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Comment l’État du Cameroun a sauvé la NFC Bank de la faillite

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La National Financial Credit Bank (NFC Bank) a vécu plus de douze années sous le contrôle direct des autorités de régulation. Dès 2012, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), régulateur du secteur bancaire dans la zone Cemac, place l’établissement sous administration provisoire afin d’éviter sa liquidation. L’État camerounais, actionnaire indirect à l’époque, est progressivement amené à prendre le relais, face à l’urgence de préserver l’épargne des déposants et de garantir la stabilité du système bancaire national.

Trois facteurs majeurs ont conduit l’État à intervenir directement dans la restructuration de la NFC Bank. Premièrement, l’insolvabilité persistante de la banque menaçait sa viabilité, avec des pertes cumulées et un déséquilibre structurel de son bilan. Deuxièmement, l’établissement avait une forte implantation dans des zones à risques, notamment les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, affectées par la crise sécuritaire. Enfin, la Cobac exigeait un redressement immédiat sous peine de mise en liquidation pure et simple.

C’est dans ce contexte que le président de la République a autorisé, en février 2021, la mise en œuvre d’un plan de sauvetage d’un montant total de 29,1 milliards FCFA. Toutefois, les décaissements effectifs s’élèveront finalement à 24,753 milliards FCFA, selon les chiffres actualisés du ministère des Finances.

Une stratégie articulée autour de six axes

Le plan de restructuration dévoilé en 2019 a été structuré autour de six leviers principaux. Il s’est d’abord agi pour l’État de racheter la banque au franc symbolique, avant d’engager une série de mesures techniques telles que l’apurement des pertes, l’assainissement du bilan, la couverture de l’insuffisance d’actifs, la recapitalisation de l’établissement, et enfin, la sortie progressive du capital social de la banque.

Pour la mise en œuvre, l’État a mobilisé trois enveloppes budgétaires distinctes. 2,753 milliards FCFA ont servi à racheter des créances douteuses transférées à la Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC) ; 12,007 milliards FCFA ont été utilisés pour combler l’insuffisance d’actifs ; 9,992 milliards FCFA ont permis la recapitalisation de l’établissement.

Ce soutien massif a été conditionné à des obligations strictes de performance et de gestion, à travers la signature d’un contrat d’objectifs avec les dirigeants.

L’impact du plan de restructuration est rapidement perceptible. Depuis 2017, la NFC Bank enregistre des résultats nets positifs, avec un bénéfice cumulé de 13 milliards FCFA sur huit exercices consécutifs. Entre le début du redressement et la levée de l’administration provisoire, les dépôts ont crû de 41 %, atteignant 137 milliards FCFA.

Les crédits bruts ont également progressé de 7 %, pour s’établir à 99 milliards FCFA. Le total bilan de la banque a presque doublé, passant de moins de 100 milliards FCFA à 192 milliards FCFA. Quant aux fonds propres nets, ils s’élèvent à 15,8 milliards FCFA, garantissant le respect des exigences prudentielles imposées par la Cobac.

Une gouvernance redéfinie

La fin de l’administration provisoire, annoncée par la Cobac le 26 juin 2025, s’est accompagnée de la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante validée par la même institution. Julius Manjo Berdu, qui avait assuré l’intérim en tant qu’administrateur provisoire, a été confirmé au poste de directeur général. Il est secondé par Aelred Tata Fokwen, directeur général adjoint.

Le conseil d’administration est désormais composé de dix membres, dont quatre administrateurs indépendants, tous validés par un avis de non-objection de l’autorité de supervision bancaire. Ce nouveau dispositif institutionnel est assorti d’un mécanisme de suivi des engagements à travers un comité paritaire entre l’État et la banque.

Au terme du processus de restructuration, l’État camerounais détient désormais 99,93 % du capital de la NFC Bank, soit une participation de 9,9927 milliards FCFA. Les anciens actionnaires, désormais ultra-minoritaires, ont injecté 7,3 millions FCFA lors de la recapitalisation, soit 0,07 % du capital.

Ce niveau de participation reflète le poids de l’investissement public dans le sauvetage de la banque, mais ouvre également la voie à un retrait progressif, à travers une cession future des parts, comme cela a été le cas dans d’autres opérations similaires conduites dans le passé.

Présidentielle 2025/UPC : Bapooh Lipot ignore le(s) candidat(s) de son parti et choisit Biya

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Le jour où Bapooh Lipot déclarait son soutien à Paul Biya pour 2025

Dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le candidat de l’Union des populations du Cameroun (UPC) ne comptera pas sur le soutien de Robert Bapooh Lipot. Dans un communiqué rendu public ce 29 juillet 2025, le secrétaire général de la faction du Parti des crabes reconnue par le ministère de l’Administration territoriale (Minat) réitère son soutien à Paul Biya dont il avait déjà fait le candidat du « parti » depuis avril dernier à l’occasion de l’anniversaire du parti. « Nous réitérons cette position», écrit-il. Indiquant que « toutes autres formes d’interventions ou de manipulation, d’où qu’elles viennent auprès des médias, sont illégales et sans objet au regard des statuts de l’UPC et de la prise d’acte par le Minat des résolutions du Comité directeur fusionnel de l’UPC».

C’est une porte ouverte que Robert Bapooh Lipot enfonce, tant ses positions sont connues depuis des lustres. L’homme qui revendique la succession politique d’Augustin Frédéric Kodock n’a jamais fait mystère de son choix de poursuivre « l’alliance républicaine » scellée par le défunt leader politique, avec le pouvoir de Yaoundé. Si Robert Bapooh Lipot a brigué un mandat de député en 2013, les déchirements internes et le retour en force du Rdpc, parti au pouvoir dans les départements du Nyong-et-Kelle et de la Sanaga maritime, ne lui ont pas permis de renouveler sa légitimité dans ce fief du parti de l’indépendance du Cameroun. Mais l’homme avait déjà noué des relations solides avec le système gouvernant. D’où son maintien dans l’appareil gouvernant de l’Etat, à travers la nomination à la présidence du Conseil d’administration de la Société de recouvrement des créances (SRC), après avoir animé dans le cadre du G20 (un groupe de partis politiques ayant revendiqué un soutien à la politique gouvernementale et de Paul Biya) la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle de 2018.

Un parti, quatre candidats, puis Paul Biya

Cela survient alors que l’alliance gouvernementale liant le Rdpc et Paul Biya et un certain nombre de partis politiques, s’est effilochée à l’occasion de l’actuel processus électoral. Des poids lourds de la politique nationale tels Bello Bouba de l’Undp et issa Tchiroma du Fsnc, ont clairement pris leurs distances avec Paul Biya et son gouvernement, pour annoncer leurs candidatures pour l’élection présidentielle à venir. L’UPC s’est déchirée pour accompagner quatre candidats, et aucun n’a été retenu par le conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam). La faction légale du parti était divisée entre deux candidats : pendant que la secrétaire général Pierre Baleguel Nkot accompagnait Akere Muna investi par le parti Univers, sa présidente Habiba Issa investissait Abdouraman Hamadou ; de leurs côtés, Jean Bayebeck et Dominique Yamb Ntimba se lançaient dans la course, pour le compte du même parti.

Fumée et illusions : repenser la lutte antitabac au Cameroun

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SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon
SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon

Par Leslie Ngwa

Le tabac fait depuis longtemps partie intégrante de la vie quotidienne au Cameroun. Il est profondément enraciné dans les pratiques culturelles, soutient les économies rurales et influence les choix individuels. Rien qu’en 2022, plus de 6 385 tonnes de tabac ont été cultivées sur plus de 4 200 hectares de terres, assurant les moyens de subsistance de nombreuses personnes, en particulier dans les communautés agricoles.

Parallèlement, la prise de conscience des risques sanitaires liés au tabagisme ne cesse de croître. Selon le Tobacco Atlas, les maladies liées au tabac causent chaque année plus de 4 500 décès au Cameroun, tandis que la fumée secondaire expose des millions d’autres, notamment les enfants et les non-fumeurs, à des dangers pour leur santé. Le coût économique est également considérable, avec une perte estimée à 85,2 milliards de francs CFA par an.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement camerounais a mis en œuvre une série de mesures réglementaires : avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes, interdictions de fumer dans les lieux publics, et campagnes de sensibilisation. Ces efforts témoignent d’une volonté forte de protéger la santé publique tout en reconnaissant le rôle que continue de jouer le tabac dans le tissu social et économique du pays.

Cependant, pour progresser de manière significative, le Cameroun doit franchir une nouvelle étape. Il ne s’agit pas d’interdire totalement le tabac, mais plutôt d’offrir aux fumeurs adultes qui ne peuvent ou ne veulent pas arrêter des alternatives moins nocives, fondées sur des preuves scientifiques. Partout dans le monde, des pays adoptent cette approche en misant sur l’innovation et en donnant aux consommateurs les moyens de faire de meilleurs choix. Les résultats sont prometteurs.

La réduction des risques liés au tabac (Tobacco Harm Reduction – THR) offre au Cameroun l’occasion de repenser sa stratégie de lutte antitabac. Le principe est simple mais puissant : réduire les effets néfastes du tabac en donnant accès à des produits sans combustion. Ces produits – tabac chauffé, sachets de nicotine orale, et autres alternatives sans fumée – sont conçus pour limiter l’exposition aux substances toxiques responsables de la plupart des problèmes de santé.

La Suède constitue un exemple éloquent. Ce pays affiche aujourd’hui l’un des taux de tabagisme les plus bas au monde et est presque officiellement « sans fumée », avec moins de 5,6 % d’adultes utilisant du tabac combustible. Cette réussite n’est pas le fruit d’interdictions ou de stigmatisation, mais d’une stratégie basée sur des alternatives moins nocives et une responsabilisation des consommateurs. Le Cameroun peut s’inspirer de ce modèle, en l’adaptant à son propre contexte.

Pour accompagner ce changement, les décideurs doivent veiller à ce que la fiscalité et la réglementation soient alignées avec les objectifs de santé publique. L’un des obstacles majeurs aujourd’hui est que les produits alternatifs plus sûrs sont souvent taxés au même taux que les cigarettes classiques. Ce signal décourage les fumeurs de changer. Il est donc nécessaire d’adopter une fiscalité différenciée, plus avantageuse pour les produits à risque réduit. Des taxes plus faibles favoriseraient l’innovation, rendraient ces produits plus accessibles et encourageraient les fumeurs à opérer une transition.

Par ailleurs, la réglementation doit être proportionnée et fondée sur des données probantes. Appliquer les mêmes règles à tous les produits contenant de la nicotine, quel que soit leur niveau de risque, entretient la confusion et nuit à l’efficacité des stratégies de réduction des risques. Les réglementations doivent protéger les jeunes, tout en accompagnant les adultes qui souhaitent opter pour des solutions moins dangereuses.

La voie à suivre pour le Cameroun ne réside pas dans la pénalisation des fumeurs, mais dans l’adoption de l’innovation par le biais des produits à risque réduit. Il est crucial d’informer le public sur la disponibilité et les avantages de ces alternatives, tout en encourageant la collaboration avec les parties prenantes œuvrant pour une transition vers des options plus sûres.

En promouvant les produits à risque réduit, en soutenant les efforts de sevrage, et en impliquant l’État, la société civile et le secteur privé, le Cameroun peut considérablement réduire les méfaits du tabagisme tout en préservant les moyens de subsistance et en assurant la stabilité de l’industrie.

Ceci est un appel à l’action. Les décideurs doivent faire primer la science sur la stigmatisation. Le Cameroun a l’opportunité d’adopter une approche moderne et équilibrée de la lutte antitabac – une approche qui protège la santé, donne du pouvoir aux consommateurs et renforce la résilience économique. Il est temps d’offrir de meilleures options et la bonne information à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Cameroun peut protéger ses citoyens et son économie en choisissant le progrès plutôt que l’interdiction. Le moment d’agir, c’est maintenant.

SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon

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SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon
SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon

By Leslie Ngwa

Tobacco has long been part of daily life in Cameroon. It is deeply embedded into cultural practices, supports rural economies, and influences personal choices. In 2022 alone, over 6,385 tonnes of tobacco were cultivated across more than 4,200 hectares of land, providing livelihoods for many, particularly in agricultural communities.

At the same time, there is increasing awareness of the health risks associated with smoking. According to the Tobacco Atlas, smoking-related illnesses claim more than 4,500 lives annually in Cameroon, while second-hand smoke poses risks to millions more, especially children and non-smokers. The economic cost is also significant, with an estimated loss of 85.2 billion CFA francs each year.

To address these concerns, the government of Cameroon has implemented a series of regulatory measures. These include health warnings on cigarette packs, restrictions on smoking in public spaces, and public education campaigns. These efforts demonstrate a strong commitment to public health while acknowledging the role tobacco continues to play in the country’s social and economic fabric.

However, to make more meaningful progress, Cameroon must take the next step. This next step does not require banning tobacco entirely, but rather offering less harmful, and scientifically backed alternatives for adult smokers who are unable or unwilling to quit. Around the world, countries are shifting their approach by embracing innovation and empowering people with better choices, and the results are promising.

Tobacco Harm Reduction, or THR, presents an opportunity for Cameroon to reshape its tobacco control efforts. THR is based on a simple yet powerful idea: reducing the harmful effects of tobacco by giving adult smokers access to products that do not involve combustion. These products, which include heated tobacco, oral nicotine pouches, and other smoke-free alternatives, are designed to reduce exposure to toxic substances that cause the most damage to health.

Sweden offers a powerful example of what is possible. The country now has one of the lowest smoking rates in the world and is almost officially smoke-free, with fewer than 5.6 percent of adults using combustible tobacco. This achievement did not come from bans or stigmatization. It came from providing less harmful alternatives and empowering consumers to make informed choices. Cameroon can learn from this model by adapting it to our local context and realities.

To support this shift, policymakers must ensure that fiscal and regulatory policies are aligned with public health goals. One major barrier today is that safer alternatives are often taxed at the same rate as combustible cigarettes. This sends the wrong signal and discourages smokers from switching. Cameroon needs to adopt an excise tax structure that treats reduced-risk products differently and more favorably than cigarettes. Lower taxes on these products would encourage innovation, increase accessibility, and make the switch economically attractive for smokers.

In parallel, regulation must be proportionate and evidence-based. Applying the same rules to all nicotine products, regardless of risk, can confuse the public and reduce the effectiveness of harm-reduction strategies. Regulations should be designed to protect young people while still supporting adult smokers who want to switch to less harmful alternatives. 

The way forward for Cameroon lies not in penalizing smokers, but in embracing innovation through reduced-risk products. It is essential to educate the public about the availability and benefits of these alternatives, while fostering collaboration with key stakeholders advocating for a switch from combustible cigarettes to safer options. By promoting reduced-risk products, supporting cessation efforts, and engaging government, civil society, and the private sector, Cameroon can significantly reduce smoking-related harm; while also preserving livelihoods and ensuring industry stability.

This is a call to action. Policymakers must prioritize science over stigma. Cameroon has the chance to lead with a modern, balanced approach to tobacco control that protects health, empowers consumers, and fosters economic resilience. The focus should be on providing better options and the right information to those who need them most.

Cameroon can protect its citizens and economy by choosing progress over prohibition. The time to act is now.

Présidentielle 2025 : 35 recours au contentieux préélectoral

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Le Conseil constitutionnel a été pris d’assaut ce 28 juillet dès les premières heures par les contestataires de la liste des candidats retenus par Elections Cameroon (Elecam), pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Pas moins de 30 dossiers reçus par la Haute juridiction. Et comme il fallait presque s’ay attendre, un recours du Pr Maurice Kamto. Le principal opposant au régime de Yaoundé a été recalé par le Conseil électoral d’Elecam, au motif de « pluralité d’investitures». Se basant sur le fait que deux dossiers ont été enregistrés pour le compte du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (Manidem). Alors qu’Anicet Ekane le président du parti investissait le président démissionnaire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), son prédécesseur Dieudonné Yebga s’est annoncé également, comme candidat du même parti qui l’a pourtant exclu il y a plusieurs années. Dans un contexte où Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale, est engagé depuis plusieurs années, dans une chasse contre l’opposant numéro un au régime de Yaoundé. Le site internet du Minat a même remplacé le président du Manidem, y écrivant le nom de Dieudonné Yebga. Avant de se rétracter, arguant que des pirates informatiques sont passés par là. Face à une levée de boucliers. L’affaire va se poursuivre devant le conseil constitutionnel.

Dans le même temps, Léon Theiller Onana qui s’est lui aussi annoncé comme le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, demande l’invalidation de la candidature de Paul Biya. Le conseiller municipal de la commune de Monatélé, conteste par ailleurs le rejet de sa candidature. Lui qui dénonce l’illégalité de la candidature de Paul Biya, au motif que le président sortant et non moins président national de son parti, n’a plus de légitimité à la tête du parti, faute pour lui d’avoir été renouvelé dans cette fonction par un congrès. Le dernier ayant été organisé en 2011. Dans la même veine, André Marie Dibamou, ou encore Babio Ngono de la Ligue démocrate, ont chacun introduit des recours visant à faire réintégrer leurs candidatures.

Dans la foulée, Robert Kona qui discute la présidence du Pcrn avec Cabral Libii, sollicite le rejet de la candidature de son concurrent pourtant reconnu par la justice. Finalement, à l’expiration du délai de dépôt des recours, 35 dossiers ont été reçus par la Haute juridiction compétente pour le contentieux préélectoral.

En rappel, Elecam a retenu 13 candidatures sur les 83 reçues, en rejetant notamment celle de Maurice Kamto dot l’ancien parti avait boycotté les législatives et municipales de 2020 ; ce qui handicapait l’homme à se faire investir par son propre parti cette année. Les élections locales initialement prévues avant la présidentielle, ayant été reportées en 2026. Une seule femme a été retenue par Elecam : Patricia Tomaïno Ndam Njoya, a été retenue.

Présidentielle 2025: 13 candidats, sans Maurice Kamto

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Après examen des dossiers de candidatures à l’élection présidentielle 2025, le Conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) n’a retenu que 13 candidats sur les 82 enregistrés. Avec  »sans surprise » le rejet de la candidature de Maurice Kamto. Confirmant une liste qui avait déjà circulé la veille sur les réseaux sociaux.

L’exposé des motifs n’est pas encore officiellement connu mais les milieux gouvernementaux avaient déjà clairement indiqué qu’Anicet Ekane n’était pas la personne idéale pour investir l’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Dimanche dernier, Hervé Emmanuel Nkom, membre du comité central du Rdpc, parti au pouvoir, avait annoncé sur les antennes de Canal 2 international, qu’une nouvelle candidature du Manidemo sera déposée demain ». Et le lendemain justement, Dieudonné Yebga, ancien président du Manidem, a déposé un dossier, en se présentant comme le président de ce parti upeciste. Et sur le site internet du ministère de l’Administration territoriale (Minat),le nom d’Anicet Ekane a été remplacé par celui de Yebga.

Eugène Nyambal: «Je m’engage dans la politique parce que j’ai une vision claire de transformation de mon pays»

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M. Nyambal, vous avez rencontré la presse, quelque peu remonté; qu’est-ce qui vous fait mal ?

J’ai d’abord fait une déclaration de candidature pour informer mes compatriotes et tous les amis du Cameroun, que j’étais candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Et j’ai travaillé avec mon équipe. J’ai travaillé avec mon équipe d’arrache-pied. Nous avons préparé un programme solide. Nous avions mis en place toutes les conditions pour être présents lors de cette élection. Malheureusement, au vu du report des élections législatives et municipales, nous nous sommes retrouvés dans une situation dans laquelle les partis ayant des élus sont entrés dans un marchandage innommable; c’est-à-dire que la seule condition qu’il nous manquait, c’était d’avoir un parti qui puisse nous investir. Imaginez-vous qu’il y a des partis qui nous demandaient 150 millions de francs. Et nous sommes entrés en négociation avec un parti qui, jusqu’à la dernière, était avec nous. Et curieusement, le week-end, ils ont fermé toutes les courroies de communication. Ils nous ont mis en attente. Et nous nous sommes retrouvés dans une situation où nous ne pouvions pas déposer à temps notre candidature le 21 juillet. Et nous nous sommes rendus compte, le lendemain, que ce même parti qui avait disparu, a donné l’investiture à un candidat qui brille, un candidat beaucoup plus jeune.

Alors, on ne va pas hésiter à vous demander concrètement, de quell parti s’agit-il?

Oui, c’est le parti de monsieur Atangana Denis. Je vous ai dit que j’ai parlé à plusieurs partis. Je ne cite que celui-là. J’ai parlé à plusieurs partis. En fait, le fait qu’il n’y ait que 18 partis qui puissent investir des candidats, a créé un mercato politique sans précédent dans notre pays. Vous imaginez qu’en plus de la caution de 30 millions Fcfa, on me demandait de débourser 150 millions Fcfa. C’était un décaissement dans l’immédiat. Les discussions n’ont pas porté sur les programmes, sur une différence en termes idéologiques. Les discussions ont essentiellement porté sur l’aspect du désintéressement financier des partis en question. Alors que ma conception de la politique, c’est qu’on doit s’y engager parce qu’on a des convictions, parce qu’on veut servir son pays.

Vous avez quand même un nom qui porte; quel était le problem ?

Je vous ai dit que j’ai parlé à plusieurs partis; je ne cite que celui-là. Le fait qu’il n’y ait que 18 partis politiques capables d’investir les candidats, a créé un mercato sans precedent dans notre pays. Vous imagnez qu’en plus de la caution de 30 millions Fcfa, on me demandait de débourser 150 millions Fcfa et c’était un décaissement dans l’immédiat. Les discussions n’ont pas porté sur les programmes, ni sur une diéfrence en termes idéologiques; mais sur l’aspect du désintéressement financier des partis en question. Alors que ma conception de la politique, c’est que, on doit s’y engager, parce qu’on a des convictions, parce qu’on veut server son pays.

Il vous a donc manqué en réalité 150 millions Fcfa? Ou vous pensez qu’on vous a roulé?

Non, je ne pense pas. Je n’ai dit pas ça. J’ai dit qu’il y a deux choses: un, on a demandé des sommes colossales, astronomiques. Et deux, nous nous sommes retrouvés dans des discussions où on nous a mis dans une situation d’attente, sachant que les délais étaient de 48 heures. Et après nous avoir promis qu’on allait nous répondre, on n’a plus eu signe de la part de nos interlocuteurs. Est-ce que c’est clair ? 

C’est clair certainement. Et c’est aussi clair que vous ne serez pas candidat à cette élection. Eugène Nyambal compte-t-il s’associer à un autre projet ? Est-ce que vous avez un plan B ?

Je ne réfléchis pas en termes de plan B. Je pense à l’intérêt de mon pays. Et j’ai dit à plusieurs reprises que parmi les candidats, il y a de bons candidats. J’ai parlé d’hommes d’expérience comme le professeur Maurice Kamto. J’ai parlé d’hommes d’expérience comme le Premier ministre Bouba Bello. Vous avez également des leaders comme Cabral Libii ou M. Osih. Ce qui m’importe, ce ne sont pas les noms, ce ne sont pas les personnes ou les personnalités. Ce qui m’importe, c’est que je suis attentif à l’offre politique, aux programmes politiques proposés par les uns et les autres. Je suis prêt à soutenir toute action qui vise le changement et la transformation des conditions de vie des Camerounais. 

On vous a connu dans les couloirs de la Banque mondiale. Aujourd’hui vous annoncez sur le terrain politique. Qu’est-ce qui vous a poussé à envisager d’embrasser le terrain politique ?

Il y a plusieurs choses. J’ai grandi dans un environnement où le service public est très important. J’ai également grandi dans des valeurs où la fierté nationale, être au service de son pays, c’est important. J’ai eu la chance d’avoir le parcours que j’ai eu. Mon métier, c’est d’aider les pays à s’organiser, à gérer leurs économies, d’aider des gens à gérer leurs pays pour se développer. Lorsque je vois la souffrance des Camerounais, pendant longtemps, j’ai donné des conseils, y compris à mon pays, sur des problèmes comme la gestion du secteur de l’eau, de l’électricité, sur d’autres secteurs, sur la gestion de la dette. Mais je me suis rendu compte à un moment que lorsque vous êtes conseiller, parfois vous donnez des conseils et ils ne sont pas appliqués. Et j’atteins un stade aujourd’hui où je m’engage dans la politique parce que j’ai une vision claire de transformation de mon pays. C’est très très  clair là où je veux que le Cameroun aille. Et je pense que j’ai l’énergie, la passion, pour mener à bien ce projet, parce que je veux voir les Camerounais vivre dans de meilleures conditions. Lorsque je marche tous les jours, je vois la richesse de notre pays, la diversité de notre pays, je vois le niveau d’énergie dans notre population. Je n’ai pas le droit de rester dans mon coin. Je dois travailler pour m’assurer que les jeunes ont un avenir meilleur. Je veux m’assurer que les familles vivent mieux. C’est ça qui m’a amené sur le champ politique.

On va sortir par là, quelles sont les grandes priorités du programme que vous proposez aux Camerounais ?

J’en ai parlé à plusieurs reprises pendant plus d’une heure. Mais ce que vous pouvez retenir, c’est que le programme que j’ai bâti avec mon équipe, tournait autour d’un concept simple à partir duquel je peux décliner toutes les politiques de mon programme. J’ai dit que je veux bâtir une grande nation unie, prospère, solidaire, souveraine et panafricaine. À partir de ces concepts, je décline tout le programme. “Unie”, je veux qu’on mette fin à la guerre du NOSO dans les meilleurs délais. Je veux qu’on tourne le dos aux replis identitaires. Nous sommes un seul et même pays. “Prospère”, parce que je vois l’état d’effondrement économique et social de notre pays aujourd’hui. Je veux remettre le Cameroun vers la création de richesses et d’emplois et exploiter toutes les ressources du Cameroun, les ressources minières et autre, au bénéfice des Camerounais. Je ne veux plus voir que nos mines, que le bois, que toutes ces ressources sont utilisées, que le budget de l’État est utilisé pour une minorité. Je ne veux plus voir ça. “Solidaire”: lorsque vous voyez nos villes, nos villages, les villages se vident parce qu’il n’y a pas de bonnes conditions de vie; il n’y a pas d’activité économique, il n’y a pas de routes. Tout le monde s’entasse dans nos villes, et l’essentiel de notre population vit dans la pauvreté et dans le secteur informel.

Je veux mettre en place une société qui se préoccupe de ses pauvres, qui a des politiques, qui met en œuvre des politiques d’assurance-maladie, qui met en œuvre des politiques pour subventionner les biens de première nécessité et qui met de l’argent dans la poche de nos jeunes qui sont désœuvrés. Je veux… quand je parle de solidarité, vous savez que par exemple nos enfants n’ont plus la bourse. Je veux une société qui a cette solidarité avec les vieux, avec les jeunes. C’est ça que je veux construire. “Un pays souverain”: dans le monde d’aujourd’hui, vous voyez que même au niveau international, tout le monde est en train de tourner le dos à la mondialisation. On est entré dans le retour à la souveraineté des États. Avant, on nous disait : « Ne produisez pas ce que vous consommez, vous pouvez acheter d’un peu partout. » Mais avec la crise du Covid, la crise ukrainienne, et puis l’arrivée de Trump, on se rend compte qu’une grande nation doit avoir sa souveraineté. Souveraineté économique, ça veut dire qu’on doit produire ce que nous consommons. Souveraineté au niveau agricole, au niveau industriel : on doit fabriquer nos produits. Souveraineté au niveau politique, souveraineté au niveau culturel : nous devons promouvoir notre propre culture. Et souveraineté au niveau de la défense. Si vous n’êtes pas capables de défendre votre pays, on va arracher vos biens. Vous ne serez jamais développés.

Et le dernier point : le Cameroun ne saurait se développer sans la renaissance africaine. C’est pourquoi je parle de panafricanisme. Donc mon programme s’inscrit également dans une dynamique où nous allons travailler avec les autres pays africains pour faire émerger une Afrique — pas alignée sur les Brics, pas alignée sur les Occidentaux —, mais une Afrique qui se pose de manière autonome comme pôle civilisationnel en compétition avec les autres. Parce que quand on regarde le rapport de forces démographiques, nous sommes l’avenir du monde. Depuis plus de six siècles, on n’a pas eu l’opportunité que nous avons aujourd’hui. Le monde de demain, en 2050, il y aura 5 milliards d’Asiatiques, 2,5 milliards d’Africains, les Occidentaux seront moins du milliard. Donc vu le nombre que nous avons, nous devons nous affirmer. C’est pour ça qu’on doit construire le panafricanisme. Donc c’est un peu ça. Et en termes de valeurs que je défends, le Cameroun que je défends, c’est un Cameroun basé sur le mérite, sur l’égalité des chances, sur la justice. Je veux que demain, l’enfant de la femme qui vend les beignets, qui vend le poisson à Mvog-Ada, puisse aller à l’Enam, puisse entrer dans toutes les grandes écoles de la nation, puisse avoir le parcours que Eugène Nyambal a eu. Mon projet, c’est de mettre fin à la République des « fils de ». Je veux que le Cameroun soit un patrimoine commun de tous les Camerounais, quelles que soient leurs origines ethniques, religieuses et familiales. C’est ce Cameroun que je veux construire. Donc c’est autour de ces valeurs que j’ai décliné un programme très détaillé tout à l’heure. Je vous remercie.

Présidentielle : Demain est jour des résultats

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La liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle 2025 sera publiée ce 26 juillet 2025. L’annonce a été faite par Elections Cameroon (Elecam). Les 82 dossiers reçus au soir du 21 juillet a été transmise mercredi dernier au Conseil électoral par la direction général des élections, conformément au Code électoral qui dans son article 10, alinéa 2, section 2, prévoit que «le Conseil électoral examine les dossiers de candidature et publie la liste ou les listes définitives des candidats à l’élection présidentielle, aux élections législatives, sénatoriales, régionales et municipales ». Cette instance a disposé de trois jours pour étudier les différents dossiers.

C’est un moment très attendu par l’opinion nationale et internationale tant la chronique électorale au Cameroun fait couler beaucoup d’encre et de salive. En tout, 82 dossiers ont été reçus dans les bureaux d’Elecam. 19 partis politiques étaient habilités à investir chacun un candidat. A la fin, quatre d’entre eux ont investi plus d’un candidat. Il s’agit du Rdpc, parti au pouvoir qui a reçu les candidatures de Paul Biya le président sortant, et Léon Theiller Onana, conseiller municipal à la commune de Monatélé ; le Manidem qui a investi Maurice Kamto et Dieudonné Yebga ; le parti Univers avec Akere Muna et Chantal Adélaïde Membouet, l’UPC qui a investi trois candidats : Jean Bayebeck, Abdouraman Hamadou et Dominique Yamb Ntimba. Elecam est face à l’histoire : « Cette session de plein droit nous offre une occasion de consolider la crédibilité d’Elections Cameroon. La légitimité de notre institution dépend étroitement de la rigueur avec laquelle nous gérons chaque étape du processus. Nous devons agir non sous la pression ou dans la précipitation, mais mus uniquement par la préservation de l’intérêt général de l’équité démocratique », a clamé Enow Abrams Egbe, le président du Conseil électoral d’Elecam, en ouvrant les travaux de la session de plein droit mercredi dernier. 

En attendant cette liste, les débats font rage sur l’espace public, avec le jeu trouble du ministre de l’Administration territoriale (Minat) et du Rdpc. Sur les antennes de la télévision nationale, Paul Atanga Nji qui avait déjà reconnu Anicet Ekane comme président du Manidem, dans la crise de leadership qui secouait ce parti upéciste, a indiqué que celui-ci n’est plus celui qui devait investir un candidat à l’élection présidentielle. Et sur le site internet du Minat, le nom d’Anicet Ekane a été remplacé par celui de Dieudonné Yebga. Par ailleurs, le débat s’anime également la démission de Maurice Kamto du MRC. Grégoire Owona, secrétaire à l’organisation du Rdpc, estime que la démission de Laurice Kamto n’a pas respecté les procédures qui prévoient selon lui que le gouverneur de la région du siège du parti en soit notifié et que ce dernier transmette ladite information au Minat, qui en prend acte.  

Football et tourisme : un package en Amérique latine

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Les clubs et agences misent sur le tourisme sportif. Le football devient un moteur d’activité pour l’économie touristique.
Les clubs et agences misent sur le tourisme sportif. Le football devient un moteur d’activité pour l’économie touristique.

Les voyages autour du football attirent de plus en plus de passionnés. En Amérique latine, ce phénomène prend une forme économique solide. Plusieurs clubs, agences et acteurs du secteur touristique développent des offres spécifiques pour les visiteurs. Ces formules comprennent billets de match, hébergement, visites guidées et parfois accès aux entraînements.

Ce modèle est rentable pour les clubs et bénéfique pour les régions qui les accueillent. Il permet aussi d’élargir l’audience des compétitions nationales. Certaines plateformes numériques participent à cette dynamique. On observe souvent que le site https://1xbet.bi/fr est cité parmi les références populaires dans l’environnement des services touristiques associés au football.

Ce croisement entre passion sportive et mobilité touristique crée de nouveaux flux. Il relie les fans aux clubs, les villes aux compétitions, et stimule des secteurs secondaires comme la restauration ou les transports.

Pourquoi les offres combinées gagnent du terrain        

Les supporters ne se contentent plus de regarder les matchs depuis chez eux. Ils veulent vivre une expérience complète, en direct. En Amérique latine, des destinations comme Buenos Aires, Rio ou Medellín sont devenues des points d’attraction pour les fans étrangers.

Les agences locales ont bien compris l’intérêt. Elles créent des packages qui incluent plusieurs éléments :

  • Billets pour deux ou trois matchs dans une même ville
  • Hébergements proches des stades
  • Transferts organisés et sécurité assurée
  • Visites culturelles en dehors des jours de match

Cette formule plaît particulièrement aux visiteurs qui veulent optimiser un court séjour. Elle donne aussi aux clubs une chance d’attirer de nouveaux publics. Les fans qui découvrent un stade ou un club local peuvent devenir des ambassadeurs à distance.

Les supporters vivent le football sur place. Ils visitent les musées des clubs, rencontrent d’anciens joueurs et découvrent l’ambiance locale dans les bars ou marchés voisins.

L’impact économique du tourisme lié au football        

Ce type de tourisme génère des revenus pour plusieurs acteurs. Les clubs vendent plus de billets. Les hôtels améliorent leur taux de réservation. Les taxis, restaurants et guides touristiques reçoivent de nouveaux clients.

Selon des estimations publiées dans la presse locale, les grandes villes footballistiques d’Amérique latine enregistrent une hausse de 15 à 20 % de fréquentation les semaines de derby ou de matchs internationaux. Cela représente des milliers de visiteurs supplémentaires.

Les plateformes numériques et les analystes sportifs se joignent aussi à cette logique. Certains contenus intègrent des analyses liées aux performances locales, utiles pour les fans souhaitant suivre les cotes ou préparer leurs séjours. Dans ce contexte, on remarque une monetisation des conseils de cotes proposée par certains opérateurs, notamment dans les guides de voyage en ligne spécialisés dans le football.

Ces contenus peuvent influencer le comportement des visiteurs, qui planifient leur séjour selon l’attractivité des matchs ou des performances d’équipes spécifiques.

Les clubs et villes comme co-acteurs du développement touristique

Les clubs ne sont plus des structures isolées. Ils collaborent avec les municipalités pour valoriser leur rôle dans l’économie locale. Certains proposent des partenariats avec les offices du tourisme. D’autres ouvrent leurs installations au public en semaine.

Les stades deviennent des lieux d’accueil pour les visiteurs, même en dehors des compétitions. Pour les villes, cela crée une nouvelle image. Le football devient une vitrine culturelle. Il attire des visiteurs qui, sans cela, n’auraient pas inclus la destination dans leur parcours.

Perspectives et consolidation du modèle        

Ce mélange entre tourisme et football ne montre aucun signe de ralentissement. Avec l’essor du numérique, les réservations sont plus simples. Les fans accèdent rapidement à l’offre de billets, d’hôtels et d’activités.

Des plateformes spécialisées émergent pour faciliter ces combinaisons. Elles centralisent les données, offrent des options personnalisées et proposent des contenus adaptés à la langue et au profil de chaque voyageur.

Les clubs bénéficient de ce système. Ils augmentent leurs revenus sans dépendre uniquement des performances sportives. Ils élargissent aussi leur communauté internationale.

À long terme, ce modèle peut être intégré dans la stratégie globale des compétitions nationales. Il aide à renforcer la marque des championnats et soutient les projets de développement touristique durable.

Le football devient ainsi plus qu’un spectacle. Il devient une porte d’entrée vers la culture, l’économie locale et l’identité des villes. Pour les clubs comme pour les territoires, c’est une voie d’avenir déjà bien engagée.

Tendances de fréquentation des stades pour les sports populaires        

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Tendances de fréquentation des stades pour les sports populaires        
Tendances de fréquentation des stades pour les sports populaires        

Dans plusieurs disciplines, les clubs investissent dans l’expérience sur place. Cela passe par la qualité visuelle, l’audio, la restauration et l’animation avant ou après le match. Les spectateurs veulent plus qu’un match : ils attendent un moment complet. On observe aussi un lien renforcé entre les données en ligne et la gestion de la billetterie, similaire à celui du https://1xbet.ml/fr, qui structure ses pages selon les usages actifs de ses utilisateurs.

Les tendances récentes montrent une hausse de la fréquentation dans certains championnats, mais aussi une baisse dans d’autres. L’écart se creuse entre les clubs qui innovent et ceux qui peinent à offrir une expérience cohérente.

Éléments influençant la fréquentation

La fréquentation dépend de plusieurs critères. Le calendrier, l’heure, le niveau sportif et la météo jouent un rôle. Mais l’accessibilité, la sécurité et les services sur place sont devenus déterminants.

Certains stades ont vu leur affluence augmenter après rénovation ou changement de stratégie. Les espaces VIP, les tribunes familles ou les offres ciblées redéfinissent les profils du public.

Voici quelques éléments qui influencent la décision d’achat d’un billet :

  • Le prix des places comparé à d’autres loisirs.
  • La facilité d’accès au stade (transport, parking, horaires).
  • Les animations en dehors du match (concert, zone enfants, boutique).
  • L’ergonomie des services numériques (achat mobile, géolocalisation de sièges).

Les clubs qui tiennent compte de ces aspects améliorent leur taux de remplissage. D’autres doivent encore ajuster leur offre pour répondre à ces attentes. Cela passe souvent par des campagnes combinées, informatives et personnalisées.

Nouvelles habitudes liées au digital

Le numérique a changé la relation au match. Beaucoup de supporters suivent les matchs depuis leur téléphone, même en tribune. Les applications des clubs proposent désormais des statistiques, des replays courts ou des sondages en direct.

Cette hybridation transforme la façon de vivre le sport. Le stade devient connecté. Cela favorise les contenus à partager, les alertes personnalisées, ou l’interaction directe avec les commentateurs ou les autres fans.

Certains utilisateurs, notamment plus jeunes, recherchent une expérience mobile complète. C’est dans cette logique qu’ils consultent des plateformes de jeu ou d’analyse. Par exemple, les contenus de type comment gagner de L’argent en ligne guide pratique complet croisent parfois des données sportives, des performances collectives et des résultats individuels.

Cette convergence attire un nouveau public. Moins fidèle au club, mais plus sensible à l’aspect événementiel et interactif.

Écarts entre disciplines et zones géographiques

Le football reste le sport qui attire le plus de monde dans les stades. Mais dans certaines régions, le basketball, le rugby ou le handball connaissent des croissances rapides. Ces disciplines misent souvent sur des salles plus petites, mieux adaptées à l’environnement local.

Dans les grandes villes, les stades historiques conservent leur attrait. Ils bénéficient d’une base fidèle et d’une couverture médiatique forte. À l’inverse, les clubs moyens doivent redoubler d’efforts pour attirer un public parfois hésitant.

Certaines ligues imposent des normes de remplissage. Si le taux est trop bas, les clubs peuvent perdre leur droit à certaines subventions ou à la diffusion TV. Cela pousse à repenser l’offre billetterie, à ouvrir des sections spéciales ou à organiser des opérations exceptionnelles.

Les comparaisons entre régions révèlent des modèles différents. L’ambiance locale, la densité urbaine ou le niveau de vie peuvent changer fortement le taux de fréquentation.

Stratégies mises en place pour dynamiser l’affluence

Les clubs ne misent plus seulement sur les résultats pour remplir leurs stades. Ils développent une approche globale, qui prend en compte l’avant et l’après-match. Certains transforment leur stade en lieu de vie avec restaurants, expositions, ou espaces de coworking.

Les partenariats avec des marques non sportives participent aussi à cette dynamique. Ils permettent de financer des animations ou de proposer des services gratuits (Wi-Fi, navettes, goodies).

Les stratégies les plus efficaces incluent :

  • Billets à tarif réduit pour certaines tranches horaires.
  • Pack famille ou groupes scolaires.
  • Communication ciblée via SMS ou réseaux sociaux.
  • Mise en avant de l’expérience “hors terrain” comme argument principal.

Ces méthodes offrent des résultats visibles à court terme. Mais elles doivent s’inscrire dans une stratégie stable pour avoir un impact durable.

La fréquentation des stades reflète plus que la popularité d’un sport. Elle montre la capacité des clubs à comprendre leur public, à créer une ambiance unique et à s’adapter aux nouveaux usages. Le sport reste une expérience collective, mais il doit maintenant s’ajuster à des attentes plus mobiles, connectées et personnalisées.

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