mercredi, mai 20, 2026
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Fecafoot: les clubs amateurs demandent la suspension du processus électoral

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Au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce jour à Yaoundé, l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) dénoncent des irrégularités dans le processus électoral devant conduire au renouvellement de l’équipe dirigeante de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Égrenant les maux qui minent la saison sportive en cours, l’Acfac trouvé que les élections se tiennent dans un  »cafouillage total ». Évoquant un contexte dans lequel bon nombre de clubs sont exclus du fichier électoral, beaucoup d’autres n’ont pas pris part aux championnats pour lesquels ils ont payé pris des engagements et payé des licences. Plus grave, l’Acfac dénonce le non respect de la loi de 2018 portant organisation des activités physiques et sportives au Cameroun. Il est question de l’application de textes modifiés en cours de mandat et non déposés au ministère comme le prévoit la loi de 2018, dans le cadre du processus électoral 2025.


Pour ces différentes raisons, l’Acfac demande aux pouvoirs publics d’intervenir pour ramener la paix dans la maison du football, et surtout rétablir les personnes physiques et morales suspendues par l’exécutif actuel, avant d’engager le processus électoral. Cela survient au moment où le ministre des Sports et de l’éducation physique a déjà écrit à la Fecafoot pour la même cause. Le processus électoral était supposé commencer ce weekend dans les ligues départementales, notamment dans la région de l’Est. Les autorités administratives ont interdit toute manifestation publique dans ce territoire.

Élu le 11 décembre 2021, Samuel Eto’o devra renouveler son mandat au plus tard le 11 décembre 2025.

Boissons du Cameroun va investir 120 millions dans l’éducation cette année

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L’entreprise agro industrielle mettra à disposition cette enveloppe pour encourager les meilleurs élèves à travers des bourses scolaires en direction des zones reculées prioritairement.

 Comme il est de tradition à chaque rentrée scolaire, Boissons Du Cameroun soutient les meilleurs élèves et leurs familles. Pour l’année académique 2024/2025 écoulée, les élèves les plus performants recevront très bientôt leurs récompenses de la Société Anonyme des Boissons du Cameroun ( SABC).  La société annonce la mobilisation d’une enveloppe conséquente pour cette opération dont la priorité sera d’aller vers les zones reculées.

« Nous allons vers des zones défavorisées, parce que généralement dans les grandes villes, nous avons les meilleurs.  Cette année, nous irons au Nord, où nous allons primer les meilleurs élèves du Nord. Ce n’est pas exactement le même critère que les meilleurs nationaux, mais nous allons voir les meilleurs bacheliers. Nous serons à Garoua. Et là, nous allons primer plus de 1000 enfants. Et c’est une cagnotte de 120 millions qui sera mise à disposition », fait savoir Brice Monthe le responsable médias et Digital chez la SABC.

 La distribution des bourses et des kits scolaires constitue une des actions régulières menées par cette entreprise en faveur de l’éducation. Le 27 aout dernier, Boissons du Cameroun a mobilisé une bourse d’étude de 2 millions de FCFA pour deux bacheliers, dans le cadre d’un programme d’excellence initié par Orange Cameroun.  Lors de la rentrée scolaire 2023/2024, ce sont 6 000 livres au programme qui ont été remis à 23 établissements scolaires. Les bénéficiaires sélectionnés avec le concours des délégations régionales et départementales du ministère de l’Education de Base, et des inspecteurs d’arrondissement, devaient remplir certains critères. Il fallait notamment faire partie des 5 premiers de sa classe ; avoir l’âge requis pour sa classe ; avoir une moyenne supérieure ou égale à 15/20. Les lauréats avaient reçu chacun un sac à dos contenant l’ensemble des livres scolaires au programme disponibles sur le marché.

« L’idée, c’est de soutenir l’éducation, d’améliorer le taux de scolarisation des jeunes enfants. Au-delà de cette action purement RSE, nous menons également des actions marketing, qui est à distinguer des actions RSE, avec Vital, qui offre des bourses scolaires, avec Source Tangui », précise Brice Monthe.  Ces actions de SABC sont en ligne avec sa stratégie RSE qui se décline en six principaux axes prioritaires du développement durable : l’éducation, la santé, l’environnement, les Sports, Arts et culture et l’entrepreneuriat.

Présent dans le pays depuis plus de 70 ans, Boissons du Cameroun se déploie à travers ses différentes filiales. La Société Camerounaise de Verrerie (Socaver) spécialisée dans la fabrication du verre creux, des casiers et préformes ; la Société des Eaux Minérales du Cameroun (SEMC) et la Compagnie Fermière Camerounaise (CFC).

Waspito, la start-up camerounaise en lice pour le concours Africa’s Business Heroes

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Cette sélection, issue d’un processus rigoureux ayant départagé près de 32 000 candidatures à travers l’Afrique, confirme la trajectoire ascendante de l’entrepreneur camerounais. Jean Lobe Lobe s’apprête à défendre les couleurs du Cameroun, avec l’ambition de hisser Waspito au rang de référence panafricaine de la santé digitale. Les finalistes retenus représentent 9 pays et 10 secteurs d’activité, allant de la fintech à l’agritech, en passant par la santé numérique et les solutions durables. Selon Zahra Baitie-Boateng, directrice générale d’ABH en Afrique, le Top 20 de cette édition « reflète le paysage dynamique de l’innovation africaine et le potentiel du continent à générer à la fois rentabilité et impact social ».

À Dakar, les demi-finalistes devront convaincre un jury de haut niveau. Les 10 meilleurs « Business Heroes » accéderont à la grande finale, avec à la clé une subvention comprise entre 100 000 et 300 000 dollars US, ainsi qu’un accès privilégié à des réseaux internationaux, à des mentors de renom et à une visibilité mondiale accrue. L’édition 2025 d’ABH est également marquée par une première : les demi-finales se tiennent pour la première fois dans un pays francophone et au Sénégal. Avec une croissance économique estimée à 8,6 % et l’accueil des Jeux olympiques de la jeunesse en 2026, le pays confirme son statut de hub émergent pour l’entrepreneuriat et l’innovation en Afrique.

 WASPITO, UN PIONNIER DE LA TÉLÉSANTÉ EN AFRIQUE

 Créée en 2020, Waspito se positionne comme l’une des plateformes phares de la santé digitale sur le continent. Son application mobile permet aux patients d’accéder à des consultations vidéo instantanées avec des médecins, de rechercher des pharmacies et laboratoires partenaires et de se faire livrer des médicaments à domicile après une prescription.

La plateforme intègre également un forum de santé modéré par des médecins, où les utilisateurs peuvent poser des questions anonymement et obtenir des réponses en temps réel. « Nous connectons les Africains aux médecins, aux pharmacies et aux laboratoires, avec pour ambition de rendre les soins accessibles et rapides, y compris dans les zones les plus reculées », souligne Jean Lobe Lobe. En quatre ans, Waspito a multiplié les distinctions : vainqueur du Orange Ventures MEA Seed Challenge en 2020, la start-up a aussi été élue meilleure healthtech africaine aux Africatech Awards.

Excellence scolaire : Quand la réussite des élèves soulage financièrement les parents

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Samedi 30 août, la cour d’école de Bassonbel, dans la Sanaga Maritime, vibrait au rythme des chants et des applaudissements. Sur l’estrade, des enfants fièrement vêtus de leurs uniformes recevaient prix, bourses et attestations de mérite. « L’excellence scolaire et universitaire est le fruit de l’effort et de la discipline. C’est aussi l’occasion d’honorer les enfants dans le domaine du sport, de l’école, de l’agriculture et de la santé », a déclaré Lydienne Mouloby épse Ngalle Bibehe, présidente exécutive de la fondation La Main tendue, à l’ouverture des journées de l’excellence. Pour l’édition 2025, la fondation a primé près de 900 enfants.

Parmi eux, 596 élèves du primaire ayant obtenu plus de 16/20 de moyenne aux examens officiels (CEP et FSLC) et des élèves du secondaire dépassant 12/20 de moyenne. En parallèle, 116 orphelins issus de cinq orphelinats départementaux ont bénéficié d’un accompagnement matériel, et une centaine d’élèves de Bassonbel a reçu des bourses spéciales, renforçant l’accès à l’éducation dans cette localité symbolique. À Yaoundé, quelque mois avant, le collège Jean Tabi a également honoré ses meilleurs apprenants lors d’une cérémonie de clôture de l’année scolaire. Les distinctions ne se sont pas limitées aux résultats académiques : les meilleurs délégués, lecteurs, projets et finissants ont été célébrés, montrant que l’excellence embrasse aussi bien la salle de classe que les activités parascolaires.

QUAND LES ENTREPRISES S’IMPLIQUENT

Au-delà des initiatives associatives et confessionnelles, des entreprises privées s’engagent également. La société Boissons du Cameroun, à travers son programme Encourageons la Performance, a offert des bourses scolaires dans plusieurs régions du pays. En septembre, 750 écoliers lauréats du CEP et du FSLC ont reçu des kits complets comprenant livres et sacs de classe. Mais ces appuis ne s’obtiennent pas sans critères. Les enfants sont sélectionnés en concertation avec les délégations régionales et départementales du Ministère de l’Éducation de Base, ainsi que les inspecteurs d’arrondissement. Pour être éligible, il faut avoir obtenu la plus forte moyenne de son département, soit au moins 15/20 à l’examen.

UN COUP DE POUCE ÉCONOMIQUE POUR LES FAMILLES

 À la veille de la rentrée, ces prix représentent plus qu’une récompense symbolique : ils réduisent le coût des fournitures scolaires pour des ménages souvent fragilisés par l’inflation. « Grâce à la bourse de mon fils, je peux acheter les uniformes sans m’endetter », confie une mère rencontrée à l’issue de la cérémonie de Bassonbel. En multipliant ces initiatives, fondations, écoles et entreprises contribuent non seulement à stimuler la culture de l’excellence, mais aussi à alléger la charge des parents, dans un contexte où chaque rentrée reste un défi financier.

Energie : 15 ans après, l’État relance son projet de mini centrales hydroélectriques à Bafang et Manjo

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Dans le cadre de la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030, le Cameroun entend porter sa capacité de production électrique de 1 460 MW en 2020 à 3 000 MW en 2030. La petite hydroélectricité y figure comme un levier majeur. C’est dans cette perspective que l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) a publié un appel à manifestation d’intérêt pour attirer des partenaires privés autour de deux projets, la centrale de Bafang, d’une capacité de 3,4 MW, et celle de Manjo, de 4,6 MW.

Ces deux ouvrages, conçus sur les rivières Mouakeu et Dibombé, sont présentés en lots distincts. Chaque projet comprend les volets génie civil, électrotechnique, lignes d’évacuation, aménagement des voies d’accès ainsi que la gestion environnementale et sociale. Les partenaires privés retenus devront financer, développer, construire et exploiter ces centrales en mode Build, Own, Operate and Transfer (BOOT).

Le processus de sélection prévoit deux étapes. La première, en cours, est celle de la préqualification. Elle permet de présélectionner les candidats sur la base de critères techniques et financiers. Ceux qui franchiront ce cap seront invités à soumettre des offres détaillées dans le cadre d’un appel d’offres restreint. Le choix final reviendra à une commission de sélection.

Ce projet n’arrive pas ex nihilo. Dès 2010, le ministère de l’Eau et de l’Énergie avait signé avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) un protocole visant la promotion de la biomasse et de la petite hydroélectricité. L’Onudi a par la suite mené des études de faisabilité sur les sites de Manjo et Bafang, remises ensuite au gouvernement. En 2021, l’organisation a présenté à Yaoundé les avant-projets détaillés de ces deux infrastructures, confirmant leur pertinence technique et leur potentiel économique.

 La dynamique autour des mini-centrales hydroélectriques a connu un coup d’accélérateur il y a trois ans, du moins en théorie. En avril 2022, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a annoncé l’ambition de construire 50 mini-centrales à travers le pays, lors de l’inauguration de celle de Mbakaou (1,4 MW extensible à 2,8 MW) dans l’Adamaoua. Un projet pilote, financé à hauteur de 4,5 milliards de FCFA par IED Invest Cameroun avec le soutien de l’Union européenne et de BGFI Bank. Cependant, ces promesses n’ont pas encore connu ne serait-ce qu’un début de concrétisation.

Même si en 2023, la présidence de la République a donné son feu vert à l’Agence d’électrification rurale pour conclure un accord avec le groupe HIG en vue d’études de faisabilité pour cinq nouvelles mini-centrales dans différentes régions. Le gouvernement table sur une contribution de 11 % de la petite hydroélectricité dans le mix énergétique d’ici 2035.

Outre la réduction des coûts liés aux combustibles fossiles, ces projets apportent un gain environnemental notable. Selon les calculs du ministère de l’Énergie, la centrale de Mbakaou permettra d’éviter l’émission de plus de 67 000 tonnes de CO₂ d’ici 2030, grâce à la mise à l’arrêt de centrales thermiques locales.

Télécommunications : la bataille des revenus entre Orange et MTN Cameroon

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Visiblement, le marché camerounais des télécommunications est très florissant. En témoignent les revenus croissants annoncés par les deux principaux opérateurs de ce marché, au premier semestre de l’année 2025. Les deux entreprises connaissent une forte croissance grâce à des stratégies commerciales soutenues, avec des investissements dans l’amélioration de leurs réseaux respectifs. Au premier semestre 2025, MTN Cameroon et Orange Cameroun sont en concurrence acharnée pour le leadership du marché des télécommunications, avec des chiffres d’affaires respectifs de 209,1 milliards FCFA et plus de 200 milliards FCFA, chacun marquant une forte croissance par rapport à l’année précédente.

 Bien que MTN ait affiché des revenus légèrement supérieurs, Orange a également confirmé sa position stratégique et son rôle moteur au sein du groupe Orange en Afrique, avec des résultats financiers solides. Pour MTN Cameroon, selon les résultats financiers du groupe sud-africain publiés, le 18 août 2025, MTN Cameroon enregistre 209,1 milliards FCFA de revenus au 1er semestre 2025, soit en hausse de +18,5 % par rapport aux 176,4 milliards FCFA de la même période en 2024. Dans le même temps, l’opérateur a affiché une progression record de son EBITDA (résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de +39,1 %, pour atteindre 90,9 milliards FCFA, avec une marge améliorée à 43,5 %.

Une croissance des revenus tirée par une stratégie commerciale ciblée axée sur la donnée mobile, les services voix et la fintech. Des résultats qui, explique-t-on, confirment le rôle stratégique de MTN Cameroon au sein du groupe MTN et sa place parmi les filiales les plus rentables de la zone WECA (West and Central Africa). MTN Cameroon consolide ainsi sa place comme l’une des filiales les plus rentables du groupe MTN en Afrique de l’Ouest et centrale, grâce à une croissance solide de ses revenus, une amélioration notable de sa rentabilité et une forte dynamique sur les services data et Mobile Money. Avec près de 6 millions d’utilisateurs actifs sur Mobile Money, MTN Cameroun renforce son ancrage dans l’écosystème des paiements numériques.

Le service MTN MoMo joue un rôle central dans la stratégie de transformation digitale du groupe. L’opérateur, précise-t-on, surfe sur une conjoncture favorable, une stratégie digitale agressive et une demande croissante pour les services data et financiers. MTN Cameroun a particulièrement bien réussi dans le segment des données mobiles, avec une augmentation de 23,8 % de ses revenus Internet, portant la part du data à 44,9 % du chiffre d’affaires total.

 LE CAMEROUN DEVANCE LA CÔTE D’IVOIRE

Comparaison avec la Côte d’Ivoire, le Cameroun prend l’ascendant. Bien que MTN Côte d’Ivoire montre une amélioration progressive de sa rentabilité, la comparaison directe avec le Cameroun montre une avance claire de ce dernier sur plusieurs indicateurs clés : MTN Cameroun devance largement la Côte d’Ivoire sur la rentabilité (marge EBITDA de 43,5 % contre 34,8 %), mais également sur l’ARPU, qui est près de 1 000 FCFA plus élevé. Bien que la Côte d’Ivoire compte davantage d’abonnés mobile et data, le Cameroun dépasse en valeur générée par utilisateur et en nombre d’utilisateurs Mobile Money actifs. Cela souligne une meilleure monétisation de la base client camerounaise, fruit d’une stratégie d’upsell et de services digitaux mieux intégrée. Cette performance est saluée par le groupe comme un signe tangible de la reprise du marché camerounais, dans un contexte concurrentiel marqué notamment par la pression exercée par Orange Cameroun.

 ENVIRON 202,7 MILLIARDS DE FCFA DE REVENUS POUR ORANGE CAMEROUN AU 1ER SEMESTRE 2025

À fin juin 2025, les revenus d’Orange Cameroun atteignent environ 202,7 milliards de FCFA, contre 176,5 milliards FCFA au premier semestre 2024, soit une progression annuelle de +14,9 %. Orange Cameroun confirme ainsi, son rôle stratégique au sein du groupe Orange, avec des résultats semestriels solides qui témoignent d’une dynamique commerciale soutenue sur le marché camerounais. Ce résultat consultable dans les résultats financiers d’Orange publiés, le 29 juillet 2025 fait d’Orange Cameroun, l’une des filiales africaines à la croissance la plus rapide du groupe.

 En seulement six mois, l’opérateur a enregistré un gain de près de 26,2 milliards FCFA, soutenu par une croissance constante trimestre après trimestre : 86,6 milliards FCFA au 1er trimestre 2025 et 103,1 milliards FCFA au 2e trimestre 2025. La performance d’Orange Cameroun, explique-t-on, s’inscrit dans la dynamique globale de la région Afrique & Moyen-Orient, qui enregistre une progression de +12,8 % au premier semestre. L’augmentation des revenus d’Orange Cameroun, indique-t-on, s’explique par le déploiement continu des réseaux 4G et 5G sur le territoire ; la croissance soutenue d’Orange Money ; l’essor des services entreprises (B2B) : cloud, cybersécurité, connectivité et une meilleure expérience client grâce à la digitalisation et l’automatisation des services.

 À l’échelle régionale, Orange a investi environ 508 milliards FCFA au premier semestre 2025, pour renforcer ses infrastructures télécoms. Orange Cameroun profite de cette dynamique pour étendre son réseau et renforcer ses capacités techniques. Les résultats d’Orange Cameroun traduisent une montée en puissance continue sur le marché national, mais aussi dans la hiérarchie régionale du groupe. L’entreprise pilotée par le Béninois Patrice Bénon s’impose comme un pilier stratégique pour Orange Afrique, forte de son positionnement sur les services mobiles, financiers et B2B. Prochain objectif probable: maintenir cette dynamique pour dépasser les 600 M€ en fin d’année, et consolider sa position dans le trio de tête africain. Orange Cameroun, explique-t-on, tire surtout profit des investissements réalisés ces dernières années pour agrandir sa couverture de réseau. À fin 2024, l’opérateur revendique une présence dans 31 000 localités du Cameroun pour une couverture de réseau de 91% de la population. Orange a également densifié son parc d’abonnés. Selon les chiffres du groupe, la société cumule 13,05 millions d’abonnés au 31 décembre 2024, soit 799 000 abonnés de plus que le nombre comptabilisé à la même période un an en arrière.

Sur cet indicateur, Orange devance également MTN qui a déclaré 11,8 millions d’abonnés au 31 décembre. Les deux entreprises sont les principaux opérateurs de télécommunications du pays avec 98,5% de parts de marché selon l’ART (Agence de régulation des télécommunications). Le groupe français n’a pas précisé les segments (appels, Internet, SMS, Mobile Money) qui ont été les plus dynamiques chez sa filiale camerounaise qu’elle contrôle à hauteur de 94,4%. Toutefois, l’on précise que l’activité de l’entreprise est sur une croissance soutenue depuis presque 10 ans. En effet, Orange Cameroun a plus que doublé son chiffre d’affaires entre 2016 et 2024, soit une croissance annuelle moyenne de 22,5%.

UN CAP DEVANT LA RDC

 À titre de comparaison, Orange RDC a généré environ 165,2 milliards FCFA au 1er semestre 2025, contre 143 milliards FCFA, soit une croissance annuelle de +15,7 %. Si la RDC affiche un taux de croissance légèrement supérieur à celui du Cameroun (+15,7 % vs +14,9 %), Orange Cameroun reste devant en valeur absolue, avec environ 37,4 milliards FCFA de plus de revenus supplémentaires, sur la même période. Avec 202,7 milliards FCFA) de chiffre d’affaires au 1er semestre 2025, Orange Cameroun s’inscrit dans le top 5 des plus grandes filiales africaines du groupe, derrière les sous-groupes Sonatel (960 milliards FCFA) et Côte d’Ivoire (545,6 milliards FCFA).

Blaise NNANG

Afriland First Bank : 50 élèves primés lors de la 2e édition du programme B-First

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Parmi les lauréats, une voix s’est particulièrement élevée, empreinte d’émotion et d’espérance ce mercredi 3 septembre à Yaoundé. Kloé Tchamba Mawamba, élève au collège François-Xavier Vogt, dans la capitale politique du Cameroun, n’a pas caché sa joie, surtout à la veille de la rentrée scolaire et académique 2025/2026. « Je suis vraiment honorée, très heureuse de recevoir ce prix d’Afriland First Bank. Ça nous pousse à nous dépasser. Je voudrais aussi exhorter les autres institutions à promouvoir l’excellence comme ça, à encourager les élèves à donner le meilleur d’eux-mêmes », a-t-elle déclaré, le sourire aux lèvres.  Son ambition est de poursuivre ses études à l’Université Saint-Jean, puis d’intégrer une grande école française de banque et finance, avec l’objectif, pourquoi pas, de créer un jour sa propre banque au Cameroun. Un rêve personnel qui se conjugue à une volonté de contribuer au développement du pays. En effet, elle bénéficie d’une bourse d’étude universitaire financée par la First Bank, lui offrant ainsi l’opportunité de poursuivre ses études supérieures dans les meilleures conditions.

Kloé Tchamba Mawamba, lauréate de la deuxième édition du programme B-First

Même enthousiasme du côté de Stéphane Dassi, lui aussi parmi les 50 lauréats. Pour ce jeune passionné par les sciences, cette bourse représente un tremplin. « Je pense développer une start-up dans l’IA et la robotique pour connecter le Cameroun à l’échelle internationale. Nous devons apprendre à nous positionner dans le monde. C’est grâce à notre intelligence et à notre état d’esprit que nous pouvons changer la mentalité », a-t-il affirmé avec conviction. Leurs discours, teintés de détermination et de patriotisme. Les parents, visiblement fiers, ne cachaient pas leurs émotions, certains versant même quelques larmes de joie.

UNE INITIATIVE QUI GRANDIT AVEC LES ÉLÈVES

Le programme B-First qui rentre dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), n’en est pas à son coup d’essai. En 2024, ce dispositif citoyen touchait déjà plus de 12 500 élèves dans près de 300 établissements, avec un budget de 300 millions de FCFA. L’édition 2025 marque un tournant avec plus de 500 établissements bénéficiaires, 25 000 élèves primés, et une enveloppe qui dépasse 500 millions de FCFA. De quoi confirmer la volonté de la banque de faire de l’éducation un axe stratégique de son engagement sociétal. « Les établissements bénéficiaires sont représentés dans les dix régions du Cameroun », a souligné un responsable de la banque. Une précision qui traduit le souci d’inclusion et d’équité du programme, conçu pour atteindre les zones urbaines comme rurales.

QUAND LA FINANCE RENCONTRE L’ÉDUCATION

 Au-delà des chiffres, B-First se veut un trait d’union entre le secteur bancaire et le monde éducatif. Pour Afriland First Bank, il s’agit de démontrer que la finance n’est pas qu’une affaire de bilans comptables, mais qu’elle peut contribuer à façonner le futur d’une génération. Ce lien entre banque et école s’incarne dans la philosophie même du programme : soutenir les plus méritants, encourager le dépassement de soi et réduire les inégalités sociales.

 En misant sur l’excellence académique, la banque entend forger une élite nationale capable de rivaliser sur la scène internationale. Les lauréats de cette année rejoignent une communauté en pleine expansion. Certains anciens bénéficiaires ont déjà intégré de prestigieuses universités ou lancé des initiatives entrepreneuriales. De quoi inspirer les nouveaux promus. Pour les jeunes comme Kloé et Stéphane, la bourse est plus qu’une aide matérielle, elle symbolise une reconnaissance et une responsabilité. « Tant que vous continuez à vous battre, on continuera à vous soutenir et vous pourrez réaliser vos rêves », a confié Kloé, lançant un message d’espoir à ses camarades.

 UN PARI SUR L’AVENIR DU CAMEROUN

À l’heure où le pays s’interroge sur la qualité de son système éducatif et la nécessité de retenir ses talents, des initiatives comme B-First rappellent l’importance d’investir dans la jeunesse. Elles ouvrent une brèche dans un paysage souvent assombri par la précarité et l’inégalité des chances. En clôture de la cérémonie, les visages illuminés des 50 pupilles distingués ont rappelé à tous les participants que l’éducation reste l’arme la plus puissante pour bâtir l’avenir. Et si certains rêvent d’intégrer les grandes écoles, d’autres ambitionnent déjà de transformer leurs communautés.

Transformation du CNCC en société à capital public : quels impacts pour le commerce International et les chargeurs camerounais ?

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Par Ferdinand Haiwang Djamo, analyste de recherche, CEPI & Henri Kouam, Directeur Exécutif, CEPI 

Introduction

Le 16 juillet 2025, le président Paul Biya signait un décret transformant le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), jusqu’ici établissement public administratif, en une société à capital public. Un décret apparemment technique, mais porteur de profondes implications. Car derrière cette mutation juridique se cache une réforme de fond : il s’agit ni plus ni moins que de repositionner une institution stratégique au cœur de la performance économique du pays, notamment dans les secteurs du commerce international, du transport des marchandises, et de la logistique portuaire. Alors que le Cameroun se veut un acteur clé de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), cette réforme appelle une analyse sérieuse. Pourquoi ce changement ? Et surtout, que faut-il en attendre concrètement pour les chargeurs, les exportateurs et l’économie nationale ?

  1. Le CNCC face à ses Dérives

Créé en 1974, le CNCC avait pour mission essentielle de représenter et d’assister les chargeurs camerounais dans leurs opérations internationales. Il devait défendre leurs intérêts face aux partenaires étrangers, fournir des données logistiques fiables, et améliorer la fluidité des opérations de transport terrestre, maritime et multimodal.

Mais au fil des ans, l’institution s’est peu à peu éloignée de ses objectifs initiaux. Selon plusieurs rapports, dont celui de la CONAC en 2018, la gestion du CNCC a été entachée de lourdes irrégularités : doublement des salaires, recrutements non conformes, missions fictives, favoritisme et mauvaise gouvernance. Le préjudice financier est estimé à plus de 29 milliards de FCFA entre 2012 et 2017.

À cela s’ajoute une faiblesse structurelle majeure : le CNCC n’était pas en mesure de répondre aux exigences d’un commerce international de plus en plus numérisé, rapide, et interconnecté. Les opérateurs économiques lui reprochaient son inertie, son manque de transparence et la faiblesse de ses services.

2.                  Pourquoi une Société à Capital Public ?

Le passage du CNCC au statut de société à capital public marque une volonté politique forte : celle de moderniser profondément la gouvernance des structures publiques et de les arrimer aux standards internationaux.

Ce statut, régi par le droit OHADA, offre plusieurs avantages :

  • Autonomie juridique et financière : La société pourra recruter, investir, signer des contrats et réagir avec plus de souplesse qu’un établissement public.
  • Gouvernance professionnalisée : Un conseil d’administration représentatif et un directeur général soumis à une obligation de résultats remplaceront l’ancienne logique purement administrative.
  • Responsabilité financière : Les comptes devront être certifiés et publiés, ce qui renforce la transparence et la confiance des partenaires.
  • Alignement stratégique : Ce modèle permettra d’insérer le CNCC dans une politique industrielle cohérente, aux côtés d’autres entités publiques en mutation comme la SNI.

3.                  Quel impact sur le Commerce International ?

Le commerce extérieur du Cameroun représente plus de 7 000 milliards de FCFA par an, selon les données de l’INS (2023). Or, il souffre de plusieurs faiblesses : coûts logistiques élevés, lenteurs portuaires, tracasseries administratives, et mauvaise circulation de l’information.

La transformation du CNCC pourrait avoir un effet à trois niveaux :

Amélioration de l’information commerciale

Le nouveau CNCC pourra produire et diffuser des données actualisées sur les corridors commerciaux, les tarifs portuaires, les délais de transit, et les règlementations internationales. Cette information est cruciale pour les exportateurs et les investisseurs. Dans un monde où la compétitivité repose sur la maîtrise de l’information, c’est un avantage stratégique.

Réduction des coûts logistiques

Selon la Banque mondiale, les coûts logistiques au Cameroun représentent environ 30 à 40 % du prix de revient d’un produit exporté. Une structure modernisée, réactive et tournée vers les besoins des chargeurs pourrait contribuer à la réduction de ces coûts par l’amélioration de la coordination intermodale (route, rail, port), la digitalisation des procédures et le dialogue renforcé avec les douanes et autres acteurs du transit.

Renforcement de la confiance des partenaires

Un CNCC transparent, fiable, et performant peut rassurer les partenaires internationaux, améliorer la perception du climat des affaires, et soutenir les exportateurs nationaux dans la conquête de nouveaux marchés.

4.                  Quel impact sur le transport des marchandises ?

Le CNCC support les agents économiques en fournissant les Bordereau Électronique de Suivi des Cargaisons (BESC) – obtenu par voie électronique – pou faciliter le commerce terrestre, aériennes et maritime. Vu que le Ministre des travaux publiques est responsable des infrastructures de transports, le nouveau statut d CNCC le permet de jouer un rôle consultatif avec MINTAP pour support le développement des infrastructures routiers et maritime. 

« Pour la traversée des frontières, il y a trois voies : la voie maritime (17 % des flux), la voie terrestre (81 %) et la voie aérienne (2 %). Le CNCC peut jouer un rôle plus actif dans le développement des infrastructures qui favorise les échanges dans la sous-région en consolidant la dématérialisation des procédures »

5.                  Quel Impact pour les Chargeurs Camerounais ?

Les objectifs de la CNCC n’ont pas changé, alors le CNCC vas améliorer la compétitivité des chargeurs et protéger au mieux leurs intérêts sur toute la chaine multimodale des transports. Cependant, il aurait un nouveau focus sur l’implémentation de la ZLECA pour faciliter le commerce régional. 

La réussite de cette réforme dépend de plusieurs facteurs

La qualité de la gouvernance : Il faudra des dirigeants intègres, compétents et capables de résister aux interférences politiques.

L’accompagnement financier : La transformation juridique doit s’accompagner d’un plan d’investissement clair, notamment en technologie.

L’appropriation par les usagers : Les chargeurs doivent être impliqués dans la nouvelle gouvernance, à travers des consultations régulières.

Le décret prévoit un transfert automatique des biens, du personnel et des obligations de l’ancien CNCC à la nouvelle société. Il conviendra donc d’assainir les comptes, de redéfinir les missions internes, et de créer une nouvelle culture organisationnelle orientée résultats.

Conclusion 

La transformation du CNCC en société à capital public n’est pas un simple changement de forme. C’est une réforme de structure, une tentative de rupture avec les lourdeurs et les dysfonctionnements d’un modèle public dépassé. Si elle est bien conduite, cette réforme pourrait repositionner le Cameroun comme un hub logistique régional, capable de fluidifier les échanges, de soutenir ses exportateurs et de tirer profit des opportunités de la ZLECAf.

Mais cela exige plus qu’un décret. Il faut une volonté politique constante, un management professionnel, et une vision claire du rôle que doit jouer le CNCC dans la chaîne de valeur du commerce extérieur.

Extrême-Nord: une zone de non-droit pour Biya et le Rdpc?

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Le maire de Maroua 1er a échappé de justesse à un lynchage ce 31 août 2025 dans sa propre ville. Hamadou Hamidou sensibilisait les populations locales à voter pour Paul Biya lors de la présidentielle du 12 octobre prochain. Alors que le magistrat municipal vantait les mérites du président sortant, la foule s’est déchaînée sur lui : « goudjo, goudjo», ce qui signifie en Fulfuldé, la langue locale, « oh voleur ! oh voleur !». Il a fallu l’intervention des forces de maintien de l’ordre pour sortir Hamadou Hamidou des griffes d’une foule surexcitée.

Cela survient quelques jours après un incident presque similaire. Après avoir été accueilli en grande pompe à Maroua lors de son séjour professionnel, Louis Paul Motaze le ministre des Finances, a quitté la région de l’Extrême-Nord en catastrophe le 27 août dernier. En effet, l’homme qui avait fait foule la veille, était attendu à Meskine dans le premier arrondissement de la ville de Maroua, pour rencontrer des populations confrontées à divers problèmes dont l’insécurité, le sous-développement, ont déchanté à la dernière minute. « Le gouverneur aexpliqué qu’il y a plusieurs chefferies de 1e degré. Le Minfi ne saurait se rendre à Meskine sans toutefois aller également au Lamidat de Maroua », rapporte une source locale. Or « le Lamido a ordonné qu’aucun commerce ne soit ouvert. Nous étions contraints de respecter ce qu’il a dit. Nous nous sommes donc réunis pour l’accueil du ministre », renseigne, un riverain.

Issa Tchiroma

De quoi énerver une population qui avait l’occasion de rencontrer un des hommes les plus puissants du régime, un homme présentés comme un des membres du gouvernement les plus à l’écoute du peuple. La confiance s’étant quelque peu effritée avec les élites locales. Alors qu’il devait se rendre à l’aéroport de Maroua-Salak pour s’envoler à destination de Yaoundé, les populations déçues ont tenté de bloquer le cortège de Louis Paul Motaze, alors que le lamido de Meskine, Amadou Daïrou, et certaines élites locales et cadres du parti, ont fait face aux populations. « Les gens étaient furieux. Ils n’étaient pas contents parce qu’ils ont attendu longtemps et le ministre ne s’est pas arrêté. Le gouverneur a expliqué au Lamido que le ministre était pressé car il devait avoir une audience à Yaoundé. L’autorité traditionnelle a compris cela, mais les populations ne voulaient rien comprendre », selon un témoin de la scène. Dans la foulée, des T-shirts aux couleurs du Rdpc, parti au pouvoir, ont été déchirés, pendant que le nom d’Issa Tchiroma était scandé.

Le climat social est tendu ces derniers temps dans cette région en proie non seulement à l’insécurité, mais aussi à l’extrême pauvreté et aux changements climatiques. Situation pour lesquelles les populations jugement insatisfaisantes les réponses proposées par le gouvernement. Et deux membres du gouvernement natifs de la région voisine du Nord, ont démissionné du gouvernement, rompant leurs alliances gouvernementales, pour se lancer dans la course pour la présidentielle du 12 octobre prochain. Bello Bouba et Issa Tchiroma dont les partis politiques sont en pleine conquête de la région de l’Extrême-Nord.

Bassa-Bati-Mpo : Dieudonné Yebga et 33 autres Mbombog suspendus du Mbog

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Ça ne pardonne pas dans le Mbog, le cercle des Mbombog, temple ésotérique des communautés Bassa-Bati-Mpo. Dieudonné Yebga n’en fera plus partie pendant 15 ans. Ainsi en ont décidé ses pairs. 35 Mbombog se sont réunis ce 1er septembre à Botmakak dans le département du Nyong-et-Kelle, région du Centre, pour faire des évocations et incantations, contre leurs pairs qui ont enfreint les lois sacrés du Mbog, à travers leurs jeux partisans dans le cadre du processus électoral en cours actuellement au Cameroun. Dieudonné Yebga a fait échouer la candidature de Maurice Kamto en course pour l’élection présidentielle. L’homme avait contesté l’investiture de l’opposant le plus redouté par le pouvoir de Yaoundé par Anicet Ekane, président du Manidem. En prétextant être le président légitime du parti upéciste, lhomme a déposé une seconde candidature pour le compte du Manidem, dans un contexte où le nom d’Anicet Ekane a été remplacé sur le site internet du ministère de l’Administration territoriale (Minat), par le sien.L’informaticien revendiquera d’ailleurs cet acte de fraude. Pour quelques jours se brouiller avec Paul Atanga Nji le Minat, et tenter de se rétracter. Trop tard. Les Mbombog ne lui ont pas pardonné ces actes commis contre des espèces sonnantes et trébuchantes, selon des sources introduites.

Purification

Dieudonné Yebga n’est pas le seul Mbombog à être radié du cercle des initiés Bassa-Bati-Mpo. Tous les autres Mbombog qui ont suivi la même ligne en empruntant le chemin politique, ont subi les mêmes foudres de leurs collègues. D’autres Mbombog qui se sont illustrés par des rôles partisans ces dernières semaines sur le champ politique, sont passés à la trappe. Leurs pairs les ont ostracisés. Il s’agit notamment des Mbombog qui sont allés prêter allégeance à la présidence de la République, en adoubant la candidature de Paul Biya. « Ils se sont présentés à la présidence, parlant au nom du peuple, alors qu’ils n’ont pas été mandatés par le peuple. Ils se sont présentés à la présidence, parlant au nom des Mbog, alors qu’ils n’ont pas été mandatés par lesMbombog. Ils sont allés pour leur propre danse du ventre», dénoncent-ils par la voix de Mandeng Biboum.

La cérémonie qui a eu lieu à Botmakak dans le Nyong et Kelle est présentée comme un rite de « purification ». Les purificateurs rappellent que « le Mbog a pour mission d’unir son peuple, le bénir » et non semer les divisions. S’ils ont exclu les indélicats, les Mbombog ne sont pour autant pas des opposants, encore moins des ennemis de la République. C’est pourquoi à la fin de la cérémonie, ils ont prié pour des élections paisibles au Cameroun.

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