonce Garga Yagui, un des accompagnateurs de Robert Kona. Il se dit que Cabral Libi’i et les élus du parti devraient construire une villa à chacun des deux co-fondateurs du Pcrn. Clause que l’homme n’aurait pas respectée. Sur les antennes de Vision 4 TV, Rolande Ngo Issi, député du parti, indiquait dimanche dernier que « au Pcrn, nous savons comment entretenir les anciens». En guise de réponse à cette promesse non tenue à l’endroit des pères-fondateurs. « On veut arracher à ce papa le titre de père-fondateur. Cabral a qualifié le père-fondateur de simple militant», relève Garga Yagui. Alors Cabral « n’est plus la personne indiquée pour pouvoir mener à bien l’esprit qui anime le Pcrn qui est la réconciliation », a-t-il ajouté. Ainsi, « nous engagerons toutes les actions judiciaires nécessaires pour mettre fin à ce cirque (…), nous avancerons, avec la fermeté de la loi et la force de nos convictions, pour reprendre ce qui nous a été usurpé », a-t-il averti.

Brouille avec Nkou Mvondo

Cabral Libi’i n’en est pas à sa première déconvenue du genre. Pour la présidentielle 2018, l’ancien chroniqueur de Radio Equinoxe avait été investi par l’Univers de Nkou Mvondo. Après avoir mené une campagne autour du projet « Dix millions d’inscrits » qui a amené plusieurs jeunes à s’engager en politique, du moins à s’inscrire sur les listes électorales. Mais au sortir de l’élection, l’étudiant et son enseignant se sont brouillés. Pour le compte du double scrutin législatif/municipal 2020, l’ancien candidat arrivé en 3ème position à l’élection présidentielle avait rejoint le Pcrn en qualité de président, à un meeting de cadre du parti à Guidiguis dans l’Adamaoua. Après avoir échoué à se doter d’un parti propre. Près de quatre ans après, Cabral Libi’i se brouille aussi avec le Pcrn. Mais le jeune harrangueur de foules a pu donner de la visibilité au Pcrn. Avec cinq députés, 206 conseillers municipaux et 7 communes.

Les signaux montrent qu’il sera difficile à l’homme de poursuivre son bail à la tête du parti. Lui qui a pourtant pour secrétaire général le fils de l’un des deux co-fondateurs du parti : Boubakari Massardine, fils d’Albert Fleury Massardine. Le congrès de mars 2024 est un mauvais tournant pour celui qui n’a pas pu tenir un congrès à Kribi ; alors que le camp d’en face a pu tenir une conférence de presse à Yaoundé. De quoi convaincre Cabral Libi’i qu’une main noire manipule dans l’ombre pour déstabiliser celui qui a surpris en 2018 en se positionnant derrière Paul Biya et Maurice Kamto, et surtout devant Joshua Osih du Social democratic front (SDF). A Kaélé, l’on annonce la révision des textes fondateurs du parti. Mais surtout, le remplacement de Cabral Libi’i. Deux noms circulent : le Pr Eric Essono Tsimi et un certain Etondè Etondè. En attendant, Robert Kona annonce un exécutif provisoire pour gérer les affaires courantes.

Pour mieux comprendre le sujet

Robert Kona veut reprendre le parti à Cabral Libi’i

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