mercredi, mai 20, 2026
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Fecafoot: Samuel Eto’o sert un carton rouge à Alioum Siddi

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Le Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) vient de suspendre l’Association camerounaise des arbitres de football (Acaf). Au cours d’une réunion tenue ce matin à Yaoundé, les dirigeants de la Fécafoot ont par ailleurs retiré l’agrément que la Fécafoot avait accordée à l’Acaf, dont le président est l’arbitre international à la retraite, Alioum Siddi. Ce coup « fatal » était attendu, depuis des mois, tant des informations fuitant de la Fécafoot avaient déjà annoncé la création imminente d’une nouvelle association des arbitres devant remplacer l’Acaf au sein de l’Assemblée générale de la Fécafot.

C’est l’issue d’une guerre ouverte entre l’Acaf et la Fécafoot, qui a secoué le football camerounais ces derniers mois. En effet, les arbitres camerounais ont réclamé urbi et orbi en début d’année le paiement de leurs arriérés d’émoluments sur trois ans. Las d’attendre que la Fécafoot en vienne à de bons sentiments et consente à leur payer ces arriérés qu’ils évaluaient à environ 300 millions de francs CFA, les arbitres qui ne recevaient que le silence de la Fédération, ont décidé de réclamer ouvertement et sur la place publique leurs dus. En réaction, la Fécafoot a remplacé les arbitres d’élite par d’autres, parfois à la retraite, ou surclassés, pour officier les matchs des championnats d’élite. Face à la difficulté de pouvoir obtenir assez d’hommes, la Fécafoot dirigée par Samuel Eto’o Fils, a jeté son dévolu sur un arbitre, le nommé xxx, qui a réussi l’exploit d’officier plusieurs matchs en quelques journées, dans diverses villes. Le temps que la fédération parvienne à la création d’une nouvelle association.

Avant l’Acaf, c’est le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) qui a subi les foudres de l’ancien capitaine des Lions indomptables. L’association dirigée par Gérémi Sorel Njitap, a été suspendue par le comité exécutif de la Fécafoot. Décision que l’assemblée générale a entérinée.

Une assurance frais funéraire couvrant les personnes âgées jusqu’à 100 ans

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 Le nouveau produit mis sur le marché par Chanas assurance vie offre une couverture combinant soutien financier et matériel allant jusqu’à 10 membres de la famille y compris les parents du troisième âge.

 Jusque là exclues du système d’assurance classique, les personnes âgées de plus de 65 ans au Cameroun ont un produit qui leur entièrement dédié. Chanas Assurance vie vient de mettre en effet sur le marché une assistance funéraire pour accompagner les familles camerounaises en cas de décès.   Dénommé « Chanas swele pro max », le produit offre une couverture intégrant les personnes âgées dont l’âge peut aller jusqu’à 100 ans.  Le package familial peut ainsi comporter des parents mais aussi les beaux-parents de l’assuré principal.

A travers plusieurs formules, le souscripteur peut assurer au moins six membres de sa famille pour bénéficier soit pour 500 000 FCFA d’indemnités, 1 million de FCFA ou 2 millions FCFA. Le montant de la prime annuelle variant en fonction de l’âge de la personne la plus âgée couverte.

 « Le changement que nous apportons ici est que pour six personnes dont le plus âgé est  au-delà de 60 ans, on couvre à 21000 FCFA l’année. Or, la prime en principe est fixée à 7500F par personne. Si vous devez couvrir six personnes ça fait 45 000FCFA.  Mais on le fait à 21 mille francs. Ce qui me fait dire que swele est l’un des produits funéraires les moins chers sur le marché.  En plus, vous pouvez rajouter jusqu’à quatre personnes aux six de départ pour 15% de la prime », explique Edmond Junior Jemba, le directeur commercial et marketing de Chanas assurance face à la presse le 05 aout dernier à Douala.

Le contrat est actif trois mois après la souscription et les indemnités payées dans un délai de 48h en cas de décès.  Swele pro max se décline en soutien financier mais aussi en accompagnement en nature. Notamment à travers le transport, le  cercueil ou encore le corbillard.

Réaction

 Nelly BAKANG, Directeur Général Chanas Assurance vie

 « C’est une assurance qui s’adresse enfin à ceux que le système avait oubliés »

« Nous voulons proposer des réponses aux besoins des populations. Chacun d’entre nous se retrouve souvent seul face à l’incertitude, aux défis de préserver la dignité des êtres qui nous sont chers c’est dans cette perspective que se situe Chanas Swele pro max, la première assurance dédiée aux personnes du troisième âge. Car jusqu’ici l’assurance a très souvent tourné le dos à ces êtres trop âgés, trop risqués. Pourtant ce sont eux qui portent la mémoire de nos familles.  Ce sont eux que l’on célébrer voire immortaliser. Chanas Swele pro max est ainsi né de la volonté de réparer cette injustice silencieuse par une réponse sobre, accessible, respectueuse. Une assurance qui s’adresse enfin à ceux que le système avait oublié. Deuxièmement une couverture ancrée dans nos réalités sociales, culturelles et inters générationnels. »

Filière cacao : 1200 milliards de FCFA payés aux producteurs camerounais au cours de la campagne 2024/2025

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Les indicateurs sont donc au vert. Les producteurs camerounais de cacao sont désormais les mieux rémunérés au monde. Avec une fourchette des prix bord-champ à tendance haussière, se situant entre 3 210 et 5 400 FCFA le kilogramme, au cours de la campagne cacaoyère 2024/2025 qui vient de s’achever. Cette dynamique favorable a donné lieu à une rémunération globale au bénéfice des producteurs de 1200 milliards de FCFA au cours d’une seule campagne.

Autre indicateur favorable, la production commercialisée est repartie à la hausse. Elle a même franchi, pour la première fois depuis la belle époque, la barre de 300 000 tonnes, passant de 266,710 à 309,518 tonnes entre les campagnes 2023/2024 et 2024/2025, soit une augmentation de 42 808 tonnes en valeur absolue et 13% en valeur relative.  Ce n’est pas tout. La transformation locale, elle aussi,  a atteint le chiffre record de 109 431 tonnes contre 85 672 tonnes au cours de la campagne 2023/2024, soit une augmentation de 23 759 tonnes en valeur absolue et 27,7% en valeur relative.

C’est dans ce contexte favorable que la campagne 2025/2026 intervient. Signe, selon le ministère du Commerce, de la viabilité retrouvée de la filière et de la pertinence de la politique définie par le Président Paul Biya et mise en œuvre par le gouvernement. La campagne cacaoyère 2025/2026, précise-t-on, s’inscrit donc dans le prolongement de cet élan porteur, en droite ligne des prescriptions du Président Paul Biya, en faveur de la transformation structurelle de l’économie camerounaise et d’une amélioration substantielle des conditions de vie en milieu rural.

Blaise Nnang

Présidentielle 2025 : ce sera sans Maurice Kamto

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Coup de tonnerre sous le ciel de Yaoundé ce 5 août 2025. L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 se fera sans Maurice Kamto. Ainsi en a décidé le Conseil constitutionnel. S’appuyant sur le ministère de l’Administration territoriale (Minat), les « Sage » ont accordé du crédit à la candidature de Dieudonné Yebga, qui a brouillé le jeu, donnant l’occasion à Elections Cameroon (Elecam) de rejeter la candidature de Maurice Kamto, investi par Anicet Ekane, le président légal du Manidem, reconnu par le Minat lui-même.

Le Conseil constitutionnel confirme ainsi la décision rendue le 26 juillet dernier par Elecam, pour « pluralité d’investitures». La longue plaidoirie du professeur de droit et ses avocats, n’aura donc rien changé à ce qui semblait déjà se dessiner. Les Sages avaient exigé la veille, la jonction des deux procédures, déposées par les deux candidats. Le renvoi de près de 24h pour le délibéré n’était donc que le prolongement du suspens. Les avocats d’Elecam, du Minat et de Dieudonné Yebga ont ouvertement coalisé leurs efforts pour « ne pas avoir pitié» de Maurice Kamto, comme l’a suggéré un des conseils de cette coalition.

C’était la plus grosse des 35 affaires attendues devant le Conseil constitutionnel. La jurisprudence UPC 2020 n’a pas été appliquée. Du moins pour le cas Rdpc. Le parti au pouvoir avait deux candidatures : celle de Paul Biya et celle de Léon Theiller Onana, conseiller municipal de la commune de Monatélé, qui s’est battu en vain pour l’invalidation de la candidature du président sortant et non moins président national de son parti. En revanche, elle s’est appliquée à nouveau sur le parti des Crabes, qui avait trois candidats investis par les différentes tendances : Abdouraman Hamadou pour la tendance Baleguel Nkot, et Jean Bayebeck et Yamb Ntimba se revendiquant une fusion d’autres factions. Tous assisteront en spectateurs à la suite du processus électoral. Le seul a qui s’en sort dans ce contentieux préélectoral est Issa Tchiroma dont la candidature avait été attaquée par des opposants internes à son parti, qu’il ne connaît pas et qui ne se sont d’ailleurs pas présentés pour le contradictoire.

Mobilité urbaine : Le Minhdu relance les réfections routières à Yaoundé

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Au petit matin du vendredi 1er août 2025, un vrombissement inhabituel a réveillé les habitants de Ngoa-Ekellé, dans le 3ᵉ arrondissement de Yaoundé. Pelleteuses en action, ouvriers casqués, bitume éventré… ce quartier estudiantin de la capitale camerounaise s’est replongé dans une symphonie des grands chantiers urbains. Sur les routes longtemps laissées à l’abandon, l’heure est au renouveau. L’itinéraire concerné est le Carrefour Cetic Ngoa-Ekellé – Lycée Leclerc, via le Tribunal militaire et le Génie militaire.

 Les travaux de réhabilitation concernent aussi l’axe carrefour Nsam à Tradex Ahala, en passant par Rail Obobogo, Damas, Mobil Olezoa, l’Ambassade de France ou encore le Monument de la Réunification, les engins s’affairent à réparer ces axes vitaux. À Yaoundé VI, deux axes routiers longtemps synonymes de calvaire pour les automobilistes connaissent enfin une cure de jouvence. Le tronçon Total Melen – Carrefour Nkolbikok, long de 1,5 km, et celui reliant le Carrefour Marché Acacia au Carrefour Biyem-Assi sur 710 mètres, sont en pleine réhabilitation. Ces segments, jadis marqués par une prolifération de nids-de-poule, des embouteillages persistants et une insécurité routière préoccupante, amorcent une transformation attendue qui promet de soulager les usagers et fluidifier la circulation dans cet arrondissement stratégique de la capitale.

Ces nouvelles opérations s’inscrivent dans un programme d’urgence initié depuis le 4 avril 2025, pour moderniser le cadre de vie dans la capitale. Et depuis le 23 juillet dernier, la cadence s’est accélérée. C’est à cette date que Célestine Ketcha Courtes, ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) a officiellement lancé une nouvelle phase de réhabilitation, dans une atmosphère de mobilisation collective. Entourée des autorités administratives, des chefs traditionnels et de populations enthousiastes, la ministre veut désengorger Yaoundé et améliorer la mobilité urbaine, « conformément aux hautes instructions du Chef de l’État », rappelle Célestine Ketcha Courtes.

UNE MINISTRE SUR LE TERRAIN, ENTRE FERMETÉ ET PÉDAGOGIE

Présente sur plusieurs sites, la ministre s’est montrée exigeante mais à l’écoute. Aux entreprises, elle a rappelé la règle : exécuter vite, mais dans les règles de l’art. Aux maires, elle a demandé de mobiliser les citoyens et de garantir l’entretien post-travaux. Aux forces de l’ordre, elle a confié la gestion du trafic et la fluidité des axes en chantier. Aux médias de proximité, elle a confié une mission de relais d’information. Et aux populations, un appel simple : patience, civisme et collaboration avec les ouvriers. Dans plusieurs quartiers où les travaux ont démarré plus tôt tels que Mvog-Betsi, Obili, Elig-Edzoa ou Cité Verte, les premiers effets sont visibles : circulation plus fluide, trottoirs dégagés, espoirs ravivés. Certains riverains n’ont pas caché leur soulagement, voire leur enthousiasme. « On attendait ça depuis dix ans », souffle un commerçant de Nkolbikok. D’autres voient déjà plus loin : « Ce que le président fait là, c’est concret. Moi je voterai pour lui en octobre, c’est clair. »

Mais au-delà des promesses électorales, c’est surtout la réalité du quotidien qui change. Des mamans en route pour le marché, des mototaxis soulagés… Chaque mètre de bitume gagné est une victoire contre la fatigue, la poussière et le stress urbain. Le vaste programme d’aménagement urbain en cours dépasse largement le simple rafistolage de quelques artères, nous confie une source au sein du Minhdu. En effet, il englobe, apprend-on, des interventions majeures telles que le réaménagement des abords du marché Mfoundi, la réhabilitation de l’axe stratégique reliant la Basilique Mvolyé au Carrefour Vogt, ainsi que la construction de ponts sur les rivières Mefou à Afaneyoa et Akee dans l’arrondissement de Yaoundé IV.

À cela s’ajoute l’amélioration des accès à plusieurs points névralgiques de la capitale, notamment l’Hôpital central, le Palais des Sports, les établissements scolaires et les représentations diplomatiques, dans une dynamique qui vise à fluidifier la mobilité et renforcer la sécurité urbaine.

La BEAC lance une application mobile pour détecter les faux billets

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Près de 100 millions de FCFA en faux billets, dont 92 millions portant l’effigie de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ont été découverts en mars 2025 dans une cache située à Bonamoussadi, un quartier populaire de Douala. C’est la chaîne privée Canal 2 International qui a révélé l’affaire ce 19 mars, décrivant le suspect comme un fabricant présumé de fausse monnaie, arrêté avec des coupures parfaitement imitées. Ce coup de filet intervient à peine deux mois après une autre saisie importante à Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, où des faux billets estimés à 32 millions de FCFA avaient déjà été interceptés.

Face à l’ampleur du phénomène, qui prend de l’ampleur dans plusieurs grandes villes de la zone CEMAC, la BEAC a réagi. L’institution a lancé une application mobile gratuite baptisée « BEAC NG2020 », disponible sur Android et iOS, qui permet à tout usager de vérifier l’authenticité des billets « type 2020 » mis en circulation depuis décembre 2022. « L’objectif est de lutter plus efficacement contre la circulation des faux billets en mettant à la disposition du grand public un outil simple, rapide et fiable », précise la BEAC dans un communiqué officiel.

Fonctionnant à l’aide de la caméra du smartphone, l’application scanne les billets et analyse leurs éléments de sécurité (hologrammes, filigranes, microtextes, etc.). En cas d’incohérence, un message d’alerte s’affiche instantanément. Elle contient également une galerie explicative, décrivant les caractéristiques propres à chaque coupure : 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 FCFA. Conçue pour être accessible à tous – commerçants, transporteurs, étudiants ou populations rurales – l’interface se veut intuitive, dans le but de démocratiser les outils de détection de la contrefaçon. La BEAC précise toutefois que cette application ne remplace pas l’analyse professionnelle des banques ou services compétents, mais constitue un outil de premier recours dans un contexte où la circulation de faux billets tend à s’intensifier, notamment lors des grandes manifestations ou dans les zones à forte liquidité.

L’initiative s’inscrit dans un plan stratégique plus large de digitalisation des services financiers dans l’espace CEMAC. Elle vise aussi à restaurer la confiance du public dans la monnaie régionale, à un moment où les défis économiques et sécuritaires se multiplient.

Genre Et Industrie Extractive : Faire de la femme un pilier du secteur minier camerounais

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La salle du Djeuga Palace a accueilli cette conférence internationale inédite organisée par l’Association des Femmes du Secteur Minier du Cameroun (AFEMIC), présidée par Pascaline Omgba Balhine, également présidente du comité d’organisation de l’événement. Placée sous le thème « Développement minier industriel au Cameroun : la place de la femme », la WIMCC 2025 constitue une étape majeure dans la volonté affichée du gouvernement et des parties prenantes du secteur de renforcer l’implication féminine dans une industrie stratégique en pleine mutation.

Cette volonté d’ouverture s’est exprimée à travers une mobilisation remarquable, marquée notamment par la présence de Dorothée Masélé, représentante du Réseau des femmes du secteur minier d’Afrique, et de Vivian Ken Dem Eh, du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF). Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, le ministre Fuh Calistus Gentry a salué un moment historique : « Cette conférence incarne une étape majeure dans la reconnaissance du rôle fondamental que jouent et que doivent jouer les femmes dans le développement industriel minier de notre pays », a-t-il affirmé, soulignant l’engagement croissant des actrices du secteur.

Il a rappelé que l’exploitation des ressources minérales est l’un des piliers de la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Toutefois, cette croissance ne saurait être véritablement durable sans justice sociale. « Notre ambition est claire : faire en sorte que cette dynamique porteuse profite à toutes et à tous, sans discrimination, et que les femmes puissent trouver leur place et renforcer leur participation dans cette chaîne de valeur, de l’exploration à la transformation industrielle », a insisté le ministre.

Le membre du gouvernement a également mis en avant les instruments mis en place pour soutenir cette ambition : la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui accorde une place importante à l’égalité des chances et à la promotion de l’emploi féminin, ainsi que la Loi n°2023/014 portant Code Minier, adoptée récemment, qui consacre des dispositions spécifiques en faveur de l’accès des femmes à la formation, aux financements, aux marchés et aux postes à responsabilité. Autre point d’attention évoqué par Fuh Calistus Gentry : la nécessité de renforcer la sensibilisation des communautés aux innovations en cours dans le secteur. Il a notamment encouragé les femmes à diffuser les informations relatives aux projets miniers prioritaires, citant en exemple le système d’exploitation en vase clos du gravier minéralisé de l’or, une méthode plus respectueuse de l’environnement et des populations riveraines.

 Outre les interventions officielles, la matinée a été animée par une performance du Ballet national, une visite des stands d’exposition et un cocktail d’ouverture, moments propices aux échanges et au réseautage. L’après-midi a été consacrée à un panel de haut niveau sur les politiques publiques en faveur de l’inclusion. Intitulé « Quelles réformes pour favoriser l’égalité dans le secteur minier camerounais ? », ce temps fort a permis à plusieurs expertes et cadres du MINMIDT, du Conseil constitutionnel, de la société civile et d’organisations internationales, de formuler des recommandations concrètes.

 La Directrice de la Géologie au MINMIDT, Karen Agbor, a ouvert les échanges, suivie entre autres de Clotaire Kouakpe (SIMM/MINMIDT), Agnès Solange Ondigui (ITIF Cameroun), et Madeleine Mballa Ebengue, experte nationale genre et droits humains au PNUD. Sous la modération de la professeure Olomo, les débats ont porté sur l’amélioration du cadre juridique, l’autonomisation économique des femmes artisanes ou entrepreneures minières, et la nécessité d’une meilleure gouvernance sectorielle. En clôturant la journée, le ministre a lancé un appel « Faisons de cette assise un espace d’échanges riches, de propositions pragmatiques et d’actions concrètes », a-t-il déclaré.

Forum économique : L’Afrique centrale mise sur le manioc et les médicaments pour s’industrialiser

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Et si le manioc et la pharmacie devenaient les moteurs inattendus de l’industrialisation de l’Afrique centrale ? C’est l’une des pistes explorées par les experts, chefs d’entreprise et décideurs réunis du 23 au 25 juillet à Yaoundé pour la troisième édition du Forum économique Afrique centrale (FEAC). Un événement devenu incontournable pour ceux qui croient en un avenir industriel fondé sur les ressources locales, les PME et l’innovation.

Placée sous le thème : « Investissement et financement des PME en Afrique centrale pour l’industrialisation et le développement des chaînes de valeur régionales », cette édition a mis l’accent sur deux secteurs stratégiques trop souvent sous-exploités, à savoir le manioc, produit massivement mais peu valorisé, et la production pharmaceutique locale, toujours marginale face à la dépendance aux importations.

Pour Jean-Baptiste Fouda Atangana, président de l’événement, « le continent n’attire que 5 % des investissements directs étrangers dans la production pharmaceutique. Pourtant, si les conditions adéquates sont réunies, la fabrication locale peut améliorer l’accès aux médicaments essentiels, stimuler la croissance économique et renforcer l’autonomie stratégique. » Un plaidoyer en faveur d’une mobilisation accrue des capitaux, mais aussi d’une refonte de l’environnement réglementaire et industriel.

 Dans le même esprit de valorisation des ressources locales, le Cameroun mise sur le manioc, un tubercule aux multiples usages encore sous-exploité. Le département du Moungo, dans la région du Littoral, constitue d’ailleurs le principal bassin de production du pays, avec près de 4,5 millions de tonnes récoltées chaque année sur environ 330 000 hectares cultivés en 2022. Le rendement moyen est estimé à 40 tonnes par hectare, mais le potentiel de transformation reste limité à moins de 1 000 tonnes. Selon les données du « Compte d’exploitation des plantations de manioc au Cameroun » sur la période 2019-2021, la filière génère en moyenne 1 million de FCFA par hectare et par an, soit des revenus annuels potentiels de 330 milliards de FCFA.

Des chiffres qui pourraient être largement revus à la hausse grâce à une stratégie d’exportation et à des investissements ciblés. Pour les participants AU Feac, la construction d’une véritable chaîne de valeur régionale autour du manioc — incluant transformation, conditionnement et distribution — représente une voie prometteuse pour créer des milliers d’emplois, réduire les pertes agricoles et renforcer la sécurité alimentaire sur le continent.

Jean-Baptiste Fouda Atangana, estime en outre que l’industrialisation passe nécessairement par une montée en puissance des Petites et moyennes entreprises (PME) et industries (PMI) locales. Trois axes ont structuré les échanges, il s’agit des défis structurels des PME, les mécanismes de financement adaptés et les exemples inspirants d’initiatives réussies dans la sous-région. Mais le tableau est loin d’être rose. Le déficit de financement auquel font face les PME d’Afrique subsaharienne est estimé à 330 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. Trop souvent écartées des circuits bancaires classiques, nombre d’entre elles dépendent encore des mécanismes informels comme les tontines. « Je n’exclus pas les tontines, bien au contraire. J’en viens moi-même.

Tout projet structuré, même né d’une tontine, a sa place ici », a affirmé Fouda, dans un message d’ouverture aux réalités économiques africaines. Au-delà du plaidoyer pour plus d’investissements, le forum a mis en avant la formation et l’accès à l’information financière. Car sans données fiables, ni compétences en gestion ou comptabilité, peu de PME peuvent prétendre convaincre un investisseur. D’inspiration panafricaine, le FEAC reprend ici les recommandations de l’Africa Financial Industry Summit, en insistant sur le renforcement des capacités comme condition préalable à l’accès au crédit.

Financement Vert : L’État adopte un plan pour financer la préservation de la biodiversité

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Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a officiellement lancé, mardi 29 juillet 2025 à Yaoundé, l’Initiative de Financement de la Biodiversité (Biofin). Aux côtés du ministre de l’Environnement, Pierre Hele, et de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, il a donné le coup d’envoi d’un processus qui vise à structurer durablement le financement de la biodiversité au Cameroun.

Cette initiative, portée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et soutenue par le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF 8), marque une étape importante dans les efforts du pays pour inscrire la préservation de la nature au cœur de sa stratégie de développement. L’objectif principal de cet atelier de lancement est de doter le Cameroun d’un plan de financement ambitieux, réaliste et inclusif pour protéger la biodiversité.

 Un tel plan nécessite l’identification précise des besoins, l’analyse des ressources déjà mobilisées, l’exploration de nouvelles sources de financement et l’élaboration d’une feuille de route concrète. Lors d’une rencontre réunissant représentants ministériels, bailleurs de fonds, collectivités territoriales, acteurs de la société civile et du secteur privé, les participants ont été introduits aux quatre composantes clés du projet Biofin : l’Analyse des Politiques et Institutions (API), l’Analyse des Dépenses pour la Biodiversité (ADB), l’Estimation des Besoins de Financement (EBF) et le Plan National de Financement de la Biodiversité (PNFB). Ces outils stratégiques visent à renforcer la planification et la coordination des actions en faveur de la biodiversité, en garantissant une mobilisation concertée de l’ensemble des parties prenantes.

UN ENGAGEMENT RENOUVELÉ EN FAVEUR DU CLIMAT

Dans son discours, Louis Paul Motaze a replacé cette initiative dans la continuité des engagements climatiques du Cameroun. Après la mise en œuvre de la finance climatique en 2022 et le lancement des obligations vertes en avril 2025, BIOFIN constitue selon lui « une nouvelle étape vers une transition verte structurée ». « Il ne suffit plus d’aligner les intentions, il faut désormais structurer les actions et mobiliser les financements à la hauteur des enjeux », a-t-il déclaré, tout en saluant la vision du président Paul Biya en matière de développement durable.

Le ministre des Finances a également mis en avant les avancées du pays dans ce domaine, notamment la réalisation du premier bilan carbone national, la mise en place d’un cadre ESG (environnemental, social et gouvernance) et l’adoption du budget climat dans la loi de finances 2025. Un déficit de financement préoccupant Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Environnement, Pierre Hele, a alerté sur le déficit important de financement de la biodiversité, qui freine les efforts de conservation.

Selon certaines études, les financements disponibles devraient être multipliés par trois ou quatre pour répondre efficacement aux besoins. « Le coût de l’inaction est énorme. Il affecte directement des secteurs comme l’agriculture, la pêche ou encore le tourisme, qui dépendent fortement des ressources naturelles », a-t-il souligné. Pour y remédier, il a plaidé pour l’utilisation de mécanismes innovants tels que les paiements pour services environnementaux, les crédits biodiversité, les obligations vertes ou encore les partenariats public-privé.

UN PLAN NATIONAL ALIGNÉ SUR LES ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX

Dans le sillage du Cadre mondial pour la biodiversité adopté à Montréal en 2022, le Cameroun a actualisé sa stratégie nationale en définissant cinq priorités majeures : réduire les pressions exercées sur les écosystèmes, restaurer les zones dégradées, renforcer les connaissances scientifiques, améliorer la gouvernance environnementale et mobiliser les ressources nécessaires.

 Cette feuille de route traduit l’engagement du pays à aligner ses actions sur les objectifs internationaux de préservation de la biodiversité, tout en répondant aux défis locaux liés à la dégradation des milieux naturels et au financement durable. Cette feuille de route, validée par le Comité national permanent de la biodiversité, devra désormais être soutenue par des financements adéquats. C’est là que BIOFIN entre pleinement en jeu, en contribuant à élaborer un plan de financement solide, capable de transformer les intentions en actions concrètes sur le terrain.

 L’un des atouts majeurs de BIOFIN Cameroun réside dans sa démarche participative. L’initiative associe dès le départ les ministères, les entreprises, les collectivités locales, les chercheurs, les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les chefs traditionnels. En rejoignant d’autres pays africains déjà engagés dans cette démarche comme le Burkina Faso, le Rwanda, Madagascar ou l’Afrique du Sud, le Cameroun entend s’inspirer des meilleures pratiques pour construire un modèle national de financement vert, adapté à ses réalités. « Injecter des ressources dans la biodiversité peut générer un bon retour sur investissement », a estimé Louis Paul Motaze, appelant le secteur privé à s’impliquer activement, notamment à travers leurs politiques de responsabilité sociétale.

Grand-Nord : Que valent les nouveaux alliés de Paul Biya

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Après le divorce avec Bello Bouba Maïgari de l’Undp et Issa Tchiroma Bakary du Fsnc, poids lourds de la politique dans le Septentrion et alliés de longue date de Paul Biya, le chef de l’Etat sortant n’a pas perdu tout le Nord. Paul Biya peut encore compter sur d’autres partis d’« opposition » comme soutiens à sa candidature pour briguer un autre mandat. En l’occurrence l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (Andp) d’Hamadou Moustapha et le Mouvement démocratique pour la défense de la république (MDR) de Paulin Djorwé. « Le MDR réitère son soutien indéfectible et inconditionnel à la candidature du chef de l’Etat. Le MDR sera toujours à ses côtés ; nous pensons que nous allons lui apporter notre soutien et la victoire en octobre 2025 », déclarait Me Paulin Djorwe, président de transition du MDR, jeudi 10 juillet, au sortir d’une réunion tenue dans le cadre des concertations conduites par le secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh, président du comité stratégique chargé de préparer la campagne du président Paul Biya.

Ragaillardi par un verdict du tribunal de grande instance du Mfoundi rendu le même jour en sa faveur dans la crise de succession à la tête de ce parti qui l’oppose à Daïssala Tigana Tassi, fils du feu fondateur de ce parti (Dakole Daïssala), Paulin Djorwe s’engage donc à apporter son soutien à celui qui l’a nommé sénateur, comme en remplacement e Dakolé Daïssala qu’il avait déjà nommé en 2013. Avec 02 députés et 03 contrôlant communes (Dziguilao, Touloum et Moulvoudaye), c’est dans la région de l’Extrême-Nord, précisément dans les départements du Mayo-Kani et du Mayo-Danay, que son parti compte l’essentiel de ses militants. Comme le MDR, l’Andp poursuit son alliance avec le Rdpc et soutient la candidature de Paul Biya à la présidentielle d’octobre 2025. Son président, Hamadou Moustapha, entouré de quelques cadres de son parti, a également pris part aux concertations diligentées par Ferdinand Ngoh Ngoh. « Je ne me présente pas à la présidentielle d’octobre. Je soutiens la candidature du président Paul Biya. C’est clair et net », clamait-il, au sortir de cette réunion. Allié fidèle de Paul Biya depuis près de 20 ans, le fondateur de l’Andp intègre le gouvernement le 2 octobre 2015 comme ministre chargé de mission à la présidence de la République. Son parti est reclus dans son Diamaré natal où il compte seulement 11 conseillers municipaux dans la commune de Maroua 3è.

Batailles du Nord

Si Paul Biya comptait beaucoup d’alliés issus de l’opposition, les poids lourds étaient issus du Grand-Nord. Mathématiquement, les défections de Bello Bouba et Issa Tchiroma devraient avoir une incidence remarquable sur le poids politique de Paul Biya. Deuxième force politique nationale au sortir de l’élection de 2025, l’Undp de Bello Bouba compte cinq députés, un sénateur (nommé) et dirige 17 communes (sur 360), toutes dans le Grand-Nord. Fait important, c’est le seul parti en dehors du Rdpc, à présider un conseil régional : celui de l’Adamaoua. Aussi, c’est le seul parti autre que le Rdpc, à diriger une mairie de ville, celle de Ngaoundéré, dans l’Adamaoua.

Pour sa part, le Fsnc totalise trois députés, un sénateur (nommé) et gère 04 communes, toutes dans le Grand-Nord (Lagdo, Pitoa, Maroua 2 et Mayo-Oulo). Et ces derniers, l’ancien porte-parole a réussi une démonstration de force à travers des meetings géants organisés à Maroua et Garoua. L’homme qui démissionnera quelques mois plus tard, en dénonçant un président Biya « distant », et surtout un « pouvoir par procuration» au sommet de l’Etat, est un tribun qui a longtemps fait ses classes dans l’opposition la plus rude du retour du multipartisme.Mais les données pourraient être diluées avec les mouvements en cours actuellement, avec notamment les défections autour d’Issa Tchiroma. Après Ousmanou Aman Sa’ali dit Yérima Dewa son ancien vice-président, le député Salmana Amadou Ali, voix forte du parti dans l’Extrême-Nord, a quitté le navire pour chacun créer son parti politique. Les deux hommes ont déjà été approchés par le président du Comité stratégique de préparation de la campagne de Paul Biya, et ont promis leur soutien au président sortant. La bataille pour le contrôle de l’Extrême-Nord où Issa Tchiroma a pris des espaces, s’annonce rude. Le Nord n’en est pas épargné. Bastion sociologique de Tchiroma et Bello, cette région n’en sera pas épargnée, tant Dewa a jusqu’ici régné en maître à Lagdo, Bibémi et Pitoa où il est maire.

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