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Les Lions indomptables : Rigobert Song débarque chez les U23

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Vers un nouveau challenge

Par une décision rendue publique ce 17 octobre 2018, le président du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) nomme un nouvel encadrement technique chez Les Lions indomptables U23. Et Richard Towa saute, remplacé par Rigobert Song Bahanag. L’ancien capitaine de la sélection nationale fanion, était jusqu’ici entraîneur principal des Lions indomptables A’. L’aventure n’a pas été fructueuse pour le « Capitaine courage » dont la sélection s’est fait éliminer dès le premier tour du Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2018. Mais l’homme peut bénéficier de circonstances atténuantes, pour avoir passé le clair de son temps à l’infirmerie et donc loin des stades, depuis l’accident vasculaire cérébral dont il a été victime début octobre 2016 et qui a nécessité son évacuation en France pour plusieurs mois. L’homme n’a repris du service que près d’un an après.

Le miraculé a donc bénéficié de circonstances atténuantes et vient d’hériter de la sélection U23. Une promotion en quelque sorte, puisque même si l’homme dirigeait l’antichambre des Lions A’, il est clair que la sélection nationale olympique est la plus proche de la tanière des A. Celle qui dispute l’une des plus prestigieuses des compétitions de football : les Jeux olympiques. Et la prochaine édition est prévue en juin 2020.

C’est le plus grand rendez-vous qui attend l’homme. Pour le préparer, Rigobert Song sera accompagné d’une équipe renouvelée, dont deux autres anciens Lions indomptables : Guy Feutchine qui sera son premier adjoint, et Raymond Kalla Nkongo, son ancien partenaire de la défense des quintuples champions d’Afrique dans les années 2000. Le premier, 20 sélections, âgé de 41 ans, vient d’hériter du club grecque de Pasa Irodotos (2ème division) comme entraîneur. Le second, est nommé team manager de la sélection.

Pour le reste, Kenneth Sama Sampabum officiera comme préparateur physique, et Grégoire Ambassa le médecin. Comme il était déjà attendu, en dehors de la sélection fanion, le poste de team press sera désormais géré par le département communication de la Fécafoot à chaque stage. L’article 2 de la décision signée de Me Happi Dieudonné le dit clairement. Il en sera de même pour toutes les autres sélections dont les projets de nomination attendent dans les tiroirs du ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), pour avis. Avant d’être officialisés par la Fécafoot. Mais il faut relever que le staff des U23 reflète exactement ce qui avait circulé sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines

Textes de la Fécafoot : La Normalisation répond à l’Acfac

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Me Happi veut rassurer

Me Happi Dieudonné n’a pas attendu longtemps pour battre en brèche les critiques de l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac). Dans un communiqué de presse rendu public ce 17 octobre 2018, soit le lendemain de la session extraordinaire du Comité exécutif de l’Acfac, le président du Comité de normalisation a tenu à apporter des réponses aux irrégularités soulevées par Abdouraman Hamadou Babba et compagnie.

D’abord l’envoi tardif des textes aux délégués. « Cette affirmation est fausse car les projets ont été envoyés aux délégués depuis juin 2018, au moment de la convocation de la première assemblée générale à une date ultérieure », dément-il. Indiquant que « pour l’Assemblée générale du 10 octobre, les projets de textes ont également été envoyés aux délégués au moins quatre jours avant, en copie physique et par mail pour ceux qui en possèdent, bien qu’ils aient eus déjà ». Alors, « ils ont donc eu assez de temps pour les étudier. Pourtant les statuts de la Fécafoot en vigueur pour l’Ag du 10 octobre 2018 n’imposent aucune obligation de délai en la matière », rappelle-t-il.

A en croire Abdouraman Hamadou, porte-voix de l’Acfac, « la majorité des acteurs de notre football avaient souhaité que les structures de notre football soient réformées, de sorte à corriger les dysfonctionnements observées ces 30 dernières années », rapporte-t-il. « Malheureusement, pour des raisons électoralistes, ce comité de normalisation nous a servis les mêmes textes que ceux laissés par le précédent Comité de normalisation dirigé par le Pr Joseph Owona, à quelques exceptions près », regrettait-il lors des travaux de l’Acfac. Happi répond que « les textes ont été adoptés en présence de représentants de la Caf et de la Fifa, et de deux commissaires du gouvernement ». Citant Jean Phillipe Obama, Directeur des normes et du suivi des organisations sportives au ministère des Sports et de l’éducation physique, et un représentant du Minat, ainsi que de membres du Comité des sages de la Fécafoot que sont entre autres Prince Ngassa Happi, l’ancien gouverneur Amadou Tidjani, Brigite Mebande, Prince Ndoki Mukete et le Pr Ngalle Mbonjo.

« Arbitre et non partie prenante »

A propos de l’achat de votes, Me Happi est clair : « le comité ne se sent nullement concerné par ces allégations car n’ayant commis aucun acte pouvant porter atteinte à l’éthique lors de cette assemblée générale». Rappelant qu’il intervient dans cette cause « en tant qu’arbitre et non comme partie prenante ». Donc « aucun intérêt ». Brandissant pour sa bonne foi le Code éthique qu’il a défendu et fait adopter pour les futurs dirigeants de la Fécafoot.

Alors que l’Acfac accuse les arbitres de l’Ag du 10 octobre 2018, d’avoir effectué un passage en force, la défense se vante d’avoir été transparente. « De l’avis de plusieurs délégués habitués aux assemblées générales, C’est la première fois qu’une assemblée générale de la Fécafoot se tient dans des conditions démocratiques et en toute transparence », estime Me Happi. « Il est temps de quitter les prétoires pour les stades », invite-t-il ses ‘’adversaires’’. Sera-t-il écouté ?

Lfpc : Rébellion interne contre le général Pierre Semengue

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Les deux principaux adversaires, du temps où tout allait bien. (c)Photo Journalducameroun

Par exploit d’huissier, sept membres du Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), ont saisi le général Pierre Semengue, président de ladite institution, pour exiger la tenue d’un conseil d’administration. Un moyen qui trahit la froideur des relations qu’entretiennent les membres du Conseil d’administration de la Lfpc. Déjà, Pierre Semengue qui a programmé une session de l’instance pour le 26 octobre, est opposé à une autre assise de cette nature. Du moins pas avant. Les raisons n’en sont pas officiellement données.

Mais il semble que les administrateurs souhaitaient désamorcer la bombe que le général s’apprêtait à lâcher : le limogeage de la secrétaire générale Thérèse Pauline Manguele qu’il soupçonne de rouler contre sa politique, et en faveur de ses « adversaires » au sein de la Ligue, apprend-on dans les coulisses. Le président ayant annoncé par lettre manuscrite le 5 octobre 2018, à sa secrétaire générale, son intention de lui faire valoir ses droits à la retraite. Un conseil d’administration initié par une partie des membres de ladite instance, pour le 11 octobre. Le patron de la Ligue a désavoué ses membres, qu’il invite plutôt le 26 octobre. Et l’homme a anticipé sur les autres, en se séparant de cette dernière. Dans la circulaire qu’il prend le 9 octobre 2018, le patron de la Ligue indique que celle-ci devait atteindre 62 ans le 13 octobre 2018, soit deux ans de pige après l’atteinte de l’âge de la retraite. L’ex patronne de l’administration de la Lfpc n’a pas avalé la pilule amère et a contesté sa mise à l’écart sans le mot du Conseil d’administration. En vain. Avant même le 13 octobre, Pierre Semengue avait déjà pris des dispositions sécuritaires pour éviter tout incident. Des gendarmes postés à la Ligue au petit matin du 10 octobre 2018. Mais Pauline Manguele, elle, n’y est plus passée. Du moins par le canal officiel.

Benjamin Beyeck, nouveau secrétaire général

En coulisse, il est répondu à l’homme qu’il est lui-même âgé de 82 ans. Même si les pourfendeurs du président de la Lfpc admettent que les statuts des deux personnes ne sont pas identiques, l’un étant élu pendant que l’autre est recrutée, il reste que ceux-ci estiment qu’en tant que cadre supérieure, le cas de l’ancienne secrétaire générale nécessitait une décision collégiale du Conseil d’administration. « … Sans s’appuyer au préalable sur une résolution du conseil vous autorisant à le faire, les membres du conseil d’administration, constatent par cet acte la violation par vous, de l’article 38 alinéa 8 des statuts de la ligue dont l’observation doit pourtant être stricte en ce qui concerne la situation administrative du secrétaire général», écrivent les contestataires du conseil d’administration au président. Réponse du berger à la bergère : «  Le conseil d’administration est habilité à effectuer des nominations, des recrutements ou des licenciements des cadres. La mise en retraite n’est ni un licenciement, ni un recrutement, ni une révocation. C’est dire que la mise à la retraite est de la compétence de l’organe exécutif que je représente. Ce n’est pas un acte qui doit passer par le conseil d’administration », réagit Pierre Semengue. Lui qui avait pensé à un contrat de consultant à celle « avec qui nous avons lancé la Ligue ». En attendant, le président de la Lfpc a déjà nommé un intérimaire au poste, en la personne de Benjamin Beyeck. En face, on n’a pas encore dit son dernier mot.

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Election : Dans les coulisses d’un contentieux interminable

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L’audience du 16 octobre dernier s’est ouverte sur une requête de Maurice Kamto demandant la récusation de six membres du Conseil Constitutionnel accusés d’avoir des « affinités avec le Rdpc », le parti politique du chef de l’Etat, candidat à sa propre succession. Selon les avocats du candidat du MRC, Emmanuel Bondé, l’un des membres de cet illustre organe « fait partie du Comité central du Rdpc, il est membre du bureau politique », a affirmé Me Sylvain Souop. Jean Foumane Akam, autre membre de cette juridiction « a appelé à voter pour M. Biya », a-t-il ajouté. « Personne n’ignore que dans votre cas, votre épouse est députée du Rdpc », a-t-il poursuivi, s’adressant à Clément Atangana, le président du Conseil Constitutionnel. Les avocats de Kamto se sont notamment référés à la Loi N° 2004/005 du 21 avril 2004 fixant le statut des membres du Conseil Constitutionnel, notamment son article 5 qui dispose en substance que les membres du Conseil Constitutionnel doivent s’abstenir de tout ce qui pourrait compromettre l’indépendance et la dignité de leurs fonctions. Ils s’interdisent, en particulier pendant la durée de leur fonction : de prendre une position publique ou de consulter sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l’objet de décisions du Conseil Constitutionnel ; d’occuper au sein d’un parti ou d’une formation politique, d’une association partisane ou syndicale, tout poste de responsabilité ou de direction et, de façon plus générale, de faire apparaître de quelque manière que ce soit leur appartenance politique ou syndicale etc. Un argument botté en touche par l’équipe de Clément Atangana qui a jugé « irrecevable » la requête au motif que « Maurice Kamto n’a pas qualité à demander la récusation du Conseil ».

Cabral Libii : Hors jeu ou double jeu?

Où est passé le plus jeune candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre dernier ? Cabral Libii était absent de la salle des audiences mardi et mercredi. S’il est vrai qu’il aurait visiblement choisi de laissé son avocat et le président du parti Univers qu’il a représenté à ce scrutin, l’absence de l’ancien analyste politique a été mal interprétée par bon nombre d’observateurs et de curieux ayant effectué le déplacement du Palais des Congrès de Yaoundé. Si certains l’ont compris comme une sorte de « résignation », un « aveu d’échec », d’autres ont vite fait de conclure que « c’est la preuve flagrante qu’il a a été à cette élection pour faire diversion au profit du candidat Biya » avec qui d’aucuns seraient prêts à jurer qu’il est en contact. Pas moyen, en revanche, de prouver l’une ou l’autre interprétation.

Scandale dans la salle d’audience

La scène la plus inattendue de ce contentieux a certainement été vécue ce 17 octobre. Alors que Grégoire Owona, en sa qualité de secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) vantait les mérites du chef de l’Etat, président du parti au pouvoir qui a « demandé à la jeunesse d’oser », toute chose « qu’ont fait Cabral Libii et Serge Espoir Matomba », à mettre à l’actif d’un Paul Biya qui nomme des jeunes Président de conseils d’administration d’entreprises, des femmes dans chaque municipalité, etc. Soudain, une dame, toge sur le bras, a fait irruption et s’est mise à crier, disant qu’elle conteste les propos tenus par le ministre Grégoire Owona, indiquant qu’elle a été emprisonnée et séquestrée par le régime Biya alors qu’elle n’avait que 18 ans. Une scène qui a eu le mérite de provoquer le courroux du président du Conseil Constitutionnel qui ordonnait ensuite qu’elle soit conduite hors de la salle d’audience. L’on apprenait alors que la dame en question se nommerait Me Nicole Tsanga, emprisonnée en 1976 pour « soutien à l’UPC ».

Par Arthur Wandji

Présidentielle 2018 : la guerre des chiffres fait rage

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Neuf candidats, un élu. A quelques jours de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre dernier par le Conseil constitutionnel, la guerre des chiffres se poursuit. Les électeurs eux, retiennent leur souffle, ne sachant où donner de la tête. Tellement les chiffres – supposés officieux mais crédibles – qui foisonnent sur les réseaux sociaux ou dans certains supports médiatiques comportent quelques anomalies.

Deux résultats et des anomalies

La victoire de Paul Biya à cette présidentielle serait sans appel, selon les chiffres publiés ça et là. Des chiffres qui, à en croire ceux qui les divulguent, seraient issus du rapport de la Commission nationale de recensement après décompte des voix exprimées sur l’ensemble du territoire camerounais et dans la diaspora, donnant vainqueur le président sortant avec 71,28 % des voix, contre 14,23 % pour Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), 6,28 % pour Cabral Libii, challenger de l’Union nationale pour l’intégration vers la solidarité (Univers) et 3,35 % pour Joshua Osih du Social Democratic Front (SDF). Un petit calcul permet également de comptabiliser 3 537 717 personnes dont les votes ont été pris en compte, pour un fichier officiel de 6 587 383 électeurs.

Or, toujours sur les mêmes réseaux sociaux, un second tableau « récapitulatif des suffrages exprimés par candidat sur le territoire national » fait état d’une victoire du candidat Paul Biya avec 71,09 % cette fois, devant Maurice Kamto (14,40 %), Cabral Libii (6,32 %) et Joshua Osih (3,19 %). Pour un total de 3 462 773 suffrages valablement exprimés. Le problème, c’est que, l’addition de tous les suffrages exprimés tels que présentés dans le tableau donne un total de 3 479 564 voix au lieu du total noté sur le document. Pire encore, l’ensemble des pourcentages des différents candidats sensé être de 100 % atteint les 100,48 %. « Ce sont là deux éléments qui prouvent que ces chiffres sont faux, qu’ils ont été montés par des gens qui, visiblement ont dû manquer leurs cours de calculs mathématiques à l’école », rigole un observateur de la scène politique.

Une stratégie politique du régime ?

Selon des commentateurs, le fait que des chiffres sensés provenir des rapports de la Commission nationale de recensement et dont la publication est interdite par la loi, se retrouvent sur l’espace public serait une stratégie politique mise en place par le pouvoir de Yaoundé qui voudrait préparer les Camerounais à accueillir le triomphe du président-candidat sortant. « Certes, les travaux de la commission nationale de recensement général des votes étaient publics, mais, prendre la décision de publier, ex-cathedra, les résultats de l’élection présidentielle, travail qui est dévolu au conseil constitutionnel, instance ayant le rôle de la publication des résultats, il y a, sans conteste, anguille sous roche », argue Serge Aimé Bikoi, sociologue. Le Conseil Constitutionnel a jusqu’au 22 octobre prochain pour proclamer les résultats de ce scrutin.

Arthur Wandji

 

Contentieux : comprendre les motifs de rejet des requêtes

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Recours irrecevable

L’irrecevabilité s’entend du fait que l’acte par lequel le juge est saisi ne réunit pas toutes les conditions exigées par la loi de manière à permettre à celui-ci de résoudre le problème qui lui est posé.

Non démonstration des allégations

Pour que le recours prospère, il faut que le requérant démontre selon les moyens de faits et de droit ses allégations. En d’autres termes, il doit démontrer la véracité des faits qu’il incrimine et surtout les dispositions légales qui ont été violées.

Non-conformité de la requête aux dispositions légales

La non-conformité de la requête aux dispositions légales suppose que la requête qui a été adressée au juge n’a pas respecté les exigences de la loi à savoir : le respect des délais, de la qualité de celui qui saisit le juge pour contester les résultats proclamés et du destinataire de la requête.

Non-respect des délais

Ce motif est évoqué lorsque la requête a été déposée hors délais. En matière électorale il faut savoir que le décompte se fait d’heure en heure à partir de la fermeture des bureaux de vote. Par conséquent, le décompte se fait de 18 heures à 18 heures, et non à partir de minuit comme le pensent souvent les candidats et requérants.

Erreur sur le destinataire de la requête

Il arrive très souvent que les candidats adressent leurs requêtes au président de la Cour Suprême en lieu et place du président de la Chambre Administrative de ladite Cour. Dès lors que la requête est présentée au président de la Cour Suprême, celui-ci est tenu de se déclarer incompétent et la requête est irrecevable. A cet effet, le requérant ne peut plus réorienter son action en contestation vers le juge qualifié parce que les délais seront déjà épuisés. Avec l’avènement des tribunaux administratifs dans chaque chef-lieu de région, ce désagrément ne devrait plus arriver.

Défaut de qualité du requérant

Ici, la contestation est portée par une personne non qualifiée. C’est-à-dire, une personne qui n’est ni électeur (non inscrit sur les listes électorales de la commune concernée), ni candidat, ni mandataire de la liste, ni une personne ayant la qualité d’agent du gouvernement pour les élections en question.

Recours non justifié

Il arrive parfois que l’on n’arrive pas à cerner dans la requête le motif pour lequel le recours a été introduit. Cette situation résulte très souvent d’un défaut de motivation de la requête. Parfois, lorsque le motif est identifié, la requête souffre d’une  absence de preuves, le juge reçoit la requête en la forme et la rejette au fond.

Désistement

L’affaire ne prospère pas dans ce contexte parce que celui qui a introduit le recours décide de mettre fin à son action c’est-à-dire renonce à poursuivre la contestation des résultats.

Par Njoya Moussa, juriste

 

Contentieux post-électoral : vers l’irrecevabilité des recours ?

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Après deux jours d’audience, le contentieux électoral n’a toujours donné son verdict. Si tous les recours ont été déclarés « irrecevables » sur la forme mardi dernier, les débats sur la forme ont été on ne peu plus houleux le lendemain. Une journée (exclusivement) dédiée au recours du candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Maurice Kamto qui, au terme de 13 heures d’échanges avec ses avocats et les membres du Conseil Constitutionnel, va devoir patienter jusqu’à 18h ce jeudi 18 octobre 2018, pour être définitivement fixé. Son affaire a été mise en délibéré. Alors que celle concernant Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF) s’ouvre un peu plus tôt dans la matinée. Pour nombre d’observateurs, on s’achemine vers la dernière ligne droite de ce contentieux qui pourrait déboucher sur un principal scénario : le rejet des différents recours.

Cabral, Kamto, Osih : tous irrecevables ?

Le suspense demeure encore entier. Enfin presque. Après deux jours de débats devant les juges constitutionnels, les signaux semblent verts pour une validation totale de l’élection présidentielle organisée le 7 octobre dernier. Alors que trois candidats de l’opposition réclament l’annulation de ce scrutin. Maurice Kamto du MRC qui avait revendiqué sa victoire dès le lendemain de l’élection, a déposé une « requête en annulation partielle des opérations électorales » notamment dans les régions du Nord-Ouest, de Sud-Ouest, de l’Est, du Sud, du Nord et de l’Extrême-Nord. Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF), et Cabral Libii du parti Univers, ont quant à eux introduit des recours en annulation totale du scrutin en raison « des multiples irrégularités, d’importants cas de fraudes et des cas de violation de la loi ». Si le dernier est déjà fixé sur l’irrecevabilité de son recours qui, selon le Conseil Constitutionnel a été déposé hors délai de 72h prévues par l’article 132 du Code électoral, les deux autres ne devraient pas s’attendre à meilleur verdict. « Il va de soi qu’au regard des audiences qui ont débuté mardi dernier commente un analyste, les requérants n’ont pas l’air de convaincre suffisamment les juges du Conseil. Encore que jusqu’ici, ils ne sont pas parvenus à apporter des preuves tangibles de ce qu’ils considèrent comme irrégularités ayant émaillé le déroulement du scrutin. On a comme l’impression d’être dans une sorte de mauvais film où les acteurs jouent le jeu des rôles qui sont les leur en connaissant d’avance comment il se termine ».

Vers la réélection de Paul Biya ? 

Pourtant, ça devait être l’élection de la transition. Enfin, selon les candidats de l’opposition et leurs électeurs. Après 36 ans de règne sans partage, Joshua Osih, Maurice Kamto, Akere Muna, Cabral Libii et les autres se croyaient suffisamment armés et éloquents pour convaincre la majorité de voter pour le changement. Mais l’appel à voter tout le monde sauf Paul Biya n’a pas été suivi par tous les Camerounais inscrits dans les listes électorales. Au contraire, le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) a fait peser sa « Force de l’expérience » sur une opposition dispersée, malgré l’alliance de dernière minute entre Maurice Kamto et Akere Muna. Déterminés à obtenir l’annulation du scrutin, les adversaires de Paul Biya ne lui ont rien épargné. Sa longévité au pouvoir, sa filiation supposée ou réelle avec certains membres du Conseil Constitutionnel qu’il a lui-même nommé, de multiples irrégularités, cas de fraudes et autres cas de violation de la loi imputés à certains membres du gouvernement et des militants du Rdpc… Ces attaques d’une rare violence verbale qui devraient définitivement être mises en échec au soir de ce 18 octobre 2018. Conséquence ? Paul Biya est bien parti pour être réélu. Ce sera alors son septième mandat à la présidence de la République. D’ailleurs, même s’ils n’ont pas encore été rendus officiels, les chiffres qui circulent çà et là, lui prédisent une écrasante victoire sur ses adversaires.

Arthur Wandji

Fécafoot : L’Acfac veut annuler les textes nouvellement adoptés

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Les pourfendeurs de Joseph Owona s'en prennent désormais à Me Happi

A peine les textes de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) adoptés, l’Association des clubs de football amateurs du Cameroun (Acfac) menace de saisir les juridictions compétentes pour les faire invalider. Mieux que la menace même, les membres de l’Acfac proches d’Henry Claude Balla Ongolo tiennent à voir le Comité de normalisation convoquer à nouveau l’Assemblée générale pour réviser la copie corrigée le 10 octobre dernier au Centre d’Excellence de la Confédération africaine de football (Caf). Alors que Me Happi Dieudonné et ses accompagnateurs du Comité de normalisation ont à peine soufflé au sortir de cette épreuve qu’ils ont validée au terme d’une longue journée d’assemblée générale extraordinaire marquée par beaucoup d’incompréhensions et de tiraillements avec les 64 délégués convoqués pour les travaux.

Henry Claude Balla Ongolo égrène un certain nombre d’irrégularités qui ont, à son goût, émaillé cette assemblée générale qui selon lui, « n’ont pas été convoquée dans les normes requises » : la mise à l’écart de certains membres, la distribution tardive des textes, soit la veille des travaux, la corruption de certains membres, le vote à main levée,… Et « malgré notre refus de procéder par un vote à main levée, la volonté de Me Happi a été imposée ; et au décompte final, alors que les personnes ayant reçu de l’argent, ont été placées d’un côté de la salle, lors du décompte, les deux scrutateurs qu’il avait désignés, se sont mis à compter, jusqu’à 17 et quelqu’un a dit ‘’ça suffit’’. Ils ont arrêté et après, ils ont déclaré que les statuts ont été adoptés par 18 voix contre 46. Alors que nous avons dénombré 23 mains contre, en plus des trois procurations », rapporte le président de l’Acfac. Et Abdouraman Hamadou Babba, d’appuyer : « On n’avait besoin que de 21 voix pour invalider le vote d’adoption ». Au passage, les adversaires de la normalisation font diffuser un enregistrement de l’ambiance des travaux, et l’on peut entendre des bruits de contestation. Me Happi indiquant que « seuls les articles modifiés soient adoptés ». Ce qu’avait déjà reconnu en son temps le normalisateur en chef, soutenu par nombre de délégués, pour se concentrer sur l’essentiel. Faute de temps.

Deux semaines de moratoire

Balla Ongolo et les délégués opposés à l’adoption des textes, insistent sur la corruption de certains membres de l’Assemblée générale et menacent de présenter ces preuves devant les juridictions pour appuyer éventuellement leurs plaintes. « Le président Happi (Franck) m’a dit qu’il y avait un 700 000F en jeu. Et c’est dans une salle non loin des toilettes qu’on distribuait l’argent », témoigne Djibrine Mati, délégué de l’Extrême nord. Pour sa part, Ndjayou Fochive, délégué de l’Ouest, rapporte avoir été « contacté depuis Foumban pour que j’influence mes gars afin qu’on adopte les textes sans problème. Et que le président Gilbert va nous voir à Yaoundé. Je leur ai demandé de me donner plutôt les textes », enfonce-t-il. « J’ai demandé qu’on nous laisse quelques jours pour prendre connaissance des textes avant de convoquer les délégués, le temps pour la normalisation de présenter un bilan financier de leur gestion, ils ont refusé », dénonce Babaraye Saïdou, de l’Extrême nord.

Forts de ces témoignages, le bureau exécutif de l’Acfac soupçonne un « coup d’Etat footballistique » en préparation par le Comité de normalisation. « Ils ont en projet de placer quelqu’un de leur choix à la tête de la Fécafoot, sinon quel intérêt ont-il à s’activer à ce qu’on vote à tout prix les textes, sans même tenir compte de la nouvelle loi sur le sport ? » se demande Abdouraman Hamadou. Me Happi, lui, dit vouloir quitter au plus vite la Fécafoot, pour vaquer à ses occupations. Faux, croit-on à l’Acfac. Alors « il faut stopper ça vite », gronde Henry Claude Balla Ongolo. Les 19 membres de l’Acfac qui ont pris part aux travaux du Mansel hôtel de Yaoundé, donnent deux semaines à Me Happi pour convoquer une assemblée générale ordinaire au cours de laquelle ils pourront permettre aux délégués de réviser les textes. A défaut, la voie du tribunal sera engagée, promettent-ils. « Ils disent que nous sommes radicaux, mais nous ne demandons que le respect des lois », essaie de rassurer Abdouraman.

Fécafoot : Ces nouveaux textes qui mettent Tombi a Roko hors-jeu

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La fin proche pour Tombi à Roko

Selon le Code éthique qui vient d’être adopté par l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot), les candidats à la présidence de l’instance devraient justifier d’une moralité exemplaire. Du moins en ce qui concerne le domaine financière. Le document qui guidera une commission spécialisée dans l’enquête de moralité des candidats à la présidence de la Fécafoot, ne laissera pas de chance aux candidats ayant des antécédents en matière de gestion financière ou des organisations, est un tamis que le Comité de normalisation et l’Assemblée générale de la Fécafoot, ont jugé utile de mettre sur pied pour « sécuriser » les fonds de la Fécafoot, et réduire le risque d’avoir à la tête du football camerounais des personnes aux appétits financiers aiguisés.

Et Tombi à Roko Sidiki n’est pas éloigné du cercle de ceux qui présentent certainement un passif susceptible de placer l’homme dans le rang des « mauvais grains ». Et c’est l’audit des comptes de l’exécutif du 28 septembre 2015, qui en donne des signes tirant vers l’orange. Dans son rapport des comptes de la Fécacoot sous l’ère Tombi à Roko, le cabinet Bekolo and partners relève plusieurs irrégularités. Comme ce dossier de ballons offerts par l’équipementier Puma des Lions indomptables. Il s’avère que le partenaire de la Fécafoot a remis, selon les accords signés, 6001 ballons de football à la Fécafoot, dont les traces auraient disparues entre l’Allemagne et le Cameroun. Et dans le même temps, le rapport constate que, au cours de la même période, la même quantité de ballons a été achetée par la Fécafoot. Et un montant de près de 80 millions de francs CFA a été débloqué à cet effet.

Du coup, Tombi à Roko qui est très discret depuis sa sortie de la Fécafoot suite à une décision du Tribunal arbitral du Sport (TAS), confirmant l’annulation des textes et de l’ensemble du processus électoral qui a conduit l’ancien secrétaire général de la Fécafoot à la tête de l’instance, mais qui selon des sources introduites, tient à « sauver son honneur » et reconquérir la présidence de la Fécafoot, risque de ne pas avoir l’occasion de rééditer l’exploit. « Avec le Code éthique, tout candidat à la présidence de la Fécafoot doit justifier d’une bonne probité morale », a indiqué Me Happi Dieudonné, le président du Comité de normalisation de la Fécafoot. C’est que, « le passage qui est singulier c’est l’intégrité des candidats. Dorénavant, on va faire ce qu’on appelle enquête de moralité, ce qui n’était pas dans les textes antérieurs », appuie Pierre Boudjiko, un des délégués à l’assemblée générale du 10 octobre 2018.

De quoi donner raison aux soupçons de ce proche de Tombi à Roko qui estime que, « après l’assemblée générale qui a validé le scrutin uninominal,…il revient à la Commission d’éthique de la Fécafoot, de planifier son plan d’exécution des potentiels candidats à la présidence de la Fécafoot ». Sans citer le nom de son protégé. Le mandat de Tombi à Roko a été interrompu par le TAS en 2017. Après près de deux ans de résistance.

Cameroun – Malawi : La victoire du talent

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Le capitaine est resté adroit sur sa cible

Une talonnade de l’intérieur du pied droit d’un Jacques Zoua gardé par deux défenseurs malawites. Un contrôle de Choupo-Moting à l’entrée de la surface suivi d’un missile qui fonce droit dans la lucarne de Swini (63e). Le but camerounais, un mélange de talent individuel et de jeu collectif résume bien les clés de la victoire des Lions Indomptables (1-0), tombeurs du Malawi vendredi dernier à Yaoundé, lors de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football 2019. Un bien meilleur match que celui qui a débouché sur un nul (1-1) le 8 septembre denier face aux Comores. Comment s’attarder sur le rapport de force, en faveur des Camerounais qui ont su maximiser leurs qualités face à des visiteurs qui ont été plus défensifs qu’autre chose ? La réponse la plus simple, et qu’on peut d’ailleurs trouver parfaitement rassurante, est que la victoire appartient à ceux qui jouent réellement, qui multiplient des efforts pour construire des occasions et marquer des buts. Que, peu importe le temps que dure l’attente, et peu importent les forces et faiblesses d’une stratégie, la qualité finit (presque) toujours par l’emporter. Vendredi dernier, les Lions Indomptables avaient plus de qualité que leurs adversaires. Tantôt alignés en 4-2-1-3, tantôt en 4-3-3, les champions d’Afrique en titre ont su s’approprier la balle, imposant le rythme et la symphonie dans un match plein d’intensité. Bien sûr, ils n’ont pas tous brillé. Tenez par exemple : Fabrice Olinga s’est montré limité dans la construction du jeu notamment avec de nombreux ballons perdus, des centres qui n’arrivent jamais à destination. Rarement dans le bon tempo, l’ex-pensionnaire de Malaga a appris à connaitre la pelouse du stade Omnisports Amadou Ahidjo. Si Yaya Banana a fait preuve d’un manque de maitrise et d’agressivité, Jérôme Onguéné lui s’est vite essoufflé.

Coaching gagnant

Heureusement, l’entrée en jeu de Paul-Georges Ntep et Faï Collins a apporté plus de vivacité aux Camerounais qui, depuis le début de la rencontre pouvaient compter sur certaines individualités. Incroyable dans le jeu, Frank Zambo Anguissa a été efficace aux côtés d’un Kunde Malong tranchant à la récupération. C’est la solidité de ce duo rassurant et doté d’une belle maitrise technique à la relance qui a permis à l’équipe camerounaise de jouer aussi haut pour multiplier des contres. Etirés par un Jacques Zoua qui a bien orienté le jeu des siens et un Eric-Maxim Choupo-Moting qui venait demander les ballons de manière basse et écartée, les Malawites étaient contraints de créer une barrière défensive à 6 parfois 7 joueurs. Or au fil des minutes, notamment en seconde mi-temps, les Camerounais multipliaient de belles séquences de jeu. En difficulté pour récupérer les ballons et incapables de se donner de l’espace quand les Camerounais débarquaient, les visiteurs ont alors endossé un drôle de costume : celui de l’équipe de contre qui ne peut pas contrer. En quelques secondes, Zoua réussit grâce à une talonnade d’une folle précision à se libérer de l’étau pour lancer Choupo-Moting. L’attaquant du Paris Saint-Germain fusillait ensuite le gardien adverse d’une lourde frappe à l’entrée de la surface (63e). Pendant que le duo Seedorf – Kluivert aura prouvé leur capacité à lire les situations et à rectifier leur stratégie, rappelant au passage que le projet de jeu n’a finalement pas besoin d’être spectaculaire si au final c’est la victoire qui compte. En effectuant de bons remplacements, les deux entraineurs ont pris de grandes décisions. En acceptant la mission, qui n’était pas forcément de nature à les faire briller individuellement, les joueurs les ont suivis. Au lieu de se brider, ils ont su se cadrer, séquencer, créer du spectacle en fin de match et… gagner. Rendez-vous le 16 octobre pour le match retour.

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