lundi, juin 1, 2026
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Rdpc : Le Pr Edmond Biloa se révolte, Nkuété le musèle

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Edmond Biloa avant son départ fracassant

Edmond Biloa n’a pas terminé l’émission Equinoxe soir ce 5 novembre. Le vice-recteur de l’université de Yaoundé II a quitté précipitamment le plateau de l’émission, sur instruction de « la hiérarchie » de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). La décision vient de la communication du parti des flammes. Sans précisions sur la personnalité à l’origine de cet incident. Mais une telle décision ne peut venir que des hautes sphères du parti, notamment le secrétariat général qui gère le parti au quotidien. Notamment Jean Nkueté le patron de l’administration du parti, ou à défaut le Pr Jacques Fame Ndongo, le secrétaire à la communication. D’aucuns parlent d’une injonction du Pr Laurent Charles Boyomo Assala, directeur de l’Ecole supérieur des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic).

Toujours est-il que le professeur d’université a été obligé de quitter le plateau de l’émission à succès que présente Serge Alain Ottou. Le motif évoqué par le présentateur est « la titraille du journal d’Equinoxe». Le sommet du parti de Paul Biya n’aurait pas apprécié la titraille du journal d’Equinoxe Tv. Une édition qui est revenu entre autres sur la menace d’éboulement de terrain qui pèse sur l’arrondissement de Yaoundé 6, sous le regard spectateur des autorités gouvernementale, également la conférence de presse interdite de Christian Penda Ekoka. Quelques jours après une série de meetings du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) interdits par l’administration territoriale. Pendant que ceux du parti au pouvoir se tiennent sans souci. On sait par ailleurs qu’au menu du débat du soir sur la chaine du peuple, il y avait ce sujet qui alimente les polémiques sur l’espace public. Et le Pr Edmond Biloa qui représentait le Rdpc, a déclaré que « Si on veut la paix il faut laisser les partis politiques s’exprimer dans des meetings populaires encadrés par les forces de l’ordre ». Comme outré par les tares de son propre parti. C’est peut-être cette liberté de ton que n’a pas apprécié le parti de l’Homme Lion.

Cela survient à quelques heures de la célébration de l’anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Paul Biya. L’homme qui souhaitait autrefois que l’on retienne de lui le souvenir de « celui qui aura apporté la démocratie dans son pays ». Au soir de son long « règne », Paul Biya et son régime paniquent et sont aux abois. Les choses ne semblent plus bien tourner au sein de son parti. Après l’opposition, le régime s’auto-musèle.

Drame de Gouache : L’honorable Fostine Fotso Kamdem en mère Noël auprès des rescapés

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Une malade recevant un paquet symbolique

Téléphones portables, draps de lits, serviettes de bain, survêtements pour hommes, Kabas Ngondo pour femmes, pyjamas, sacs de riz, sacs de sel de cuisine, paquets de papier hygiénique, cartons de savon, sacs de détergent, nécessaire complet pour petit déjeuner, sceaux de toilette, savon de toilette, pattes dentifrice, brosses à dent, gobelets, rouleaux de mouchoirs jetables, briquets, ouvre-bouteilles, crèmes de corps, sandalettes à eau, sous-vêtements,… l’honorable Dr Fostine Fotso Kamdem n’a presque rien oublié, qui peut servir au quotidien d’un être humain. En outre, la « mère », comme on l’appelle dans les Hauts plateaux, a commis son service traiteur à servir deux repas complets deux fois par semaine, notamment les lundis et jeudis, durant toute leur période d’hospitalisation, aux malades encore internés, à qui elle a offert à chacun une somme de dix mille francs.

Le député Rdpc des Hauts plateaux a débarqué à l’hôpital régional de Bafoussam ce 4 novembre en consolatrice des survivants du drame de Gouache, et particulièrement les blessés encore sous soins à l’hôpital régional de Bafoussam. Ignorant les frontières géographiques de son département d’origine, pour répondre à l’appel du cœur. Rendant par ailleurs à Bafoussam ce que cette ville lui a donné, l’accueil de sa naissance. Celle qui est née au quartier Djeleng 4, s’aligne derrière d’autres donateurs qui se sont spontanément manifestés dans le cadre de la solidarité nationale. Et a tenu à le faire à sa manière, celle d’une « femme de cœur ». Toute une cérémonie au rythme de sa fanfare, pour égayer ces âmes meurtris par l’effondrement des terres dans le 3ème arrondissement de la ville de Bafoussam mardi dernier. « Je sais que tout ceci ne remplacera pas les multiples biens meubles ainsi que les personnes que vous avez perdu. Mais une sagesse africaine dit: « On connait les vrais amis en période de malheur ». Je suis donc venu en amie, mère, fille, sœur, élue de la nation», a-t-elle flatté les sinistrés.

La juriste teintée de politique n’a pas manqué d’inviter les rescapés à accepter le don de 200 millions de francs débloqué par le président de la République, au profit des sinistrés, ainsi que le traitement gratuit de tous les accidentés rescapés dans les centres hospitaliers.
Toutefois, « notez que tout ce que Dieu fait et bon :  » Il a donné, il a repris », le puissant maître du temps. Ne vous lancez point dans des explications et considérations inutiles. De votre vivant, vous continuerez à pérenniser la mémoire des membres de vos familles disparus », a-t-elle enseigné. Non sans sensibiliser ses compatriotes sur les risques auxquelles ils se sont exposés. «Je lance un cri de cœur à toute la population qui occupe encore les zones dites non-constructibles, de respecter les injonctions des pouvoirs publics et de ne pas s’aventurier dans les zones à risque. Ces zones sont des marécages, des collines etc… », s’est-elle joint à la symphonie des appels à la prise de conscience.

Opposition : Christian Penda Ekoka va-t-il lâcher Maurice Kamto ?

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Sur l’affiche annonçant la conférence de presse qu’il donne ce matin, il est écrit que « Christian Penda Ekoka fera le point de la situation économique, politique et sociale du Cameroun et ses enjeux géostratégiques ». Une sorte de regard global sur le Cameroun face aux défis qui l’interpellent en ce moment, et dans ses relations avec ses partenaires. Lui qui sera à sa première sortie publique depuis sa sortie de prison, il y a exactement un mois. Du coup, l’homme sera attendu. Lui dont les analyses ont manqué à l’opinion depuis plus de neuf mois.

Mais sur l’espace public, beaucoup soupçonnent un message fort de l’ancien conseiller spécial de Paul Biya, qui a fait défection à la veille de l’élection présidentielle d’octobre 2018, pour rejoindre la coalition qui a accompagné Maurice Kamto dans cette aventure qui a vu le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) arriver en seconde position (avec 14%) derrière Paul Biya (71%). certaines sources parlent de brouille entre Maurice Kamto et ses alliés. Au moment où Albert Dzongang annonce la fusion-absorption de La Dynamique, son parti politique, avec le Mrc, Paul Eric Kingue, directeur de campagne du leader de la coalition qui a défié Paul Biya, faisait des déclarations fracassantes sur le Mrc, notamment ses militants qu’il qualifie de talibans, au regard de la « violence » de ces derniers. Christian Penda Ekoka va-t-il aussi lâcher le navire ? On le saura au terme de la conférence de presse que donne le leader du mouvement Agir.

Les ressorts de la violence urbaine galopante

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Anglophone Crisis: Suggestions on engaging in Inclusive Dialogue

Ce week-end, les habitants de Douala ont vécu l’enfer. L’effroi, la peur, la désolation était au menu. La faute à une horde de jeunes hors la loi, au-dessus la loi diraient certains. Ils ont semé la terreur, avec une fureur difficilement descriptible.

Mais au-delà des interprétations et tentatives de récupérations diverses, cette flambée est loin d’être isolée, et renseigne sur certains éléments sécuritaires préoccupants qui peuvent être généralisés.

La généralisation de la violence populaire au Cameroun

Les populations camerounaises, et surtout les internautes, ont été stupéfiés par les images de jeunes, machettes à la main, faisant face aux forces de défense et de sécurité et déterminés à en découdre avec leurs congénères dans la ville de Douala. Mais cette stupéfaction renseigne sur l’ignorance par ceux-ci des faits semblables précédents et récents. Comme source du conflit, l’on parle selon les cas d’une affaire de règlement de compte ou encore d’une affaire de « taxage », terme désignant l’extorsion de biens par des groupes de jeunes qui sévissent dans les villes et villages du Cameroun.

Par ailleurs, il y a de cela quelques mois, la même ville de Douala était déjà la scène d’une flambée de violence au niveau de Yassa, à la sortie de la ville en partance pour Yaoundé. Celle-ci était le fait des jeunes présentés comme des Centrafricains. Ceux-ci avaient cassé des véhicules, battu et blessé plusieurs personnes, et pillé des petits commerces alentours ; le tout le sous regard quasi-impuissant des forces de maintien de l’ordre. Les habitants de ce quartier feront savoir que ce n’était pas la première fois que ces jeunes Centrafricains se livraient à de tels actes, généralement sous l’emprise de la drogue et de l’alcool. L’incident serait survenu à la suite d’un banal accident de moto ayant entrainé la mort d’un Centrafricain.

La même ville de Douala est également coutumière des affrontements sous fond de règlements de entre les bandes des jeunes, présentés comme étant des délinquants et des drogués. Ainsi, il n’est pas rare de voir les jeunes quartiers Makea, Nkongmondo, Ngonsoa, Camp Yabassi, Bilongue, Bonaloka, Shell New-Bell, Ngangue, etc. s’affronter pendant des heures.

Dans un tout autre cadre, le 29 mars 2019, les Camerounais étaient médusés d’apprendre la mort du jeune Blérot, élève au Lycée bilingue de Deïdo et qui avait été poignardé par son camarade de classe. L’on évoque un autre cas de « taxage » ayant mal tourné entre deux camarades.

A la mi-2018, c’est la ville de Foumban qui était en proie à des violences entre les jeunes de Manka contre ceux de Kounga, qui s’étaient affrontés pendant toute une journée et paralysant toute la ville. Tout serait parti d’une simple affaire de discussion portant sur un match de football de champions league.

Quelques mois plus tard, c’est la ville d’Obala qui offrait un spectacle similaire le 25 avril 2019, avec des jeunes, machettes à la main, faisant face aux forces de défense et de sécurité.

Que dire de la ville des évènements récents de Sangmélima qui ont estomaqué toute tout le monde civilisé ?

Ces quelques cas illustratifs, et qui sont très loin d’être isolés, renseignent sur une forte  tendance à la généralisation de la violence urbaine au Cameroun. Car que ce soit en zone urbaine, en zone rurale ou en milieu scolaire, celle-ci devient omniprésente.

Le deuxième constat est celui d’une banalisation de la violence populaire car tout part toujours d’une banale histoire entre jeunes gens pour aboutir à un embrasement généralisé de la localité.

La troisième remarque est que ces violences, au-delà des apparences, n’épousent pas des contours tribaux. Il s’agit juste d’affrontements entre jeunes de différents quartiers, avec la seule particularité que certains quartiers dans les villes et villages peuvent avoir une forte concentration d’une communauté ethnique particulière.

Des jeunes connus des autorités et drogués

Dans les cas sus-évoqués en guise d’illustration, l’on constate que la violence populaire au Cameroun est essentiellement et majoritairement le fait des jeunes, souvent des adolescents.

Ceux-ci sont souvent clairement identifiés comme des délinquants et généralement connus des forces de maintien de l’ordre et des autorités comme étant des personnes semant souvent la terreur dans la localité.

L’autre caractéristique de ces jeunes est qu’ils sont souvent présentés comme des grands consommateurs de stupéfiants et d’alcool.

Le dépassement des forces de maintien de l’ordre

L’une des images des évènements de Douala et qui est très interpellatrice est celle mettant en scène un véhicule de policiers qui s’enfuit sous les jets de pierres de jeunes adolescents.

Il convient également de rappeler que pour ramener le calme dans la ville de Foumban à la suite des violences sus-évoquées, il avait fallu l’intervention des éléments du Bataillon des troupes Aéroportées (Btap) de Koutaba, alors que la ville dispose d’une compagnie de gendarmerie et d’un commissariat de police. Tout comme à Obala, l’on a dû faire recours aux éléments de la garde présidentielle. Rien de moins !

Ces trois cas illustratifs contredisent fondamentalement la théorie de « l’absence de l’Etat » comme catalyseur des violences urbaines. En effet, pour expliquer le recrutement massif des jeunes du septentrion dans les rangs de Boko Haram, certains chercheurs estimaient que cela était la résultante de l’absence de l’Etat et notamment des forces de défense et de sécurité dans ces localités.

Face à la généralisation de la violence populaire au Cameroun, l’on est amené à constater plutôt le « dépassement » des forces de maintien de l’ordre, notamment la gendarmerie et police. Celui-ci s’explique par ces éléments :

  • L’insuffisance des effectifs dans les unités de gendarmerie et de police, ce qui les rend totalement incapables de faire face à des marrés humaines qui sont souvent en furie lors de ces violences populaires ;
  • La corruption des hommes des policiers et des gendarmes qui sont souvent complices et amis des jeunes délinquants, ce qui leur ôte toute autorité morale, chose pourtant nécessaire pour calmer les situations de crise ;
  • La corruption des autorités judiciaires qui consacre l’impunité des délinquants et refreine les populations dans leur volonté de collaboration avec les forces de défense et de sécurité ;
  • La protection des jeunes délinquants par les élites locales qui sont souvent leurs parents, ce qui les encourage à poser des actes délictueux et leur permet de se constituer des groupes d’affidés à qui ils assurent leur « protection » judiciaire.

 

L’usage des armes blanches

Que ce soit à Douala, Foumban ou Obala, les choses se passent presque toujours de la même manière. Un jeune ou un groupe de jeunes d’un quartier va dans un autre, soit pour courtiser une jeune fille, soit pour faire la fête, soit pour commettre un larcin ou tout simplement pour une rencontre sportive. Ils sont pris à partie par les jeunes du quartier où ils se trouvent, pour diverses raisons. Il s’en suit une bagarre dans laquelle ils sont molestés.

Ils rentrent dans leur quartier chercher du renfort pour revenir procéder à des représailles, mettant à sac et battant sans distinction les habitants du quartier de leurs « agresseurs ». Ceux-ci, touchés dans leur honneur, vont aussi s’organiser pour aller infliger des représailles en « retour » dans le quartier des « envahisseurs ». Il s’en suit un engrenage, d’attaque-défense-représailles, et qui peut parfois durer des jours.

Dans ce cycle de violence, les jeunes, comme on l’a vu à Douala, s’arment de couteaux, lances, gourdins et surtout de machettes. Même dans le cas du Lycée de Deïdo, l’agresseur était armé d’un poignard.

Cette propension à l’usage des armes blanches peut sembler rassurante dans un premier temps, car on estime toujours que les armes à feu produisent plus de dégâts. Mais, mais cet usage des armes blanches devrait plutôt hautement inquiéter, car leur disponibilité et leur accessibilité facilitent la généralisation des violences populaires. Ce qui peut conduire à des situations totalement incontrôlables et très dramatiques comme on a eu à le vivre au Rwanda, au Burundi, ou encore en RCA.

Cameroun-Cap vert : La première épreuve de Conceiçao

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Le successeur de Seedorf

Antonio Conceiçao a servi presque du réchauffé au public camerounais. Le nouveau sélectionneur des Lions indomptables a rendu publique une liste de joueurs déjà presque tous connaisseurs de la tanière des Lions indomptables. A peine trois new comers : Olivier Ntcham qui évolue au Celtic glassgow en Ecosse, Didier Lamkel Ze d’Antwerp en Belgique et Haschou Kerrido. Le premier est le seul bleu qui st sur la liste d’attente. En même temps que quatre autres anciens : Harold Moukoudi, Jeando Fuchs, Clinton Njie et Stephane Bahoken.

Ce dernier est le 3ème gardien, remplaçant dans la même posture Simon Omossola qui a quitté la liste. L’ex gardien des Astres de Douala, évolue désormais en Guinée sous les couleurs de Cik Kamsar. Si l’homme a déjà flirté avec quelques sélections inférieures, il n’a jamais été chez les A. L’homme qui évolue comme titulaire en Guinée, a une chance de bousculer une certaine hiérarchie tournante entre Fabrice Ondoa et André Onana.

De même, dans les autres compartiments, on prend les mêmes et on recommence. Notamment en défense et au milieu de terrain. Avec le retour de Fabrice Olinga parmi les hommes de l’entrejeu. C’est en attaque que l’ordre est instable. Vincent Aboubakar qui a connu un passage à vide depuis, revient, pour être un complément nécessaire pour le capitaine Choupo-Moting. Aux côté des Nsame, Moumi, Ignatus Ganago,… Ils devront encadrer Didier Lamkel.

Cette cuvée de joueurs en sera la première sous les commandes effectives de Toni Conceiçao. La première liste avait été signée de François Omam-Biyik qui en était le vrai auteur. Le successeur de Clarence Seedorf, lui était arrivé à peine quelques jours après la liste. L’homme qui avait tout de même été aux commandes de l’équipe en amical, sera dans la plénitude de sa fonction le 13 novembre lors du match contre le Cap vert, en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2021 qu’organisera le Cameroun. Quatre jours plus tard, les Lions indomptables se mesureront encore aux Rwandais.

Chan 2020 : La Caf met le Cameroun sous pression

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Fin de tergiversations. Le Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020 se jouera au Cameroun. Pour montrer sa bonne foi, la Confédération africaine de football (Caf) régulièrement soupçonnée de vouloir une nouvelle fois déposséder le pays de Roger Milla de son Chan, a annoncé la période de tenue de la compétition pour avril 2020. Avec comme sites, Yaoundé-Mfandena, Douala-Japoma, Douala-Bepanda et Limbé-Buéa. Et le tirage au sort prévu pour janvier. Selon des informations données ce jour par Narciesse Mouelle Kombi, le ministre des Sports et de l’éducation civique, en installant des membres du comité d’organisation du tournoi, à Yaoundé.

La Caf a tranché en rassurant les autorités camerounaises sur un sujet qui alimentent doutes et polémiques dans les esprits au pays des Lions indomptables. Les chantiers des infrastructures évoluant au rythme des grèves et luttes de pouvoirs. Malgré la course engagée par le pays organisateur sur le terrain du déploiement du personnel devant assurer l’organisation matérielle de cette compétition initialement attribuée au Kenya, avant d’être cédée au Cameroun qui lui-même perdait la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019, au profit de l’Egypte.

Le Togo et la Can 2010

Si le Cameroun peut dormir tranquille avec la certitude que l’organisation lui revient de façon officielle, la Caf ayant pour une fois fait une déclaration claire, il reste qu’en dehors de En dehors de Yaoundé-Mfandena et de Limbe-Buea, les autres sites retenus sont encore en chantiers. Notamment Japoma où le Turc Yenigum a bouclé les travaux du stade proprement dit, mais les voies d’accès demeurent une équation difficile à résoudre depuis plusieurs mois. Et pour ne rien arranger, la pénétrante Est de la capitale économique, n’arrange pas la situation. Le chantier de bitumage de cette route est à l’arrêt depuis des mois, en raison d’une crise des défaillances de l’adjudicataire retenu par le ministère des Marchés publics. Après avoir rompu le contrat avec les Chinois, le ministère des Travaux publics est encore dans l’expectative. Par ailleurs, la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ne semble pas toujours donner des gages de sécurité. Si le Sud-ouest semble plus calme que le Nord-ouest, il n’en demeure pas moins vrai que la guerrilla est difficilement contrôlable par les forces de défense et de sécurité. Patrick Ekema, le maire de Buéa qui parvenait à juguler la peur qu’imposent les séparatistes, vient de quitter la scène, abandonnant les partisans de la paix quelque peu orphelins.

Tous ces problèmes doivent être résolus dans les six mois à venir. La route peut l’être, par la force de l’engagement patriotique des gouvernants. Mais le volet sécuritaire est un défi difficile à relever. L’argument sécuritaire a déjà été évoqué dans les couloirs de la Caf en ce qui concerne la Can 2019, le Cameroun n’est pas encore assuré que cet argument ne pourra pas être à nouveau évoqué. La Caf connaît un antécédent en matière sécuritaire: lors de la Can 2010, l’équipe nationale du Togo avait essuyé des tirs de feux nourris de séparatistes cabindais, et des joueurs avaient été blessés. Cet incident avait déteint sur l’image de la Caf, alors que la sélection togolaise avait quitté l’Angola, frustrée de voir la Caf engager la compétition sans tenir compte de cette crise de confiance.

Crise: qui pour reconcilier le MRC et sa coalition?

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Le MRC et sa coalition jouent les prolongations. Après 9 mois de bataille judiciaire, au cours desquels Maurice Kamto a finalement été sorti de prison, le principal rival de Paul Biya à la dernière élection présidentielle et ses alliés livrent désormais un combat ouvert entre médias interposés. Visiblement les murs de la prison centrale de Kondengui ont joué un sale tour dans les relations entre candidat du MRC et sa coalition, au point où cette adversité menace de faire imploser le parti. Car ce n’est pas seulement l’alliance du MRC et des autres partis qui est encline à un éclatement. Même au sein du MRC, les rapports entre les militants ne sont pas de nature à préserver l’entente.

Feu sur les « talibans ».
Vêtu de son lin blanc habituel et affichant un sourire qu’on lui sait, Paul Eric Kingue ne manque plus une occasion pour lancer des philippiques contre Maurice Kamto et ses militants. « Les militants du MRC sont des talibans, ils n’acceptent pas la contradiction », avait-il déclaré sur les ondes de la Radio ABK à Douala, avant d’accuser Maurice Kamto d’être à l’origine du discours tribal qui précédait les élections présidentielles. « Dès que vous parlez de Kamto, vous recevez les flèches, j’en ai moi-même été victime… l’attitude des talibans du MRC prouve que s’ils prennent le pouvoir, ils vont charcuter et massacrer tous les Camerounais ».

  Le mea culpa de Valsero et Ndocki
Depuis leur sortie de prison, les deux compagnons d’infortune de Maurice Kamto ne se sont pas faits voir. L’artiste Valsero est devenu un bon moine qui se contente de prêcher l’amour sur sa page Facebook. « Amour, Pardon, Tolérance, compassion, empathie, ces valeurs qui ne coûtent rien mais qui nous font cruellement défaut. Frère camerounais comment peux-tu parler de paix si ton cœur est vide d’amour. Frère camerounais qu’as-tu fais de ton humanité ? À quelle moment la haine t’as envahi. La solution est là frère. Elle est dans le pardon, mais pour pardonner faut avoir de l’amour. Cherchez l’amour dans vos cœurs la famille », écrit-il. Maitre Michelle Ndocki de son côté est portée disparue et se retrouverait en France selon certaines confidences. Même si cette information n’est pas confirmée, il est évident que depuis sa sortie de prison, l’avocate a fait très peu d’apparition publique.  C’est d’ailleurs la seule qui ne s’était pas rendue dans le domicile dans le Maurice Kamto après leur libération. Des sources internes au MRC indiquent que l’avocate reprocherait à Maurice Kamto depuis la prison centrale de Kondengui d’avoir une ligne dure et de ne pas prendre en compte les points de vue de ses collaborateurs.

   Le hold-up électoral ménacé
A peine sorti de prison, Maurice Kamto a annoncé que le « Non au hold-up électoral n’est pas terminé ». Il a ensuite promis de rendre public, dans les prochains jours le calendrier du mouvement de résistance qui doit se poursuivre. Si le leader du MRC s’obstine à poursuivre son mouvement de résistance, plusieurs de ses partisans pensent que l’élection présidentielle est derrière et qu’il est temps de se concentrer vers les élections à venir. Au mois de février dernier, l’avocat Akere Muna, principal soutien de Maurice Kamto l’avait définitivement lâché. « Je suis un républicain je pense que le contentieux électoral est passé. Le bâtonnier Akere Muna que j’ai accompagné le pense aussi. Notre position était qu’une fois l’organe en charge de proclamer les résultats le ferait, quelques soit les cas, même si nous ne sommes pas d’accord. Nous prenons acte de cela et nous continuons », avait déclaré Paul Mahel, son porte-parole lors d’une émission Canal Presse.
A en croire certaines confidences au sein du MRC, l’avocate Michelle Ndocki aurait emboité le pas à son ainé Akere Muna. Derrière les barreaux, la juriste de la quarantaine aurait fait savoir à son mentor que le combat contre le hold-up électoral menait le MRC dans un cul de sac . Pour elle, il faut passer à autre chose. C’est pourquoi à la suite du communiqué du MRC, indiquant au gouvernement qu’il ne participera pas aux assises du Grand Dialogue National, la dame de 46ans s’est empressée de publier à son tour une déclaration sur le Grand Dialogue National, qui présentait celui-ci comme une opportunité pour la paix.
De même l’activiste Modestine Carole Tchatchouang Younzou, connu pour son soutien à Maurice Kamto avait estimé en aout dernier que la stratégie utilisée par le MRC, était un échec et qu’il fallait la revoir. « Il est temps d’acter notre échec et revoir notre stratégie pour faire libérer le Pr Kamto et les membres de la coalition de prison. Il n’y a aucune honte à admettre qu’on a échoué, tout au contraire, ça demande beaucoup de force et de courage », écrivait-elle, avant de se couverte d’injures par plusieurs des partisans de Maurice Kamto .

  Le dilemme des élections municipales et législatives.
Il y’a une semaine, Maurice Kamto n’avait pas encore dit ouvertement si son parti va participer aux élections ou pas. Mais depuis mercredi 30 aout dernier, le leader du MRC a annoncé devant les militantes de son parti, dans le siège de cette formation politique a Odza que son parti ira aux élections. Seulement, une bonne franche de ses partisans est opposée à la participation du MRC à ce scrutin. L’aile dure du MRC, partisane du Mouvement de Résistance Nationale, pense qu’il serait incohérent pour eux de participer à une élection convoquée par un « président illégitime qui a volé leur victoire ». Pour eux, « pas question d’élection pour le MRC tant que Biya est au pouvoir ».
A côté d’eux, d’autres partisans opposés eux aussi à la participation du MRC aux législatives et municipales menacent de claquer la porte, si celui-ci prend part aux élections alors que certains de ses militants sont encore derrière les barreaux. « Participer aux élections se révèle être pire que de la filouterie politique, et arrache le cœur à chacun ! Mamadou Mota est encore en prison, et il y est allé parce que justement il demandait à tout un chacun les 1ers et 8 juin de marcher pour libérer Maurice Kamto qui, libre, ne lui rendrait pas la balance », analyse Patrice Nganang. Paule Sylvie Yonke, une activiste de la BAS aux Etats-Unis  ne transige pas. Maurice Kamto est un menteur, un poltron et un démagogue. Pour elle, « les jeunes doivent laisser ces vieilles arnaques électorales à Kamto et faire la révolution pour libérer le Cameroun ». Dans tous les cas,  l’image du leader du MRC a déjà pris un coup. Désormais il est donc pris entre deux feux, et doit faire le choix, entre continuer son combat contre le hold-up électoral, aller aux élections et renégocier avec ses alliés de la présidentielle. Mais quel que soit son choix, Maurice Kamto doit s’attendre à perdre une bonne partie de ses militants.
Joseph Essama

Situation du Cameroun: Christian Penda Ekoka annonce une conférence presse à Yaoundé.

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Christian Penda Ekoka est sorti de son silence. Après plusieurs mois sans communiquer, le président du mouvement Agir entend regrouper la presse mardi prochain à Yaoundé pour parler des problèmes du Cameroun. Selon les bandes d’annonces produites à cet effet, il s’agira pour l’allié de Maurice Kamto de parler de la politique économique du Cameroun, de la situation sociale, et des challenges géostratégiques. Sur sa page Facebook, Christian Penda Ekoka a déjà annoncé les couleurs avec l’actualité qui secoue le port autonome de Douala. Il estime que le Cameroun n’est pas un Etat de droit. « Depuis quelques jours, à la faveur du soudain volte-face concernant l’affaire Port Autonome de Douala, PAD/Bolloré, certains jusqu’au-boutistes défendent M. Biya en disant qu’il est légaliste. Les mêmes célébraient sa lucidité lorsqu’en juillet dernier, le Secrétaire général à la présidence de la République instruisit l’accélération du processus d’attribution de la concession de son TAC, qui conduisit à la désignation de la société suisse comme adjudicataire provisoire. Je n’ai vu aucun intervenant à la télé argumenter sur la base de la convention de concession » écrit-il. Et pourtant, explique-t-il, « il y en a bien une, signée en 2004, entre le PAD, autorité concédante (et non l’Etat du Cameroun) et le concessionnaire, Douala international terminal (DIT) pour la gestion de ce terminal. Celle-ci prescrit entre autres ses conditions de résiliation, de renouvellement ou non à l’échéance de sa durée de 15 ans, y compris la résolution des différends. Le bilan de performance devait en être fait à la lumière du cahier des charges. Il ne s’agit ni d’un mariage forcé ni à perpétuité. Elle fut négociée et signée à l’époque sans oukazes de la Présidence ».
Joseph Essama

Manifestation: la police saute sur Maurice Kamto

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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a voulu braver l’interdiction de manifester, mais la police l’en a empêché. Samedi dernier, Maurice Kamto a appelé ses militants à le rejoindre devant l’esplanade du stade omnisport de Yaoundé où son meeting devait se tenir. Malgré leur forte mobilisation, les camarade d’Alain Fogue ont été repoussés par la cohorte de policiers qui avait quadrillé les alentours du lieu de rencontre. Depuis vendredi soir, « l’on remarquait déjà une présence inhabituelle des policiers dans les environs du stade », raconte un habitant du quartier omnisport, mais c’est samedi autour de 8 heures que les policiers ont vraiment monté la garde. Au niveau des carrefours Mobile Omnisport, marché Elig Edzoa et Fouda, des dizaines de policiers avaient été placés matraques et gilet pare-balles au point. Pendant plusieurs heures, les forces de sécurité ont attendu en vain sans qu’aucun militant du MRC ne pointe son nez. « Le meeting était prévu à 11heures, et autour de 10 heures, l’on nous a fait savoir que la police avait pris d’assaut le domicile de Maurice Kamto pour l’empêcher de sortir. Jusqu’à 13 heures, nous avons cru qu’il ne viendra plus au stade, c’est pourquoi plusieurs militants sont restés dans nos quartiers », explique un militant du MRC. Il a fallu attendre que le dispositif sécuritaire qui avait encerclé le domicile du leader du MRC, au quartier Santa Barbara se relâche pour que celui-ci prenne la route pour le stade omnisport. Maurice Kamto est parti de son domicile de Santa Barbara vers 13 heures passées à bord d’un véhicule banalisé, il s’est dirigé vers la montée Elig Edzoa. Dans les embouteillages, il a baissé sa vitre et c’est là que ses militants l’ont vu. Les premiers qui l’ont aperçu ont couru vers lui et ont formés une haie autour de son véhicule, pour l’escorter vers le stade omnisport. Dans la multitude de personnes qui accouraient vers le véhicule de Maurice Kamto, il n’y avait pas seulement ses partisans. Plusieurs curieux le suivaient aussi pour voir si c’était effectivement lui. « Je doute fort que ce soit Kamto, je coure moi-même pour aller voir », lançait en pleine course un sauveteur du marché Elig Edzoa. A quelques mètres du stade, une patrouille de police qui était postée un peu avant le carrefour Texaco Omnisport a bloqué le véhicule de Maurice Kamto et le commissaire divisionnaire qui coordonnait les opérations lui fait savoir qu’il ne peut pas tenir son meeting et va l’obliger à rebrousser chemin. Les militants du MRC qui avait déjà rejoint le cortège ont encerclé la voiture de Maurice Kamto et ont entonné des chants de ralliement. Au fur et à mesure qu’ils chantaient, les gens ne faisaient que s’ajouter. Dans le cafouillis des militants du MRC qui cherchaient escorter leur leader et la police qui lui imposait de battre en retraite, une rixe a éclaté. Les policiers ont été obligés de se servir d’un camion anti-émeute pour disperser les manifestants. Une dizaine de militants ont été arrêtés, conduits dans les unités de police, puis libérés. Coté bilan humain, l’on dénombre quelques blessés légers dont une certaine Véronique Mano qui accusent quatre gendarmes de l’avoir copieusement battue.
Joseph Essama

Drame de Bafoussam : La solidarité nationale en marche

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Le sultan des Bamoun accueilli par chef des Bamougoum

Paul Biya n’est pas allé personnellement soutenir ses compatriotes sinistrés par l’éboulement de terrain survenu à Gouache dans le 3ème arrondissement de la ville de Bafoussam. Comme une sorte de tradition. Le premier Camerounais n’étant pas habitué à assister physiquement ses compatriotes frappés par des malheurs. Les sinistrés de Bafoussam se contenteront de l’enveloppe de 200 millions mis à leur disposition par le gouvernement. De quoi organiser le deuil pour certains et se recaser pour les autres.
Mais sur le terrain, la solidarité nationale est en marche. C’est à un balai de personnalités que l’on assiste sur le site « tristement touristique ».

Bal ouvert par Sa majesté François Miterrand Fotso. Le chef supérieur des Bamougoum, dans la pure tradition des peuples des Grassfield, est allé faire le deuil sur le site du sinistre, au moment où la probabilité de retrouver des survivants sont désormais presque définitivement nulles. Avant de recevoir dans sa cour royale, le sultan roi des Bamoun, très présent sur le terrain humanitaire. Ibrahim Mbombo Njoya est ensuite allé compatir aux souffrances du peuple voisin, en se recueillant sur le site du drame. Avant de quitter les terres de Bamougoum, le sultan roi des Bamoun a offert une somme d’un million de francs Cfa pour la prise en charge des blessés internés à l’hôpital régional de Bafoussam. Un geste déjà initié par l’honorable Sylvestre Ngouchinghe, député de la Mifi. L’élite du village sinistré a mis une enveloppe de 30 millions de francs Cfa à la disposition des victimes.

Paul Eric Kingue s’entretient avec un responsable local du Minsanté

Dans la foulée, Paul Eric Kingue ne s’est pas privé du « devoir » moral. L’ancien prisonnier et promoteur du mouvement politique AGIR, était sur le terrain également ce jour. Serge Espoir Matomba, premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (Purs), avait déjà fait le déplacement du lieu de pèlerinage de triste mémoire. « Fidèle à sa politique de proximité qui place l’homme au cœur de la politique sociale, Serge Espoir Matomba est arrivé dans la capitale régionale de l’ouest en fin de soirée, le jour même de l’annonce de la catastrophe. Le lendemain Mercredi 30 octobre, le leader du PURS et ses militants sont descendus sur le terrain afin de toucher du doigt la réalité du drame», peut-on lire dans le communiqué sanctionnant la mission. Si « Serge Espoir Matomba salue les premières mesures prises ainsi que le fonds de solidarité débloqué, [l’homme] regrette que nous soyons dans des situations de constantes urgences ». Pour le candidat à la dernière élection présidentielle, « ce drame arrive parce que les questions de protection civile sont mises en retrait au profit de la mauvaise gouvernance ». Convaincu que « si gouverner c’est prévoir, alors ne rien prévoir c’est vivre dans le chaos constant».

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