jeudi, mai 21, 2026
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Genre Et Industrie Extractive : Faire de la femme un pilier du secteur minier camerounais

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La salle du Djeuga Palace a accueilli cette conférence internationale inédite organisée par l’Association des Femmes du Secteur Minier du Cameroun (AFEMIC), présidée par Pascaline Omgba Balhine, également présidente du comité d’organisation de l’événement. Placée sous le thème « Développement minier industriel au Cameroun : la place de la femme », la WIMCC 2025 constitue une étape majeure dans la volonté affichée du gouvernement et des parties prenantes du secteur de renforcer l’implication féminine dans une industrie stratégique en pleine mutation.

Cette volonté d’ouverture s’est exprimée à travers une mobilisation remarquable, marquée notamment par la présence de Dorothée Masélé, représentante du Réseau des femmes du secteur minier d’Afrique, et de Vivian Ken Dem Eh, du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF). Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, le ministre Fuh Calistus Gentry a salué un moment historique : « Cette conférence incarne une étape majeure dans la reconnaissance du rôle fondamental que jouent et que doivent jouer les femmes dans le développement industriel minier de notre pays », a-t-il affirmé, soulignant l’engagement croissant des actrices du secteur.

Il a rappelé que l’exploitation des ressources minérales est l’un des piliers de la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Toutefois, cette croissance ne saurait être véritablement durable sans justice sociale. « Notre ambition est claire : faire en sorte que cette dynamique porteuse profite à toutes et à tous, sans discrimination, et que les femmes puissent trouver leur place et renforcer leur participation dans cette chaîne de valeur, de l’exploration à la transformation industrielle », a insisté le ministre.

Le membre du gouvernement a également mis en avant les instruments mis en place pour soutenir cette ambition : la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui accorde une place importante à l’égalité des chances et à la promotion de l’emploi féminin, ainsi que la Loi n°2023/014 portant Code Minier, adoptée récemment, qui consacre des dispositions spécifiques en faveur de l’accès des femmes à la formation, aux financements, aux marchés et aux postes à responsabilité. Autre point d’attention évoqué par Fuh Calistus Gentry : la nécessité de renforcer la sensibilisation des communautés aux innovations en cours dans le secteur. Il a notamment encouragé les femmes à diffuser les informations relatives aux projets miniers prioritaires, citant en exemple le système d’exploitation en vase clos du gravier minéralisé de l’or, une méthode plus respectueuse de l’environnement et des populations riveraines.

 Outre les interventions officielles, la matinée a été animée par une performance du Ballet national, une visite des stands d’exposition et un cocktail d’ouverture, moments propices aux échanges et au réseautage. L’après-midi a été consacrée à un panel de haut niveau sur les politiques publiques en faveur de l’inclusion. Intitulé « Quelles réformes pour favoriser l’égalité dans le secteur minier camerounais ? », ce temps fort a permis à plusieurs expertes et cadres du MINMIDT, du Conseil constitutionnel, de la société civile et d’organisations internationales, de formuler des recommandations concrètes.

 La Directrice de la Géologie au MINMIDT, Karen Agbor, a ouvert les échanges, suivie entre autres de Clotaire Kouakpe (SIMM/MINMIDT), Agnès Solange Ondigui (ITIF Cameroun), et Madeleine Mballa Ebengue, experte nationale genre et droits humains au PNUD. Sous la modération de la professeure Olomo, les débats ont porté sur l’amélioration du cadre juridique, l’autonomisation économique des femmes artisanes ou entrepreneures minières, et la nécessité d’une meilleure gouvernance sectorielle. En clôturant la journée, le ministre a lancé un appel « Faisons de cette assise un espace d’échanges riches, de propositions pragmatiques et d’actions concrètes », a-t-il déclaré.

Forum économique : L’Afrique centrale mise sur le manioc et les médicaments pour s’industrialiser

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Et si le manioc et la pharmacie devenaient les moteurs inattendus de l’industrialisation de l’Afrique centrale ? C’est l’une des pistes explorées par les experts, chefs d’entreprise et décideurs réunis du 23 au 25 juillet à Yaoundé pour la troisième édition du Forum économique Afrique centrale (FEAC). Un événement devenu incontournable pour ceux qui croient en un avenir industriel fondé sur les ressources locales, les PME et l’innovation.

Placée sous le thème : « Investissement et financement des PME en Afrique centrale pour l’industrialisation et le développement des chaînes de valeur régionales », cette édition a mis l’accent sur deux secteurs stratégiques trop souvent sous-exploités, à savoir le manioc, produit massivement mais peu valorisé, et la production pharmaceutique locale, toujours marginale face à la dépendance aux importations.

Pour Jean-Baptiste Fouda Atangana, président de l’événement, « le continent n’attire que 5 % des investissements directs étrangers dans la production pharmaceutique. Pourtant, si les conditions adéquates sont réunies, la fabrication locale peut améliorer l’accès aux médicaments essentiels, stimuler la croissance économique et renforcer l’autonomie stratégique. » Un plaidoyer en faveur d’une mobilisation accrue des capitaux, mais aussi d’une refonte de l’environnement réglementaire et industriel.

 Dans le même esprit de valorisation des ressources locales, le Cameroun mise sur le manioc, un tubercule aux multiples usages encore sous-exploité. Le département du Moungo, dans la région du Littoral, constitue d’ailleurs le principal bassin de production du pays, avec près de 4,5 millions de tonnes récoltées chaque année sur environ 330 000 hectares cultivés en 2022. Le rendement moyen est estimé à 40 tonnes par hectare, mais le potentiel de transformation reste limité à moins de 1 000 tonnes. Selon les données du « Compte d’exploitation des plantations de manioc au Cameroun » sur la période 2019-2021, la filière génère en moyenne 1 million de FCFA par hectare et par an, soit des revenus annuels potentiels de 330 milliards de FCFA.

Des chiffres qui pourraient être largement revus à la hausse grâce à une stratégie d’exportation et à des investissements ciblés. Pour les participants AU Feac, la construction d’une véritable chaîne de valeur régionale autour du manioc — incluant transformation, conditionnement et distribution — représente une voie prometteuse pour créer des milliers d’emplois, réduire les pertes agricoles et renforcer la sécurité alimentaire sur le continent.

Jean-Baptiste Fouda Atangana, estime en outre que l’industrialisation passe nécessairement par une montée en puissance des Petites et moyennes entreprises (PME) et industries (PMI) locales. Trois axes ont structuré les échanges, il s’agit des défis structurels des PME, les mécanismes de financement adaptés et les exemples inspirants d’initiatives réussies dans la sous-région. Mais le tableau est loin d’être rose. Le déficit de financement auquel font face les PME d’Afrique subsaharienne est estimé à 330 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. Trop souvent écartées des circuits bancaires classiques, nombre d’entre elles dépendent encore des mécanismes informels comme les tontines. « Je n’exclus pas les tontines, bien au contraire. J’en viens moi-même.

Tout projet structuré, même né d’une tontine, a sa place ici », a affirmé Fouda, dans un message d’ouverture aux réalités économiques africaines. Au-delà du plaidoyer pour plus d’investissements, le forum a mis en avant la formation et l’accès à l’information financière. Car sans données fiables, ni compétences en gestion ou comptabilité, peu de PME peuvent prétendre convaincre un investisseur. D’inspiration panafricaine, le FEAC reprend ici les recommandations de l’Africa Financial Industry Summit, en insistant sur le renforcement des capacités comme condition préalable à l’accès au crédit.

Financement Vert : L’État adopte un plan pour financer la préservation de la biodiversité

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Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a officiellement lancé, mardi 29 juillet 2025 à Yaoundé, l’Initiative de Financement de la Biodiversité (Biofin). Aux côtés du ministre de l’Environnement, Pierre Hele, et de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, il a donné le coup d’envoi d’un processus qui vise à structurer durablement le financement de la biodiversité au Cameroun.

Cette initiative, portée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et soutenue par le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF 8), marque une étape importante dans les efforts du pays pour inscrire la préservation de la nature au cœur de sa stratégie de développement. L’objectif principal de cet atelier de lancement est de doter le Cameroun d’un plan de financement ambitieux, réaliste et inclusif pour protéger la biodiversité.

 Un tel plan nécessite l’identification précise des besoins, l’analyse des ressources déjà mobilisées, l’exploration de nouvelles sources de financement et l’élaboration d’une feuille de route concrète. Lors d’une rencontre réunissant représentants ministériels, bailleurs de fonds, collectivités territoriales, acteurs de la société civile et du secteur privé, les participants ont été introduits aux quatre composantes clés du projet Biofin : l’Analyse des Politiques et Institutions (API), l’Analyse des Dépenses pour la Biodiversité (ADB), l’Estimation des Besoins de Financement (EBF) et le Plan National de Financement de la Biodiversité (PNFB). Ces outils stratégiques visent à renforcer la planification et la coordination des actions en faveur de la biodiversité, en garantissant une mobilisation concertée de l’ensemble des parties prenantes.

UN ENGAGEMENT RENOUVELÉ EN FAVEUR DU CLIMAT

Dans son discours, Louis Paul Motaze a replacé cette initiative dans la continuité des engagements climatiques du Cameroun. Après la mise en œuvre de la finance climatique en 2022 et le lancement des obligations vertes en avril 2025, BIOFIN constitue selon lui « une nouvelle étape vers une transition verte structurée ». « Il ne suffit plus d’aligner les intentions, il faut désormais structurer les actions et mobiliser les financements à la hauteur des enjeux », a-t-il déclaré, tout en saluant la vision du président Paul Biya en matière de développement durable.

Le ministre des Finances a également mis en avant les avancées du pays dans ce domaine, notamment la réalisation du premier bilan carbone national, la mise en place d’un cadre ESG (environnemental, social et gouvernance) et l’adoption du budget climat dans la loi de finances 2025. Un déficit de financement préoccupant Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Environnement, Pierre Hele, a alerté sur le déficit important de financement de la biodiversité, qui freine les efforts de conservation.

Selon certaines études, les financements disponibles devraient être multipliés par trois ou quatre pour répondre efficacement aux besoins. « Le coût de l’inaction est énorme. Il affecte directement des secteurs comme l’agriculture, la pêche ou encore le tourisme, qui dépendent fortement des ressources naturelles », a-t-il souligné. Pour y remédier, il a plaidé pour l’utilisation de mécanismes innovants tels que les paiements pour services environnementaux, les crédits biodiversité, les obligations vertes ou encore les partenariats public-privé.

UN PLAN NATIONAL ALIGNÉ SUR LES ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX

Dans le sillage du Cadre mondial pour la biodiversité adopté à Montréal en 2022, le Cameroun a actualisé sa stratégie nationale en définissant cinq priorités majeures : réduire les pressions exercées sur les écosystèmes, restaurer les zones dégradées, renforcer les connaissances scientifiques, améliorer la gouvernance environnementale et mobiliser les ressources nécessaires.

 Cette feuille de route traduit l’engagement du pays à aligner ses actions sur les objectifs internationaux de préservation de la biodiversité, tout en répondant aux défis locaux liés à la dégradation des milieux naturels et au financement durable. Cette feuille de route, validée par le Comité national permanent de la biodiversité, devra désormais être soutenue par des financements adéquats. C’est là que BIOFIN entre pleinement en jeu, en contribuant à élaborer un plan de financement solide, capable de transformer les intentions en actions concrètes sur le terrain.

 L’un des atouts majeurs de BIOFIN Cameroun réside dans sa démarche participative. L’initiative associe dès le départ les ministères, les entreprises, les collectivités locales, les chercheurs, les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les chefs traditionnels. En rejoignant d’autres pays africains déjà engagés dans cette démarche comme le Burkina Faso, le Rwanda, Madagascar ou l’Afrique du Sud, le Cameroun entend s’inspirer des meilleures pratiques pour construire un modèle national de financement vert, adapté à ses réalités. « Injecter des ressources dans la biodiversité peut générer un bon retour sur investissement », a estimé Louis Paul Motaze, appelant le secteur privé à s’impliquer activement, notamment à travers leurs politiques de responsabilité sociétale.

Grand-Nord : Que valent les nouveaux alliés de Paul Biya

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Après le divorce avec Bello Bouba Maïgari de l’Undp et Issa Tchiroma Bakary du Fsnc, poids lourds de la politique dans le Septentrion et alliés de longue date de Paul Biya, le chef de l’Etat sortant n’a pas perdu tout le Nord. Paul Biya peut encore compter sur d’autres partis d’« opposition » comme soutiens à sa candidature pour briguer un autre mandat. En l’occurrence l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (Andp) d’Hamadou Moustapha et le Mouvement démocratique pour la défense de la république (MDR) de Paulin Djorwé. « Le MDR réitère son soutien indéfectible et inconditionnel à la candidature du chef de l’Etat. Le MDR sera toujours à ses côtés ; nous pensons que nous allons lui apporter notre soutien et la victoire en octobre 2025 », déclarait Me Paulin Djorwe, président de transition du MDR, jeudi 10 juillet, au sortir d’une réunion tenue dans le cadre des concertations conduites par le secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh, président du comité stratégique chargé de préparer la campagne du président Paul Biya.

Ragaillardi par un verdict du tribunal de grande instance du Mfoundi rendu le même jour en sa faveur dans la crise de succession à la tête de ce parti qui l’oppose à Daïssala Tigana Tassi, fils du feu fondateur de ce parti (Dakole Daïssala), Paulin Djorwe s’engage donc à apporter son soutien à celui qui l’a nommé sénateur, comme en remplacement e Dakolé Daïssala qu’il avait déjà nommé en 2013. Avec 02 députés et 03 contrôlant communes (Dziguilao, Touloum et Moulvoudaye), c’est dans la région de l’Extrême-Nord, précisément dans les départements du Mayo-Kani et du Mayo-Danay, que son parti compte l’essentiel de ses militants. Comme le MDR, l’Andp poursuit son alliance avec le Rdpc et soutient la candidature de Paul Biya à la présidentielle d’octobre 2025. Son président, Hamadou Moustapha, entouré de quelques cadres de son parti, a également pris part aux concertations diligentées par Ferdinand Ngoh Ngoh. « Je ne me présente pas à la présidentielle d’octobre. Je soutiens la candidature du président Paul Biya. C’est clair et net », clamait-il, au sortir de cette réunion. Allié fidèle de Paul Biya depuis près de 20 ans, le fondateur de l’Andp intègre le gouvernement le 2 octobre 2015 comme ministre chargé de mission à la présidence de la République. Son parti est reclus dans son Diamaré natal où il compte seulement 11 conseillers municipaux dans la commune de Maroua 3è.

Batailles du Nord

Si Paul Biya comptait beaucoup d’alliés issus de l’opposition, les poids lourds étaient issus du Grand-Nord. Mathématiquement, les défections de Bello Bouba et Issa Tchiroma devraient avoir une incidence remarquable sur le poids politique de Paul Biya. Deuxième force politique nationale au sortir de l’élection de 2025, l’Undp de Bello Bouba compte cinq députés, un sénateur (nommé) et dirige 17 communes (sur 360), toutes dans le Grand-Nord. Fait important, c’est le seul parti en dehors du Rdpc, à présider un conseil régional : celui de l’Adamaoua. Aussi, c’est le seul parti autre que le Rdpc, à diriger une mairie de ville, celle de Ngaoundéré, dans l’Adamaoua.

Pour sa part, le Fsnc totalise trois députés, un sénateur (nommé) et gère 04 communes, toutes dans le Grand-Nord (Lagdo, Pitoa, Maroua 2 et Mayo-Oulo). Et ces derniers, l’ancien porte-parole a réussi une démonstration de force à travers des meetings géants organisés à Maroua et Garoua. L’homme qui démissionnera quelques mois plus tard, en dénonçant un président Biya « distant », et surtout un « pouvoir par procuration» au sommet de l’Etat, est un tribun qui a longtemps fait ses classes dans l’opposition la plus rude du retour du multipartisme.Mais les données pourraient être diluées avec les mouvements en cours actuellement, avec notamment les défections autour d’Issa Tchiroma. Après Ousmanou Aman Sa’ali dit Yérima Dewa son ancien vice-président, le député Salmana Amadou Ali, voix forte du parti dans l’Extrême-Nord, a quitté le navire pour chacun créer son parti politique. Les deux hommes ont déjà été approchés par le président du Comité stratégique de préparation de la campagne de Paul Biya, et ont promis leur soutien au président sortant. La bataille pour le contrôle de l’Extrême-Nord où Issa Tchiroma a pris des espaces, s’annonce rude. Le Nord n’en est pas épargné. Bastion sociologique de Tchiroma et Bello, cette région n’en sera pas épargnée, tant Dewa a jusqu’ici régné en maître à Lagdo, Bibémi et Pitoa où il est maire.

Présidentielle 2025 : La mise en garde de Mbella Mbella au corps diplomatique

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« Le Cameroun se choisira pas un président sous la pression d’un groupuscule, d’une puissance, une institution ou d’une organisation internationaleLe processus électoral ne saurait être influencé par des considérations ethniques, tribales, linguistiques…Le président sera élu en toute souveraineté par le peuple camerounais». Parole de Lejeune Mbella Mbella. Le ministre des Relations extérieures s’adressait ainsi aux ambassadeurs accrédités au Cameroun mercredi dernier. Cela sonne comme une menace à peine voilée, en langage diplomatique.

Le chef de la diplomatie camerounaise a convoqué les membres du corps diplomatique au sujet de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, qui agite l’espace public depuis des années, et avec encore plus de vigueur depuis la publication de la liste provisoire des candidats par Elections Cameroon (Elecam). Et de fait, la candidature de Maurice Kamto rejetée alimente des débats tant sur la scène nationale qu’internationale. L’opposant arrivé deuxième lors de la précédente élection en 2018, a été investi par le Manidem, un autre parti d’opposition, mais à idéologie presque radicalement opposée. A la surprise de tous, tant l’ancien président du MRC n’avait pas d’autre choix que de recourir aux services d’un parti politique ayant des élus, pour avoir boycotté les élections municipales et législatives de 2020. Ce qui réduisait la possibilité pour lui d’être investi par son propre parti. Et même si l’homme a jusqu’ici fait valoir l’argument de la nullité du mandat impératif, il redoutait que sa candidature soit validée avec des élus venus d’autres partis. Et la chance d’obtenir 300 signatures était encore plus infime.

Mais alors qu’Anicet Ekane l’avait déjà investi, Maurice Kamto a vu ressurgir de nulle part Dieudonné Yebga, ancien président du Manidem, pour déposer lui aussi sa candidature. Du coup, le parti upéciste se retrouvait avec deux candidats. Maurice Kamto a déposé un recours en réhabilitation de sa candidature au Conseil constitutionnel. Instance qui convoque les parties aux 35 recours dès le lundi 4 août prochain. Clément Atangana et les autres membres du Conseil constitutionnel devront également se pencher sur le cas Paul Biya. Agé de 92 ans dont 43 passés à la tête du Cameroun, l’homme reste en course. S’il apparaît de plus en plus rarement sr la scène publique, ses partisans continuent de croire qu’il est l’unique possibilité pour eux. La candidature du président sortant a été attaquée par Léon Theiller Onana, un conseiller municipal de son parti, le Rdpc. Au motif que le président national du parti au pouvoir, n’a lpus la légitimité pour représenter le parti, notamment à un tel niveau de responsabilité et d’engagement.

Lions indomptables : Marc Brys contre-attaque au sujet de sa  » démission »

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Marc Brys serein

« Concernant la falsification des documents, tentative d’extorsion de fonds et escroquerie, le chantage à l’encontre de monsieur Marc Peter Brys, nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale que notre client, M. Marc Peter Brys, entraîneur sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun, est victime d’une tentative d’escroquerie et d’extorsion de fonds de la part d’un ressortissant camerounais bien identifié, se prévalant de la qualité d’agent de joueur Fifa». Telle est la substance d’un communiqué rendu public aux premières heures de ce 1er août 2025 par Me Tietcheu Marcel, avocat au barreau du Cameroun. Le conseil de Marc Brys explique que « cet individu, parfaitement informé de ce que Marc Brys cumulait plus de deux mois d’arriérés de salaire, s’est proposé malicieusement d’entreprendre des démarches auprès de l’administration camerounaise en tant que facilitateur dans le but de régulariser sa situation salariale ; ceci contre rémunération». Sans préciser si l’employé de l’Etat du Cameroun a cédé à cette proposition, Me Tietcheu souligne que « l’intéressé s’est montré particulièrement offensif, usant de harcèlement psychologique et de menaces intempestives pour contraindre notre client à céder à son chantage et autres manœuvres insidieuses».

Le communiqué de l’avocat de Marc Brys

C’est donc, selon l’avocat, face au refus de coopérer de Marc Brys que l’homme est passé à la vitesse supérieure : « l’intéressé a plutôt, à l’insu et sans l’aval de notre client, rédigé une pseudo-lettre de démission, en piratant et en apposant la signature scannée de M. Marc Brys afin de lui conférer un caractère authentique ». Document qui a été envoyé à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) le 21 juillet dernier. La Fécafoot l’a rendue publique deux jours après, comme du pain béni, car les rapports entre Marc Brys et l’organe technique de gestion du football au Cameroun, sont des plus tendus depuis son arrivée. Le contrat du technicien n’a été paraphé que par le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep). La Fécafoot ayant refusé d’adouber cet entraîneur unilatéralement recruté par l’Etat du Cameroun. Après un épisode agité avec deux staffs techniques en concurrence, l’on est parvenu à un staff unifié, mais la Fécaoot et Marc Brys ne s’accordent pas toujours sur la gestion du banc de touche.

La sorte de Me Tietcheu Marcel confirme clairement que la Fécafoot a reçu effectivement une lettre de démission envoyée au nom de Marc Brys, mais méconnaît son destinateur. Egalement, le conseil de Marc Brys reconnaît qu’il y a eu violation du contrat tel que le reconnait implicitement le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), notamment un retard de paiement du salaire du sélectionneur national, mais le technicien n’a pas démissionné, même si son contrat le lui permettait.

Clément Eboué ( ?)

Cela survient alors que la Fécafoot s’est déjà rétractée la veille sur le sujet. Après avoir « pris acte » de la « démission » du patron du banc de touche des Lions indomptables avec lequel elle entretient des rapports des plus tendues, l’organe technique s’apprêtait à recruter un nouveau technicien pour terminer les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 et surtout conduire la sélection nationale à la Coupe d’Afrique des nations au Maroc les prochains mois.

Quand la Fecafoot saisissait la balle au bond

Alors que la Fécafoot s’est rétractée sur le sujet à travers un communiqué signe de Samuel Eto’o son président, et que Marc Brys « réaffirme sa volonté de travailler de manière franche et cordiale avec la Fécafoot, dans un climat de sérénité et d’apaisement», l’homme compte attaquer en justice l’auteur de sa fausse démission dont le nom n’est pas dévoilé dans le communiqué, mais dont les références renvoient à un certain Clément Eboué, agent Fifa qui s’est déjà illustré dans de tels coups et bien connu de la justice belge, comme le rapporte la presse belge. « De telles actions malveillantes visant à ternir l’image et la réputation de notre client ne sauraient rester impunies».

Dette publique : le Cameroun reste sous le seuil de soutenabilité fixé à 70 % du PIB

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Yaoundé, 1er août (Défis Actuels) — Au 30 juin 2025, l’encours de la dette publique du Cameroun s’élève à 14 105 milliards de FCFA. Selon les données de Caisse autonome d’amortissement publiées le 31 juillet 2025, le pays maintient un niveau soutenable à 43 % du PIB. Cette dette enregistre une baisse de 1,1 % par rapport au mois précédent, et de 3,3 % sur le trimestre. En glissement annuel, elle affiche néanmoins une légère hausse de 1,8 %.

Ces évolutions traduisent une gestion jugée globalement prudente de l’endettement public, en ligne avec la Stratégie d’Endettement à Moyen Terme (Sdmt) 2025-2027. Ce cadre fixe un seuil national de soutenabilité à 50 % du PIB, inférieur au plafond de 70 % retenu au niveau de la convergence sous-régionale.

La structure de la dette montre une forte concentration au niveau de l’administration centrale, qui en détient 93 %. Les entreprises publiques en représentent 6,8 %, tandis que les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) n’en détiennent que 0,2 %.

Ce déséquilibre reflète la prééminence de l’État dans la gestion de l’endettement public. À noter que la dette des CTD fait encore l’objet d’un processus de recensement et de consolidation.

Maroua, Bamenda et Buea en tête des villes les plus chères

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La vie chère gagne du terrain au Cameroun, avec des écarts marqués selon les régions. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Institut national de la statistique (INS), qui confirme une légère accélération des prix à la consommation avec une hausse de 0,3 % en juin par rapport à mai, après une hausse de 0,2 % le mois précédent. Mais derrière cette moyenne nationale se cachent des disparités régionales notables. En tête des villes les plus touchées sont Maroua, Bamenda, Buea, Douala, Bafoussam et Ebolowa. Avec un taux d’inflation annuel de 5,9 %, Maroua (Extrême-Nord) enregistre le niveau de vie le plus cher du pays en juin 2025. Ce chiffre dépasse largement la moyenne nationale de 3,2 % et le seuil de convergence de 3 % fixé dans la zone CEMAC. La ville paie au prix fort les effets combinés de la hausse des coûts de transport, des difficultés d’approvisionnement et de la cherté des produits de première nécessité.

Derrière Maroua, Bamenda (4,9 %) et Buea (4,4 %) complètent le podium des villes les plus inflationnistes. À Bamenda, les hausses sont notamment tirées par les produits alimentaires, tubercules, légumes secs, fruits et les coûts de logement. À Buea, ce sont les produits de la mer et les denrées locales qui subissent les hausses les plus notables. Capitale économique, Douala n’est pas épargnée avec une inflation de 4,3 %, tout comme Bafoussam (4,2 %). Les deux villes font face à des hausses soutenues dans les prix des transports et de l’énergie, sans oublier les produits de consommation courante. À Ebolowa, l’inflation atteint 4,1 %, tirée elle aussi par les produits alimentaires, notamment les produits locaux. À l’autre bout du classement, Bertoua affiche l’inflation la plus basse du pays à 2,2 %, suivie de Garoua (3,0 %) et Ngaoundéré (3,4 %). Ces villes semblent mieux résistantes, grâce à une meilleure disponibilité des produits de base et une moindre pression sur les coûts de transport.

UNE INFLATION PORTÉE PAR LES PRODUITS LOCAUX

De manière générale, la flambée des prix est principalement d’origine interne. Les produits fabriqués localement ont vu leurs prix grimper de 4,3 % en un an, contre 3,5 % pour les produits importés. Les produits alimentaires (+6,5 %) et les transports (+7,4 %) restent les principaux postes de dépense des ménages, et donc les plus touchés par l’inflation. Même les prix sous-jacents – qui excluent les produits frais et l’énergie – progressent (+2,6 %), traduisant une tendance plus structurelle. Les produits frais, quant à eux, explosent avec une hausse de 11,3 %, tandis que l’énergie s’est renchérie de 5,8 %. Malgré une tendance globale à la décélération depuis février, le niveau de vie reste élevé dans plusieurs pôles urbains, mettant sous pression les ménages. Le défi pour les pouvoirs publics, comme le département ministériel en charge du Commerce, sera de contenir cette inflation tout en maintenant l’accès aux biens essentiels, en particulier dans les villes les plus exposées à la hausse des prix.

Liberté : Issa Tchiroma  »interdit de sortie » du pays

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Issa Tchiroma ne se rendra pas à Dakar. Du moins pas ce 31 juillet 2025. « Alors qu’il se rendait à Dakar ce matin,, et après qu’il ait fait ses formalités de police sans anicroches, puis était installé en salle d’embarquement à l’aéroport international de Nsimalen, Issa Tchiroma, candidat à l’élection présidentielle de 2025, s’est vu interdire de sortie du territoire sous le prétexte qu’il n’aurait pas présenté l’autorisation de la présidence de la république», informe Jeanne Nsoga, la secrétaire générale du Front pour le Salut national du Cameroun (Fsnc), dans une note d’information. Issa Tchiroma était en compagnie de sa fille. « Ils étaient en salle d’attente lorsque le chef d’escale, puis le commissaire de l’aéroport, sont venus informer verbalement le ministre qu’il n’a pas l’autorisation de la présidence de sortir du pays», précise la note de la patronne de l’administration du parti d’Issa Tchiroma. Laquelle indique que, « lors de son séjour, il devait s’incliner sur la tombe du président Ahmadou Ahidjo».

Le candidat à l’élection présidentielle et natif de Garoua comme Ahmadou Ahidjo l’ancien président de la République inhumé dans la capitale sénégalaise. Sur la toile, l’information est largement commentée. Beaucoup soupçonnent le sérail de représailles contre un allié qui a démissionné, dans un contexte où la démission est plutôt rare, et alors que se profile dans trois mois l’élection présidentielle à laquelle l’ancien allié gouvernemental a déclaré sa candidature. « Issa Tchiroma a démissionné du gouvernement depuis le 24 juin 2025 et se considère comme un citoyen libre», clame Anne Nsoga. En face, on ne le voit pas ainsi.

Dans un message vidéo diffusé en soirée, Issa Tchiroma indique qu’il allait au Sénégal «[se] recueillir sur la tombe du premier président de la République du Cameroun, S.E Ahmadou Ahidjo (…) Par ce geste, je voulais rendre hommage au père-fondateur de notre nation pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis afin que notre pays recouvre sa liberté, sa dignité et son indépendance». Et de dénoncer: « lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle est empêché de voyager, c’est tout un peuple qu’on empêche de respirer. C’est la preuve éclatante que le système en place ne veut pas laisser éclater la vérité. Il craint la transition que nous portons« . Non sans assurer que si ses ennemis veulent lui faire peur, il ne cèdera pas.

Quelques jours après sa démission du gouvernement, des documents relatifs aux indemnisations des victimes du crash de l’avion de la Camair survenu le 3 décembre 1995, ont circulé sur les réseaux sociaux. Certains diffuseurs de ces documents laissant croire qu’Issa Tchiroma avait distrait de l’argent dans le cadre de ce dossier. Mais officiellement, la justice n’a jusqu’ici pas inquiété l’homme.

Lejeune Mbella Mbella aux diplomates : « Le Cameroun se choisira un président en toute souveraineté »

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Mesdames et Messieurs les chefs de missions diplomatiques et postes consulaires,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de vous souhaiter une très chaleureuse bienvenue au ministère des Relations extérieures, à l’occasion de cette communication diplomatique consacrée à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025 au Cameroun.

Comme vous le savez certainement, le Chef de l’État, S.E. Paul Biya, a, par décret n°2025/305 du 11 juillet 2025, convoqué le corps électoral en vue de l’élection du Président de la République du Cameroun. Cet important scrutin est légalement encadré, notamment par le Code électoral du 19 avril 2012. Sur le plan institutionnel, « Elections Cameroon (ELECAM) » et le Conseil constitutionnel sont les acteurs majeurs de ce moment crucial de la vie politique de la Nation.

Comme vous le savez également, depuis 2011, nos compatriotes de la diaspora ont le droit de voter dans le cadre de l’élection présidentielle. Ainsi, la consultation électorale d’octobre prochain sera la troisième pour laquelle, avec le concours de nos missions diplomatiques et postes consulaires établis dans vos pays respectifs, ELECAM, mis sur pied avec votre accompagnement, organisera de manière crédible les opérations de vote aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national.

Il me plaît de relever que le processus d’inscription et de révision des listes électorales s’est déroulé de manière satisfaisante, aussi bien dans les dix régions du Cameroun qu’au sein des pays couverts par notre carte diplomatique ; la convocation du corps électoral par le Chef de l’État le 11 juillet 2025 marquant la fin de ces opérations.

Les informations y relatives sont accessibles sur le site officiel d’ELECAM, www.elecam.cm.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

À ce stade, vous avez certainement pu constater l’engouement populaire et celui de la classe politique pour cette élection. Conformément à la loi, ELECAM a publié la liste des candidatures retenues par le Conseil électoral, ouvrant la voie à l’entrée en scène du Conseil constitutionnel dans le cadre du contentieux électoral. À l’issue de cette étape, les électeurs camerounais seront fixés sur les candidats définitivement retenus pour le scrutin du 12 octobre 2025.

Toutes les parties prenantes ont été invitées à œuvrer en toute responsabilité pour que la paix, qui nous est chère à tous, règne avant, pendant et après les élections. Comme le dit avec insistance le Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya : « Nous passerons, et le Cameroun restera. »

Aussi, le Cameroun, État de droit, respectueux de ses engagements internationaux, fort de sa diversité, ne cesse de promouvoir le vivre-ensemble harmonieux. L’adhésion à ces valeurs garantit la tenue d’une élection présidentielle pluraliste et apaisée, tant sur le plan national qu’international.

Nos missions diplomatiques et postes consulaires sont mobilisés en vue d’encadrer le vote à l’étranger de nos compatriotes établis dans vos pays respectifs. C’est le lieu pour moi de réitérer la gratitude du Gouvernement, pour l’accueil et l’hospitalité dont bénéficient les ressortissants camerounais dans vos pays.

Par ailleurs, permettez-moi de souligner que le Cameroun ne se choisira pas un Président de la République sous la pression d’un groupuscule, d’un pays, d’une puissance, d’une organisation ou institution internationale. De même, le Cameroun ne se choisira pas non plus un Président de la République sous l’influence d’aucune ethnie, d’aucune tribu, d’aucun groupe linguistique, d’aucune aire culturelle, d’aucune confession religieuse, ni d’aucune obédience quelle qu’elle soit.

Le Président de la République du Cameroun sera élu en toute souveraineté, par le peuple camerounais tout entier, uni dans sa diversité et qui demeure un et indivisible dans cette diversité plurielle.

Il en va de notre responsabilité commune et de notre attachement collectif aux conventions internationales qui régissent les rapports avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les obligations qui en découlent requièrent de votre part l’application scrupuleuse des mesures de protection des personnels, des immeubles diplomatiques et consulaires. Je sais pouvoir compter sur vous à ce sujet.

Conscient de sa position stratégique entre deux sous-régions, à savoir l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest, le Cameroun s’attache à garantir un climat de paix et de sécurité propice à la stabilité, à la prospérité, au développement durable dans le Golfe de Guinée.

Par conséquent, j’invite vos pays respectifs ainsi que le système des Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne, l’OCI, la Francophonie, le Commonwealth et les autres cercles de solidarité à accompagner notre pays dans ce processus.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Au moment où notre pays avance sereinement vers la désignation du futur Président de la République, il y a lieu de relever, pour s’en féliciter, le calme et le sens des responsabilités qui prévalent dans l’espace public national. Ceci est le résultat des efforts constants et soutenus du Gouvernement, du patriotisme citoyen et de l’engagement agissant du peuple camerounais tout entier, avec l’appui sans réserve des partenaires que vous êtes.

C’est pourquoi je reste convaincu que la rencontre de ce jour vous permettra de relayer auprès de vos autorités respectives l’importance de continuer d’accompagner la pleine réussite de ce scrutin.

Vive la coopération internationale !
Vive le Cameroun et son illustre Chef, le Président de la République, S.E. Paul Biya !

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

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