mercredi, juin 3, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 158

Affaire Glencore : lenteurs judiciaires entre Londres et Yaoundé

0

Le mercredi 9 octobre 2024, la Southwark Crown Court de Londres, à travers une audience de mise en état, a tracé les grandes lignes du futur procès de la multinationale Glencore. Ce procès, dont les faits portent sur la corruption d’agents étrangers, se déroulera en juin 2027. Lors de cette audience, les avocats des différentes parties ont convenu des dates clés, notamment celles des échanges de preuves et des audiences préliminaires.

Ce report renforce l’attente, tant pour les observateurs internationaux que pour les institutions directement concernées, dont la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun. Face à cette actualité, la SNH, par la voix de son Administrateur Directeur Général, Adolphe Moudiki, a rappelé son impatience quant à l’avancement des procédures nationales. Depuis le 6 novembre 2023, la SNH a officiellement déposé une plainte devant le Tribunal Criminel Spécial (TCS), afin de faire la lumière sur les acteurs camerounais impliqués dans les pratiques de corruption reconnues par Glencore.

Malgré la condamnation de l’entreprise anglo-suisse en novembre 2022 par le même tribunal londonien, les autorités judiciaires camerounaises n’ont toujours pas enclenché d’auditions substantielles. Pour Adolphe Moudiki, cette attente est d’autant plus incompréhensible que les faits sont avérés à l’échelle internationale. L’entreprise camerounaise garde néanmoins espoir que l’issue des procédures britanniques favorisera une accélération des enquêtes sur le sol national.

 UNE ENQUÊTE NATIONALE À PAS DE TORTUE

Dans le même temps, l’enquête ouverte par la Commission nationale anti-corruption (Conac) s’enlise. En juin 2024, la Conac avait annoncé l’ouverture d’investigations à la suite d’une saisine officielle de l’avocat Akere Muna. Depuis, très peu d’informations ont filtré sur les avancées de cette enquête qui, d’après le président de l’institution, Dieudonné Massi Gams, est «délicate et complexe, mêlant des aspects nationaux et internationaux ».

Face aux interrogations de l’opinion publique sur cette lenteur, Massi Gams a répondu en invoquant la prudence que requièrent la collecte et la vérification des informations. «Nous ne pouvons pas publier les résultats tant que nous n’avons pas bouclé l’enquête », a-t-il déclaré, en précisant que plusieurs acteurs avaient été sollicités pour fournir des éléments supplémentaires.

Toutefois, les informations cruciales pour l’aboutissement de l’enquête tardent à arriver, ce qui laisse planer le doute quant à la réelle volonté de faire toute la lumière sur l’implication des officiels camerounais dans cette affaire. Massi Gams, tout en se défendant des accusations d’immobilisme, a réaffirmé que la Conac était disposée à recevoir toute contribution extérieure pour accélérer le processus.

DES RÉVÉLATIONS ATTENDUES

Si les enquêtes ouvertes par les instances censées faire la lumière sur cette scabreuse affaire de corruption piétinent, c’est surtout le spectre de l’impunité qui préoccupe la société civile camerounaise. Le vaste scandale de corruption révélé en 2022, dans lequel des pots-devin ont été distribués par Glencore à des responsables de plusieurs pays, dont le Cameroun, a terni l’image du pays.

Des voix comme celle du bâtonnier Akere Muna, se sont levées pour dénoncer une justice à deux vitesses, où les acteurs locaux semblent bénéficier d’une protection tacite, malgré les engagements répétés de la SNH à ce que justice soit faite. Pour beaucoup, le retard accumulé par les autorités camerounaises dans cette affaire risque d’entacher encore plus la crédibilité du pays sur la scène internationale.

En attendant, la SNH continue de marteler sa volonté de voir tous les coupables, qu’ils soient nationaux ou étrangers, répondre de leurs actes devant la justice. « Nous espérons que les complices camerounais de Glencore seront rapidement identifiés et jugés, conformément aux dispositions pertinentes du Code Pénal camerounais », a insisté Adolphe Moudiki dans son récent communiqué. Une manière de rappeler que l’affaire Glencore est bien plus qu’un simple scandale international ; elle est également un enjeu de souveraineté et de justice pour le Cameroun.

Des pannes à répétition aux mesures de correction, les télécoms sur le fil raide

0

Le secteur des télécommunications a connu ces dernières années de véritables montagnes russes, entre avancées technologiques et, surtout, la défaillance de l’offre de services de communication au Cameroun. Le point culminant de ces perturbations a été atteint en mars 2024 avec une panne majeure due à la rupture de connectivité sur trois câbles sous-marins à fibre optique essentiels : Sat3, WACS et Main One. Ces câbles assurent une grande partie de la connectivité internationale du Cameroun, permettant l’accès aux autoroutes mondiales de l’information et des communications électroniques. Leurs défaillances ont considérablement ralenti, voire interrompu, les services Internet au Cameroun et dans plusieurs autres pays de la sous-région Afrique centrale. Les conséquences de cette panne se sont fait sentir au-delà des utilisateurs individuels. Les entreprises, banques et autres institutions fortement dépendantes des services en ligne ont vu leurs activités impactées, engendrant des pertes financières considérables.

Bien que la défaillance se soit progressivement résorbée, elle s’est une fois de plus accentuée il y a quelques semaines sur l’ensemble du territoire national. En parallèle à ces difficultés techniques, les opérateurs de télécommunications du Cameroun, notamment les géants MTN, Orange et Camtel, font face à une vague de critiques. Les plaintes concernant la qualité des services ne cessent d’augmenter. De nombreux utilisateurs dénoncent des coupures fréquentes, des baisses de débit Internet, ainsi que des réseaux instables pour les appels. Philémon Zo’o Zame, directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), dans un communiqué publié le 11 septembre dernier, a indiqué à l’opinion publique que la dégradation continue du réseau national de fibre optique figure parmi les principales causes de la détérioration récente de la qualité des services mobiles. Après l’audit du réseau de fibre optique, mené par l’ART sur instruction du gouvernement, le DG a constaté de nombreuses ruptures de câbles à fibre optique sur certains segments du réseau national.

 Dans un communiqué publié le 23 septembre 2023, MTN Cameroon, la filiale locale du géant sud-africain, dénonçait la dégradation de la qualité de son réseau, suite aux perturbations des services Internet et de téléphonie mobile observées : « Nous sommes confrontés à une double coupure de fibre optique sur les tronçons Touboro-Madingri et Wanbanda-Ngouna, ce qui risque de perturber l’expérience des utilisateurs dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua, avec des interruptions d’appels et une baisse de la vitesse Internet », précise MTN Cameroon. Selon cette entreprise, « le nombre de coupures de fibre a augmenté de plus de 40 % par rapport à la situation de l’année dernière, qui était déjà assez préoccupante ». En tant qu’opérateur historique chargé de fournir l’accès à la fibre optique aux autres acteurs du marché, Camtel rappelle son engagement à offrir des services de qualité. Néanmoins, il met en avant les défis posés par les dégradations de son réseau, notamment dues à des actes de vandalisme et à des incidents liés aux travaux publics, couplés à la demande croissante en services numériques, qui mettent à rude épreuve le réseau de fibre optique.

Les plaintes des abonnés envers les opérateurs mobiles sont monnaie courante au pays. En avril 2023, une campagne de boycott des opérateurs mobiles intitulée « Mode Avion » avait été lancée au Cameroun pour dénoncer, entre autres, des tarifs exorbitants et des services de mauvaise qualité. Cette initiative citoyenne visait à faire pression sur ces entreprises afin de les pousser à améliorer leurs prestations et à revoir leurs tarifs. En réponse à cette grogne, cinq mesures avaient été prises par le ministre des Postes et Télécommunications et les opérateurs de téléphonie, parmi lesquelles : la mise en place d’un outil comparatif des tarifs des offres, de la couverture et de la performance du réseau pour chaque opérateur, ainsi que la modernisation, la promotion et la vulgarisation des procédures de réclamation et des plaintes des usagers.

Télécommunications: les opérateurs rassurent le gouvernement

0

Orange et MTN ont dit leurs volontés à garantir la qulité de services, au cours d’une visite de la ministre Minette Libom li Likeng à Douala .

Après l’Agence de Régulation des Télécommunications, la ministre de tutelle s’est elle aussi rendue à Douala. Minette Libom li Likeng,  a  conduit une délégation du ministère des Postes et Télécommunications auprès des opérateurs privés installés à Douala. Sa visite qui a commencé par MTN Cameroun a été meublée par des séances de travail mais aussi des descentes dans les sites d’opérations techniques afin d’évaluer l’état des infrastructures.

 En effet, cette visite intervient  dans un contexte où on observe une dégradation des services, notamment sur le réseau mobile. Les consommateurs sont aux abois. Une situation qui arrive un an après le mouvement baptisé « mode avion », un boycott organisé par les abonnés. Le ministre avait alors effectué le même exercice en venant rencontrer les opérateurs à Douala en mai 2023. Ceci, après une concertation sectorielle fin avril 2023 à Yaoundé. Cette concertation avait débouché sur 5 mesures immédiates prescrites par le gouvernement pour garantir la qualité de la fourniture du service aux abonnés, ainsi que d’autres mesures à long terme. Cette  nouvelle visite de la ministre  avait  donc pour objectif d’évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements pris par les opérateurs l’année dernière et plus globalement, le respect de leurs cahiers de charge.

MTN et Orange s’étaient notamment engagés à investir chacun 30 milliards de FCFA en 2023 pour renforcer leurs réseaux.  Dans les locaux d’Orange Cameroun à Makèpè ou à Akwa pour MTN Cameroun, la ministre a été édifiée sur les investissements faits et les défis du secteur.  Le Directeur Général d’Orange Cameroun,  Patrick Benon,a déclaré que cette visite contribue au dialogue bipartite public/privé et permet d’éclairer certaines incompréhensions. « Pour Orange Cameroun, il est capital de rencontrer les parties prenantes et notamment la tutelle à fréquence régulière, pour recueillir son point de vue et ses attentes, identifier et lever les points bloquants et obtenir son soutien afin d’améliorer l’expérience des usagers. C’est avec beaucoup d’intérêt que nous avons abordé ensemble plusieurs questions ayant trait notamment aux services, au fonctionnement technique et à la qualité des réseaux », a-t-il indiqué.
Orange Cameroun autant que MTN Cameroun aussi représentée par son DG Mitwa Ng’ambi, ont dressé des propositions de mesures à prendre par la tutelle pour faire face aux défis liés à leur secteur d’activités. La ministre était attendue à Yaoundé le lendemain pour le même exercice à la Cameroon Télécommunications (Camtel), opérateur public. Il faut dire que lors de la tournée du régulateur, les opérateurs privés avaient indexé Camtelqui assure la gestion de la fibre optique et Eneo Cameroon pour les questions d’énergie.

Réaction

 Minette LIBOM LI LIKENG, ministre des Postes et Télécommunications

 « La qualité de l’expérience du consommateur nous préoccupe »

 « A la suite de la descente que le régulateur a fait ici à Douala et à la suite des instructions qu’on lui a données, il s’est avéré nécessaire pour nous en raison de la sensibilité du problème que nous effectuons cette visite pour toucher du doigt et vérifier les efforts qui ont été engagés par les opérateurs de téléphonie mobile. Des efforts pour respecter les engagements qu’ils avaient eux-mêmes pris lors des concertations antérieures pour offrir une qualité de service satisfaisante aux abonnés de notre système de télécommunications. Notre démarche est la preuve que la qualité du service et la qualité d’expérience du consommateur, la protection du consommateur sont les préoccupations de la plus haute autorité et du gouvernement tout entier qui veille à protéger les consommateurs. Nous avons discuté avec eux. Nous avons visité les infrastructures techniques. Nous avons fait des observations. »

L’urgence d’une feuille de route stratégique pour soutenir les PME

0

C’est l’une des recommandations majeures du forum des PME organisé le 11 octobre dernier par le patronat camerounais qui propose également une synergie  des actions gouvernementales en faveur de cette catégorie d’entreprises.

Selon le Gecam, en 2024, les principaux freins au développement des PME camerounaises sont  entre autres  la fiscalité,  le financement, les procédures administratives. Pour répondre à ces principales problématiques, les acteurs estiment qu’il faut mettre les efforts en commun. Car, les actions gouvernementales jusqu’ici sont nombreuses mais dispersées. relève le président du Gecam, « Beaucoup de choses sont faites pour accompagner les PME. En dehors du ministère des PME, vous avez le ministère de l’agriculture, du commerce,  de la Jeunesse, de l’Elevage etc. On peut encore citer des  initiatives des organisations internationales», note le président Célestin Tawamba.

 Pour une meilleure efficacité des divers programmes gouvernementaux, les opérateurs économiques  proposent une des synergies gouvernementales sur les questions cruciales pour les PME. Ces synergies devraient être orientées vers des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, le numérique et les énergies renouvelables. Elles permettraient alors de  poser des actions ayant réellement des impacts sur les PME,  grâce notamment à une fiscalité incitative. C’est l’une des propositions formulées à l’issue du forum de la PME qui s’est tenu le 11 octobre dernier à Douala sous la conduite du ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Une autre recommandation majeure de ce forum est que le gouvernement élabore une feuille de route stratégique pour les PME. Cette feuille de route devrait comporter une planification  des actions à mener et les résultats escomptés. Elle doit porter sur des secteurs stratégiques  avec un soutien pour les 5 prochaines années.  

Pour les PME, les pouvoirs publics doivent anticiper le développement des secteurs clés comme la santé, l’éducation,  l’industrie numérique et le transport.  Il serait alors question d’accompagner les acteurs majeurs dans ces secteurs  par exemple sous forme de commande publique, d’allègement de coût de douanes et de charges fiscales.

L’objectif de cette première édition du forum des PME  est de mettre à disposition des PME, les informations sur les initiatives gouvernementales en faveur des PME afin de faciliter  l’amélioration du financement, de l’investissement, de la protection et de la commercialisation.  

« Il y a un ensemble de programmes qui sont mis en place pour soutenir les PME mais la méconnaissance persiste. Parfois elles ne sont pas assez renseignées sur les dispositifs existants. Je voudrais donc féliciter le Gecam d’avoir fait le pari autour de la thématique relative aux synergies  par ce que c’est ce dont nous avons le plus besoin pour voir ensemble comment faire converger nos efforts  pour être au chevet des PME », reconnaît Achille Bassilekin III, ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat.

Selon  les données Minpmeesa,  393.166  PME ont été recensées au Cameroun en 2023 dont près de 20 000 créées cette même année. Représentant plus de 90% du tissu économique, elles ont généré près de 137.847 nouveaux emplois, dans les domaines de l’agriculture, la pêche, les mines, le commerce, les services.

Réactions

Achille Basilekin III, ministre des PME

 « Nous comptons sur les PME  pour porter la  valeur ajoutée manufacturière à 36% »

«   Notre pays est engagé dans un vaste et ambitieux chantier de structuration de notre économie.  La mission étant de porter sur la période 2020-20230, porter la  valeur ajoutée manufacturière à 36%. Certes  nous sommes encore loin de cette cible, mais nous allons y parvenir avec l’appui du secteur privé. Il y a nécessité d’intensifier les échanges avec le patronat, les promoteurs de PME et les institutions notamment les ministères, les partenaires au développement.  Aujourd’hui, le verre est à moitié plein lorsqu’il s’agit de soutenir cet élan  en faveur de la PME. 3 chiffres sont, de mon point de vue, porteurs  d’espoir.  Le premier est la prépondérance avec plus de 90% de PME dans notre tissu économique.  Le second repère à garder c’est que les PME représentent les 3/4 des emplois  dits décents et  formels.  Le troisième repère c’est le fait que nous avons une contribution de l’ordre de 36% au PIB. Or, il  est établi que rarement les PME ont contribué à plus de 20% du PIB dans un pays. Enfin, lorsque l’on se penche sur les chiffres du commerce extérieur, on rend compte que la proportion de production des PME  en biens et en services s’accroît  considérablement année après année.  » 

Célestin  TAWAMBA, président du Gécam

 « Les efforts restent marginaux pour soutenir les PME »

 «  Il y a un certain nombre de programmes qui sont mis en œuvre ici et là mais à la fin,  on est perdus. Même les PME ne comprennent pas. Les problèmes de financement demeurent. Elles continuent d’avoir les mêmes problèmes. La concurrence, les infrastructures,  l’énergie, la fiscalité, l’accès au marché. On n’a pas l’impression que les choses s’améliorent malgré tout ce qui est fait. Les efforts restent marginaux.  Sur la fiscalité, quand on dit qu’on a réduit la TVA sur les  équipements au niveau de l’agriculture, on oublie de dire que ces personnes ont des problèmes pour accéder à leurs  sites de production et que malgré tout ce qui est fait ça ne marche toujours pas. On vous dit qu’on a baissé les taux au niveau des banques pour donner le crédit mais les banques ne sont pas intéressées pour financer les PME parce qu’il y a trop de risques.  Ce que fait le gouvernement est peu par rapport aux enjeux et du rôle que jouent les PME. Ce sont les PME qui créent des emplois et ce sont elles qui ont le plus de problème. Nous espérons qu’après avoir diagnostiqué, que viendra le temps des actions et des résultats. Et que l’année prochaine quand nous allons nous retrouver, qu’ il y ait quelques PME qui disent être allées à tel guichet. »   

CAN 2025: le Cameroun qualifié

0

Les Lions indomptables seront au Maroc en 2025, dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). C’est la leçon à tirer du match retour entre le Kenya et le Cameroun joué ce 14 octobre 2025 à Kampala en Ouganda. Ce grâce à la victoire du Cameroun qui jouait en déplacement dans la capitale ougandaise contre le Kenya. L’unique but de la partie a été inscrit par Boris Enow Takang, sur coup franc tiré de près de 35 mètres.

Pour sa première avec la sélection nationale, le milieu de terrain a ainsi offert au Cameroun sa qualification pour le rendez-vous marocain. C’est une rare fois que le Cameroun se qualifie avant la fin des éliminatoires d’un tournoi d’envergure. Avec cette victoire, le Cameroun totalise 10 points sur 12, synonyme, passant devant le Zimbabwe qui compte actuellement 5 points, en attendant le match retour contre la Namibie. Quelle que soit l’issue du match, le Cameroun ne peut pas être rattrapé aux points.

Les Harambee stars ont préféré un match à huis clos, évitant un public acquis à la cause d’André Onana. Lors du match Namibie-Cameroun en septembre dernier, le portier des Lions indomptables avait eu besoin de la police ougandaise pour s’extirper des mains d’une foule ivre en voyant le gardien de Manchester United jouer chez eux. Mal leur en a pris. Avec des gradins vides, le Cameroun a imposé son respect en Afrique de l’Est.

La qualification acquise, le Cameroun va affronter les deux dernières rencontres contre le Zimbabwe sans pression. Marc Brys pourra s’engager dans un tourn over, question de donner une chance à ses nouvelles recrues.

Sous-traitance : les clés pour  une bonne exécution  des marchés

0

 La Bourse de Sous-traitance et de Partenariat a réuni les PME et les donneurs d’ordre pendant deux jours à Douala afin de leur donner des outils pour une gestion et une exécution efficace des contrats de sous-traitance.

  Comment éviter les conflits, maîtriser les coûts et garantir la qualité des prestations ?  C’est la grande question à laquelle doivent pouvoir désormais répondre les PME/PMI et grandes entreprises qui viennent de suivre une formation à Douala.  La Bourse de Sous-traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP) les a réunis le 10 octobre dernier à l’occasion d’un séminaire autour  de la  problématique de la gestion des contrats de sous-traitance.

En effet,   le constat est que les grandes entreprises de même que les PME et PMI éprouvent des difficultés à remplir leurs obligations contractuelles. Et de manière générale, faire appel à des prestataires externes  soulève divers défis. Il faut par exemple veiller à la conformité, le respect de la réglementation, la sécurité,  la performance etc.   La BSTP estime que pour  veiller à la bonne exécution des contrats,  le cadre doit être bien défini. La clé réside donc dans la gestion efficace du contrat afin d’éviter les conflits. 
 C’est ainsi que la formation reposait sur sept principaux  axes.
La compréhension des contrats de sous-traitance; la mise en œuvre de la sous-traitance; la gestion des risques et des litiges; la conformité juridique; l’optimisation des relations avec les sous-traitants; le suivi et évaluation des performances 
Au terme des deux jours de formation, les grandes entreprises  sont à mesure de concevoir  de bons contrats de sous-traitance tandis que les PME et le PMI ont des outils pour mieux les exécuter.  
De manière plus précise, ils seront capables entre autres d’identifier les clauses clés à inclure dans un contrat pour protéger les intérêts de leur entreprise; gérer les risques et résoudre les litiges en cas de non-respect des termes contractuels; optimiser la relation avec les sous-traitants pour garantir des prestations de qualité; utiliser des outils d’évaluation des performances des sous-traitants pour améliorer la gestion opérationnelle.
La Bourse de Sous-Traitance et de Partenariat du Cameroun a entre autres missions, d’accompagner les PME/PMI engagées dans les activités de sous-traitance. Ceci, afin de les aider à être plus compétitives et capter des parts de marché auprès des grandes entreprises.  La bourse pense que la bonne gestion des contrats est capitale pour éviter des conflits, maîtriser les coûts, garantir la qualité des prestations et respecter les obligations légales.  Ce type de séminaire vient accompagner d’autres actions menées par la bourse à ce sujet. On peut en l’occurrence citer,  l’élaboration d’une charte de bonnes pratiques entre les sous-traitants et les donneurs d’ordre et d’un contrat type de sous-traitance, tous publiés en 2022.

Réactions

Nana Ngogang Arthur, consultant, formateur 

« L’objectif est de mettre les parties au même niveau »

« La cible c’est toujours avoir le donneur d’ordre d’un côté et l’entreprise de sous-traitance de l’autre côté. La vision est de pouvoir mettre en place des connaissances sur l’ensemble des deux parties pour qu’il y ait des contrats dits équilibrés entre les différentes entités qui sont en relation de contrat. Faire comprendre également que la sous-traitance est un dispositif de levier de croissance qui est mis en place par les entreprises pour pouvoir avoir accès soit de la flexibilité, soit de la réduction de coût, soit de l’amélioration de la stratégie globale. On n’est pas dans un schéma de relation où le sous-traitant est considéré comme le parent pauvre de la relation, mais on est dans un rapport gagnant gagant, équilibré. Il y a  principalement des déséquilibres qu’on a souvent l’habitude de voir, où il y a plus d’obligations pour le sous-traitant et très peu pour le donneur d’ordre, où il y a souvent des rapports de force qui font à ce que le sous-traitant n’a pas de voie de recours le plus souvent dans le cadre de sa relation contractuelle pour interagir avec la grande entreprise. L’objectif est de permettre à l’ensemble des parties de pouvoir être au même niveau, de manière à ce que le contrat soit un outil qui protège les deux parties et qui sécurise la performance et donne des garanties au niveau du donneur d’ordre par rapport à la prestation de sous-traitant.»

Jocelyne NDOMO, responsable juridique

 « Les PME ne répondent pas souvent aux exigences des donneurs d’ordres »

« Nous faisons dans la représentation des entreprises étrangères ici au Cameroun qui aiment beaucoup plus faire de la sous-traitance, que de signer des contrats de travail aux camerounais. En tant que juriste, je suis là pour me former davantage et être mieux éclairée. À l’issue de cette formation, je pense que je serai plus outillée pour mettre en pratique tout ce que j’aurais appris de façon efficace. Les camerounais aiment faire dans la sous-traitance, mais ils ne maîtrisent pas comment ça se passe. Ils ne veulent pas se former, ils ne veulent pas demander conseils. Les PME ne répondent pas souvent aux exigences des donneurs d’ordres. C’est beaucoup plus les entreprises étrangères, d’après ma petite expérience et c’est déplorable pour les camerounais. Depuis ce matin, nous avons été édifiés sur les définitions, les aspects pratiques, les aspects de mise en œuvre, et le côté juridique. Qu’est ce qui faut faire avant, pendant et même après son contrat de sous-traitance. Qu’est ce qu’il faut éviter comme problème, comment est-ce qu’il faut faire, comment se comporter avant, pendant et après. C’est très important. »

Le Professeur Kelly Mua Kingsley élu Président du Conseil d’administration d’ATIDI

0
Kelly Mua Kingsley www.newsducamer.com
Pr. KELLY MUA KINGSLEY, nouveau président de l'ATIDI www.newsducamer.com

Lors de sa 101ème réunion, tenue le 5 octobre 2024 à Nairobi, l’African Trade Insurance Agency (ATIDI) a annoncé l’élection du Professeur Kelly Mua Kingsley comme nouveau Président de son Conseil d’administration. Il succède à Dr. Yohannes Ayalew Birru, qui a assuré deux mandats consécutifs, marqués par une croissance importante de l’organisation. Mme Christina Westholm-Schröder, spécialiste chevronnée du secteur de l’assurance des risques politiques, a également été élue Vice-présidente.

Le Professeur Kelly, actuel Directeur des opérations financières à la Direction générale du Trésor du Ministère des Finances du Cameroun, devient ainsi le premier Camerounais à occuper ce poste prestigieux. Sa nomination reflète l’engagement d’ATIDI à renforcer ses actions dans la région de la CEMAC. En plus de ses responsabilités au Ministère des Finances, il occupe des fonctions stratégiques à la BEAC et à la COSUMAF, ainsi qu’auprès du PNUD et de la BEI, renforçant son expertise dans les domaines des finances publiques et des financements climatiques.

Dans son discours, le Professeur Kelly a souligné sa vision pour ATIDI : « Ma priorité est de soutenir les meilleures pratiques de gouvernance d’entreprise et de favoriser une croissance économique durable à travers le continent. J’encourage vivement les pays de la CEMAC à rejoindre ATIDI, car cela renforcera la coopération régionale et ouvrira de nouvelles opportunités économiques. »

La réputation financière d’ATIDI a également été récemment consolidée, avec le reclassement par Moody’s de sa note de A3/Positif à A2/Stable et la confirmation de sa note A/Stable par S&P. Ces classements témoignent de la gestion solide de l’organisation et de sa stratégie ambitieuse pour 2024-2027. Cette stratégie vise à étendre l’empreinte de l’agence à travers l’Afrique, avec l’appui essentiel du nouveau Conseil d’administration.

Manuel Moses, Directeur général d’ATIDI, a salué l’arrivée de cette nouvelle équipe de direction : « Le leadership du Professeur Kelly sera déterminant pour façonner l’avenir d’ATIDI. Avec la diversité d’expertise du nouveau Conseil, nous nous attendons à des initiatives percutantes qui favoriseront le commerce durable et les investissements sur tout le continent. »

Sous la présidence de Dr. Yohannes Ayalew Birru, ATIDI a connu une croissance exponentielle, passant de 14 à 24 États membres, tandis que son exposition brute et ses bénéfices ont doublé, atteignant respectivement 9,6 milliards d’USD et 69,1 millions d’USD. Le Professeur Kelly et son équipe seront désormais chargés de poursuivre cette dynamique, en misant sur des partenariats renforcés et une gouvernance stratégique pour faire d’ATIDI un acteur incontournable du commerce et de l’investissement en Afrique.

Julian Bahell dévoile sa nouvelle voix avec « Now or Never »

0

« Now or Never » est le fruit de nombreuses heures de travail acharné et de réflexion. Ce 23 septembre, Julian Bahell a « dévoilé une nouvelle facette » de lui-même, tant sur le plan vocal que musical. Il offre à travers ses titres une expérience sonore authentique : « Dans un monde musical où il est facile de suivre les tendances, j’ai choisi de tracer ma propre voie », revendique-t-il. Cet engagement se ressent dans chaque note, chaque arrangement, chaque émotion transmise par les morceaux de cet EP. La volonté de Julian de « repousser les limites » transparaît également dans sa démarche artistique, où il mêle respect des racines africaines et désir d’innovation. Cette approche fait écho à une génération d’artistes qui cherchent à renouveler les sonorités africaines tout en restant ancrés dans leur héritage culturel.

Une exploration vocale et stylistique

« Now or Never » est avant tout une exploration de la voix et des sonorités. Julian Bahell y exprime toute sa diversité musicale, jouant avec les styles pour créer un ensemble cohérent mais riche en variations. Chaque chanson est une histoire à part entière, racontant des fragments de vie, des réflexions sur le temps qui passe et la nécessité de vivre pleinement. « Chaque note est une expression de mes émotions et de mes expériences », confie l’artiste. Le single, « Jambô », en est le parfait exemple. Sur un tempo lent mais captivant, Bahell évoque des thèmes profonds comme la fugacité de la vie et l’importance de vivre dans l’instant présent. « La vie n’est pas un jeu, on meurt seul, vivons le moment et remercions Dieu », chante-t-il dans ce titre, qui allie spiritualité et conscience de soi. C’est une invitation à prendre conscience de l’importance du moment présent, qui est cadeau : « Je veux qu’il inspire, qu’il provoque des émotions et qu’il laisse une empreinte durable », explique l’artiste. « Let’s Talk », « PF Zone », « Wuw Wun », et « Colombo » sont les singles qui meuble cet EP

Un artiste complet et engagé

Julian Bahell n’est pas seulement chanteur. À 11 ans, il fait ses premiers pas dans le monde artistique, et à 19 ans, il devient chorégraphe de la première comédie musicale camerounaise. Aujourd’hui, à la fois chanteur, danseur, acteur, chorégraphe, réalisateur et directeur artistique, il excelle dans chacun de ces rôles avec une maîtrise impressionnante. Ce parcours éclectique témoigne de son talent de touche-à-tout, mais surtout de sa capacité à repousser sans cesse les limites de la créativité.

Reconnu pour son engagement artistique, Julian Bahell n’hésite pas à aborder des thèmes sociaux et culturels à travers ses œuvres. Ses créations sont saluées pour leur profondeur et leur originalité, qu’il s’agisse de performances scéniques, de chorégraphies ou de réalisations cinématographiques. Son implication artistique dépasse la simple scène, et son travail continue d’inspirer et de provoquer des réflexions.

Flux financiers illicites : le Cameroun sur les traces de 1 665 milliards de FCFA

0

L’année 2023 a été marquée par un retour en force de pratiques illégales que le gouvernement camerounais tente d’éradiquer depuis plusieurs années. La corruption, fléau bien connu, a atteint des sommets inquiétants, infligeant un préjudice financier de 114 milliards de FCFA à l’État, soit une augmentation de 109 milliards par rapport à l’année précédente. Mais au-delà de la corruption, c’est surtout le blanchiment d’argent qui connaît une croissance vertigineuse.

 Selon Dieudonné Massi Gams, président de la Commission nationale anticorruption (Conac), l’Agence nationale d’Investigation financière (Anif) a reçu en 2023 pas moins de 965 déclarations de soupçon, contre 869 en 2022, représentant une augmentation de 11,05 %. Concrètement, l’Anif a transmis 447 rapports aux autorités compétentes, couvrant des flux financiers s’élevant à 1 665 milliards de FCFA, un montant qui a littéralement explosé, en hausse de 180,01 % par rapport à l’année précédente.

UN SECTEUR BANCAIRE SOUS SURVEILLANCE

 Les flux financiers illicites sont, en économie, une forme de fuite illégale de capitaux qui se produit lorsque de l’argent est gagné, transféré ou dépensé illégalement. Le secteur bancaire camerounais est celui qui a transmis le plus d’informations se rapportant à ce phénomène. En effet, Les banques représentent 68,70 % des déclarations de soupçon enregistrées en 2023, en légère hausse de 1,22 % par rapport à l’année précédente.

Elles sont suivies par les prestataires de Mobile Money (4,25 %), les établissements de microfinance (1,35 %) et la Banque des États de l’Afrique Centrale (0,93 %). Les institutions financières spécialisées complètent cette liste avec 0,93 % des déclarations. Les autres délits recensés incluent des escroqueries sur internet, en légère augmentation avec 22 cas contre 18 en 2022.

En revanche, les affaires de faux documents ont chuté de 20,51 %, avec 31 dossiers traités. Ces infractions concernent principalement la falsification de documents financiers et l’usurpation d’identité. Toutefois, la diminution des trafics divers, en particulier ceux liés aux armes, à la drogue et aux produits miniers, est notable : une baisse de 55 % par rapport à 2022.

LA RIPOSTE DU GOUVERNEMENT

 Quelques mois avant la révélation de ces fraudes diverses par la Conac, le président Paul Biya avait déjà signé un décret le 30 octobre 2023, visant à renforcer les mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent. En clair, une nouvelle instance, sous la supervision du ministre des Finances, est désormais chargée de coordonner les politiques nationales dans ce domaine. Cette structure a pour mission de mettre en place des stratégies concertées pour lutter contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

 Ses membres ont été officiellement installés le 19 juin 2024 par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye. Cette réforme a été implémentée quelques semaines après que le Cameroun ait été placé sous surveillance renforcée par le Groupe d’action financière (GAFI), une instance internationale chargée de surveiller les efforts mondiaux contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le pays, aux côtés de la Croatie et du Vietnam, fait désormais partie de la liste « grise » des pays présentant des lacunes stratégiques dans leurs systèmes de lutte contre ces crimes financiers. Ce montant résulte de l’exploitation de plusieurs déclarations de soupçons faites par les banques, les établissements de microfinance et les services de mobile money auprès de l’Agence nationale d’Investigation Financière en 2023

Camtel, MTN et Orange sommés d’agir pour améliorer la qualité des télécoms

0

Après la descente sur le terrain effectuée par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, suite aux plaintes de plus en plus fréquentes des usagers, concernant la dégradation progressive des services qui leur sont offerts, la membre du gouvernement a prescrit des mesures clés en vue d’améliorer la qualité des services de communications électroniques au Cameroun, conformément aux directives du chef de l’État, Paul Biya.

Les chantiers d’actions à mener sont exigés aux opérateurs par le gouvernement, vendredi dernier lors du point de presse qu’a donné le Minpostel à l’issue de sa visite d’évaluation. Avec des investissements accrus dans les infrastructures, une amélioration de l’expérience utilisateur, et un renforcement de la régulation. Le régulateur des télécoms, l’Agence de régulation des télécommunications (ART), joue un rôle central dans ce processus en fixant des directives strictes pour les opérateurs.

CAMTEL : UNE POSITION STRATÉGIQUE À AFFERMIR

En sa qualité d’opérateur historique, Camtel a un rôle crucial à jouer dans la gestion de la fibre optique au Cameroun. À court terme, l’entreprise doit respecter les cahiers de charges de l’accord concessionnel, assurer une surveillance physique de ses infrastructures, et garantir une tarification transparente de ses services.

Il s’agit concrètement de « déployer des mécanismes de surveillance physique pour protéger les infrastructures extérieures », précise le Minpostel. Pour Judith Yah Sunday, DG de Camtel, les efforts de protection des infrastructures « ne pourront pleinement porter leurs fruits que si chacun, des autorités publiques aux citoyens, joue un rôle dans la préservation de nos infrastructures.

La fibre optique, socle de notre réseau de télécommunications, doit être considérée comme un patrimoine national, et sa protection nécessite une vigilance collective », recommande-t-elle. À moyen terme, il est instruit à Judith Yah Sunday, DG de Camtel et son équipe de diversifier ses voies de transmission vers la connectivité internationale, notamment en explorant des connexions terrestres à travers d’autres pays et des liaisons par satellite.

MTN CAMEROON ET ORANGE CAMEROUN : DES ENGAGEMENTS À TENIR MTN

Cameroon et Orange Cameroun, les principaux acteurs du secteur, ont également reçu des directives spécifiques du gouvernement en vue d’offrir des services de qualité aux consommateurs. Pour MTN Cameroon, il s’agit notamment de renforcer les investissements dans les zones à forte densité de population et d’optimiser l’utilisation de la fibre noire fournie par Camtel.

Il est recommandé à Mitwa Ng’ambi, directeur général de MTN Cameroon d’« augmenter la capacité de son trafic IP (le flux de données sur Internet, Ndlr) ». Elle devra également mettre en place des outils de mesure de la qualité d’expérience (QoE) pour mieux comprendre les attentes des abonnés.

À moyen terme, dans deux mois notamment, l’opérateur devra « renforcer les compétences techniques du personnel, en particulier ceux en charge de la gestion du cœur de réseau, à travers des programmes de formation et de développement des compétences, afin d’assurer une gestion optimale des infrastructures critiques », instruit Minette Libom Li Likeng.

Orange Cameroun est, quant à lui, invité à améliorer le monitoring en temps réel de ses réseaux et à renforcer la gestion des plaintes des clients. L’opérateur doit également augmenter la capacité de son trafic IP et optimiser la performance de la fibre noire notamment. À moyen terme, il devra intensifier les investissements dans les zones stratégiques et renforcer les compétences techniques de son personnel, notamment pour la gestion du cœur de réseau.

- Publicité -
Google search engine