En 2026, ces Collectivités territoriales décentralisées ont bénéficié de 47,79 milliards de FCFA au titre des dotations sectorielles.
Joseph Dion Ngute a présidé vendredi 10 juillet 2026 à Yaoundé, les travaux de la première session ordinaire du Comité national de la décentralisation (CND). De ces travaux, il ressort en substance qu’au cours de la première mandature, le financement des régions est parti d’une dotation annuelle de 30 milliards FCFA entre 2021et 2023, à raison de 3 milliards FCFA par région, permettant d’accompagner leur mise en place progressive, jusqu’à 45,75 milliards FCFA en 2025 après l’introduction des dotations sectorielles. En 2026, les régions ont bénéficié de 47,79 milliards FCFA au titre des dotations ainsi que d’un transfert de fiscalité d’un montant de 117, 762 milliards FCFA.
Le communiqué de Séraphin Magloire Fouda, Secrétaire général des services du Premier ministre (SGPM) indique qu’au plan normatif, le transfert des compétences se déploie concomitamment à celui des ressources de manière méthodique, conformément aux prescriptions du président de la République Paul Biya.
En guise de perspectives, le ministère des Finances envisage de parachever les travaux de paramétrage des systèmes d’information, pour permettre le reversement automatique au Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom) des ressources des régions et poursuivre la modernisation des outils de gestion et des dispositifs de pilotage budgétaire.
Plan régional de développement
Pour cette seconde mandature en cours, l’Association des régions du Cameroun pose comme priorités : le relèvement substantiel et pérenne de l’enveloppe de la dotation générale de la décentralisation dévolue aux régions ; la mise en place de la réglementation sur la fonction publique locale et l’institutionnalisation d’un dialogue permanent Etat-Régions.
Dans le cadre de la gouvernance et du développement local, toutes les régions ont déjà adopté un Plan régional de développement (PRD), afin de rationaliser les ambitions régionales et de définir les priorités. Il est envisagé la constitution des régions en espaces privilégiés de gouvernance collaborative à travers une concertation permanente, une planification rigoureuse, un suivi systématique et une évaluation régulière des actions menées.
« Un accent sera également mis sur la consolidation de la fiscalité locale, la discipline budgétaire et l’optimisation des recettes, la transition numérique ainsi que la continuité et le renforcement de la médiation locale » indique le communiqué de Séraphin Magloire Fouda.







