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Lutte Contre La Corruption : Plus de 2300 dossiers traités par la Conac en 2024

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Dans les villes de Garoua et Ebolowa, « 97 dénonciations ont été recueillies par les services de la CONAC, 11 personnes, prises en flagrant délit de corruption, ont été mises à la disposition des Autorités Judiciaires », a révelé François Anouahaha, secrétaire Permanent par intérim de la Commission nationale Anti-Corruption du Cameroun (Conac) lors de la cérémonie de présentation des vœux au président de la Conac le 31 janvier dernier au Palais des Congrès de Yaoundé. Le vice-président de cet organisme public indépendant chargé de contribuer à la lutte contre la corruption révèle en outre que dans le cadre de la « Clinique AntiCorruption » dans les deux villes cidessus : « la somme de plus d’un million de F CFA, saisie lors des enquêtes, a été reversée dans les caisses du Trésor Public ».

De manière globale, le bilan de 2024 dressé vendredi dernier par François Anouahaha, fait état d’un total « de 2353 dossiers qui ont fait l’objet d’un traitement au 31 décembre 2024 sur les 2 542 dossiers ouverts à la Conac, soit un taux de traitement de 92, 5 % ». De manière détaillée, 1538 dossiers de dénonciations qui ont fait l’objet d’un traitement ont été transmis à la division des investigations et à la division des études et de la coopération. Certains de ces dossiers ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête ou à des Actions par voie d’Intervention Rapide (Air). La Conac a ainsi mené 60 Air en 2024. « Au terme de ces Air, elle a initié 14 procédures auprès des juridictions compétentes. 05 décisions ont été rendues et les 09 autres procédures sont pendantes. Il ressort des 05 décisions rendues que 03 condamnations ont été prononcées pour corruption active et les deux autres pour détournement de biens publics, faux et usage de faux », explique le secrétaire permanent par intérim. Au regard de cette performance, Dieudonné Massi Gams, président de la Conac, a réaffirmé vendredi dernier la détermination de l’institution à intensifier ses actions pour un cadre plus strict et efficace. Dans son discours, il a insisté sur la nécessité d’améliorer l’arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption. Parmi les mesures envisagées figurent la criminalisation de l’enrichissement illicite et l’obligation de déclaration des biens. Des démarches sont en cours pour faire aboutir ces réformes législatives, essentielles pour renforcer la transparence et la redevabilité des gestionnaires des fonds publics.

DES ACTIONS CONCRÈTES SUR LE TERRAIN

Au-delà des textes, la Conac mise sur l’efficacité des procédures et la réactivité face aux dénonciations de corruption. « Nous devons consolider nos efforts dans le traitement diligent des dossiers et particulièrement dans les suites données aux dénonciations dont l’Institution est saisie », a déclaré le président de la Commission. Dans cette optique, des réflexions internes ont conduit à une nouvelle approche. Il s’agit de l’élaboration et de l’évaluation des Plans d’action régionaux de lutte contre la corruption. Dès les prochains jours, des équipes seront déployées sur le terrain pour assurer la mise en œuvre de ces plans. Un autre engagement majeur de la Conac concerne la publication du Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun. Désormais, cette publication se fera à la fin du premier semestre, permettant ainsi une analyse plus rapide et des ajustements stratégiques en temps opportun. « La lutte contre la corruption étant l’affaire de tous, nous devons maintenir la collaboration avec les autres partenaires dans la promotion de l’intégrité au Cameroun que sont notamment les Cellules de Lutte Contre la Corruption, les Juridictions et la Société Civile », a souligné Rev Dieudonné Massi Gams en insistant sur l’importance de la collaboration avec les autres acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption.

DIEUDONNÉ MASSI GAMS, Président de la Commission nationale anti-corruption

« Il faut lutter contre la corruption pour la préservation des biens publics »

Nous tenons à souligner que nous avons une boussole qui épouse également la vision du chef de l’État. Nous avons trois préoccupations fondamentales pour 2025. Premièrement, la préservation des biens publics. Il faut lutter contre la corruption pour assurer cette préservation. C’est très important pour le développement de notre pays. Deuxièmement, la coopération au niveau national et international avec les structures de lutte contre la corruption. Il est essentiel d’agir de manière synergique et concertée pour ne pas être isolé, car la Conac ne travaille pas seule. Troisièmement, nous avons un problème : les descentes sur le terrain et les investigations physico-financières. Il est crucial que nous identifiions les bâtiments en construction, ceux abandonnés et les projets qui devraient être réalisés mais ne le sont pas, ou sont inachevés. Nous attendons également de recevoir des dénonciations de la part du peuple. Nos numéros verts et nos moyens de communication.

Elections 2025-2026 : Le SDF en quête de 75 000 scrutateurs pour les bureaux de vote

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Les prochaines échéances électorales ont préoccupé le National executive comittee (NEC) du Social democratic front (SDF) réuni ce 1er février 2025. C’est la dernière instance statutaire du parti avant la convocation du corps électoral pour la présidentielle. Du coup, le moment était ultime pour s’intéresser à cette question. Et dans son discours introductif, Joshua Osih le président national du SDF a indiqué qu’il est temps de poser les jalons de la participation du parti aux prochaines échéances électorales. Avec notamment la présidentielle prévue en octobre prochain, et les régionales en 2025, mais aussi les législatives et municipales en 2026. « Il était très important de faire cette réunion aujourd’hui pour faire le point sur le recrutement des volontaires, des agents électoraux et aussi sur la préparation du parti au niveau des circonscriptions électorales pour ces élections, le débat est en plein là-dedans », a souligné le Chairman. Le parti envisage recruter et former 75 000 scrutateurs qu’il déploiera sur l’ensemble du territoire. Cet aspect s’avérant très important pour le processus électoral, tant ils sont les regards « sûrs » du parti dans les bureaux de vote, et ceux qui doivent fournir au parti les résultats des différents bureaux de vote. « Les élections ne se gagnent pas sur les réseaux sociaux et les médias, mais sur le terrain, en sécurisant le vote par des scrutateurs formés pour les besoins de la cause. C’est le rôle de chaque membre du SDF ; on doit s’assurer d’avoir un représentant dans chaque bureau de vote et qu’aucun ne soit vide », a-t-il insisté.

Vacances

Mais il va déjà falloir désigner les candidats du SDF aux différentes élections à venir, en commençant par la présidentielle. A cet effet, une réunion extraordinaire du NEC est prévue pour la cause. Le SDF ayant pour tradition de choisir son candidat de façon « démocratique », au moment où la plupart des partis optent pour leurs présidents en fonction. « Nous avons pour ambition d’avoir ce candidat le plus tôt possible et c’était l’une des résolutions du dernier congrès du parti », rappelle-t-il. 

Le Nec de ce 1er février était aussi l’occasion de régler la question de la vacance à certains postes dans le gouvernement du parti. Plusieurs coordinations départementales et régionales manquant de responsables. De même que le shadow cabinet. L’exécutif du parti s’est penché sur ce point ; mais les résolutions restent attendues. « Le NEC doit être complet pendant cette période. Si des gens pensaient qu’en rejoignant le NEC, ils vont demeurer dans l’opposition, ce cycle prend fin car nous devons être dans le gouvernement en gagnant les élections. Nous aspirons à diriger ce pays », a réaffirmé Joshua Osih. En invitant les militants du parti à investir le terrain.

Fécafoot : un lieutenant de Samuel Eto’o le lâche

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Benjamin Pondi n’est plus le directeur marketing et communication de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). L’homme a remis sa démission à son employeur. L’information a fuité sur les réseaux sociaux ce 31 janvier 2025, à travers une annonce faite par le concerné à ses anciens collègues ; avant d’être confirmée par un communiqué de la fédération. Rien ne filtre de la raison de cette défection.

Le message d’au revoir de Benjamin Pondi

Benjamin Pondi est arrivé à la direction marketing de la Fécafoot le 7 mars 2022. Près de trois ans après, l’homme jette l’éponge. Dans un contexte marqué par une série d’échecs de Samuel Eto’o tant sur la scène nationale qu’internationale. Après avoir perdu le contrôle des Lions indomptables depuis le mois de juin 2024, et notamment la sélection de l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables, le président de la Fécafoot vient de perdre la gestion financière des sélections nationales (une décision qui s’applique sur les sélections nationales de toutes les disciplines). Et comme si cela ne suffisait pas, Samuel Eto’o a vu son dossier de candidature au Comité exécutif de la Fécafoot être rejeté pour des raisons éthiques. En lien avec le procès sur les matchs truqués (intenté par Henry Njalla Quan Junior, ex membre du Comité exécutif de la Fécafoot) et son contrat avec une entreprise de paris sportifs (1Xbet). Affaires pour lesquels Samuel Eto’o n’a pas formellement été évincé de la tête de la Fécafoot comme le souhaitait le demandeur, mais pour lequel il a été sanctionné au paiement d’une amende de 200 mille francs suisse. L’affaire n’est pas encore définitivement vidée, mais déjà, la Confédération africaine de football (CAF) a eu recours à la Fifa pour connaître du cas Samuel Eto’o. Par ailleurs, le patron du football camerounais avait déjà été condamné en 2022 en Espagne pour fraude fiscale.

L’annonce de la Fécafoot

Désormais, le président de la Fécafoot poursuivra ses combats et défis sans un de ses principaux alliés, Benjamin Pondi Otto. Il s’agit notamment du recrutement d’un nouvel équipementier pour les sélections nationales. Après l’épisode de One all sports dont les origines sont restées mystérieuses et qui a été un flop tout de même. Le remplaçant de Coq sportif n’a pas tenu ses engagements, notamment l’offre de deux bus aux Lions indomptables. Aussi, l’élection à la Fécafoot s’annonce en cette année 2025. L’ancien directeur marketing Afrique de Western union a préféré voir ailleurs.

Présidentielle 2025 : Atanga Nji obtient de nouveaux soutiens pour Paul Biya

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« Nous prenons l’engagement de soutenir sa candidature qui, pour nous, est l’assurance tout risque pour le Cameroun» ; « Le MDR appelle tous ses militants et sympathisants ainsi que toutes les forces vives et patriotiques à se souder comme un roc derrière la candidature de S.E Paul Biya pour lui permettre de poursuivre l’œuvre de construction nationale et de modernisation du Cameroun » ; «L’UPC lance un appel au président Paul Biya, ce grand berger qui a su capitaliser l’héritage politique des pères fondateurs de notre nation, l’invitant à être candidat de l’Alliance républicaine UPC/Rdpc aux élections présidentielles 2025 ». Ce sont trois appels lancés en direction de Paul Biya respectivement par trois hommes politiques, soutenus par leurs affidés : Robert Kona, Daïssala Tigana et Robert Bapooh Lipot. Ces trois hommes ont en commun de parler au nom de trois factions du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), du Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR) et de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Trois partis qui ont en commun d’être divisés et dont les signataires des appels à candidature actuels ont en commun d’être ceux reconnus par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), allant à l’encontre de la justice.

Motivations

Ces hommes politiques étaient à la rencontre du Minat ce 31 janvier 2025. Chacun y va de son argumentation, pour justifier son adhésion à la candidature d’un Paul Biya au pouvoir depuis le 6 novembre 2025, et qui, âgé de 92 ans, semble perdre le contrôle de pans du pouvoir, et dont une autre candidature est contestée non plus seulement par des partis d’opposition, mais désormais par une bonne frange de leaders religieux, notamment au sein de l’épiscopat catholique national. Au nom du MDR, Daïssala Tigana, fils de Dakolle Daïssala, frondeur dans le parti créé par son père, pense que « au regard du contexte national et international actuel, le MDR exprime sa conviction que seul vous, S.E Paul Biya, êtes en mesure de garantir la stabilité et la prospérité du Cameroun pour les années à venir». Convoquant « votre sagesse, votre expérience et votre engagement pour le développement du Cameroun font de vous le choix incontestable et meilleur pari pour la sauvegarde de l’unité nationale, de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble si chèrement acquis sous votre magistère».

Pour leur part, les signataires du « Pcrn » estiment que « le Pcrn a été créé pour apporter sa modeste contribution à la construction de notre beau pays. Nullement il n’a été question pour nous de trainer dans la boue ce que nous avons de plus précieux, à savoir S.E Paul Biya, qui ne cesse de prôner la paix, la stabilité, l’unité et le vivre-ensemble ». Convoquant leur devise qui est « vérité-amour-paix».

Bapooh Lipot et ses hommes saisissent l’opportunité de l’actualité entre le Cameroun et la France pour plus que jamais se justifier : « L’accession au pouvoir de Paul Biya…perça l’abcès pour un soulagement du corps social dont les Upécistes et les Camerounais ont encore célébré l’évidence ce 28 janvier par la présentation au président Paul Biya du rapport de la Commission mixte sur le rôle et l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun entre 1945 et 1971 ». Pour ceux-ci, « la boussole fondamentale de sa gouvernance qu’est l’Upécisme constitue pour les Camerounais dans leur majorité, le temps de la réconciliation et l’unité des cœurs».

Le Minat au front

C’est un jeu d’alliances qui est récurrent la veille d’élections présidentielles au Cameroun. Depuis la dernière élection présidentielle en 2018, cela prend de l’ampleur. En première ligne de front, Paul Atanga Nji le Minat qui s‘engage personnellement dans des partis politiques, allant parfois à l’encontre de décisions de justice, pour désigner des dirigeants de partis politiques. Il y a eu un G20 (groupe de 20 partis politiques) soutenant la campagne présidentielle. Le même exercice st pressenti cette fois-ci encore. Avec à la clé des récompenses politiques. Et les mêmes acteurs sont déjà en mouvement, avec de nouveaux alliés comme Daïssala Tigana et Robert Kona.

Cela survient au moment où sous la direction du Minat, des chefs traditionnels viennent d’apporter leur soutien à la cause du président sortant, dans un contexte de flou total. Des indiscrétions faisant état de ce que les résolutions issues des travaux du Palais des Congrès de Yaoundé étaient préparées par les soins du Minat, plutôt que des chefs eux-mêmes.

Présidentielle 2025 : Maurice Kamto, l’argent et l’engagement

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Maurice Kamto

Au cours d’une conférence de presse à Yaoundé ce 30 janvier 2025, Maurice Kamto a annoncé le lancement d’une levée de fonds en perspective de l’élection présidentielle à venir. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) entend collecter les fonds nécessaires pour financer la campagne électorale. Qui veut aller loin ménage sa monture, dit-on souvent. Et Maurice Kamto qui avait déjà cracher sur les financements publics en 2018, sait bien qu’il va falloir assez d’argent pour une telle épreuve. De l’argent qui ne peut venir des seules poches des militants du MRC. Le candidat annoncé sollicite l’accompagnement de « tous les Camerounais résolument engagés pour le changement dans la paix et par les urnes, à participer à ‘’l’effort de guerre’’ », qu’ils soient résidents du terroir ou à l’étranger. Mettant ainsi chaque Camerounais devant ses propres responsabilités, afin de ne pas être le souffre-douleur des frustrés.

Transparence et restrictions

Le leader du MRC assure l’opinion de la transparence totale dans cette opération. Anticipant sur les critiques qui tentent depuis lors de réveiller le feuilleton de la quête en vue de la lutte contre le covid-19 qui avait fait l’objet de débats rangés. Alors que le système de collecte des fonds avait été annoncé en dysfonctionnement, Paul Eric Kingue le responsable en chef de l’opération, jadis directeur de campagne de Maurice Kamto, s’était ligué contre l’homme, sans pour autant démontrer l’implication de ce dernier dans une éventuelle distraction desdits fonds. Maurice Kamto, lui, réitère qu’il « souhaite que cette opération soit la plus transparente possible, sous le contrôle des autorités publiques compétentes». Un clin d’œil aux pouvoirs publics qu’il trouve généralement en face à chacune de ses actions politiques. Mais déjà, la campagne de fundraising du MRC ne s’adresse pas aux personnes, organisations et puissances étrangères », a-t-il prévenu. Le financement des partis politiques par des puissances étrangères étant proscrit.

Le candidat annoncé à la présidentielle 2025 a saisi l’occasion pour revenir sur le sujet de sa candidature à cette élection. Sujet qui suscite des débats depuis le boycott des élections municipales et législatives 2020 par son parti, la veille de la clôture des investitures. Ne s’en tenant plus seulement à la possibilité pour le MRC de l’investir à cette élection sur la base de la constitution, Maurice Kamto relève que le Code électoral sur lequel s’arc-boute le régime de Yaoundé, prévoit qu’il soit investi par une autre formation politique disposant d’élus, ou aussi la possibilité de se faire parrainer. Lassé de la persistance du pouvoir en place de ne voir que la possibilité de recourir aux partis ayant des élus. Au MRC donc, on est peut-être prêt à recourir au parrainage d’un autre parti politique. La question a refait surface lorsque le quotidien public Cameroon tribune a publié un dossier sur la présidentielle 2025, dans lequel il cite 18 partis politiques capables de parrainer les candidats à l’élection présidentielle. Sans le Front pour le changement au Cameroun (FCC) de Jean Michel Nintcheu, qui a acquis son écharpe tricolore sous les couleurs du Social democratic front (SDF). Quoi qu’il en soit, Maurice Kamto sait qu’il sera sur la ligne de départ de la présidentielle d’octobre prochain. Et prépare déjà le nerf de la guerre.

Le FMI salue les avancées du Cameroun et valide un décaissement de 75 milliards de francs CFA

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Cemile-sancak-Motaze-www.newsducamer.com_

Ce 30 janvier, le Fonds Monétaire International a officiellement révélé sa satisfaction suite à une mission dirigée par Madame Cemile Sancak, cheffe de mission pour le Cameroun, qui a séjourné à Yaoundé du 3 au 16 octobre afin d’évaluer l’état d’avancement des réformes mises en œuvre par les autorités dans le cadre du programme économique en cours. Cette mission s’inscrivait dans le cadre de la septième revue des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que de la deuxième revue du programme soutenu par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Les programmes en cours, approuvés par le conseil d’administration du FMI en juillet 2021, ont bénéficié d’un financement initial de 483 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 417,5 milliards de francs CFA. Une prolongation de 12 mois de ces accords a été accordée en décembre 2023, avec une augmentation de l’accès aux ressources de 110,4 millions de DTS (soit environ 95,4 milliards de francs CFA). De plus, un accord de 18 mois au titre de la FRD, approuvé en janvier 2024, a permis un financement de 138 millions de DTS (soit environ 119,2 milliards de francs CFA).

Des performances macroéconomiques encourageantes

Dans le communiqué produit par le FMI ce 30 janvier, Mme Sancak a déclaré que le FMI et les autorités camerounaises étaient parvenus à un accord au niveau des services sur ces revues. Une fois approuvées par le conseil d’administration du FMI, ces revues devraient permettre des décaissements supplémentaires de 55,2 millions de DTS (environ 47,7 milliards de francs CFA) au titre des accords FEC/MEDC et de 34,5 millions de DTS (environ 29,8 milliards de francs CFA) pour l’accord FRD.

« La reprise économique au Cameroun se poursuit, mais la croissance reste modérée. En 2023, elle s’est établie à 3,2 % et devrait atteindre 3,9 % en 2024. L’inflation, en baisse, a atteint 4,6 % en novembre 2024 contre 7,5 % l’année précédente », a souligné Mme Sancak.

Les perspectives budgétaires s’annoncent positives, avec un déficit primaire non pétrolier prévu à 2 % du PIB en 2024, contre 2,5 % en 2023 et 3,9 % en 2022. La hausse de 5 % des recettes non pétrolières, portée par les bonnes performances de l’impôt sur les sociétés et des taxes indirectes, constitue un signal encourageant. Toutefois, la mission du FMI a relevé que des retards dans les projets d’investissement freinaient la dynamique de croissance.

Maintenir le cap des réformes

Mme Sancak a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour assurer la soutenabilité des finances publiques et accélérer la croissance. « Les prévisions de croissance restent stables à environ 4 % en 2024 et devraient progressivement atteindre 4,5 % à moyen terme. L’inflation, quant à elle, devrait se situer à 4,4 % d’ici fin 2024 et converger vers l’objectif de 3 % fixé par la CEMAC à l’horizon 2026 », a-t-elle indiqué.

L’adoption du budget 2024 par le Parlement en décembre a été saluée par le FMI, qui considère qu’il reste en ligne avec les engagements budgétaires du programme. « L’un des objectifs majeurs demeure de libérer des marges de manœuvre pour l’investissement productif et social, tout en poursuivant la lutte contre la corruption », a précisé Mme Sancak.

Néanmoins, certains retards ont été relevés dans la mise en œuvre des réformes structurelles. La mission du FMI a encouragé les autorités à accélérer les mesures liées à la gouvernance dans le secteur des industries extractives, à l’amélioration du climat des affaires, à la réforme des entreprises publiques et à la gestion des finances publiques. « Nous exhortons les autorités à finaliser la restructuration de la SONARA et à revoir la loi de 2013 pour rationaliser les incitations à l’investissement », a insisté Mme Sancak.

Dans le cadre de la FRD, le Cameroun a intensifié ses efforts pour améliorer son cadre de politique climatique. « Les progrès sont notables dans l’intégration des critères climatiques dans l’évaluation des projets d’investissement et dans la révision de la loi sur la protection civile. L’actualisation du mandat de l’Observatoire national des risques constitue une avancée significative », a souligné Mme Sancak.

Le FMI et d’autres partenaires techniques accompagnent également le Cameroun dans l’élaboration d’un plan national sur le climat, d’une stratégie pour le financement des risques de catastrophe et d’une gouvernance durable du secteur forestier.

Durant son séjour, la délégation du FMI a rencontré plusieurs hauts responsables du pays, dont le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le ministre d’État, secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ainsi que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.

« L’équipe du FMI remercie les autorités camerounaises pour leur excellente coopération et le dialogue constructif engagé tout au long des discussions », a conclu Mme Sancak.

L’appréciation positive du FMI renforce la crédibilité du programme économique camerounais et devrait faciliter l’accès à des financements extérieurs pour soutenir le développement du pays.

Loi de finances 2025 : le Gecam déplore  une faible stimulation de l’activité économique

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Pour le patronat camerounais, la stratégie d’élaboration du budget de l’Etat cette  année repose plus sur l’accroissement des ressources de l’Etat que sur la promotion de la croissance.

« Peu d’incitations pertinentes » sont  relevées dans la loi de finances pour l’exercice 2025, commente le Groupement des Entreprises du Cameroun(Gecam). Dans  une note publiée ce mois de janvier, le patronat camerounais analyse  ce document cadre du gouvernement ainsi que la loi portant fiscalité locale.

Le budget de cette année s’équilibre en recettes et dépenses à la somme de 7 317,7 milliards de FCFA. Ce qui selon le Gecam,  traduit « une relative stabilité du budget de l’État comparativement à l’exercice 2024 ». Mais, les innovations qu’elle comporte ne sont pas assez incitatives pour les entreprises, estime le Gecam.  Il prend pour exemple  la disposition relative au droit d’accise spécial à l’importation des marchandises qui maintient  à 1 % le taux tel que prévu dans le cadre de la loi de finances 2022.  « Cette disposition contribue non seulement au maintien d’une hausse généralisée des prix, mais constitue une injustice dans la mesure où les droits d’accises sont censés impacter uniquement les prix de certains produits. Par ailleurs, certaines entreprises paient ce droit d’Accise spécial et supportent également à l’intérieur les Droits d’Accise spécifiques », écrit le Gecam.

 Au sujet de la loi portant fiscalité locale, le Gecam émet plusieurs réserves.  Le groupement commente en l’occurrence  l’extension des Centimes Additionnels Communaux (CAC) aux Droits d’accises (DA), aux Droits d’enregistrement sur la commande publique et à la Taxe Spéciale sur le Revenu (TSR) à un taux de 5 % du taux des droits ou taxes concernés. « Cette innovation devrait logiquement aboutir à une augmentation de la charge fiscale des entreprises ce qui la rend inopportune. De manière spécifique, relativement aux CAC sur les Droits d’Accises, si l’argument suivant lequel les produits passibles des DA sont des produits soit nocifs soit dits de luxe, l’extension des CAC aux Droit d’Accises contribue tout simplement à augmenter le taux de la taxe, et en conséquence la pression fiscale »,  soutient le Gecam.

Le Gecam termine son analyse en affirmant que la politique fiscale du gouvernement n’est pas de nature à favoriser la création des richesses.  « Il est malheureusement indéniable que l’objectif principal des lois examinées est l’accroissement des ressources de l’Etat, loin de la stimulation de l’activité économique, et donc de la croissance tant attendue. On note en effet que la politique budgétaire a pris le pas sur la politique économique»,  regrette le patronat qui se félicite cependant de ce que certaines propositions formulées à la DGI par le GECAM ont été prises en compte.  Il énumère entre autres,  la promotion socioéconomique et de l’import substitution, le civisme fiscal, l’amélioration de l’administration de l’impôt et les mesures visant à relever les secteurs d’activités sinistrés.

Ressources génétiques : Un trésor de 300 milliards de F CFA sous-exploité

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image générée par intelligence artificielle

Le Cameroun est un véritable sanctuaire de biodiversité. D’après Hélé Pierre, ministre de l’Environnement et du Développement Durable (Minepded) le pays compte plus de 11 000 espèces répertoriées, dont 9 000 espèces végétales, 849 espèces d’oiseaux, 409 mammifères, 285 reptiles et 183 amphibiens. A en croire le membre du gouvernement, cette richesse biologique constitue une ressource précieuse pour plusieurs industries notamment : pharmaceutique, cosmétique, agroalimentaire et biotechnologique. « À l’échelle mondiale, les ressources génétiques sont au cœur d’une économie florissante, notamment grâce à la découverte de molécules aux propriétés thérapeutiques révolutionnaires. Plus de 1 000 espèces camerounaises font actuellement l’objet de recherches dans des laboratoires internationaux, avec un fort potentiel de valorisation industrielle », a-t-il indiqué.

UN POTENTIEL ÉCONOMIQUE COLOSSAL

Hele Pierre cite en exemple le Prunus Africana, un arbre endémique du Mont Cameroun, dont l’écorce est utilisée pour fabriquer le Tadenan, un médicament contre la prostatite. Entre 2004 et 2010, la production annuelle était de 592 tonnes, vendues en moyenne à 600 F CFA le kilogramme, générant 355 millions de F CFA par an pour les producteurs locaux. Or, selon des études de marché réalisées en Europe, la transformation industrielle d’un kilogramme de cette écorce peut rapporter jusqu’à 500 000 F CFA, soit une valeur marchande totale de 300 milliards de FCFA pour 592 tonnes.

 Le ministre est convaincu que si le Cameroun exploitait pleinement ce potentiel, en appliquant des mécanismes de partage des bénéfices inspirés du modèle brésilien (où l’État perçoit 1 % des revenus générés par la valorisation des ressources génétiques), jusqu’à 150 milliards de F CFA pourraient être injectés chaque année dans le Trésor public. « En émettant l’hypothèse que le bénéfice de ces entreprises est de 5% sur cette valeur marchande, cela correspondrait à un bénéfice net d’environ 15 milliards de FCFA. Si l’État captait 1 % de ces bénéfices, comme c’est le cas au Brésil, cela représenterait 150 millions de FCFA annuels. En extrapolant ce modèle aux 1.000 espèces camerounaises étudiées à l’étranger, le ministre estime que le pays pourrait générer jusqu’à 150 milliards de FCFA par an », projette-il.

ENCADREMENT ET INCITATIONS

Conscient de cette opportunité, le gouvernement camerounais met en place des mesures pour structurer le secteur et attirer les investisseurs. L’organisation du premier Forum national sur les ressources génétiques en est une. Cet événement visait à sensibiliser les parties prenantes (décideurs politiques, chercheurs, entreprises et communautés locales) à l’importance et au potentiel économique de ces ressources ; diffuser des connaissances sur les pratiques durables et les cadres législatifs, notamment en matière d’accès et de partage des avantages, conformément au Protocole de Nagoya ; Favoriser les partenariats entre l’État, les instituts de recherche et les acteurs privés pour une meilleure valorisation industrielle.

Pour rappel, le Protocole de Nagoya, adopté en 2010 sous l’égide de la Convention sur la diversité biologique, est un traité international qui encadre l’accès aux ressources génétiques et le partage équitable des bénéfices issus de leur exploitation. Il vise à éviter le pillage des ressources biologiques des pays en développement par les industries pharmaceutiques et cosmétiques étrangères, en garantissant des compensations aux États et aux communautés locales.

DES DÉFIS À RELEVER

Malgré son potentiel économique, la valorisation des ressources génétiques camerounaises se heurte encore à plusieurs obstacles, il s’agit notamment du manque de sensibilisation (de nombreuses communautés locales et entreprises ignorent encore l’importance et les opportunités offertes par ces ressources) ; l’insuffisance des infrastructures de recherche et de transformation (la majorité des espèces camerounaises exploitées à des fins industrielles sont étudiées et valorisées à l’étranger) ; l’absence d’un cadre réglementaire strictement appliqué (sans un encadrement rigoureux, la biopiraterie et l’exploitation illégale des ressources naturelles persistent).

Coopération Monétaire : La Beac et la Bceao s’engagent pour la modernisation financière

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Au regard des réalisations et des acquis, les organes de gouvernance du Projet Bceao/Beac/Bcc, dont la dernière rencontre a eu lieu en juillet 2024 à Douala, ont décidé de s’inscrire dans une dynamique de long terme en sortant des cycles de projets au profit d’un programme unique de renforcement des capacités », a indiqué Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac). C’était le 27 janvier dernier, alors qu’il recevait à Yaoundé, au Cameroun, son homologue Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Cette rencontre, qui s’inscrit dans la continuité du partenariat signé en novembre 2008 à Dakar, a permis de renforcer la coopération entre les deux institutions afin de mieux répondre aux défis économiques actuels. « Cette vision a été réaffirmée en avril 2024 lors de notre rencontre en marge des réunions de printemps des Institutions de Bretton Woods, au cours de laquelle nous avons échangé sur les enjeux et défis communs pour nos deux institutions et sur l’importance d’une meilleure coordination de nos actions pour soutenir le développement des économies de nos deux zones », a précisé Jean-Claude Kassi Brou.

Lors de cette rencontre de haut niveau, les deux gouverneurs ont adopté un plan d’action conjoint pour les années 2025 et 2026. Ce programme vise à moderniser et harmoniser plusieurs aspects clés de la politique monétaire et financière dans les régions de la Cemac et de l’Uemoa. Parmi les axes prioritaires figurent la transformation digitale et l’inclusion financière, l’innovation et la cybersécurité, la modernisation et l’interconnexion des systèmes de paiement, le renforcement de la surveillance financière, ainsi que l’amélioration des relations financières extérieures. Au-delà de ces objectifs techniques, cette rencontre a réaffirmé la volonté des deux institutions de s’inscrire dans une dynamique d’intégration monétaire plus large.

Dans cette perspective, la BCEAO et la BEAC travaillent en synergie avec l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) pour favoriser une meilleure coordination des politiques monétaires et financières à l’échelle continentale. Au terme de cette rencontre, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté commune de donner un nouvel élan à la coopération entre leurs institutions.

Les rapports entre ces institutions sont restés informels entre 1980 et 1995, portant notamment sur la formation. Mais à partir de 1996, les choses ont évolué pour se formaliser dans le cadre du Projet Bceao/Beac de renforcement des capacités des administrations économiques et financières des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (Uemoa) et de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac).

Bauxite : Canyon Resource obtient plus 77 milliards de FCFA pour Minin-Martap

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La compagnie australienne Canyon Resources vient de recevoir un financement colossal qui lui permettra de finaliser l’acquisition de matériel roulant indispensable à l’exploitation du gisement de Minim Martap. Acteur clé du secteur minier, la société a annoncé que son principal actionnaire, Eagle Eye Asset Holdings Pte Ltd (EEA), s’est engagé à garantir le financement nécessaire pour l’acquisition de matériel roulant, incluant 22 locomotives et 550 wagons, ainsi qu’une garantie et un accord de service sur cinq ans pour ces équipements nécessaires au développement de son projet de bauxite Minim Martap. Le montant total de ce financement garanti s’élève à 77,8 milliards de FCFA soit 123,9 millions de dollars américains. Conformément à l’accord, une commission de garantie de 3 % du montant total, soit 2,3 milliards de FCFA (3,7 millions de dollars), sera payable d’avance à EEA. Si la garantie est activée, EEA prêtera les fonds à Camalco Cameroon SA, la filiale locale de Canyon, sur une base non garantie.

 Cet investissement permettra à Camalco de finaliser les négociations et de commander le matériel roulant nécessaire pour Minim Martap. Cette acquisition stratégique garantira un meilleur contrôle logistique, réduira les coûts et renforcera la fiabilité des opérations. De plus, elle représente un signal fort de confiance envers le projet et son avenir prometteur. « L’obtention de financements pour l’achat de locomotives et de wagons marque une étape majeure pour Canyon et le développement du projet Minim Martap. Disposer de notre propre inventaire de matériel roulant est essentiel pour surmonter les défis logistiques, garantir la fiabilité à long terme du projet, et maîtriser les coûts et les délais », a expliqué Jean-Sébastien Boutet, directeur général de Canyon Resources, dans un communiqué rendu public le 28 janvier dernier. Il a également salué le soutien indéfectible d’Eagle Eye Asset Holdings : « Le rôle d’Eagle Eye dans la croissance et le succès de Canyon est crucial. Cet accord de garantie reflète la confiance que nous partageons dans le potentiel du projet Minim Martap. »

PROGRÈS LOGISTIQUES ET ENGAGEMENT ENVERS LE DÉVELOPPEMENT RAPIDE

Le projet Minim Martap est en bonne voie de se doter d’une infrastructure logistique robuste. Camalco est à un stade avancé de discussions avec Camrail pour accéder à ses actifs ferroviaires. Une fois l’acquisition du matériel roulant finalisée, l’efficacité logistique du projet sera significativement améliorée. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de Canyon visant à accélérer le passage à la phase de production. Avec un élan de reconnaissance le directeur général écrit : « je tiens à remercier notre principal actionnaire, EEA, pour son soutien continu à Canyon et à Minim Martap.

L’impact de Eagle Eye sur la croissance et le succès de la Société est significatif et je me réjouis de continuer à travailler avec eux et de réaliser notre vision. La conclusion de cet accord de garantie reflète la confiance de notre équipe de direction et d’EEA dans le succès du Projet, même avant la finalisation de la DFS. » La société poursuit actuellement l’étude de faisabilité définitive (DFS), dont les résultats sont attendus pour le deuxième trimestre 2025. Selon la convention signée entre la société et l’État du Cameroun le 30 juillet 2024, les travaux d’aménagement du chemin de fer reliant Makor, une localité située dans la région de l’Adamaoua et Douala, dans le Littoral pourront débuter en février 2025, et ceux d’aménagement du quai dédié au Port Autonome de Douala pourront commencer en mai de la même année.

PRODUCTION ANNUELLE DE 6,4 MILLIONS DE TONNES DE MINERAI POUR LES 20 PROCHAINES ANNÉES

En sécurisant le financement nécessaire pour les équipements clés, Canyon Resources réaffirme son engagement à mener à bien le projet Minim-Martap. Ce dernier est appelé à devenir un acteur majeur dans la production de bauxite, offrant une valeur à long terme à ses actionnaires tout en contribuant au développement économique du Cameroun. Le ministre par intérim en charge des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique, Pr Fuh Calitus Gentry, avait procédé en juillet 2024 à la signature d’une convention minière avec la société Camalco, représentée par son Directeur Général, pour l’exploitation optimale du gisement de bauxite de Minim-Martap à travers l’extraction de cinq millions de tonnes de bauxite, le traitement de la bauxite en alumine, le transport de ces produits via l’infrastructure ferroviaire existante Ngaoundéré-Yaoundé-Douala, et l’exportation via les installations dédiées construites au Port de Douala.

Une fois en production, le projet Minim-Martap pourra fournir 6,4 millions de tonnes de minerai par an sur une période de 20 ans. Pour valoriser cet actif, Canyon Resources s’est engagé à investir un total d’environ 3 000 milliards FCFA (soit 5 milliards de dollars) tout au long de l’exploitation du gisement. D’après les dernières estimations publiées sur son site web, Canyon Resources évalue les réserves prouvées du gisement à 108,91 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 51,1 % en alumine et 2 % en silice.

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