vendredi, mai 22, 2026
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Climat politique : Ferdinand Ngoh Ngoh séquestré à Kousséri

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Les images de la scène sont pour le moins irréalistes. Des maires échangeant violemment avec Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence de la République. On peut entendre entre autres « il doit nous recevoir tous», « vous avez des armes non? tirez sur nous», « nos frères sont en train de mourir en brousse et… il est qui ? Il est qui ? il est evoyé par le chef de l’Etat, il va aller mentir», « dans ce cas nous démissionnons tous du parti»,… Arborant leurs écharpes tricolores, les élus bloquent l’hélicoptère de l’envoyé spécial de Paul Biya. Le gouverneur tente en vain de calmer les mécontents. En face, on ne fait l’économie d’aucun mot pour dire son ressenti.

Ferdinand Ngoh Ngoh est allé dans la région de l’Extrême-Nord prendre le pool de la situation après les inondations. Dans ce département dont on a peu parlé dans le cadre des inondations de juillet dernier, l’envoyé spécial du président de la République n’a pas reçu tous les maires, selon certaines informations, mais quelques-uns seulement, à la résidence du préfet. Ce qui a irrité les autres maires. Le blog sesucam360blog.wordpress.com écrit que « on a présenté à la télé le département du Mayo-Danay comme étant le département le plus touché, pourtant c’est faux. Les localités comme Darak et autres sont dans le département du Logone et Chari, mais on n’en parle pas, pourtant ces zones ont été plus touchées que Yagoua», rapporte une source locale. 

La tension monte de plus en plus dans cette partie du pays. La semaine dernière, c’est le gouverneur de la région qui a été pris à partie par des populations de Kourbi dans l’arrondissement de Guidiguis. Midjiyawa Bakari est allé calmer les populations qui avaient barré la voie publique pour protester contre la création du parc de Ma Mbed Mbed. Le numéro un de la région n’a pas pu se faire entendre par une foule déchaînée et armée de gourdins, machettes et flèches. Coincé dans une haie d’épines et de branchages, le gouverneur, le préfet du Mayo-Kani et tout l’état-major régional et départemental, n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention du Bataillon d’intervention rapide (BIR).

Le Port  de Douala renforce ses infrastructures de sûreté        

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   La deuxième phase de sécurisation du combinat portuaire qui vient de s’achever a permis de doter le périmètre du Port de Douala-Bonabéri  d’infrastructures de pointe et ainsi de s’aligner aux normes internationales de sûreté et de gestion portuaire.

Un centre ultra moderne d’archives, comprenant des bibliothèques physiques et numériques, ainsi qu’un système avancé de classification documentaire. Cet important outil de gestion de la préservation des données portuaires est l’un des fruits visibles de la phase 2 du projet Douala Port Security (DPS).  Le Port Autonome de Douala (PAD)  a officiellement réceptionné les travaux le 7 février 2025. Le projet a également permis de réaliser l’extension du réseau de vidéosurveillance (CCTV) pour une couverture étendue vers de nouvelles zones d’activités du domaine portuaire. Dans le même sillage, la tour de contrôle du port a été davantage modernisée. Ce qui renforce les capacités en matière de gestion du trafic maritime, de supervision et d’intervention.

La première phase du projet , menée en partenariat avec l’entreprise cocontractante PORTSEC SA, avait déjà permis d’avoir des équipements de sûreté  plus optimaux. Cette nouvelle phase vient donc renforcer ce dispositif avec des infrastructures et de technologies de pointe. Dans la première phase, il a notamment été question de l’installation d’un système de suivi et de surveillance des navires (VTMIS), la mise en place d’une série de radars de navigation de longue portée pour surveiller les mouvements des navires sur le plan d’eau de la bouée d’atterrissage jusqu’au port de Douala-Bonabéri. On note également la sécurisation des accès via des cartes dotées de puces RFID, le déploiement d’un scanner mobile pour passer au crible les marchandises en importation et en exportation, ainsi que la construction d’une clôture périmétrique renforcée et des portes d’entrée dans le domaine portuaire.

 Globalement, ce projet annoncé par le président de la République le 6 octobre 2011 dans son discours de campagne à Douala, vise par ailleurs à aligner le Port de Douala-Bonabéri aux normes internationales de sûreté et de gestion portuaire.  Le PAD a d’ailleurs obtenu en 2023, la certification aux normes de l’International Ship and Port Facility Security (ISPS). Ce « code  international pour la sûreté des navires et des installations portuaires » découle d’un audit des installations du combinat portuaire de Douala Bonabéri par des gardes-côtes américains. Ce qui a permis de relever plusieurs aspects. Notamment, le contrôle de l’accès aux navires et aux installations portuaires ainsi que le passage des personnes, marchandises, les approvisionnements, l’organisation des entraînements de sûreté  au moins une fois par trimestre.
Le management du port envisage déjà la phase 3 du projet DPS.  Cette phase entend accroître encore davantage la sûreté et les capacités opérationnelles du port de Douala-Bonabéri à travers plusieurs initiatives structurantes.  Entre autres, la construction et la mise en service d’une nouvelle porte principale à la zone de Youpwe, l’extension du réseau de vidéosurveillance et de l’éclairage public solaire pour la sécurisation de nouvelles zones industrialo-portuaires à Essengue et Youpwe etc.

 Réaction

Charles Michaux Moukoko Njoh, DGA du Port Autonome de Douala

 « Le niveau de satisfaction est au-delà de 100%»
« Le port de Douala est déjà en train de vivre une transformation radicale. Et celle-ci intervient à la suite des engagements pris à un très haut niveau par le chef de l’Etat lui-même qui lors de la campagne dans le cadre des élections d’octobre 2011, avait pris l’engagement de faire du port de Douala, le pôle de référence dans le golfe de Guinée. Les études ont été menées pour donner corps à cet engagement  et ce sont elles qui ont abouti à cette transformation que nous observons aujourd’hui. Depuis le président de la République, nous avons trois phases qui ont été déjà validées.
La première a permis de mettre le port dans un enclos, avec un minimum d’éléments de sécurisation. La seconde que nous réceptionnons aujourd’hui est celle qui a permis de donner corps à la formation d’un certain nombre de personnel.
Il y avait au total 8 solutions ; des travaux et la formation du personnel pour leur donner un standard qui permet de rivaliser avec les meilleurs standards qu’il y a dans les ports.
Nous venons de vivre une réception qu’on n’a pas souvent vue. Tous ceux qui utilisent le matériel qui a été installé, manifestent un niveau de satisfaction au-delà de 100%
Nous sommes très satisfait par ce que nous venons de réceptionner aujourd’hui. Nous serions très heureux si le DG était là lui-même pour voir ce qu’il a engagé. »

Réglementation de change : l’Etat appelle à plus de conformité

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A l’occasion d’un séminaire organisé par le ministère des Finances à Douala, les institutions financières ainsi que les opérateurs économiques sont encouragés au respect des procédures pour  préserver les réserves de change du pays en baisse.

La réglementation de change  en vigueur dans la  zone Cemac depuis 2018 n’est pas toujours appliquée de manière totale.  Les faits de non-conformité sont nombreux autant pour les opérateurs économiques, les bureaux de change que pour les établissements de crédit. Pour ces derniers par exemple, il leur est reproché la non déclaration des opérations ou même parfois l’absence de détails financiers, notamment des montants des taux d’intérêt, l’échéancier de remboursement etc.  Ces manquements, selon le ministère des Finances (Minfi) , fragilisent  les efforts de préservation des réserves de change qui demeurent un défi majeur pour le pays actuellement, et même dans la sous-région.  Car, le déficit se creuse d’année en année.

En 2016,  selon les données publiées par le Minfi, les réserves du Cameroun s’établissaient à 636 milliards de FCFA. Soit moins de la moitié de leur niveau de 2008. Au 31 décembre 2023, les réserves de change de la Cemac atteignaient 6 698,85 milliards de FCFA. Cependant, ce stock a diminué de 5,8% en décembre 2024, pour s’établir à environ 6 484,8 milliards de FCFA, correspondant à 4,4 mois d’importations des biens et services. Cette tendance baissière a été relevée lors du Sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC tenu le 16 décembre 2024 à Yaoundé. Les chefs d’États se sont montrés inquiets et ont appelé les gouvernements à plus de vigilance.

C’est dans cette perspective que des experts financiers, opérateurs économiques,  responsables d’établissements de crédit ainsi que des bureaux de change étaient réunis à Douala le 05 février 2025. A l’initiative du ministère des Finances, à travers la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire, ils ont été mobilisés pour un séminaire sur la vulgarisation de la Réglementation des Changes.  La rencontre a ainsi permis de revisiter ce texte, ses dispositions et les difficultés rencontrées par chacune des parties dans son implémentation.

Pour le gouvernement, les acteurs  doivent renforcer les efforts d’application stricte de la réglementation des changes. Ce qui va favoriser le rapatriement effectif des recettes d’exportation et une gestion optimisée des flux financiers.  

Interview

Eric Pokem, sous-directeur de changes et de transfert, Minfi

 « Nous devons renforcer le rapatriement des recettes d’exportations »

 Le cadre  de la direction générale du trésor de la coopération financière et monétaire du ministère des Finances relève les enjeux autour du  respect de la réglementation de change et des défis liés notamment aux opérations clandestines.

La nouvelle réglementation de change date déjà de quelques années. Mais des séminaires de sensibilisation au sujet de son application sont toujours  d’actualité. En quoi est-il important de tenir des concertations et qu’est ce qui coince dans l’implémentation de cette règlementation ? 

La réglementation de changes date de 2018. Mais, on doit toujours être à la veille parce que la stabilité financière de toute la sous-région de la Cemac en dépend. Donc ce séminaire est beaucoup plus un séminaire d’encouragement de nos opérateurs économiques, des banques et de tous les intermédiaires agréés. Mais aussi un séminaire pour les appeler à plus de conformité.  Donc nous évaluons aujourd’hui les opérateurs économiques sur leur conformité. La première conformité est d’abord ce qu’ils doivent faire avec l’autorité monétaire qui est le ministre des finances. Un autre aspect c’est la conformité avec la banque centrale. Et maintenant la Cobac qui est l’organe qui est chargé de les contrôler surtout les intermédiaires agrées. Nous essayons d’échanger pour qu’ils soient plus conformes pour une meilleure applicabilité de la réglementation de change et une meilleure stabilité financière de notre zone Cemac. Le Cameroun est la locomotive de la Zone Cemac. On a environ 51 à 52% des réserves de la zone Cemac. 

Quelles sont les principales failles que vous observez notamment du côté des établissements financiers et des bureaux de change ? 

Les principales failles dépendent des intermédiaires agrées. Si on prend le secteur des bureaux de change, la grande gangrène c’est le problème d’approvisionnement en devises. On a longtemps souligné cette problématique. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas assez de devises pour pouvoir répondre aux besoins de leur clientèle. Parce qu’actuellement il y a que les établissements de crédit qui peuvent importer les devises et c’est l’Euro. Car, pour importer le dollar et d’autres monnaies, c’est souvent difficile. Ils sont obligés de s’approvisionner  cette monnaie-là auprès des voyageurs. Ils n’ont pas assez de devises, ce qui fait que le champ clandestin gagne la rue.

En ce qui concerne le secteur bancaire, on les incite à faire toutes les déclarations, à apporter tout à l’autorité monétaire pour que nous ayons connaissance et qu’on puisse mieux suivre l’actualité. Ils le font déjà bien, mais il y a quelques failles que nous avons portées au niveau des déclarations après des emprunts remboursés et des investissements directs sortants pour lesquels on n’a pas remboursé et pour lesquels nous ne sommes pas informés. Vous imaginez quand un opérateur économique de la zone Cemac, prend une action en France, ou une obligation, et qu’on dit vous devez avoir 100 000, chaque mois soit l’équivalent de 150 Euros. Donc il faut qu’il emmène dans notre zone monétaire 150 Euros chaque mois et à la fin il nous emmène le principal. Donc si un mois il ne nous emmène pas, il faut qu’il nous dise pourquoi il ne l’a pas fait. C’est cela la surveillance monétaire. C’est avec cela que nous constituons nos réserves de changes. Elles se constituent à partir de ses rapatriements d’emprunts et prêts accordés et aussi à partir de nos principales importations. Si vous regardez, le communiqué des chefs d’Etat on a beaucoup mis l’accent sur le rapatriement des recettes d’exportations qui est fondamentale et sans cela, on ne peut pas avoir les réserves de changes. Je pense qu’à ce niveau on doit féliciter les banques qui ont travaillé dur mais on les appelle encore à renforcer toutes les failles au niveau du rapatriement des recettes d’exportations et à fournir tous les documents bien détaillés. 

 Que va-t-on faire des recommandations à l’issue de cet atelier ? 

 Généralement, quand nous avons les recommandations, nous faisons un rapport et après nous faisons un plan de suivi des recommandations et nous les mettons en œuvre au niveau du ministère. Donc, nous allons transmettre ça au niveau du ministre des finances qui le valide. La réglementation de change prévoit un cadre permanent de concertation entre l’autorité monétaire et la banque centrale, donc nous mettons cela dans ce cadre permanent et nous faisons un plan de suivi évaluation. Nous le mettons en œuvre, s’il y a des activités qui dépendent de nous, on le fait.

Lutte contre le braconnage : Deux suspects arrêtés avec des défenses d’éléphant à Douala

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Ils ont été trouvés en possession de deux défenses d’éléphant qu’ils tentaient de vendre à Bonabéri, un quartier populaire situé dans le quatrième arrondissement de la capitale économique du Cameroun. Les arrestations ont eu lieu lors d’une opération coup de poing menée par les agents de la Délégation Régionale des Forêts et de la Faune du Littoral, en collaboration avec la Division Régionale de la Police Judiciaire. The Last Great Ape Organisation (LAGA) a également apporté son assistance technique à l’opération.

Les suspects ont été trouvés en possession de deux défenses d’éléphant dissimulées dans un sac. Ces défenses avaient été collectées au domicile d’un ancien fonctionnaire du Ministère des Forêts et de la Faune, qui les utilisait comme décoration dans sa maison. Elles ont ensuite fini entre les mains de l’un des suspects. Les deux trafiquants présumés ont été immédiatement emmenés dans les services de la Faune pour y être auditionnés et faire l’objet d’une enquête plus approfondie.

Les faits révèlent que l’un des suspects a voyagé de Ngaoundéré à Douala pour la vente des défenses. Il servait d’intermédiaire et était au centre de certains réseaux de trafic d’espèces sauvages dans la sous-région, notamment au Congo, au Tchad et en République centrafricaine. Les suspects faisaient partie de groupes sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, qu’ils utilisaient pour faire de la publicité et vendre des produits dérivés d’espèces sauvages, y compris des défenses d’éléphants. Les efforts continus du gouvernement et de ses partenaires en matière de conservation des éléphants commencent à montrer les premiers signes de succès, bien que de nombreux défis subsistent. Une récente étude menée par le World Wide Fund for Nature (WWF) en collaboration avec le gouvernement a révélé que la population d’éléphants de forêt est restée relativement stable dans certaines zones du sud-est du pays. Cependant, des efforts supplémentaires sont encore nécessaires pour lutter contre le commerce illégal des défenses d’éléphants, alimenté par l’avidité humaine.

L’éléphant est une espèce emblématique qui joue un rôle crucial en tant que « jardinier de la forêt », aidant à maintenir l’écosystème de la forêt et de la savane pour d’autres espèces, y compris les humains. Les éléphants sont protégés par la loi de 2024 régissant la faune et la flore, et les deux personnes arrêtées encourent une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 20 ans et une amende pouvant atteindre 50 millions de FCFA si elles sont reconnues coupables, conformément aux dispositions de cette loi.

Le gouvernement renforce le contrôle des travailleurs étrangers

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S’appuyant sur la loi de finances  2025, qui institue des frais de visa de travail sur les contrats des consultants ou experts de nationalité étrangère et les pénalités, le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle s’arme pour combattre ceux de ces travailleurs en situation irrégulière.

Le Cameroun compte actuellement 60 000 étrangers détenteurs de visas d’entrée ou de cartes de séjour sur le territoire national. Parmi eux, 12 000 sont des travailleurs de nationalité chinoise, renseigne le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (Minefop), qui estime que la moitié de cet effectif serait  constituée des travailleurs en situation irrégulière. A ceux-ci, s’ajoutent des milliers d’étrangers qui s’établissent dans le pays pour mener des activités professionnelles indépendantes. C’est en effet cette catégorie qui est concernée par les innovations de la loi de finances de cette année.

 En réalité, les dispositions relatives aux frais de visa de travail apposés sur les contrats des travailleurs de nationalité étrangère telles que prévues dans les exercices précédents ont été reconduites en l’état. Soit, l’équivalent de deux (02) mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs non africains; un mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs africains, avec abattement de 50%.  

Les principales innovations de la loi de finances de 2025 portent spécifiquement sur l’institution des frais de visa de travail apposés sur les contrats des consultants ou experts de nationalité étrangère, et les pénalités. « sans préjudice du rappel des frais de visa liquidés suivant les modalités prévus ci-dessus, tout employeur faisant recours à un travailleur de nationalité étrangère en infraction aux lois et règlements en vigueur, est puni d’une pénalité équivalente à trois (03) mois de salaires et traitement brut par personnel de nationalité étrangère employé en situation irrégulière », prévoit le texte. Pour les consultants ou experts de nationalité étrangère, le prélèvement susvisé est fixé à l’équivalent de 5% du montant des honoraires du consultant individuel ou de l’expert de nationalité étrangère.

La loi prévoit également que tout employeur faisant recours à un consultant ou expert de nationalité étrangère en infraction aux lois et aux règlements en vigueur,  est puni d’une pénalité équivalente au double du montant des honoraires perçus par le consultant ou l’expert.

 C’est pour faciliter l’application de ces nouvelles dispositions que le Minefop a organisé le 5 février dernier à Douala, un séminaire de vulgarisation et de sensibilisation  sur les visas. « Nous devons définir de manière judicieuse ce qu’on entend par consultant ou expert, faire la typologie des experts susceptibles d’entrer dans le champ d’application de cette loi, ainsi que la forme que pourrait revêtir le visa en question. De même, je compte sur tous les experts en droit, pour mener des réflexions plus approfondies et proposer un formulaire de procès- verbal d’infraction conforme aux règles de l’art, la procédure, les intervenants et les mesures à prendre en cas de refus d’acquittement des sommes dues », a indiqué le ministre Issa Tchiroma Bakary.

 La démarche vise aussi à renforcer la lutte contre les travailleurs étrangers en situation irrégulière.  « Certains travailleurs étrangers se sont fait établir de nouveaux actes constitutifs chez les notaires pour devenir actionnaires ou gérants-associés sur papier sans un véritable capital d’investissement. Les effectifs concernés sont assez impressionnants, 15 à 20 personnels de nationalité étrangère par entreprise », relève le Minefop.

Réaction

 Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle

 « Tous les prestataires de services étrangers  sans  agréments vont tomber »

« Le gouvernement, à travers ces innovations veut optimiser la collecte de la parafiscalité issue du visa apposé sur le contrat de travail du personnel de nationalité étrangère, assainir le travail des personnels de nationalité étrangère sur le territoire national et promouvoir l’emploi salarié et l’auto-emploi des nationaux. Il s’agit d’un défi que nous devons relever ensemble dans le cadre d’une approche coordonnée, cohérente, concertée, partagée et consensuelle, chacun devant jouer pleinement sa partition. Car, toutes les entreprises ou entrepreneurs individuels et autres experts, prestataires de services de nationalité étrangère qui mènent des activités sur le territoire national, en qualité de promoteur, gérant associé, co-gérant, consultant individuel sans des agréments des administrations sectorielles des chefs de structures qui assurent la tutelle technique de ces activités vont tomber dans le champ d’application de cette loi, même s’ils sont détenteurs des registres de commerce, des expéditions de justice ou des actes notariés.»

Développement économique: La Banque mondiale veut plus de contribuables et moins de dépenses inefficaces

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Malgré ses atouts naturels et démographiques, le Cameroun peine à atteindre l’émergence économique promise par ses dirigeants. Son revenu par habitant « est aujourd’hui inférieur à celui des années 80, un recul qui s’explique par une gouvernance budgétaire défaillante, des investissements insuffisants et une forte dépendance à l’endettement ». Indique la Banque mondiale. C’est dans ce contexte que cette institution a publié sa Revue des finances publiques (RFP), un document d’analyse et de recommandations destiné à guider les réformes économiques du pays.

Avec un taux de prélèvement fiscal de 11,3 % du PIB, « le Cameroun est en retard par rapport à ses voisins comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. Plus inquiétant encore, 73 % des recettes fiscales non pétrolières proviennent de seulement 0,5 % des entreprises », rappelle l’institution financière. Face à cette situation, la Banque mondiale recommande une réforme fiscale ambitieuse axée sur trois priorités : l’extension de l’assiette fiscale, la lutte contre l’évasion et la réduction des exonérations fiscales excessives. Selon l’institution, ces mesures pourraient permettre d’augmenter les recettes publiques de 6 % du PIB, soit une manne financière considérable pour le développement du pays.

L’enjeu est double. D’une part, il s’agit de « répartir plus équitablement la charge fiscale en intégrant davantage d’entreprises et de contribuables dans le système. D’autre part, une meilleure collecte des impôts permettrait de financer les infrastructures essentielles, d’améliorer les services de santé et d’éducation, et de réduire la dépendance à l’endettement », peut-on lire dans le document d’analyse susmentionné.

Pour La Banque mondiale, mobiliser plus de recettes ne suffit pas, encore faut-il que ces ressources soient mieux dépensées. « Aujourd’hui, une part trop importante du budget est consacrée à des dépenses inefficaces, au détriment des investissements productifs. En optimisant l’exécution budgétaire et en allouant les fonds aux secteurs prioritaires, le Cameroun pourrait économiser jusqu’à 3 % du PIB par an. », conclut-elle.

Autonomisation : des femmes vulnérables formées à l’agriculture, l’élevage et l’e-commerce

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Le projet d’«Autonomisation des jeunes filles et femmes en situation de vulnérabilité à Yaoundé et à Eboné » est sur les rails depuis le 28 janvier dans le Littoral et le 12 février dans le Centre. L’enjeu est notamment de renforcer l’insertion socioprofessionnelle de 100 femmes vulnérables au Cameroun. Ce programme, mis en œuvre par l’association Professionnels avec différence (Pradi) avec le soutien financier de l’Organisation internationale de la Francophonie, s’adresse à des femmes âgées de 18 ans et plus, sélectionnées dans deux régions du pays : 40 dans le Centre Yaoundé et 60 dans la localité d’Eboné dans la région du Littoral.

Ce projet inclusif cible spécifiquement les filles et femmes vivant avec un handicap, les déplacées internes ou réfugiées, les mères célibataires ayant plusieurs enfants à charge, ainsi que les femmes rurales en situation de pauvreté. Il offre une formation dans des domaines cruciaux tels que l’agriculture, l’élevage, l’e-commerce et le leadership, permettant ainsi aux bénéficiaires d’acquérir des compétences précieuses pour améliorer leur intégration socioprofessionnelle. L’objectif principal de cette initiative est de fournir non seulement une formation, mais également un soutien aux femmes souhaitant développer une activité économique.

Le projet les accompagne tout au long de ce processus pour maximiser les chances de succès. La durée prévue de ce programme est de 36 mois, durant lesquels les participantes bénéficieront d’un accompagnement constant. Le projet d’autonomisation des femmes à Eboné et Yaoundé représente une réelle opportunité pour ces femmes vulnérables de transformer leur vie et de contribuer de manière significative à leur communauté. En leur offrant des outils et des ressources adaptés, ce programme entend créer des opportunités durables et renforcer la résilience économique et sociale des participantes.

Inclusion Financière : 100 associations bénéficient de subventions allant de 3 à 5 millions de FCFA

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Il s’agit spécifiquement des associations de jeunes qui ont été sélectionnées pour bénéficier des subventions, grâce à l’appui financier de la Banque mondiale. Ce programme d’inclusion économique, mis en œuvre par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) via le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir), intervient après les ateliers organisés à Batouri (Est), à Ngaoundéré (Adamaoua), à Douala (Littoral), à Kumba (Sud-Ouest), et à Maroua et Kousséri (Extrême-Nord).

20 associations issues des communes de Yaoundé 5e et Yaoundé 7e, ont été retenues pour bénéficier d’une subvention variant entre 3,5 et 5 millions de FCFA. Cette initiative vise à accroître l’employabilité des jeunes, à créer des opportunités, et à améliorer la qualité de vie dans les villes bénéficiaires. Elle est constituée de subventions sous la forme de financements en numéraire de microprojets de développement communautaire. Environ 751 millions FCFA ont été alloués pour financer 100 microprojets sur l’ensemble du territoire national.

Le Pdvir, pilier majeur de la politique d’inclusion du Minhdu, vise à améliorer la gestion urbaine et l’accès aux infrastructures dans des zones urbaines sélectionnées, notamment pour les quartiers sous-équipés, tout en accroissant la résilience aux aléas naturels. Les actions du Pdvir sont orientées vers les populations pauvres, les groupes marginalisés, et les personnes ayant des besoins particuliers, tels que les jeunes femmes, les jeunes filles mères, les jeunes vivant avec un handicap, ainsi que les jeunes réfugiés et déplacés internes. En 2023, le PDVIR a lancé, avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale, un vaste programme de subvention pour les initiatives jeunes. Ce programme a pour objectif de créer des opportunités d’activités génératrices de revenus et d’améliorer la qualité de vie dans les quartiers. Les initiatives locales, axées sur l’inclusion économique, ciblent les jeunes, âgés de 18 à 34 ans, résidant dans l’une des neuf communes d’intervention du PDVIR.

Le mécanisme de subvention permet aux personnes et aux entités de soumettre des propositions pour le financement de biens, de services et d’infrastructures à petite échelle, afin de soutenir des activités visant à améliorer l’employabilité, à créer des opportunités de travail, et à améliorer la qualité de vie dans ces quartiers. Le programme vise trois principaux objectifs : la création d’opportunités d’activités génératrices de revenus, l’amélioration de la qualité de vie urbaine dans les quartiers bénéficiaires (via l’amélioration de l’accès aux services urbains de base, l’embellissement des quartiers, la réduction des risques liés aux changements climatiques, etc.), et la promotion du genre et de la participation de la jeunesse. La sélection des projets a débuté en août 2024 dans les sept villes d’intervention du PDVIR, par le biais de sessions de formation en montage de projets. Actuellement, le programme est dans sa phase opérationnelle avec 100 microprojets retenus dans divers domaines tels que la santé, l’environnement, la gestion des déchets, l’éducation, l’embellissement des quartiers, la sécurité urbaine et les TIC.  

Lions indomptables: Paul Biya fait le point de sa prise de pouvoir

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Paul Biya est nostalgique de pareils moments

10 février 2024-10 février 2025. Un an jour pour jour que Paul Biya a annoncé avoir repris la sélection nationale A de football. Au bilan, le Premier sportif est fier de son option : « M’adressant à vous l’année dernière dans les mêmes circonstances, peu de temps après notre difficile campagne lors de la Coupe d’Afrique des nations en Côte d’ivoire, je vous assurais que nous allions renouer avec la victoire. Notre brillante qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, qui se déroulera au Maroc, illustre bien ce que notre jeunesse, qui ne manque pas de talent, est capable d’accomplir, avec de la discipline et des efforts acharnés», salue-t-il. Alors, « je voudrais en votre nom à tous, adresser mes sincères félicitations à nos valeureux Lions indomptables ainsi qu’à leurs encadreurs», poursuit-il. Avant de leur « demander d’aller de l’avant, de continuer à apporter joie et fierté au peuple camerounais et à servir d’exemple à notre jeunesse». Une rhétorique qui a avait disparu de ses discours il y a plusieurs années, alors que le Cameroun sur le plan du football, traversait une période de disette. Paul Biya avait cessé de citer les Lions indomptables en modèles pour la jeunesse. Et quand il a eu l’occasion d’évoquer le sport dans ses adresses à la jeunesse, le football et notamment les Lions indomptables avaient disparu de son langage.

Le temps des lauriers est de retour, et Paul Biya peut repenser aux Lions indomptables. Lui qui, face à la crise de performances et managériale qui secouait le football national, a cru devoir jouer une partition importante, en reprenant le contrôle de la sélection nationale. Le 10 février 2024, Paul Biya annonçait que « le gouvernement et tout particulièrement le ministère en charge des sports, ont reçu des instructions claires sur le sujet», celui de la réorganisation de la gestion de la sélection nationale. «Je sais l’importance que vous accordez au football…l’Etat dans le contexte difficile qui est le nôtre, consent de lourds sacrifices financiers à cet égard. Il est donc en droit d’exiger une meilleure organisation et de meilleurs résultats», avait-il dit.

Marc Brys

Et quelques temps après, Narcisse Mouelle Kombi le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), engageait le recrutement d’un nouveau staff  la tête des Lions indomptables. Après l’expiration le 28 février, du contrat de Rigobert Song Bahanag. Depuis lors, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le Minsep se déchirent aux yeux du monde, sur le contrôle de la sélection nationale. Marc Brys a été recruté contre la résistance de la Fécafoot. En face, si Samuel Eto’o a concédé ce poste principal, en parallèle, le président de la Fécafoot a néanmoins nommé des collaborateurs au technicien belge. Les deux staffs ont fonctionné dans un cafouillage, avant une refonte. Le gouvernement qui a profité d’une faille dans les textes, pour procéder au recrutement d’un nouveau staff, est droit dans ses bottes. Et même la Fifa n’a pas pu sauver son membre, signataire en 2015, d’une convention avec l’Etat, qui accorde la possibilité à l’Etat de pouvoir mettre à la disposition de la fédération un staff d’encadrement des Lions indomptables. Dans un contexte de guerre ouverte entre l’Etat et la Fécafoot, les Lions indomptables, prunelle des yeux de Paul Biya, ont pu se qualifier, là où les autres sélections nationales, restées sous le contrôle de la Fécafoot, assistent en spectateurs à leurs différentes compétitions (9 sur 11 en tout). Paul Biya peut se féliciter d’avoir su trouver la thérapie idéale contre le mal qui minait le football national et principalement l’équipe nationale fanion. Lui qui, en faisant le constat d’échec du football camerounais, avait souligné que «la victoire n’est pas toujours le fait du hasard. Elle exige certes du talent, mais aussi du courage, de la discipline, de l’organisation et un travail acharné». Un an après, le président de la République est fier de son engagement personnel dans la gestion des Lions indomptables. Lui qui a, entre temps, fait confier la gestion financière aussi à l’Etat. Libérant définitivement les Lions indomptables d’une Fécafoot à problèmes et qui l’avait pris en otage.

10 déclarations choc de Paul Biya (Message à la jeunesse 2025)

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1. Je voudrais en votre nom à tous, adresser mes sincères félicitations à nos valeureux Lions Indomptables ainsi qu’à leurs encadreurs. Le gouvernement, sous mon autorité, ne ménagera aucun effort pour leur apporter tout le soutiennécessaire.

Prononcée dans le contexte actuel de forte tension entre le ministère des Sports et la fédération Camerounaise de Football au sujet de l’encadrement technique des Lions Indomptables, cette phrase du président de la République, placée dès l’entame de son discours est un soutien franc au ministre des Sports. 

2. « Qu’importe les critiques, je vous tiendrai toujours le langage de la vérité. »

D’entrée de jeu, le chef de l’État campe sa position. Face aux sceptiques et aux critiques, il revendique un discours de vérité, refusant d’occulter les défis mais insistant sur les progrès réalisés. Une manière de répondre aux « esprits chagrins » qui, selon lui, minimisent les avancées du pays. Défis Actuels

3. « Si l’écrasante majorité a apprécié la sincérité de mon propos, certains esprits chagrins ont cru devoir se focaliser sur ce qui n’a pas été fait. »

Paul Biya se pose en président lucide, conscient des attentes et des impatiences, mais aussi des contraintes. Il pointe du doigt ceux qui, au lieu de reconnaître les efforts du gouvernement, s’attardent sur les manquements.

4. « Il ne peut y avoir de répit dans le combat que je mène depuis des années contre le chômage, en particulier celui des jeunes. »

Le président affirme son engagement à lutter sans relâche contre le chômage des jeunes, un fléau qui touche tous les pays. Il met en avant les initiatives gouvernementales pour l’insertion professionnelle, tout en appelant la jeunesse à explorer d’autres voies que l’emploi salarié.

5. « Je peux comprendre la frustration de plusieurs d’entre vous. Je regrette hélas qu’elle pousse un certain nombre à prendre les chemins de traverse et à s’éloigner des valeurs morales. »

Reconnaissant les difficultés auxquelles la jeunesse est confrontée, Paul Biya déplore cependant les dérives qui en résultent parfois. Il évoque l’attrait de solutions illusoires, souvent au détriment des principes fondamentaux.

6. « D’autres, en désespoir de cause, choisissent les voies obscures et incertaines de l’immigration clandestine, dont l’issue, nous le savons tous, est le plus souvent fatale. »

Dans un message fort, il met en garde contre les dangers de l’immigration clandestine, un phénomène qui touche de nombreux jeunes africains. Défis Actuels Il rappelle les risques encourus et exhorte la jeunesse à croire en les opportunités locales.

7. « Ne vous laissez pas endormir par les promesses fallacieuses et pour la plupart irréalisables. »

À l’approche des échéances électorales, Paul Biya met en garde les jeunes contre les discours trompeurs de certains acteurs politiques. Il insiste sur la nécessité de faire preuve de discernement et de ne pas céder aux illusions.

8. « Je vous demande de ne pas prêter l’oreille aux sirènes du chaos. »

Dans une mise en garde directe, le président appelle la jeunesse à ne pas se laisser instrumentaliser par des forces cherchant à semer le trouble. Un façon pour le’chef de l’État d’adresser la tension qui monte dans le champ politique en cette année d’élection présidentielle. Il prône la responsabilité et la stabilité, valeurs qu’il considère essentielles à la construction de l’avenir.

9. « Servez-vous des atouts qu’offre le numérique pour développer l’auto-emploi et relever les défis de votre époque. »

S’adressant à une génération connectée, il exhorte les jeunes à tirer parti des nouvelles technologies pour créer de la richesse et des opportunités. Un message clair en faveur de l’entrepreneuriat numérique.

10. « je puis vous assurer que je continuerai d’être à vos côtés pour relever les défis auxquels vous êtes confrontés. »

Alors que l’opinion se demande si Paul Biya va passer la main ou se représenter à la présidentielle d’octobre 2025, cette phrase du chef de l’État est perçue comme une indication de sa probable candidature au prochain scrutin, apres 42 ans de pouvoir.

Source : Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

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