dimanche, juin 14, 2026
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L’évolution des activités économiques inquiète les chefs d’entreprises

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Célestin Tawamba, président du Gicam

« S’agissant du chiffre d’affaires, à peine 40 % des entreprises considère que l’activité a connu une tendance haussière ». Telle est l’un des résultats issus du tableau de bord de l’économie publié par le Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam), relativement au sujet de l’évolution des activités économiques au cours du deuxième trimestre 2018. D’après cette enquête, plus de la moitié des chefs d’entreprise interrogés jugent que « la pression fiscale a été plus forte ». Alors même que l’emploi et l’investissement sont restés stables, selon les déclarations d’une grande majorité d’hommes d’affaires, 64 % et 51 %, respectivement. Il convient toutefois, de noter que ces données du Gicam sont divulguées dans un contexte marqué par la publication des comptes nationaux par l’Institut National de la Statistique (INS). Selon les chiffres de l’INS, la croissance économique culmine désormais à 3,9 % au deuxième trimestre de l’année en cours ; portée, à hauteur de 8,5 % par l’investissement privé.

Ces facteurs qui ont boosté les affaires au deuxième trimestre

Les hommes d’affaires interrogés par le Gicam ont identifié des forces et opportunités qui pourraient constituer des supports de dynamisme pour l’activité économique. Au cours du 2ème trimestre 2018, la qualité de la ressource humaine, les opportunités de marchés et la stabilité des prix ont été à l’origine de quelques espoirs exprimés par des proportions non négligeables de chefs d’entreprise. Et ce, alors qu’un discours largement répandu tend à consacrer l’inadéquation formation – emploi comme une tendance lourde, les entreprises semblent plutôt satisfaites de la qualité de leurs ressources humaines internes. Evalué en tant que possible faiblesse, ce facteur apparaît comme peu important pour 68 % des répondants.

Projection pour le troisième trimestre 2018

Pour le compte du troisième trimestre 2018, la tendance anticipée est encore moins optimiste que celle observée au trimestre précédent. En effet, le Gicam explique que « la proportion de chefs d’entreprise optimistes quant à l’évolution de leur chiffre d’affaires régresse de 42 % à 37 % ». En outre, ajoute cette organisation patronale, « la tendance d’une fiscalité toujours plus oppressante reste perçue par un nombre de plus en plus élevé de répondants ». Néanmoins, tempère le Gicam, la perspective d’une trésorerie plus tendue est crainte par une frange non négligeable (47 %) de chefs d’entreprise. Le tableau de bord produit par cette organisation relève par la même occasion, les faiblesses et menaces relatives à l’environnement des affaires. Il s’agit entre autres, le retard de paiement, l’insécurité dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, la concurrence déloyale, les tracasseries administratives, l’insuffisance de l’énergie électrique et les difficultés de circulation sur le pont du Wouri. A l’opposé, il apparaît, poursuit le Gicam, que « l’insuffisance des capacités, du personnel qualifié, de la demande, constituent des contraintes considérées par une majorité de répondants comme peu importantes ». Toutefois, « les retards de paiement se singularisent par un pourcentage très élevé. A ce propos, 60 %, de chefs d’entreprise les considèrent comme très important. »

 

Hydrocarbures : Oilibya devient Ola Energy

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La nouvelle enseigne des stations-services Oilibya.

Ola Energy est désormais la nouvelle identité des stations- services d’Oilibya. Le Groupe Libya Oil Holdings Ltd a récemment dévoilé la nouvelle enseigne des stations-service de son réseau de distribution panafricain constitué de plus de 1100 stations-service à travers 18 pays africains. Ainsi, la marque Ola Energy mettra davantage l’accent sur l’excellence du service client tout en proposant une offre de produits et services élargie. « Cette nouvelle marque saisit l’essence même de notre groupe en tant qu’acteur moderne du secteur de l’énergie sur l’ensemble de notre périmètre d’activité en Afrique. Elle affirme le dynamisme, la détermination et l’ambition ressentis au sein de notre Groupe lors de cette phase clé de son évolution », explique Ibrahim Bugaighis, président directeur général de Libya Oil Holdings.

D’après le groupe Libya Oil Holdings, ce changement de dénomination sociale des stations-services se fera dans un premier temps dans les stations- services de huit pays pilotes notamment le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Kenya, le Maroc, la Tunisie et le Sénégal. La marque panafricaine sera par la suite déployée sur le reste des 10 autres pays.

En outre, le groupe fait savoir que ce déploiement à travers l’ensemble du réseau de stations-service dans 18 pays africains sera accompagné d’une nouvelle gamme de produits et de services. Le géant pétrolier précise également que ce déploiement vise à le se hisser comme « l’un des acteurs incontournables de la distribution des produits pétroliers en Afrique ». « Ola Energy est une marque créée et menée par les africains, pour les africains […] Elle exprime parfaitement notre identité panafricaine. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fiers d’être leader moderne et dynamique du secteur de l’énergie sur notre continent prospère », fait savoir le groupe avant d’ajouter que cette nouvelle identité visuelle reflète également l’ambition d’Ola Energy d’appréhender au mieux l’évolution rapide des attentes d’un marché dynamique et à forte croissance.

 

Emprunt obligataire 2014-2019: Le Cameroun rembourse 75 milliards de francs CFA

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Le Cameroun rembourse 75 milliards de francs CFA

C’est par une note d’information que la Commission des Marchés Financiers (CMF) annonçait récemment le remboursement par l’Etat du Cameroun, de 75 milliards de francs CFA au 27 décembre 2017. Dans le cadre de l’emprunt obligataire 2014- 2019. En effet, la CMF fait savoir que les représentants de la Masse des Obligataires, c’est-à-dire, les représentants élus des personnes ayant souscrit à lʼemprunt, « du payement le 27 décembre 2017, de la somme de 43,6 milliards de francs CFA représentant la troisième échéance de remboursement de lʼemprunt auprès des investisseurs ». Ainsi, au 27 décembre 2017, à mi-parcours de la période de payement, c’est au total 75 milliards de francs CFA en capital qui avaient déjà été remboursés par lʼEtat du Cameroun sur un total de 150 milliards de francs CFA à échoir en 2019. Rappelons que la valeur nominale de chaque obligation de cet emprunt est de 5000 francs CFA à la Douala Stock Exchange (DSX) avec un coupon (intérêts annuels) de 211,71 francs CFA par obligation. Autre révélation, et non des moindres, poursuit la note, « les représentants des investisseurs annonçaient également que des provisions trimestrielles étaient faites à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) en vue du payement de la quatrième échéance le 27 décembre 2018 ». Toujours dans la perspective du payement des emprunts obligataires 2014-2019, il y a lieu de noter que de source interne à la Beac, l’Etat va procéder au remboursement de 98,75 milliards de francs CFA en capital et 14,38 milliards de francs CFA en intérêts au titre des emprunts contractés sur le marché domestique. La même source indique d’ailleurs à cet effet que les provisions qui sont déjà constituées s’élèvent à 113,13 milliards de francs CFA. Par ailleurs, selon une autre note d’information publiée au ministère des Finances (Minfi), il ressort que l’Etat a émis plusieurs emprunts obligataires depuis 2010. Ceux-ci ont notamment permis de financer de nombreux projets. A titre d’illustration, l’emprunt obligataire émis sur la période 2010-2015 a servi au financement des projets tels que les infrastructures en eau et énergie à hauteur de 100 milliards de francs CFA, les infrastructures portuaires à 21 milliards de francs CFA, projets miniers (30 milliards), etc. Sur la période sous revue (2017-2019), les projets financés par ces emprunts obligataires sont légion : infrastructures, eau et énergie 65,8 milliards de francs CFA, travaux publics 63,127 milliards de francs CFA, etc. Au 30 septembre 2018, l’encours des obligations du Trésor de l’Etat du Cameroun s’élève à 710 milliards de francs CFA.

Coopération: la SFI injecte 3500 milliards dans le secteur privé en Afrique

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La SFI injecte 3500 milliards dans le secteur privé en Afrique

La Société Financière Internationale (SFI) ne joue pas les pingres en Afrique en matière d’investissements dans le secteur privé. Pour le compte de l’année fiscale 2018, elle a déboursé 6,5 milliards de dollars, soit 3500 milliards de francs CFA. La révélation a été faite dans une note publiée le 8 octobre dernier par l’institution de la Banque Mondiale spécialisée dans le secteur privé. De manière détaillée, la SFI a investi 1,5 milliard de dollar pour son propre compte, soit un peu plus de 848,613 milliards de francs CFA et 4,7 milliards de dollars en mobilisation, soit environ 2,659 milliards de francs CFA. Par secteur d’activité, on note que la SFI a 3,5 milliards de dollars dans le domaine des infrastructures. 1,2 milliard dans l’industrie manufacturière, agrobusiness et services, 1,1 milliard dans les institutions financières, 100 millions de dollars dans les secteurs des télécommunications, médias et technologie et 400 millions de dollars dans les services conseils. En termes d’impact, la SFI informe que ses clients ont accordé 2,9 millions de dollars de prêts à des micros entreprises et aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). Elle a généré de l’électricité pour 32 millions de personnes et distribué de l’eau courante à 2,5 millions de personnes. Dans la même veine, le soutien de la SFI a bénéficié a plus d’un million d’agriculteurs, soigné 1,4 million de personnes et employé plus de 278 000 personnes. Tout ceci a fait dire Sérgio Pimenta, le vice-président d’IFC pour le MoyenOrient et l’Afrique que : « IFC démontre sa capacité à mobiliser plus d’investissements privés pour développer l’Afrique. Face à la réduction de l’aide au développement, il existe un consensus grandissant sur le fait que les gouvernements ne peuvent plus surmonter les défis au développement sans un plus grand soutien du secteur privé. La stratégie d’IFC vise à mobiliser des capitaux privés à plus grande échelle pour s’engager plus, particulièrement dans les pays fragiles et ceux à faible revenu. Nous développons de nouveaux outils pour réduire les risques commerciaux et attirer plus d’investisseurs. »

Le Cameroun décroche 447,17 milliards

Pour le cas du Cameroun, l’une des réalisations majeure est sans doute le projet Nachtigal. L’institution y a investi 447,17 milliards de francs CFA. Pour un coût de 656 milliards de francs. Il convient de noter que la SFI a toujours signifié son intérêt pour ce projet hydroélectrique qui va produire 420 mégawatts. L’IFC détient d’ailleurs une participation de 30 % dans Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), la société qui gère ce projet. Les autres actions sont réparties entre le groupe français Electricité de France (EDF) (40 %) et l’Etat du Cameroun (30 %).

Agroindustrie: la stratégie du gouvernement pour redresser la filière coton

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La stratégie du gouvernement pour redresser la filière coton

La filière coton va bientôt filer du bon coton. Les cinq grands axes sur lesquels repose la stratégie du gouvernement en la matière ont été récemment décliné à Garoua par le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi. Ainsi, selon le Minader il s’agit : « l’accroissement durable de la production du coton graine couplé à une amélioration de sa rentabilité, l’amélioration de la compétitivité de la filière, et ce, grâce aux gains de productivité, la promotion et l’accompagnement de la commercialisation du coton camerounais dans l’espace national et sous-régional, et, enfin, le rétablissement de la confiance avec les partenaires que sont les bailleurs de fonds internationaux et les pouvoirs publics. » De source proche du dossier au Minader, on explique qu’il est question « d’améliorer les moyens opérationnels de la Société de Développement du Coton », entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation du coton. De source interne à cette entreprise, la remise de 2250 tonnes d’engrais à la Sodecoton, il y a quelques jours, par Henri Eyebe Ayissi, est également à inscrire dans le registre des actions entreprises pour permettre à cette société de reprendre un peu d’oxygène. D’ailleurs argue-t-on au sein de la Sodecoton, « la mise en place d’un fonds de roulement engrais de trois milliards de francs CFA est aussi à intégrer dans la pléthore de mesures prises ». Il convient par ailleurs de noter que dans le cadre du plan de redressement, l’Etat, actionnaire majoritaire (59 %), avait débloqué 15 milliards de francs CFA sur les 30 milliards de subvention attendus. Toutes ces initiatives sont vouées à une certaine réussite de l’entreprise, étant donné qu’elles rejoignent met en œuvre depuis peu un projet de modernisation, de diversification et d’intensification de l’agriculture en zone cotonnière. Lequel projet devrait permettre à la Sodecoton d’atteindre son objectif de production de 260 000 tonnes de fibres de coton au cours de cette année campagne cotonnière. Une action qui devrait accroître son chiffre d’affaires de 20 milliards de francs CFA pour l’établir à 140 milliards de francs CFA. Ainsi, sur le court terme, la Sodecoton envisage de relancer son projet de production du coton transgénique, eu égard à l’embellie de la filière coton ces temps derniers.

Titres publics: Etat a levé 214,2 milliards au 31 mai 2018

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epargnants et entreprises formés à l’audit bancaire
Ce que cache l’augmentation des taux de crédit à la Beac.

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) a récemment fait le point sur fonds levés par l’émission des titres publics, notamment les bons et les obligations de trésor assimilables au début du second semestre 2018. Il ressort des chiffres publiés qu’entre le 31 mai 2017 et le 31 mai 2018, « 139 appels dʼoffres sur bons et obligations du trésor assimilables des six pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) ont permis de lever 1216,6 milliards de francs CFA, dont 1142,7 milliards de francs CFA en bons du Trésor Assimilables (BTA) et 7 3,8 milliards de francs CFA en obligations du Trésor assimilables (OTA) ». Ainsi, dans le segment des BTA, le Trésor camerounais a levé 214,2 milliards de francs CFA sur les 1142,7 milliards. Contre 161,3 milliards de francs CFA sur la période allant du 31 mai 2016 au 31 mai 2017. Il est ainsi le deuxième pays après le Gabon qui s’en tire avec une enveloppe de 455,6 milliards de francs CFA, soit 39,9 % du volume total émis. Le pays devient de ce fait l’animateur principal des titres publics sur le marché de la Beac. Selon l’un des spécialistes en la matière, ces créances que contractent les Trésors publics des Etats membres de la Beac auprès des investisseurs, « permettent de fournir dans des délais très courts (hebdomadaire pour les BTA, mensuelle pour les OTA) des ressources aux Trésors publics qui les sollicitent.» Par ailleurs, affirment ce même expert, « ces titres publics permettent aux entreprises et aux particuliers de souscrire à des instruments financiers peu risqués mais rentables et liquides. Ils approfondissent également lʼoffre en placements de lʼépargne à court et moyen termes. » Notons que le 6 juin dernier, l’Etat camerounais a de nouveau émis un bon de Trésor assimilable sur le marché des titres publics de la Beac, pour tenter de lever une enveloppe de 10 milliards de francs CFA. Sa durée de maturité était fixée à 13 semaines et devait donc échoir le 7 septembre dernier.

COPPE 2018 : 25000 fonctionnaires devront se justifier 

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C’est une nouvelle étape qui s’ouvre dans l’opération de Comptage Physique du Personnel de l’Etat (Coppe 2018). A travers un communiqué de presse signé par Louis Paul Motaze, ministre des Finances, celui-ci lance la phase du précontentieux « en prélude à la phase de contentieux de l’opération de Comptage physique du Personnel de l’Etat, la phase de précontentieux débutera du 26 octobre 2018 et s’achèvera le 04 janvier 2019 », peut-on lire dans ce document. La raison avancée par Louis Paul Motaze pour justifier cette initiative se veut claire : « cette importante étape du Coppe 2018, vise à clarifier la situation des agents publics non re- censés, ainsi que ceux dont le recensement a été invalidé à l’is- sue de l’exploitation des différentes données collectées ». Ainsi pour éviter que certains agents rusent, Louis Paul Motaze précise que le paiement des salaires des trois prochains mois ne se fera que sur présentation d’un quitus : « à ce titre, le paiement des salaires des mois d’octobre, de novembre et de décembre 2018 desdits agents, se fera exclusive- ment par bon de caisse dans toutes les perceptions de la ville de Yaoundé contre présentation d’un quitus ».

Dans cette perspective, dans le souci de faciliter l’obtention d’un quitus, précise le communiqué, « plusieurs postes de contrôle et d’orientation seront installés au sein du ministère des Finances et seront fonctionnels tous les jours ouvrables ».

Lancée en avril 2018, l’opération Coppe 2018 a pris fin en juillet dernier. Cette opération a pour but de rationaliser les dépenses de l’Etat en combattant le phénomène des fonctionnaires fictifs.

Junior Matock

Finances publiques : réduire le volume de la dette non-utilisée 

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De l’avis des spécialistes, les Soldes Engagés Non Décaissés (Sends), sont « des lignes de crédit, objet d’une convention de financement, ouvertes par les créanciers du Cameroun et disponibles dans leurs livres pour la réalisation des projets spécifiques ». Selon des données officielles, au 31 décembre 2017, le volume des Sends à problème s’élevait à environ 3230 milliards de francs CFA, traduisant ainsi le fait que les projets y associés n’étaient pas matures. Face à cette situation, le gouvernement a adopté un plan visant à réduire le stock de Sends non performants. Alamine Ousmane Mey soulignait récemment à ce propos qu’ « il est question d’examiner avec certains des partenaires tech- niques et financiers concernés, la possibilité d’annuler les accords ou les conventions de prêts liés à ces soldes, ou alors d’orienter les ressources vers d’autres projets prioritaires ». L’objectif de ces deux mesures, explique-t-on du côté du Minepat, consiste à « améliorer le taux annuel de décaissement des ressources d’investissement planifiées sur financement extérieur ». Il convient ainsi de souligner que par rapport à la cible de 90 % en 2018, ce taux de décaissement, selon le Minepat, a été réalisé à hauteur de 80 %, en 2016, et se situe à 81,41 %, au 31 octobre 2017. Par ailleurs, cette stratégie du gouvernement ne tombe pas ex nihilo. Notons que certains analystes affirmaient il y a peu, qu’une partie de la dette du Cameroun est constituée de fonds oisifs qui dorment dans les coffres de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA). Ainsi, en guise de réponse à ces assertions, le directeur général de cet organe de gestion de la dette publique, Richard Evina Obam, expliquait : « les Sends ne sauraient être une source de préoccupation si les décaissements s’effectuent dans le respect de la programmation définie ». Au total affirmait-il, « ces ressources non encore décaissées, ne se trouvent pas dans les caisses de la CAA et ne sont même pas considérées comme une dette ». Selon les textes qui régissent le fonctionne- ment de la CAA, il est établi qu’elle dans son rôle de comptable des opérations de la dette, elle effectue un suivi régu- lier et continu des décaissements sur les ressources disponibles et les Sends. Elle est par ailleurs l’interface entre le bailleur de fonds et l’Unité de gestion du projet, et ordonne les décaissements dans les comptes y afférents une fois l’éligibilité des dépenses à régler vérifiée dans le cadre de chaque projet.

Junior Matock

Yaoundé : Un journaliste cyberactiviste arrêté

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Le défenseur des causes perdues dans de sales draps

Ses derniers messages sur les réseaux sociaux remontent à hier mardi 23 octobre vers 15h30. Depuis, l’homme n’est plus joignable. Michel Biem Tong a passé sa nuit en détention au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed), le siège de la gendarmerie. Le journaliste y est détenu pour « apologie du terrorisme », selon des sources concordantes. Le cyberactiviste a déféré à une convocation de la sécurité militaire, pour être finalement gardé.

« Michel Biem Tong s’est présenté chez le colonel Bamkoui ce joiur sur convocation de ce dernier. L’intéressé qui a joint le colonel par téléphone pour savoir pourquoi il était appelé, a dans un premier temps nié ne pas être l’auteur de ce 3ème voice mail intercepté par les services de renseignement en direction des sécessionnistes. Et a fait savoir au Comsemil qu’il ne viendrait pas. Etnat mis au parfum qu’il était recherché, il a enfin accepté de se présenter auprès du Comsemil. Après avoir dans un premier temps nié être l’auteur de trois voice mail l’incriminant, Michel est passé aux aveux au terme d’un lon interrogatoire. Le colonel Bamkoui a relevé que le concerné était depuis des mois dans le viseur des services de sécurité… », rapporte un membre du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). Pour dire que « il n’a pas été interpellé dans le cadre de l’exercice d’une quelconque profession ayant à quelque degré près un lien avec le journalisme ».

En clair, pour le colonel Emile Bamkoui, commandant de la sécurité militaire (Comsemil), Michel Biem n’a pas été arrêté sur le terrain du journalisme. Le Comité de libération des prisonniers politiques (Cl2p) n’y voit pas une grande différence. « Michel Biem Tong est un cyber-journaliste aujoud’hui connu des défenseurs des droits de l’Homme au Cameroun et au-delà, car promoteur du site d’information en ligne Hurinews.com qui est notre vitrine locale. Bien que particulièrement investi ces deux dernières années sur la couverture des exactions et crimes commis au Cameroun anglophone, jamais il ne s’est livré à une quelconque incitation ou “apologie du terrorisme” et a toujours respecté la ligne qui est la nôtre d’un retour à la paix à travers un dialogue inclusif entre les différentes parties », essaie de recadrer l’organisation qui lutte au Cameroun pour la libération des clients de l’opération Épervier. Rien n’y fait pour le moment. Son correspondant sera jugé au tribunal militaire éventuellement. D’autant plus que pris sous cet angle, l’homme tombe sous le coup de la loi antiterroriste. Comme les activistes du Southerns Cameroon national council (Scnc) interpellés au Nigeria en janvier 2018 et détenus au Sed où vient de les retrouver leur défenseur. « Si nous ne céderons à aucune manœuvre d’intimidation et exigeons sa libération immédiate sans autre forme de procès », prévient le Cl2p.

Succession Tandeng Muna : Trois ans de prison pour Akere Muna

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La sentence est finalement tombée

Après huit mois de procédures, le Tribunal de grande instance du Mfoundi (Tgi) a condamné en correctionnel Me Akere Muna à trois ans d’emprisonnement avec sursis pendant cinq ans. Par ailleurs, l’ex bâtonnier devra payer une amende d’un million de francs, 511 000FCfa de dépens et dix millions FCfa de dommages et intérêts. Pour avoir été reconnu coupable de « dissimulation de procédures, de faux et usage de faux en écriture privée ou de commerce ». Dans le cadre de l’affaire qui oppose l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, à sa sœur cadette Ama Tutu Muna. L’ancienne ministre de la Culture accusait son frère aîné et jusqu’ici administrateur des biens de la famille Tandeng Muna, selon un jugement d’hérédité établi en 2002 et qui faisait de Daniel Muna, aujourd’hui lui aussi décédé, le gestionnaire des biens de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Cameroun.

Jusqu’à ce que la cadette et unique fille de l’ancien haut commis de l’Etat saisisse la justice pour nier connaître une quelconque décision de justice au sujet de la succession de feu son père. Accusant par le fait Me Akere Muna dont le nom figure sur le certificat de conformité du procès-verbal du conseil de famille, ayant permis d’obtenir le jugement d’hérédité que le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rendu, avant de se dédire en 2018. Il s’avère que l’ensemble de la fratrie a pris part audit jugement. Ce que réfute Ama Tutu Muna. Cette dernière dont la signature est pourtant apposée sur l’ensemble de la documentation y relative, notamment sur le procès-verbal du conseil de famille, a toujours déclaré devant la justice que « ma signature a été imitée ».

Sur cet aspect précis, une expertise graphologique a conclu à ce que redoutait la plaignante. D’où la culpabilité reconnue du tribunal pour les faits qui lui sont reprochés. En revanche, Akere Muna échappe au délit de « déclarations mensongères ». Pour le reste, l’ancien candidat à l’élection présidentielle, n’échappe finalement pas à la justice qu’il voyait se jeter à ses trousses à cause de son engagement à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Au lendemain de la publication des résultats de ce scrutin.

A l’audience du 11 septembre dernier, l’affaire avait été mise en délibéré pour le 25 septembre. Contre l’avis de Me Fostine Fotso, l’avocate d’Ama Tutu Muna qui se battait contre une batterie d’avocats parmi les plus côtés du barreau camerounais dont Yondo Black. A cette date, la défense avait récusé toute la collégialité, auprès de Cunégonde Ngotty, la présidente de la Cour d’appel du Centre. Ce qui devrait être fait avant l’ouverture du dossier, afin qu’un jugement avant-dire-droit soit rendu au préalable. Du coup, le juge Joël Bias, président de la collégialité, a dû proroger le délibéré pour le 23 octobre. La demande de récusation ayant été jugée sans objet.

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