mercredi, mai 20, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 62

Transports: Ngalle Bibehe suspend les préventions routières

0

Dans un courrier adressé ce 12 novembre 2025 à ses délégués régionaux et départementaux, le ministre des Transports (Mintransports) Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, demande « de vouloir bien suspendre momentanément, dans vos ressorts de compétences respectifs, les opérations de prévention et de sécurité routières sur les axes routiers, jusqu’à nouvel ordre ». En clair, les postes de prévention routière relevant de la compétence du Mintransports vont disparaitre des différents axes routiers du pays ; jusqu’à nouvel avis.

Cependant, il n’est pas question d’abandonner complètement ce pan des activités dans le domaine des transports. « Les activités de sensibilisation et de suivi du respect de la réglementation devront se poursuivre au sein des gares routières, des agences de voyages ainsi que dans les centres de formations à la conduite automobile et les établissements scolaires à travers tous les canaux de sensibilisation », a prévu le ministre.

C’est la matérialisation des engagements pris par le ministre des Transports dans le cadre de la résolution de la crise post-électorale. Les syndicats des transports terrestres et les patrons des compagnies de voyage, s’étaient accordés avec l’autorité gouvernementale, pour la reprise des activités qui avaient déjà subi une semaine d’inactivité. Les acteurs des transports terrestres avaient émis des récriminations sur les obstacles à leur plein épanouissement sur les routes, dont la rigueur des contrôles routiers et des préventions routières. Afin de faciliter la reprise des activités, le ministre s’était engagé à libérer la route de tout obstacle pouvant nuire aux transporteurs.

Ses interlocuteurs n’avaient pas donné une suite à leur promesse. D’aucuns avaient évoqué la peur des représailles. Une semaine est encore passée et c’est depuis dimanche dernier que les routes camerounaises ont retrouvé le trafic.

Développement durable : l’Etat et le Système des Nations Unies harmonisent la coopération autour de la SND30

0

Ce processus, mené dans un contexte de réformes internes du système onusien, vise à renforcer la cohérence et l’efficacité des interventions. L’enjeu principal est d’aligner les appuis techniques et financiers des Nations Unies sur les orientations de la Stratégie nationale de développement du Cameroun (SND30), tout en intégrant les nouvelles approches de la planification basées sur la donnée et les résultats.

Le coordinateur résident du Système des Nations Unies au Cameroun, Dr. Issa Sanogo, a rappelé que cette phase de conception s’inscrit dans une logique d’intégration et de performance. « Il s’agit de prendre en compte un certain nombre de réformes globales qui visent à permettre aux Nations Unies de travailler de façon plus efficace et intégrée, en priorisant les transitions vers l’accélération des Objectifs de développement durable », a-t-il expliqué. Les discussions portent sur la formulation d’un Cadre de résultats et de Théories du changement (TdC).

Ces outils constituent la base d’une gestion axée sur les résultats, approche de planification qui relie directement les ressources mobilisées aux effets mesurables attendus. L’objectif est d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris, d’évaluer les impacts sur les populations et d’ajuster les interventions en fonction des performances constatées. Les travaux s’appuient sur l’évaluation finale du précédent Cadre de coopération 2022- 2026, qui a souligné la nécessité d’une meilleure articulation entre les agences onusiennes et les structures nationales. Cette révision s’inspire aussi des principes de la réforme onusienne dite UN 2.0, qui met l’accent sur la production et l’usage stratégique de la donnée, la prospective et la prévention, dans un contexte mondial marqué par la complexité des crises.

« Dans ce cadre, nous avons eu à faire un certain nombre de travaux en collaboration avec le gouvernement pour nous assurer que les priorités nationales, qui sont incluses dans la SND30, sont toujours valides dans le cadre du développement durable du Cameroun, et que les priorités que les Nations Unies vont adresser seront en parfait alignement avec celles du gouvernement pour accélérer les objectifs de développement national. À ce sujet, nous avons trois priorités sur lesquelles les différents travaux se sont accordés », a déclaré Dr Issa Sanogo.

Trois axes structurent désormais la coopération entre le Cameroun et les Nations Unies. Le premier concerne le développement du capital humain, entendu comme l’ensemble des compétences, savoirs et capacités nécessaires à la croissance économique. Il met l’accent sur l’inclusion sociale, la formation et l’adaptation des jeunes et des femmes aux mutations du marché du travail. Le deuxième axe porte sur la transformation économique, avec une attention particulière à la diversification productive, à la transition écologique et énergétique, ainsi qu’à la création d’emplois durables. Cette orientation répond à la nécessité d’arrimer la trajectoire camerounaise aux impératifs de résilience et de compétitivité. Le troisième pilier est celui de la gouvernance, envisagée comme condition d’une action publique cohérente et d’une cohésion sociale renforcée. L’approche se veut inclusive, en intégrant les principes de transparence, de participation et de prévention des conflits.

L’atelier, conduit sous les coordinations du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire et le système des Nations Unies au Cameroun, a également pour objectif de valider les priorités stratégiques alignées sur les Six transitions ODD (énergétique, numérique, démographique, productive, sociale et environnementale). Ces transitions constituent le socle des actions prévues pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2031.

Banques et établissements financiers: 4 ans pour augmenter le capital

0

Le délai fixé au terme d’une concertation entre la Cobac et les acteurs du secteur financier de la zone Cemac permet aux banques de faire passer leur capital minimum de 10 à 25 milliards de FCFA et d’1 à 4 milliards pour certains établissements de crédit.

Dès 2026, les établissements financiers de la sous-région ainsi que les banques devront afficher un capital plus relevé. C’est ce que prévoit le projet de relèvement du capital social minimum dans le secteur. Ce texte a été présenté aux acteurs par la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac)  le 30 octobre dernier à Libreville au Gabon.

La réforme avait été annoncée depuis quelques années. Mais les acteurs du secteur sollicitaient une rallonge du délai.  Au terme des concertations de Libreville, un délai de 3 à 4 ans  a finalement  été accordé aux acteurs pour se conformer aux nouveaux seuils de capital social. Le calendrier prévoit une mise en œuvre progressive à partir de janvier 2026 et ce jusqu’au 31 décembre 2029. Pour les banques de la Cemac, il s’agira de passer de 10 milliards à 25 milliards FCFA. L’échelonnement prévoit 15 milliards de FCFA au plus tard le 31 décembre 2026, 20 milliards de FCFA au plus tard le 31 décembre 2027, 25 milliards de F CFA au plus tard le 31 décembre 2028.

 Pour les établissements de crédit agréés dans la catégorie d’établissement financier, ils devraient porter leur capital social à au moins 3 milliards de FCFA au plus tard le 31 décembre 2026, 3,5 milliards cinq cents millions de F CFA au plus tard le 31 décembre 2027 et 4 milliards de FCFA au plus tard le 31 décembre 2028. Il s’agit ici des « établissements financiers non bancaires, c’est-à-dire qui ne collectent pas l’épargne publique et accordent uniquement le crédit », précise David Kengne, expert financier.

Selon la  Cobac, cette extension vise à renforcer la résilience des établissements de crédit et à améliorer leur capacité à financer les économies de la Cemac. La dernière réforme similaire date de 15 ans.  Il faut dire que les établissements de microfinance avaient déjà connu leur augmentation de capital à la faveur du règlement CEMAC/UMAC/COBAC adopté en 2017. Mais,  d’après David Kengne, « rien n’exclut l’adoption d’un nouveau règlement les années à venir qui exige un niveau de capital social plus élevé que celui fixé en 2017 pour les établissements de microfinance de 2ème et 3ème catégorie. Les tendances du secteur obligent de mener une réflexion allant dans ce sens ».

 Les participants à la rencontre organisée par la Cobac ont discuté de la possibilité d’ouverture du capital des établissements de crédit au marché boursier en vue de mobiliser les fonds nécessaires pour renforcer le capital exigé. La distinction du niveau de capital minimum en fonction de la typologie de l’actionnariat et des modèles d’affaires des établissements a également fait débat.

Réactions     

David KENGNE, expert en règlementation bancaire

 « Ce projet vise à améliorer la solvabilité et la confiance des établissements financiers »

 « Le projet d’augmentation du capital des établissements financiers dans la zone CEMAC vise avant tout à améliorer leur solvabilité et à renforcer la confiance vis-à-vis des partenaires financiers et commerciaux de l’institution. L’augmentation du capital social des établissements financiers peut également leur ouvrir les portes à l’obtention des financements extérieurs. Le capital social est un élément clé des fonds propres d’un établissement financier. Plus les fonds propres sont importants, plus l’établissement financier est crédible. De même, les investisseurs portent un regard particulier sur les fonds propres d’un établissement financier pour décider s’ils travaillent avec cet établissement financier ou pas. Enfin, en décidant d’augmenter le capital social des établissements financiers, la COBAC vise à amortir les chocs survenus du fait du volume des impayés du portefeuille de crédit des institutions financières dans son ensemble.  Nous estimons que le délai de quatre ans donné aux établissements financiers pour se mettre en conformité avec ce règlement nous semble raisonnable pour les anciens établissements. Le problème se posera sans doute avec les nouveaux entrants à qui il sera exigé de présenter de fait ce montant pour obtenir l’agrément avant d’exercer dans l’un des pays de la CEMAC. »

 Blaise Hervé FEUNKE, acteur financier

 « Il faut donner aux banques les moyens réels de se renforcer durablement »

« Il est essentiel que cette réforme soit mise en œuvre de manière progressive et accompagnée, afin de ne pas fragiliser les établissements de taille moyenne ou à capital local. L’objectif n’est pas d’exclure des acteurs, mais de favoriser un secteur plus solide et plus compétitif, capable de financer durablement les économies de la sous-région. Bien conduite, cette réforme contribuera à bâtir un système bancaire plus résilient, mieux intégré et à la hauteur des ambitions économiques de la CEMAC. Le délai de quatre ans fixé par la COBAC pour atteindre les nouveaux seuils de capitalisation est raisonnable en théorie, mais il pourrait s’avérer juste pour certaines banques dont la structure financière demeure fragile. Mobiliser 25 milliards de FCFA suppose non seulement des apports importants des actionnaires existants, mais aussi la capacité à attirer de nouveaux investisseurs, souvent dans un environnement économique encore contraint. Pour les filiales de groupes internationaux ou les établissements déjà bien capitalisés, cet objectif est accessible. En revanche, pour les banques à capital local ou de taille moyenne, la contrainte est réelle. Dans ce sens, plusieurs pistes pourraient être envisagées. D’abord, étaler la mise en œuvre de la réforme selon la taille et la solidité des établissements, avec des étapes intermédiaires et des délais ajustés. Ensuite, favoriser le recours au marché financier, comme l’a proposé la COBAC pendant les travaux, mais en rendant ce marché plus attractif et plus accessible, notamment par une simplification des procédures et des coûts d’introduction en bourse. On pourrait aussi encourager des fusions stratégiques entre banques locales pour atteindre plus facilement le seuil de capitalisation, ou encore prévoir des incitations fiscales pour les augmentations de capital. L’objectif n’est pas seulement de respecter un seuil réglementaire, mais de donner aux banques les moyens réels de se renforcer durablement tout en continuant à financer les économies de la sous-région. »

Avoirs en déshérence : la Cobac sollicite le Minfi pour résoudre le différend entre la Cdec et les banques

0
*** Local Caption *** L' immeuble de la Commission bancaire de l' Afrique Centrale ( COBAC) boulevard Bessieux .

La COBAC hausse le ton. Dans une lettre officielle datée du 22 octobre 2025 et signée par le secrétariat général adjoint de la Commission bancaire d’Afrique centrale, l’institution communautaire demande au ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, de mettre fin aux « perturbations » causées par la Caisse des dépôts et consignations du Cameroun dans le secteur bancaire. Cette requête intervient après une alerte formelle de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (APECCAM), adressée à la COBAC le 6 octobre 2025, évoquant un « risque élevé de crise sur le système bancaire ».

La COBAC cite longuement cette plainte, reproduisant notamment le passage suivant : « La CDEC a déposé des plaintes devant les juridictions nationales pour détournement de fonds publics à l’encontre des dirigeants des établissements de crédit, engagé des saisies (assorties d’avis à tiers détenteurs) à hauteur de plusieurs milliards de FCFA, mais aussi adressé aux maisons mères des banques internationales des correspondances comportant des menaces. » À ces actions « s’ajoutent plusieurs autres de la CDEC, dirigées contre des établissements de crédit, de microfinance et de paiement du Cameroun, lesquelles ont régulièrement été dénoncées à la COBAC», peut-on lire dans la lettre mentionnée supra.

UNE RÉGLEMENTATION DÉSORMAIS CLAIRE

La COBAC rappelle que ces démarches interviennent alors que la réglementation communautaire sur les dépôts en déshérence est désormais claire. Selon la lettre, les initiatives de la CDEC visent « essentiellement à se faire transférer les fonds qui, selon elle, lui sont dévolus par la loi, notamment des avoirs en déshérence issus des comptes bancaires inactifs ». Or, la Commission bancaire explique que, face aux inquiétudes du public sur les conséquences des textes nationaux encadrant la gestion de ces fonds, « jusqu’alors peu connus, et ayant constaté que les législations nationales n’étaient pas harmonisées sur ces questions », elle « a entrepris l’élaboration d’une réglementation communautaire dans ce domaine, ainsi que l’uniformisation des règles de fonctionnement et de supervision des entités de type “Caisse des dépôts et consignations” dans la CEMAC ».

Ce processus, « entamé il y a quelques années, a connu une évolution rapide à partir de 2024, au regard de la nécessité de mettre en place, à brefs délais, un cadre réglementaire permettant à la fois d’assurer une protection optimale des déposants et de faciliter le transfert aux Caisses des dépôts et consignations des fonds escomptés pour la mise en œuvre de leurs missions au service du développement de nos États », souligne la Cobac.

À la suite de multiples concertations et rencontres entre les autorités nationales et communautaires de régulation bancaire et les institutions financières de la zone, le Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale, réuni le 12 juillet 2025 à Malabo, a adopté à l’unanimité « le règlement n° 01/25/CEMAC/UMAC/COBAC relatif aux conditions d’exercice et à la supervision de l’activité des Caisses des dépôts et consignations dans la CEMAC ; ii) le règlement n° 02/25/CEMAC/UMAC/COBAC relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements assujettis à la COBAC (PJ 2 et PJ 3). Ces textes sont entrés en vigueur le 1er septembre 2025 ; ils sont obligatoires dans tous leurs éléments et directement applicables dans tout État membre (article 41 du Traité de la CEMAC) », peut-on lire dans le document ventilé par le régulateur du système bancaire.

 Pour plus de précisions, la COBAC indique dans sa correspondance officielle adressée au Minfi, que « le règlement CEMAC n° 02/25 prescrit aux établissements assujettis à la COBAC des obligations en termes de suivi des comptes inactifs, de recherche et d’information de leurs titulaires, et de transfert des avoirs en déshérence à la Caisse des dépôts et consignations (ou à la direction nationale de la BEAC) au terme d’une période d’inactivité de dix (10) ans ». Toutefois, « tenant compte de la préexistence de législations nationales dans le domaine et de l’importance de ne pas fragiliser les prévisions financières des Caisses des dépôts et consignations en activité, l’article 26 de ce règlement prévoit que les établissements assujettis qui ont déjà enregistré une inactivité d’au moins dix (10) ans sur les comptes et coffres logés dans leurs livres, à la date d’entrée en vigueur du présent règlement, transfèrent les avoirs détenus sur ces comptes à la Caisse des dépôts et consignations du pays de leur implantation (…) ».

Pour préparer cette mise en œuvre, le secrétariat général de la COBAC avait adressé, le 21 mai 2025, une circulaire demandant aux banques de transmettre le volume d’avoirs qui « devraient être transférés à la Caisse des dépôts et consignations ou à la direction nationale de la BEAC de ressort ». À partir de juillet, des astreintes ont été appliquées aux établissements n’ayant pas répondu. « Les diligences visant à accompagner les établissements (…) sont en cours de finalisation », écrit l’institution.

UN FORCING NOCIF ?

 Dans ce contexte, « il est donc incompréhensible que la CDEC s’évertue à engager des poursuites à l’encontre des établissements de crédit, de microfinance et de paiement du Cameroun, en dépit des mesures réglementaires et opérationnelles susmentionnées. Il est particulièrement regrettable que certaines de ces actions s’effectuent en violation des textes en vigueur, tel que rappelé dans la lettre ci-jointe que le président de la COBAC a adressée au directeur général de la CDEC ». D’où l’appel direct lancé au ministre. La Commission sollicite son intervention « en qualité d’autorité monétaire nationale et autorité de tutelle de la CDEC » afin d’obtenir l’arrêt immédiat des procédures judiciaires et saisies.

 La lettre signale enfin un second motif d’inquiétude. De nouvelles exigences de la CDEC en matière de cautionnement pour marchés publics. Selon la COBAC, ces règles seraient « non conformes aux dispositions législatives », contraires aux bonnes pratiques et susceptibles de créer des tensions de trésorerie dans les banques. En clair, la COBAC estime que la CDEC dépasse son périmètre, agit en marge de la réglementation communautaire et met en péril la stabilité financière du Cameroun. Elle attend désormais une réaction de la tutelle pour ramener la Caisse dans le cadre fixé à l’échelle de la CEMAC.

 95,7 milliards pour rénover l’aérogare de l’aéroport international de Douala

0

L’Etat du Cameroun va supporter les charges fiscales évaluées à 20,7 milliards de francs dans le cadre de ce projet financé par l’Agence Française de Développement prévu pour s’étendre jusqu’en 2028.

 Les contours techniques et financiers du projet de Rénovation de l’aérogare passagers de l’aéroport International de Douala (RAP-AID) sont désormais bien définis. L’avant-projet détaillé a été soumis le 12 novembre dernier au conseil d’administration des Aéroports du Cameroun (ADC) en conclave à Douala.

La maîtrise d’œuvre dudit projet, le groupement Kardham/TPF a présenté les grandes orientations techniques et architecturales de ce projet qui est constitué de deux composantes. Une composante sur l’extension des chaussées aéronautiques déclinée dans la première phase. Ce marché a été attribué à la société chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC) pour un montant de 10,4 milliards de FCFA. Il est question de construire une nouvelle aire de trafic d’une superficie d’environ 3600m2   La deuxième composante concerne la rénovation de l’aérogare passagers de l’aéroport proprement dite. Les travaux vont consister à un réaménagement des des espaces fonctionnels à l’intérieur du bâtiment existant, afin d’améliorer les flux des passagers, développer le commerce et activités extra aéronautiques. On aura à terme 20 000m2 d’espaces aménagés, 10 000m2 d’espace additionnel construit, 80% du carrousel bagages rénovés, 10 nouvelles banques d’enregistrement ajoutées entre autres.

L’Agence française de Développement (AFD) est le principal partenaire financier de ce projet qui a pour maitre d’ouvrage le Directeur Général des ADC.  « Le coût global du projet est estimé à 75 milliards de francs CFA hors taxes   auxquels s’ajoutent 20,7 milliards FCFA de TVA et de frais de douane. Soit un montant total d’environ 95,7 milliards de francs CFA », explique Emmanuel Sime Lebou, conseiller technique N°3 à ADC et chef de projet.  Il renseigne par ailleurs que les frais d’impôts, taxes et douanes liés à ce projet seront supportés par l’Etat du Cameroun à travers le ministère des Finances et celui de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.

Les travaux devront se réaliser sans interruption de l’exploitation de l’aéroport.  Le Chronogramme d’exécution du projet prévoit, la phase 0 en Juin 2026 février et la fin de la deuxième phase en mai 2028. Sur cet échelonnement alors que le projet est attendu depuis 2018, le président du conseil d’administration d’ADC nuance. « Quand on a dit phase zéro, ça commence en juin 2026, cette période n’est pas vide. Ce sont les études et les montagnes techniques et financières qui prennent beaucoup de temps. Ce n’est pas facile. Et si vous escamotez une étape, vous pouvez compromettre la réussite du projet. Nous avons pris les dispositions nécessaires pour que toutes les études qui ont été faites, soit faites selon les règles de l’art », a déclaré Fritz Ntone Ntone.

Le projet de Réhabilitation de l’aérogare passagers de l’aéroport International de Douala opérationnel depuis 1977 vise trois grands objectifs : renforcer la sécurité et la sûreté de l’aéroport international de Douala ; améliorer la qualité de services offerts aux usagers et améliorer sa rentabilité. Concrètement, il est question de mettre l’aérogare passagers aux normes internationales et de l’adapter l’augmentation du trafic aérien qui devrait passer de 1, 5 millions à de passagers l’an, à 2,5 millions.

Réactions

Fritz Ntone Ntone, PCA des Aéroports du Cameroun

« il y aura le circuit départ et le circuit arrivée »

 « Quelles étaient les préoccupations dans cette modernisation ? D’abord, pour le but fonctionnel. Dans l’aéroport moderne maintenant, ceux qui voyagent, c’est-à-dire ceux qui reviennent et ceux qui sont sur le départ ne se croisent pas.  Ici, ça se croise.  Avec la nouvelle configuration, vous l’avez vu clairement, il y a le circuit départ et le circuit arrivée. Il y a d’autres améliorations plus subtiles Les filtrages. C’est-à-dire que même là où on filtre les bagages, on filtre les passagers, c’est modernisé. Donc le policier va se retrouver dans le confort.  Les bagages vont se livrer normalement. L’aéroport commençait déjà à être dépassé en termes de capacité.  Les espaces de détente, les espaces commerciaux, ont été augmentés en volume et en qualité.  Dans les boutiques, les salons de billets, etc.  Les conditions de vie du personnel ont été améliorées parce qu’on a ajouté une passerelle latérale. »

Cécile BOUINOT, chargée de projet Kardham architecture

« Nous souhaitons un aéroport moderne qui s’appuie sur la culture locale »

 « Kardham, c’est la maîtrise d’œuvre qui a été choisie pour mener la partie d’études et la partie direction des travaux pour la réhabilitation.Nous souhaitons vraiment que cet aéroport soit à la fois moderne et s’appuie sur la culture locale du Cameroun et également en répondant à l’ensemble des standards internationaux.
Dans notre proposition architecturale, nous avons vraiment veillé à avoir des extensions qui soient en lien avec les existants. Et pour ce faire, nous avons proposé une très grande façade côté ville, qui soit vraiment après l’identité de l’aéroport et qui représente l’aéroport de Douala dans le monde aéroportuaire. L’idée, c’est vraiment de lui donner une identité qui soit vraiment propre pour Douala.
On a essayé au maximum de représenter les valeurs socio culturelles du pays. »

Prince NZOUMI, coordonnateur BNI bureau Veritas Douala

 « Nous assurons le contrôle qualité »

« Nous sommes le bureau Véritas, faisons le contrôle technique. Et sur l’aéroport de Douala, nous sommes le bureau de contrôle qualité. Donc l’idée pour nous, un travail déjà qui a commencé, c’est-à-dire la phase étude qui a commencé, ça fait quelque temps et c’est en train d’être mené à sa fin.
Nous avons travaillé conjointement avec la maîtrise d’œuvre pour chercher à mettre aux normes internationales l’aéroport qui existe déjà.
Ça, c’est le principal but du bureau de contrôle : la réglementation de tout ce qui va être fait sur le projet de rénovation de l’aéroport. Le projet est au stade de l’avant-projet détaillé.
À ce stade-là, les différents experts du bureau Véritas ont émis les avis correspondant aux différents lots. Ces avis doivent être pris en compte par la maîtrise d’œuvre avant de finaliser la phase appelée. Et plus tard, ce sera la phase projet avant d’arriver au DCE. »

Cameroun : Trafic portuaire recule de 1% en 2024

0

Les données du rapport indiquent que le trafic global des marchandises, incluant les flux domestiques et en transit, a enregistré une légère baisse de 1 %, passant de 27,15 millions de tonnes en 2023 à 26,92 millions en 2024. Cette contraction traduit un ralentissement des échanges lié à la conjoncture économique internationale et aux coûts logistiques persistants, notamment sur les chaînes d’approvisionnement.

Le port de Douala, principal point d’entrée des marchandises au Cameroun, a toutefois affiché une progression notable. Son trafic global a atteint 12,92 millions de tonnes en 2024, contre 12,19 millions l’année précédente, soit une hausse de 6 %. Cette performance s’explique par la consolidation des exportations de produits de base, la reprise partielle des importations industrielles et la modernisation continue des infrastructures. Le Port autonome de Douala a en effet poursuivi la rénovation de ses quais, hangars et systèmes de manutention, dans l’objectif de fluidifier les opérations et de réduire les délais de traitement des navires.

À Kribi, le volume total des marchandises exportées et importées s’est établi à 10,84 millions de tonnes, contre 10,83 millions en 2023, soit une stabilité quasi parfaite (+0,06 %). Cette stagnation intervient alors que la deuxième phase d’aménagement du port, réalisée par la China Harbour Engineering Company (CHEC), a été réceptionnée au premier trimestre 2025. Les travaux ont porté notamment sur un système d’alimentation en eau potable pour la zone portuaire et ses dépendances, déjà achevé à 94 %. Ces infrastructures visent à renforcer la compétitivité du port en le positionnant comme un futur hub logistique de la façade atlantique régionale.

Le port de Limbé, en revanche, a connu un net repli de son activité. Son trafic global est passé de 4,11 millions de tonnes en 2023 à 3,16 millions en 2024, soit une baisse de 23 %. Cette contre-performance traduit les retards accumulés dans la construction du port en eaux profondes de Ngeme, projet stratégique destiné à améliorer la desserte maritime du pays. Selon le rapport, des démarches sont en cours pour actualiser l’étude de faisabilité et relancer les investissements dans cette infrastructure.

Sur le plan opérationnel, les ports camerounais ont poursuivi leurs efforts de sécurisation et de mise aux normes. À Douala, le projet de sécurisation du domaine public et la formation des agents de sûreté ont été renforcés pour prévenir les risques liés aux menaces maritimes et aux trafics illicites. À Kribi, le certificat de conformité au Code ISPS – norme internationale de sûreté des navires et des installations portuaires – a été renouvelé, accompagné d’exercices de simulation et de réunions de coordination entre les différents acteurs de la sûreté portuaire.

Au-delà des chiffres, ces évolutions traduisent une recomposition progressive du commerce extérieur du Cameroun. L’augmentation du trafic à Douala reflète la résilience du commerce intérieur et la relance de certaines filières exportatrices, tandis que la stagnation à Kribi souligne la dépendance du port aux grands projets industriels encore en phase d’expansion. La baisse observée à Limbé met en lumière la nécessité de diversifier les capacités logistiques nationales et d’améliorer la connectivité terrestre entre les zones de production et les infrastructures portuaires.

Le rapport souligne enfin que l’amélioration de la compétitivité portuaire reste conditionnée à la modernisation des équipements, à la fluidité des corridors routiers et ferroviaires, ainsi qu’à la maîtrise des coûts logistiques. Les fluctuations enregistrées en 2024 rappellent que la performance portuaire ne dépend pas uniquement des infrastructures, mais aussi de la conjoncture commerciale mondiale et de la capacité du Cameroun à adapter ses politiques d’investissement aux nouveaux équilibres du commerce international.

L’assureur gabonais Samb’a annoncé sur le marché camerounais en 2026

0

 L’institution financière veut s’appuyer sur la micro finance Financial House pour capter des parts de marché via des solutions d’assurance à faible coût, entièrement digitalisées.

Un an après le lancement de ses activités, l’assureur gabonais Samb’a se prépare à pénétrer le marché camerounais. Son fondateur Andrew Crépin Gwodog, et Yves Armand Teutio, directeur général de Financial House ont eu une rencontre à Douala dans le sens de mettre en place une filiale locale.

Dans sa stratégie, Samb’a s’appuie en réalité sur des réseaux de microfinancebien implantées pour « diffuser ses solutions d’assurance à faible coût, entièrement digitalisées, auprès des populations à revenu modeste. Un segment encore peu développé en Afrique centrale, où les assureurs traditionnels privilégient les clients capables de payer des primes élevées », fait savoir Andrew Crépin Gwodog.  Dès son démarrage, Samb’a  a été présentée comme couverture pour des groupes sociaux souvent exclus des offres classiques d’assurance.  Pionnier dans la micro-assurance en zone Cemac, l’établissement cible principalement les travailleurs du secteur informel, des petits commerçants ainsi que les agriculteurs,  certaines professions libérales, les artistes, les associations, les syndicats…  

Le  Cameroun  n’est que le premier pas dans la stratégie d’expansion de l’assureur. En juin 2025, le conseil d’administration de Samb’a avait indiqué des perspectives au  Cameroun et en  République démocratique du Congo (RDC) avant de s’étendre au sein de la CEEAC.  Dans le même temps, l’assureur prépare une opération d’ introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) par appel public à l’épargne. Ceci afin de mobiliser des fonds pour consolider les capitaux propres et à financer sa croissance.

Il faut dire qu’au 31 en décembre 2024, le marché camerounais de l’assurance présentait secteur un chiffre d’affaires de 285 milliards de FCFA, en progression de 3,79 % comparé à l’année précédente où on enregistrait 274,64 milliards de FCFA. Une performance tirée essentiellement par la branche vie ( santé, automobile, incendie…) qui connait une hausse 10, 39 milliards tandis que le segment non vie progresse d’à peine 1%.

Samb’a Assurances Gabon compte capter ses parts de marchés dans cet environnement encore timide dans la branche non vie pourtant majoritaire. Ses objectifs globaux sont de réaliser un chiffre d’affaires de 500 millions FCFA et un résultat net de 50 millions FCFA.

Afriland et UBA dominent le marché digital bancaire au Cameroun

0

 Les 2 acteurs concentrent seuls 43,6% du marché avec 587 725 abonnés, soit plus que les 14 autres banques analysées par le cabinet media intelligence entre 2016 et 2025.

L’étude porte sur 16 banques et analyse leur présence digitale sur 6 réseaux sociaux : Facebook, LinkedIn, YouTube, Instagram, TikTok, Twitter. Ce pendant neuf ans. Soit entre 2016 et 2025. Les principaux indicateurs sont notamment la présence sur les plateformes, la taille des communautés, le taux de croissance, les stratégies déployées. Le top 5 est dominé par Afriland First Bank déjà leader sur le marché bancaire classique. Présente sur les six plateformes analysées, la banque s’arroge une part d’environ 30% de marché avec plus de 300 000 followers. Cette banque camerounaise est suivie par la filiale locale du groupe nigérian UBA qui totalise une communauté de 208 000 followers sur les six plateformes pour 20% de parts de marché.

Le top 5 est complété par ordre d’importance, par SCB qui concentre 9,7% de part de marché pourtant présente sur seulement 2 plateformes. Ecobank vient en troisième position (présent sur 4 plateformes sur les six pour 9,6% de part), CCA Bank avec une présence sur les six plateformes, et seulement 7% de part.  Ce quinté concentre 70,2% de la communauté digitale totale (947 421 abonnés sur 1 349 113). Mais le duo Afriland-UBA reste prédominant.  Les deux banques représentent à elles seules 43,6% du marché (587 725 abonnés), soit plus que les 14 autres banques réunies.

Dans l’ensemble, pendant la période étudiée, Media intelligence fait remarquer que le secteur bancaire camerounais a connu une transformation digitale spectaculaire. En 2016, à peine 6% des banques avaient adopté les réseaux sociaux dans leur communication. Mais en 2025, le taux d’adoption est autour de 16%.  La présence digitale a presque triplé (+166,7%) avec 16 plateformes actives contre 6 en 2016, tandis que les communautés ont littéralement explosé (+53 436%) passant de 2 520 à 1,35 million d’abonnés. « Cette évolution révèle un changement profond dans la stratégie de communication, passant d’une approche traditionnelle à une présence digitale massive et engagée. Le digital n’est plus une option mais un impératif stratégique pour toutes les banques camerounaises », commente l’étude.

Crise post-électorale : Tchiroma menace, Atanga Nji libère

0
Atanga Nji et Issa Tchiroma en duel

Depuis hier nuit, 70 mineurs âgés entre 12 et 16 ans ont été libérés des centres de détentions de la région de l’Adamaoua. Ils appartiennent à un ensemble de 135 personnes qui ont été interpellées lors des manifestations post-électorales ayant émaillé l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. L’annonce faite en journée par Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat), a ainsi été suivie d’actes concrets. Pour autant, ces mineurs ne jouiront pas définitivement de leur liberté car ils ont été libérés sous caution morale de leurs parents, a souligné le Minat. Ne tarissant pas d’éloges à l’endroit de Paul Biya qui en a pris la décision selon lui.

Le Minat s’est rendu à Ngaoundéré dans le cadre d’une mission de paix auprès des autorités religieuses et traditionnelles, au lendemain d’une élection présidentielle qui a été agitée, avec la contestation de la victoire de Paul Biya par Issa Tchiroma Bakary, qui s’était déjà autoproclamé vainqueur deux jours après le scrutin. Après la proclamation des résultats le 27 octobre dernier, Isa Tchiroma que la gendarmerie avait manqué d’arrêter le jour même de l’élection, a appelé à trois jours de villes mortes. Après une semaine d’inactivités sur une bonne partie du territoire. Les forces de maintien de l’ordre auxquelles se sont jointes dans certaines villes comme Douala, l’armée, ont et continuent selon des sources concordantes, de procéder des arrestations de proches d’Issa Tchiroma et de cadres du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). International crisis group parle de près de deux mille arrestations sur l’ensemble du territoire.

L’ultimatum d’Issa Tchiroma

Ultimatum

Dimanche dernier, dans un message vidéo, Issa Tchiroma qui n’avait plus donné signe de vie depuis une semaine, a donné un délai de 48h aux dirigeants pour libérer les détenus. « Si dans 48 heures ils ne sont pas libérés, nous en tirerons toutes les conséquences politiques», a menacé le candidat arrivé officiellement 2ème. Rappelant que « ceux qui ont été interpellés n’ont fait qu’exprimer un droit fondamental».

L’ultimatum en question expire ce soir. Issa Tchiroma a annoncé que si les dirigeants actuels qu’il ne reconnaît pas ne s’exécutent pas, le peuple camerounais n’aura pas d’autre choix que de « défendre sa légitimité». Sans détails. A peine 24h après ces menaces, Paul Atanga Nji a engagé la libération des détenus mineurs, au moment où d’autres personnes arrêtées sont devant les tribunaux militaires à travers le pays. Entre temps, le Minat qui poursuit sa mission à Maroua depuis la nuit dernière, rencontre les autorités traditionnelles et religieuses.

Tomaïno Ndam Njoya : «L’histoire retiendra la volonté du peuple trahi ».

0

Communiqué officiel de l’UDC en réplique au discours d’investiture de S.E M. le président Paul Biya

L’Union Démocratique du Cameroun -UDC- a pris connaissance du discours prononcé ce jour par M. le Président Paul Biya, à l’occasion de sa Prestation de Serment.

 Fidèle à sa ligne de vérité, de justice et de démocratie, l’UDC tient à apporter les clarifications suivantes :

1. SUR LA « MATURITÉ DÉMOCRATIQUE » DU PEUPLE CAMEROUNAIS

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« L’Élection Présidentielle qui vient de s’achever porte témoignage de la grande maturité du Peuple camerounais et de son attachement viscéral à la Démocratie. »

L’UDC RÉPOND :

La maturité du Peuple camerounais aura plutôt servi à constater à son détriment, un processus électoral biaisé, verrouillé et entaché d’irrégularités massives.

Ce Peuple, justement mûr et conscient, a exprimé une volonté claire qui a été dénaturée voire transgressée. Cela relèverait d’un cynisme déplacé que de détourner même l’orientation de la maturité du Peuple.

La démocratie ne se mesure pas à l’organisation d’un scrutin, mais à la vérité des urnes et à la transparence de ses résultats.

Le 12 Octobre 2025, la démocratie a été confisquée, non célébrée.

2. SUR « L’APPEL AU RASSEMBLEMENT »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« Je tends la main à tous et à chacun. L’heure est désormais au rassemblement. Ce Pays est notre patrimoine commun. »

L’UDC RÉPOND :

Le véritable Rassemblement ne peut naître du mensonge électoral.

L’Unité Nationale ne se décrète pas ; elle se construit dans la vérité et le respect de la souveraineté populaire.

Appeler au Rassemblement après avoir étouffé les voix dissidentes, emprisonné les contestataires et manipulé les institutions, c’est travestir le sens même de la

Réconciliation Nationale.

L’UDC appelle à un Rassemblement Sincère, fondé sur la Justice, la Vérité et la Réforme profonde du système électoral, désormais de la Constitution.

3. SUR LES « PROMESSES POUR LES JEUNES ET LES FEMMES »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« La situation des jeunes et des femmes sera au cœur de mon action. J’ai décidé de la relance des concours dans les Écoles Normales Supérieures et d’un plan spécial pour l’emploi des jeunes. »

L’UDC RÉPOND :

Depuis plus de quarante ans, les mêmes promesses sont répétées à chaque prestation de serment, sans traduction concrète pour la jeunesse camerounaise.

Les jeunes n’ont pas besoin de nouvelles promesses, mais d’un État qui tienne Parole, d’une gouvernance qui crée les conditions de l’emploi, de la dignité et de la justice sociale.

La Jeunesse camerounaise est exilée, frustrée et abandonnée, non par manque d’effort, mais par manque d’opportunités et de confiance dans les institutions.

Les Femmes camerounaises attendent depuis 43 ans l’adoption d’un Code de la Famille et des Personnes ; des lois contre les violences sexistes et domestiques ; l’alternance genre aux hautes fonctions ; l’inscription de l’égalité du Genre dans la Constitution…Le Taux de Mortalité Maternel et Infantile reste au rouge. Les femmes sont les plus nombreuses au Cameroun, les plus organisées en termes d’engagement et de mobilisation, cependant restent maintenues dans le secteur informel précaire.

4. SUR LA « STABILITÉ ET LA PAIX RETROUVÉE »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« Grâce à l’action efficace de nos Forces de défense et de sécurité, la situation a été maîtrisée. Le Cameroun n’a pas besoin d’une crise post-électorale. »

L’UDC RÉPOND :

La stabilité ne peut reposer sur la peur.

La Paix véritable ne résulte pas du silence imposé par la force, mais du Respect de la Vérité et du Dialogue.

Les Camerounais veulent la Paix, mais une Paix Juste. Celle qui reconnaît leurs voix, leurs souffrances et leurs droits.

La militarisation du territoire et la répression ne régleront pas la crise anglophone ni les frustrations nationales.

L’UDC appelle à un Dialogue National Inclusif, Indépendant et Sincère, loin des simulacres organisés pour apaiser sans résoudre.

5. SUR LA « VICTOIRE DU PEUPLE »

M. LE PRÉSIDENT A DIT :

« Une fois de plus, le Peuple m’a renouvelé sa confiance. »

L’UDC RÉPOND :

Cette affirmation est contraire à la réalité observée sur le terrain.

Le Peuple camerounais dans sa majorité n’a pas renouvelé une confiance ; il a été dépouillé de son choix par un système verrouillé, contrôlé et sans recours véritable.

L’UDC rejette catégoriquement cette prétendue légitimité issue d’un scrutin dont la transparence a été niée, et réaffirme son engagement en faveur d’une Réforme Constitutionnelle et Électorale, seule voie vers des élections crédibles.

6. SUR LES « POLITICIENS IRRESPONSABLES »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« Cette Paix a malheureusement été perturbée par des troubles survenus après le scrutin, en raison de l’attitude de certains politiciens irresponsables. »

L’UDC RÉPOND :

Qualifier d' »irresponsables » ceux qui contestent pacifiquement un scrutin entaché d’irrégularités, c’est refuser la démocratie elle-même.

La responsabilité politique consiste à dire la vérité au Peuple, non à se taire face à l’Injustice.

L’UDC rejette toute tentative d’intimidation ou de culpabilisation des forces républicaines qui exigent la transparence.

Le vrai « irresponsable », c’est celui qui ignore la colère du peuple, nie ses souffrances et s’accroche au pouvoir au détriment de la paix durable.

L’UDC assume une opposition ferme mais républicaine, résolue mais pacifique, contre le système, pour la Nation.

Fidèle à ses convictions et à son devoir envers la Nation,

L’UDC RÉAFFIRME :

• Son Rejet des résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel, entachés de fraudes massives et d’irrégularités documentées.

• Son Engagement à demeurer ferme dans ses convictions, responsable dans ses actions, refusant toute violence et toute complaisance face à l’injustice.

• Son Attachement absolu à la vérité des urnes, à la justice électorale et à la souveraineté du peuple camerounais, principes sacrés et non négociables.

• Sa Volonté de bâtir un Cameroun Nouveau, fondé sur la Vérité, la Justice, la Compétence et la Dignité Nationale.

L’UDC EXIGE :

• Le Changement immédiat de la Constitution et du Code Électoral, pour instaurer des élections libres, crédibles et transparentes.

• Une Réforme Institutionnelle Profonde, garantissant la séparation réelle des pouvoirs et la fin du contrôle politique des organes électoraux.

• L’Ouverture d’un Dialogue National Sincère et Inclusif, associant toutes les forces politiques, sociales et citoyennes, afin de refonder la confiance nationale.

Le Cameroun ne pourra entrer dans une véritable « Nouvelle Ère » qu’à travers la

Vérité, la Justice et le Respect de la Souveraineté populaire.

Ni la cérémonie de Prestation de Serment de ce jour, ni les discours tenus n’effaceront dans l’esprit des citoyens patriotes, républicains démocrates, l’Élection entachée d’illégalité.

L’histoire retiendra la volonté du peuple trahi. 

L’Éthique UDC Oblige.

Foumban, le 6 Novembre 2025

- Publicité -
Google search engine