mercredi, mai 20, 2026
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Sécurité alimentaire : manger sain au Cameroun coûte 1 952 FCFA par jour

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Un chiffre, 1952 FCFA. C’est ce qu’il faudrait, chaque jour, pour se nourrir sainement au Cameroun, selon un rapport publié en 2024 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). À l’échelle continentale, ce coût reste légèrement inférieur à la moyenne africaine, établie à 2125 FCFA (3,74 dollars). Pourtant, derrière ce montant en apparence modeste se cache une réalité bien plus complexe : pour une large frange de la population camerounaise, manger sainement reste un luxe inaccessible.

Basé sur les apports nutritionnels et caloriques essentiels (2 330 kcal par jour), le Coût d’une Alimentation Saine (CoHD) est un indicateur qui prend en compte six groupes d’aliments : féculents, légumineuses, fruits, légumes, produits d’origine animale, huiles et graines. Il est ajusté selon la parité de pouvoir d’achat, ce qui permet une comparaison entre pays. Mais en pratique, même ce seuil minimal est au-dessus des moyennes quotidiennes de millions de Camerounais. Dans les zones rurales et périphériques, où les revenus stagnent souvent en dessous de 1150 FCFA (2 dollars) par jour, cette alimentation « saine » devient un idéal hors de portée. « Ce n’est pas tant l’absence de denrées qui est en cause, mais plutôt leur accessibilité économique », explique un analyste du secteur agricole.

En effet, même dans les régions où les marchés sont bien approvisionnés, les produits nécessaires à une alimentation équilibrée, légumes frais, protéines animales et fruits restent souvent inabordables pour les foyers les plus modestes. Comme le Cameroun, plusieurs pays de la sous-région Afrique centrale sont confrontés aux mêmes obstacles. Au Tchad, il faut débourser en moyenne 1 900 FCFA (soit 3,3 dollars) par jour pour accéder à une alimentation saine, contre 2 010 FCFA (3,5 dollars) en République centrafricaine, et près de 3 070 FCFA (3,6 dollars) au Congo. Des écarts de prix relativement modestes, mais qui masquent des défis structurels similaires : faibles revenus, accès limité aux marchés, et forte vulnérabilité des ménages ruraux.

Au Gabon et en Guinée équatoriale, la barre symbolique des 2 300 FCFA (4 dollars) est franchie, faisant de l’alimentation équilibrée un objectif encore plus lointain pour les populations les plus précaires. Malgré des terres fertiles, l’accès à une alimentation variée reste un défi majeur au Cameroun, entravé par trois obstacles majeurs. D’abord, le coût des produits frais demeure inabordable pour une population dont 38,6 % vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 813 FCFA par jour, ce qui représente environ 10 millions de personnes selon la 5e Enquête camerounaise auprès des ménages (ECam5), dont l’institut national de la statistique (INS) a publié les résultats en avril 2024.

Rendant les 1950 FCFA quotidiens nécessaires pour une alimentation saine hors de portée. Ensuite, la fracture géographique complique l’approvisionnement. Si l’oignon de Maga, dans la région de l’Extrême-nord est trois fois moins cher qu’à Yaoundé, dans le Centre, son acheminement exige dix heures de route, entraînant des pertes importantes. Enfin, la culture alimentaire. Dans de nombreuses familles, la consommation repose encore majoritairement sur des féculents bon marché (manioc, riz, plantain), faute d’éducation nutritionnelle ou par simple souci économique. Or, la diversité alimentaire, essentielle à une bonne santé, est souvent perçue comme un caprice ou un luxe.

Le rapport de la FAO sonne comme un avertissement et une feuille de route. Pour l’organisation onusienne, il ne suffit pas de produire plus, encore faut-il mieux structurer les circuits d’approvisionnement, réduire les inégalités territoriales et renforcer la sensibilisation. Pour le Cameroun, cela implique de stimuler la production locale diversifiée, d’investir dans des infrastructures de marché et de faciliter la circulation des produits agricoles vers les zones de grande consommation, notamment les centres urbains. À l’heure où le pays poursuit sa politique d’import-substitution, ces données rappellent un enjeu fondamental de la sécurité alimentaire qui ne se résume pas à remplir les assiettes, mais à garantir un accès équitable à une alimentation saine. Un défi stratégique pour les autorités, dans un contexte de croissance démographique et d’urbanisation rapide.

Présidentielle 2025: Fame Ndongo corrige la copie de René Sadi sur le cas Biya

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Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a cacophonie au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), au sujet de la présidentielle d’octobre prochain. Alors que l’on assiste à une floraison de candidatures annoncées, à quatre jours du délai de convocation du corps électoral, Paul Biya n’a pas encore annoncé s’il sera candidat. Dans un contexte où son parti est en ébullition: depuis 2011, il n’y a plus eu de congrès. Le 3 novembre 2016, le Bureau politique avait reconduit le président national à la tête du parti,  »jusqu’au prochain congrès ». Du coup, la légitimité de l’homme est en debat. Et le silence du président sortant, alimente des débats. Si le parti au pouvoir continue d’appeler son président à se représenter, pour un 8ème mandat à la tête de l’Etat, des lignes de fracture de dessinent de plus en plus. Et c’est une interview de René Emmanuel Sadi accordée à Christophe Boisbouvier de RFI qui ouvre le champ aux hostilités. Le ministre de la Communication (Mincom) s’est montré prudent en estimant à « 50-50 » la possibilité ou non pour Paul Biya de se présenter. « C’est du 50/50, forcément, puisqu’il a dit que, il se prononcera le moment venu, à savoir est ce que je suis candidat ou est ce que je ne le suis pas. Forcément, c’est du 50/50« , a répondu l’homme hier matin sur les antennes de RFI.
 
De quoi irriter Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup ») et non moins secrétaire à la communication du parti au pouvoir.  » Nos statuts sont clairs: pour être candidat du Rdpc, il faut être président national du parti« , réagit Jacques Fame Ndongo. Convoquant l’article 27, alinéa 3 desdits textes,qui dit que  »le président national du Rdpc est le candidat du Rdpc à l’élection présidentielle« . Pour le  »porte-parole du parti,  »on n’a pas besoin d’un congrès » avant la tenue de l’élection.

Porte-parole du parti vs porte-parole du gouvernement

Une interview que Fame Ndongo a annoncé quelques heures seulement après la sortie de son collègue du gouvernement. C’est que l’homme n’a pas apprécié le doute et la prudence de René Sadi sur cette question de la candidature de Paul Biya. Et a sollicité lui-même une réplique en  »droit de réponse ». René Sadi s’étant appuyé sur l’ouverture créée par Paul Biya lui-même qui lors de la visite du président français Emmanuel Macron au Cameroun avait indiqué à un journaliste français que c’est le moment venu, qu’il fera savoir aux Camerounais  »si je me représente ou si je rentr au village ». Fame Ndongo rejette cela en bloc. Il s’en dégage une cacophonie au sein non pas seulement du gouvernement mais du Rdpc, parti au pouvoir dont René Sadi est un ancien secrétaire général.  »Le ministre Sadi qui est un ami c’est l’Etat; moi c’est le parti« , assure Fame Ndongo. Ajoutant que,  »il n’y a pas de parti-Etat ».

Ngoh Ngoh en action, Jean Nkuete se bouge

Paul Biya, lui, n’apparaît plus du tout en public, amorti par le poids de l’âge. A quelques jours de la convocation du corps électoral dont le délai est fixé au 12 juillet 2025, c’est l’incertitude. Ferdinand Ngoh Ngoh le secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) qui bénéficie d’un décret présidentiel pour assurer certaines prérogatives du président de la République, a engagé des audiences avec les membres du gouvernement et les cadres du Rdpc, à la présidence. En excluant la direction du parti. Des rencontres au cours desquelles toutes les têtes attendues ne se sont pas jusqu’ici pointées. Comme Alamine Ousmane Mey le ministre des Finances, ou encore Laurent Esso le ministre en charge de la Justice. Et ce jour, Jean Nkuete le secrétaire général du Comité central du parti au pouvoir, tient des concertations avec les cadres du parti dans le Centre. Au même moment où ces derniers sont attendus chez Ngoh Ngoh. Chronique à suivre.

Luc M. Mbarga Atangana, la voix de l’Afrique à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

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Il est aujourd’hui l’un des portevoix les plus écoutés de l’Afrique dans les grandes arènes commerciales internationales. Sa maîtrise des équilibres diplomatiques s’est une nouvelle fois illustrée a quelques mois de la tenue de la 111ᵉ session du Conseil international du cacao. En toile de fond : la menace imminente d’un règlement européen imposant des restrictions strictes sur les produits liés à la déforestation. Face à cette offensive réglementaire, Luc Magloire Mbarga Atangana orchestre une riposte concertée. À la tête d’une coalition d’experts et de diplomates africains, le ministre camerounais coordonne l’élaboration d’une déclaration commune. Résultat : la mise en œuvre du texte européen est repoussée d’un an — une victoire stratégique, saluée comme telle par les principaux acteurs du secteur. « Avec vous, Monsieur le Ministre, en première ligne », reconnaît publiquement Aly Touré, ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès des Organisations internationales de produits de base, devant une salle comble en avril 2025 à Yaoundé. Un rapport lourd de sens, qui consacre le rôle central du Cameroun dans ce combat technique et politique. Le pays marque un point diplomatique. Luc Magloire Mbarga Atangana, lui, signe une nouvelle victoire. À l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il se fait remarquer comme porteparole des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) en 2008. Calme, méthodique, redoutablement préparé, il devient un interlocuteur écouté. Son objectif est de défendre un commerce plus juste, où le développement des États ne passe pas après les profits des multinationales. Dans un univers impitoyable du commerce international, rares sont les visages africains à avoir imprimé une telle empreinte. À la tête du ministère du Commerce depuis décembre 2004, Luc Magloire Mbarga Atangana incarne une certaine idée de la rigueur et de la vision stratégique. Formé à l’université Paris-Dauphine, ce technocrate devenu ministre a su imposer une ligne claire : faire du commerce un levier de souveraineté et de développement.

UN PARCOURS FORGÉ DANS LA FILIÈRE BANANE

 Originaire de Nsazomo, dans la région du Centre, Magloire a bâti une partie de sa carrière dans l’industrie de la banane, un produit à haute valeur stratégique pour les exportations camerounaises qui contribue à 4,5% du PIB agricole du pays. À l’Organisation Camerounaise de la Banane (OCB), il pilote la structuration des circuits commerciaux avant de s’envoler pour Paris, où il dirige la délégation EuropeAfrique du Nord. De retour au Cameroun, il prend les rênes des Bananeraies de M’Bomé. Cette immersion dans la filière agricole lui confère une compréhension fine des enjeux commerciaux — de la production à l’exportation, du paysan aux négociants. Elle nourrira, plus tard, sa gestion des grands équilibres entre intérêts nationaux, exigences internationales et développement local.

UN CAMEROUN AU CŒUR DES NÉGOCIATIONS MONDIALES

La reconnaissance s’étend bien au-delà de cette bataille. En mars 2026, Yaoundé accueillera la 14e Conférence ministérielle de l’OMC. Un privilège que peu de pays africains peuvent revendiquer. Et surtout, un exploit diplomatique : cette édition devait normalement se tenir à Genève, siège de l’organisation. Mais le dynamisme du ministre camerounais et la crédibilité acquise à force de constance ont pesé dans la balance. « Nous voulons que Yaoundé marque le premier pas d’un New Deal pour l’OMC », a-t-il lancé lors d’une réunion préparatoire avec les pays francophones d’Afrique et de l’Océan Indien. Dans un monde secoué par les crises sanitaires, sécuritaires, économiques et climatiques, il appelle à une réforme de fond du système commercial mondial. Moins de discours, plus de priorités claires : sécurité alimentaire, réforme des subventions à la pêche, recentrage de l’OMC sur le développement des États.

La Directrice Générale de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est Ngozi Okonjo-Iweala et le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atanagana

ARTISAN DE LA RÉGULATION ET DE LA PROTECTION DU COMMERCE

Sur le terrain national, le ministre n’est pas resté en retrait. En 2014, il signe un arrêté structurant la commercialisation du cacao camerounais, assorti d’un décret encadrant l’ensemble des produits agricoles sur le marché intérieur. L’objectif : mieux organiser la filière, protéger les producteurs, garantir des revenus décents, sécuriser les consommateurs. Résultat : la fève camerounaise est aujourd’hui l’une des plus prisées au monde. Une série d’initiatives concrètes viennent appuyer cette politique de qualité. En 2013, il distribue 1 200 bâches de séchage à 1 100 producteurs, après une opération coup de poing visant à interdire le séchage sur bitume. « Toute fève séchée sur le goudron sera brûlée », avertit-il. Une mesure sévère mais nécessaire, pour hisser les standards et restaurer la compétitivité. En 2023, nouvelle action forte : face à une contrebande massive de cacao vers le Nigeria, il suspend les exportations vers ce pays voisin. Une décision difficile, mais salutaire. Les pertes économiques liées à la fraude sont colossales : près de 10 milliards de FCFA de droits de sortie, et 60 milliards de devises évaporées selon les estimations officielles. Aujourd’hui, le cacao camerounais atteint des prix record, dépassant les 5 000 FCFA/kg, avec un impact direct sur le revenu des producteurs. Et dans les zones rurales, le nom de celui qui a présidé au nom du Cameroun, la présidence du Conseil international du cacao pour la campagne 2024/2025, est cité avec un certain respect.

UN HOMME D’ÉTAT, PAS DE SPECTACLE

Luc Magloire Mbarga Atangana n’est pas un ministre de la lumière. Il ne court pas les plateaux, ne se livre pas à des envolées médiatiques. Mais il travaille, lentement, sûrement, avec une idée directrice : la souveraineté économique passe par une stratégie commerciale maîtrisée. Depuis 2008, il préside le conseil d’administration du Fonds de stabilisation des prix des hydrocarbures. Là aussi, il veille à la régulation d’un secteur stratégique, dans un contexte énergétique mondial tendu. À l’approche de la Conférence de Yaoundé, le ministre place la barre haut. « Nous voulons que Yaoundé soit une fierté pour l’Afrique, pour l’OMC, pour le Cameroun », insiste-t-il. Face à un monde commercial de plus en plus fragmenté, il milite pour une OMC réformée, plus démocratique, plus enracinée dans les réalités des pays du Sud. Il rêve d’une institution « forte, dotée d’un secrétariat solide, et ancrée dans les terroirs ». Il refuse les forums bavards aux résultats creux, préférant la confrontation d’idées concrètes aux grands principes incantatoires. Son message est clair : le commerce ne doit pas être une fin en soi, mais un instrument au service du développement des pays.

Agriculture : REMGO, ce robot qui analyse les terres et recommande les cultures adaptées

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Image d'illustration

REMGO incarne le saut technologique de l’agriculture camerounaise, proposant une solution qui pourrait propulser les agriculteurs de la houe aux robots connectés. Une innovation présentée au concours national du meilleur projet TIC, qui intervient dans un contexte où les défis agricoles se multiplient avec notamment la sécheresse, les rendements en baisse, les sols appauvris et l’accès limité aux données. Il s’agit d’un robot agricole intelligent, imaginé et conçu par la start-up RemgoTech. Couplé à une application mobile connectée, ce dispositif entend transformer la manière dont les petits producteurs abordent leur métier. Remgo n’a rien d’un simple gadget technologique. Ce robot tout-terrain est capable de cartographier un champ, d’analyser la qualité du sol, de recommander les cultures les plus adaptées et même d’anticiper les rendements.

Doté de capteurs multispectraux (visible et infrarouge), de sondes de pH, d’humidité, de conductivité électrique, de capteurs NPK (azote, phosphore, potassium) et d’une caméra HD connectée à une intelligence artificielle dédiée, il agit comme un véritable œil expert qui scrute, analyse et conseille. « Notre solution permet de savoir quoi cultiver, quand arroser, combien investir, et quel rendement espérer », résume Ahmad Yassine Souleymanou, porteur du projet. Une approche intégrée qui lui a valu d’être sélectionné parmi les 16 finalistes du Prix spécial du président de la République, lors de la 4e édition de la Semaine de l’Innovation Numérique. Mais le robot ne travaille pas seul. Toutes les données collectées sur le terrain sont envoyées vers une application mobile/web, conçue pour fonctionner même en mode hors ligne — un avantage de taille dans les zones rurales, où la connectivité est souvent défaillante.

 À la prochaine synchronisation, les données sont traitées par des modèles d’intelligence artificielle développés localement, capables d’interpréter les besoins du sol, d’estimer les rendements ou encore de détecter les maladies foliaires. L’application se transforme alors en véritable tableau de bord agricole, accessible depuis un smartphone. C’est en effet un assistant numérique qui parle le langage des producteurs, qu’ils soient novices ou aguerris. Au-delà de la technologie, c’est l’ancrage territorial du projet qui fait sa force. « Nos modèles d’IA sont entraînés avec des données spécifiques au Cameroun. Et surtout, notre robot est pensé pour nos sols, nos réalités, nos défis », insiste Ahmad Yassine.

Contrairement à d’autres solutions souvent inadaptées aux terrains africains, REMGO est robuste, autonome, et capable d’opérer dans des zones peu électrifiées. Dans les régions à faible pluviométrie, il ajuste les doses d’irrigation au strict nécessaire, contribuant à une gestion plus durable de l’eau. En amont, il permet d’éviter la fatigue des sols et d’optimiser les investissements agricoles, en identifiant les cultures les plus rentables.

Fecafoot : Guibaï Gatama demande les suspension de Samuel Eto’o

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Guibaï Gatama n’entend pas laisser Samuel Eto’o dormir tranquille. Le membre écarté du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) vient d’adresser une sommation interpellative au Comité exécutif de la Fécafoot, afin qu’elle applique l’article 85 des Statuts de la Fécafoot à l’encontre de Samuel Eto’o Fils le président de la Fécafoot, Blaise Djounang, l’ancien secrétaire général de l’instance et Benoît Angbwa l’ancien coordonnateur général des sélections nationales. Au motif du « détournement des fonds de la Fécafoot en coaction ». Parlant des fonds fruits du match amical livré en 2023 contre la Russie par la sélection nationale fanion de football du Cameroun.

Il s’avère que les révélations faites par le lanceur d’alertes Boris Bertolt, faisant état du virement par la fédération russe (suspendue par la Fifa), des fonds de ce match dans un compte personnel du président de la Fécafoot logé au Qatar, ont été finalement confirmées par le Comité exécutif de la Fécafoot. Pour autant, ledit comité déclare avoir autorisé le président de la fédération à encaisser cet argent. Sans en apporter des preuves. L’article 85 dispose que « tout membre d’un organe, d’une commission permanente ou ad hoc de la Fécafoot chargé d’une opération financière à la Fécafoot et mis en cause pour malversation, sera immédiatement suspendu à titre conservatoire par le Comité exécutif jusqu’à la tenue de la prochaine assemblée générale, sans préjudice de poursuites pénales dont il pourrait faire l’objet sur l’initiative dudit comité».

C’est donc fort de cette « confirmation » que Guibaï Gatama demande cette suspension à titre conservatoire. Le 23 juin dernier, l’homme avait déjà saisi la Chambre d’instruction de la Commission d’éthique de la Fécafoot, sans suite.

Commerce Intra-Africain : des guichets Zlecaf annoncés aux Ports autonomes de Douala et Kribi

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0 ,58 %. C’est la part du Cameroun dans le commerce intra-africain en 2024, selon le rapport présenté le 25 juin dernier à Abuja lors des 32e assemblées générales annuelles d’Afreximbank. Le pays veut changer la donne. Alors que l’Afrique centrale reste le maillon faible de l’intégration commerciale du continent, avec moins de 5 % de participation au commerce intra-africain, le gouvernement entend accélérer son engagement. C’est dans cet esprit que Wamkele Mene, secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), a effectué une visite à Yaoundé. « Il est question de travailler sur la création des infrastructures nécessaires aux échanges commerciaux », a indiqué le sud-africain à l’issue de l’entrevue qu’il a eu avec Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé une série de mesures pour renforcer la participation des entreprises camerounaises à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (Zlecaf).

Pour relancer les échanges commerciaux et corriger la faible intégration du Cameroun dans le commerce intra-africain, le ministre du Commerce a annoncé deux mesures structurantes. Le Cameroun veut adapter ses plateformes portuaires à la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé l’implantation prochaine de guichets spécifiques Zlecaf dans les deux principaux ports du pays, Douala et Kribi. Le but est de fluidifier les opérations commerciales relevant de la Zlecaf, mieux les identifier et offrir une lisibilité accrue aux opérateurs économiques engagés dans ce cadre. « Il s’agit de sortir de la confusion actuelle dans le traitement des flux, pour faire de ces échanges une opération distincte, structurée et visible », a expliqué le ministre, confiant quant à l’adhésion des directeurs généraux concernés. Les premiers résultats sont attendus dans les mois à venir. Plateforme névralgique du commerce extérieur, le Port autonome de Douala concentre à lui seul près de 80 % des flux de marchandises du Cameroun, du Tchad et de la Centrafrique, avec un volume annuel oscillant entre 12 et 13 millions de tonnes. Plus au sud, le port en eau profonde de Kribi, qui capte déjà un tiers du trafic destiné à Douala, se positionne en hub régional stratégique, servant d’éclatement pour les échanges vers le Nigeria, le Gabon, le Congo et la Guinée équatoriale.

STATUT D’EXPORTATEUR AGRÉÉ ACCORDÉ AUX ENTREPRISES LOCALES

D’autres mesures énumérées par le ministre du commerce sont d’abord les 105 entreprises nationales déjà reconnues par la CEMAC ou la CEEAC pourront bénéficier du statut d’exportateur agréé, leur permettant de commercer plus librement sur le continent, sans avoir à justifier systématiquement l’origine de leurs produits. D’autre part, le gouvernement étend le statut de « société de commerce ZLECAf », habituellement limité à une ou deux entreprises par pays à plusieurs opérateurs économiques, leur ouvrant ainsi l’accès à des financements stratégiques auprès d’Afreximbank et de la Banque africaine de développement. Deux leviers opérationnels pour renforcer la compétitivité du tissu économique national à l’échelle continentale. « Nous voulons étendre cette onction sous-régionale au continent et donc nos (105 entreprises Ndlr) déjà enregistrés comme entreprise CEMAC ou CEEAC vont bénéficier dans les jours qui viennent, vont bénéficier du statut d’exportateur agréé », a précisé le ministre.

UN POSTE FRONTALIER DIGITALISÉ PRÉVU À KYE-OSSI

 L’autre chantier évoqué est celui des infrastructures de soutien au commerce, en particulier aux frontières. « Comment vendre un produit si les routes et les ports sont défaillants ? », s’est interrogé le Mincommerce. Pour y remédier, un projet pilote de poste frontalier digitalisé à Kye-Ossi, un hub commercial à la frontière Cameroun-Gabon-Guinée Équatoriale sera financé par la ZLECAf, servant de modèle pour d’autres zones. Ce poste unique permettrait de fluidifier le commerce transfrontalier et de le sécuriser, notamment pour les petits commerçants. « On peut avoir toutes les bonnes intentions politiques, mais sans routes, sans infrastructures logistiques, rien n’avance. Il faut lever ces obstacles physiques », a martelé Luc Magloire Mbarga Atangana. À 275 kilomètres de Yaoundé, la commune de Kyé-Ossi, située dans la région du Sud, département de la Vallée-du-Ntem, s’impose comme un point névralgique des échanges agricoles sous-régionaux. Grâce à sa position frontalière avec le Gabon et la Guinée équatoriale, deux pays à forte demande, Kyé-Ossi joue un rôle de passerelle commerciale entre le Cameroun, producteur majeur de denrées agricoles, et ses voisins consommateurs. Cette situation géographique stratégique en fait l’un des principaux foyers du commerce transfrontalier informel en Afrique centrale.

Décentralisation : plus de 2300 milliards FCFA versés aux communes et aux régions

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Depuis 2018, les collectivités territoriales décentralisées (CTD) s’imposent progressivement comme de véritables moteurs du développement socio-économique local. Portées par des transferts financiers inédits, une fiscalité locale rénovée et l’appui de partenaires internationaux, elles exécutent chaque année des milliers de projets qui améliorent visiblement le cadre de vie des citoyens. Sur la période 2019-2024, plus de 2312 milliards de FCFA ont été mobilisés en faveur des CTD, dont près de 828 milliards issus de la fiscalité transférée et 1484 milliards FCFA sous forme de dotations.

 En 2025, la tendance se confirme avec les crédits d’investissement alloués aux CTD qui ont augmenté de 10 %. Mieux encore, ces ressources sont sanctuarisées, c’est-à-dire protégées de toute réaffectation, comme l’ont démontré les récentes ordonnances modificatives de la loi de finances. La loi du 23 décembre 2024 portant fiscalité locale, refond entièrement le cadre fiscal des communes et opérationnalise pour la première fois celui des régions. Cette réforme est porteuse d’espoir, indique le MINDDEVEL. Selon ce dernier, les premières projections estiment que les régions pourraient générer 118 milliards de F CFA de recettes fiscales annuelles, tandis que les communes engrangeraient environ 101 milliards de F CFA supplémentaires. Un changement de paradigme qui vise à rendre les CTD moins dépendantes du Trésor public, en renforçant leur autonomie financière et leur capacité à agir.

Le plus visible reste néanmoins l’impact sur le terrain. Grâce à la Dotation Générale de Décentralisation (volet investissement), 9 847 projets ont été financés entre 2019 et 2024, pour un montant global d’environ 248 milliards de francs CFA. Les secteurs couverts concernent notamment l’éducation, la santé, l’électrification, l’eau potable, les infrastructures routières, et les bâtiments communautaires… Autant de chantiers qui changent le visage des territoires et améliorent concrètement la vie des citoyens.

À l’élan national en faveur de la décentralisation s’ajoute un appui déterminant des partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, l’AFD, la KfW, la BAD et le FED, qui accompagnent les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) à travers des programmes structurants tels que le PNDP (Programme national de développement participatif), le PRODESV (Développement des villes secondaires en situation d’instabilité), le PDFVM (Décentralisation FEICOM pour les villes moyennes), le Projet Capitales Régionales, et le PROLOG (Gouvernance locale et communautés résilientes). Ces engagements conjoints renforcent la crédibilité du processus de décentralisation camerounais, largement reconnu au-delà des frontières nationales.

L’Etat reporte le paiement des dettes locales pour garantir la réussite d’un emprunt international de 100 milliards FCFA

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Dans le cadre de la révision de son budget 2025, le gouvernement camerounais prévoit une hausse significative des charges d’intérêts sur la dette publique. Celles-ci sont désormais estimées à 431 milliards FCFA, contre 378,2 milliards dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 52,8 milliards. Cette réévaluation est principalement imputée aux commissions et décotes liées à une opération d’emprunt externe en préparation, d’un montant de 100 milliards FCFA, menée en collaboration avec la Banque mondiale et la banque française Natixis.

Pour absorber les frais liés à ce nouveau crédit, l’État a choisi de reporter certaines échéances de la dette intérieure. Selon les chiffres contenus dans le Document de programmation budgétaire à moyen terme (DPBMT) 2026-2028, ce rééchelonnement a permis de compenser partiellement les charges nouvelles à hauteur de 34,5 milliards FCFA.

Autrement dit, les fournisseurs nationaux et entreprises adjudicataires de marchés publics, déjà lourdement affectés par les retards de paiement, verront encore une fois leurs créances repoussées, tandis que l’État s’apprête à honorer des frais financiers anticipés, dans un contexte d’accès contraint aux marchés.

Un financement de court terme

L’opération en question, révélée par le directeur de la Trésorerie Samuel Tela lors d’un passage à la télévision nationale, consiste en une ligne de crédit de court terme, adossée à une garantie de la Banque mondiale à travers son agence MIGA. Selon les détails rendus publics, la ligne de crédit sera accordée par Natixis, pour une enveloppe équivalente à 152 millions d’euros (environ 100 milliards FCFA), avec une durée initiale d’un an, renouvelable deux fois.

Cette ligne, autorisée par le chef de l’État via une habilitation présidentielle datée du 19 mai 2025, s’inscrit dans une enveloppe globale de 200 milliards FCFA mobilisables par le ministère des Finances. Les fonds permettront de faire face aux tensions de trésorerie attendues entre mai et août, période de creux fiscal pour l’administration.

« L’accès au crédit devient plus difficile sur le marché domestique. Nous devons arbitrer entre les besoins les plus pressants », a justifié Samuel Tela, évoquant notamment des surcoûts liés aux subventions dans le secteur de l’électricité ou encore le retrait d’un appui financier américain au Fonds mondial, qui prive l’État d’environ 50 milliards FCFA.

Dette intérieure de de plus en plus lourde

Ce choix de gestion budgétaire relance le débat sur la dette intérieure. Selon la Caisse autonome d’amortissement (CAA), cette dernière atteignait 3 900,2 milliards FCFA à fin mars 2025, en hausse de 10,9 % sur un an. Elle représente désormais 12,1 % du PIB, sans compter les arriérés de moins de trois mois, ni les impayés de crédits de TVA dus aux entreprises.

La CAA, dans sa dernière note de conjoncture, souligne que cette accumulation de créances impayées exerce une « pression significative sur la trésorerie publique » et désorganise la chaîne des dépenses. Le non-respect des calendriers de paiement par l’État engendre des difficultés de trésorerie pour les entreprises, en particulier celles qui dépendent des marchés publics.

Lors de la huitième revue du programme économique et financier avec le FMI en mai dernier, la question de l’apurement de cette dette intérieure a été expressément soulevée. L’institution de Bretton Woods aurait même encouragé le gouvernement à envisager un nouvel emprunt pour en éponger une partie.

Une démarche déjà amorcée en juillet 2024 avec un emprunt de 323,9 milliards FCFA contracté auprès de Citi Group, destiné au remboursement partiel des factures impayées. Une opération qui pourrait être renouvelée, dans un contexte où l’accès aux marchés devient de plus en plus restreint et coûteux.

Arbitrages budgétaires sous contrainte

Le choix de privilégier les paiements liés à la dette extérieure au détriment des remboursements intérieurs n’est pas nouveau. En 2024, selon les données de la CAA, le Cameroun n’a remboursé que 435,5 milliards FCFA sur une prévision de 826,3 milliards pour sa dette intérieure, soit un taux de réalisation de 52,7 %. En revanche, sur la dette extérieure, les remboursements ont atteint 942,6 milliards FCFA, dépassant les prévisions de 825 milliards FCFA.

Cette préférence s’explique en partie par les impératifs de respect des engagements contractuels internationaux, mais également par la nécessité de préserver la crédibilité de la signature souveraine sur les marchés étrangers. Le service de la dette extérieure est en effet assorti d’échéances obligatoires, alors que les dettes internes, notamment les restes à payer et les crédits de TVA, ne le sont pas.

Afreximbank déploie des mécanismes financiers inédits pour soutenir le budget camerounais

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Dans le cadre du financement révisé de son budget 2025, le Cameroun entend mobiliser 450 milliards FCFA sur le marché intérieur grâce à des mécanismes financiers innovants appuyés par Afreximbank. Deux opérations majeures sont en cours. Concrètement, la première est une opération de swap de 200 milliards FCFA déjà réalisée avec le concours de la banque panafricaine, et un prêt bancaire direct de 250 milliards FCFA actuellement en préparation, assorti d’une garantie partielle ou totale d’Afreximbank.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie d’ajustement du financement public, à l’heure où les conditions de marché intérieures se durcissent. Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2026-2028), récemment transmis au Parlement, le besoin de financement de l’État pour 2025 a été réévalué à 2 326,5 milliards FCFA, en hausse de 531,5 milliards par rapport à la loi de finances initiale. Dans ce cadre, le financement bancaire intérieur passera de 220,6 à 440,1 milliards FCFA, sous l’effet notamment du prêt garanti par Afreximbank.

Ce dernier, distinct des émissions classiques de titres publics, sera contracté directement auprès d’un pool de banques opérant au Cameroun ou dans la zone CEMAC. L’opération devrait prendre la forme d’un crédit syndiqué ou bilatéral, structuré hors marché. La garantie d’Afreximbank permettra de limiter l’exposition des prêteurs au risque souverain, facilitant ainsi le déblocage rapide des fonds.

La même logique s’applique à l’opération de swap réalisée fin juin. Celle-ci a permis à l’État camerounais de recevoir immédiatement des devises étrangères, tout en émettant des obligations du Trésor assimilables (OTA) libellées en FCFA, souscrites par Afreximbank. Le montant de 200 milliards FCFA a été mobilisé à travers cinq émissions d’OTA de 40 milliards chacune, portant des maturités allant de 3 à 7 ans, avec des taux fixes entre 6,5 % et 7,5 %. Ces titres ont été mis aux enchères le 23 juin et réglés entre le 25 et le 27 juin, selon le rapport de la BEAC.

Ce type de montage financier présente plusieurs avantages. Il permet d’accroître les disponibilités en devises pour financer des importations stratégiques ou renforcer les réserves de change, tout en maintenant la dette dans la monnaie locale et en évitant les risques de change.

Parallèlement à ces mécanismes innovants, Afreximbank conserve un rôle traditionnel de bailleur. Son portefeuille actif au Cameroun atteint 487 millions d’euros (environ 319,4 milliards FCFA), selon les données dévoilées lors du roadshow organisé le 29 avril dernier à Douala. Trois projets structurants en bénéficient. Une facilité de 200 millions d’euros pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement 2030 (SND-30), un prêt de 147 millions d’euros pour un programme d’électrification rurale dans 200 localités, et un soutien financier indirect via une ligne de crédit aux banques commerciales locales.

À terme, Afreximbank prévoit de renforcer davantage sa présence au Cameroun en finançant des projets d’envergure comme la reconstruction de la raffinerie de la Sonara et la modernisation des aéroports de Douala, Yaoundé et Kribi. L’objectif affiché est d’appuyer la transformation structurelle de l’économie nationale, en encourageant la production locale et l’intégration aux chaînes de valeur régionales, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Présidentielle 2025 : Abdouraman Hamadou déclare sa candidature

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« C’est avec humilité et beaucoup de conviction que je me présente devant vous pour vous proposer de co-construire un nouveau projet politique pour le Cameroun ». En ces termes, Abdouraman Hamadou Babba a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle 2025. L’ancien haut cadre de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) propose aux Camerounais « d’élaborer ensemble un nouveau projet de société, une nouvelle vision politique à la hauteur des aspirations de chaque Camerounaise et de chaque Camerounais ». Affirmant que « ce projet est ouvert à tous les Camerounais. Chaque compétence, chaque énergie et chaque engagement compte». D’où le mot « ensemble » qui revient dans le message vidéo qu’il a posté sur les réseauxsociaux. En élargissant son projet aux prochaines élections législatives et municipales prévues en 2026. 

L’homme ne sollicitera pas l’investiture d’un parti politique, mais sera candidat indépendant. A cet effet, «j’invite humblement les conseillers municipaux, les conseillers régionaux et les membres du parlement de tous les bords politiques, ainsi que nos chefs traditionnels de premier degré, gardiens de nos traditions de nos terroirs et de nos coutumes, à parier sur l’avenir et à parrainer ma candidature », a-t-il lancé. 

Les élus sollicités

Abdouraman Hamadou Babba était déjà très visible dans les couloirs politiques ces dernniers temps. Invité spécial du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le combattant pour la légalité à la Fécafoot n’avait pas rejoint les rangs du parti de Maurice Kamto ; mais avait plutôt lancé une opération de recrutement et de formation de scrutateurs pour la présidentielle à venir. Assurant qu’il n’était pas intéressé par l’élection en tant que candidat. Finalement, il s’annonce dans la course. La balle est désormais dans le camp des élus qui sont les seuls à pouvoir lui accorder la possibilité d’être candidat, avec leurs parrainages. « Le temps est venu de reprendre en main notre destin», déclare le candidat à la présidentielle.

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