mercredi, mai 20, 2026
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Transit: l’efficacité du PAD saluée par l’observatoire des pratiques anormales

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 Les bons points de cette autorité portuaire sont cités dans le rapport 2024 de l’observatoire des pratiques anormales sur les corridors d’Afrique Centrale élaboré à l’issue d’une enquête de l’Institut sous-régional de statistique et d’économie appliquée.

 Le Port Autonome de Douala (PAD) a reçu une mention honorable pour des améliorations significatives dans les procédures de manutention des marchandises ainsi que les délais de traitement et de transit des camions vers les pays enclavés comme le Tchad et la RCA. C’est ce qui ressort du rapport 2024 de l’Observatoire des pratiques anormales sur les corridors d’Afrique Centrale (OPA-AC). Un document obtenu au terme d’une enquête réalisée par l’Institut sous-régional de statistique et d’économie appliquée (ISSEA).

 L’étude commandée par la Cemac a établi que le délai de transit global, auparavant de 14 jours, a été réduit à environ 8 à 9 jours. Le Port Autonome de Douala a également reçu des commentaires positifs venant des usagers, notamment des commissionnaires en douane, sur les améliorations apportées à ses opérations principales. De même, d’’autres parties prenantes ont exprimé leur satisfaction dans le cadre de cette enquête. Ce qui place le port de Douala comme un acteur favorisant la transparence, la sécurité et le commerce régional, stimulant ainsi le développement économique, commente Charles Moukoko Njoh, Directeur Général Adjoint du PAD.

Pour arriver aux résultats présentés à la presse à Douala, l’enquête a analysé le processus de dédouanement à l’intérieur du port, notamment le rôle des commissionnaires en douane agréés, les opérations de transport routier, à l’instar de l’installation de GPS. Ce qui a permis à terme d’évaluer l’impact des pratiques anormales sur la fluidité du transit et la compétitivité des corridors Douala-N’Djamena, Douala-Bangui et Yaoundé-Libreville et de formuler des recommandations concrètes pour continuer d’améliorer la transparence, l’efficacité et la performance des opérations portuaires.

Cependant, quelques défis ont été identifiés dans l’enceinte portuaire. Les retards liés aux balises de localisation GPS qui servent à sécuriser les marchandises en transit et à prévenir les détournements.  Le rapport relève aussi l’Insuffisance du stock de GPS, entraînant des retards inutiles pour les camions, des lacunes en matière de numérisation notamment pour la lettre de voiture internationale et le titre de transit.

Réactions

 Prof Robert NGONTHE, coordonnateur du projet

 « On a trouvé que le temps global de transit est passé de 14 à 9 jours »

 « L’Observatoire des pratiques anormales sur les principaux corridors d’Afrique centrale, initialement axé sur le transit par corridor (c’est-à-dire de Yassa à Bangui ou N’Djamena), a désormais ajouté un nouveau volet au port de Douala. Il s’agissait d’analyser ce qui se passe à l’intérieur du port, à la fois dans le processus de dédouanement effectué par les courtiers en douane agréés, et dans le mouvement des camions qui entrent pour charger les marchandises et installer des traceurs GPS. Voilà le travail qui a été fait. Dans un premier temps, on a trouvé que le temps global de transit, qui était jadis de 14 jours, a été réduit à 8 jours.8 jours et demi, on peut dire entre 8 et 9 jours.  Ensuite, il y a eu une appréciation de la direction générale du port autonome qui, dans ses propres activités qui lui reviennent, ces activités ont été appréciées par l’ensemble des usagers, principalement des commissionnaires en douane agréée. Il y a aussi eu l’appréciation des autres acteurs. »

Joseph NGUENE NTEPPE, chef de la division de la coopération PAD

 «  Nous allons encore nous améliorer »

« Comme vous le savez, un corridor logistique commence par le port. Le corridor ne se limite pas sur la route ou le rail. Le point de départ, c’est le port qui est le principal segment logistique de rupture des charges avant que la marchandise ne prenne la route. C’est pour cela que l’étude commence par le port. Et les résultats qui nous sont présentés aujourd’hui donnent une mention honorable au port de Douala, laissant donc apparaître une forte amélioration de la qualité des procédures de passage portuaires des marchandises, la qualité des procédures de traitement des camions qui chargent au port de Douala pour aller livrer les marchandises dans les pays de l’hinterland. Nous avons noté que le délai de transit des camions devant livrer les marchandises à l’hinterland dans les pays voisins que sont le Tchad et la RCA se sont beaucoup améliorés. Il y a quelques écueils qui ont été relevés liés notamment aux procédures de pose des balises GPS qui ont pour vocation de sécuriser les marchandises en transit pour qu’elles ne soient pas déversées sur le territoire national. Donc il faudrait améliorer le délai de pose de ces GPS, il faudrait compléter les stocks de GPS pour garantir leur disponibilité tout le temps de manière à ce que les camions ne puissent attendre trop longtemps pour qu’ils prennent le corridor. Nous avons noté aussi qu’au niveau de la dématérialisation des procédures, il y a des améliorations à faire. Mais de manière générale, c’est mention honorable pour les procédures de passage portuaires au port de Douala. »

Lions indomptables: Première défaite de Marc Brys et le Cameroun s’éloigne des Amériques

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Le match perdu (1-0) face au Cabo verde comptait pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. L’euphorie de la large victoire du Cameroun sur l’Eswatini s’est vite estompée ce 9 septembre 2025. été neutralisés par les Requins bleus (1-0). « Il a manqué un peu d’expérience sur ce match. Avant qu’on arrive à ce but, un défenseur comme Chris Wooh aurait dû faire la faute, quitte à prendre un carton rouge», analyse Bill Tchato, ancien défenseur des Lions indomptables. «Dans ce genre de match, c’est le collectif qui compte avant tout », ajoute-t-il, estimant que Christopher Wooh a plus pensé à lui-même.

La leçon doit être apprise. Mais en attendant, c’est la première défaite de Marc Brys à la tête des Lions indomptables, en 14 matchs. Mais une défaite aux conséquences lourdes. D’autant plus que le Cabo verde passe à 19 points et creuse ainsi l’écart de quatre points sur le Cameroun, condamné à remporter ses deux derniers matchs pour espérer se qualifier au cas où le Cabo verde perdrait ses deux derniers matchs. Où à défaut, pour avoir la possibilité d’une 10ème avec le repêchage intercontinental. L’Afrique disposant désormais de neuf places directes en Coupe du monde. Et une place intercontinentale. Pourvu que le Cameroun termine parmi les quatre meilleurs deuxièmes. Et à ce jour, le pays des Lions indomptables en est 5ème.

Alors que le Cameroun plonge dans le doute, le Marc et la Tunisie ont déjà composté leurs tickets dejouera simultanément au Canada, aux Etats-Unis d’AComme en 2013 déjà, le Cabo verde veut encore se dresser en obstacle pour le Cameroun. Les Requins b’aller à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013

Finances Publiques : l’Etat prévoit un trou de 835 milliards FCFA dans le financement extérieur de ses projets

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Entre 2026 et 2028, le Cameroun prévoit de recourir massivement à des financements extérieurs pour ses projets d’investissement. Le rapport sur la projection de l’espace budgétaire en investissement, présenté le 4 septembre 2025 à Yaoundé dans le cadre des conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée, révèle que le pays aura besoin de 3 648 milliards de FCFA pour cette période.

 Une somme que le gouvernement ne peut pas, selon les projections actuelles, entièrement mobiliser, car le plafond légal d’endettement fixé à 2 813 milliards de FCFA crée un écart de 835 milliards. Selon le rapport susmentionné, pour la seule année 2026, le besoin estimé est de 1 266 milliards de FCFA, contre un plafond autorisé de 895 milliards, soit un déficit prévisionnel de 371 milliards. Le même document indique que 127 projets sont programmés pour 2026, dont 100 déjà en cours et 17 en phase de préparation. Deux projets majeurs — l’autoroute Yaoundé-Douala (phase 2) et l’extension urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen — concentrent à eux seuls des besoins estimés à près de 1 400 milliards de FCFA. Si tous les projets en cours et futurs sont pris en compte, les besoins globaux pourraient atteindre jusqu’à 8 500 milliards de FCFA.

Mais au-delà du manque de ressources, le pays est également confronté à de sérieuses difficultés dans l’exécution de ses projets. Le rapport pointe plusieurs défaillances structurelles. D’abord, la lenteur d’exécution. Plusieurs projets accusent des retards allant jusqu’à cinq ans. Trente-six sont considérés comme très préoccupants. Le taux d’avancement y est inférieur à 30 % par rapport au temps déjà consommé. Cette situation entraîne non seulement la sous-utilisation des financements extérieurs, mais aussi des pertes financières liées au paiement d’intérêts sur des fonds inutilisés. La gestion des fonds de contrepartie (FCP) pose aussi problème. Ces ressources locales sont pourtant indispensables pour débloquer les financements des bailleurs internationaux comme la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement.

Sur les 302 milliards de FCFA requis en FCP pour l’ensemble des projets, seuls 132 milliards ont été effectivement inscrits au budget, souligne le document. « Ce décalage empêche le démarrage de nombreux chantiers, car sans la part nationale, les financements extérieurs ne sont pas libérés », rappelle le gouvernement. Le déficit de compétence au sein des administrations concernées accentue les difficultés. « Seuls 12 % des chefs de projets ont une bonne maîtrise des mécanismes de mobilisation des fonds de contrepartie. Ils ne sont que 16 % à bien connaître les procédures des bailleurs. Ces lacunes ralentissent considérablement les étapes de décaissement et d’exécution. Le rapport souligne que cela nuit à la performance globale des projets et, par extension, à l’impact socioéconomique attendu », peut-on lire dans le rapport évoqué supra.

Gounoko Haounaye : Un grand serviteur de l’Etat s’en est allé

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L’information a été rendue publique par le ministre des Transports (Mintransports). Dans un communiqué, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a annoncé le mort ce 8 septembre 2025 de Gounoko Haounaye, président du Conseil d’administration de l’Autorité portuaire nationale (APN), des suites de maladie à l’hôpital de la Caisse à Yaoundé. En indiquant que l’enterrement aura lieu ce 9 septembre 2025, selon les traditions islamiques, à Djengreng son village natal, dans l’arrondissement de Wina, département du Mayo-Danay. L’homme était devenu assez discret, peu visible sur l’espace public. Son nom est apparu ces dernières semaines, à l’occasion de la publication de l’équipe de campagne du candidat-président Paul Biya. Mais l’homme ne battra pas campagne pour son candidat à cette élection présidentielle du 12 octobre 2025. Le destin en a décidé autrement.

Le Cameroun perd un serviteur « dévoué », saluent de nombreux témoignages. Administrateur civil, Gounoko Haounaye a gravi toutes les marches de la carrière administrative, jusqu’au sommet, comme gouverneur des régions du Nord et du Littoral. Après avoir été secrétaire général de la région du Nord-Ouest, directeur de l’Organisation du territoire au ministère de l’Administration territoriale, et préfet du département du Logone et Chari. Comme gouverneur du Littoral, l’opinion nationale et internationale ont été marquées par l’engagement manifeste de Gounoko Haounaye dans la recherche du Boeing 737 de Kenya Airways, survenu le 05 mai 2007 dans les brousses de Mbanga-Pongo, une banlieue de Douala. Le patron de la région avait chaussé les bottes pour prendre le devant de l’équipe de recherche. Il sera par la suite nommé ministre des Transports.

34 trafiquants d’espèces sauvages arrêtés en six mois en Afrique

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Trente-quatre trafiquants d’espèces sauvages ont été arrêtés au premier semestre de l’année dans cinq pays africains – le Congo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo et le Cameroun – au terme d’opérations coup de poing. Ces arrestations sont le fruit de la coopération entre les gouvernements et le réseau EAGLE (Eco Activists for Governance and Law Enforcement), qui assiste les administrations dans l’application de la loi.

Des saisies spectaculaires

Les personnes interpellées se livraient au trafic de produits issus d’animaux protégés : 16 peaux de panthère, neuf défenses d’éléphants pesant plus de 21 kg, et deux jeunes hyènes vivantes. Rien qu’en Côte d’Ivoire, au Congo et au Sénégal, 22 trafiquants ont été arrêtés pour possession de peaux de panthère.

Au Sénégal, huit personnes ont été arrêtées lors de trois opérations menées en seulement trois heures et demie. Les saisies comprennent quatre peaux de panthère et une peau d’hyène, dissimulées dans des sacs à dos militaires, des sacs plastiques ou encore des sacs à grains. L’un des trafiquants, un ressortissant guinéen, serait lié à un groupe terroriste local.

Au Congo, trois autres trafiquants ont été neutralisés. Deux d’entre eux transportaient des peaux de panthère cachées dans un sac à dos à l’intérieur d’un taxi. Leur arrestation a permis de remonter jusqu’à un troisième complice quelques jours plus tard.

Une menace pour la biodiversité

Pour les défenseurs de l’environnement, ce type de commerce illégal accélère la disparition d’espèces déjà menacées. Selon Interpol, l’Afrique a perdu 70 % de sa faune en seulement 30 ans. « Nous ne voyons aucun signe de déclin, mais plutôt une augmentation continue des niveaux de trafic », alerte Ofir Drori, fondateur d’EAGLE. Pour lui, la force des réseaux criminels réside dans leur organisation sophistiquée, rendant la lutte complexe.

Malgré ces difficultés, les gouvernements africains et les ONG partenaires multiplient les initiatives pour créer un effet dissuasif. L’année dernière, le réseau EAGLE, qui regroupe plusieurs organisations locales dont LAGA au Cameroun, a contribué à l’arrestation de 90 trafiquants.

Actif dans sept pays d’Afrique – Cameroun, Congo, Guinée, Côte d’Ivoire, Sénégal, Togo et Ouganda – le réseau continue de collaborer avec les forces de l’ordre pour enrayer un commerce qui menace non seulement la biodiversité, mais aussi la sécurité et la stabilité de certaines régions.

Dépôts et consignations : la SRC bientôt attributaire de la gestion des avoirs criminels confisqués

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C’est une prérogative qui est discutée entre la Caisse des Dépôts et de Consignations (CDEC) et la Société de Recouvrement des Créances (SRC). Et, l’autorité monétaire nationale vient de trancher net : le recouvrement et la gestion des avoirs criminels issus de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme au Cameroun restent dans le périmètre des compétences de la SRC. Une prise de position du ministre des Finances qui disqualifie donc la CDEC de cette prérogative qu’elle réclamait pourtant.

Le Minfi explique qu’ « un projet de décret actuellement dans les services du Premier Ministre, portant réorganisation et fonctionnement de la SRC. Ce texte qui modifie le périmètre de ses missions, confie désormais à la SRC, le recouvrement et la gestion des avoirs criminels issus de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme au Cameroun ».

Et surtout, « Au plan opérationnel, la SRC jouit d’une solide expérience en matière de recouvrement des créances publiques, au rang desquelles les créances issues des condamnations pécuniaires au profit de l’Etat et de ses démembrements qu’elle assure déjà, en liaison avec le ministère de la Justice ». Et, les résultats sont là pour l’attester : « Zoom Par B.N de janvier 2022 au 30 Juin 2025, sur une enveloppe globale de FCFA 208 19 milliards représentant la valeur nominale des condamnations prononcées, le recouvrement d’un montant global de FCFA 16 568 095, dont FCFA 15 662 053 726 représentent la valeur liquide de la cinquantaine de saisies, mutées au nom de l’Etat du Cameroun et gé rées par la SRC et FCFA 1 182 007 369 de recouvrements en numéraires », écrit le Minfi.

Autre raison qui joue en faveur de la SRC, CACAO selon le Minfi, c’est l’expérience en la matière. « Dans la gestion du patrimoine, la SRC bénéficie depuis une trentaine d’années, d’une expertise certaine adossée sur la gestion des actifs issus des liquidations bancaires…», rap pelle le Minfi.

LA COBAC CONFORTÉE DANS SON RÔLE DE SUPERVISION DES ACTIVITÉS DE LA CDEC

 C’est un recadrage qui vaut son pesant d’or dans le bras de fer entre la CDEC et la COBAC. En rappelant au DG de la CDEC, « l’impérieuse nécessité pour les organes compétents, au niveau communautaire, d’agir afin de prévenir tout risque qui pèserait sur la stabilité du système financier », le Minfi précise que « La supervision ne devrait donc gêner personne, si toute l’activité est gérée convenablement ».

On, se rappelle qu’au terme de la troisième réunion, le 15 avril 2025, du Groupe de travail mis en place par le Gouverneur de la BEAC, à l’effet d’examiner la question de la supervision des activités des Caisses des Dépôts et Consignations (CDC), « aucun consensus ne s’est dégagé entre, d’une part, la BEAC et la COBAC, qui souhaitent assimiler le service public des dépôts et consignations aux opérations de banque pour imposer une supervision totale des CDC et, d’autre part, les deux Caisses des Dépôts et Consignations en activité dans la zone CEMAC (Gabon et Cameroun), dont la position constante et harmonisée est de limiter la supervision aux seules opérations de banque résiduelles exercées par les CDC, dans le cas où elles n’auraient pas créé de filiales à cet effet », avait informé le DG de la CDEC.

Investissements Publics : 7560 milliards FCFA pour achever 284 projets en cours

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Le gouvernement camerounais devra mobiliser la somme de 7 560 milliards de francs CFA pour mener à bien tous les projets d’investissement publics actuellement en cours, dont l’exécution s’étendra au-delà de l’année 2025. Cette information est tirée du rapport sur la projection de l’espace budgétaire en investissement 2026-2028, présenté lors des conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée, ouvertes le 04 septembre 2025. Ce document budgétaire crucial révèle que cet immense besoin financier est porté par 284 projets en cours d’exécution, répartis au sein de 31 administrations sur les 51 que compte l’État.

Par rapport à l’année dernière, le nombre total de projets est resté remarquablement stable, passant de 290 en 2024 à 284 en 2025, soit une diminution de seulement six projets. Cette stabilité, tant dans le nombre que dans leur répartition par secteur, est présentée dans le rapport comme le résultat positif des mesures de restriction à l’ouverture de nouveaux projets, des mesures qui devraient donc se poursuivre.

Malgré cette maîtrise du volume, la facture, elle, a lourdement enflé. Le volume des restes à programmer – c’est-à-dire l’argent nécessaire pour terminer ces projets – a augmenté de 1 128 milliards de FCFA en un an, passant de 6 432 milliards de FCFA en 2024 à 7 560 milliards de FCFA en 2025, ce qui représente une hausse de 18%. La très grande majorité de ce besoin de financement, précisément 76%, est concentrée dans le seul secteur des Infrastructures, qui nécessite à lui seul 4 807 milliards de FCFA. Cette hausse annuelle est d’ailleurs essentiellement imputable à ce secteur, avec une augmentation de 1 070 milliards de FCFA.

L’analyse du rapport par administration montre que cette envolée est largement portée par le Ministère des Travaux Publics (MINTP). La raison principale est l’entrée dans le portefeuille des projets en cours du gigantesque projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala (phase 2), qui présente à lui seul des restes à couvrir de près de 1 000 milliards de FCFA. De manière générale, cinq administrations concentrent plus de 80% de la totalité des restes à couvrir. Il s’agit, selon le document, du MINTP (46%), du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE – 14%), du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU – 12%), du Ministère de la Santé Publique (MINSANTE – 6%) et du Ministère des Transports (MINT – 5%).

 Le rapport détaille également l’origine des fonds nécessaires. L’analyse par source de financement révèle une forte dépendance aux partenaires extérieurs : les ressources extérieures (FINEX) représentent 76% du total (5 776 milliards FCFA), tandis que les ressources internes (RI) du Cameroun en constituent 24% (1 784 milliards FCFA). La dynamique annuelle inquiète toutefois les auteurs du rapport. Alors que les restes à programmer en ressources internes sont restés stables, ceux en ressources extérieures ont explosé, augmentant de 34% entre 2024 et 2025.

Les experts budgétaires expliquent cette hausse par « la forte tendance à l’augmentation de cette catégorie de dépenses couplée à un faible niveau d’exécution ». Le rapport précise que le taux d’exécution du budget d’investissement public (BIP) sur les FINEX n’était que de 56,23% en 2023, un niveau jugé très faible. Cette contre-performance est si préoccupante que le projet d’ordonnance 2025 a déjà prévu une réduction du BIP de 65 milliards de FCFA sur les ressources extérieures pour tenter de tenir compte de ces faibles capacités d’absorption.

Face à ce constat, le rapport recommande « d’identifier les facteurs limitant l’exécution des projets à financement extérieur et de prendre des mesures correctives ». Plusieurs freins sont régulièrement évoqués, comme la maturation parfois insuffisante des projets due à la mauvaise qualité des études ou aux difficultés d’indemnisation, la priorisation des projets qui dilue l’effort de l’État, et les retards importants dans l’obtention des « avis de non-objection » (ANO) de la part des bailleurs de fonds internationaux. Pour lever ces équivoques, le document suggère carrément « l’organisation d’un colloque sur les capacités d’absorption des projets à financement extérieur ».

La projection sur le triennat 2026-2028, après ajustement des plafonds budgétaires, peint un tableau serré. Pour l’année 2026, les besoins des projets en cours sont évalués à 1 823 milliards de FCFA. Or, en y consacrant l’intégralité de la dotation en investissement prévue au Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT), un déficit – appelé « espace budgétaire négatif » – de 176 milliards de FCFA persisterait. Cette situation signifie, alerte le rapport, « une incapacité à honorer nos engagements dans les délais », avec des risques de majoration des prix par les entreprises ou une réticence de leur part à soumissionner aux marchés publics.

Sur les trois ans, les ressources extérieures affichent chaque année un espace budgétaire négatif, un paradoxe pour le rapport qui note leur « très faible niveau d’exécution observé ces dernières années ». La programmation triennale prévoit ainsi de couvrir 1 823 milliards en 2025, 1 453 milliards en 2026 et 1 619 milliards en 2027, laissant un reliquat de 2 386 milliards à financer après 2027.

Banque : Le nigérian Zenith Bank lorgne le marché bancaire camerounais

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Le groupe bancaire nigérian Zenith Bank a annoncé, fin juillet 2025, son intention d’étendre son réseau en Afrique francophone, notamment en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Selon Bloomberg, cette stratégie s’appuie sur une augmentation de capital de 350,4 milliards de nairas (NGN) réalisée via une offre publique et un droit de souscription, portant le capital social de la banque à 614,65 milliards NGN, dépassant ainsi l’exigence réglementaire de 500 milliards NGN fixée par la Banque centrale du Nigeria pour les établissements de premier rang. Olukayode Akinbinu, responsable de la stratégie de Zenith Bank, a indiqué que l’entrée en Côte d’Ivoire interviendrait dès 2025, suivie par le Cameroun « dès que possible » , a-t-il indiqué selon des propos rapportés par nos confrères susmentionnés. La banque prévoit d’allouer 40 % des fonds levés au financement de ces expansions.

Deux options sont étudiées, l’acquisition d’une banque existante ou la création d’une nouvelle filiale. Le marché camerounais offre plusieurs opportunités d’acquisition. NFC Bank, dont l’État camerounais détient une participation majoritaire, doit être cédée au plus tard en juillet 2027, conformément au plan de restructuration approuvé par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC). Selon des données divulguées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) le 28 juillet 2025, l’établissement affiche un total bilan de 192 milliards de FCFA et des fonds propres nets de 15,8 milliards FCFA.

 Parallèlement, le gouvernement camerounais a engagé en 2024 la cession de 81 % du capital de Commercial Bank Cameroun (CBC). En juillet 2025, il a également acquis les 58,08 % détenus par Société Générale dans sa filiale locale, portant sa participation à 83,68 %, avec l’intention de lui trouver un nouvel investisseur stratégique. Le secteur bancaire camerounais est déjà marqué par la présence active de groupes nigérians. United Bank for Africa (UBA) Cameroon se classe au cinquième rang des dépôts avec 620 milliards FCFA collectés au premier semestre 2024, selon les données du système Cerber de la BEAC.

 Access Bank, qui a récemment obtenu l’aval des autorités nigérianes et kényanes pour racheter la National Bank of Kenya, est également implantée au Cameroun, où elle a enregistré une croissance de 25,6 % de ses dépôts sur la même période. La dynamique du marché camerounais reste attractive. Au premier semestre 2024, le volume total des dépôts dans les 19 banques agréées s’élevait à 7 922 milliards FCFA, en croissance de 2,58 % par rapport à fin 2023. Les leaders restent Afriland First Bank (1 507 milliards FCFA) et Société Générale Cameroun (1 079 milliards FCFA).

Roger MBASSA NDINE:« Nous souhaitons un système de passation de marchés adapté aux CTD »

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Monsieur le Maire, les routes de Douala connaissent une dégradation depuis de longs mois. Pourquoi attendre la saison de pluies pour engager des travaux ?

La réponse est évidente. Si vous avez 9 mois de saison de pluie, il vous reste combien de mois pour la saison sèche ? Qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes bien obligés de travailler aussi en saison de pluie, parce que vous ne pouvez pas en 3 mois de saison sèche faire tout le travail. Prenez le cas de cette année, même de l’année dernière surtout, parce que cette année n’est pas terminée. L’année dernière, les pluies ont commencé en mars et jusqu’en décembre, il pleuvait.

Le premier jour de décembre, l’année dernière, il a plu. Donc, on est bien obligés à un moment d’intervenir. L’intensification de pluie en 2024-2025, l’intensité cumulée est telle que le réseau s’est dégradé de manière accélérée, ce qui fait que les mesures que nous avons prises se sont avérées insuffisantes. Donc, nous faisons un plan d’urgence. Je vous l’ai dit que ce plan d’urgence, nous l’avons communiqué au gouvernement, nous l’avons communiqué à la présidence de l’Agriculture publique pour faire savoir l’ampleur des dégâts qu’il y a à Douala et la nécessité, dans tous les cas, de prendre des mesures rapides, plus immédiates.

La deuxième raison qui est évidente, c’est que nous, avec mon collègue le maire de Yaoundé, nous avons saisi le premier et ça le dernier pour ça, c’est de dire que nous avons un système de passation des marchés qui est trop lourd pour les villes. Nous avons justement le besoin de passer des marchés et le système ne nous permet pas. Si vous prenez six mois, huit mois pour passer un marché, vous n’en sortez pas. Et quand le marché est passé, vous êtes parfois obligés de commencer les travaux en saison de pluie. 

Nous l’avons exprimé au premier ministre, et au Secrétaire Général de la Présidence de la République que nous souhaitons avoir un système de passation de marchés adapté aux collectivités territoriales décentralisées, comme on en a fait pour les établissements publics administratifs.  Le système actuel ne nous permet pas de réagir aussi vite que nous le pourrons.

Qu’en est il du fonctionnement de la Régie des Routes et des Constructions qui est une structure créée pour faire face à la situation que nous vivons actuellement ?

Les équipements que nous avons commandés, et pour lesquels nous avons sécurisé un financement de plusieurs milliards, ces équipements, jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas pu être livrés.  Nous avons à peu près une soixantaine d’équipements d’engins qui auraient été livrés depuis. Pendant deux ans, on a fait des va et vient entre Douala et Yaoundé, et nous n’avons pas pu, à ce jour, avoir les équipements. Donc les équipements avec lesquels nous travaillons, ce sont des équipements que nous avons pu remettre en chantier.  Nous avons emprunté les équipements du conseil régional, et nous avons également des équipements pris ailleurs. Et quand vous regardez la facture des locations d’engins, elle est extrêmement lourde.  Mais si on ne faisait pas ça, même le peu qu’il y a, on ne pourrait pas le faire.

Sur la qualité des travaux, on constate que plusieurs axes aussi tôt réhabilités retombent en décrépitude. Comment expliquez-vous cela ?

En réalité, regardez bien, aujourd’hui quand vous faites 100 m de pavé, la partie qui vous avez mis de pavé reste. Mais comme la route est vieille, 50 mètres plus loin, vous avez des trucs qui commencent à se faire dans les mois qui viennent. Donc on n’a pas perdu cette partie. Simplement, il y a le réseau routier, cet endroit-là est un réseau très vieux et qui n’a pas eu l’entretien qu’il fallait. 

L’autre chose, c’est l’intensité de la pluie, si vous versez de la pozzolane sur une route en dégradation, vous revenez dessus une semaine après, c’est comme si vous n’avez rien fait. Nous avons donc essayé d’aller plus loin, de faire des mélanges de pozzolane gravier, et nous allons également implémenter très prochainement un mélange avec du ciment et de l’hydrofuge, pour que, lorsqu’elle intervient, ça dure au moins quelques mois, que ça ne se déterre pas à la moindre saison, à la moindre pluie qui tombe. Parce que le problème est aussi là.

Jusqu’à présent, nous travaillons sur un mélange de ce genre, donc de la pozzolane et du gravier, mais dès que la pluie tombe, après, vous avez l’impression que rien ne s’est fait. Regardez l’intensité des travaux que nous allons faire sur la route de Monendale.  On a versé des dizaines et des dizaines de camions avec pozzolane à aller sur cette route aujourd’hui. Vous avez l’impression que rien n’a été fait. Nous avons donc dit qu’on ne peut pas recommencer à faire le même travail tout le temps, parce qu’il y a d’autres coins de la ville qui ont besoin d’autres interventions.  Donc la Régie fait avec les moyens dont elle dispose, mais je voudrais rendre hommage à cette Régie et regarder l’éclairage public.  Parce que la Régie des Routes et des Constructions ne fait pas seulement les routes, elle fait également l’éclairage public.

 Au 20 août 2025, les chiffres que votre collectivité a elle-même rendu public laissent voir moins de 50% de taux d’exécutions des travaux. Comment comprendre une telle performance après plus d’un semestre sur l’exercice budgétaire ?

Depuis que nous avons été élus, nous faisons chaque année un plan d’entrée en campagne de la saison de pluie, et nous faisons après la saison de pluie un plan de sortie de campagne pour mettre le réseau routier en état. Et je crois que vous qui êtes les historiens, vous allez peut-être quand même témoigner que depuis 2020, on a pu réussir à tenir jusque-là. Je crois que même en termes de dégradations, on n’a jamais atteint le niveau de dégradation actuel. Parce que justement, ce plan existe. Et nous le tenons.

Nous avons dû faire un plan d’urgence parce que la dégradation du réseau s’est accélérée sous le coup de deux longues saisons de pluie qui ont toutes commencé à Mars. En principe, je ne suis pas géographe, mais il me semble qu’une saison de pluie ne commençait pas à Mars. Elle commençait un peu plus tard. Donc quand elle commence à Mars, nous n’avons plus qu’une fenêtre de trois mois pour faire des travaux. Et là, ça devient très compliqué. Nous avons pensé qu’il y aurait une accalmie. Il n’y a pas eu. Nous nous sommes donc lancés dessus. Et quand on dit que nous allons faire un plan de campagne de 30% après 8-9 mois, non.

Le plan de campagne ne commence pas en janvier. En janvier, nous sommes encore en saison sèche. Le plan de campagne pour en faire une saison de pluie, normalement, il commence en avril-mai. Et c’est pour six mois, en principe. Mais ici, nous avons maintenant une saison de pluie qui dure neuf mois. Donc je ne vois pas qu’il y ait une sous-performance en tant que telle. Nous avons pris un crédit de 6 milliards. Aussi curieux que ça puisse paraître, nous avons déjà remboursé les trois quarts du crédit, mais les enjeux ne sont pas là, à cause des possibilités de passation de marché.  Nous ne pouvons pas courir plus vite que la musique. Si la musique de passation de marché est celle-là, nous sommes obligés de nous en tenir à ce rythme-là.

La CUD lance un plan d’urgence pour réhabiliter les routes

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 Le plan qui intervient tout le mois de septembre 2025 définit des travaux prioritaires visant à améliorer l’état des infrastructures routières de la ville, fortement dégradées.

Selon la mairie de la ville de Douala, les efforts déployés dans le cadre du programme budgétaire pour l’entretien des voiries se révèlent « insuffisants ».  Douala affiche un réseau routier avec des niveaux de dégradation exceptionnels, reconnait la collectivité. Selon ses propres données, au 20 août 2025, le Plan de campagne d’entretien et de réhabilitation des infrastructures établi par le budget de la Régie des Routes et Constructions (2RC), enregistre un taux de réalisation de moins de 50% soit 32%. Au total, 173 322 ml de routes dégradées sont actuellement recensées et nécessitent une intervention.

Le plan d’urgence 2025 est conçu pour répondre aux besoins les plus pressants.  Les travaux sont organisés en trois niveaux de priorités. La priorité de niveau 1 concerne les arrondissements de Douala 4 e et Douala 5e   qui enregistrent les taux les plus élevés des routes dégradées estimées à plus de 45 000ml pour chaque circonscription. Il s’agit entre autres du tronçon Bijou Makèpè – Centre technique Orange ; entrée PK8 Gessia Sarl –  Carrefour ; Neptune Kotto – Carrefour charles de Gaulle ; Carrefour charles de Gaulle – antenne CRTV ; Logbessou ; Ancienne Route Nkongsamba (Carrefour Mutzig – Minkwele ; etc.

Le lancement officiel de ce plan d’urgence d’entretien et de réhabilitation des infrastructures routières a eu lieu le 4 septembre dernier à Douala par le Maire de la ville, Roger Mbassa Ndine. Ce plan viendra selon lui renforcer les efforts de la Régie des routes et des Constructions à travers des activités prioritaires telles que l’entretien des ouvrages d’assainissement et l’entretien des routes revêtues.

 D’après ledirecteur des grands Travaux, c’est depuis 2020, date début de mandat de l’actuel exécutif communautaire que les travaux d’entretien du réseau routier sont menés. Mais les moyens sont faibles et le climat peu favorable. « Sur un réseau routier bitumé d’environ 750 kilomètres, « On a identifié 225 kilomètres fortement dégradés. Et sur les 225 kilomètres, on a extirpé une tranche prioritaire de 125 kilomètres pour pouvoir lancer des marchés progressivement sur les cinq années. C’est ça qui fait l’objet des plans de campagne chaque année. On a déjà actuellement un taux d’exécution, dans les 120 kilomètres. Et sur les 120 kilomètres, on a un taux de réalisation de l’ordre de 70 %. Sauf que, n’oubliez pas que sur les 220 kilomètres, on n’a pu engager que 135 kilomètres. Cela veut dire que derrière, il y a au moins 80 kilomètres qui sont restés et qui ont continué à se dégrader. Et il faut y ajouter les nouvelles dégradations au-delà de ces 220 », explique Roger Tchangang.

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