dimanche, mai 31, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 545

Reprise des cours : Les assurances du gouvernement

0
René-Sadi veut rassurer l'opinion nationale

A trois jours de a reprise des cours décidée par le gouvernement camerounais, le ministre de la Communication (Mincom), porte-parole du gouvernement, a essayé de rassurer l’opinion nationale sur les mesures prises afin d’assurer l’effectivité de ce retour en classé qui ne concerne que les élèves des classes d’examen. « Après plusieurs semaines d’évaluation de la situation de la pandémie dans notre pays, et face à une double exigence liée d’une part, à la réponse sanitaire apportée au COVID-19, et d’autre part, à l’absolue nécessité de veiller à ce que nos jeunes apprenants, au niveau scolaire et universitaire, n’aient à subir les affres et conséquences d’une année de formation tronquée, du fait des contrecoups inhérents à cette grave crise sanitaire, le Gouvernement a pris ses responsabilités, en choisissant d’organiser à compter du 1er Juin 2020, c’est-à-dire, dès lundi prochain, une reprise des classes, qui intègre forcément le contexte spécifique et spécial de la pandémie du coronavirus», justifie René Emmanuel Sadi. Au cours d’un point de presse donné en son département ministériel ce 29 mai, en compagnie des ministres en charges de l’éducation.

Les syndicats en ordre de bataille

Au moment où une polémique enfle sur l’urgence de cette reprise. La pandémie du covid-19 poursuivant sa montée en puissance au Cameroun. Avec des chiffres qui font état de 5356 cas testés positifs au soir du 28 mai, pour 177 décès et 3326 cas de guérison. Et l’indiscipline que dénonce le gouvernement qui a pourtant rompu le confinement décidé au pays le 17 mars un mois seulement après, n’encourageant pas les parents à libérer leurs enfants pour les classes lundi prochain. « La décision finale allant dans le sens de la préservation de l’année scolaire et académique d’une frange de la population scolaire et estudiantine, notamment les élèves et étudiants en classes d’examens officiels, a fait l’objet d’une analyse minutieuse », assure le porte-parole du gouvernement. Indiquant que « parallèlement au train de mesures déjà mises en place pour la reprise des classes, des dispositions conséquentes ont également été prises, en vue d’anticiper sur les risques liés à la pandémie du coronavirus qui continue bien sûr d’être une préoccupation pour notre pays». Mieux, « le Gouvernement de la République rassure la communauté éducative quant à la mobilisation efficiente et optimale des responsables des différents corps de l’éducation, pour une reprise des classes sécurisée, non seulement, pour les élèves et les étudiants, mais également, pour le corps enseignant », argumente-t-il.

Alors que dans le même temps, les syndicats d’enseignants menacent de ne pas suivre le pas gouvernemental, pour avoir été mis à l’écart des réflexions en vue de la reprise des cours. Les syndicats de tous les ordres d’enseignement ont saisi le Premier ministre depuis le 20 mai pour lui faire part de leurs préoccupations. A ce jour, aucune réponse n’a été donnée à ces derniers.

Engagement : Shanda Tonme se lance en politique

0

Le champ politique camerounais vient de s’enrichir d’un nouveau parti politique : le Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation (Mpdr), même si les documents sortis du ministère de l’Administration territoriale (Minat) porte le nom FPR. « Après avoir déposé le dossier à l’Administration territoriale, nous plusieurs fois fait des modifications ; mais il y avait aussi beaucoup de réglages à faire», justifie Jean Claude Shanda Tonme, son président. qui était jusqu’ici plus connu sur le terrain de la société civile. Indiquant que les pères fondateurs du parti recherchaient une certaine originalité, en esquivant des rapprochements ou confusions avec d’autres partis politiques existant ou ayant existé ailleurs au Cameroun être en Afrique. Toujours est-il que « nous voulions qu’il y ait réconciliation dans le nom du parti». Ça y est. L’outil nécessaire pour faire de la politique existe. « Humblement, je crois qu’il est temps pour moi d’agir comme quelqu’un qui veut participer à influencer les grandes décisions et préoccupations dans mon pays avec un statut pus assumé dans les cercles politiques », se justifie-t-il au cours d’un échange avec la presse à son domicile ce 28 mai au soir. « Avec la société civile, c’est parfois une fuite en avant, un manque de courage. J’ai pensé à un moment qu’il fallait que je m’assume », poursuit-il.

Centre d’intérêt, le social

Jean Claude Shanda Tonme arrive à un moment où le terrain affiche un vide en termes de positions à prendre pour pouvoir continuer à la marche du pays. Les principales élections étant déjà passées : présidentielle, municipales, législatives et sénatoriales. Il ne reste plus que les régionales dont la participation n’est pas toujours aisée pour des partis ne disposant pas d’élus au niveau de la base. Là n’est pas le problème du « jeune » homme politique. « Je suis un acteur politique ; j’ai des choses à dire, des choses à faire. J’ai (seulement) décidé d’être plus présent comme acteur », pense-t-il. Et d’ailleurs « je suis plus à l’aise sur le terrain social. Tous les jours je reçois des gens qui me posent des problèmes, avec lesquels j’échange sur des tas de problèmes. Tous les jours je suis au contact du petit peuple et je l’aide à résoudre des problèmes quotidiens. Je me sens plus à l’aise sur ce terrain », assure le diplomate qui était au front récemment pour la cause d’Yves Michel Fotso, et qui sollicitait la clémence du Chef de l’Etat.

Du La’akam à la réconciliation

Mais la grande préoccupation du Mpdr reste la réconciliation. « Nous avons atteint un niveau de haine que si on ne prend garde, notre cohésion nationale va complètement se détériorer », a-t-il constaté. Et le « médiateur social » se croit mieux placé pour recoller les morceaux : « J’ai grandi à Déido, et je revendique mon appartenance à la communauté Déido. Mais les grandes familles Déido sont en train de disparaître du fait de la modernité avec l’envahissement », regrette-t-il. « Je suis un membre influent du La’akam et je sais ce que c’est, cette association. Cette association a été mal perçue et certains ont cru qu’elle avait été créée pour une guerre ethnique. je voudrais vous rappeler que les vrais patrons du La’akam sont les chefs traditionnels et le but n’était pas de faire la guerre aux autres ethnies, mais de structurer, de conseiller et d’encadrer la communauté », se justifie-t-il. Jurant de lutter contre toute forme d’instrumentalisation de la vie politique à des fins ethniques. « Le temps du village est passé ; aujourd’hui c’est le temps du Cameroun», proclame Shanda Tonme. de même, le nouvel homme politique menace de s’en prendre à tous ceux qui voudraient déstabiliser le Cameroun au motif de vouloir faire tomber le régime de Biya qu’il voit aujourd’hui comme un « sage », un « rassembleur » qui a une grande idée de l’unité nationale. « Le Cameroun n’est pas l’Algérie, le Cameroun n’est pas l’Egypte, le Cameroun n’est pas la Tunisie, ni le Soudan», clame-t-il.
En tout cas, « j’ai remercié le Minat après l’obtention de la légalisation du parti et je l’ai rassuré que nous travaillerons à la réconciliation nationale», a confié l’homme. Ne tarissant pas d’éloges à l’endroit de Paul Atanga Nji le Minat que d’aucuns voient comme ennemi de la paix. «Il en est de même pur Paul Pondi que je voyais comme un policier sanguinaire ; mais j’ai eu l’occasion de discuter avec lui aux Etats-Unis et j’ai changé d’avis », témoigne-t-il.

Enseignement supérieur : Fame Ndongo réorganise la fin de l’année

0
Fame Ndongo veut des examens de fin d'année sans Covid

Dans le nouveau découpage de l’année au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), la soutenance des rapports de stage et des projets tutorés est prévu du 8 au 26 juin 2020. Les épreuves pratiques du Bts, Hnd, Dsep, Hpd, auront lieu du 29 juin au 04 juillet 2020. Quant aux épreuves écrites, le Bts est programmé du 20 au 25 juillet 2020 et les autres examens, du 27 juillet au 1er août 2020.

Dans la lettre circulaire signée à cet effet ce 27 mai 2020, la Covid-19 influence ce nouveau découpage ainsi que l’organisation des examens qui relèvent de l’enseignement supérieur. Au moment où le Cameroun court encore vers l’atteinte du pic dans cette pandémie, le Minesup est largement revenu sur les dispositions que prend son ministère pour lutter contre le virus qui sème la panique dans le monde entier. « Je vous invite à l’application, sans faille, des mesures suivantes dans les différentes phases de l’organisation et du déroulement desdits examens au sein des établissements devant les abriter», écrit Jacques Fame Ndongo à ses collaborateurs.

Mesures-barrières contre le Covid-19

Le respect des mesures-barrières est de mise. Ainsi, Jacques Fame Ndongo prescrit l’obligation du port du masque facial pour toute personne ayant accès à tout établissement accueillant des candidats aux examens. Le dispositif de lavage des mains doit être systématiquement disponible et facilement repérable aussi bien à l’entrée de l’établissement que devant les amphithéâtres, les blocs pédagogiques, les salles de cours et les toilettes. Le lavage des mains étant obligatoire pour tous les étudiants et l’ensemble des intervenants aux examens nationaux. L’usage du thermo-flash est recommandé « afin de mesurer instantanément et sans contact la température corporelle des cas suspects ». Le Minesup prescrit également « la désinfection régulière des laboratoires, des ateliers, des équipements, et des salles de composition ».

Par ailleurs, « l’admission à l’enceinte de l’établissement est exclusivement réservée aux candidats programmés, selon un ordre de passage bien établi et largement diffusé », souligne la circulaire. L’usage de solutions hydro-alcooliques recommandée pour « tous les acteurs dans les salles de soutenance ». Seules les personnes justifiant d’une présence importante seront admises en salle. La distance requise entre membres du jury est d’un mètre et de trois mètres entre les membres du jury et le candidat à la soutenance. Un seul photographe est admis en salle pour les photos et ce dernier devra être accrédité par l’établissement.

Chracehr : Paul Biya fait confiance à Mama Fouda

0
Mama Fouda à l'inauguration du Chracerh en 2016

André Mama Fouda est le nouveau Président du Conseil d’administration (Pca) du Centre hospitalier de recherches et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (Chracerh). Ainsi en a décidé le président de la République hier dans un décret. Paul Biya a déchargé Séraphin Magloire Fouda pour nommer à la place André Mama Fouda qu’il avait remercié du ministère de la Santé publique (Minsanté) le 4 janvier 2019. Mettant ainsi un terme à un séjour long de douze années (7 septembre 2007-4 janvier 2019) à la tête de ce ministère.

Ce n’est pas la direction de la prison que cet ingénieur de génie civil a prise, comme l’annonçaient des sources. Lui reprochant des indélicatesses dans la gestion des fonds du Minsanté. D’aucuns voyaient l’Agence nationale d’investigations financières (Anif) aux trousses du fils de Yaoundé 3ème en raison des fortes sommes d’argent qu’il garderait à la maison et que les multiples coups de vols dont il a été victime ont dévoilés, si l’on en croit des informations liées à ces incidents. Des dizaines, voire des centaines de millions à chaque coup.

Paul Biya avait simplement laissé à la réserve de la République ce cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Seize mois après sa sortie du gouvernement, André Mama Fouda retrouve une place au soleil. Du moins il conforte ce qu’il lui restait comme strapontin à l’ombre du pouvoir. Lui qui « n’était plus que » Pca du Centre nationale d’approvisionnement en médicaments et consommables médicaux essentiels (Cename). Une corde similaire vient être ajoutée à son arc. L’homme qui a inauguré le 6 mai 2016 le Chracerh, y revient comme Pca.

Reprise des cours : Dion Ngute aphone, ses ministres courent contre la montre

0
Snobe-t-il les syndidats?

A quatre jours de la reprise des cours décidée par le gouvernement, rien n’est encore rassurant quant à l’effectivité de l’opérationnalisation de cette décision. Dans une lettre datée du 20 mai dernier, les syndicats du secteur de l’éducation ont posé des conditions que devra remplir le gouvernement pour une bonne reprise des cours en cette période de crise de coronavirus. « Nous n’avons encore eu aucun retour du Premier ministre. Du moins notre porte-parole ne nous a pas encore donné un retour», déclare Charles Koung, président national du Syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres de parents (Snicomp). Dans leur lettre commune, les 19 syndicats dénonçaient la mise à l’écart des principaux acteurs de la communauté éducative par le gouvernement qui a ainsi pris des mesures dont la mise en œuvre semble être porteuse de facteurs de propagation du Covid-19, selon les syndicalistes.

Face au danger, les leaders syndicaux demandaient au Premier ministre Joseph Dion Ngute de réviser les positions du gouvernement. Ainsi, entre autres, nous souhaitons « qu’on ne parle pas de rentrée ou de reprise des cours, mais qu’on organise directement les examens de fin d’année », rappelle Charls Koung. Ce qui suppose « que le programme du 3ème trimestre soit purement et simplement mis aux oubliettes». Rappelant d’ailleurs que «en principe, au terme des deux premiers trimestres, le programme est pratiquement bouclé et le 3ème trimestre concerne les révisions et autres mises à niveau ». A défaut, et si le gouvernement tient à la reprise des cours, que les effectifs initialement arrêtés à 25 élèves par classe, avant d’être revus à 50, soient ramenés à ce premier chiffre facile à gérer et limitant les contacts au sein d’une classe. Outre la distribution gratuite par le gouvernement de gels hydroalcooliques et de l’eau coulante dans les établissements, la désinfection des campus scolaires et universitaires, l’octroi d’une prime spéciale aux enseignants pour les « risques » pris, les syndicats exigeaient également la dotation des centres d’examens de dispositifs pour parer éventuellement en urgence aux cas de Covid-19 qui pourraient survenir.

Une semaine après, Joseph Dion Ngute n’a pas encore réagi. Au cours du conseil de cabinet mensuel tenu ce jour, le Premier ministre et son équipe ont longuement échangé sur la reprise des cours, sans aborder les préoccupations des syndicats, pourtant visiblement en ordre de bataille pour une guerre contre les pouvoirs publics. Cependant, deux ministères sectoriels ont essayé de donner une suite aux syndicalistes, avec les moyens du bord. Ce 27 mai, le ministre de la Décentralisation et du développement local (Minddevel) a instruit les préfets de prendre des dispositions pour que les maires des communes et des communautés urbaines désinfectent les établissements scolaires et universitaires privés et publics avant la reprise des cours. Et aussi, que les exécutifs municipaux dotent ces établissements de nécessaires pour le lavage des mains et de thermo-flash. Une mesure qui risque de ne pas être implémentée à date, tant les mairies ont jusqu’ici développé des programmes spécifiques de lutte contre le Covid-19. Pour sa part, Pauline Nalova Lyonga, la ministre des Enseignements secondaires a ramené les effectifs dans les salles de classe à 25. Puis plus rien.

Reprise des cours : Les conditions des enseignants

0

Ce sont en tout 19 syndicats des ordres d’enseignement relevant de l’éducation de base et des enseignements secondaire qui viennent de saisir le Premier ministre Dion Ngute dans un communiqué conjoint pour dire leur indisponibilité à reprendre le chemin des classes, faute de garanties sur le plan de la sécurité sanitaire. Dénonçant l’obstination des politiques à imposer leur regard sur ce secteur prioritaire de la vie de la nation. Pour les enseignants, « la décision de reprise des cours a été prise de façon unilatérale, sans consultation des autres parties prenantes de l’éducation ; et même pour sa mise en œuvre, les partenaires de la communauté éducative que sont les enseignants, les parents, bien organisés, structurés et parfaitement connus des pouvoirs publics, ne sont toujours pas impliqués ». Alors que « de telles concertations, dûment organisées dans d’autres secteurs comme le transport, le commerce, ont permis de prendre des mesures consensuelles», comparent-ils.

La lettre épluche point par point les mesures gouvernementales en rapport avec leur domaine. Les enseignants font savoir au Premier ministre qu’au départ il était question d’admettre 24 élèves par classe, puis une « contre-instruction » a prescrit 50 élèves par classe, alors même que les chefs d’établissements avaient déjà réorganisé leurs établissements. « En tenant compte de la surface d’une salle de classe, , il est évident qu’une tel effectif ne permettra pas de mettre en œuvre la mesure phare de distanciation sociale», démontrent-ils. En ce qui concerne le port obligatoire des masques, « le gouvernement n’a pas encore dit comment les enseignants et les élèves devront se les procurer». En rappelant que « l’obligation de protection de l’espace scolaire et de ses acteurs est un devoir régalien de l’Etat, et la distribution des masques et des gels hydro-alcooliques est le seul moyen d’assurer l’égale protection de tous ces acteurs devant le risque d’infection au coronavirus». Rappelant que si l’Etat cède cette prérogative aux parents, « ceux des élèves dont les parents n’auront pas les moyens de leur offrir les masques se verront logiquement interdits l’accès aux établissements scolaires». Par ailleurs les enseignants demandent au gouvernement de prendre des mesures claires visant à minimiser les risques de contamination à partir du moment où les contacts entre personnes dans une même salle de classe, l’utilisation des mêmes lieux d’aisance, la manipulation des copies,… En bref, « la reprise annoncée des cours est lourde de menaces pour les enseignants et les élèves », concluent les syndicalistes.

Parés pour la guerre

Cependant, les défenseurs de la cause des enseignants laissent à l’appréciation du Premier ministre des propositions concrètes pour éviter la situation du Japon qui a dû interrompre la reprise des cours après deux semaines, face au danger d’une infection généralisée. Pour éviter un engorgement no maîtrisée des campus, les syndicats proposent une « reprise échelonnée », en commençant par les terminales, d’assurer la distribution gratuite de masques et gels hydro-alcooliques aux élèves et enseignants sur tous les campus scolaires, de ramener les effectifs à 24 élèves par salle de classe, « d’assurer la désinfection quotidienne et méticuleuse des campus scolaires », d’équiper sur les fonds de lutte contre le Covid-19 tous les centres d’examen « pour leur permettre de répondre à toutes les urgences sanitaires qui pourraient survenir au cours du déroulement des examens de la session 2020». Mais aussi, une prime spéciale au bénéfice des enseignants pour la surcharge et le risque imposés par le nouveau contexte.

Redoutant l’usage du bâton du gouvernement face à leurs exigences, les syndicats anticipent et avisent le gouvernement que « les syndicats mobiliseront les enseignants en cas de nécessité à se défendre si des dispositions claires ne sont pas prises pour assurer leur retour protégé sur les campus scolaires ». Si Joseph Dion Ngute a pu maîtriser et neutraliser les syndicats des transports, ceux de l’éducation représentent une bombe qu’il faut désamorcer. A moins d’une semaine de la rentrée décidée unilatéralement par le gouvernement.

Covid-19 : Malachie Manaouda annonce une « situation compliquée »

0
Le Minsanté a écouté les pleurs du peuple

Dans un tweet ce 25 mai 2020, le Dr Malachie Manaouda déclare que « nous entrons dans une phase compliquée de la pandémie ». Sans explications. Alors que la date fixée pour l’atteinte du pic, qui pourrait symboliser éventuellement la fin de la progression de la maladie dans la société camerounaise, est largement dépassée et que les experts assurent que le pic n’est pas encore atteint au Cameroun. Le ministre de la Santé publique (Minsanté) avoue-t-il son puissance ? Certainement pas, pour un homme dont l’on dit épuisé par le front de cette lutte, mais qui demeure engagé dans le combat, y compris sur les réseaux sociaux, notamment twitter qu’il affectionne particulièrement.

Un internaute a demandé à mieux comprendre la pensée du Minsanté. Et Manaouda Malachie qui se montre disponible pour les abonnés de son compte twitter s’est ouvert : La phase compliquée c’est «une multiplication des cas positifs par une accélération de la transmission du virus du fait des comportements irresponsables de certains d’entre nous», a-t-il expliqué. Occasion pour le Minsanté de glisser un conseil : « nous devons plus que jamais nous protéger, protéger nos familles et protéger les autres en observant les gestes-barrières…»

Cela survient alors que les chiffres du jour font état de 154 nouveaux cas positifs, pour 52 guérisons et six nouveaux décès. Pour les dernières 24h. Portant au total à 5044 cas officiellement déclarés comme confirmés au Cameroun, pour 1917 guérisons et 171 décès.

Insécurité : Maurice Kamto échappe à une agression

0
Kamto serein malgré tout

La résidence de Maurice Kamto a reçu des visiteurs inattendus ce 25 mai en milieu de matinée. Une bande d’individus se réclamant d’une association dite Mouvement des patriotes, a pris d’assaut le domicile de l’opposant, lui proférant des menaces de mort. pour menacer de faire payer au président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) le saccage des ambassades du Cameroun à Paris, Londres et Berlin au lendemain de l’élection présidentielle de 2018. Incident qu’ils attribuent au principal challenger de Paul Biya à cette élection. Lui attribuant l’initiative de cette violation des représentations diplomatiques du Cameroun.

A en croire le Mrc, la police et la gendarmerie sollicitées ne sont arrivées sur les lieux, au quartier Santa Barbara, qu’à 14, soit près de quatre heures après l’arrivée des assaillants. « C’est avec l’arrivée des premiers militants et sympathisants alertés par les réseaux sociaux que les assaillants sont partis ». Mais surtout en « promettant d’aller brûler le siège du Mrc… et surtout d’assassiner Maurice Kamto », indique un communiqué de Christopher Ndong, le secrétaire général du Mrc. Le commissariat du 6ème arrondissement de la ville étant situé à un jet de pierre de là, à Etoudi.

Guerre de la transition

Au Mrc, on est convaincu que « le pouvoir a ordonné l’attaque de la résidence du président élu», vu le temps mis pour intervenir. La semaine dernière, le leader du Mrc a tenté en vain de rencontrer le secrétaire d’Etat à la défense (Sed) pour relancer le dossier de la « tentative d’assassinat » qu’il a dénoncé lors de sa récente visite à Garoua. « L’opinion nationale et internationale doit savoir que dès à présent le gang de la succession de gré à gré à la tête de l’État est entré en action », pense-t-on au Mrc. Collant aux dernières sorties de Maurice Kamto qui a récemment écrit à la France pour dénoncer le complot dont serait complice le gouvernement d’Emmanuel Macron dans cette transition que redoute le Mrc au Cameroun. « Le Cameroun est en train de sombrer du fait d’un vieux régime, kleptocrate et incompétent. Ceux qui pensent qu’on peut encore faire quelque chose pour sauver le Cameroun doivent le faire maintenant» lance Christopher Ndong.

Ces agresseurs agissent sous le couvert d’une association légalisée à la préfecture du Mfoundi le 11 mai dernier. Et ont bénéficié d’une déclaration de manifestation publique signée de la préfectorale qui muselle les partis d’opposition. Le Mrc ne compte pas se laisser faire. Su les réseaux sociaux, la guerre entre les deux camps se prépare.

Humeurs : Amadou Vamoulke, la justice et la déshumanisation de l’homme

0
Amadou-Vamoulke-reclus dans sa cellule

Amadou Vamoulke est prisonnier des questions qui le hantent toutes les nuits : «Mais que fais-je ici ? Où allons-nous ? Quels Dieux ai-je pu offenser et quel prix paierai-je pour ma rédemption?». L’ancien directeur général de la Cameroon radio television (Crtv) se considère comme « otage » du système politico-judiciaire camerounais. Dans une tribune écrite il y a quelques mois, l’homme s’apparente aux esclaves de la Traite négrière dont le seul crime était leur validité particulière. Comme lui le gestionnaire « exemplaire » de la Crtv. « Il a été établi qu’il n’y avait eu ni détournement, ni gonflement, ni perte d’argent», fait-il observer. Lui qui a été inculpé pour «Détournement de deniers publics par gonflement artificiel de la Redevance Audiovisuelle». La Redevance audiovisuelle étant un impôt que l’Etat prélève chez le contribuable pour financer l’audiovisuel public national, et qui est logé dans les comptes du Trésor public qui seul le décaisse et met à la disposition du directeur général de la Crtv.

Un étranger dans le système

En revanche, l’ex Dg de la Crtv plaide coupable pour avoir révisé à la baisse son salaire, en divisant celui de son prédécesseur qu’il trouvait « indécent », par quatre. Non sans écrire au chef de l’Etat pour l’en informer. C’est peut-être là le début des malheurs de l’homme que l’on ne semblait pas attendre, et qui sortait du secteur privé pour succéder au Pr Gervais Mendo Ze ? Toujours est-il que les quelques reproches à lui crachés dans les couloirs des administrations et de la justice laissent croire à Vamoulke qu’il avait trahi un système dans lequel il s’est retrouvé sans en avoir été préparé : «il est hautain » (police, renseignement) ; il n’a rien à faire à la Crtv» (un ministre) ; «il a montré à la télévision la fille du président de la République en tenue légère» (vidéo montage réalisé à mon insu pour décider le chef de l’Etat à me démettre) ; «il a écarté l’entreprise de la fille du conseiller judiciaire du Chef de l’Etat de la Crtv» (ce qui est vrai, pour des raisons objectives) ; «il n’est pas fiable» (comprendre «contrôlable»)« , recense-t-il. « Il est aussi vrai que j’avais signé, en tant que président de l’Union des Journalistes du Cameroun(UJC), un mémorandum directement adressé au Gouvernement pour demander rien de moins que la libéralisation du paysage audiovisuel ainsi que la dépénalisation des délits de presse. Ces actions m’ont valu de fortes pressions et ont bâti une réputation d’électron libre, c’est-à-dire, dans le contexte national, d’une personnalité indésirable !», suppute-t-il.

Privé de soins médicaux

Dans le même temps, le détenu cite de hauts dignitaires du régime qui ont pris des libertés avec la fortune de l’Etat et qui en ont été condamnés à de lourdes peines de prison. Beaucoup ont pu bénéficier d’évacuation sanitaire. « Quel cynisme il faut avoir pour m’empêcher d’aller me soigner à l’étranger alors même que les spécialistes camerounais et étrangers ont souligné l’extrême gravité de la neuropathie sévère dont je souffre désormais ? », se demande celui qui est privé de soins médicaux. Lui à qui la liberté provisoire a été refusée.

C’est un texte écrit il y a plusieurs mois. Amadou Vamoulke qui a été interpellé le 29 juillet 2016, était à 1200 jours de détention. Mais le texte garde sa pertinence. Mieux, sa pertinence s’en trouve confortée et consolidée, tant rien n’a bougé, si ce ne sont de nouveaux renvois sans issue probable. Pour « défaut de charges crédibles», soutient-il. « Ma carrière ne peut en être la raison, car mes collaborateurs, mon environnement, ma famille, tous plaident en ma faveur, mettant en avant ma probité et mon intégrité », se vante celui qui pense que même « le président Paul Biya pourrait lui-même témoigner en ma faveur». Le détenu ne croit plus à la justice de son pays qu’il qualifie de « broyeuse de vies». Une justice dans laquelle « les juges reçoivent parfois comme instruction de leur «hiérarchie» qu’ils doivent «défendre la position du ministère public jusqu’à l’absurde», dénonce-t-il. Mais est certain que « la vérité se vengera».

Nécrologie : Isaac Feuzeu quitte la scène…

0

Isaac Feuzeu n’est plus. Le président du Mouvement pour l’émergence et le réveil du citoyen (Merci) s’est éteint ce matin pendant qu’il pratiquait son sport matinal. Pour les témoins des derniers instants de l’homme sur la terre des hommes, la thèse d’un arrêt cardiaque est plus plausible. L’homme n’ayant pas été annoncé malade ces derniers temps. Même s’il est resté très aphone par ces temps où l’arène politique camerounaise est très agitée depuis la fin de la présidentielle 2018. Lui qui était pourtant candidat, avant de jeter l’éponge pour se rallier à Paul Biya, dans le cadre du G20, une coalition de 20 partis politiques pour le moins peu connus, engagés dans une liaison non formelle, en concurrence avec les alliés traditionnels de Paul Biya et du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Avec comme figures les plus connus, Robert Bapooh Lipot, Me Jean De Dieu Momo, Lawan Bako, Isaac Feuzeu (le seul à avoir déclaré sa candidature et déposé un dossier dans la limite du temps légal).

…sans arriver à Etoudi

Isaac Feuzeu n’a donc pas attendu une autre occasion de se lancer dans la course pour le Palais présidentiel. Peut-être parce que la première tentative fut un cuisant échec ? Au terme de l’élection de 2011, le candidat du Merci avait récolté 9 216 voix sur l’étendue du territoire, soit 0,1905%, et se classait alors 18ème sur les 23 candidats en lice. L’homme avait alors compris que le chemin qui mène à Etoudi était encore plus long qu’il ne l’imaginait. L’homme d’affaire basé à Elig Edzoa dans le 1er arrondissement de Yaoundé avait fini par se joindre au concurrent qu’il voyait plus apte à remporter la bataille pour le siège qu’il occupait déjà depuis 1982. Avec l’espoir de quelques prébendes ( ?). Même si Paul Biya réélu en 2018 n’a récompensé que Jean de Dieu Momo dans le groupe des vingt soutiens de la dernière heure, il reste que le locataire du palais d’Etoudi n’avait pas encore oublié ces autres alliés qui se sont engagés sans signer d’accords politiques. Et s’est souvenu récemment de Robert Bapooh Lipot qu’il a nommé membre du Conseil d’administration de la Société de recouvrement des créances (Scr), avant d’en faire le président. Isaac Feuzeu et les dix-huit autres restaient dans l’attente. D’aucuns espérant un strapontin à l’occasion des échéances électorales à venir, notamment les régionales.

- Publicité -
Google search engine