samedi, avril 4, 2026
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Inertie : Paul Biya absent au sommet de la Francophonie

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Le 19ème sommet de la Francophonie s’est ouvert ce jour à Villers-Cotterêts en France. Plusieurs dizaines de chefs d’Etats africains ont répondu présent à cette rencontre qui se réunit pour la première fois en France depuis 33 ans, après celui de Versailles. Mais c’est un sommet qui se tient dans un contexte marqué par la montée en puissance du sentiment anti-français dans le monde et particulièrement en Afrique, et où le français subit l’impérialisme d’autres langues dans son espace traditionnel, notamment l’anglais et le mandarin. Alors que la France se bat à sauver ce qui peut encore l’être, elle est quelque peu lâchée par nombre de ses alliés traditionnels de poids.

Sur les 88 Etats et gouvernements attendus à cette occasion, près de la moitié se sont fait représenter. De grands noms du monde francophone figurent parmi les absents. Si les présidents militaires des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Niger et le Mali n’ont pas été invités en raison de la suspension de leurs pays du fait des coups d’Etat qui ont porté leurs dirigeants à la tête de leurs pays, Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, Mohammed VI du Maroc, Denis Sassou Nguesso du Congo, Paul Biya du Cameroun,… ont simplement fait le choix de ne pas effectuer le déplacement de France. Selon Slimane Zeghidour, écrivain algérien, invité de TV5, « contrairement à son père, Mohammed VI va rarement aux sommets. Il préfère les rencontres bilatérales. Il n’est pas un passionné des rencontres internationales ». On sait que le nouveau président sénégalais est quelque peu en rupture avec la France.

L’absence de Paul Biya qui semble plutôt être dans les grâces de la France depuis quelques mois, est parlante. Paul Biya qui n’était pas au sommet de Kinshasa, mais qui a porté la parole de l’Afrique au Débarquement de Provence récemment en France, malgré les caprices de la nature, se trouve en terre européenne depuis plusieurs semaines, mais n’est pas venu aux travaux. Le président camerounais qui a quitté Yaoundé le 3 septembre dernier pour le sommet Chine-Afrique, a pris la direction de la Suisse au moment où ses pairs regagnaient leurs pays après le sommet de Beijing. Depuis, l’homme n’est pas revenu au Cameroun. Depuis quelques jours, le lanceur d’alertes Paul Chouta annonce que le président camerounais connaît des ennuis de santé qui l’ont conduit en urgence en France. Le lanceur d’alertes a même annoncé que Paul Biya a été opéré.

Déjà 31 ans hors du pays

Bruno Bidjang le journaliste et directeur des médias du groupe L’Anecdote du milliardaire Jean Pierre Amougou Bélinga, a démenti cette information, indiquant que Paul Biya se trouvait encore en terre suisse. L’homme dont les acointances avec le pouvoir sont un secret de polichinelle, a même diffusé des images du couple présidentiel qu’il présentait comme celles de leur séjour en Suisse ; avant d’être contrarié par Paul Chouta qui a relevé que ces images étaient celles du passage en Provence du couple présidentiel. Mais Bruno Bidjang n’a pas démordu, et a annoncé que Paul Biya pourrait se rendre personnellement à New-York, à l’Assemblée générale des Nations unies. Finalement, Paul Biya n’est pas allé aux Etats-Unis, et s’est fait représenter par le ministre des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella. Le même Minrex représente encore Paul Biya au sommet de la Francophonie, non loin de la Suisse. Ce qui nourrit davantage les questions sur la santé de celui qui, à 92 ans dont 42 passés à la tête du pays, continue d’être présenté comme le candidat de du Rdpc, son parti, ainsi que ses alliés, pour la prochaine présidentielle prévue en octobre 2025.

Yaoundé n’a pas jusqu’ici communiqué sur l’état de santé du président de la République, ni même sur son séjour. Le président camerounais est à 31 jours passés hors du territoire national. Bientôt le délai de 40 jours que le président de la République ne devrait pas dépasser de façon continue l’extérieur du pays, selon la Constitution, approche.

Dégradation du réseau routier: Le Mintp minimise sa responsabilité et promet des solutions

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C’est l’air serein, qu’Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux Publics (Mintp) s’est présenté devant les journalistes à la fin du mois de septembre. C’était lors d’une conférence de presse organisée en marge de la traditionnelle revue annuelle des projets routiers. Si les plaintes du patronat concernant le mauvais état des principaux axes routiers du pays et l’incidence économique qui en découle ont certainement joué un rôle prépondérant dans le choix des sujets abordés lors de cette rencontre avec les journalistes, Emmanuel Nganou Djoumessi a préféré jouer la carte de l’apaisement.

Il s’est même permis de revêtir pendant un court instant, la casquette d’ingénieur. Le temps de détailler les principaux facteurs qui concourent à la dégradation tout azimut des routes camerounaises, ces dernières années.

A en croire ce dernier, il s’agit essentiellement du temps et de la nature. «L’accélération de la dégradation de nos routes résulte des effets combinés des durées de vie accomplies. Ces routes ont vieilli. Elles sont âgées pour la plupart de plus de 15 ans, voire 20. Ensuite, il y a les conséquences des averses abondantes et continues. Ces précipitations ne rencontrent pas d’ouvrages d’évacuation aménagés pour faire face à cet important écoulement des eaux. En conséquence, les eaux entrent sous les chaussées, perce que n’étant pas convenablement évacuées, et contribuent à accélérer la dégradation de la chaussée».

Le membre du gouvernement pointe également un doigt accusateur vers les usagers de la route qui se livrent à un certain type de comportements répréhensibles, notamment le non-respect des barrières de pluie.

IL EST TEMPS DE PASSER À L’ACTION

Le diagnostic effectué par le Mintp constitue un préalable important. Toutefois, l’opinion nationale épouse les récriminations du Gecam qui, dans un communiqué récent, ayant pour destinataire Nganou Djoumessi, s’alarme des conséquences néfastes de la détérioration des routes sur les activités économiques. En clair, s’il faut résumer le sentiment général, «il est temps de rompre avec les discours et de passer concrètement à l’action». C’est surtout que sur le terrain, l’urgence se fait sentir.

En effet, la dégradation du réseau routier s’est accélérée, passant de 69,28 % à fin décembre 2023 à 71,07 % au 15 juillet 2024, soit une augmentation de 1,8 % en seulement 7 mois. Sur un réseau total de 121 873 km, cela signifie que 86 529,83 km de routes sont désormais en mauvais état. D’après le ministère des Travaux Publics (Mintp), 17,76 % des routes sont en état moyen, tandis que seulement 11,17 % sont en bon état.

Parmi ces routes, 8,4 % sont bitumées, soit 10 234,94 km, contre 111 638,06 km de routes en terre. Aucune des dix régions du pays ne dépasse les 25 % de routes en bon état, ni les 30 % de routes en état moyen. Le classement des régions les plus touchées est dominé par l’Extrême-Nord avec 85,8 % de routes en mauvais état, suivi du Sud-Ouest (80,52 %), du Nord-Ouest (79,55 %), de l’Ouest (74,42 %) et de l’Adamaoua (70,91 %).

TRAVAUX PROVISOIRES

Face à ce contexte particulièrement alarmant, Emmanuel Nganou Djoumessi n’a pas manqué d’apporter sa petite note d’espoir. De son discours, l’on a appris que 62 projets de construction, de réhabilitation ou d’entretien confortatif des routes et ouvrages d’art sont en cours. «Ces projets couvrent 8 685,443 km de routes en travaux. Dont 1 290, 314 km en construction, 373,38 en réhabilitation, et 7 021 ou un peu plus en entretien. Actuellement, un linéaire total de 1 346,88 km est en cours d’entretien confortatif. L’entretien confortatif est une conjonction de réhabilitation et d’entretien périodique. Ces opérations sont financées à la fois par le Fonds routier et le budget d’Investissement public à hauteur de 51,500 milliards de FCFA. A terme, ces interventions donneront un nouveau visage à ces axes et rendront aisée la circulation des usagers et des biens», a déclaré le membre du gouvernement.

 AXES ROUTIERS MAJEURS

 Toujours dans la même veine optimiste, le Mintp a donné des détails concernant des axes routiers en déliquescence, dont la réhabilitation paraît urgente, au regard du trafic qu’ils drainent. Il s’agit notamment de la route Douala-Bafoussam. A en croire le membre du gouvernement, une entreprise est mobilisée pour mettre à niveau la chaussée, et faciliter tout au moins le trafic de manière provisoire. Toutefois, a-t-il précisé, les fortes pluies retardent ces travaux d’entretien confortatif, qui ne sont en fait que des initiatives provisoires.

 En effet, le Mintp, a-t-on appris, négocie actuellement avec la Banque islamique de développement afin d’obtenir des fonds qui vont permettre de démarrer la reconstruction de cette route. Les mêmes explications ont été données pour la route Ngaoundéré-Garoua, Mora-Dabanga-Kousséri, avec tout de même une petite dissemblance. A en croire le Mintp, pour ces projets, les financements sont déjà disponible. La prochaine étape, ce sera le lancement des appels d’offres pour le recrutement des entreprises

Les inondations de Yagoua : un défi climatique et humanitaire

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Le camp sinistré d’Ouro Dabango, situé à Yagoua, a été frappé par de violentes inondations vendredi 4 octobre 2024, suite à des pluies torrentielles qui ont duré plus de deux heures. Dès les premières gouttes, les résidents du camp ont vu, impuissants, l’eau s’infiltrer dans plusieurs tentes qui leur servent d’abri. Malgré la réactivité de certains, l’inondation a causé d’importants désagréments à plusieurs familles. Avec les inondations dans l’Extrême-Nord du Cameroun, le pont reliant le centre de la ville de Yagoua et les quartiers populaires comme Kaskao ou encore Gabara a cédé sous la pression des eaux. La mairie a fait installer une passerelle en planches pour permettre à ceux qui ne peuvent pas emprunter de pirogue de circuler. Une situation qui perturbe fortement le quotidien de ses habitants et ceux des arrondissements voisins depuis bientôt un mois. Reportage. Des habitants de Yagoua traversant sur une passerelle suite à la destruction, consécutive à de violentes inondations dans l’Extrême-Nord du Cameroun, d’un pont reliant le centre-ville à d’autres arrondissements.

Avant l’effondrement du seul pont du centre-ville de Yagoua, ville de l’Extrême-Nord du Cameroun, Vincent était agriculteur. Depuis l’incident, il s’est trouvé une nouvelle occupation : il régule la circulation sur une passerelle provisoire installée sur les deux extrémités de ce qui reste de la structure du pont. « Nous avons essayé d’adapter les choses pour que les gens puissent passer », explique-t-il. Cette passerelle en planches est fragile. Conséquence : seuls les piétons, les vélos et les motos sans charges lourdes peuvent passer. Pas moyen pour les véhicules de transports de circuler. « Ça ralentit totalement les activités puisque c’est un pont principal qui relie vraiment deux côtés de la ville », souligne un autre riverain. La rupture du pont a également perturbé la première semaine de cours : plusieurs élèves, notamment ceux du primaire, ont changé d’établissement.

Pierre Lirawa, maire de Yagoua, espère des solutions plus pérennes pour l’avenir de cette ville, frappée par le changement climatique : « Il faut refaire ce pont et le dupliquer parce que c’est la seule voie. Les besoins de la ville sont nombreux. Il faut entre autres refaire les salles de classes et les circuits d’approvisionnement en eau potable détruits par les inondations et recaser les populations sinistrées qui habitent les zones inondables sur un site approprié. » La destruction de ce pont à Yagoua est venue s’ajouter à d’importants dégâts matériels causés par les inondations dans la région de l’Extrême-Nord du pays, où les eaux ont détruit près de 9 000 habitations et des milliers d’hectares de cultures.

La région de l’Extrême-Nord du Cameroun est frappée ces derniers mois par des inondations qui ont causé de nombreux dégâts. Ce phénomène environnemental a fait officiellement plus de 200 000 sinistrés et 17 morts. Plus de 3 000 sinistrés, regroupés dans 500 ménages, vivent dans des conditions précaires dans le camp d’Ourao-Dabang, près de Yagoua. « C’est la rentrée scolaire au Cameroun, et près de 100 écoles sont restées fermées dans le septentrion dont je suis originaire. À Yagoua où je vis, au moins 13 000 personnes ont été affectées par les inondations. Au fil des ans, la situation empire et préoccupe grandement. Au Nord, l’éducation de la jeune fille n’est pas primordiale et quand des catastrophes naturelles s’y ajoutent, cela complexifie davantage la situation. L’éducation est un droit fondamental, et aucun enfant ne devrait en être exclu. », déplore Firida Debora, jeune sinistrée de Yagoua, dans l’Extrême-Nord Cameroun.

« Les données récentes font froid dans le dos. Entre juillet et août 2024, la région de l’Extrême-Nord a subi à plusieurs reprises des inondations. Plus de 8 000 maisons ont été détruites, affectant ainsi à peu près 160 000 personnes. Plusieurs enfants risquent d’avoir une année scolaire difficile à cause de ces inondations. De plus, près de 3 000 hectares de plantations ont été détruits, une catastrophe pour le Cameroun où, en 2023, près de 3 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë, d’après le gouvernement. Ce fait d’actualité, qui vient se greffer à la liste déjà très longue des pertes et dommages créés par les changements climatiques, montre à suffisance l’urgence qu’il y a à sécuriser les fonds pour endiguer les effets des changements climatiques », rapporte Sylvie Michele Ongbassomben, chef de projet de la Campagne Forêt chez Greenpeace Afrique.

Les météorologues annoncent d’autres inondations courant octobre, occasionnées par le débordement du fleuve Logone.

Marcial NZEMIE

Firida Debora, sinistrée des inondations de Yagoua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun

« L’agriculture, qui est la principale activité, a été dévastée par les inondations. »

 La population de Yagoua fait face à une situation catastrophique depuis près de deux mois. La scolarisation des enfants est très compliquée en cette rentrée scolaire. Certains veulent vraiment aller à l’école mais les moyens ne sont pas disponibles. Les élèves souffrent du manque de moyens de déplacement pour se rendre à l’école. Ma petite sœur a perdu ses effets scolaires dans cette inondation. Le pont qui reliait les deux parties de la ville s’est écroulé, causant un problème de mobilité. Du coup, les établissements ont été divisés. Ceux qui habitent le Nord vont faire les cours du côté Nord ; ceux du Sud vont les faire aussi du côté Sud, et ainsi de suite. Ce qui signifie que même si tu fais l’enseignement technique et que tu te retrouves dans une zone où il n’y en a pas, tu es obligé de te reconvertir et t’adapter si tu tiens encore à fréquenter. Et il y a aussi des élèves qui ne parviennent pas à aller à l’école parce que leurs fournitures ont été emportées.

L’agriculture, qui est la principale activité, a été dévastée par les inondations. Il y a deux ans, nous avons eu des inondations, mais l’intensité de cette fois-ci était plus forte que jamais. Yagoua compte 11 arrondissements et tous ont subi les affres des inondations : les habitats, les bêtes, les champs et les produits, etc. L’eau jaillit des soussols. Trois cases de notre concession ont été détruites et le bétail a péri. Dans les quartiers environnants, c’est pire que cela. Nous vivons une famine indescriptible. Nous rencontrons de nombreuses difficultés liées à l’alimentation, à l’éducation et au recasement des sinistrés.

À Yagoua où je vis, au moins 13 000 personnes ont été affectées par les inondations. Au fil des ans, la situation empire et préoccupe grandement. Au Nord, l’éducation des jeunes filles n’est pas primordiale et quand des catastrophes naturelles s’y ajoutent, cela complexifie davantage la situation. L’éducation est un droit fondamental, et aucun enfant ne devrait en être exclu.

Perturbations des télécommunications : CAMTEL n’est pas seule responsable, selon l’ART

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siège deCamtel à Yaoundé.

Contrairement aux informations largement diffusées par certains médias selon lesquelles la Cameroon Telecommunications, CAMTEL, serait entièrement à l’origine des récentes perturbations dans les services téléphoniques, la connexion Internet et d’autres services de télécommunications, il apparaît que les responsabilités se trouvent ailleurs.
En tant qu’unique fournisseur de la fibre optique dans le pays, CAMTEL s’est retrouvée devant le tribunal du peuple ces dernières semaines lorsque les abonnés de différents opérateurs de télécommunications ont commencé à faire face à des perturbations récurrentes des services.
Certains opérateurs de télécommunications privés ne se sont pas gênés de rejeter publiquement la faute sur CAMTEL.
Cependant, une descente sur le terrain effectuée par une équipe d’enquêteurs de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), la police du secteur, s’est soldée par des conclusions tout à fait contraires aux affirmations d’autres acteurs du secteur.
L’équipe de l’ART qui a visité les installations de CAMTEL a non seulement félicité l’entreprise publique, mais a également fait l’éloge de cette mastodonte pour ses énormes efforts visant le développement des infrastructures de télécommunications.
Il est ressorti de ladite descente que les origines des perturbations sont diverses avec, en pole position, les actes de vandalisme réguliers perpétrés sur les installations de CAMTEL, et les travaux de génie civil.
Selon le Directeur du Recouvrement à ART, Jules Essoh Kambo: « il arrive que des lignes de fibre optique soient coupées pendant des projets routiers. Il y a aussi les actes de vandalisme réguliers sur la fibre optique de CAMTEL qui entraîne la détérioration du service. »
Au cours de la visite, la salle des serveurs de l’opérateur de télécommunications a également été inspectée. Selon CAMTEL, le dispositif de stockage des données de l’installation n’a pas été corrompu.
« CAMTEL n’a connu qu’un dysfonctionnement interne minime. Il est de notre souhait que les opérateurs continuent à investir et à mobiliser des ressources humaines pour la maintenance de la fibre optique. Nous espérons qu’ils travailleront main dans la main pour cette cause nationale qu’est la fourniture d’un service de qualité. Nous voulons encourager CAMTEL à continuer à chercher des investissements pour améliorer la qualité des services, et nous souhaitons également que CAMTEL crée un climat de confiance avec les autres opérateurs afin qu’ensemble, ils puissent mieux gérer et entretenir la fibre optique », a insisté le responsable de l’ART.
Menée à la demande du ministre des Postes et Télécommunications, cette mission d’inspection s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions adoptées lors d’une réunion tenue aux lendemains du mouvement d’humeur dit « Mode avion » qui s’est exprimé par l’indignation des citoyens sur les réseaux sociaux en 2023, suscitée par la mauvaise qualité des services de communication mobile.
La visite d’inspection des installations de CAMTEL à Douala, qui s’est déroulée en deux temps, a été précédée d’une audience accordée à la délégation d’ART conduite par le Directeur Général Adjoint de l’Agence, Zourmba Aboubakar. La délégation a été reçue au siège de CAMTEL par son Directeur Général, Mme Judith Yah Sunday épse Achidi. L’objectif de la rencontre était de mener des discussions approfondies sur l’état et le développement du réseau de CAMTEL, d’évaluer les défis rencontrés dans la gestion des infrastructures de télécommunications, en particulier celles liées à la fibre optique, et de formuler des recommandations pour améliorer la qualité des services de télécommunications au Cameroun. Cette séance de travail entre les équipes des deux institutions terminée, lesdites équipes ont procédé à l’inspection des installations techniques de CAMTEL.
A l’issue de la visite, Madame le Directeur Général de CAMTEL s’est félicitée de la qualité des échanges et de la pertinence des observations faites par l’ART.
« Cette visite marque une étape importante dans notre engagement à fournir des services de qualité aux Camerounais. La collaboration entre CAMTEL et l’ART est essentielle pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment en matière de protection des infrastructures de télécommunications et de lutte contre le vandalisme. Nous restons déterminés à travailler en étroite collaboration avec l’ART pour assurer un secteur des télécommunications efficace et sécurisé », a déclaré Madame le Directeur Général de CAMTEL.
Pour sa part, le Directeur Général Adjoint de l’ART, Zourmba Aboubakar, a salué l’engagement de CAMTEL à se conformer aux normes réglementaires et a sollicité des investissements accrus afin d’améliorer constamment la qualité des services de l’entreprise public.
« Nos échanges ont été fructueuses et nous avons pu identifier des pistes concrètes d’amélioration. L’ART continuera à soutenir CAMTEL, qui joue un rôle stratégique dans l’écosystème des télécommunications au Cameroun, dans ses efforts pour offrir une connectivité fiable et accessible à tous les Camerounais », a-t-il promis.

La Cible d’actes de vandalisme répétés
La Cameroon Telecommunications, CAMTEL est victime d’actes de vandalisme répétés sur ses infrastructures.
Dans une récente sortie, CAMTEL a décrié ce que ses responsables qualifient d’actes de sabotage et de vandalisme sur son réseau de fibre optique, lequel est essentiel au fonctionnement d’entreprises clés à l’échelle nationale.
La sortie de l’institution est intervenue à la suite des perturbations de service qui ont suscité des inquiétudes le pays entier.
En plus d’une déclaration antérieure de CAMTEL clarifiant d’autres détails techniques pour lesquels certains de ses partenaires sont responsables, la société a maintenu que les attaques étaient des manœuvres visant à faire dérailler son rôle de leader dans l’agenda national de la transformation numérique.
Selon certaines sources, son infrastructure de fibre optique, long de 12 000 kilomètres, qui devrait bientôt être étendue de 4 000 kilomètres supplémentaires, démontre l’engagement de CAMTEL à servir la nation en tant que patron de la fibre optique qui est l’épine dorsale des communications électroniques du Cameroun.
En tant qu’acteur clé de l’ajustement numérique de la nation pour fournir l’infrastructure clé nécessaire aux efforts de développement, CAMTEL a fait preuve d’une résilience engagement multiforme.
Au milieu de cette résilience, les problèmes de connectivité ont toujours été au premier plan, mais les responsables de CAMTEL affirment que l’entreprise a la capacité et les moyens de répondre aux besoins en services d’infrastructure numérique de la société camerounaise, de la sous-région de l’Afrique centrale et au-delà.

Cameroun-Kenya : la CAF abat Eto’o en plein vol

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Samuel Eto'o arrivant au Krystal hôtel de Douala pour tenir la réunion de préparation du match

Le match Cameroun-Kenya, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 se jouera au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Dans un communiqué de presse rendu public ce 3 octobre 2024, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) en a fait l’annonce, en mentionnant que ce match était initialement prévu au stade omnisports de Japoma. Samuel Eto’o et ses hommes sont ainsi comme obligés de venir jouer dans un stade longtemps choisi par Marc Brys l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables, d’ailleurs pour ses matchs ; mais un choix que la Fécafoot a refusé depuis et se bat à exclure le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé des matchs de l’équipe nationale fanion du Cameroun.

Cette décision de la Fécafoot intervient au lendemain d’une mission d’inspection de la Confédération africaine de football (Fécafoot) au Cameroun, du 26 au 28 septembre dernier. Les experts de la CAF se sont intéressés aux différentes installations sportives comportant des stades de football, notamment le stade de la Réunification de Douala, le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, le stade omnisports de Yaoundé-Olembe, le stade omnisports de Douala-Japoma, le stade omnisports de Kouékong à Bafoussam, et le stade omnisports de Nguémé à Limbé. La CAF n’a homologué que les stades Ahmadou Ahidjo de Yaoundé et Kouékong comme pouvant accueillir les matchs des Lions indomptables pour l’heure.

Imposant à la Fécafoot de retourner à Yaoundé la mort dans l’âme. Alors que l’instance faîtière du football camerounais avait jusqu’ici campé sur Japoma. Après avoir échoué à faire jouer Cameroun-Namibie dans ce stade construit en prélude à la CAN 2021, la Fécafoot avait préféré le stade Roumde Adjia de Garoua. Une pelouse qui n’a pas été très accueillante pour les Lions indomptables. Cette fois-ci, la CAF a abattu Samuel Eto’o et ses hommes en plein vol. L’homme avait déjà unilatéralement organisé une réunion de préparation du match Cameroun-Kenya à Douala, en y conviant les autorités administratives et le ministre ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep). Court-circuitant ainsi la tutelle qui avait préalablement convoqué une réunion multisectorielle pour les mêmes fins. Au cours de cette réunion, la Fécafoot a annoncé déjà la vente des billets d’accès au stade, avant même que la CAF n’ait validé le stade.

Le Minpmeesa et la Cassid se mobilisent pour un artisanat plus compétitif

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Cette convention de partenariat vise à renforcer le secteur de l’artisanat à travers la promotion du savoir-faire local et le développement de compétences dans le domaine du design intérieur. Elle se fixe comme objectif principal d’appuyer la transformation du bois et d’améliorer la qualité des produits artisanaux. En outre, l’accord prévoit de former et d’accompagner les artisans en matière de conception, de finitions et de design, dans l’optique de contribuer à la création d’emplois et de richesses au Cameroun. Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement camerounais de promouvoir le « Made in Cameroon », en mettant en lumière le patrimoine culturel du pays tout en intégrant des éléments de modernité dans la conception des œuvres artisanales.

Le partenariat avec Cassid est également un aboutissement des discussions initiées le 6 juillet 2023 lors de l’audience accordée par le ministre des Pmeesa à S.E Rosalia Arteaga, ancienne présidente de l’Équateur et marraine de la Confédération Africaine d’Architecture d’Intérieur. Ces échanges avaient permis de poser les bases d’une coopération avec le regroupement, sous la direction de sa présidente fondatrice, Madame Léonie Bwemba, et avec la participation de plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Gabon. En signant cette convention, le Minpmeesa et la Cassid réaffirment leur engagement à promouvoir les artisans locaux et à réduire la dépendance aux importations de mobilier. L’association milite notamment pour l’implication systématique des architectes d’intérieur dans les projets de construction, qu’ils soient publics ou privés, et encourage la création de centres de formation pour les métiers de l’architecture d’intérieur au Cameroun.

Ce partenariat ouvre des perspectives prometteuses pour l’artisanat camerounais, en permettant de bâtir des synergies entre le secteur public et privé. Il contribuera à la mise en place de politiques concrètes pour la valorisation des produits artisanaux locaux, tout en offrant un cadre structuré aux artisans pour améliorer leurs compétences et accéder à de nouveaux marchés. A l’observation, cette collaboration entre les deux entités constitue une opportunité stratégique pour dynamiser le secteur de l’artisanat au Cameroun, tout en ancrant le « Made in Cameroon » dans les pratiques contemporaines de design et d’architecture intérieure.

Le Minpmeesa et l’OIM pour la réinsertion professionnelle des migrants

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Le Cameroun et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) renforcent leur collaboration pour offrir aux migrants une alternative durable à la migration : l’entrepreneuriat. L’acte s’est concrétisé le 30 septembre dernier, alors qu’Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), recevait à Yaoundé Abdel Rahmane Diop, chef de mission de l’OIM au Cameroun. Cette audience s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre les deux institutions, avec pour objectif central l’amélioration des conditions de vie des migrants, en promouvant l’entrepreneuriat comme une alternative durable à la migration. Concrètement, il s’est agi de la mise en place d’un instrument de promotion de l’entrepreneuriat par le Minpmeesa pour soutenir les migrants résidant au Cameroun ou désireux d’y retourner. Ce soutien se traduit par un accompagnement accru dans la création d’entreprises durables, un levier essentiel pour une intégration réussie. À cet effet, le département ministériel en charge des Petites et Moyennes Entreprises travaille actuellement, apprend-on, avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) sur la formulation d’un programme d’autonomisation des réfugiés et déplacés internes au Cameroun. Ce programme vise à offrir des solutions concrètes pour leur insertion socio-économique, en développant notamment des initiatives entrepreneuriales adaptées à leurs besoins.

L’audience a également permis d’évoquer la question essentielle des transferts de fonds de la diaspora, notamment la présentation du « Projet de renforcement de la gestion des ressources financières générées par la diaspora, pour soutenir le développement durable du Cameroun » et de l’« Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants ». Un programme qui a pour but la capitalisation de ces fonds, constituant un enjeu majeur pour le développement économique du Cameroun, en encourageant des investissements dans des projets entrepreneuriaux pérennes. « Sur les questions d’engagement de la diaspora, effectivement, nous avons labouré quelques idées, et je pense qu’avec M. le ministre, la question de l’entretien du lien et de la compréhension du phénomène migratoire devrait être importante, afin de créer une condition idoine pour une meilleure contribution de la diaspora au développement du Cameroun », a confié Abdel Rahmane Diop aux médias lundi dernier.

La diaspora camerounaise, par son apport financier, devient ainsi un acteur clé de la promotion des petites et moyennes entreprises au pays. Selon la Banque mondiale, les transferts de fonds effectués depuis la seule Europe vers l’ensemble du continent africain en 2023 ont atteint un montant d’environ 58 767,7 milliards de FCFA. Au Cameroun, les envois de fonds de la diaspora ont presque doublé à 650 milliards FCFA en 2022. En 2022, les travailleurs camerounais résidant à l’étranger ont transféré un montant total de 649,8 milliards FCFA (1,06 milliard USD) à destination de leur pays d’origine, selon les données du ministère des Finances. Ce n’est pas la première fois que le ministre et le chef de mission de l’OIM se rencontrent. En effet, une première audience avait eu lieu en juin 2022, au cours de laquelle ils avaient discuté des divers programmes en faveur des migrants.

Parmi ces initiatives, le « Projet de renforcement de la gestion des ressources financières générées par la diaspora » avait retenu l’attention, tout comme l’« Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants ». Lancée en 2016, l’Initiative permet en effet aux migrants qui décident de rentrer dans leur pays d’origine de le faire dans des conditions sûres, dignes et respectueuses des normes internationales relatives aux droits humains et du principe de non-refoulement. En partenariat étroit avec des acteurs étatiques et non étatiques, elle fournit une assistance aux migrants de retour dans leur pays d’origine pour les aider à redémarrer leur vie grâce à une approche intégrée à la réintégration qui vise à répondre aux besoins économiques, sociaux et psychosociaux des migrants de retour tout en incluant les communautés dans le processus de réintégration. Elle couvre et coopère étroitement avec 26 pays africains dans la région du Sahel et du lac Tchad, la Corne de l’Afrique et l’Afrique du Nord. À l’issue de cette nouvelle rencontre entre Achille Bassilekin III et Abdel Rahmane Diop, un point focal a été désigné au sein du ministère en charge des PME pour assurer le suivi des objectifs du Groupe de résultat 3 du Plan Cadre de Coopération avec l’ONU, que l’OIM pilote. Il est à noter que les interventions de l’OIM au Cameroun s’inscrivent dans son Plan Stratégique 2024-2028, qui se concentre sur trois objectifs clés : sauver des vies et protéger les migrants, trouver des solutions aux déplacements et faciliter des voies de migration régulières.

ABDEL RAHMANE DIOP, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations au Cameroun.

« L’OIM a financé un retour volontaire et la réintégration de près de 10 000 Camerounais »

Je suis venu porter un message de la directrice générale de l’OIM à M. le ministre en charge des PME, pour discuter de la question de la migration régulière et des conditions dans lesquelles la migration pourrait davantage contribuer au développement du Cameroun. Cette question a été abordée sous plusieurs angles, dont la promotion de l’entrepreneuriat pour les jeunes migrants camerounais de retour. Il va sans dire que depuis 5 ans, l’OIM, à travers ce programme financé notamment par l’UE, a assisté au retour volontaire et à la réintégration de près de 10 000 Camerounais. Aujourd’hui, la question de la pérennisation et de la durabilité de ces entreprises nous préoccupe, et cela a été abordé lors de nos échanges. Nous avons également échangé sur les conditions de l’engagement du secteur privé camerounais pour répondre à ses besoins en lien avec les migrations, mais aussi pour créer des conditions afin que ces migrations lui soient bénéfiques. Cela représente aussi une force pour la croissance du secteur privé, qui est une condition à la fixation des jeunes et à faire en sorte que la migration soit toujours volontaire et non forcée, comme on le voit souvent. Le dernier point de discussion portait sur les questions d’engagement de la diaspora. Effectivement, nous avons exploré quelques idées, et je pense qu’avec M. le ministre, la question de l’entretien du lien et de la compréhension du phénomène migratoire devrait être importante, afin de créer une condition idoine pour une meilleure contribution de la diaspora au développement du Cameroun.

Appui au développement: 13,7 milliards de FCFA de l’UE pour le Nord-Ouest et le Sud-Ouest

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Le 27 septembre 2024 à Yaoundé, un contrat d’exécution majeur a été signé entre le gouvernement camerounais et la Société allemande pour la Coopération internationale (GIZ). Ce partenariat scelle la mise en œuvre d’un projet ambitieux, baptisé « Promotion d’approches de transformation du genre pour le renforcement de la résilience de la société civile au Cameroun » (Proscig). Ce dernier s’inscrit dans un contexte de crises sociales et humanitaires, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et vise à promouvoir la participation équitable de la population au développement national.

Financé à hauteur de 21 millions d’euros (13,79 milliards de FCFA) – dont 17 millions apportés par l’Union Européenne (11,11 milliards de FCFA) et 4 millions (2,61 milliards de FCFA) par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement –, le projet se déploiera sur une période de quatre ans, jusqu’en 2028.

La cérémonie de signature a rassemblé plusieurs personnalités de premier plan, telles que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoua, ainsi que des représentants de l’Union Européenne et du gouvernement allemand.

Le Proscig ambitionne de créer un environnement favorable pour les organisations de la société civile, notamment celles œuvrant pour les droits des femmes. Il prévoit d’améliorer le cadre juridique et institutionnel qui régit leur fonctionnement, avec pour objectif de renforcer leur rôle dans la protection des populations déplacées. Ces régions, lourdement affectées par la crise anglophone, ont en effet vu leur cohésion sociale fragilisée.

Grâce à ce projet, des initiatives de dialogue et de paix seront mises en place, visant à restaurer la stabilité et à renforcer la résilience des communautés. Un autre volet du Proscig porte sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), un fléau qui touche de plein fouet les populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. Il s’appuiera sur des acteurs clés pour accompagner les victimes et les aider à retrouver une autonomie économique et sociale. Ce soutien direct s’inscrit dans une vision plus large de l’Union Européenne, qui fait de la paix, de la gouvernance et de la décentralisation les axes prioritaires de sa coopération avec le Cameroun pour la période 2021-2027

Cacao : vers une hausse de la production camerounaise de plus de 10 000 tonnes en 2024

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La production cacaoyère du Cameroun devrait connaître une légère augmentation lors de la campagne 2024-2025, selon les récentes projections de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). L’institution estime que la production pourrait atteindre 276 900 tonnes, soit une hausse de près de 10 000 tonnes par rapport à la campagne précédente.

Cette progression attendue, bien que modeste, souligne les efforts déployés pour dynamiser une filière stratégique pour l’économie camerounaise. Toutefois, le pays reste encore loin de l’objectif de 600 000 tonnes fixé en 2020 dans le cadre du plan de relance des filières cacao-café, adopté en 2014. Ce plan visait également la transformation locale de 50 % de la production, un défi encore hors de portée.

En dépit de cette stagnation autour des 300 000 tonnes de production, les perspectives pour la transformation locale restent limitées. Les infrastructures mises en place pour transformer les fèves en produits finis ou semi-finis peinent à fonctionner à plein régime, en raison de la rareté des matières premières disponibles. Cette situation entrave les efforts visant à créer davantage de valeur ajoutée et à renforcer la compétitivité du Cameroun sur les marchés internationaux du cacao. 

Hydrocarbures : Tradex réalisé un bénéfice de près de 15 milliards de F en 2023 

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En 2023, le distributeur camerounais de produits pétroliers, Trading and Exploitation S.A (Tradex), a réalisé des performances financières exceptionnelles. L’entreprise a clôturé l’année avec un chiffre d’affaires de 387,3 milliards de Fcfa, en hausse significative, et un bénéfice net qui a doublé par rapport à l’année précédente, atteignant 14,7 milliards de Fcfa. Ce résultat constitue un record historique pour la filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Ces performances ont été portées par des investissements cumulés de 8,2 milliards de Fcfa enregistrés en 5 ans, permettant à l’entreprise de développer son réseau de distribution avec la construction de 17 nouvelles stations-service et 23 installations consommateurs. Tradex a ainsi renforcé sa présence sur le marché camerounais, avec un total de 81 points de vente.

En 2023, Tradex a également enregistré des ventes impressionnantes avec plus de 803 880 mètres cubes de carburant écoulés, soit une augmentation de 30,5% par rapport à l’année précédente. Le volume de gaz domestique vendu a quant à lui atteint 113 405 tonnes métriques, en progression de 3%. 

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