Marchés. Pas de pénurie de poisson en fin d’année

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Congelcam, l’un des principaux acteurs de cette filière, rassure sur la disponibilité du poisson jusqu’en février 2022, tout en questionnant le soutien du gouvernement.

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Dans un document en circulation sur l’espace public et attribué au Directeur général de CONGELCAM  S.A, un état  actuel de la filière poisson au Cameroun est dressé.  Le dirigeant de cette entreprise, acteur majeur dans le secteur de l’importation du poisson congelé au Cameroun, rappelle que la conjoncture actuelle marquée par l’explosion du fret maritime international a eu un impact sur ce secteur. Cette situation aurait entrainé  des « crises des conteneurs». La rareté du poisson à l’international du fait d’une offre  inférieure à la demande, a ainsi des conséquences sur les coûts de revient des différents produits.

Il précise aussi, à l’exemple du Gicam, que le rabattement de 80% sur le fret,  décidé par le gouvernement jusqu’à fin février 2022 n’a pas une grande incidence sur son activité. Définie sur une période limitée,  cette mesure d’après Congelcam impacte moins sur ses coûts de revient que le Programme d’Evaluation Avant Embarquement (PECAE). Il en profite pour signaler d’ailleurs que  la levée de la suspension du PECAE, sur le poisson frais importéaugmente davantage les coûts de revient, prolonge les délais d’approvisionnement et aggrave ainsi le «risque pays », avec de fortes conséquences sur les stocks disponibles des produits. Malgré cette situation, Congelcam, rassure qu’elle a  pris des dispositions   pour « maintenir le même niveau de stock, en quantité et en qualité, jusqu’au mois de février 2022, voire au-delà, et ceci aux prix actuels ».

L’importateur attire cependant l’attention des pouvoirs publics sur le secteur. Il fait remarquer que certains fournisseurs refusent la destination Cameroun à cause des tracasseries du PECAE, considéré comme programme superflu pour le poisson. Car la filière bénéficie déjà d’un contrôle vétérinaire en amont et en aval. L’entreprise se dit en outre victime d’une injustice fiscale. « Proportionnellement à nos importations, nous payons les impôts plus que tous les autres. Malgré cela, nous sommes toujours plus contrôlés et abusivement redressés par le fisc et ce, à des milliards de francs CFA ». Elle recommande au gouvernement de bien encadrer et accompagner le secteur dans lequel elle semble contribuer à « lutter contre la vie chère ». Car,  les poissons disponibles sur les côtes camerounaises sont constitués des espèces dites de luxe pas accessibles à tous. Tandis que son circuit de distribution intègre les poissons de grande consommation à des prix raisonnables.

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