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URGENT– Diplomatie : Sylvain Riquier, nouvel ambassadeur de France au Cameroun

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Sylvain Riquier www.newsducamer.com
Sylvain Riquier www.newsducamer.com

Yaoundé, 8 août 2025 (Défis Actuels). Par décret présidentiel en date du 7 août 2025, publié ce jour au Journal officiel de la République française, Sylvain Riquier a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République du Cameroun. Selon ce document consulté par Défis Actuels, la prise de fonction de Sylvain Riquier sera effective à compter du 1er septembre 2025.

Administrateur de l’État, ancien élève de l’École nationale des chartes (1989) et de l’École nationale d’administration (promotion 2003), Sylvain Riquier a occupé plusieurs postes de responsabilité dans le réseau diplomatique français. Il fut notamment premier conseiller à Islamabad de 2006 à 2010, puis consul général à Beyrouth de 2010 à 2013.

De retour à Paris, il a successivement occupé les fonctions de sous-directeur de l’administration des Français à l’étranger (2013–2018), puis de directeur-adjoint de la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (2018–2021) au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Depuis 2021, il exerçait les fonctions d’ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores.

Il succède à Thierry Marchand, en poste à Yaoundé depuis septembre 2022.

Cette nomination intervient dans un contexte de coopération bilatérale renforcée entre la France et le Cameroun, sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Le nouvel ambassadeur aura notamment pour mission d’accompagner la relance du partenariat stratégique franco-camerounais, amorcée lors des visites de haut niveau entre Paris et Yaoundé ces dernières années.

Défis Actuels (Avec Journal officiel de la République française)

Gestion des déchets : Une dette de 7,7 milliards FCFA de l’État à Hysacam grippe la collecte des ordures

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Yaoundé vit depuis des années une crise de propreté qui ternit son image, déjà affectée par la dégradation des infrastructures routières. Pour y remédier, la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) a rompu, en février 2024, le monopole que détenait Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) depuis plus de trente ans, en engageant un second prestataire, Thychlof Sarl. Malgré cette ouverture, Hysacam reste le principal opérateur, présente dans les principales villes du pays avec des contrats fixant zones de collecte, nombre de camions, volumes quotidiens à ramasser et équipements à déployer pour faciliter la collecte.

Une dette figée depuis un an Au 30 juin 2025, la Caisse autonome d’amortissement (CAA) chiffrait la dette de l’État envers Hysacam à 7,7 milliards FCFA, soit exactement le même montant qu’en juin 2024. Pour l’entreprise, le problème dépasse la question du nombre de prestataires. « Si les questions de fonds ne sont pas adressées, qu’on ait aujourd’hui Hysacam et demain trois, quatre ou cinq entreprises, toutes feront face aux mêmes difficultés », confiait un cadre dirigeant en février 2024. En théorie, ce sont les collectivités territoriales décentralisées (CTD) qui doivent payer les prestations, comme le rappelle régulièrement la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès. Hysacam confirme : la rémunération provient des communes ou de subventions que l’État leur accorde.

En réalité, près de 85 % de la facture est couverte par le Trésor public, les CTD ne prenant en charge que 15 %. Mais les versements restent irréguliers, affectés par les tensions de trésorerie et la gestion du compte unique du Trésor. « Vous pouvez avoir une provision, mais ne pas en bénéficier à cause des tensions de trésorerie. Si vous ne payez pas ces entreprises, il y a des moments de fatigue, et même des débrayages », relevait en 2024 le maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana.

Un budget loin des besoins

En juillet 2023, le directeur général de Hysacam, Jean Pierre Ymele, évaluait à 15 milliards FCFA par an le budget nécessaire pour assurer un ramassage efficace à Yaoundé. Dans les faits, moins de la moitié est mobilisée, souvent avec plusieurs mois de retard. Ce sous-financement chronique entraîne collectes espacées, véhicules immobilisés faute d’entretien ou de carburant, et salaires versés avec retard.

Pour maintenir le service, Hysacam s’est parfois endettée. En avril 2025, elle a contracté un prêt de 5 milliards FCFA auprès d’Afriland First Bank, probablement garanti par l’État, pour acquérir 80 camions. Vingt ont déjà été livrés – dix pour Yaoundé, dix pour Douala – les soixante autres devant arriver progressivement. Ces véhicules, de type « ville de Paris », sont équipés d’un système empêchant la dispersion des déchets durant le transport. En 2024, Hysacam indiquait que « le contrat en vigueur prévoit 50 camions pour Yaoundé, alors qu’il en faudrait 150 à 200 pour un nettoyage efficace ».

Hysacam assure pouvoir atteindre ce volume si les financements suivent, rappelant l’avoir déjà fait par le passé. Les contrats arrivés à échéance en décembre 2023 ont été renouvelés en mars 2025. Ont-ils intégré les recommandations formulées ? Difficile à dire. Toutes nos tentatives pour consulter le nouveau document sont restées lettres mortes. En revanche, les montagnes d’ordures qui persistent çà et là dans Yaoundé plaident, elles, pour un déploiement encore loin d’être à la hauteur des besoins Une taxe dédiée au rendement limité Depuis 2019, un droit d’accise spécial de 0,5 % sur la valeur des marchandises importées finance la collecte des déchets. Les recettes, perçues par la douane et reversées via le Feicom aux CTD, devraient constituer une ressource pérenne. Mais les retards de reversement et l’irrégularité des flux limitent l’impact concret de cette taxe sur le terrain.

Si la capitale concentre l’attention, le problème est national. Dans toutes les villes où Hysacam opère, les retards de paiement provoquent les mêmes effets : salaires différés, matériel mal entretenu et fréquence des collectes réduite.

Hydrocarbures : La SNH a versé 176 milliards FCFA à l’État de janvier à avril

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Au 30 avril 2025, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a transféré à l’État un montant global de 176,483 milliards FCFA, ventilé entre 159,920 milliards FCFA au titre de contribution au budget, 12,149 milliards FCFA d’impôt sur les sociétés (IS), 0,582 milliard FCFA d’IS pétrolier et 3,832 milliards FCFA d’autres impôts et taxes. Ces données, publiées par l’entreprise publique, portent sur la période allant du 1er janvier au 30 avril 2025 et concernent les ventes réalisées pour le compte de l’État, après déduction des charges.

Sur le plan opérationnel, la production nationale d’hydrocarbures sur cette période s’est établie à 6,528 millions de barils (mb) de pétrole brut, dont 4,027 mb commercialisés pour le compte de l’État. La production nationale de gaz naturel a atteint 852,227 millions de m³, incluant 31,22 millions de m³ vendus à la centrale thermique de Kribi, 19,50 millions de m³ livrés à l’usine de céramiques de KEDA et 10 551,185 tonnes métriques de gaz domestique (GPL) destinées au marché local. Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour le compte de l’État ont totalisé 25 212 120 MMBTU.

En comparaison avec l’année précédente, la dynamique des transferts reste en retrait au regard des objectifs annuels. En 2024, la SNH avait transféré au Trésor public 440,350 milliards FCFA au 31 octobre, soit une progression de 175,034 milliards FCFA par rapport au montant enregistré à fin juin (265,316 milliards FCFA). En y ajoutant les dividendes et contributions fiscales, les recettes issues des hydrocarbures avaient atteint environ 496,596 milliards FCFA à cette date. L’objectif inscrit dans la loi de finances rectificative 2024, fixé à 801,6 milliards FCFA, n’avait finalement pas été atteint. Les recettes annuelles s’étaient rapprochées des 700 milliards FCFA (688,7 milliards FCFA), affichant un déficit de plus de 100 milliards FCFA.

Cette contre-performance s’explique par la combinaison d’une baisse des cours internationaux du brut, d’une diminution des volumes produits et d’un recul des exportations de gaz. En 2024, la production nationale de pétrole brut avait atteint 18,13 mb au 31 octobre, contre 11,104 mb au premier semestre, soit une progression de 63,26 % en valeur relative sur la période. La production nationale de gaz, elle, s’était établie à 2 043,27 millions de m³, niveau proche du premier semestre.

Les chiffres de 2024 marquent également la plus forte baisse des recettes pétrolières depuis 2020. Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (DPEBMT) 2026-2028 du ministère des Finances, elles sont passées de 877,0 milliards FCFA en 2023 à 688,7 milliards FCFA en 2024, soit un repli de 21,5 %. A en croire le DPEBMT, la chute des revenus pétroliers est notamment liée à un prix moyen du baril inférieur aux prévisions (66,94 USD contre 72,84 USD attendus), à une production pétrolière plus faible (19,81 mb contre 20,71 mb prévues) et à une baisse de la production gazière (79,2 milliards scf contre 92,0 milliards scf anticipés).

Les perspectives à moyen terme demeurent prudentes. Le budget 2025, initialement construit sur une hypothèse de recettes pétrolières de 734,8 milliards FCFA, a été révisé à 641,5 milliards FCFA ( 12,7 %). Pour 2026 et 2027, le DPEBMT prévoit respectivement 609,5 milliards et 563,1 milliards FCFA, avant un léger rebond à 589,5 milliards FCFA en 2028. Cette trajectoire illustre une tendance baissière des recettes pétrolières, accentuée par le recul structurel de la production nationale.

PAUL TJEG

Réformes : Les avancées des Programmes ministériels présentées aux médias

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La transparence des finances publiques était au cœur des échanges, ce 5 juillet 2025, lors du 2ᵉ Café thématique sur les réformes des finances publiques au Cameroun. Organisée par la Division de la Réforme Budgétaire du Ministère des Finances, cette rencontre s’est tenue autour du thème : « La rénovation du CIEP : deux éditions après, quelles avancées ? ».

Le CIEP, Cadre d’Information sur l’Exécution de la Performance – est un outil d’analyse et de suivi des politiques publiques. Il a pour mission d’évaluer le système statistique de suivi de la performance des programmes ministériels, de veiller au respect des dispositifs de contrôle interne, de suivre le contrôle de gestion et d’assurer l’évaluation globale des résultats des politiques publiques.

Selon le ministère des Finances, ce rendez-vous visait à favoriser l’accès du public à l’information sur les finances publiques et à tirer les enseignements de l’édition 2025 du CIEP. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de gouvernance ouverte, de redevabilité et de collaboration renforcée entre l’administration financière et les médias spécialisés en économie. Cinq interventions clés ont rythmé la journée, illustrant l’évolution des réformes autour du CIEP.

En ouverture, Sophie Boumsong, chef de la Division de la Réforme Budgétaire au MINFI, a rappelé les fondements de la réforme budgétaire engagée depuis la loi de 2007 sur le régime financier de l’État, qui a marqué un tournant dans la gestion publique camerounaise. « Avant, on travaillait sans savoir pourquoi on travaillait. Aujourd’hui, chaque action de l’État est reliée à une problématique publique à résoudre », a-t-elle déclaré, soulignant que cette loi a permis une structuration des politiques en programmes cohérents, assortis d’objectifs clairs, d’indicateurs mesurables et de responsabilités bien définies.

Elle a insisté sur le fait que si le FMI peut indiquer une direction macroéconomique, c’est à l’État camerounais lui-même de définir ses priorités. « Aucun partenaire ne nous impose nos problèmes. Ce sont nos équipes qui identifient les besoins des populations et élaborent les réponses », a-t-elle défendu, en soulignant l’importance de la pertinence des programmes, pierre angulaire des analyses du CIEP. Mais pour Dr Mirabeau Abé, chef de la cellule des Études et Réformes budgétaires à la Direction Générale du Budget, le maillon faible reste l’évaluation. Selon lui, si la performance est planifiée, elle n’est que rarement mesurée de manière indépendante et rigoureuse. « Aucun pouvoir – ni exécutif, ni législatif – ne prend véritablement en charge l’évaluation. Il y a un décalage entre les orientations présidentielles et leur suivi administratif. Il faut aller au-delà des chiffres », a-t-il plaidé.

Il a notamment regretté que la loi de règlement, censée rendre compte des performances en fin d’exercice, ne soit pas davantage exploitée pour juger de l’efficacité réelle des politiques. Il appelle à un rôle accru du Parlement, des médias et de la société civile dans ce processus de redevabilité. Dr Abé a par ailleurs présenté les contours du nouveau format du Projet Annuel de Performance, structuré par la circulaire du ministère des Finances de 2024.

Ce format repose sur des fondements juridiques consolidés, notamment les articles 16, 18, 30, 32, 36 et 60 du régime financier, et vise à mieux articuler les objectifs politiques et les moyens budgétaires disponibles. Joseph Tedou, directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), a souligné de son côté l’importance des données statistiques fiables pour nourrir les analyses du CIEP.

Pour Ernest Nnanga du Minepat, c’est l’impact concret des politiques sur les populations qui doit primer, d’où la nécessité d’adopter une approche réellement fondée sur les résultats. Enfin, Samuel Biroki, président de Planoscam, membre de la société civile a salué l’implication croissante de la société civile dans le processus, estimant qu’elle renforce la légitimité démocratique des choix budgétaires. « La gouvernance devient plus ouverte, plus participative. Et c’est une bonne chose », a-t-il conclu.

Fecafoot: Samuel Eto’o sert un carton rouge à Alioum Siddi

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Le Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) vient de suspendre l’Association camerounaise des arbitres de football (Acaf). Au cours d’une réunion tenue ce matin à Yaoundé, les dirigeants de la Fécafoot ont par ailleurs retiré l’agrément que la Fécafoot avait accordée à l’Acaf, dont le président est l’arbitre international à la retraite, Alioum Siddi. Ce coup « fatal » était attendu, depuis des mois, tant des informations fuitant de la Fécafoot avaient déjà annoncé la création imminente d’une nouvelle association des arbitres devant remplacer l’Acaf au sein de l’Assemblée générale de la Fécafot.

C’est l’issue d’une guerre ouverte entre l’Acaf et la Fécafoot, qui a secoué le football camerounais ces derniers mois. En effet, les arbitres camerounais ont réclamé urbi et orbi en début d’année le paiement de leurs arriérés d’émoluments sur trois ans. Las d’attendre que la Fécafoot en vienne à de bons sentiments et consente à leur payer ces arriérés qu’ils évaluaient à environ 300 millions de francs CFA, les arbitres qui ne recevaient que le silence de la Fédération, ont décidé de réclamer ouvertement et sur la place publique leurs dus. En réaction, la Fécafoot a remplacé les arbitres d’élite par d’autres, parfois à la retraite, ou surclassés, pour officier les matchs des championnats d’élite. Face à la difficulté de pouvoir obtenir assez d’hommes, la Fécafoot dirigée par Samuel Eto’o Fils, a jeté son dévolu sur un arbitre, le nommé xxx, qui a réussi l’exploit d’officier plusieurs matchs en quelques journées, dans diverses villes. Le temps que la fédération parvienne à la création d’une nouvelle association.

Avant l’Acaf, c’est le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) qui a subi les foudres de l’ancien capitaine des Lions indomptables. L’association dirigée par Gérémi Sorel Njitap, a été suspendue par le comité exécutif de la Fécafoot. Décision que l’assemblée générale a entérinée.

Une assurance frais funéraire couvrant les personnes âgées jusqu’à 100 ans

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 Le nouveau produit mis sur le marché par Chanas assurance vie offre une couverture combinant soutien financier et matériel allant jusqu’à 10 membres de la famille y compris les parents du troisième âge.

 Jusque là exclues du système d’assurance classique, les personnes âgées de plus de 65 ans au Cameroun ont un produit qui leur entièrement dédié. Chanas Assurance vie vient de mettre en effet sur le marché une assistance funéraire pour accompagner les familles camerounaises en cas de décès.   Dénommé « Chanas swele pro max », le produit offre une couverture intégrant les personnes âgées dont l’âge peut aller jusqu’à 100 ans.  Le package familial peut ainsi comporter des parents mais aussi les beaux-parents de l’assuré principal.

A travers plusieurs formules, le souscripteur peut assurer au moins six membres de sa famille pour bénéficier soit pour 500 000 FCFA d’indemnités, 1 million de FCFA ou 2 millions FCFA. Le montant de la prime annuelle variant en fonction de l’âge de la personne la plus âgée couverte.

 « Le changement que nous apportons ici est que pour six personnes dont le plus âgé est  au-delà de 60 ans, on couvre à 21000 FCFA l’année. Or, la prime en principe est fixée à 7500F par personne. Si vous devez couvrir six personnes ça fait 45 000FCFA.  Mais on le fait à 21 mille francs. Ce qui me fait dire que swele est l’un des produits funéraires les moins chers sur le marché.  En plus, vous pouvez rajouter jusqu’à quatre personnes aux six de départ pour 15% de la prime », explique Edmond Junior Jemba, le directeur commercial et marketing de Chanas assurance face à la presse le 05 aout dernier à Douala.

Le contrat est actif trois mois après la souscription et les indemnités payées dans un délai de 48h en cas de décès.  Swele pro max se décline en soutien financier mais aussi en accompagnement en nature. Notamment à travers le transport, le  cercueil ou encore le corbillard.

Réaction

 Nelly BAKANG, Directeur Général Chanas Assurance vie

 « C’est une assurance qui s’adresse enfin à ceux que le système avait oubliés »

« Nous voulons proposer des réponses aux besoins des populations. Chacun d’entre nous se retrouve souvent seul face à l’incertitude, aux défis de préserver la dignité des êtres qui nous sont chers c’est dans cette perspective que se situe Chanas Swele pro max, la première assurance dédiée aux personnes du troisième âge. Car jusqu’ici l’assurance a très souvent tourné le dos à ces êtres trop âgés, trop risqués. Pourtant ce sont eux qui portent la mémoire de nos familles.  Ce sont eux que l’on célébrer voire immortaliser. Chanas Swele pro max est ainsi né de la volonté de réparer cette injustice silencieuse par une réponse sobre, accessible, respectueuse. Une assurance qui s’adresse enfin à ceux que le système avait oublié. Deuxièmement une couverture ancrée dans nos réalités sociales, culturelles et inters générationnels. »

Filière cacao : 1200 milliards de FCFA payés aux producteurs camerounais au cours de la campagne 2024/2025

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Les indicateurs sont donc au vert. Les producteurs camerounais de cacao sont désormais les mieux rémunérés au monde. Avec une fourchette des prix bord-champ à tendance haussière, se situant entre 3 210 et 5 400 FCFA le kilogramme, au cours de la campagne cacaoyère 2024/2025 qui vient de s’achever. Cette dynamique favorable a donné lieu à une rémunération globale au bénéfice des producteurs de 1200 milliards de FCFA au cours d’une seule campagne.

Autre indicateur favorable, la production commercialisée est repartie à la hausse. Elle a même franchi, pour la première fois depuis la belle époque, la barre de 300 000 tonnes, passant de 266,710 à 309,518 tonnes entre les campagnes 2023/2024 et 2024/2025, soit une augmentation de 42 808 tonnes en valeur absolue et 13% en valeur relative.  Ce n’est pas tout. La transformation locale, elle aussi,  a atteint le chiffre record de 109 431 tonnes contre 85 672 tonnes au cours de la campagne 2023/2024, soit une augmentation de 23 759 tonnes en valeur absolue et 27,7% en valeur relative.

C’est dans ce contexte favorable que la campagne 2025/2026 intervient. Signe, selon le ministère du Commerce, de la viabilité retrouvée de la filière et de la pertinence de la politique définie par le Président Paul Biya et mise en œuvre par le gouvernement. La campagne cacaoyère 2025/2026, précise-t-on, s’inscrit donc dans le prolongement de cet élan porteur, en droite ligne des prescriptions du Président Paul Biya, en faveur de la transformation structurelle de l’économie camerounaise et d’une amélioration substantielle des conditions de vie en milieu rural.

Blaise Nnang

Présidentielle 2025 : ce sera sans Maurice Kamto

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Coup de tonnerre sous le ciel de Yaoundé ce 5 août 2025. L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 se fera sans Maurice Kamto. Ainsi en a décidé le Conseil constitutionnel. S’appuyant sur le ministère de l’Administration territoriale (Minat), les « Sage » ont accordé du crédit à la candidature de Dieudonné Yebga, qui a brouillé le jeu, donnant l’occasion à Elections Cameroon (Elecam) de rejeter la candidature de Maurice Kamto, investi par Anicet Ekane, le président légal du Manidem, reconnu par le Minat lui-même.

Le Conseil constitutionnel confirme ainsi la décision rendue le 26 juillet dernier par Elecam, pour « pluralité d’investitures». La longue plaidoirie du professeur de droit et ses avocats, n’aura donc rien changé à ce qui semblait déjà se dessiner. Les Sages avaient exigé la veille, la jonction des deux procédures, déposées par les deux candidats. Le renvoi de près de 24h pour le délibéré n’était donc que le prolongement du suspens. Les avocats d’Elecam, du Minat et de Dieudonné Yebga ont ouvertement coalisé leurs efforts pour « ne pas avoir pitié» de Maurice Kamto, comme l’a suggéré un des conseils de cette coalition.

C’était la plus grosse des 35 affaires attendues devant le Conseil constitutionnel. La jurisprudence UPC 2020 n’a pas été appliquée. Du moins pour le cas Rdpc. Le parti au pouvoir avait deux candidatures : celle de Paul Biya et celle de Léon Theiller Onana, conseiller municipal de la commune de Monatélé, qui s’est battu en vain pour l’invalidation de la candidature du président sortant et non moins président national de son parti. En revanche, elle s’est appliquée à nouveau sur le parti des Crabes, qui avait trois candidats investis par les différentes tendances : Abdouraman Hamadou pour la tendance Baleguel Nkot, et Jean Bayebeck et Yamb Ntimba se revendiquant une fusion d’autres factions. Tous assisteront en spectateurs à la suite du processus électoral. Le seul a qui s’en sort dans ce contentieux préélectoral est Issa Tchiroma dont la candidature avait été attaquée par des opposants internes à son parti, qu’il ne connaît pas et qui ne se sont d’ailleurs pas présentés pour le contradictoire.

Mobilité urbaine : Le Minhdu relance les réfections routières à Yaoundé

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Au petit matin du vendredi 1er août 2025, un vrombissement inhabituel a réveillé les habitants de Ngoa-Ekellé, dans le 3ᵉ arrondissement de Yaoundé. Pelleteuses en action, ouvriers casqués, bitume éventré… ce quartier estudiantin de la capitale camerounaise s’est replongé dans une symphonie des grands chantiers urbains. Sur les routes longtemps laissées à l’abandon, l’heure est au renouveau. L’itinéraire concerné est le Carrefour Cetic Ngoa-Ekellé – Lycée Leclerc, via le Tribunal militaire et le Génie militaire.

 Les travaux de réhabilitation concernent aussi l’axe carrefour Nsam à Tradex Ahala, en passant par Rail Obobogo, Damas, Mobil Olezoa, l’Ambassade de France ou encore le Monument de la Réunification, les engins s’affairent à réparer ces axes vitaux. À Yaoundé VI, deux axes routiers longtemps synonymes de calvaire pour les automobilistes connaissent enfin une cure de jouvence. Le tronçon Total Melen – Carrefour Nkolbikok, long de 1,5 km, et celui reliant le Carrefour Marché Acacia au Carrefour Biyem-Assi sur 710 mètres, sont en pleine réhabilitation. Ces segments, jadis marqués par une prolifération de nids-de-poule, des embouteillages persistants et une insécurité routière préoccupante, amorcent une transformation attendue qui promet de soulager les usagers et fluidifier la circulation dans cet arrondissement stratégique de la capitale.

Ces nouvelles opérations s’inscrivent dans un programme d’urgence initié depuis le 4 avril 2025, pour moderniser le cadre de vie dans la capitale. Et depuis le 23 juillet dernier, la cadence s’est accélérée. C’est à cette date que Célestine Ketcha Courtes, ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) a officiellement lancé une nouvelle phase de réhabilitation, dans une atmosphère de mobilisation collective. Entourée des autorités administratives, des chefs traditionnels et de populations enthousiastes, la ministre veut désengorger Yaoundé et améliorer la mobilité urbaine, « conformément aux hautes instructions du Chef de l’État », rappelle Célestine Ketcha Courtes.

UNE MINISTRE SUR LE TERRAIN, ENTRE FERMETÉ ET PÉDAGOGIE

Présente sur plusieurs sites, la ministre s’est montrée exigeante mais à l’écoute. Aux entreprises, elle a rappelé la règle : exécuter vite, mais dans les règles de l’art. Aux maires, elle a demandé de mobiliser les citoyens et de garantir l’entretien post-travaux. Aux forces de l’ordre, elle a confié la gestion du trafic et la fluidité des axes en chantier. Aux médias de proximité, elle a confié une mission de relais d’information. Et aux populations, un appel simple : patience, civisme et collaboration avec les ouvriers. Dans plusieurs quartiers où les travaux ont démarré plus tôt tels que Mvog-Betsi, Obili, Elig-Edzoa ou Cité Verte, les premiers effets sont visibles : circulation plus fluide, trottoirs dégagés, espoirs ravivés. Certains riverains n’ont pas caché leur soulagement, voire leur enthousiasme. « On attendait ça depuis dix ans », souffle un commerçant de Nkolbikok. D’autres voient déjà plus loin : « Ce que le président fait là, c’est concret. Moi je voterai pour lui en octobre, c’est clair. »

Mais au-delà des promesses électorales, c’est surtout la réalité du quotidien qui change. Des mamans en route pour le marché, des mototaxis soulagés… Chaque mètre de bitume gagné est une victoire contre la fatigue, la poussière et le stress urbain. Le vaste programme d’aménagement urbain en cours dépasse largement le simple rafistolage de quelques artères, nous confie une source au sein du Minhdu. En effet, il englobe, apprend-on, des interventions majeures telles que le réaménagement des abords du marché Mfoundi, la réhabilitation de l’axe stratégique reliant la Basilique Mvolyé au Carrefour Vogt, ainsi que la construction de ponts sur les rivières Mefou à Afaneyoa et Akee dans l’arrondissement de Yaoundé IV.

À cela s’ajoute l’amélioration des accès à plusieurs points névralgiques de la capitale, notamment l’Hôpital central, le Palais des Sports, les établissements scolaires et les représentations diplomatiques, dans une dynamique qui vise à fluidifier la mobilité et renforcer la sécurité urbaine.

La BEAC lance une application mobile pour détecter les faux billets

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Près de 100 millions de FCFA en faux billets, dont 92 millions portant l’effigie de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ont été découverts en mars 2025 dans une cache située à Bonamoussadi, un quartier populaire de Douala. C’est la chaîne privée Canal 2 International qui a révélé l’affaire ce 19 mars, décrivant le suspect comme un fabricant présumé de fausse monnaie, arrêté avec des coupures parfaitement imitées. Ce coup de filet intervient à peine deux mois après une autre saisie importante à Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, où des faux billets estimés à 32 millions de FCFA avaient déjà été interceptés.

Face à l’ampleur du phénomène, qui prend de l’ampleur dans plusieurs grandes villes de la zone CEMAC, la BEAC a réagi. L’institution a lancé une application mobile gratuite baptisée « BEAC NG2020 », disponible sur Android et iOS, qui permet à tout usager de vérifier l’authenticité des billets « type 2020 » mis en circulation depuis décembre 2022. « L’objectif est de lutter plus efficacement contre la circulation des faux billets en mettant à la disposition du grand public un outil simple, rapide et fiable », précise la BEAC dans un communiqué officiel.

Fonctionnant à l’aide de la caméra du smartphone, l’application scanne les billets et analyse leurs éléments de sécurité (hologrammes, filigranes, microtextes, etc.). En cas d’incohérence, un message d’alerte s’affiche instantanément. Elle contient également une galerie explicative, décrivant les caractéristiques propres à chaque coupure : 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 FCFA. Conçue pour être accessible à tous – commerçants, transporteurs, étudiants ou populations rurales – l’interface se veut intuitive, dans le but de démocratiser les outils de détection de la contrefaçon. La BEAC précise toutefois que cette application ne remplace pas l’analyse professionnelle des banques ou services compétents, mais constitue un outil de premier recours dans un contexte où la circulation de faux billets tend à s’intensifier, notamment lors des grandes manifestations ou dans les zones à forte liquidité.

L’initiative s’inscrit dans un plan stratégique plus large de digitalisation des services financiers dans l’espace CEMAC. Elle vise aussi à restaurer la confiance du public dans la monnaie régionale, à un moment où les défis économiques et sécuritaires se multiplient.

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