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Bamenda : 78 otages libérés

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Premier repas des otages libérés

Fin de souffrances pour 78 des 82 otages de la Progressive secondary school (Pss) kidnappés le 5 novembre. Après deux jours de captivités. Ces derniers « ont été retrouvés au petit matin à Bafut, abandonnés par leurs ravisseurs », renseigne le colonel Didier Badjeck, chef de la division de la communication du ministère de la Défense (Mindef). Indiquant que « Depuis hier, les terroristes ont été localisés sur renseignement et écoute des conversations téléphoniques ; les forces de défense et de sécurité avaient grosso modo circonscrit la zone de recherche». Ajoutant que, «après plusieurs reconnaissances engageant de gros moyens de gros moyens de surveillance notamment aériens, la zone de probabilité de la cachette s’est précisée sur la Presbyterian(s school de Bafut ». C’est donc, coincés, que les preneurs d’otages se seraient vus contraints de lâcher prise. En revanche, le responsable de la communication de l’armée souligne que « l’assaut a été proscrit pour ne pas faire courir de risque aux otages ».

Des images transmises par le Mindef montrent des élèves prenant un repas, après des examens médicaux. Manquent encore à l’appel, le principal, une enseignante et deux élèves, mentionne-t-on. On apprend que les derniers otages continuent d’être recherchés, dans les mêmes conditions que les premiers libérés. Pendant ce temps, la polémique sur l’auteur de l’enlèvement continue son chemin. Gouvernement et sécessionnistes se rejettent la responsabilité.

Sur le même sujet: 82 personnes enlevés à Bamenda 

Crise anglophone : Paul Biya promet la fermeté et la décentralisation

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Je jure d'y parvenir

Paul Biya a ignoré les 79 élèves et 3 encadreurs du Progressive secondary school (Pss) de Bamenda-Nkwen enlevés hier en plein centre ville de Bamenda. En revanche, le président réélu de la République du Cameroun, reste un chef de guerre face au Southerns Cameroon national council (Scnc) qui dicte sa loi dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest depuis deux ans. « Aux entrepreneurs de guerre qui mettent à mal l’unité nationale et prônent la sécession, il faut qu’ils sachent qu’ils se heurteront non seulement à la rigueur de la loi, mais aussi à la détermination de nos forces de défense et de sécurité », a-t-il menacé ce jour dans son discours de prestation de serment, devant les Corps constitués nationaux et les diplomates accrédités au Cameroun, s’adressant ainsi aux extrémistes sécessionnistes qui depuis novembre 2016, tiennent en haleine cette partie du pays.

Paul Biya dit s’être « attentivement penché sur les frustrations et les aspirations de la grande majorité de nos compatriotes du Nord-ouest et du Sud-ouest ». Et promet : « Je ferai en sorte que le calme et la sérénité reviennent… dans le cadre des institutions dont je suis garant ».  En réponse  à ce qu’auvaient souhaité des pays amis du Cameroun dont la France, les Etats-Unis d’Amérique et la Grande Bretagne, qui ont tous plaidé pour que l’Homme du 6 novembre réélu le 7 octobre dernier règle définitivement cette question.

Le ministère en charge de la Décentralisation sous les feux des projecteurs

Et au moment où les sécessionnistes croient tenir le régime de Yaoundé, persuadé qu’ils pourront parvenir à leurs fins, Paul Biya, renforcé dans sa légitimité, soutient que « le destin de nos compatriotes du Nord-ouest et du Sud-ouest s’inscrit dans le cadre de la république ». Et pour y parvenir, l’homme invite « ceux qui ont pris les armes, à les déposer et retrouver le droit chemin ». Promettant qu’« un bon nombre de réponses à ces préoccupations et à ces aspirations sera apporté dans le cadre de l’accélération du processus de décentralisation en cours ». Conscient du retard pris dans l’implémentation de ce processus prévu par la Constitution depuis 1996, mais qui n’est effectivement mis en place que depuis 2010, Paul Biya annonce « dans les meilleurs délais possibles, l’élargissement du champ des compétences des collectivités territoriales afin de leur donner les moyens d’une plus grande autonomie ». Dans la continuité d’un signal déjà donné lors de la réorganisation du gouvernement le 2 mars dernier : avec désormais un ministère de le Décentralisation et du développement local (Mindel). L’homme est attendu au pied du mur dans les meilleurs délais comme lui-même l’a promis.

Joseph Olinga Ndoah : Après la cellule, le parquet

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Un café pour oublier deux nuits de détention

Joseph Olinga Ndoa respire l’air de la liberté depuis quelques heures. Le journaliste et chef d’agence du quotidien Le Messager était incarcéré dans une cellule secrète depuis la nuit de samedi à dimanche. Et c’est une réaction publiée hier 5 novembre 2018, par Jean François Channon, le directeur de publication du journal fondé par Pius Njawé qui informe l’opinion : « Le samedi 3 novembre 2018 aux environs de 22h30 minutes, le journaliste, délégué du personnel et syndicaliste Joseph Olinga Ndoa, du chef d’agence de Le Messager à Bafoussam, a été interpellé par les éléments du groupement de la gendarmerie nationale Bafoussam, après avoir été copieusement roué de nombreux coups de poings, matraques et de bottes ».

Informant l’opinion nationale et internationale des circonstances du « drame ». « Après une journée de reportage, s’est rendu en compagnie de sa collègue syndicaliste Elisabeth Benkam et son collègue du Messager Donat Suffo, dans un lieu de divertissement, notamment un cabaret de la capitale de la région de l’Ouest prendre la température en ces temps de tensions politiques et de partager un verre. Aux environs de 22h, une autorité administrative de la ville de Bafoussam qu’accompagnaient des gendarmes, avec à leur tête le commandant de groupement de la gendarmerie nationale de Bafoussam a fait éruption dans le dit cabaret et a donné injonction de faire arrêter la musique et de faire évacuer les lieux », rapporte le Directeur de publication de Le Messager. Joseph Olinga aurait voulu connaître la raison de cette décision, pour un coin de noctambules. « Assimilant cette question à un acte de rébellion, le commandant du groupement de la gendarmerie nationale de Bafoussam a instruit ses éléments de faire tabasser le journaliste du Messager qui a ainsi été molesté, humilié, traîné au sol sur plusieurs mètres, avant d’être embarqué dans la camionnette de la gendarmerie nationale stationnée à l’extérieur », selon la réaction du patron du Messager.

Plainte pour rébellion

L’infortuné sera ainsi conduit dans une cellule de gendarmerie pour un séjour de 48h. Coupé du monde extérieur, apprend-on. « La Direction de publication du journal Le Messager tiendra pour responsables les autorités administratives de la région de l’Ouest, et les responsables de la gendarmerie nationale de cette même région, de ce qui arrivera au journaliste Joseph Olinga Ndoa suite au traitement inhumain et barbare qu’il a subi», a menacé la direction du journal.

La menace a porté ses fruits. Puisque l’infortuné a été relaxé ce jour. Une chance que n’auront pas les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) arrêtés quelques heures plus tard pour avoir organisé une marche pour dire « Non au hold up électoral », et qui ont été présentés ce jour au Tribunal militaire de Bafoussam pour déférés ce jour. Tombant certainement sous le coup de la loi antiterroriste. Cependant, Joseph Olinga n’y échappera pas. L’homme est attendu au tribunal le 8 novembre prochain pour répondre de faits qui lui seront notifiés. D' »apologie du crime« , on parle désormais de « rébellion simple et outrage a fonctionnaire« .

Crise anglophone : 82 eleves enlevés par des séparatistes à Bamenda

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Une partie des élèves enlevés

C’est un cadeau empoisonné que le Nord-ouest sert à Paul Biya la veille de son investiture. 82 personnes de la Presbyterian Secondary School de Bamenda sis à Nkwen ont été enlevées, soit 79 élèves, le principal, un enseignant et le chauffeur. C’est l’œuvre d’un groupe armé identifié par les autorités camerounaises comme étant des membres du groupe séparatiste Southerns Cameroon national council (Scnc), qui les ont emmenés à une destination inconnue. La seule preuve de leur vie est une vidéo mise en circulation en journée par les ravisseurs qui interrogent les élèves. Lesquels sont contraints de se présenter, et d’indiquer les noms de leurs parents. Cela survient la veille de l’investiture de Paul Biya, pour un 7ème mandat consécutif, obtenu à l’issue du scrutin du 7 octobre dernier. Un message des sécessionnistes.

L’urgentiste est très attendu sur le terrain

A en croire une source gouvernementale jointe par l’Agence France presse (Afp), « les recherches pour retrouver les otages ont été lancées, la mobilisation est totale ». Parlant d’une réunion de crise qui s’est tenue à Yaoundé sur la question. Pour sa part, le colonel Didier Badjeck, chef de la division de la communication au ministère de la Défense (Mindef), indique que « les forces de défense et de sécurité ont reçu instruction de mettre tous les moyens disponibles à contribution pour un dénouement heureux de cette situation ». Non sans souhaiter la presse de «se limiter aux informations reçues, pour la sécurité des otages et le succès des opérations en cours ».

L’école est une cible privilégiée des séparatistes qui reprochent au gouvernement camerounais de marginaliser les Anglophones. Plusieurs écoles ont jusqu’ici été vandalisées, mais les attaques contre les élèves se sont limitées aux bastonnades. Il y a quelques semaines, l’information sur l’enlèvement de six élèves a été démentie par le gouvernement. Cependant, un enseignant a été mutilé, un directeur d’école assassiné. Le gouvernement appelle au dialogue, tout en affrontant les groupes armés qui sévissent dans ces zones. En face, on ne veut entendre que la rhétorique guerrière. L’objectif étant la séparation de l’ex territoire sous tutelle britannique pour en faire leur Etat appelé Ambazonie.

Paul Biya qui prête serment ce 6 novembre, est attendu en urgence sur ce dossier. Toutes les grandes puissances, pays amis du Cameroun, qui ont réagi à la réélection de l’Homme du 6 novembre, se sont attelés à l’inviter à résoudre cette crise qui s’enlise depuis deux ans. Le premier signal de l’homme est attendu dans son discours de circonstance. Lui qui a fait un raz de marrée dans les deux régions en crise, dans un contexte où les électeurs se sont majoritairement abstenus.

Prestation de serment : Tsimi Evouna décrète un férié à Yaoundé

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Tsimi Evouna veut une fête populaire

Dans un communiqué de presse signé ce jour, « le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé demande aux employeurs des secteurs publics et privés de bien vouloir accorder de courtes permissions d’absences à leurs employés pour leur permettre de prendre part à la prestation de serment du président élu de la République du Cameroun ». Evénement qui aura lieu ce 6 novembre 2018, à l’Assemblée nationale. Un événement important pour lequel « les populations, les groupes de danse et d’animation, [doivent] ovationner de la plus belle manière leur président en se massant tout le long de l’itinéraire ». Et Gilbert Tsimi Evouna veut voir ses administrés tant à l’aller qu’au retour. L’Assemblée nationale étant située à Ngoa Ekelle, sur le plateau Atemengue. Et pour un événement prévu pour commencer à 11h avec l’arrivée du président de la République au Palais des verres, le protocole d’Etat a prévu la mise en place des populations dès 7h30. Pour une cérémonie de trente minutes. Et un retour au Palais de l’Unité vers 12h30.

La raison du  »férié »

Du coup, si la logique du super maire de Yaoundé est respectée, aucun employé de la ville de Yaoundé ne devra se rendre à son lieu de travail avant le retour de l’ancien nouveau président de la République. Et c’est donc après le passage retour de l’homme, que les populations attendues le long de l’itinéraire pourront se rendre à leurs lieux de service. Les employés n’auront plus qu’à peine deux heures de travail. Si les exigences de rendement imposent aux employés du secteur privé de remplir leurs devoir et mission, il sera difficile de trouver des employés dans les services publics. La tradition voulant qu’en de pareilles situations, s’institue purement et simplement un férié de fait. C’est généralement le cas les 6 novembre (célébration de l’accession à la magistrature suprême du président Biya), les 8 mars (Journée internationale de la femme). Et lorsqu’on a l’aval officiel de la hiérarchie, il est fort à parier que la plupart des bureaux des services publics resteront fermés toute la journée de demain. Avec les réjouissances plus ou moins imposées, tant dans certaines administrations (mairies, maisons du parti, etc) que dans certains domiciles de pontes du régime.

Josiane Mbakop Nfongan : Le fanion d’or du Cameroun

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Grâce à elle, l'arbitrage camerounais sera présent à Ghana 2018

Le sifflet camerounais est en crise. Une seule ambassadrice du pays de Gaëlle Enganamouit fera partie des 25 officiels retenus par la Confédération africaine de football (CAF) pour diriger les matchs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2018 qui se jouera du 17 novembre au 1er décembre 2018. Contre trois il y a deux ans au pays. La côte a chuté en moins de 24 mois. Apres le stage préparatoire, seule Josiane MBAKOP NFONGAN fera donc flotter le drapeau vert-rouge-jaune au Ghana. Carine Atezambong Mfomo et Jeanne Ekoumou qui étaient parmi les élues de Cameroun 2016 on été recalées.

La bataille aura été rude. La Confédération africaine de football (Caf) mettant désormais un point d’honneur sur la qualité de l’arbitrage. Ne lésinant pas sur les moyens pour donner au football féminin en général une place de choix dans le concert des nations. Selon une volonté manifestée par Ahmad Ahmad lors du symposium sur le football féminin organisé à Marrakech au Maroc du 5 au 6 mars 2017. Lequel a posé les jalons du développement du football féminin en Afrique. Josiane Mbakop, 31 ans, a le privilège de franchir tous les obstacles de la sélection des techniciens de la CAF. Celle qui est réputée être Lionne indomptable pourra la conduire plus loin que le premier tour. Le sort du label Cameroun en dépend.

Fécafoot : Elections à issue incertaine

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Et pourtant ce bureau commence à lui être étroit

« Une fois de plus la montagne va accoucher d’une souris ». La menace sous forme de prédiction est de Christian Mballa Mekongo, parlant du processus électoral à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Ce proche d’Abdouraman Hamadou est certain que le processus électoral qui sera engagé dimanche prochain, sera annulé. Par les soins de l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac), sous la conduite du président d’Etoile filante de Garoua. Ladite association ayant déjà contesté le collège électoral : « ce collège électoral est truffé de clubs fictifs ; les mêmes que la normalisation précédente avait laissés élire M. Tombi à Roko», dénonce Abdouraman Hamadou. Malgré que des corrections aient été faites, sur la base des contestations. « Les collèges électoraux finaux sont totalement viciés ; par conséquent ils constituent une cause de nullité absolue du processus électoral », garantit Mballa Mekongo. Dans ce camp qui conteste la transition telle que menée par les deux équipes de normalisation et cautionnée par la Fédération internationale de football association (Fifa), on répète régulièrement que « les mêmes causes produisent les mêmes effets », et on ne change pas alors la méthode qui a jusqu’ici produit les mêmes conséquences.

Happi sur les pas d’Owona

Ainsi, l’Acfac a déjà saisi la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), en annulation des textes adoptés le 10 octobre dernier. Estimant que le quorum des 2/3 requis pour adopter lesdits textes n’a pas été atteint. Par ailleurs, dans un courrier adressé au président du Comité de normalisation, le président d’Etoile filante de Garoua exige la publication des statuts « qui sont censés encadrer le processus électoral ». Les opposants aux normalisateurs tiennent à faire entendre leur voix. Le principe semble être « le chaos à défaut de nous ». En tout cas, « si Me Happi s’entête à avancer sans écouter les sirènes comme l’a fait en son temps le Pr Owona, il subira le même sort : nous ferons annuler ces élections », a promis depuis des semaines Abdouraman Hamadou. Lui qui avait déjà attaqué la première prorogation du mandat du Comité de normalisation. Et qui s’attaque désormais au processus électoral.

Pour autant, l’Acfac n’a pas abandonné le terrain de jeu. Un peu partout sur le territoire national, notamment dans les terrains à grand enjeu comme les départements du Mfoundi et du Wouri, les régions de l’Ouest, du Centre, du Littoral, de l’Extrême-nord, du Nord, le camp contestataire est engagé et déterminé à « contrôler le terrain ». A la ligue régionale de l’Ouest par exemple, le capitaine Feutcheu est en embuscade, et les partisans d’Abdouraman Hamadou n’hésitent pas à tenter de séduire même en face. « Plusieurs personnes m’ont contacté par téléphone pour me dire qu’Abdouraman demande qu’on vote Feutcheu, qu’on fasse tout pour qu’il soit élu à l’Ouest », témoigne un candidat à une des huit ligues départementales de l’Ouest. Ce dernier, ex-soutien de, se sentant désormais « neutre ».

En face, le Comité de normalisation est accusé de « vouloir installer un candidat de son choix » à la tête de la Fécafoot. Les noms de Gilbert Kadji, Franck Happi, Michel Kaham, reviennent régulièrement. Me Happi Dieudonné s’en est défendu sur les antennes de Vision 4 TV : « Le Comité de normalisation n’a pas à favoriser un quelconque candidat. Nous faisons notre travail dans la stricte neutralité. Les textes sont faits pour garantir la transparence du processus électoral », a-t-il assuré.

Port de Douala : Cyrus Ngo’o fait reculer les faussaires

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Mettre fin aux activités illicites et autres pratiques peu orthodoxes dans la gestion du domaine portuaire à Douala. C’est l’un des combats de Cyrus Ngo’o. Le directeur général du Port Autonome de Douala (PAD) en a fait une priorité. Et s’il peut déjà compter quelques victoires à son actif, c’est grâce au processus de normalisation, de rénovation et de développement qu’il met progressivement en œuvre au sein de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri. « Avec l’assainissement du fichier des amodiataires, les sous locations, des attributions illicites, les doubles voire triple attributions à des personnes ou entités n’ayant aucune activité connue dans le secteur maritime et portuaire sont autant de pratiques qui ont été supprimées. Les faussaires et autres fraudeurs sont hors circuit », assure une source introduite au PAD.

L’affaire BANOS contre PAD

Du coup, le processus de normalisation implémenté par Cyrus Ngo’o fait des mécontents. Le PAD et son directeur général ont été cités par Maitre Alain Nguini à comparaître le 29 octobre dernier au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Douala Bonanjo. Au sujet de l’affaire qui les oppose à la société BANOS. De sources crédibles, c’est en se prévalant d’un mandat de ladite société BANOS qui a fermé ses portes depuis des années au Cameroun, que l’avocat Alain Nguini a porté plainte à travers une citation directe pour « destruction, destruction de clôture, violation de domicile, trouble de jouissance et vol en coaction ». Or, pour comprendre cette affaire « aux relents de tentatives d’arnaque » selon nos informations, il faut remonter en 1997.

PAD/BANOS : LES FAITS

Suite à l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) N°173/97 du 16 juillet 1997, le PAD apprend-on, a attribué à la société BANOS S.A Cameroun, spécialisée en logistiques et transports, une parcelle du domaine public portuaire d’une contenance superficielle de 17.000 m2. Mais face aux difficultés financières liées notamment au contentieux avec l’Administration fiscale, « le site et les installations resteront inexploités pendant plus de deux ans, et le directeur général adressera une mise en demeure commandant tant la reprise des activités, que le paiement des arriérés de redevances portuaires », confie une source au PAD. Confrontée à des difficultés d’exploitation, qui vont mettre l’entreprise en cessation des paiements, une procédure collective diligentée par ses créanciers, aboutira à un jugement prononçant la liquidation des biens de cette société qui mettra la clé sous le paillasson, apprend-on encore.

Ainsi donc, c’est par Décision n° 0606/15/DG/PAD du 07 Août 2015, que le PAD va être obligé de résilier
le titre d’occupation sur cette parcelle. Celle-ci sera alors cédée à l’entreprise MEDLOG par une Autorisation N° 001-17/DG/PAD du 29 janvier 2017 d’Occupation Temporaire d’une parcelle du domaine public portuaire de Douala/Bonabéri.
« Mécontent de cette situation, Maître Alain Nguini, va dans un premier temps le 26 juin 2017, menacer de s’immoler devant l’une des entrées du PAD avant d’en être dissuadé par le procureur général et le bâtonnier de l’Ordre National de Avocats au Barreau du Cameroun. Il n’osera pas passer pas à l’acte », raconte une autre source. Et de poursuivre : « par la suite, sans mandat et pour une société n’ayant plus d’existence légale, Maitre Nguini va donner citation au PAD et à son directeur général, d’avoir à se trouver et comparaître, par devant le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo siégeant en matière correctionnelle ». Selon les indiscrétions, le plaignant souhaitait mettre la pression sur le Port Autonome de Douala et son directeur général pour un arrangement à l’amiable. Une démarche qui, visiblement, a reçu une fin de non recevoir.

 

Le Port de Kribi a sa première pilotine

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Le PAK va crescendo ». Le directeur du Port Autonome de Kribi (PAK), Patrice Melom, ne cache pas sa satisfaction à l’arrivée du premier bateau pilote de cet espace portuaire, baptisé « Kribi pilot », le 31 octobre dernier au quai de Mboro. C’est que, cette pilotine, bateau très rapide chargé de transporter le pilote à bord des navires qui arrivent ou quittent le port, permettra, d’après Patrice Melom, au PAK de faire de grandes avancées vers son autonomie logistique. Surtout que, depuis sa mise en service le 2 mars 2018, le PAK utilisait la pilotine du Port Autonome de Douala (PAD). « Cette petite embarcation va forcément donner une autre impulsion au travail effectué ici. C’est une propriété du Port Autonome de Kribi et dans moins d’un an, nous aurons la deuxième qui est en cours de construction », a fait savoir le directeur général du PAK. Et d’ajouter : « le Port Autonome de Douala nous a donné un sacré coup de main ».

Construit par la société espagnole Nasai Boats S.L, le « Kribi pilot » est un bateau de 12 mètres de long doté de deux puissants moteurs. Ce type de bateau peut également servir occasionnellement de bateau de service de lamanage. « Il a tous les équipements pour donner satisfaction avec ses douze mètres de long pour une capacité de six places. Cet appareil rassure de par ses caractéristiques techniques. Le Port de Kribi nous a fait confiance alors nous lui donnons le meilleur de nous-mêmes », s’en orguellit Ana Macias Quesada, représentant du constructeur de la pilotine du PAK. C’est donc la même entreprise qui sera chargé de la construction de la deuxième pilotine. Et d’après Patrice Melom, l’arrivée de 2e navire renforcera la compétitivité du Port. « Avec la deuxième pilotine, le PAK sera suffisamment autonome », rassure-t-il.

Notons que le Port Autonome de Kribi, mis officiellement en exploitation commerciale le 2 mars dernier, a réalisé son premier milliard de recettes douanières en mai 2018 contre 8,6 millions de francs CFA en Janvier, 11,1 millions en février, 94,9 millions en mars à 145 millions en avril 2018. Le PAK est une société à capitaux publics, chargée de la gestion, l’exploitation, la maintenance, l’entretien du port et des installations de la composante portuaire du Complexe industrialo-portuaire de Kribi. A ce titre, le Port de Kribi assure : la coordination générale des activités portuaires et des activités industrielles et commerciales relatives à l’exploitation portuaire, notamment l’entreposage, l’acconage, la manutention, le remorquage, le lamanage, la consignation, le stockage, la gestion des terminaux, le pilotage, le transit, l’avitaillement des navires ; la sécurité des opérations d’exploitation du port et de ses dépendances de gestion, d’ entretien, de maintenance et de renouvellement des infrastructures et des équipements portuaires qui lui sont affectés ainsi que la maîtrise d’ouvrage des travaux confiés aux entreprises spécialisées, y compris le dragage.

 

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