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Cameroun: Les dernières exigences du FMI pour clore le programme économique et financier 2021-2025

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Alors que le programme économique et financier (PEF) triennal entre le Cameroun et le Fonds monétaire international (FMI) était censé s’achever en juillet 2024, les autorités camerounaises et l’institution de Bretton Woods ont décidé de le proroger jusqu’en 2025. Selon un communiqué publié par le ministère des Finances en décembre dernier, cette extension vise à permettre la réalisation de réformes essentielles pour garantir une clôture réussie du programme, particulièrement sur des problématiques complexes telles que la maîtrise de la dette publique, la gestion des risques climatiques et la réduction de l’inflation.

UNE SÉRIE DE RÉFORMES À IMPLÉMENTER

Dans cette perspective, le Cameroun et le FMI ont défini plusieurs actions prioritaires pour finaliser ce programme. Elles figurent dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027. Parmi celles-ci, la constitution et la gestion d’un Parc intercommunal d’engins de génie civil et d’hydraulique, sous la responsabilité du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (FEICOM). Ce projet qui fait l’objet d’une convention de prêt d’un montant de 97,2 milliards de FCFA en mai 2024, vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans les secteurs stratégiques des infrastructures et de l’assainissement hydraulique.

Un autre projet crucial est le Programme de Développement Économique et Social des Villes Secondaires Exposées à des Facteurs d’Instabilité (PRODESV2). Ce dernier cible les villes de l’arrière-pays particulièrement vulnérables aux chocs socioéconomiques, dans un contexte où la stabilité des zones urbaines secondaires apparaît «comme une condition sine qua non au développement harmonieux du territoire», souligne le gouvernement Par ailleurs, les autorités camerounaises entendent poursuivre la mise en œuvre du Projet d’Appui à l’Accélération et à l’Approfondissement de la Décentralisation et du Développement Local (PAADD).

Ce programme, qui vise la promotion de la gouvernance locale, s’inscrit, selon le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), dans la continuité des actions engagées dans le cadre du Programme national de développement participatif (PNDP). L’objectif est d’intensifier la dynamique de la décentralisation et d’améliorer les services publics locaux.

 L’OPTIMISATION DES RESSOURCES PUBLIQUES, UN AXE CENTRAL

Au-delà des réformes sur la décentralisation et le développement local, le gouvernement camerounais place la gestion des ressources humaines et financières publiques au cœur de ses préoccupations. Un des projets phares en ce sens est l’opérationnalisation du SIGIPES 2, un système informatique dédié à la gestion intégrée des personnels de l’État et de la solde. Cette nouvelle version, qui devait être déployée en 2023, ne verra finalement le jour qu’en 2025, conformément aux prévisions du ministère des Finances pour la période 2025-2027.

En parallèle, la numérisation des procédures de passation des marchés publics, à travers la plateforme e-procurement, demeure un autre enjeu crucial pour le gouvernement. Cette réforme vise à rendre les appels d’offres publics plus transparents, efficaces et compétitifs. Sa «mise en œuvre constitue un levier important pour l’amélioration de la gestion des finances publiques», rappelle Yaoundé, qui précise par ailleurs que son implémentation est l’une des exigences majeures du FMI dans le cadre de l’optimisation budgétaire.

VERS UN CONTRÔLE RENFORCÉ DE LA DETTE ET DU DÉFICIT BUDGÉTAIRE

 La prorogation du programme PEF offre au Cameroun une opportunité de réajuster ses politiques budgétaires pour maintenir la viabilité de sa dette. Le gouvernement s’est engagé à réduire le déficit primaire hors pétrole à moins de 2 % du PIB d’ici 2024, tout en limitant l’encours de la dette publique à environ 40 % du PIB. En 2023, ce ratio avait atteint 45 %, mais les projections du FMI pour 2024 prévoient une réduction à 42 %, grâce à une gestion plus rigoureuse des finances publiques.

Selon un expert en économie contacté, «l’atteinte de ces objectifs exige des efforts considérables en matière de discipline budgétaire et de rationalisation des dépenses publiques. Le programme est ambitieux, mais il repose sur des leviers concrets, tels que l’amélioration de la collecte des recettes et la maîtrise des dépenses courantes»

UN APPUI FINANCIER SUPPLÉMENTAIRE POUR CONSOLIDER LES RÉFORMES

Le soutien financier du FMI, par le biais de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), a déjà permis au Cameroun de recevoir environ 345 milliards de FCFA depuis le début du programme en 2021. À la suite de la prorogation du PEF, le pays bénéficiera de 45 milliards de FCFA supplémentaires, portant ainsi le financement total à environ 770 milliards de FCFA sur l’ensemble du programme.

Une partie de ces fonds proviendra également d’autres partenaires financiers internationaux, comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. «Cette enveloppe permettra d’offrir une certaine marge de manœuvre budgétaire pour la poursuite des réformes, tout en assurant la mise en place des infrastructures nécessaires au développement local et à la décentralisation», souligne un expert

BVMAC en 2023: Entre progression des échanges et baisse de la capitalisation

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Le compartiment «Actions» a été marqué par une seule introduction en Bourse, celle de la Société Commerciale Gabonaise de Réassurance (SCG-Ré) en janvier 2023, avec une capitalisation boursière initiale de 25 milliards de FCFA, dont 5 milliards de flottant. Cependant, la radiation de la société SIAT Gabon en février a entraîné une baisse de 32 % de la capitalisation boursière globale, qui est passée de 653 milliards à 445 milliards de FCFA. Cette diminution, conjuguée à une évolution modérée des autres titres, a contribué à une baisse de la capitalisation globale de 25,54 %, atteignant 461 milliards de FCFA en fin d’année contre 619 milliards en 2022.

Sur le plan des transactions, le marché actions a montré un dynamisme accru avec un volume échangé de 28 527 actions, soit une augmentation de 91 % par rapport à 2022. La valeur des transactions a également suivi une forte tendance haussière, atteignant 4 milliards de FCFA, soit une hausse de 168 %. L’action de la Banque Nationale de Guinée Équatoriale (BANGE) a dominé les échanges, représentant à elle seule 60 % du volume total et 89 % de la valeur des transactions, pour un montant total de 3,52 milliards de FCFA.

La Socapalm et la Régionale ont également montré des performances remarquables avec des valeurs échangées en hausse de 139 % et 54 % respectivement. Le compartiment obligataire a également connu une année dynamique avec l’admission de sept nouvelles lignes pour un encours total de 562 milliards de FCFA, en progression de 61 % par rapport aux 350 milliards de 2022. Ces nouvelles émissions incluent des obligations souveraines émanant des États du Gabon, du Tchad et du Cameroun, démontrant un regain d’intérêt pour le financement par la dette.

PERSPECTIVES ET DÉFIS DE LA BVMAC POUR L’AVENIR

 En janvier 2024, Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bvmac indiquait que l’institution qu’il dirige, compte désormais six sociétés cotées sur le compartiment «Actions» de la Bvmac, avec une capitalisation boursière atteignant 460 milliards de FCFA, soit une progression notable par rapport aux moins de 150 milliards au moment de la fusion des deux bourses. Cependant, malgré cette croissance, ce dernier déplorait le fait que le marché peine à attirer les personnes physiques. Sur une population de plus de 60 millions d’habitants, seuls 8 512 possèdent un compte-titre, a-t-il souligné à l’époque.

C’est la raison pour laquelle bien que des progrès aient été réalisés, Louis Banga Ntolo a reconnu que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour dynamiser le marché et attirer une gamme diversifiée d’investisseurs. Ce spécialiste du marché financier sous-régional a déjà élaboré un « plan Marshall » visant à faciliter l’accès aux actifs financiers, en s’appuyant notamment sur les services de mobile money, très prisés en Afrique centrale. MOBILE MONEY : UNE SOLUTION POUR

DIVERSIFIER LA BASE D’INVESTISSEURS

Dans cette optique, Louis Banga Ntolo envisage de positionner le wallet, ou portefeuille électronique, comme un moyen de paiement des actifs financiers cotés. «Cela permettra de rendre accessibles les actifs financiers en Bourse à une large gamme de population, y compris ceux ne disposant que des wallets comme mode de paiement. Nous souhaitons profiter du taux de pénétration du mobile, qui est très élevé» a-t-il déclaré.

En facilitant l’utilisation des comptes mobile money pour l’achat de valeurs mobilières, Banga Ntolo espère multiplier le nombre d’investisseurs par 1 000. La monnaie électronique bénéficie par ailleurs d’un encadrement juridique de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), offrant ainsi une sécurité et une transparence accrues pour les utilisateurs.

FRACTIONNEMENT DES TITRES : VERS UNE ACCESSIBILITÉ ACCRUE

Outre l’intégration du mobile money, le directeur général propose une autre réforme majeure pour encourager l’achat d’actions cotées à la Bvmac : le fractionnement des titres. Cette approche consiste à diviser la valeur des titres pour réduire le coût unitaire et permettre ainsi à un plus grand nombre de personnes d’accéder aux actifs de grandes entreprises à un prix d’entrée faible.

 En janvier, Louis Banga Ntolo révélait que les actions cotées à la BVMAC oscillent actuellement entre 20 000 et 200 000 FCFA, des niveaux qui demeurent inaccessibles pour une large majorité d’investisseurs potentiels. Pour la mise en œuvre de cette réforme, des concertations avec les entreprises émettrices seront nécessaires. Le directeur général de la Bvmac envisage notamment une démarche de dialogue pour obtenir leur accord, car elles sont directement impliquées dans cette transformation en vue de renforcer l’inclusion financière.

VERS UNE MODERNISATION DU SYSTÈME DE COTATION

Par ailleurs, la BVMAC a lancé un appel d’offres pour une mission d’audit externe de son système de cotation. Selon Louis Banga Ntolo, l’objectif de cet audit est de garantir la conformité de la plateforme aux normes en vigueur et de renforcer la crédibilité de la place boursière. Actuellement, la BVMAC utilise une infrastructure de cotation, le NSC V900, développée par Euronext, mais qui n’est plus sous maintenance depuis plusieurs années.

L’audit visera donc à évaluer la conformité de cette plateforme, à identifier ses points forts et ses faiblesses, et à proposer des recommandations pour une optimisation. Le processus de cotation, la sécurité des systèmes informatiques, la gestion des risques et la conformité réglementaire font partie des points essentiels examinés dans cet audit.

Pour les responsables de la BVMAC, cet audit est crucial pour assurer la transparence et la fiabilité des opérations. «La fiabilité et la transparence du système de cotation sont essentielles pour garantir la confiance des investisseurs et la fluidité des transactions», a souligné Louis Banga Ntolo.

LES CHIFFRES DE 2024

Entre avril et juin 2024, les sociétés de bourse (SDB) opérant dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont connu une baisse marquée de leur activité. Selon la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), le volume des transactions a chuté de manière significative, malgré une augmentation du nombre d’actions échangées.

En effet, au 2ᵉ trimestre 2024, le volume des transactions s’est effondré à 182 millions de FCFA, contre 14,27 milliards de FCFA au 1ᵉʳ trimestre, marquant une baisse de 98,7%. Paradoxalement, le nombre d’actions échangées a progressé, passant de 2 826 au premier trimestre à 3 895 au second trimestre (+27,45%). Au premier trimestre 2024, ce sont 82 transactions qui ont été effectuées par 13 sociétés de bourse pour un volume global de 1 570 945 titres soit une valeur 14,26 milliards de FCFA au premier trimestre 2024.

RSE:la fondation BGFI Bank va renforcer son appui à l’éducation et à la formation

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 C’est l’une des principales recommandations prises par le groupe à l’issue de ses conférences budgétaires tenues à Libreville au Gabon.

 En 2025, la fondation BGFI Bank entend faire mieux que par le passé pour soutenir  l’éducation et la formation à travers le continent. L’annonce  a été faite par la secrétaire exécutive de ladite fondation à l’issue des conférences budgétaires 2024 du Groupe qui se sont déroulées à Libreville au Gabon.   Il sera question d’ « élargir la portée de nos initiatives en ciblant des projets à grande échelle dans nos domaines clés que sont l’éducation et la formation », a indiqué  Manying Garandeau, évoquant les perspectives pour 2025. Les investissements annoncés  devront  avoir  des résultats concrets et mesurables, alignés sur les besoins des communautés et les priorités des ODD, a ajouté la secrétaire exécutive.

La fondation BGFIbank couvre plusieurs domaines d’intervention. L’éducation, la formation et la solidarité. Depuis 10 ans, ce sont plus de 100 projets qui ont déjà été soutenus par la fondation, plus de 120 bourses d’études octroyées pour 4 milliards de FCFA de subvention.

Sur l’axe éducation, les actions de la fondation BGFI Bank visent la scolarisation des enfants démunis, la rénovation et l’équipement d’écoles et de bibliothèques, la fourniture d’équipements scolaires, le financement des bourses scolaires, le financement de projets innovants dans le domaine de l’éducation etc.

Quant au volet formation,  la banque  soutient la formation professionnelle et l’insertion des jeunes, notamment des jeunes vulnérables. Ceci, en mettant un accent sur des projets visant à mettre en place des dispositifs adaptés pour répondre aux besoins de chacun. L’accompagnement à l’insertion professionnelle passe par le mentorat. La banque encourage donc l’excellence  scolaire dans le domaine scientifique et technique.

La fondation BGFI Bank est active dans 21 filiales du Groupe réparties dans 12 pays.  En dehors des actions de la fondation, la banque a passé en revue ses activités menées au courant de cette année, tout en se projetant pour 2025. «Ensemble, en alliant ambition, expertise et détermination, nous avons les moyens de propulser le Groupe BGFIBank vers de nouveaux sommets et faire de 2025, dernière étape de notre plan d’entreprise « Dynamique 2025 », une année d’excellence pour l’ensemble de nos parties prenantes »,  a indiqué Henri-Claude Oyima, PDG du groupe BGFI Bank.

Accidents de la route : Ngalle Bibehe veut lui-même contrôler la circulation des gros porteurs

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Face à la recrudescence des accidents de la route, le ministre des Transports (Mint) vient de prendre de nouvelles mesures anticipatives. Les opérateurs du secteur des transports en commun sont désormais tenus : « l’installation d’un système de gestion et de suivi centralisés du transport interurbain dans tous les véhicules effectuant le transport des produits divers ou dangereux , notamment les produits de carrière, les grumes, les hydrocarbures, et tout autre produit ». En clair, il s’agit d’un système de géolocalisation contrôlable par l’administration publique. « Les propriétaires de véhicules déjà équipés d’un système similaire devront se rapprocher de la direction des transports routiers pour vérification de la compatibilité et interconnexion avec le système agréé par le ministère des Transport», prévoit-il. En fixant le délai au 31 décembre 2024. Passé ce délai, « seuls ceux équipés dudit système seront autorisés à circuler», prévient le ministre Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe.

Par ailleurs le Mint prévoit un dispositif plus préventif et qui n’est pas contraignant au quotidien. Il s’agit de « la mise en place d’un mécanisme périodique efficace à l’endroit des conducteurs qui garantit un temps de repos, un recyclage en conduite défensive ainsi qu’un bilan médical d’aptitude à la conduite, sous l’encadrement des services techniques compétents» du ministère en charge des transports.

Cette mesure survient quelques jours après l’accident du quartier Mimboman à Yaoundé, qui a impliqué un camion transportant un conteneur. Lequel s’est renversé sur deux véhicules de petit calibre. Plusieurs autres camions et bus de transport en commun ont été impliqués dans des accidents non plus seulement sur le Triangle de la mort (axes Yaoundé-Douala, Douala-Bafoussam et Bafoussam-Yaoundé), mais sur plusieurs axes routiers de la République comme à Kombé sur l’axe Yaoundé-Ebolowa. Si les enquêtes prescrites par le ministère des Transports à chaque fois pointent très souvent le défaut technique des véhicules ou l’erreur humaine. D’où cette autre paquet de mesures envisagées par le patron des transports au Cameroun. L’Etat, lui, reste attendu pour la qualité des infrastructures de plus en plus décriée tant elles présentent un état de dégradation très avancé pour beaucoup de routes nationales, pour ne prendre que celles-là.

FRANÇOISE MBANGO ETONE : « Mener les jeunes vers ces professions du sport encore méconnues »

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FRANÇOISE MBANGO, fondatrice de l’Institut des Sports et de l’Education Physique Françoise Mbango (ISEP–FM)

Quels sont les débouchés professionnels disponibles pour les jeunes au sein de l’industrie sportive camerounaise ?

 Le sport regorge de nombreux métiers encore méconnus des jeunes. Ce camp de formation leur permet donc de mieux connaître ces métiers, de comprendre l’impact et l’importance d’une formation longue et académique, et de les encourager à se former et à s’engager dans l’entrepreneuriat dans ce domaine. Certains métiers dans le domaine du sport leur sont ainsi présentés pendant cette période de formation. Par exemple, la kinésithérapie, la médecine du sport, les experts en droit du sport, les négociateurs de contrats sportifs, la diététique sportive et les nutritionnistes spécialisés dans le sport. Ce sont des métiers variés qu’ils découvrent au camp, et cette exposition leur permet de choisir la voie de formation qui pourrait les mener vers ces professions encore largement méconnues. Comme nous l’avons vu tout à l’heure lors de la présentation, par exemple, la médecine est un domaine vaste, mais il existe une spécialisation dans la médecine sportive. Au-delà d’une formation généraliste, il est possible de se spécialiser dans ce type de métier. L’enjeu est d’abord de sensibiliser et d’informer les jeunes sur les possibilités de formation.

Le sport peut-il être un moteur de développement ?

Chacun d’entre nous, je pense, doit, d’une manière ou d’une autre, apporter un minimum, aussi modeste soit-il, pour justement contribuer à poser des bases solides pour que le sport devienne véritablement un moteur de développement et ait un impact concret sur l’économie. À ce titre, il m’a toujours semblé regrettable de ne pas pouvoir être utile à notre mouvement sportif, camerounais et africain, car je n’étais impliqué nulle part. Vous le savez sans doute : vous ne me voyez dans aucune structure ou initiative sportive, que ce soit au Cameroun ou en Afrique, malgré tous mes titres. Cependant, cela ne m’a pas empêché de trouver un moyen d’aider cette jeunesse et de soutenir notre sport camerounais.

Qu’est-ce que vous avez fait pour le développement du mouvement sportif camerounais ?

Après quinze années de sport de haut niveau et de nombreuses victoires, j’ai voulu mettre cette expérience au service de la nation et des jeunes. Au Cameroun, le sport est une véritable culture. Tout le monde aime le sport, pratiquants ou non, chacun apprécie une discipline et vibre pour le sport. C’est l’un des rares domaines où l’on peut vraiment rassembler les gens et créer une unanimité. On l’a vu à Paris (pendant les Jeux Olympiques, Ndlr), pendant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), et même tous les week-ends dans nos clubs locaux. Le sport reste un puissant vecteur d’unité. Dans cette optique, j’ai voulu être utile en transmettant ce que j’ai appris durant ces années et en laissant un patrimoine pour la jeunesse camerounaise et le mouvement sportif. J’ai donc créé le programme « African Jump », qui travaille dans trois secteurs d’activité. Le premier est évidemment le sport, où nous agissons principalement dans la détection et l’accompagnement des talents, ainsi que dans les activités spécifiques à ce domaine. Dans le secteur de l’éducation, j’ai développé deux projets. Le premier vise à encourager la jeunesse au bilinguisme en offrant des bibliothèques dans les écoles, projet que je mène depuis au moins huit ans dans plusieurs régions. Le second, plus ambitieux, est l’ouverture d’un institut d’éducation physique et sportive pour accompagner l’État dans sa mission de formation des jeunes aux métiers du sport. Cet établissement, l’Institut Françoise Mbango, est le premier à recevoir les agréments du ministère de l’Enseignement supérieur, pour la tutelle académique, et du ministère des Sports et de l’Éducation physique, pour la tutelle technique. Ainsi, nous sommes habilités à délivrer des diplômes d’État et comptons déjà trois promotions de diplômés en BTS, ainsi qu’une promotion en management des organisations sportives pour les licences, sous la tutelle de l’université de Ngaoundéré. Nous en sommes maintenant à notre cinquième année. J’ai ouvert cet institut de sport, qui entre maintenant dans sa cinquième année d’existence. Nous avons déjà eu trois promotions, dont 100 % en BTS, et la première promotion en licence de management des organisations, sous la tutelle de l’Université de Ngaoundéré. À l’institut, nous accueillons ceux qui sont qualifiés pour des formations de niveau supérieur, c’est-à-dire ayant le baccalauréat ou un niveau équivalent. Nous offrons plusieurs filières, comme celles des Sciences et Techniques des Activités Physiques et sportives (STAPS), qui forme des professeurs de sport et des entraîneurs sportifs, et le management du sport, qui prépare à la gestion des infrastructures sportives. J’ai également ouvert un centre de formation professionnelle, car j’ai constaté que beaucoup de jeunes passionnés par le sport ne possèdent pas le baccalauréat, condition nécessaire pour intégrer l’enseignement supérieur. Nous avons eu l’honneur de recevoir l’agrément du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui est venu aujourd’hui à l’Institut pour marquer son soutien. C’est une grande avancée dans ma carrière, car ce centre permet de lancer un programme de formation pour les jeunes. Nous avons compris que, pour beaucoup d’entre eux, les métiers du sport restent peu connus. Ainsi, en plus de former les athlètes, nous avons lancé une campagne de découverte des métiers du sport pour ceux qui souhaitent travailler dans ce domaine sans être eux-mêmes sportifs de haut niveau. Nous avons donc accueilli cette semaine le ministre de l’Emploi et la Formation professionnelle, ainsi qu’une cinquantaine de jeunes pour une formation de deux semaines, bien que plus d’une centaine soient venus. À l’issue de ce camp, ils auront une meilleure compréhension des possibilités professionnelles dans le domaine sportif et pourront envisager des formations spécialisées. De plus, nous développons constamment de nouvelles formations au sein de l’institut pour permettre aux jeunes de se former ici, au Cameroun, avec la perspective d’approfondir leurs connaissances à l’étranger par la suite.

Comment les sportifs de haut niveau peuvent-ils contribuer au développement du mouvement sportif dans leur pays ?

Je pense qu’il est important de montrer ce que l’on peut accomplir en tant que sportif de haut niveau, quel que soit notre parcours. Nous avons tous quelque chose à offrir à notre pays. Je suis fier d’avoir trouvé une voie pour contribuer, par l’expérience que j’ai acquise, au développement du mouvement sportif camerounais, avec l’espoir d’un soutien durable pour un impact réel.

Adamaoua : 3 144 munitions saisies

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La mission Halte au commerce illicite (Halcomi) ont effectué une saisie record au poste contrôle de Tchabal, dans le département de la Vina, région de l’Adamaoua. Les gabelous de cette mission ont saisi 3 144 munitions d’armes de guerre et de pistolets automatiques, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2024. L’information a été rendue publique par Edwin Fongod Nuvaga, le Directeur général des douanes, au cours de la réunion hebdomadaire de service lundi dernier. On apprend de la communication des Douanes que ces munitions étaient dissimulées dans un bus de transport en commun parti de Maroua pour Yaoundé.

Le détail des munitions Saisies

Cela rentre dans le cadre des missions principales assignées à cette administration, dont le principal cadre de travail est de veiller sur les portes d’entrée du pays. Dans un contexte marqué par des crises sécuritaires dans le Golfe de Guinée, et surtout les deux guerres internes que mène le pays contre la secte Boko Haram et les séparatistes anglophones, la douane est plus que jamais impliquée dans les missions sécuritaires régaliennes de l’Etat. Et de plus en plus les armes et véhicules de contrebande sont saisis par les éléments d’Halcomi.

ie de la cargaison

La réunion que présidait le DG des Douanes lundi dernier portait sur la préparation de la session parlementaire de novembre dédiée à l’adoption du budget de l’Etat pour l’exercice 2025, ainsi que sur le suivi-évaluation des recommandations précédemment formulées et la présentation du monitoring des éléments de la taxation des marchandises. Dans la circulaire du président de la République fixant les orientations de la prochaine Loi de finance, Paul Biya a prévu en matière de politique douanière, « la lutte contre le blanchiment des capitaux et le crime organisé, la poursuite du renforcement de la démarche partenariale auprès de tous les acteurs de la chaîne logistique, ainsi que la réduction des coûts et délais de passage des marchandises ; l’amélioration continue de la gouvernance douanière, à travers la lutte contre les mauvaises pratiques ». Edwin Fongod a davantage sensibilisé ses collaborateurs sur le volet sécuritaire des prérogatives de son administration.

Budget 2025: Les orientations de Paul Biya sur la fiscalité et la dette

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En zone Cemac, la croissance devrait s’établir autour de 3,3 % pour 2024 et se stabiliser à 3,1 % en 2025. Quant au Cameroun, les prévisions économiques pour 2025 annoncent un taux de croissance de 4,4 %, un objectif ambitieux qui s’appuie sur la stabilité macroéconomique et le renforcement des investissements dans des secteurs porteurs.

PRIORITÉS DE L’ACTION PUBLIQUE POUR 2025

La circulaire du président de la République fixe des priorités pour l’année 2025, à commencer par la sécurité nationale, qui reste une préoccupation majeure. La consolidation de la veille sécuritaire et le processus de désarmement, démobilisation et réintégration sont au cœur des actions envisagées pour maintenir la paix et la stabilité intérieure.

Ces mesures s’accompagnent d’un soutien accru aux régions touchées par des crises sécuritaires, notamment le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord. Sur le plan économique, l’accent est mis sur la transformation industrielle pour renforcer le tissu productif national.

 Dans ce cadre, le gouvernement prévoit de poursuivre la mise en œuvre du Programme d’Impulsion Initiale (P2I), destiné à soutenir financièrement le secteur industriel. Parmi les initiatives prioritaires, on retrouve le Plan Intégré d’Import-Substitution Agro-Pastoral et Halieutique (PIISAH), visant à accroître l’autosuffisance alimentaire par la promotion de la production locale. Le développement des infrastructures énergétiques est également au centre des priorités, notamment avec la mise en service du barrage de Nachtigal et le démarrage des travaux du barrage hydroélectrique de Kikot.

UNE POLITIQUE BUDGÉTAIRE ORIENTÉE VERS LA CROISSANCE INCLUSIVE

 L’orientation budgétaire pour 2025 poursuit un double objectif de consolidation des finances publiques et de soutien aux secteurs porteurs. Sur le plan des recettes, Paul Biya prescrit comme priorités, l’optimisation de la mobilisation des ressources internes non pétrolières, grâce à une expansion de l’assiette fiscale et une lutte renforcée contre la fraude. Pour accompagner cette dynamique de mobilisation des recettes, Paul Biya souligne l’importance de faciliter l’accès au financement des entreprises et soutenir l’initiative privée.

A ce titre, des mesures fiscales doivent être mises en place «pour encourager l’investissement privé et la création d’emplois, notamment par le biais de réformes fiscales et douanières», souligne la circulaire présidentielle. Ces dernières viseront, entre autres, «la facilitation des échanges, la lutte contre les pratiques frauduleuses et l’alignement des incitations douanières sur les objectifs de patriotisme économique et d’import-substitution», peut-on lire dans ce document.

VERS UNE MEILLEURE GESTION DES DÉPENSES PUBLIQUES

 Le budget 2025 va également mettre l’accent sur la maîtrise des dépenses, avec un recentrage des investissements sur les projets structurants et la rationalisation des dépenses de fonctionnement. Pour y parvenir, le chef de l’Etat recommande un encadrement strict des dépenses salariales afin de préserver la soutenabilité financière, tandis que les dépenses d’investissement continueront à se concentrer sur des infrastructures essentielles.

En outre, souligne Paul Biya, «Les projets seront inscrits au budget en fonction de leur degré de maturité et de leur pertinence socio-économique, avec un suivi accru des impacts sur le développement local». Le volet social reste prioritaire dans ce cadre budgétaire, avec des programmes de soutien au pouvoir d’achat des ménages vulnérables et un renforcement des infrastructures scolaires et hospitalières.

Un effort particulier «sera porté sur la mise en place du registre social unifié et l’élargissement du projet Filets Sociaux, afin d’accroître la résilience des populations les plus fragiles», précise la circulaire présidentielle, qui souligne également la nécessité de renforcer la formation technique et professionnelle pour adapter les compétences aux besoins du marché local.

UNE GOUVERNANCE AMÉLIORÉE ET UNE TRANSPARENCE RENFORCÉE

 Sur ce segment, le cadrage fait par le président de la République Paul Biya, fixe comme priorités le renforcement de la transparence et l’efficacité dans la gestion des finances publiques. Pour le président, l’amélioration de la gouvernance passe par une politique de décentralisation accrue, qui implique le transfert des ressources aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) pour favoriser le développement local. La circulaire mentionne aussi des initiatives pour accroître la transparence des dépenses, en instaurant des audits réguliers et en optimisant le processus de budgétisation pour limiter les arriérés de paiement.

En matière de gestion de la dette, la politique d’endettement doit rester prudente, avec un recours prioritaire aux emprunts concessionnels pour financer des projets à fort impact socio-économique. L’accent est également mis sur le développement du marché domestique de la dette, afin de diversifier les sources de financement et de minimiser les risques de refinancement.

DÉFIS ET PERSPECTIVES POUR 2025

 Si les ambitions budgétaires de 2025 témoignent de la volonté de renforcer la résilience économique et sociale du Cameroun, elles n’en restent pas moins confrontées à des défis majeurs. L’inflation, qui devrait atteindre 4 % en 2025, et la volatilité des marchés internationaux, notamment pour le pétrole, posent des contraintes importantes

Infrastructures et Fiscalité : les Patronats d’Afrique centrale sonnent l’alarme

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Dans un contexte économique marqué par des défis croissants, les dirigeants des organisations patronales d’Afrique Centrale se sont réunis au début de ce mois à Douala sous l’égide de l’Union des Patronats d’Afrique Centrale (UNIPACE) pour une assemblée générale décisive. Les discussions ont porté sur l’état critique de l’économie en Afrique Centrale. Conduite par Célestin Tawamba, président en exercice de ce regroupement et du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), cette réunion a réuni les principaux acteurs économiques de la région : le Groupement Interprofessionnel de Centrafrique (GICA), la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), l’Union Patronale et Interprofessionnelle du Congo (UNICONGO), et le Conseil National du Patronat Tchadien (CNPT).

Face à la persistance des freins structurels, les dirigeants ont dressé un constat préoccupant : une économie sous-régionale qui peine à se stabiliser et des entreprises en difficulté. « Les pesanteurs structurelles pèsent lourdement sur la compétitivité de nos entreprises et freinent le développement de nos nations », a déclaré M. Tawamba en ouvrant l’assemblée. Premier sujet sur la table : les infrastructures de transport et d’énergie. Selon les membres de l’Unipace, l’absence de réseaux de transport fiables entrave gravement les échanges commerciaux entre les États de la sous-région. En l’absence de routes et de réseaux énergétiques solides, les coûts logistiques grimpent en flèche, freinant toute tentative de croissance. « Sans infrastructures adéquates, le commerce et la coopération sous-régionale ne pourront jamais atteindre leur plein potentiel », a martelé un des présidents présents.

 Les responsables patronaux ont unanimement appelé les gouvernements de la sous-région à prioriser la construction et la modernisation des infrastructures comme moteur de croissance économique. Le message est clair : l’amélioration de ces réseaux est un pilier essentiel pour la stimulation de l’économie régionale. Le second défi identifié est le besoin d’une politique commune pour attirer les investisseurs. Actuellement, disent-ils, la sous-région souffre d’une disparité fiscale qui décourage l’implantation d’entreprises et nuit à la croissance des entreprises locales. Les dirigeants des patronats ont donc plaidé pour une fiscalité de développement harmonisée et compétitive qui permettrait à l’Afrique Centrale d’attirer plus d’investissements étrangers et de dynamiser les investissements nationaux. « Il est urgent de mettre en place des mécanismes fiscaux qui favorisent la création de richesses et soutiennent les entreprises de la région », a ajouté Tawamba. Il a notamment insisté sur l’importance de développer une fiscalité adaptée aux réalités économiques des pays de la sous-région pour encourager une croissance durable.

RENFORCER L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE SOUS-RÉGIONALE

L’organisation patronale de l’Afrique Centrale a réitéré pendant cette assise l’importance d’intensifier les politiques d’intégration économique. Pour ces acteurs du secteur privé, le potentiel des échanges commerciaux intra-régionaux est loin d’être pleinement exploité. Ils appellent donc à un renforcement de l’intégration sous-régionale, notamment en facilitant la circulation des biens et des services. « Nous devons voir l’intégration économique comme une solution incontournable pour améliorer la compétitivité de nos entreprises et soutenir notre développement », a affirmé un des dirigeants présents. En ouvrant les frontières commerciales, les États pourraient permettre aux entreprises locales de croître et de diversifier leurs marchés. A Douala, les leaders des patronats d’Afrique Centrale se sont engagés à participer activement à la croissance économique inclusive pour le bien de tous. Ceci au travers une étroite collaboration avec les gouvernements, les institutions régionales et les partenaires internationaux pour surmonter ces défis. « Ensemble, nous pouvons bâtir une Afrique Centrale prospère, résiliente et connectée », a déclaré Célestin Tawamba lors de son discours de clôture.

Accidents électriques : les entreprises outillées

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 Des responsables des PME du secteur électrique ainsi que des cadres des directions techniques des grandes entreprises ont été sensibilisés à l’occasion d’une rencontre initiée par la bourse de sous-traitance à Douala.

  La  Bourse de Sous-traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP-CMR) a organisé les 23  et 24 octobre 2024 à Douala, un séminaire de formation des entreprises du secteur électrique.  La rencontre qui s’est tenue à la Chambre de commerce était axée sur la thématique de la  prévention des accidents électriques: stratégie préventives et réactives.

Les participants  étaient des responsables des PME du secteur électrique mais aussi  des cadres des directions techniques des grandes entreprises. Au cours des deux jours, ils ont été sensibilisés sur les risques  liés aux accidents électriques dans leurs environnements de travail respectifs. « Ce séminaire nous donne la possibilité de sensibiliser davantage les intervenants et les participants à connaître ce qu’est qu’un accident électrique qui est l’exposition aux dangers suite aux ouvrages électriques. L’accident peut survenir sur plusieurs ordres. Ça peut être suite à court-circuit, suite à un incendie ou suite à la manipulation des câbles électriques par des personnes inexpertes ou suite à la défaillance du système électrique », explique l’un des formateurs, Philibert KOUNGOUE par ailleurs expert QHSE  chez Eneo.

 C’était aussi l’occasion pour les entreprises membres de la bourse de sous-traitance de partager leurs expériences et meilleures pratiques en matière de sécurité électrique. Surtout des pratiques adaptées aux réalités locales. A terme,  ces entreprises pourront ainsi, mieux adopter des stratégies  pour prévenir  les risques d’accidents électriques. « Se former nous permet d’abord de prendre conscience des risques ; ensuite on va prendre des mesures préventives. Au sortir de ce séminaire je comprends par exemple l’importance d’avoir un expert QHSE qui est celui-là qui va servir de rampe pour rappeler à chaque fois qu’il y a tel risque et que par rapport à ce risque il faut réagir à temps pour éviter un accident », se réjouit  Stéphanie Demnie, responsable d’une PME.

 Des grandes entreprises telles que le port de Kribi ont participé à la formation. « Cette thématique est importante pour nous par ce que le PAK dispose d’un réseau de distribution intra muraux et extra muraux. Le port gère lui-même près de 12 postes électriques à l’extérieur du port et à l’intérieur du port nous avons un réseau de distribution moyenne tension. Des postes de 30 000 volts de 10 000 et c’ est la direction technique qui gère tout cela donc ma sécurité électrique est très importante pour nous » indique   Lionel Mbouozougui, du port de Kribi. 

La Bourse de sous-traitance est un Groupement d’Intérêt Economique multisectorielle d’entreprises qui a pour mission de développer les relations d’affaires et améliorer la compétitivité des entreprises.  Elle fournit aux entreprises locales manufacturières les outils et les services qui améliorent leurs performances, pratiques et leur permettent d’accéder aux marchés de sous-traitance industrielle.

Interview

Evariste YAMENI, Directeur Exécutif de la BSTP-CMR

 «  Cette formation va contribuer à la réduction des coûts associés aux accidents »

 Il souligne l’importance de la problématique  des accidents électriques, en déclinant l’intérêt d’une telle formation pour les entreprises.

Pourquoi un séminaire sur la prévention des accidents électriques?

La Bourse de Sous-Traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP) joue un rôle crucial dans le développement économique du Cameroun en facilitant les partenariats stratégiques entre entreprises locales et internationales. Cependant, malgré des avantages indéniables, le secteur industriel et les activités de sous-traitance sont souvent confrontés à des risques élevés liés à la sécurité et à la santé au travail. Parmi ces risques, les accidents électriques représentent une préoccupation majeure en raison de leur potentiel de causer des dommages graves et même mortels aux travailleurs. Avec une économie en croissance et une augmentation significative des infrastructures industrielles, la sécurité des travailleurs et la réduction des risques d’accidents électriques deviennent des impératifs urgents. Les membres de la BSTP opèrent dans des environnements diversifiés et souvent complexes, où les risques électriques peuvent être omniprésents. Les activités de construction, de maintenance et d’exploitation nécessitent une vigilance constante pour assurer la sécurité des travailleurs et la protection de ces infrastructures. C’est bien cela, entre autres raisons qui justifient l’organisation de ce séminaire.  

Concrètement, quelle est la pertinence de cette problématique pour les entreprises ?

En renforçant les normes de sécurité électrique, nous contribuons à la promotion d’environnements de travail sûrs et à la réduction des coûts associés aux accidents et aux interruptions de production. La collaboration entre AFRILEAD et la BSTP permet de combiner l’expertise technique en Sécurité, Santé au Travail (SST) avec la connaissance approfondie des besoins spécifiques du secteur de la sous-traitance et du partenariat. Cette synergie garantit la pertinence et l’impact des sessions de formation et des discussions prévues lors du séminaire de formation.

Nous visons à générer un impact durable sur la culture de sécurité des entreprises membres de la BSTP. En promouvant une approche proactive et préventive face aux risques électriques, nous anticipons une réduction significative des accidents de travail et une amélioration de la productivité globale des entreprises participantes. Il est particulièrement adapté aux besoins actuels du secteur, en tenant compte des défis spécifiques rencontrés par les entreprises de la BSTP en matière de sécurité électrique. Les contenus ont été soigneusement sélectionnés pour répondre aux préoccupations réelles et aux situations rencontrées sur le terrain.

En quoi est ce que les participants seront édifiés?

Ce séminaire de formation vise à fournir aux participants les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour prévenir efficacement les accidents électriques. En facilitant les échanges d’expériences et les meilleures pratiques entre les entreprises membres pour améliorer leurs stratégies préventives et réactives en matière de sécurité électrique. L’événement vise à renforcer les capacités des entreprises membres de la BSTP en matière de sécurité électrique. Cette initiative s’aligne étroitement avec les priorités nationales du Cameroun en matière de sécurité au travail et de développement durable.

Electricité : Eneo et l’Arsel mettent fin aux disparités tarifaires

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À compter du 1er novembre 2024, les clients d’Eneo verront une refonte majeure des tarifs d’électricité, qu’ils soient abonnés au service prépayé ou postpayé. L’Agence de régulation du secteur de l’Électricité (Arsel) a en effet annoncé une réforme visant à harmoniser les grilles tarifaires entre ces deux types de facturation, supprimant ainsi les écarts qui subsistaient depuis plusieurs années. «Cette initiative s’inscrit dans un effort de transparence et d’équité pour les clients de l’entreprise Eneo, concessionnaire de la distribution d’énergie électrique au Cameroun», souligne Eneo.

 Les systèmes prépayé et postpayé diffèrent par leur fonctionnement. Le prépayé, introduit pour offrir des tarifs attractifs aux utilisateurs, permet de consommer de l’électricité après achat de crédit, un peu comme pour une carte de téléphone. Il présente l’avantage d’une meilleure maîtrise de la consommation, car l’utilisateur achète une quantité définie de kWh en fonction de son budget.

En revanche, le système postpayé repose sur une facturation à terme échu : l’abonné paie sa facture après avoir consommé l’énergie au cours du mois. Depuis 2012, ces deux types de clients étaient soumis à des tarifs différents, l’Arsel ayant laissé une tarification préférentielle aux utilisateurs du prépayé pour en encourager l’adoption.

 DISPARITÉS ET CONSTAT DE L’ARSEL

En 2022, une étude de l’Arsel a révélé des disparités significatives entre les clients prépayés et postpayés, tant au niveau des tranches de consommation que du coût du kilowattheure (kWh). En pratique, les utilisateurs du prépayé bénéficiaient de tarifs plus avantageux sur certaines tranches de consommation, rendant ce mode de paiement plus populaire.

Ces conditions préférentielles ont permis l’essor de cette formule, au point qu’environ 34 % des installations d’Eneo, soit près de 800 000 compteurs, fonctionnent aujourd’hui en mode prépayé. Ce développement rapide a poussé le régulateur à repenser le modèle pour assurer une équité entre les clients, quel que soit leur type de facturation.

NORMALISATION TARIFAIRE

La réforme engagée vise ainsi à établir une grille tarifaire unique pour l’ensemble des clients, basée sur celle de 2012. Les nouvelles dispositions imposent à Eneo d’uniformiser les tarifs appliqués aux abonnés, éliminant les disparités de prix entre les consommateurs en prépayé et en postpayé.

Selon Arsel, cette initiative devrait permettre aux ménages d’accéder à des coûts d’électricité plus cohérents et adaptés à leur usage. Si la mesure vise l’équité, elle pourrait néanmoins entraîner des ajustements pour certains utilisateurs, notamment ceux dont la consommation dépasse les seuils de leur catégorie tarifaire actuelle.

DES TRANCHES DE CONSOMMATION MIEUX DÉFINIES

Pour concrétiser cette harmonisation, la réforme introduit de nouvelles tranches de consommation adaptées aux profils des usagers. Les clients résidentiels, par exemple, seront segmentés selon des paliers précis : de 0 à 110 kWh, de 111 à 200 kWh, et au-delà de 200 kWh par mois. Un utilisateur consommant entre 111 et 150 kWh, verra son tarif passer de 50 FCFA à 79 FCFA par kWh, soit une augmentation significative pour ceux qui sortent des tranches promotionnelles.

Cependant, une étude d’impact commandée par Eneo tempère cette perspective : 91,3 % des clients devraient voir une stabilité ou une baisse de leur facture, tandis que seuls 8,7 % pourraient observer une augmentation.

Les hausses concerneraient principalement les foyers bénéficiant auparavant de tarifs promotionnels qui les faisaient déroger à la grille standard. Accompagnement et suivi des abonnés Pour accompagner la transition, Arsel prévoit une catégorisation spécifique des abonnés. Les clients existants seront affectés à des groupes de consommation sur la base de leur historique d’usage, afin de mieux calibrer les tarifs appliqués. Les nouveaux abonnés, quant à eux, se verront attribuer une catégorie après une évaluation initiale de leur profil de consommation.

 Ces catégories seront réévaluées chaque mois pour mieux refléter l’évolution des habitudes de consommation, garantissant ainsi une tarification dynamique et plus ajustée aux besoins réels des ménages.

CONCERTATION AVEC LES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS

Soucieuse de faire comprendre les enjeux de cette réforme, l’Arsel a organisé une séance de concertation le 23 octobre dernier avec des représentants des associations de consommateurs. Cette rencontre avait pour objectif de discuter des modalités de mise en œuvre de la réforme et de répondre aux préoccupations des usagers quant aux changements tarifaires. Dès le 1er novembre 2024, Eneo, sous l’impulsion de l’Agence de régulation du secteur de l’Électricité (Arsel) va mettre en œuvre une réforme visant à harmoniser les tarifs d’électricité pour les clients prépayés et postpayés.

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