lundi, juin 1, 2026
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Drame : Des militaires périssent sur la route de l’Est*

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Le choc est perceptible sur les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Des corps étendus sur le macadam, près d’Abong-Mbang. Deux véhicules gros porteurs sont dans un état défectueux. C’est le résultat d’un accident entre deux camions poids lourds. L’un transportait du bétail et roulait vers Yaoundé ; l’autre transportait des militaires pour les besoins de sécurité dans la région de l’Est, précisément à Abong-Mbang. D’après les informations du poste national de la Cameroon radio television (Crtv), rapportant des déclarations de témoins, le véhicule au bétail aurait effectué un « mauvais dépassement » pour trouver en face l’engin de l’armée.

Le premier bilan rendu public par la division de la Communication du ministère de la Défense (Mindef), l’on enregistre deux morts sur le carreau et huit blessés. Des responsables du secteur de santé militaire de l’Est rassurent sur le pronostic vital des blessés. Il n’y a pas des raisons de s’inquiéter outre-mesure pour les survivants, retient-on.

*Mise à jour à 20h35

Mbankomo : Un mort sur le carreau de la guerre Rdpc-Univers

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Eric Foyet, une menace pour le Rdpc à Mbankomo

C’est un coup de froid qui a traversé l’équipe de campagne du parti Univers dans le département de la Mefou et Akono. « C’est très compliqué pour moi. Je suis menacé de mort», a lancé Denis Omgba lundi soir, candidat du parti de Prosper Nkou Mvondo pour les municipales à la mairie de Mbankomo. Encore sous le choc de l’assassinat de L’assassinat d’un militant du nom de Hyacinthe Owona, originaire du village Okong, militant de son nouveau parti, le journaliste craint pour sa propre vie. Lui qui, comme nombre de jeunes de la Mefou et Akono, a rejoint les rangs du parti de Prosper Nkou Mvondo à l’occasion du double scrutin du 9 février 2020. Vingt-quatre heures après l’incident, on en sait un peu plus. « Il devait nous accueillir dans son village pour un meeting ; mais un de ses neveux qui l’a surpris au moment où il installait les chaises sur la place qui devait accueillir le meeting et lui a asséné des coups de machettes », raconte Eric Kennedy Foyet, a tête de liste Univers pour les municipales. Indiquant que la caravane du parti est arrivée quelques minutes seulement après l’incident. « Nous l’avons transporté pour l’hôpital, mais il est décédé en cours de route », regrette le candidat qui comptait beaucoup sur le défunt pour passer le message de campagne de la liste pour la conquête de la mairie de Mbankomo.

Le contexte dans lequel ce drame arrive peut aiguiser des soupçons. Déjà, le parti de Nkou Mvondo se tourne vers le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), principal adversaire et gestionnaire sortant de la mairie de cette localité. « Il ne comprenait pas que son oncle suive l’opposition», apprend-on dans l’équipe de campagne Univers qui se bat pour occuper les cœurs abandonnés par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, qui a raté de justesse de gagner cette mairie en 2013. Sous la conduite du même Eric Kennedy Foyet, le Mrc avait arraché presque 40% des voix contre le Rdpc.

On apprend que le présumé meurtrier court toujours plus de 24h après le forfait. L’équipe locale du parti Univers a saisi la gendarmerie par une plainte. En attendant l’issue qui devra aboutir certainement après le scrutin du 9 février, le parti ne compte pas se laisser distraire. Au nom de ce patriarche qui a ramé à contre-courant de sa famille pour suivre l’opposition.

Confédération africaine de football : Dernier round d’Inféodation

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Ahmad-Infantino. Qui dirige

La volonté de Giani Infantino est de voir la périodicité de la tenue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) passer de deux à quatre ans. Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA) a réitéré ce vœu plusieurs fois émis, à l’occasion du séminaire de la Confédération africaine de football (CAF) qui s’est ouvert ce 1er février au Maroc. Le président de la FIFA avance des arguments qui à son sens militent pour ce changement majeur auquel Issa Hayatou a toujours résisté en son temps. Le déficit d’infrastructures sportives et le défaut de visibilité marketing de la CAN : « Au niveau des infrastructures, j’ai voyagé dans 41 pays ; ce que j’ai vu, ce n’était pas une explosion des stades modernes», a-t-il fait le constat. Lui qui, au nom de la FIFA, accompagne le projet de modernisation des infrastructures sportives émis par Ahmad, le président de la CAF, objet même du séminaire organisé présentement en terre marocaine. Sur un autre plan, «Est-ce qu’on est vraiment convaincu que d’avoir une Can tous les deux ans, surtout à 24 équipes, c’est bien au niveau commercial ? » se demande-t-il. « En ce qui concerne les équipes nationales, ce n’était pas en augmentant le nombre de championnats, mais en faisant en sorte que quand on organise quelque chose, ça doit être le top», soutient-il. Quoi qu’il en soit, « la Coupe d’Afrique des nations génère aujourd’hui vingt fois moins que le championnat d’Europe», compare-t-il.

La périodicité de la CAN a toujours préoccupé la FIFA qui en réalité plaide en faveur de l’UEFA dont une bonne partie des clubs emploient les joueurs des équipes nationales de football africains. Un handicap pour nombre de clubs qui rechignent souvent à libérer leurs joueurs lors de la CAN. Mieux, la période de tenue de la CAN pose de sérieux problèmes à l’Union européenne de football association (UEFA). Dès sa prise de pouvoir, le successeur d’Issa Hayatou s’est attaqué à cette question, accédant à la demande de l’UEFA. La CAN a été déportée en juin-juillet, période qui correspond à la fin de saison dans la plupart des fédérations de football d’Europe. Mais dès la première édition de la CAN, notamment Egypte 2019, Ahmad a déchanté, et a déjà donné raison à son prédécesseur. La CAN camerounaise se tiendra en janvier-février, période jadis défendue par Issa Hayatou.

La FIFA et la tutelle

Restait la périodicité sur laquelle arc-boutent encore les décideurs de la CAF. Giani Infantino a saisi l’occasion du séminaire sur les infrastructures sportives pour battre campagne en vue de rallier à sa cause les présidents de fédérations africaines. « C’est votre décision, mais ce que je vous demande de discuter, de réfléchir, c’est de faire passer la CAN tous les quatre ans au lieu de tous les deux ans», a plaidé l’avocat d’Ahmad. Le Malgache, n’a pas réagi directement aux propos de son mentor. « Dans certains médias internationaux, le football africain a cette image pittoresque et colorée d’un sport de rue, des champs, ou des plages qui correspond à une certaine réalité, charmante certes mais qu’il nous incombe également de faire évoluer vers une autre dimension, celle des compétitions internationales où l’Afrique doit jouer totalement sa propre partition, toujours colorée, différente, particulière, diversifiée et conforme à ses traditions, à ses valeurs et contribuant au concert du football mondial», s’est-il contenté.

L’ex secrétaire général de l’UEFA devenu patron du football mondial, lui, jouit aujourd’hui d’une posture plus confortable pour faire aboutir ses ambitions. Lui dont l’institution a placé la CAF sous « tutelle » sur six mois. Echéance qui a expiré ce 31 janvier. Fatma Samoura, la secrétaire générale de la FIFA qui en assurait la présidence, a peut-être préparé le terrain. Il est fort probable qu’au moment où Ahmad reprend les rênes de la CAF, les jeux soient faits.

Management : L’équipe nationale A’ placée sous normalisation

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Les Lions indomptables A’ entament ce 4 février 2020 le 4ème regroupement en vue de la préparation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) Cameroun 2020 qui se déroulera du 4 au 25 avril prochain. Un dernier stage de présélection qui sera certes conduit par Yves Clément Arroga, mais en présence de quatre autres techniciens. Ainsi en a décidé le Pr Narcissse Mouelle Kombi, ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep). La note n’est pas rendue publique, mais des sources crédibles et concordantes citent Gweha Ikouam Fils, superviseur technique général, et de trois assistants que sont Martin Ndtoungou Mpile, Aboubakar Souleymanou et Agbo Hans. L’objectif de ce staff est de « s’assurer que les meilleurs joueurs camerounais du moment évoluant sur le continent africain sont convoqués en sélection nationale A’ ». Il s’agit d’une tutelle placée au-dessus du staff technique des Lions indomptables A’. D’autant plus que l’entraîneur est désormais comme sous surveillance. Par des techniciens qui ont certainement roulé leur bosse, mais qui pour la plupart, sortent d’une partie de chômage, excepté Aboubakar Souleymanou qui a remporté la Coupe du Cameroun 2019 avec Stade Renard de Melong. Gweha Ikouam est un ancien entraîneur adjoint des Lions indomptables, alors que Martin Ndtoungou Mpile est un des prédécesseurs d’Arroga. Agbo Hans, lui, est un ancien Lion indomptables qui s’est reconverti à l’entraînement, mais qui officie en intermittent, au Congo comme adjoint de Savoix à Fc Luppopo, et une pige d’une dizaine de jours à Mc El Eulma, 2ème division algérienne.

Rumeurs de pots-de-vin

C’est ce staff qui supervisera Clément Arroga. Avec Ndtoungou Mpile qui, en son temps, s’était déjà vu collé une équipe de scouts avec rôles de consultants, à l’occasion du Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2016. Ndtoungou Mpile qui n’avait toujours pas collaboré avec l’équipe jadis dirigée par Etienne Sockeng, directeur technique national adjoint N°2, se retrouve aujourd’hui au sein d’une autre équipe, cette fois-ci, pas seulement pour jouer les consultants, mais être des superviseurs, mieux de gardes-chiourmes. Mouelle Kombi a-t-il découvert les lacunes du technicien qu’il avait imposé aux Lions indomptables A’ en septembre 2019, à la surprise générale et en supplantant la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ? Rien n’est moins sûr, tant l’homme qui remplaçait Rigobert Song Bahanag, était étranger au football local, et a dû se rapprocher de ses paires locaux pour avoir une idée de la réalité du terrain. Aussi, ce renforcement du staff arrive dans un contexte marqué par des bruits de pot-de-vin au sein de la tanière. Ni l’« accusé », ni ses employeurs n’ont réagi à ces bruits de couloirs.

 

Cela arrive à trois mois du démarrage du Chan qu’abrite le Cameroun. Clément Aroga n est vers les derniers réglages pour la sélection finale des joueurs devant défendre les couleurs du Cameroun à domicile. Du coup, les plans techniques de l’homme peuvent être déjoués. En attendant, Arroga a signé convoqué 30 joueurs pour le stage qui démarre ce 4 février à Yaoundé.

Municipales et législatives 2020 : La paix préoccupe la société civile

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L’Ong «Wilpf Cameroon» et la plateforme «Femmes camerounaises pour les élections pacifiques et l’éducation à la paix» viennent d’organiser ces 24 et 25 janvier 2020 une session de recyclage à l’attention des moniteurs et monitrices, sur le monitorage du processus électoral. Dans le cadre du fonctionnement de la salle de veille instituée par Wilfp Cameroun il y a deux ans. Avec pour visée la prévention des conflits et la préservation de la paix à travers une salle de veille électorale. Ce, en prélude des élections municipales et législatives qui sont annoncées pour le 9 février prochain au Cameroun. Les participants ont été entretenus sur le monitorage de la dernière élection, l’enjeu des élections pacifiques, les aspects juridiques et techniques liés à la conduite du processus électoral, et l’observation électorale.

En effet, «dans le cadre du projet de prévention électorale que Wilpf Cameroon mène depuis 2016, l’une des articulations importantes est la veille citoyenne, la veille permanente. Cette veille est menée par des moniteurs et des monitrices », souligne Sylvie Ndongmo, la présidente de Wilpf Cameroun. Cependant, « les moniteurs ne sont pas des détectives. Ils ne substituent pas aux responsables des bureaux de vote. Ils accompagnent l’action qui est menée pendant la période électorale », recadre-t-elle. Ainsi, ces observateurs « indépendants » étant de témoins privilégiés du déroulement du processus électoral, se doivent d’être dotés de capacités de pouvoir jouer une partition pour la prévention des conflits et la préservation de la paix sociale.

Les observateurs ont été sensibilisés sur leur rôle dans la conduite des élections et le monitorage des élections de processus électoraux jugés paisibles, libres, crédibles et transparentes, le reporting d’une observation électorale, la planification et l’organisation des membres des Osc. En perspective du double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020. Elections au cours desquelles ces observateurs animeront la salle de veille électorale qui sera réactivée le 5 février prochain.

Leur tâche consistera en le recensement d’éventuelles alertes sur d’éventuels cas de violences, via le 8243, numéro vert qui servira pour les besoins de la cause. «Dans cette salle, on aura une vingtaine de téléopérateurs : c’est eux qui recevront du terrain tous les coups de fils, tous les cas d’alertes ; ces éléments seront transmis à la salle d’analyse, où on retrouvera des experts analystes : ils procèderont à des recoupements d’informations, à des analyses et à leur tour, ils transmettront leurs données à la salle de réponse, où on retrouvera d’imminentes personnalités capables d’influencer», précise la patronne de Wilpf Cameroun.

Dette intérieure: Etat débloque 100 milliards de FCFA 

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Le ministre des Finances a débloqué 100 milliards pour le règlement de la dette intérieure

Dans un communiqué signé le 29 janvier 2020, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, annonce la mise en paiement d’un montant total de 100 milliards de FCfa, au bénéfice des entreprises près ta ires de l’Etat. A en croire le document rendu public par le ministre Motazé, ces paiements concernent « les dépenses ordonnancées et prises en charge per les comptables publics, au titre des exercices budgétaires 2018 et antérieurs*. • S’agissant de l’exercice 2019, les paiements concernent, pour la paierie générale du Trésor, toutes les dépenses prises en charge jusqu’au 30 septembre 2019 et toutes les dépenses de moins de 50 millions, pour la période allant du 1er octobre au 30 décembre. Pour les autres circonscriptions financières, toutes les dépenses prises en charge jusqu’au 30 novembre*, précise le ministre des Finances.

A en croire Louis Paul Motazé, ces paiements sont consécutifs aux instructions du chef de l’Etat « relatives À l’apurement progressif de la dette intérieure*, et participent *de la volonté du gouvernement de poursuivre l’assainissement des finances publiques et de réduire progressivement les délais de paiement, afin de les contenir dans les 90 Jours après ordon-

nancement, conformément aux directives de la Cemac. Ces efforts seront poursuivis en 2020 grâce à l’amélioration de la qualité de la dépense, au renforcement de la discipline budgétaire et à une meilleure gestion de la trésorerie*.

Pour l’instant, il est difficile de quantifier le volume globale de la dette réclamée au Trésor public par les entreprises, en l’absence des résultats de l’audit annoncé il y a quelques mois par les pouvoirs publics, afin d’avoir une estimation exacte

de cette enveloppe. Au demeurant, l’on se souvient qu’au cours de la 126e session ordinaire de son Assemblée générale, tenue à Douala le 21 juin 2018, le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) avait indiqué que la dette réclamée par les entreprises à l’Etat camerounais était d’un peu plus de 700 milliards de FCfa. Une bonne partie de cette dette est constituée de crédits de TVA à rembourser aux entreprises exportatrices.

Depuis lors, le Trésor public a tant bien que mal effectué quelques paiements, mais le volume de l’endettement de l’Etat vis-è-vis des entreprises demeure important. A titre d’exemple, selon les chiffres révélés par le ministère des Travaux publics dans son projet de performances pour l’exercice 2020, les entreprises du BTP en activité au Cameroun réclament, à elles seules, une dette totale officiellement estimée à plus de 200 milliards de FCfa. En effet, depuis au moins 2 ans, ces entreprises se plaignent du non-paiement par l’Etat, des décomptes relatifs aux travaux réalisés dans le cadre de projets routiers.

Ces retards de paiements, qui prolongent les délais de réalisation des travaux d’infrastructures et par conséquent renchérissent les coûts du fait de la mobilisation prolongée des entreprises sur les chantiers, sont eux-mêmes consécutifs aux difficultés financières que vit le Trésor public depuis fin 2015, du fait de la conjoncture morose autour des prix des matières premières exportées, notamment le pétrole. Bien que ces prix repartent progressivement à la hausse, le pays fait face à une augmentation des dépenses sécuritaires, avec le déclenchement de la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, depuis fin 2016.

En effet, après le déploiement de l’armée dans l’Extrême-Nord depuis 2013, pour lutter contre les exactions de Boko H a ram, un nouveau front s’est (ait jour dans la partie anglophone du pays depuis 3 ans, contraignant le gouvernement À mobiliser plus de fonds pour éradiquer l’insécurité dans ces zones chaudes. Tout ceci se fait généralement au détriment de certaines dépenses, parmi lesquelles se trouvent souvent les paiements dus aux entreprises.

Avec Brice R. Mbodiam (l’Oeil du Sahel)

Yaoundé : La soldatesque refuse l’hommage académique à un enseignant mort

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Boris Kevin Njomi Tchakounté ne bénéficiera pas de l’hommage académique. Du moins tel que voulu par les enseignants. L’organisation prévue par le syndicat des enseignants indignés du Cameroun a été dispersée par la police et la gendarmerie qui ont stoppé net le cortège funèbre qui accompagnait la dépouille de l’enseignant de mathématiques poignardé à mort par son élève le 14 janvier 2020. A coup de canons à eau et de gaz lacrymogènes, les forces de maintien de l’ordre ont délogé les milliers d’enseignants qui campaient au lieu-dit Carrefour Emia depuis plus d’une heure. Pour faire disparaître le corbillard qui transportait la dépouille de l’enseignant assassiné par son élève au lycée de Nkolbisson, par Yaoundé. « Lorsqu’un homme en ténue décède, ses frères d’armes lui rendent hommage. Pourquoi ils nous empêchent de le faire pour notre collègue ? », se demande une enseignante. Un élément de la gendarmerie avait déjà une réponse à la morgue : « Ce n’est pas tout le monde qui devait être là. Quand ce sont les hommes en ténue, on délègue un détachement qui va représenter le groupe. Organisez-vous pour que ce soit plus facile», a-t-elle suggéré. « Mais nous n’avions rien à programmer puisque nous ne savions pas qu’on allait nous tuer en classe alors qu’on ne fait que distiller l’enseignement et l’éducation», a réagi son interlocutrice.

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Le gouverneur à la morgue

C’était déjà cette ambiance à la morgue du Centre hospitalier et universitaire (Chu) tôt ce matin. La police et la gendarmerie ont précédé les enseignants à la levée de corps. Pour prendre possession des lieux et exiger que le corps soit transporté directement au lieu de l’inhumation. En face, les enseignants venus par milliers, tenaient à rendre un « hommage académique » à Boris Kevin Njomi Tchakounté tué en plein lycée de Nkolbisson par son élève il y a deux semaines. Une procession de la morgue à la paroisse de Mokolo pour une prière, avant de prendre la direction de Melong, où réside la famille biologique du jeune enseignant ; avant l’inhumation à Bangangté samedi prochain.

Mais avant d’être détournés de leurs objectifs, les enseignants sortis par milliers avaient déjà réussi à « montrer aux autorités que les enseignants peuvent se mobiliser pour leurs intérêts », selon les mots d’un manifestant. L’intervention du gouverneur du Centre, Naseri Paul Bea, a permis de « concilier » les positions des deux parties opposées à la morgue où les enseignants étaient coincés hors de la clôture, tenus en respect par les forces de sécurité. Les seigneurs de la craie ayant « accepté de ne plus rendre hommage à la manière prévue initialement », a-t-on appris. Mais une fois la caravane mise en route, les deux parties se regardaient s’épiaient. Les forces de sécurité contrôlant le corbillard, les enseignants imposant le rythme et l’itinéraire. Deux élèves de la classe de seconde au lycée de Nkolbisson, portent une photo géante du défunt, suivies de leurs camarades, toutes vêtues de T-shirts portant une photo de leur enseignant, et un message : « A tout jamais tu demeureras dans ce cœur fragmenté que tu laisses ‘’Deco’’. Les mots seuls sont faibles pour le réel ressentiment de nos cœurs, Grand prof». A leur suite, de longues files d’enseignants venus à l’appel du « syndicat des enseignants indignés » que dirige Jacques Bessala. Les seigneurs de la craie marchent en criant leur mécontentement. « L’enseignant a tout donné», « je suis Tchakounté», « il était enseignant ; il n’était pas policier». Mais ils n’iront pas plus loin que le carrefour Emia où les attendait un camion antiémeute et du gaz lacrymogène.

Le Championnat d’Afrique de boxe zone 3 s’ouvre à Yaoundé ce jour

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Des uppercuts, crochets et autres directs seront échangés dès ce soir au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Pendant une semaine les pugilistes venus de 15 pays africains s’affrontent sur le ring dans huit catégories de poids de boxe amateur (52kg,57kg,63kg,69kg,75kg,81kg,91kg, et +91kg) hommes et femmes, dans le cadre du championnat d’Afrique de boxe zone 3. Objectif pour ces athlètes : engranger un maximum de médailles pour prendre part aux prochains éliminatoires africain des jeux olympiques de Tokyo qui se joueront au Sénégal en février prochain. Le Cameroun nation hôte aligne 24 athlètes (20 messieurs et 4 dames) répartis dans trois équipes.
L’équipe technique dirigée par les entraîneurs Tchwem Justin,Eyidi Narcisse, Mognemo Jean Paul, Mayo Mayo et Ngatcha Didier a sélectionné des athlètes nationaux et ceux de la diaspora. Des pugilistes camerounais tels que Seyi Wilfried (75kg), Kamela Brondon (81kg), Mengue Ayissi(69kg), Kond Donatien (91kg), Issouhou Mohaman(52kg) ou encore Mevoah Narcisse (57kg) constituent de grandes chances de médailles pour l’équipe des Lions indomptables de boxe.

Douala: Front uni contre le RDPC

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Duel des affiches, meetings publics et caravanes, la capitale économique a été prise d’assaut samedi dernier par les partis politiques de l’opposition. Au cours de la première journée qui marquait le lancement de la campagne en vue du double scrutin du 09 février prochain, les formations politiques de l’opposition ont montré leur détermination à vouloir rafler tous les postes électifs de la ville de Douala. Ainsi donc, pour les municipales dans le 1er arrondissement de Douala, l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), s’est associé avec l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès (ANDP) et le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn).
Dans le 2e arrondissement de Douala, le SDF, l’UPC, l’Andp et le Pcrn ont constitué une liste commune. A Douala 6e, l’UDC s’allie avec l’Andp. A Douala 5e, et Wouri Est, l’union est tissée entre l’UDC et le Pcrn.
Pour le compte des législatives, Cyrille Sam Mbanka, vice-président de l’UDC va conduire la liste du Wouri centre, soutenu par le Mouvement Progressiste (MP) et le et le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn). A en croire certains analystes, cette collation des partis de l’opposition est bien partie pour remporter plusieurs sièges dans les communes et à l’Assemblée Nationale. Pour la député UDC, Patricia Ndam Njoya, cette coalition « permet de traverser la diversité des ethnies, d’unir les forces, d’apprendre les uns des autres afin d’aboutir à une bonne gouvernance ».
Feu de paille
Malgré ces coalitions, le Rdpc reste convaincu que le Wouri demeure un bastion acquis au parti au pouvoir. Jean Kuete, secrétaire général du comité central du Rdpc a martelé que son parti sera vainqueur dans cette circonscription au soir du 09 février. « Douala 1er, je n’ai pas besoin de dire Lenguè (Malapa) est là-bas. Il n’est pas question qu’il y ait un seul bulletin d’un opposant là-bas. Je crois que vous devez être très vigilants parce qu’il y a le MP (Mouvement Progressiste) qui se promène, il y a l’UDC qui se promène », a-t-il lancé. Au sujet de Douala 2e , Jean Kuete a indiqué que «je n’ai pas beaucoup à dire. Douala 2e a plusieurs responsabilités, dont la responsabilité des ressortissants de l’Ouest. Et j’ai toujours dis que s’il y a des gens qu’on ne devrait plus tromper, c’est les gens de l’Ouest, de la Sanaga Maritime, du Littoral, et du Nyong et Kellé…Vous devez être vigilants et j’en appelle à l’attention du maire Fampou». Pour le secrétaire général du comité central du Rdpc, tous les arrondissements de Douala 3e, 4e, 5e et 6e seront gérés par le parti du 26 mars.

Serge Olama: le plus jeune candidat

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Costume noir, chemise rose, Serge Olama s’est bien mis jeudi dernier pour assister à une des dernières réunions de son parti avant le début de la campagne. En quelques minutes, il a su résumer les motivations qui l’ont poussé à vouloir devenir député de la nation. « Je n’ai pas d’autres motivations que d’être le porte-parole de mon peuple à l’Assemblée nationale où toutes les décisions se prennent », lance-t-il. Pour lui, « le peuple a besoin de changement. Celui-ci passe d’abord par une nouvelle façon de faire la politique, en étant plus proche du peuple et en instaurant une franche collaboration entre les élus et les populations ». Au contact des populations locales, depuis son entrée en politique, Serge Olama a su dénicher quelques problèmes qui maintiennent les populations locales et autochtones dans l’extrême pauvreté. C’est ainsi qu’il a écrit son projet de société en tenant d’abord compte des problèmes du monde rural. Comme idée première de ce projet, il entend proposer une « loi sur la gratuité du titre foncier en zone rurale, ce qui permettra aux populations locales de sortir de la pauvreté ». A côté de cette idée, il compte aussi porter à l’hémicycle deux autres lois. Une « qui protège la veuve et l’orphelin mineur », et l’autre sur « une codification du bail, avec la régulation des prix du loyer ». Serge Olama ne compte pas s’arrêter là. Il envisage en plus, de mettre « sur pied un centre social d’assistance juridique avec pour ambition de suivre dans les tribunaux les affaires qui concernent les populations démunies et vulnérables de la Mefou et Akono ». Selon lui, à cause du manque d’assistance juridique, les populations pauvres de ce département sont victimes des abus à la fois « des élites locales prédatrices et de l’administration corrompue ». Toujours sur le plan social, le plus jeune candidat aux prochaines élections législatives promet de construire « une maison de retraite pour’ les personnes ne disposant pas d’encadrement ». Une fois au parlement, le candidat du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale mènera plusieurs combats, notamment celui de la « révision du code électoral, avec en prélude, l’adoption d’un bulletin unique et la proclamation du résultat des élections par Elecam » ; il militera ensuite pour l’adoption d’un « code de la nationalité qui permettra à ce que les camerounais puisse jouir d’une autre nationalité » ; enfin, « la création d’un observatoire des compétences de la diaspora pour recruter les meilleurs profils ». S’il est élu au soir du 09 février prochain, Serge Olama promet de lutter de toutes ses forces pour obtenir un ministère pour la diaspora.
                                    Une tâche difficile
Malgré la ferveur de son ambition, le camarade de Cabral Libii ne se perd pas de vue. Il reconnait que la tâche ne sera pas facile pour lui. « Je sais ce qui m’attend, j’ai en face de moi un candidat qui jouit de la notoriété du parti au pouvoir. Je sais qu’il sera très difficile de le battre, mais j’ai des atouts qui vont militer en ma faveur », déclare-t-il. Parmi ces atouts, il met en avant sa jeunesse et la « lassitude des populations paupérisées par près de 40 ans de pouvoir ».
Ancien élève du collège Stoll d’Akono, il obtient en 2011, son baccalauréat à l’Institut Samba à Yaoundé. Il s’inscrit ensuite à l’université de Yaoundé II où il sort nanti d’un master II en science politique. Ses camarades du collège avouent qu’à l’école, ils voyaient déjà en lui un potentiel homme politique, par ses prises de positions et son leadership dans les activités parascolaires. Serge Olama lui-même confirme que sa passion pour la politique s’est ravivée au collège et dans les mouvements associatifs, notamment le mouvement 11 millions de citoyens. Tout au long de son périple, il a fréquenté plusieurs personnalités politiques : Charles Ateba Eyene, Christophe Mienzock et s’est désolidarisé d’eux le jour où Cabral Libii est arrivé en politique. A moins de 30ans, l’ambitieux et audacieux, Serge Olama compte principalement maximiser sa popularité auprès des jeunes pour devenir le plus jeune député du Cameroun au soir du 09 février.

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