mercredi, mai 20, 2026
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Aquaculteur: 500 producteurs recevront des appuis dans 3 régions du pays

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La Caisse de Développement de la Pêche Maritime procédera à la distribution des kits aux bénéficiaires dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord dans le cadre du projet d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire financé par la banque mondiale.

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime (CDPM) vient d’arrêter son compte administratif et financier pour l’année 2024, tout en dressant les perspectives pour cette année. Au rang des activités annoncées pour l’exercice en cours figure des appuis aux aquaculteurs.   Ils sont 500 bénéficiaires identifiés dans la région de l’Est, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord qui recevront les kits acquis par le Fonds de Développement de la Pêche Maritime.

 Cet appui intervient dans le cadre du Projet gouvernemental d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire (PULCCA) dont la CDPM est un acteur de mise en œuvre.  Financé par la Banque mondiale, à hauteur de 100 millions d’Euros soit 55 milliards de F CFA, ce projet vise à répondre de manière urgente à l’atténuation des impacts à court terme de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, et à moyen terme, renforcer la résilience économique, climatique et communautaire dans les régions qui font face à ces fléaux. Les régions de l’Est Cameroun, de l’Extrême-Nord, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont considérées comme les plus vulnérables en matière de sécurité alimentaire et de résilience climatique.

Il est donc question de soutenir 7500 éleveurs et 4000 producteurs du secteur de la pêche et de l’aquaculture à travers le pays. Ceci, via la distribution d’intrants et de petits matériels agricoles et d’élevages. L’appui porte aussi sur le renforcement des capacités des bénéficiaires sur les itinéraires techniques de production et la résilience face aux changements climatiques.

Président du Conseil d’Administration du Fonds de Développement des Pêches Maritimes, le ministre de l’Elevage, de la Pêche et des Industries animales Dr Taiga, indique que cette session du conseil de la CDPM « se tient dans un contexte de mise en œuvre par le gouvernement du plan intégré d’import substitution agro pastoral. C’est une session des comptes consacrée à l’examen et à l’adoption des comptes de la CDPM pour l’exercice 2024. Elle nous donne l’opportunité de jeter un regard rétrospectif sur le travail accompli par l’examen du compte administratif. Nous prenons également connaissance du rapport d’activités, l’exécution du budget à mi-parcours ».

La CPDM a cependant déployé d’autres activités de soutien à la pêche et à l’aquaculture en 2024.  Il s’agit notamment de la surveillance des activités de pêche, la fourniture d’équipements tels que des bateaux et des moteurs aux acteurs, la formation des pisciculteurs etc.

 Réaction

 Salvador NGOANDE, Secrétaire Exécutif Caisse de developpement pêche maritime

 « Notre budget a été révisé à près de 3 milliards de francs CFA »

« L’examen du rapport annuel de performance indique une bonne exécution des activités planifiées, notamment l’acquisition du matériel de pêche au profit des acteurs. Vous étiez certainement des témoins du marché aux poissons de Youpwe, dont la CDPM a contribué à l’organisation. Ensuite, la distribution du matériel de pêche à Kribi par le ministre de l’élevage et l’ambassadeur du Japon. Au niveau de l’aquaculture, la CDPM a organisé des sessions de formation au profit des acteurs, notamment sur la production d’une part, mais aussi la transformation du poisson d’autre part. Elle a accompagné par différents appuis les acteurs en termes de cages flottantes rondes qui ont été introduites de manière réussie au Cameroun et permettent d’augmenter la capacité de production des différents acteurs qui en ont bénéficié. Ensuite, des appuis ont été donnés en termes de bacs hors sol d’aliments et d’alevins et j’en passe. Au terme de sa session, la session a effectivement adopté les différents documents qui ont été proposés et donné quitus à la gestion qui a été faite de l’exercice budgétaire 2024. Au terme de la session aussi, le Conseil a revu à la baisse le projet de budget de 2025 du fait de la réduction des dépenses, des ressources transférées par le MINEPAT pour la mise en œuvre du plan intégré d’impôt substitution agro-pastoral. Initialement prévu à la somme de 3,8 milliards à la CDPM, ce montant a été revu à la baisse à moins d’un milliard à 986 millions, ramenant dans le budget total à près de 3 milliards de francs CFA. C’est ce budget qui a été révisé et adopté, qui sera présenté très prochainement, dans le prochain jour, au ministre des Finances pour adoption et mise en œuvre le plus rapidement possible. »

Mines : l’État interdit l’exploitation industrielle du site de Kambélé

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Le site d’exploitation d’or de Kambélé, a été classé en zone de protection et d’exclusion d’activités minières industrielles, semi-mécanisées et de recherche. L’annonce a été faite le 13 août 2025 par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT), Fuh Calistus Gentry.

Cette décision, formalisée par l’arrêté du 13 août 2025, fait suite aux Très Hautes Instructions du président de la République. Le périmètre, précédemment couvert par le permis de recherche n° 643, a été reversé dans le domaine minier national libre par l’arrêté n° 000203/A/MINMIDT/SGDM/DAJ du 13 août 2025.  

Désormais, « seules les activités d’exploitation artisanale stricto sensu, réservées aux riverains autochtones, y sont autorisées », lit-on sur l’arrêté. Le MINMIDT précise qu’aucune autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée n’a été délivrée pour cette zone minière située dans la Kadey. Il met également en garde contre le recours à des partenaires expatriés, jugé contraire aux directives présidentielles, et invite les communautés locales à s’organiser pour bénéficier d’un accompagnement de l’État via la Société nationale des Mines.

Cette décision intervient alors que Jam’s Avenir, apprend-on, entreprise dirigée par Rodrigue Mboundjo, affirme détenir depuis août 2024 le seul permis de recherche actif sur le site. La société indique avoir investi plusieurs centaines de millions de FCFA dans des études préalables à un projet de convention en attente de signature. Selon Jam’s Avenir, cette décision compromet ses activités. L’entreprise envisage de poursuivre l’État du Cameroun pour obtenir réparation.

Au Cameroun, le secteur minier reste largement dominé par les exploitations artisanales et à petite échelle (EMAPE). Selon le Code minier, cette catégorie englobe l’orpaillage au sens strict ainsi que l’exploitation artisanale semi-mécanisée. L’or demeure la ressource la plus convoitée, loin devant les autres substances extraites, parmi lesquelles figurent quelques gisements de pierres précieuses, semi-précieuses et ornementales.

Bvmac : l’activité des Sociétés de Bourse en hausse de 14,29 % au 2 e trimestre 2025

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A la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), le deuxième trimestre 2025 affiche des chiffres positifs. Le bulletin trimestriel laisse voir une nette progression de l’activité boursière par rapport à la même période en 2024. Le nombre de transactions est passé de 89 à 147 transactions.

Les titres échangés ont atteint 272 508. La valeur transigée connait aussi une forte augmentation, passant de 182,35 millions à 2,83 milliards de FCFA. Cette embellie est en partie due à la bonne performance des sociétés de bourse. Leur activité selon la BVMAC a progressé de 14,29 % au deuxième trimestre 2025.

Sur les 25 SDB agréées, 16 ont fortement contribué à l’animation des échanges et à la promotion de la liquidité. Contacturer Capital et BGFI Bourse ont été les plus dynamiques avec occupant respectivement les premières places. Ces deux sociétés dominent le marché avec 1,5 milliards de FCFA de transactions chacune, suivies par ASCA (1 milliards de FCFA). SG Capital CEMAC 73 transactions arrive devant Africa Bright Securities (39) et ASCA (34). Cependant, 9 de ces sociétés de bourse « sont restées inactives, n’enregistrant aucune transaction durant la période », relève la BVMAC.

 Sur le compartiment des actions, l’essentiel des transactions a porté sur les titres SOCAPALM, SAFACAM, LA REGIONALE, SEMC et SCG-Ré tandis que dans le compartiment obligataire, les échanges ont principalement été observés sur les lignes ACEP1, ECMR7, EBD03, EGA15, et EBD02. « Ce trimestre témoigne d’une reprise soutenue de l’activité boursière et d’un regain d’intérêt des investisseurs. », commente la BVMAC.

Tatiana MELIEDJE

Rupture : Anne Nsoga démissionne du Fsnc

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C’est fini entre Jeanne Nsoga et Issa Tchiroma Bakary. La secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) vient de démissionner. Abandonnant son candidat en pleine préparation de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Après avoir servi à ce poste huit années durant.

Dès l’entame de sa lettre adressée au président national du Fsnc, Jeanne Nsoga dénonce  »votre attitude » , au sujet du  »cyber harcèlement dont je suis victime de la part des supporters de Maurice Kamto  ». Au sujet de son  »combat » contre l’accaparement des terres des populations du Moungo par la  »branche armée de l’UPC », à savoir l’Armée nationale de libération du Kamerunais (Anlk). Anne Nsoga en a fait une sortie vidéo sur les réseaux sociaux récemment, demandant la rétrocession de ces terres aux populations autochtones. A sa suite, nombre d’internautes dénoncent le  »tribalisme  », l’accusant de stigmatiser les populations Bamileke très nombreux dans la région du Littoral notamment, engagées dans des activités agricoles.

Face à l’ampleur des échanges, Issa Tchiroma a commis un communiqué pour se désolidariser de sa secrétaire générale. Laquelle a mal supporté ce  »désaveu ». D’où la rupture une vingtaine d’années après avoir adhéré au projet d’Issa Tchiroma.

La lettre de démission de Jeanne Nsoga

Cette démission survient en pleine préparation de l’élection présidentielle. Un coup dur pour Issa Tchiroma Bakary, candidat à ce scrutin. Avant celle-ci, Tchiroma qui a démissionné du gouvernement, a perdu des cadres tels Yerima Dewa, ex-vice président et le député Salmana Amadou Ali.

Littoral: administration, justice, éducation, les plus corrompus selon la Conac

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Les transports, l’administration publique, les mairies, la justice, l’éducation sont entre autres secteurs dans lesquels la Conac a recensé la plupart des dénonciations lors d’un séjour de cinq jours à Douala soldé par 18 interpellations.

Plus de 80 dénonciations, 18 personnes dont 6 femmes interpellées et mises à la disposition de la Justice. Voilà le bilan de la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac) au terme de cinq jours de travaux dans la région du Littoral. L’action s’est déroulée en effet dans le cadre de son concept de Clinique Anti-Corruption qui consiste à s’installer de manière temporaire dans une région pour recueillir les dénonciations d’actes de corruption. Après avoir écouté les usagers du 04 au 08 août dernier à Douala, la commission livré son rapport. Celui-ci indique que la quasi la totalité des secteurs ont fait l’objet des dénonciations.

 Les mairies

Les Collectivités Territoriales Décentralisée, notamment les communes sont indexées dans les faits soumis à la Conac. Les dénonciations portent entre autres sur l’extorsion de fonds aux conducteurs de mototaxi, le monnayage des levées de scellé pour les commerçants, l’abus de fonction par la Police municipale de certaines communes d’arrondissements et même de la communauté Urbaine de Douala, l’extorsion de demandeurs de service en vue l’établissement des actes de naissance dans certains Centres d’état civil.

Dans la même veine, plusieurs autres services de l’administration publique sont concernés.  Les Domaines et Affaires Foncières sont citées pour extorsion des citoyens dans le processus d’obtention des titres fonciers, établissement et annulation frauduleux des titres fonciers, litiges fonciers, irrégularités dans la vente du domaine privé de l’Etat.

Les démembrements du ministère de l’Administration Territoriale dans la région sont accusés d’extorsion des usagers et de monnayage de service public, notamment l’exigence des sommes variant de 500 FCFA à 1000 FCFA pour la certification des documents administratifs dans certaines sous-préfectures. La Conac a aussi enregistré l’extorsion des fonds aux commerçants par certains agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune ou encore l’anarque des transporteurs de bois destiné à l’exportation. Dans le ressort du ministère des Finances, on a accusé les services déconcentrés de ce département d’exigence du versement des commissions pour certains paiements. De même, des cas d’extorsion par certains agents des impôts et des douaniers au niveau du Port de Douala.

 Aussi, dans certains districts de santé, on a indiqué des cas de fraude, d’extorsion et de manipulation de système de paiement ainsi que le détournement des fonds des campagnes de vaccination.

 Les procédures judiciaires

La Conac dit avoir reçu des dénonciations sur les lenteurs des procédures judiciaires et la partialité dans certains jugements ainsi que l’exigence aux visiteurs de prisonniers détenus à la Prison de payer des montants allant de 500 FCFA à 1000 à plusieurs niveaux au sein de la prison.

 Les transports et l’éducation

La corruption à CamairCo et à l’aéroport de Douala et la corruption dans les activités des auto écoles sont des cas recensés dans le secteur des Transports. Les Forces de maintien de l’ordre sont aussi indexées pour extorsion des usagers de la route sur pratiquement tous les axes routiers de la région du Littoral, ainsi que des personnes ne disposant pas de Carte nationale d’identité.  

Dans l’Education de base, on recense la collecte des frais exorbitants d’examens officiels et l’exigence de paiement de frais de scolarité alors que l’école primaire est censée gratuite, mauvaise gestion des frais d’APEE, la perception indue de salaire par certains employés fantômes, le paiement discriminatoire des primes du Programme d’Appui à la Réforme au Cameroun (PAREC) etc.

  S’agissant des Enseignements Secondaires, les usagers ont dénoncé la perception des frais injustifiés, le détournement de liais d’APEE, l’extorsion des fonds au parents d’élevés, le versement de sommes d’argent en échange de la suppression des heures d’absence entre autres.

Entreprises du secteur Privé

Le secteur Privé est indexé pour licenciement abusif, non versement des allocations familiales de certains employés, violation des droits de travailleurs, recrutements irréguliers des étrangers, fraude et concussion au détriment de l’Etat perpétrés par des entreprises multinationales ainsi que le détournement de subventions de l’Etat destinées aux établissements scolaires laïcs.

La Conac a également été mise sur la piste d’un cas d’usurpation de la fonction de représentant de la CONAC dans la région du Littoral.  Après ces dénonciations, la Conac doit désormais mener des investigations sur le terrain pour la recherche des preuves.  « En effet, une dénonciation reste une allégation jusqu’au moment où elle est confirmée ou infirmée par des éléments de preuve. Ainsi, les équipes de la CONAC ont travaillé de jours comme de nuit dans les cinq arrondissements du Département de la Wouri. Aussi, nous nous assurerons que les actions en Justice aboutissent à des réparations conforment aux dispositions du Code Pénal », a indiqué le président de la Conac Dieudonné Massi Gams.

Dieudonné MASSI GAMS, président de la CONAC

 « La Conac ne cible pas uniquement les petits corrupteurs »

 « Certains pourraient dire que cette lutte cible uniquement les petits corrupteurs. Que NON LA CONAC traque la grande et la petite corruption. La corruption reste la corruption. Peu importe le montant en jeu. Mais, les Cliniques Anti-corruption nous donnent l’opportunité de constater les cas de flagrant délit qui permettent la mise à la disposition de la justice des suspects, conformément aux les dispositions de l’Article 22, Alinéa 1 et 3 du texte organique de la CONAC. Deuxièmement, nous avons des cas des investigations conclues assorties des recommandations faites aux autorités compétentes pour sanctions administratives sans préjudice de poursuites judiciaires. Troisièmement, des demandes d’information ont été adressées à certaines structures, surtout pour des dénonciations en cours de traitement. Quatrièmement, certains dossiers ont été envoyés aux Administrations compétentes, pour des cas pendants en Justice ou ne relevant pas de la compétence de la CONAC, Nous signalons toutefois, que certaines dénonciations n’ont pas abouti par manque de précisions nécessaires à leur recoupement. »

Gestion de la solde : Bessiping, la face visible des oubliés de l’État

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Léopold Bessiping est donc en passe de gagner « son » élection présidentielle. Après une audience avec le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), Joseph Lé, le 6 août 2025, le président du Rassemblement des Forces écologiques pour la Relance de l’Economie (RFERE) est attendu ce lundi à la porte 428 du bâtiment A, au sein de la Direction de la Dépense de Personnel et des Pensions du ministère des Finances, pour le traitement des aspects techniques et financiers de son dossier.

Tout porte donc à croire que Léopold Bessiping rentrera bientôt en possession de « son dû ». Car, comme l’a rassuré Joseph Lé au sortir de l’audience du 6 août 2025, « Il est possible qu’il trouve son dossier déjà envoyé au MINFI, car à situation exceptionnelle, disposition exceptionnelle ». Cette prise en charge accélérée s’applique également à sa nouvelle condition de jeune retraité, effective depuis octobre 2024. En effet, il est actuellement sous le régime de prépension, et l’examen de sa situation a confirmé qu’il n’y avait aucun obstacle à sa transition vers le régime de pension complète, ce processus étant également accéléré. « Nous avons examiné cette situation et constaté qu’il n’y a pas de souci pour qu’il passe au régime de pension complète, ce qui sera fait aussi très rapidement, car tous ces éléments vont être étudiés et élaborés par les collaborateurs afin que le dossier complet soit transmis au niveau du MINFI », a précisé le Minfopra.

LA BOÎTE DE PANDORE OUVERTE

« J’exhorte les agents de l’État en situation de salaires impayés, à l’ensemble des agents publics en service ou retraités, qui seraient dans une situation similaire à celle de M. BESSIPING à nous saisir via nos différentes plateformes digitales… », a posté le ministre Joseph Lé sur ses plateformes numériques. Un appel qui cache mal un aveu d’échec ou d’incompétence de la part de l’administration publique, dans la gestion des carrières et de la solde des agents publics.

 Car, si certaines sources évoquent le chiffre d’au moins 150 enseignants qui seraient dans la situation de Léopold Bessiping, le Minfopra a lui-même reconnu que l’application AIGLES avait permis d’identifier 8 510 agents publics méritants une reclassification, que ce soit par méconnaissance de leurs droits ou par simple négligence de leur carrière. Un délai est fixé au 30 août 2025 pour que ces situations soient apurées. « Nous sommes totalement disposés à tourner la page des arriérés de salaires, des arriérés d’avancement et autres », a-t-il conclu.

UNE CANDIDATURE À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE POUR SE FAIRE PAYER SON SALAIRE

Le candidat déclaré avait interpellé les pouvoirs publics sur sa situation administrative lors du dépôt des candidatures à ELECAM. Plusieurs pièces manquaient dans le dossier en plus du défaut de la caution de 30 millions de FCFA. Le Conseil électoral va rejeter son dossier de candidature, le 26 juillet 2025. Le même jour, il dépose un recours au Conseil constitutionnel en vue de la reconsidération de sa candidature.

Le 04 août 2025, le Conseil déclare son recours irrecevable. Léopold Bessiping dit avoir « passé des années sans salaire » et lorsqu’on « a constaté qu’il ne travaillait pour rien, on a rétabli. Mais on ne l’a pas fait avec le rappel. Donc, le Trésor a déjà suffisamment son argent… Avec les intérêts qu’ils lui doivent, il ne peut pas venir ajouter de l’argent sur l’argent », avait-il déclaré. L’agent de l’État admis à la retraite explique qu’il a servi l’État pendant 35 ans en qualité d’enseignant. Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite au moment où il est surveillant général au lycée de Penka-Michel.

Blaise NNANG

Electricité : lancement de la construction d’une ligne de transport pour la zone industrialo portuaire de Kribi

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D’une capacité de 225 kV, cette ligne dont la mise en service est prévue fin 2026 va permettre dans un premier temps de satisfaire un besoin de 100 MW, ensuite augmenter en capacités pour de nouvelles industries qui arriveront sur la future zone industrialo-portuaire.

Le Port Autonome de Kribi (PAK) a procédé le 6 août dernier au lancement des   travaux de construction d’une ligne électrique 225 kV reliant la centrale à gaz KPDC au port, et d’un poste de transformation 225/30 kV.  Ces travaux seront réalisés sur la base d’un protocole d’accord signé entre le PAK et Société Nationale de Transport de l’Electricité (Sonatrel) qui va assurer la maîtrise d’ouvrage.

Il est précisément question de construire une ligne Haute Tension double terne de 42 km, capable de répondre immédiatement à un besoin de 100 MW. Ensuite, la capacité devrait grimper pour atteindre entre 330 et 400 MW, permettant ainsi d’accueillir de nouvelles industries sur la future zone industrialo-portuaire. Le futur poste de transformation TBEA, doté de trois transformateurs de 60 MVA, offrira une puissance totale de 180 MVA, et sera directement connecté au Réseau Interconnecté Sud via plusieurs sources : Memve’ele (Ebolowa), Nachtigal, Songloulou, Édea Béon, et la centrale KPDC. Cette configuration, selon les dirigeants du PAK va garantir une alimentation fiable pour les industries même en cas d’incident.

 Le projet vise donc à satisfaire en priorité la demande industrielle de la zone portuaire. « L’objectif du gouvernement est de fournir une énergie électrique de qualité et en quantité suffisante pour satisfaire les besoins de toute la zone industrialo portuaire de Kribi », précise le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba. L’investissement estimé à 35 milliards de FCFA sera réalisé en 16 mois, avec une mise en service prévue fin 2026. Il vise à consolider l’autonomie énergétique de la zone industrialo-portuaire de Kribi, à valoriser la centrale KPDC de 216 MW.  Le volet distribution sera assurée par Eneo. Mais des discussions sont en cours au sein du conseil d’administration du PAK pour une possible autonomie dans la distribution de l’électricité au sein de la zone industrialo portuaire.

Le Minpmeesa lance la certification des produits de 220 entreprises

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L’État organise, le 8 août 2025 un atelier national pour aider les très petites entreprises, les organisations de l’économie sociale et les artisans. L’objectif est de normaliser et certifier leurs produits transformés. Ce soutien est à la fois technique et institutionnel. Il vise à améliorer la qualité, renforcer la compétitivité et encourager l’industrialisation, conformément à la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Dans un contexte marqué par un déficit commercial hors pétrole de 3 131 milliards de FCFA en 2023 et une inflation de 7,4 %, le pays mise sur une combinaison d’import-substitution et de promotion des exportations. Les premières inspections menées par le département ministériel des PME, porteur de l’initiative, sur 284 entreprises révèlent un état des lieux contrasté avec 38,38 % des produits analysés ont réussi les tests physico-chimiques, 35,21 % les analyses microbiologiques, et seulement 12,67 % répondent aux exigences d’étiquetage. Ces chiffres mettent en lumière des problèmes récurrents qui sont entre autres, le manque d’hygiène sur les sites de production, les locaux inadaptés, la faible productivité, la gestion financière insuffisante et méconnaissance des procédures de certification.

Autant de failles qui freinent la compétitivité et limitent l’accès des produits locaux aux marchés structurés, nationaux comme internationaux. C’est à l’hôtel Franco de Yaoundé que s’est tenue la rencontre nationale consacrée à ce programme. Responsables publics, experts techniques, représentants d’organisations professionnelles et entrepreneurs y ont pris part. Au menu, la synthèse des travaux menés dans les cinq ateliers régionaux dans les villes de Yaoundé, de Douala, de Bafoussam, de Ngaoundéré et de Maroua, présentation des résultats d’analyses effectuées par le Laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments et d’expertise (Lanacome), échanges sur les procédures de certification et remise solennelle des certificats d’analyses aux participants.

Une histoire inspirante a particulièrement marqué les esprits : celle de la coopérative « Toutes Épices », qui a su transformer son activité en profondeur grâce à la démarche qualité, ouvrant la voie à de nouveaux marchés. Représentant 99,8 % du tissu économique national, les PME, organisations de l’économie sociale et artisans sont au cœur de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), mais peinent à libérer pleinement leur potentiel. Accès limité à l’information sur les normes et procédures de certification, faible organisation interne, contraintes techniques et logistiques, difficultés d’accès au financement : les obstacles restent nombreux. Sans un accompagnement structuré et durable, la mise à niveau nécessaire pour gagner en compétitivité sur les marchés locaux et internationaux demeure hors de portée pour la majorité de ces petites unités.

Pour accompagner 220 entreprises dans la mise aux normes de leurs produits, le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa) a déployé un plan d’action en cinq étapes : identification et présélection d’unités issues de filières stratégiques du Plan intégré d’import substitution agropastoral et halieutique (PIISAH) – riz, maïs, blé, mil, soja, huile de palme, lait, produits halieutiques –, organisation d’ateliers régionaux de formation et de sensibilisation, visites de terrain pour diagnostiquer la qualité des sites et prélever des échantillons, analyses physico-chimiques et microbiologiques réalisées par le Lanacome, puis sélection de 100 entreprises à fort potentiel pour un accompagnement ciblé vers la certification, en collaboration avec l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR).

Pour le ministère des PME, l’appui à la certification ne se limite pas à une mise aux normes technique, il incarne un levier stratégique de transformation structurelle de l’économie camerounaise. En facilitant l’accès à la certification, le gouvernement entend améliorer la qualité des produits locaux, stimuler les exportations, réduire la dépendance aux importations, favoriser la création d’emplois décents et consolider la souveraineté économique nationale.

Plus de 200 000 agriculteurs autonomes grâce aux programmes de l’économie sociale

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Depuis plusieurs années, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), a déployé une stratégie multiforme d’accompagnement des organisations de l’économie sociale (OES), à travers des programmes spécifiques, souvent mis en œuvre en partenariat. L’un des dispositifs phares cités par l’expert est le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Agricoles (PD-CVA), qui vise notamment à renforcer la gouvernance des organisations paysannes. Aussi, à soutenir l’émergence de coopératives crédibles orientées vers l’agriculture commerciale.

« Le PD-CVA cible plus de 200 organisations de producteurs, 1500 jeunes diplômés et une cinquantaine de PME agricoles, tout en touchant indirectement jusqu’à 200 000 petits producteurs dans la filière banane plantain », a précisé l’ingénieur agronome Marcel Armand Moukend Mandjoum, dans sa présentation sur les états des lieux de l’offre en renforcement des compétences des acteurs de l’Économie Sociale. Les filières palmier à huile, ananas et bananier plantain bénéficient également d’un accompagnement structuré, incluant les collecteurs et les célèbres Bayam Sellam des marchés urbains.

L’appui du Minader va bien au-delà de la formation technique. Il s’étend à la facilitation de l’accès au financement, notamment par des initiatives de microfinance rurale, des fonds de garantie ou des mises en relation avec des dispositifs coopératifs durables. Grâce à cette approche intégrée, des milliers d’organisations agricoles ont pu être bancarisées et stabilisées économiquement. Les résultats sont tangibles. Selon les données présentées, plus de 15 000 organisations de producteurs ont été formées à la gestion, la gouvernance, l’élaboration de plans d’affaires et la comptabilité simplifiée. Des modules de formation spécifiques aux filières locales ont été conçus, et des centres de services agricoles de proximité ont vu le jour.

En parallèle, le ministère a facilité la formalisation juridique de nombreuses OES, leur permettant d’accéder au crédit, à la commande publique et aux soutiens des partenaires au développement. Des réseaux de producteurs se sont constitués autour des bassins de production et des filières stratégiques, contribuant à la structuration du tissu agropastoral camerounais.

Les impacts sur le terrain sont également mesurables : hausse de la productivité agricole (jusqu’à 50 % dans certaines filières selon les rapports d’ACEFA), amélioration des revenus des ménages, mais surtout montée en compétences et autonomie des acteurs. « Les OES savent désormais planifier, négocier, et défendre leurs intérêts dans les politiques locales », a souligné l’intervenant. Cette dynamique, impulsée par l’État mais portée par les communautés rurales elles-mêmes, offre une illustration concrète du potentiel de l’économie sociale comme moteur de résilience, d’inclusion et de croissance durable dans les territoires.

Luc Magloire Mbarga Atangana : « Le Kg de cacao devrait se vendre entre 3200 et 5400 FCFA en 2025-2026 »

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Monsieur le ministre, quel est le secret de l’embellie que connaît actuellement la filière cacao au Cameroun ?

Le secret, c’est le travail. Je ne vais pas remonter tout le cours de l’histoire, mais il faut rappeler qu’autrefois, le cacao du Cameroun était reconnu pour – excusez le terme – sa qualité médiocre. Sur le marché international, on l’appelait « Smoky cocoa », à cause de son odeur de fumée, et il subissait systématiquement une décote, souvent comprise entre 400 FCFA et plus par kilogramme. L’origine Cameroun ne servait qu’à la couverture, elle n’était pas la base des approvisionnements des chocolatiers et industriels. Il a fallu renverser cette tendance. À la fin de la campagne 2016-2017, le président de la République a donné des instructions fermes et précises pour améliorer la qualité du cacao camerounais, notamment à travers l’instauration d’une prime de qualité et la mise en place de centres d’excellence. À partir de là, tout a basculé. D’origine bannie, le Cameroun est devenu une origine recherchée sur le marché. Je n’ai pas besoin de faire un dessin : tout le monde voit le défilé des chocolatiers et industriels de tous pays qui viennent constater ce qui se passe ici. Lors d’une audience accordée à Son Excellence Madame le Haut-Commissaire de l’Australie, elle m’a confié qu’on parlait beaucoup en bien du cacao camerounais, en Australie comme ailleurs. Résidant à Abuja, elle a dit : « Il faut que je vienne voir », et elle est venue. Voilà donc un cacao qui attire les foules et suscite l’intérêt des experts du monde entier. Évidemment, il faut aussi le dire, la conjoncture est favorable. Mais il faut savoir forcer le destin. La conjoncture seule ne suffit pas. Si l’image de notre cacao n’avait pas changé, nous serions toujours pénalisés par la décote. Il faut se rappeler que nous avons connu des invendus, et que parfois notre cacao a été refoulé du marché. Mais tout cela appartient désormais au passé. Aujourd’hui, comme l’a dit mon collègue le ministre de l’Agriculture, et comme je l’ai rappelé, nous sommes sur la bonne voie. Le gouvernement a mené un travail de fond sur cette filière – et sur d’autres – et il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître. Le cacao du Cameroun frôle les cimes de l’excellence. Rien n’est parfait, mais nous y sommes presque.

Sur quel cap fixez-vous la nouvelle campagne qui commence ?

Il s’agit de consolider les acquis, et peut-être d’aller au-delà. Les fondamentaux du marché permettent d’anticiper que la campagne 2025-2026, qui débute, se situera sur des bases quasi équivalentes à la campagne écoulée. Je rappelle, pour éviter toute confusion, que pour la campagne 2024- 2025, les prix ont oscillé entre 3 200 et 5 400 FCFA le kilogramme bord champ. Si l’on se fie aux analyses actuelles, la campagne 2025-2026 devrait se situer sur les mêmes bases. Pour bien mesurer l’évolution, il faut comparer. Pendant longtemps, toucher 1 000 francs paraissait être le graal. C’est un passé lointain. Aujourd’hui, nous ne parlons plus de 1 000 francs, ni même de 2 000 ; la discussion commence à partir de 3 000 francs. C’est une bonne nouvelle pour le producteur, mais il ne faut pas s’arrêter au prix nominal – c’est-à-dire le prix payé au producteur. Il faut qu’il reste quelque chose à la base, car l’essentiel, dans toute activité économique, c’est qu’elle entraîne un changement en profondeur des conditions de vie des populations. Aujourd’hui, quand on se rend dans les zones cacaoyères, on constate que l’habitat a changé et que les choses évoluent. Mais il faut aller plus loin. C’est pour cela que nous parlons de « pacte républicain », c’est-à-dire un engagement mutuel entre le marché – représenté par les exportateurs et les transformateurs – et les producteurs. Nous demandons que cet engagement se traduise par des investissements sociaux au bénéfice des communautés : écoles, centres de santé, adductions d’eau, etc.

Interview menée par Blaise NNANG

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