jeudi, mai 21, 2026
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Commerce International : le Guichet unique de 3ème génération face au défi de la cybersécurité

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Le commerce international et l’import-export spécifiquement reposent aujourd’hui sur des infrastructures et des processus hautement digitalisés. Si cette évolution permet une plus grande rapidité et une meilleure traçabilité des échanges, elle expose aussi les entreprises à des menaces cybernétiques de plus en plus sophistiquées.

La dématérialisation des procédures au Guichet unique du Commerce extérieur du Cameroun (GUCE) a permis la mise en place d’une infrastructure digitale de haute qualité. Celle-ci facilite les opérations sur la place portuaire certes, elle ne met pas pour autant les entreprises à l’abri des menaces cybernétiques.

La digitalisation, les applications numériques ainsi que les évolutions technologiques y relatives ont permis au cours des dernières décennies une plus grande rapidité et une meilleure traçabilité des échanges. Dans un contexte où les flux d’informations sont essentiels au bon fonctionnement des opérations, la cybersécurité devient un enjeu stratégique incontournable.

Le Guichet unique de 3ème génération est une réponse à cette menace. Les entreprises et les acteurs du commerce international manipulent quotidiennement des données hautement sensibles et vitales pour leurs activités. Il s’agit notamment des informations financières, les contrats, les fichiers clients et fournisseurs ou encore des informations commerciales. Il y a donc lieu de garantir la protection de ces informations hautement sensibles.

Toute fuite ou vol de ces données pouvant avoir des conséquences désastreuses sur la compétitivité et nuire gravement à la réputation des entreprises victimes de cybercriminalité. De même, se prémunir contre les fraudes bancaires et les piratages de comptes devient une nécessité pour éviter des pertes financières, étant donné que les transactions internationales impliquent souvent des montants considérables et des échanges complexes.

 Au-delà des transactions, la fiabilité des documents commerciaux est un autre enjeu clé. Factures, connaissements, certificats d’origine sont autant de pièces cruciales dans le commerce international. Toute altération ou falsification de ces documents peut entraîner des litiges et compromettre la confiance entre les parties prenantes. Assurer leur authenticité et leur intégrité est indispensable pour sécuriser les opérations et prévenir la fraude. Mais au-delà des informations échangées, c’est l’ensemble des infrastructures qui doivent être sécurisées. Ports, aéroports, plateformes logistiques, systèmes de communication : tous ces éléments constituent des points névralgiques du commerce mondial. Toute attaque visant ces infrastructures peut provoquer des perturbations majeures et ralentir l’ensemble de la chaîne logistique.

Face à ces défis, la gestion proactive des risques devient essentielle. Il ne suffit plus d’attendre une attaque pour réagir, mais bien d’anticiper les menaces, d’évaluer les vulnérabilités et de mettre en place des mesures de protection adaptées. Parmi les risques les plus courants, on retrouve entre autres la fraude documentaire qui consiste à falsifier des documents pour détourner des marchandises ou des fonds ; le piratage de données avec des cybercriminels cherchant à voler des informations sensibles pour de l’espionnage industriel ou du chantage ; le phishing sous forme d’e-mails frauduleux usurpant l’identité de partenaires commerciaux ou d’organismes officiels pour soutirer des informations confidentielles.

Dans un environnement où la digitalisation est devenue la norme, la cybersécurité n’est plus une option, mais une nécessité absolue. La mise en œuvre du Guichet unique de 3ème génération représente un saut technologique dans l’amélioration du service du GUCE et la sécurité des opérations. La technologie moderne mise en œuvre garantit une constante mise à jour afin d’améliorer la performance de sécurité. Des mesures de sécurité elles-mêmes renforcées par l’utilisation de protocoles sécurisés et l’intégration de modules d’authentification et de certification des données.

Programme C2D : Plus de 600 000 habitants protégés contre les inondations à Douala

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« Lorsqu’il pleuvait, le quartier était régulièrement confronté à des inondations. On fuyait ce quartier, on ne voyait plus que les toitures, les maisons étaient complètement submergées. Je dis merci, parce que ce drain nous a vraiment sauvés », raconte Michel Tchamaleu, habitant du lieu-dit Sic Cacao, un quartier populaire situé dans le 5e arrondissement de Douala. Malgré ses 70 ans révolus, sa mémoire reste marquée par les images d’un passé où, à chaque saison des pluies dans la capitale économique, les habitants vivaient littéralement les pieds dans l’eau dans ce quartier. « On était comme des poissons, comme des animaux aquatiques. On souffrait énormément ici. Depuis la mise en place de ces grands travaux, les constructions ont explosé dans le quartier.

Les gens construisent, parce qu’avant, dès qu’il pleuvait un peu, il fallait fuir, aller se réfugier ailleurs. », poursuit le septuagénaire. Pour lui, la différence est spectaculaire. Certes, il reconnaît que la construction du drain a suscité quelques critiques, « c’est vrai que ça n’a pas été creusé en profondeur », mais les effets positifs l’emportent largement. « Quand il pleut beaucoup, l’eau traverse par ce pont-là. Il y a encore un peu d’eau, mais rien à voir avec ce qu’on vivait avant. » Robert, un autre riverain, se souvient lui aussi des années noires. « Il y a quelques années, quand j’étais encore tout petit, une grosse pluie avait vraiment frappé la population ici. Beaucoup de maisons ont été détruites, et malheureusement, des enfants sont même morts. Mais aujourd’hui, on n’a plus ce genre de problème. Il y a plus des inondations ici. »

UN PROGRAMME FINANCÉ À HAUTEUR DE 11,81 MILLIARDS FCFA

Les inondations sont des souvenir s pour grâce au projet de drainage pluvial de douala, financé par le contrat de désendettement et de développement (C2D). Le volet assainissement, financé à hauteur de 11,81 milliards FCFA, a permis l’aménagement de 35,26 km de drains bétonnés et le reprofilage de 13,54 km de canaux dans la capitale économique. Les travaux comprennent également 49,92 km de voies de desserte, 40 passerelles, 95 ponts et dalots, ainsi que 13 rampes d’accès pour l’entretien. En parallèle, plus de 16 000 arbres ont été plantés le long des ouvrages, contribuant à l’embellissement urbain et à la préservation de l’environnement. Le programme ne s’est pas limité à l’assainissement. Le volet d’amélioration du cadre de vie, doté de 15,43 milliards FCFA, a apporté des changements visibles dans plusieurs quartiers. On y compte 5,5 km de voies pavées, 3,25 km de parcours santé, 264 lampadaires solaires, 22 places publiques, 5 terrains multisports, 5 aires de jeux pour enfants, des toilettes publiques, des stations de parcours santé et des aires de stationnement. Ces équipements ne sont pas de simples ornements, dans les zones de Mbanya, Kondi ou Bonabéri, ils sont implantés à proximité des drains, offrant des espaces de loisirs sécurisés et modernes, tout en assurant une meilleure gestion des eaux pluviales.

CROISSANCE DES PETITS COMMERCES ET L’AUGMENTATION DE LA VALEUR FONCIÈRE

Le projet « bénéficie directement à plus de 600 000 habitants », selon le programme C2D. plusieurs quartiers de Douala bénéficient d’aménagements visant à améliorer les infrastructures et les conditions de vie des habitants. À Douala 4ᵉ, les interventions concernent notamment Bonassama, Bonambappé et Bessekè, avec un impact attendu pour environ 2 284 riverains, ainsi que Bonamokano et Nkomba, touchant près de 2 780 personnes. Les travaux s’étendent également à Douala 3ᵉ et 5ᵉ, dans les secteurs de l’Hôpital Général, Cité des Palmiers, Nyala et Logbaba, où 2 620 habitants sont concernés. Enfin, à Douala 1er, le Carrefour Leclerc voit lui aussi des aménagements ciblés, bien que de moindre ampleur, avec environ 150 bénéficiaires directs.

Dans les quartiers concernés, la mobilité s’est améliorée, les risques sanitaires liés aux eaux stagnantes ont reculé, et de nouvelles opportunités économiques ont émergé. « Depuis que les travaux sont terminés, il y a beaucoup de nouvelles maisons. Avant, il n’y avait rien », souligne Michel Tchamaleu. Les habitants évoquent aussi la croissance des petits commerces et l’augmentation de la valeur foncière. Le renforcement de neuf comités d’hygiène et de salubrité a permis d’ancrer de nouvelles pratiques. « Pour les ordures, on les emballe dans des sacs et on les dépose au parc, à l’entrée du quartier. On ne veut pas que les gens jettent leurs déchets n’importe où », insiste Michel. Serge Bikok, acteur local de la sensibilisation, confirme : « On a mis des plaques pour indiquer aux gens d’attendre les collecteurs et de ne plus jeter les ordures dans les drains. Avant, on retrouvait des déchets partout. ».

LE RENFORCEMENT DE L’ÉCLAIRAGE PUBLIC

Si les habitants saluent unanimement les avancées enregistrées dans leur quartier, ils expriment également des attentes précises pour améliorer leur cadre de vie. Parmi les priorités figurent le renforcement de l’éclairage public pour sécuriser les rues la nuit, la multiplication des bacs à ordures afin de limiter les dépôts sauvages, l’entretien régulier des drains pour prévenir les obstructions, ainsi que l’extension des infrastructures sociales telles que les écoles et les centres de santé. Ces revendications traduisent une volonté collective de consolider les acquis et d’inscrire durablement ces transformations dans une logique de développement inclusif.

UNE VILLE MIEUX PRÉPARÉE AUX DÉFIS CLIMATIQUES

 À Douala, où les précipitations intenses et soudaines font partie du quotidien, les inondations représentaient un fléau récurrent. Les infrastructures du C2D constituent désormais un bouclier efficace contre ces aléas, tout en contribuant à un développement urbain plus harmonieux. Pour Robert, la transformation est évidente. « Aujourd’hui, on n’a plus de problèmes. Les marécages ne posent plus de souci. », dit-il. Michel, lui, voit dans ces travaux le signal d’une nouvelle ère pour son quartier : « On est plus à l’aise maintenant. Plus des inondations. » Reste à relever un dernier défi : maintenir cet élan, entretenir les ouvrages et répondre aux nouveaux besoins générés par ce renouveau.

 Camair co : péril sur un nouvel envol après plusieurs perturbations

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  A la suite de plusieurs désagréments dans son service, la compagnie aérienne nationale dit travailler à l’amélioration de ses performances opérationnelles. Mais cette ambition reste plombée par des défis structurels.

Départs repoussés en pleine nuit, attentes interminables dans les halls, déroutements imprévus, annulations et retards de vol… les usagers de la compagnie nationale de transport aérien Camaico disent leur ras-le bol.  A travers de nombreux messages diffusés sur les réseaux sociaux, notamment après le déroutement d’un vol Garoua–Yaoundé vers Douala considéré comme une énième perturbation enregistrée par la compagnie.  Parmi les voix qui se sont élevées pour motiver ce mouvement d’exaspération, l’artiste musicienne Kareyce Fotso qui raconte ses déboires. 

  Pour un départ prévu à 11h30 de Yaoundé pour Garoua, Kareyce Fotso dit avoir finalement décollé à19h30, sans aucune explication. Quelques jours plus tard, elle subit le même désagrément pour son retour à Yaoundé.  « Après 30 minutes en plein ciel, le commandant annonce une panne. Atterrissage d’urgence à Douala. Nous atterrissons à 14h30 à Douala. Et là, plus rien. Plus d’informations. Plus de Camair-Co. Nous sommes abandonnés dans l’aéroport, livrés à nous-mêmes. On murmure que nous repartirons à 19h… Mais 19h arrive, et toujours rien. Aucun agent Camair-Co en vue. Aucune explication », raconte l’artiste qui a dû emprunter la route. Elle est suivie dans son discours par de nombreux internautes qui relatent des histoires similaires et recommandent à Camair co de fermer si les choses ne fonctionnent pas bien.

 Réagissant par voie de communiqué, la compagnie aérienne présente des excuses à ses passagers et promet une amélioration de la qualité de son service.  Le transporteur explique que « Ces perturbations sont dues à deux collisions aviaires successives ayant affecté la disponibilité de deux de ses aéronefs et contraint à des réajustements majeurs de programme, dont le déroutement d’un vol Garoua–Yaoundé vers Douala », écrit l’entreprise, avant de promettre de travailler à l’amélioration continue de ses performances opérationnelles et la qualité de son service.

 Mais ce nouvel envol de Camair-Co reste toujours incertain d’après plusieurs analyses. La compagnie fait en effet face à plusieurs problèmes structurels.  Avec une flotte de six avions, deux Boeings, deux Embraer brésiliens, un MA60 chinois et sa dernière acquisition, le CRJ 900, un avion de 90 places loué auprès de la compagnie sud-africaine CemAir, la moitié serait hors service. La plupart des appareils de Camair-co enchainent les maintenances.  D’ailleurs même le CRJ 900 nouvellement acquis a dû passer plusieurs semaines hors du tarmac pour des opérations de maintenance et a été remplacé pendant ce temps par un CRJ 200 de 50 places.

 Outre ces difficultés liées à sa flotte, Camair co fait aussi face à une importante dette financière. D’après la Caisse Autonome d’Amortissement, Camair-co et la Sonara concentrent plus de 90% de la dette extérieure des entreprises publiques au Cameroun. Et malgré un plan de relance, l’entreprise peine toujours à décoller.

Zlecaf : UBA Cameroon et Afreximbank renforcent leur lien

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 Au cours d’une rencontre à Douala, les deux entités ont mis un accent sur leurs relations institutionnelles notamment pour la mise en place des innovations en matière de paiements transfrontaliers et les initiatives de financement du commerce intra-africain.

La filiale locale de la banque nigériane UBA Cameroun franchit un autre pas dans la perspective de soutenir la zone de Libre-échange intercontinentale africaine (Zlecaf).  Le Directeur Général de la banque Jude Anele, a reçu à son siège à Douala une délégation de l’African Export-Import Bank (Afreximbank). La délégation d’Afreximbank conduite par le chef des opérations bancaires et plusieurs hauts responsables de la banque dont des représentants de la zone UMOA et du bureau sous régional basé à Yaoundé ont discuté sur la collaboration avec UBA dans le cadre du financement du commerce intra- africain.

Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des relations institutionnelles entre les deux entités, via en l’occurrence les innovations en matière de paiements transfrontaliers et les initiatives de financement du commerce intra-africain, conformément aux objectifs de la Zlecaf.

Il faut dire que les deux parties renforcent un lien qui existait déjà. UBA a notamment annoncé le mois dernier le lancement de LEO, son chatbot intelligent basé sur l’intelligence artificielle réalisé avec l’appui d’afreximbank. Cette solution, renseigne la banque, permet d’effectuer des transactions de paiement transfrontalières.  Ce qui va aider les clients de UBA mais davantage les commerçants et entreprises de réaliser des opérations rapides, efficaces et sécurisées à l’échelle du continent, tout en formalisant les flux commerciaux informels et dans le cadre de la Zlecaf. Cette innovation repose sur le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), mis en place en partenariat avec Afrexim Bank. Ce système permet aux particuliers, commerçants et entreprises d’effectuer des paiements en monnaie locale entre les pays africains où les banques centrales ont autorisé l’usage du PAPSS.  Ce service a divers avantages.  Il permet des transferts en quelques secondes seulement, un accès via des canaux en libre-service, des frais de traitement réduits, et aucun coût pour le bénéficiaire.

 « Cette rencontre de haut niveau confirme la volonté de UBA Cameroon et d’Afreximbank de travailler main dans la main pour accélérer la transformation du paysage bancaire africain au service des économies locales », a commenté UBA Cameroun sur ses pages officielles.

Aquaculteur: 500 producteurs recevront des appuis dans 3 régions du pays

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La Caisse de Développement de la Pêche Maritime procédera à la distribution des kits aux bénéficiaires dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord dans le cadre du projet d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire financé par la banque mondiale.

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime (CDPM) vient d’arrêter son compte administratif et financier pour l’année 2024, tout en dressant les perspectives pour cette année. Au rang des activités annoncées pour l’exercice en cours figure des appuis aux aquaculteurs.   Ils sont 500 bénéficiaires identifiés dans la région de l’Est, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord qui recevront les kits acquis par le Fonds de Développement de la Pêche Maritime.

 Cet appui intervient dans le cadre du Projet gouvernemental d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire (PULCCA) dont la CDPM est un acteur de mise en œuvre.  Financé par la Banque mondiale, à hauteur de 100 millions d’Euros soit 55 milliards de F CFA, ce projet vise à répondre de manière urgente à l’atténuation des impacts à court terme de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, et à moyen terme, renforcer la résilience économique, climatique et communautaire dans les régions qui font face à ces fléaux. Les régions de l’Est Cameroun, de l’Extrême-Nord, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont considérées comme les plus vulnérables en matière de sécurité alimentaire et de résilience climatique.

Il est donc question de soutenir 7500 éleveurs et 4000 producteurs du secteur de la pêche et de l’aquaculture à travers le pays. Ceci, via la distribution d’intrants et de petits matériels agricoles et d’élevages. L’appui porte aussi sur le renforcement des capacités des bénéficiaires sur les itinéraires techniques de production et la résilience face aux changements climatiques.

Président du Conseil d’Administration du Fonds de Développement des Pêches Maritimes, le ministre de l’Elevage, de la Pêche et des Industries animales Dr Taiga, indique que cette session du conseil de la CDPM « se tient dans un contexte de mise en œuvre par le gouvernement du plan intégré d’import substitution agro pastoral. C’est une session des comptes consacrée à l’examen et à l’adoption des comptes de la CDPM pour l’exercice 2024. Elle nous donne l’opportunité de jeter un regard rétrospectif sur le travail accompli par l’examen du compte administratif. Nous prenons également connaissance du rapport d’activités, l’exécution du budget à mi-parcours ».

La CPDM a cependant déployé d’autres activités de soutien à la pêche et à l’aquaculture en 2024.  Il s’agit notamment de la surveillance des activités de pêche, la fourniture d’équipements tels que des bateaux et des moteurs aux acteurs, la formation des pisciculteurs etc.

 Réaction

 Salvador NGOANDE, Secrétaire Exécutif Caisse de developpement pêche maritime

 « Notre budget a été révisé à près de 3 milliards de francs CFA »

« L’examen du rapport annuel de performance indique une bonne exécution des activités planifiées, notamment l’acquisition du matériel de pêche au profit des acteurs. Vous étiez certainement des témoins du marché aux poissons de Youpwe, dont la CDPM a contribué à l’organisation. Ensuite, la distribution du matériel de pêche à Kribi par le ministre de l’élevage et l’ambassadeur du Japon. Au niveau de l’aquaculture, la CDPM a organisé des sessions de formation au profit des acteurs, notamment sur la production d’une part, mais aussi la transformation du poisson d’autre part. Elle a accompagné par différents appuis les acteurs en termes de cages flottantes rondes qui ont été introduites de manière réussie au Cameroun et permettent d’augmenter la capacité de production des différents acteurs qui en ont bénéficié. Ensuite, des appuis ont été donnés en termes de bacs hors sol d’aliments et d’alevins et j’en passe. Au terme de sa session, la session a effectivement adopté les différents documents qui ont été proposés et donné quitus à la gestion qui a été faite de l’exercice budgétaire 2024. Au terme de la session aussi, le Conseil a revu à la baisse le projet de budget de 2025 du fait de la réduction des dépenses, des ressources transférées par le MINEPAT pour la mise en œuvre du plan intégré d’impôt substitution agro-pastoral. Initialement prévu à la somme de 3,8 milliards à la CDPM, ce montant a été revu à la baisse à moins d’un milliard à 986 millions, ramenant dans le budget total à près de 3 milliards de francs CFA. C’est ce budget qui a été révisé et adopté, qui sera présenté très prochainement, dans le prochain jour, au ministre des Finances pour adoption et mise en œuvre le plus rapidement possible. »

Mines : l’État interdit l’exploitation industrielle du site de Kambélé

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Le site d’exploitation d’or de Kambélé, a été classé en zone de protection et d’exclusion d’activités minières industrielles, semi-mécanisées et de recherche. L’annonce a été faite le 13 août 2025 par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT), Fuh Calistus Gentry.

Cette décision, formalisée par l’arrêté du 13 août 2025, fait suite aux Très Hautes Instructions du président de la République. Le périmètre, précédemment couvert par le permis de recherche n° 643, a été reversé dans le domaine minier national libre par l’arrêté n° 000203/A/MINMIDT/SGDM/DAJ du 13 août 2025.  

Désormais, « seules les activités d’exploitation artisanale stricto sensu, réservées aux riverains autochtones, y sont autorisées », lit-on sur l’arrêté. Le MINMIDT précise qu’aucune autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée n’a été délivrée pour cette zone minière située dans la Kadey. Il met également en garde contre le recours à des partenaires expatriés, jugé contraire aux directives présidentielles, et invite les communautés locales à s’organiser pour bénéficier d’un accompagnement de l’État via la Société nationale des Mines.

Cette décision intervient alors que Jam’s Avenir, apprend-on, entreprise dirigée par Rodrigue Mboundjo, affirme détenir depuis août 2024 le seul permis de recherche actif sur le site. La société indique avoir investi plusieurs centaines de millions de FCFA dans des études préalables à un projet de convention en attente de signature. Selon Jam’s Avenir, cette décision compromet ses activités. L’entreprise envisage de poursuivre l’État du Cameroun pour obtenir réparation.

Au Cameroun, le secteur minier reste largement dominé par les exploitations artisanales et à petite échelle (EMAPE). Selon le Code minier, cette catégorie englobe l’orpaillage au sens strict ainsi que l’exploitation artisanale semi-mécanisée. L’or demeure la ressource la plus convoitée, loin devant les autres substances extraites, parmi lesquelles figurent quelques gisements de pierres précieuses, semi-précieuses et ornementales.

Bvmac : l’activité des Sociétés de Bourse en hausse de 14,29 % au 2 e trimestre 2025

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A la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), le deuxième trimestre 2025 affiche des chiffres positifs. Le bulletin trimestriel laisse voir une nette progression de l’activité boursière par rapport à la même période en 2024. Le nombre de transactions est passé de 89 à 147 transactions.

Les titres échangés ont atteint 272 508. La valeur transigée connait aussi une forte augmentation, passant de 182,35 millions à 2,83 milliards de FCFA. Cette embellie est en partie due à la bonne performance des sociétés de bourse. Leur activité selon la BVMAC a progressé de 14,29 % au deuxième trimestre 2025.

Sur les 25 SDB agréées, 16 ont fortement contribué à l’animation des échanges et à la promotion de la liquidité. Contacturer Capital et BGFI Bourse ont été les plus dynamiques avec occupant respectivement les premières places. Ces deux sociétés dominent le marché avec 1,5 milliards de FCFA de transactions chacune, suivies par ASCA (1 milliards de FCFA). SG Capital CEMAC 73 transactions arrive devant Africa Bright Securities (39) et ASCA (34). Cependant, 9 de ces sociétés de bourse « sont restées inactives, n’enregistrant aucune transaction durant la période », relève la BVMAC.

 Sur le compartiment des actions, l’essentiel des transactions a porté sur les titres SOCAPALM, SAFACAM, LA REGIONALE, SEMC et SCG-Ré tandis que dans le compartiment obligataire, les échanges ont principalement été observés sur les lignes ACEP1, ECMR7, EBD03, EGA15, et EBD02. « Ce trimestre témoigne d’une reprise soutenue de l’activité boursière et d’un regain d’intérêt des investisseurs. », commente la BVMAC.

Tatiana MELIEDJE

Rupture : Anne Nsoga démissionne du Fsnc

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C’est fini entre Jeanne Nsoga et Issa Tchiroma Bakary. La secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) vient de démissionner. Abandonnant son candidat en pleine préparation de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Après avoir servi à ce poste huit années durant.

Dès l’entame de sa lettre adressée au président national du Fsnc, Jeanne Nsoga dénonce  »votre attitude » , au sujet du  »cyber harcèlement dont je suis victime de la part des supporters de Maurice Kamto  ». Au sujet de son  »combat » contre l’accaparement des terres des populations du Moungo par la  »branche armée de l’UPC », à savoir l’Armée nationale de libération du Kamerunais (Anlk). Anne Nsoga en a fait une sortie vidéo sur les réseaux sociaux récemment, demandant la rétrocession de ces terres aux populations autochtones. A sa suite, nombre d’internautes dénoncent le  »tribalisme  », l’accusant de stigmatiser les populations Bamileke très nombreux dans la région du Littoral notamment, engagées dans des activités agricoles.

Face à l’ampleur des échanges, Issa Tchiroma a commis un communiqué pour se désolidariser de sa secrétaire générale. Laquelle a mal supporté ce  »désaveu ». D’où la rupture une vingtaine d’années après avoir adhéré au projet d’Issa Tchiroma.

La lettre de démission de Jeanne Nsoga

Cette démission survient en pleine préparation de l’élection présidentielle. Un coup dur pour Issa Tchiroma Bakary, candidat à ce scrutin. Avant celle-ci, Tchiroma qui a démissionné du gouvernement, a perdu des cadres tels Yerima Dewa, ex-vice président et le député Salmana Amadou Ali.

Littoral: administration, justice, éducation, les plus corrompus selon la Conac

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Les transports, l’administration publique, les mairies, la justice, l’éducation sont entre autres secteurs dans lesquels la Conac a recensé la plupart des dénonciations lors d’un séjour de cinq jours à Douala soldé par 18 interpellations.

Plus de 80 dénonciations, 18 personnes dont 6 femmes interpellées et mises à la disposition de la Justice. Voilà le bilan de la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac) au terme de cinq jours de travaux dans la région du Littoral. L’action s’est déroulée en effet dans le cadre de son concept de Clinique Anti-Corruption qui consiste à s’installer de manière temporaire dans une région pour recueillir les dénonciations d’actes de corruption. Après avoir écouté les usagers du 04 au 08 août dernier à Douala, la commission livré son rapport. Celui-ci indique que la quasi la totalité des secteurs ont fait l’objet des dénonciations.

 Les mairies

Les Collectivités Territoriales Décentralisée, notamment les communes sont indexées dans les faits soumis à la Conac. Les dénonciations portent entre autres sur l’extorsion de fonds aux conducteurs de mototaxi, le monnayage des levées de scellé pour les commerçants, l’abus de fonction par la Police municipale de certaines communes d’arrondissements et même de la communauté Urbaine de Douala, l’extorsion de demandeurs de service en vue l’établissement des actes de naissance dans certains Centres d’état civil.

Dans la même veine, plusieurs autres services de l’administration publique sont concernés.  Les Domaines et Affaires Foncières sont citées pour extorsion des citoyens dans le processus d’obtention des titres fonciers, établissement et annulation frauduleux des titres fonciers, litiges fonciers, irrégularités dans la vente du domaine privé de l’Etat.

Les démembrements du ministère de l’Administration Territoriale dans la région sont accusés d’extorsion des usagers et de monnayage de service public, notamment l’exigence des sommes variant de 500 FCFA à 1000 FCFA pour la certification des documents administratifs dans certaines sous-préfectures. La Conac a aussi enregistré l’extorsion des fonds aux commerçants par certains agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune ou encore l’anarque des transporteurs de bois destiné à l’exportation. Dans le ressort du ministère des Finances, on a accusé les services déconcentrés de ce département d’exigence du versement des commissions pour certains paiements. De même, des cas d’extorsion par certains agents des impôts et des douaniers au niveau du Port de Douala.

 Aussi, dans certains districts de santé, on a indiqué des cas de fraude, d’extorsion et de manipulation de système de paiement ainsi que le détournement des fonds des campagnes de vaccination.

 Les procédures judiciaires

La Conac dit avoir reçu des dénonciations sur les lenteurs des procédures judiciaires et la partialité dans certains jugements ainsi que l’exigence aux visiteurs de prisonniers détenus à la Prison de payer des montants allant de 500 FCFA à 1000 à plusieurs niveaux au sein de la prison.

 Les transports et l’éducation

La corruption à CamairCo et à l’aéroport de Douala et la corruption dans les activités des auto écoles sont des cas recensés dans le secteur des Transports. Les Forces de maintien de l’ordre sont aussi indexées pour extorsion des usagers de la route sur pratiquement tous les axes routiers de la région du Littoral, ainsi que des personnes ne disposant pas de Carte nationale d’identité.  

Dans l’Education de base, on recense la collecte des frais exorbitants d’examens officiels et l’exigence de paiement de frais de scolarité alors que l’école primaire est censée gratuite, mauvaise gestion des frais d’APEE, la perception indue de salaire par certains employés fantômes, le paiement discriminatoire des primes du Programme d’Appui à la Réforme au Cameroun (PAREC) etc.

  S’agissant des Enseignements Secondaires, les usagers ont dénoncé la perception des frais injustifiés, le détournement de liais d’APEE, l’extorsion des fonds au parents d’élevés, le versement de sommes d’argent en échange de la suppression des heures d’absence entre autres.

Entreprises du secteur Privé

Le secteur Privé est indexé pour licenciement abusif, non versement des allocations familiales de certains employés, violation des droits de travailleurs, recrutements irréguliers des étrangers, fraude et concussion au détriment de l’Etat perpétrés par des entreprises multinationales ainsi que le détournement de subventions de l’Etat destinées aux établissements scolaires laïcs.

La Conac a également été mise sur la piste d’un cas d’usurpation de la fonction de représentant de la CONAC dans la région du Littoral.  Après ces dénonciations, la Conac doit désormais mener des investigations sur le terrain pour la recherche des preuves.  « En effet, une dénonciation reste une allégation jusqu’au moment où elle est confirmée ou infirmée par des éléments de preuve. Ainsi, les équipes de la CONAC ont travaillé de jours comme de nuit dans les cinq arrondissements du Département de la Wouri. Aussi, nous nous assurerons que les actions en Justice aboutissent à des réparations conforment aux dispositions du Code Pénal », a indiqué le président de la Conac Dieudonné Massi Gams.

Dieudonné MASSI GAMS, président de la CONAC

 « La Conac ne cible pas uniquement les petits corrupteurs »

 « Certains pourraient dire que cette lutte cible uniquement les petits corrupteurs. Que NON LA CONAC traque la grande et la petite corruption. La corruption reste la corruption. Peu importe le montant en jeu. Mais, les Cliniques Anti-corruption nous donnent l’opportunité de constater les cas de flagrant délit qui permettent la mise à la disposition de la justice des suspects, conformément aux les dispositions de l’Article 22, Alinéa 1 et 3 du texte organique de la CONAC. Deuxièmement, nous avons des cas des investigations conclues assorties des recommandations faites aux autorités compétentes pour sanctions administratives sans préjudice de poursuites judiciaires. Troisièmement, des demandes d’information ont été adressées à certaines structures, surtout pour des dénonciations en cours de traitement. Quatrièmement, certains dossiers ont été envoyés aux Administrations compétentes, pour des cas pendants en Justice ou ne relevant pas de la compétence de la CONAC, Nous signalons toutefois, que certaines dénonciations n’ont pas abouti par manque de précisions nécessaires à leur recoupement. »

Gestion de la solde : Bessiping, la face visible des oubliés de l’État

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Léopold Bessiping est donc en passe de gagner « son » élection présidentielle. Après une audience avec le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), Joseph Lé, le 6 août 2025, le président du Rassemblement des Forces écologiques pour la Relance de l’Economie (RFERE) est attendu ce lundi à la porte 428 du bâtiment A, au sein de la Direction de la Dépense de Personnel et des Pensions du ministère des Finances, pour le traitement des aspects techniques et financiers de son dossier.

Tout porte donc à croire que Léopold Bessiping rentrera bientôt en possession de « son dû ». Car, comme l’a rassuré Joseph Lé au sortir de l’audience du 6 août 2025, « Il est possible qu’il trouve son dossier déjà envoyé au MINFI, car à situation exceptionnelle, disposition exceptionnelle ». Cette prise en charge accélérée s’applique également à sa nouvelle condition de jeune retraité, effective depuis octobre 2024. En effet, il est actuellement sous le régime de prépension, et l’examen de sa situation a confirmé qu’il n’y avait aucun obstacle à sa transition vers le régime de pension complète, ce processus étant également accéléré. « Nous avons examiné cette situation et constaté qu’il n’y a pas de souci pour qu’il passe au régime de pension complète, ce qui sera fait aussi très rapidement, car tous ces éléments vont être étudiés et élaborés par les collaborateurs afin que le dossier complet soit transmis au niveau du MINFI », a précisé le Minfopra.

LA BOÎTE DE PANDORE OUVERTE

« J’exhorte les agents de l’État en situation de salaires impayés, à l’ensemble des agents publics en service ou retraités, qui seraient dans une situation similaire à celle de M. BESSIPING à nous saisir via nos différentes plateformes digitales… », a posté le ministre Joseph Lé sur ses plateformes numériques. Un appel qui cache mal un aveu d’échec ou d’incompétence de la part de l’administration publique, dans la gestion des carrières et de la solde des agents publics.

 Car, si certaines sources évoquent le chiffre d’au moins 150 enseignants qui seraient dans la situation de Léopold Bessiping, le Minfopra a lui-même reconnu que l’application AIGLES avait permis d’identifier 8 510 agents publics méritants une reclassification, que ce soit par méconnaissance de leurs droits ou par simple négligence de leur carrière. Un délai est fixé au 30 août 2025 pour que ces situations soient apurées. « Nous sommes totalement disposés à tourner la page des arriérés de salaires, des arriérés d’avancement et autres », a-t-il conclu.

UNE CANDIDATURE À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE POUR SE FAIRE PAYER SON SALAIRE

Le candidat déclaré avait interpellé les pouvoirs publics sur sa situation administrative lors du dépôt des candidatures à ELECAM. Plusieurs pièces manquaient dans le dossier en plus du défaut de la caution de 30 millions de FCFA. Le Conseil électoral va rejeter son dossier de candidature, le 26 juillet 2025. Le même jour, il dépose un recours au Conseil constitutionnel en vue de la reconsidération de sa candidature.

Le 04 août 2025, le Conseil déclare son recours irrecevable. Léopold Bessiping dit avoir « passé des années sans salaire » et lorsqu’on « a constaté qu’il ne travaillait pour rien, on a rétabli. Mais on ne l’a pas fait avec le rappel. Donc, le Trésor a déjà suffisamment son argent… Avec les intérêts qu’ils lui doivent, il ne peut pas venir ajouter de l’argent sur l’argent », avait-il déclaré. L’agent de l’État admis à la retraite explique qu’il a servi l’État pendant 35 ans en qualité d’enseignant. Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite au moment où il est surveillant général au lycée de Penka-Michel.

Blaise NNANG

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