GUIBAI GATAMA: « Etoudi n’est la chasse gardée de personne »
Drame de Gouache : La liste des 42 premiers décès
L’hôpital régional de Bafoussam vient de rendre publique la liste des décès enregistrés jusqu’ici sur le site de l’éboulement de terrain de Gouache dans le 3ème arrondissement de Bafoussam. Il s’agit de 42 corps dont dix non identifiés. Ils appartiennent à des tranches d’âge divers, des deux sexes et se recrutent pour l’essentiel dans le secteur informel : ménagères, commerçants,…
Sur le terrain, les fouilles se poursuivent, alors que de nouvelles pluies ont davantage compliqué la tâche aux secours. Ce qui annule presque, les chances de retrouver des survivants.
NB: ATtention! Qualité approximative du document
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Port de Douala : un expert révèle les dessous de la bataille
Il y a quelques semaines, le Président Paul a décidé de suspendre le processus d’attribution de la concession du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, en attendant que la Cour Suprême vide le contentieux qui oppose la Société APM TERMINALS BV-BOLLORE au Port Autonome de Douala. Selon le Dr. Adama Abdoulaye, Spécialiste en gestion moderne des ports/CNUCED et Consultant en Droit et Marketing Portuaire, conscient des erreurs commises en 2005 dans la mise en Concession du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri au profit du groupement APMT-Bolloré, le Président Paul Biya va, en 2014, prescrire à son gouvernement d’engager une opération de normalisation de l’exploitation du Terminal à Conteneurs, afin qu’elle puisse enfin être davantage bénéfique au Port Autonome de Douala et à l’économie camerounaise.
Souvent critiqué à travers le continent pour des méthodes et se sentant en terrain conquis, le groupe Bolloré et son partenaire n’ont perçu que bien tard, la volonté et le patriotisme de certains camerounais décidés à placer les intérêts du pays au-dessus de toute autre considération. « En effet, souligne M. Abdoulaye, la perte du son vaisseau amiral en Afrique Centrale (c’est le Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri qui soutient toutes les activités de son groupe au Cameroun et au-delà) est tout simplement la conséquence d’un excès de confiance qui a toujours caractérisé les responsables du groupe Bolloré vis-à-vis des africains, aidé en cela par les africains eux-mêmes. Les illustrations sont légion ».
Selon l’analyste, jamais, le capitaine d’industrie n’aurait envisagé, ni même imaginé pouvoir être éliminé d’un Appel Public International à Manifestation d’Intérêt au Cameroun. Pourtant, le groupement qu’il a constitué avec APM Terminals été éliminé du processus, classé 7ème sur les dix candidats qui ont soumissionné, par la Commission Ad hoc chargée d’examiner les offres des candidats.
Il révèle par ailleurs que, d’après des informations obtenues à bonne source, le représentant du Ministère des Finances et d’autres membres à cette Commission, avaient exigés que l’offre d’APMT-Bolloré soit rejetée au dépouillement. Car, le groupe Bolloré n’a pas cru devoir produire comme l’exigeait la procédure, les comptes certifiés par un spécialiste agrée du domaine, arguant qu’il était côté en bourse et que les membres de la Commission pouvaient y obtenir ce qu’ils voulaient. C’est après moult tractations que le représentant du Ministère des Finances, outré par autant de négligence, va consentir à accepter, à la demande insistante des autres membres, que le dossier soit examiné, parce que le Danois APM Terminals avait pour sa part produit les états financiers exigés. Et ceci pourrait aisément expliquer la suite.
Selon M. Abdoulaye, « La décision présidentielle de surseoir aux travaux de finalisation du projet de contrat de concession du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri ne remet nullement en selle le groupement APMT-Bolloré. Contrairement à ce que peut penser l’opinion publique. Même si celle-ci est perçue comme telle. A mon humble avis, elle retarde juste l’échéance. Il est vrai que l’enjeu est désormais politique au-delà de la rationalité technique et juridique. Nous sommes désormais dans la Realpolitik, les appareils d’État étant désormais entrés en scène ».
Plusieurs cas de figure sont néanmoins à envisager souligne le Dr. Adama Abdoulaye. Si au 31 décembre 2019, la Cour Suprême ne statue pas sur le différend susmentionné, le Port Autonome de Douala mettrait alors en application, les dispositions qui stipulent que : « à l’expiration de la concession et quelles qu’en soient les causes, le nouveau Concessionnaire, le concédant, est subrogé au présent Concessionnaire dans tous ses droits et perçoit notamment tous les revenus et produits constatés à partir de la date d’expiration » ; ou encore qu’: « En cas de faillite du Concessionnaire ou de cessation d’activité pour toute autre cause, le Concédant a un droit de préemption sur tout le matériel et équipement du Concessionnaire. En outre, le Concessionnaire est tenu de mettre à la disposition du concédant l’organisation et l’ensemble du personnel affectés à l’exploitation du service sur une période ».
Autre scénario esquissé par le spécialiste, en l’absence d’une décision de justice avant le 31 décembre 2019, l’État propriétaire et actionnaire unique, pourrait également procéder à une prorogation telle qu’espérée par le groupe APMT-Bolloré, du contrat de concession en cours. Une demande exprimée par Cyrille Bolloré dans une correspondance adressée, le 12 septembre 2019 au Président Paul Biya et tombée dans l’espace public: « …nous avons l’honneur de solliciter votre Haut arbitrage afin que l’accord signé le 4 octobre 2017 entre le Port de Douala et DIT soit mis en œuvre ; cette mise en œuvre permettrait de faciliter le lancement du port de Kribi en mettant en place une synergie entre les deux ports, de solder tous les différends opposant le PAD et DIT et enfin de relancer sereinement un appel d’offres sur une base équitable ».
Une perspective qui n’est pour le moment pas certaine. Car, après les négociations entre le PAD et DIT, sanctionnées par un rapport du Comité Ad-hoc Bipartite que le gouvernement devait entériner avant la signature d’un avenant au contrat de Concession de 2004, le Directeur Général du PAD a plutôt reçu en réponse, une instruction du Secrétaire Général de la Présidence de la République, le 22 novembre 2017, lui intimant l’ordre entre autres « de s’abstenir de toutes initiatives visant la prolongation de la concession, et d’attendre, sur ce point, les très hautes instructions du Président Paul Biya ». Mieux révèle l’expert, le SGPR demandait au DG/PAD de lancer rapidement l’appel d’offres pour la sélection d’un nouvel opérateur du terminal à conteneurs du Port de Douala Bonabéri.
Pour ce qui est de Terminal Investment Limited (TIL), adjudicataire provisoire, il va devoir patienter jusqu’à la fin du feuilleton judiciaire pour être déterminé. Selon Dr. Abdoulaye, « il est l’adjudicataire provisoire. Il le reste. Du moins encore pour le moment. Il est l’opérateur qui a proposé une offre ambitieuse épousant tous les contours de l’Appel International à Manifestation d’Intérêt. En quinze ans de concession, c’est 357 milliards de FCFA de redevances qu’on nous annonce que le Port Autonome de Douala gagnera ainsi que de nombreux investissements en infrastructures et super structures. Même si ces chiffres sont contestés par son prédécesseur APMT-Bolloré. L’Italo-Suisse, 7ème opérateur au ranking mondial de gestionnaire des terminaux dans le monde, peut se targuer d’avoir damé le pion à APMT 4ème, sur ce qu’il considérait déjà comme ses propres installations ».
Et l’expert de conclure que, « quel que soit le cas de figure, rien ne sera plus comme avant au Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri. La valeur du combinat portuaire de Douala Bonabéri a été revue à la hausse. Elle vient d’être révélée aux yeux de tous. Malgré la mauvaise publicité, l’opinion publique camerounaise s’est imprégnée des réalités chiffrées de l’un de ses ports, et se rend enfin compte de la vérité. D’ailleurs, après quinze années d’exploitation, et après avoir été éliminé de la sélection au profit d’un nouvel opérateur du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, le groupe APMT-Bolloré se propose maintenant sur le tard, à investir à la juste valeur de ce port aux nombreux atouts. Il accepte payer ses dettes vis-à-vis de l’Autorité Portuaire de Douala, des pénalités aux manquements observés tout au long du bail, de revoir à la hausse l’actionnariat des nationaux, de revisiter les contrats de travail des employés et même à payer rétrospectivement la valeur réelle du ticket d’entrée ».
Bafoussam 3ème : 200 millions pour les sinistrés, et après ?
AU deuxième jour des fouilles, le bilan de l’éboulement de terrain survenu à Gouatchié est passé à 43 décès. Un corps ayant été retrouvé depuis le matin. L’on parle d’une cinquantaine de personnes encore sans nouvelles. de légers mouvements ayant été encore enregistrés au cours des dernières heures de la nuit, suite à de nouvelles pluies. Ce qui complique davantage les recherches déjà compliquées par la vétusté des moyens mis en je, notamment les engins de sociétés engagés dans des travaux routiers dans les environs de Bafoussam, qui se sont joints aux volontaires qui se sont organisés dès l’annonce du drame. Alors que les chances de sauver des vies humaines s’amenuisent (définitivement), Paul Biya a adressé ses condoléances aux sinistrés, via le gouverneur de la région de l’Ouest. Paul Biya ne s’est pas contenté de ce télégramme, au moment où la polémique enfle sur le laxisme du gouvernement face au développement anarchique de l’habitat. Au terme du second passage des membres du gouvernement à Gouatchié, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), a annoncé ce que le les émissaires du gouvernement ont qualifié de « bonne nouvelle », à savoir que le président de la République a décidé du déblocage d’une somme de 200 millions de francs Cfa en faveur des sinistrés.
Un appui que le gouverneur de l’Ouest Awa Fonka Augustine, se chargera de redistribuer aux rescapés. Un geste qui vient s’ajouter à la gratuité des soins annoncée hier après son premier passage sur le site du sinistre par le Minat, Paul Atanga Nji. Selon des critères définies par Paul Atanga Nji : organisation des obsèques, recasement des familles,…
Le plus difficile demeure l’avenir des résidents de ces bas-fonds. D’autant plus que le maire de l’arrondissement de Bafoussam 3ème a réchauffé son projet de déguerpir les populations installées sur ce site écologiquement instable. Lui qui a en vain essayé il y a quelques mois d’y déloger les populations. Cette fois-ci, Daniel Ndefonkou pourra bénéficier du soutien de l’Etat central. Célestine Ketcha Courtès, la ministre de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu), ayant déjà, sous l’effet de l’onde de choc, indiqué son intention de libérer la zone sinistrée.
Mais comment ? Avec quels moyens ? Pour quelle finalité ? Autant de questions qui attendent réponses. Le gouvernement de Yaoundé est habitué à ce genre d’annonces sous l’effet de l’indignation, sans suites. Paul Biya lui-même, est le moins attendu à Bafoussam. Le chef de l’Etat qui n’est pas habitué à assister physiquement ses compatriotes face à de telles situations. Plus important, la menace plane sur plusieurs autres sites à travers le pays, et particulièrement sous le nez du gouvernement, à Yaoundé.
Danger : Djoum coupé de Sangmélima
« La circulation est désormais impossible sur cette voie qui est fortement à déconseiller aux voyageurs et riverains de cette partie du pays. Sous la pression des eaux, le Pont qui relie les deux bords s’est affaissé au grand désarroi des populations de la région du Sud-Cameroun ». L’alerte est donnée par la radio Abk basée à Douala. Parlant de l’axe routier Djoum-Sangmélima. Les images faites sur le site laissent découvrir l’effondrement de la route au niveau d’un pont, ou ce qu’i en tient lieu. Le cours d’eau qui traverse s’est libéré et a pris quelques par en hauteur.
La nature interpelle peut-être Yaoundé face à ses responsabilités sur ce chantier qui semble avoir été oublié. En effet, l’axe routier Sangmelima-Djoum-Lélé-Ntam-Ouesso a fait l’objet d’études de faisabilité depuis 2009. Une mission de la Banque africaine de développement a évalué le projet de bitumage de cette route longue de 650km entre le Cameroun et le Congo. Plus de dix ans après, les lignes n’ont pas bougé.

Cela survient deux jours après l’éboulement de terrain à Gouache, dans le 3ème arrondissement de Bafoussam. Sur le coup, les internautes interpellent les pouvoirs publics sur le danger qui est imminent sur plusieurs autres sites tels que la zone de Mbankolo (Yaoundé 2ème), Nkolbisson (Yaoundé 7ème), Mendong (Yaoundé 6ème), pour ne citer que la ville de Yaoundé. Le gouvernement camerounais est ainsi interpellé face à sa responsabilité.
Bafoussam: Le bilan officiel passe à 42 morts
Comme annoncé, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), tutelle de la protection civile, a effectué une descente sur le lieu du drame. En compagnie de sa collègue de l’habitat et du développement urbain (Minhdu). Puis au sortir de cette visite prompte, Paul Atanga Nji et Célestine Ketcha Courtès, les deux membres du gouvernement ont dressé un premier bilan présenté ainsi :
Secours interrompus à 20h (ce mardi 29 oct 2019) pour cause de pluie
– 42 décès dont
– 6 hommes adultes
– 10 femmes adultes
– 4 enceintes
– 11 enfants garçons
– 15 enfants filles
– 1 homme et 1 femme décédés avec leurs enfants
– 36 corps formellement identifiés
Il s’agit d’un bilan qui pourrait s’alourdir. Les secours s’étant interrompus à 20h, en raison d’une forte pluie. On apprend d’Atanga Nji que « L’Etat prendra en charge tous les frais ». Les blessés étant pris en charge prioritairement par l’hôpital régional de Bafoussam. Les fouilles reprendront dès que le temps l’aura permis. Une nouvelle évaluation de la situation sera faite demain, au cours d’une réunion que la Minhdu tiendra en compagnie des riverains. En attendant, les populations sont appelés à déguerpir la zone.
Football professionnel : Démarrage à plusieurs vitesses
La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a lancé la saison de football professionnel le 18 octobre dernier. Prenant le pas sur la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), son adversaire sur le terrain de l’organisation de ce volet du football. Après avoir suspendu la Lfpc qui les organisait depuis 2012. Mais c’était sans compter avec la résistance du général Pierre Semengue. Le président la Lfpc suspendu, après avoir fait constater la levée de fait de la sanction qui frappait l’organse qu’il dirige, en raison de la non confirmation de cette suspension par l’Assemblée générale du 17 octobre dernier. Du coup, Pierre Semengue se croit de nouveau légitime pour parler au nom de la Lfpc. Et annonce le lancement des championnats professionnels, version Lfpc début novembre. Une réunion du Conseil d’administration de l’instance convoquée la semaine dernière a planché sur les contours de cette nouvelle saison, alors que la Fécafoot a bouclé deux journées d’Elite one et prépare la 3ème journée.
Entre temps, la justice n’a pas arrangé la situation. Après avoir rejeté la requête de Pierre Semengue en invalidation des résolutions de l’assemblée générale ayant suspendu la Ligue, la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) réadmis New stars de Douala en Elite one, alors que la Ligue avait bouclé la saison dernière en faisant descendre le club de Faustin Domkeu, ainsi que Pwd. Alors que la règle e départ était la descente d’un seul club. La Fécafoot, elle, avait programmé ce club pour l’ouverture de l’Elite two. New stars n’a pas joué. Les deux parties se regardent en chiens de faïence, et attendent la subvention de l’Etat. Le volet judiciaire annonce des lendemains plus brouillant. Sauf si la Fécafoot se résigne à admettre New stars en Elite one et donc à revoir sa programmation
Mondial U17 : L’Afrique sur le trône mondial
L’Afrique est représentée par quatre pays : le Cameroun, le Nigeria, l’Angola et le Sénégal. Les Golden Eaglets étaient les premiers à entrer en scène. Les Nigérians ont …. Hongrois samedi dernier. Les Lionceaux de la Téranga ont joué hier dimanche. Le match se jouait encore au moment où nous allions sous presse. De ces quatre représentants africains, seul le Nigeria dispose d’un palmarès éloquent. Le pays des Super Eagles est d’ailleurs le plus titré de ce tournoi, avec cinq trophées, et trois médailles d’argent. Après avoir soulevé le premier trophée mis en jeu par la Fifa en 1985, le Nigeria a tenté de se succéder à lui-même, n’eût été la résistance soviétique en finale 1987. Les deux adversaires se sont séparés aux tirs aux buts en 1993 (2-4, après 1-1). Le Nigeria est revenu à la charge à Japon 1993, et a battu le Ghana en finale (1-2). A Corée 2007, l’Espagne est passée à la trappe (0-3, ap 0-0), mais la Suisse s’est montrée plus forte deux ans après. Il faudra attendre 2013 et 2015 pour voir le géant d’Afrique neutraliser le Mexique (3-0) et le Mali (0-2). L’autre africain ayant déjà atteint la plus haute marche du podium est le Ghana (1991 et 1995), qui a en plus échoué en finale deux fois, dispose d’une médaille en bronze (1999). En plus, le pays d’Abédi Pélé a échoué au pied du podium une fois, en 2007.
Quatre autres pays africains se disputent des places au sein de l’élite : D’abord le Mali qui, après avoir manqué de surprendre le Nigeria à la finale de Chili 2015, a régressé au pied du podium en 2017 ; puis la Côte d’ivoire et le Burkina Faso qui se sont classés 3ème respectivement en 1987 et en 1999, et la Guinée qui a occupé le même 4ème rang en 1985, avant de disparaître de la liste des ambitieux. Toujours est-il qu’à chaque édition, l’Afrique essaie de tutoyer les grandes nations du football. Et malgré le passage de 16 à 24 équipes depuis 2007, l’Afrique parvient à sortir la tête de l’eau. Emirats arabes unis 2013 et Chili 2015 sont deux des plus prolifiques pour le continent noir. Au-delà de la double victoire nigériane, les distinctions individuelles ont été largement raflées par les Africains. Qu’en sera-t-il cette fois-ci ?
Distinctions africaines
Meilleurs joueurs
Daniel Addo (Nig/1993)
Emmanuel Sani (Nig/2009)
Kelechi Iheanacho (Nig/2013)
Kelechi Nwakali (Nig/2015)
Souliers d’or
Moussa Traoré: 5/82buts (Cot Iv/1987)
Fode Camara: 3/77 (Guin/1989)
Wilson Ouruma:6/107 (Nig/1993)
Ismaël Addo: 7/93 (Gha/1999)
Macauley Chrisantus: 7/165 (Nig/2007)
Souleymane Koulibaly: 9/158 (Cot d’Iv/2011)
Victor Osimhen: 10/151 (Nig/2015)
Gants d’or
Dele Alampasu (Nig/2013)
Samuel Diarra (Mali/2015)
Coupe du monde U17 : Le Cameroun entre polémiques et challenge sportif
La 18ème édition de la Coupe du monde de la Fifa U17 a démarré samedi dernier en terre brésilienne. La succession de l’Angleterre s’est ouverte par un Nigeria-Hongrie (4-2). En lever de rideau du match d’ouverture entre le Brésil, pays organisateur, et le Canada (4-1). Les Lionceaux, eux, sont rentrés en scène ce mardi face au Tajikistan, à minuit (20h à Vitoria), sur une défaite (1-0). La première africaine, car l’Angola a battu la Nouvelle Zélande (2-1), et le Sénégal a neutralisé les Etats-Unis (1-4). Le second match du Cameroun se jouera à la même première heure du 1er novembre face à l’Argentine. Et bouclera le premier tour face à l’Espagne deux jours plus tard, à 21h, cette fois-ci à Brasilia. Deux adversaires de taille pour une nation qui peine à rentrer dans ce tournoi. Sa dernière participation remontant d’ailleurs à 2003.
Difficile donc de parier sur les Lions indomptables cadets, tant leur préparation a été des plus tumultueuses. Alors que le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) faisait signer des contrats aux entraîneurs nationaux de football, ceux des équipes U17 et U23 ont été ignorés. Eux qui préparaient pourtant des Coupes du monde et dont les dirigeants pourraient ainsi augmenter leur capitale confiance en engageant leurs compétitions respectives. Et pour ne rien arranger chez les cadets, des questions d’ordre administratif se sont invitées à une préparation qui gagnait déjà en intensité. D’abord l’éternelle question des primes. Des sources proches de la tanière, Thomas Libih qui était déjà sur un siège éjectable au lendemain de la Coupe d’Afrique des nations, qu’il a pourtant remportée, aurait joué de sa forte personnalité pour renvoyer la question à plus tard. Surpris que cette question soit discutée pendant le dernier stage, et avec des joueurs en deçà de la majorité. D’autre part une polémique sur la sélection de joueurs de la diaspora que ses supérieures lui ont fait convoquer lors du dernier stage. Alors que les textes de la Fédération internationale de football association (Fifa) ne l’interdisent pas, un décret du président de la République restreint la tanière des sélections U17 et U15 aux joueurs évoluant dans des championnats organisés par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Face à l’embarras, le sélectionneur national intérimaire s’en est référé à sa hiérarchie. Avant de trancher en respect des lois nationales, alors que la question reste en étude dans les Services du Premier ministre et à la présidence de la République. Au moment où les poulains de Thomas Libih s’apprêtaient à se lancer dans l’arène, des sources concordantes parlaient de Lionceaux affamés et déterminés à marquer l’histoire.
Le dernier sésame qu’il manque à l’Argentine
Dans cette compétition, si le Cameroun manque dans les sphères supérieures, le pays des Lions indomptables a laissé des traces en 2003 dans un match qui s’était presque plié en leur défaveur face au Portugal. Après avoir été menés 5-0 au stade Ratina de Tampere, le Cameroun a retourné la situation en 24 minutes. Stéphane Mbia, Landry Nguémo et les autres ont rétabli l’équilibre. Mais avec trois points en trois matchs, la route du second tour était barrée pour le Cameroun.
C’est une compétition qui promet d’être relevée. Pays organisateur, le Brésil court après le 4èe sacre dans ce tournoi. Avec des concurrents de poids. Notamment le Nigeria, super favori qui, malgré ses cinq titres remportés en huit finales, tiennent à prendre leur revanche après avoir manqué la dernière édition. Les Pays bas, eux, ont à cœur de faire mieux que la 3ème place de 2005. Quid de l’Argentine qui court après ce seul titre qu’il manque dans l’armoire à trophées de l’Albiceleste. Un exploit réalisé par l’Angleterre en Inde en 2017.
Nécrologie : Patrick Ekema raccroche son écharpe
Le Cameroun vient de perdre un de ses vaillants « soldats » de la lutte contre la partition des régions anglophones. Dimanche dernier, le maire de la commune de Buea région du Sud-Ouest est passé de vie à trépas. Victime d’un arrêt cardiaque, selon les médecins, le magistrat municipal de de Buea, meurt au moment où les séparatistes annoncent la dernière « bataille contre l’occupation francophone ».
Patrick Ekema était connu pour le rôle qu’il a joué pour contrecarrer les élans séparatistes à Buea sa ville natale. Au moment où tout le monde reculait face aux séparatistes armés, Patrick Ekema était l’un des rares soutiens du Cameroun qui osait affronter de face les groupes armés. A Buea, on le présentait comme « le dernier rempart du pouvoir de Yaoundé pour faire barrage au projet séparatiste ». On se souvient qu’au plus profond de la crise anglophone, alors que les séparatistes multipliaient les exactions contre l’autorité de l’Etat, il avait organisé une marche avec quelques centaines de ses partisans, pancartes au vent, où on pouvait lire, entre autres messages, « Non à la sécession ».
« Je suis un homme et donc je dois agir comme un homme. Un homme ne peut pas m’effrayer. Jamais, jamais de ma vie. Donc je ne sais pas ce qu’on appelle cible. Si quelqu’un me cible, je le cible donc nous nous ciblons. Comme au bureau, comme à la résidence et comme dans la vie sociale, je les attends. Je serai la toute dernière personne à quitter la ville », avait-il martelé Le 22 septembre 2017, sa résidence avait été prise d’assaut par un groupe de manifestants pro indépendantistes, ses biens avaient été saccagés puis son domicile brûlé. Depuis lors, il passait la plupart de son temps à Douala.
Par Joseph Essama

















