mercredi, mai 20, 2026
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Après le RDPC, Léon Theiller Onana rebondit dans l’OMP

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Léon Theiller Onana n’a donc pas chômé politiquement, pourrait-on dire. Après sa démission du  Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), celui-là dont la candidature à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, sous les couleurs du RDPC a été rejetée par Elections Cameroon et le Conseil constitutionnel, et qui a également trainé son ancien parti politique en justice pour non-respect de ses statuts, vient de trouver une nouvelle chapelle politique. Il s’agit de l’Organisation du mouvement Patriotique (OMP). Léon Theiller Onana a été élu nouveau président de ce parti, en remplacement de Bertrand Benoît Onana, le président fondateur de ce parti, qui ne s’est pas porté candidat à sa propre succession, au cours de l’assemblée générale élective du 12 septembre 2025 à Yaoundé. Léon Theiller Onana a donc été élu président avec 8 voix sur les 10 votants, devant flore Ngo Minyem, une autre candidate à la présidence de ce parti, qui s’en est sortie avec deux voix seulement. Une élection supervisée par Me Messi, huissier de justice, garant de la régularité et de la sincérité du scrutin.

Comme l’indique un communiqué rendu public par le secrétaire général de ce parti, Sadou Daouda, le nouveau président national de l’OMP s’adressera très prochainement aux membres du parti, ainsi qu’à la Nation, pour aborder les enjeux majeurs liés à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Il présentera également son plan d’action pour la mobilisation des membres du parti en vue des prochaines échéances électorales. Mais, l’on sait déjà, comme l’a annoncé Léon Theiller Onana juste après son élection que l’OMP prendra part aux prochaines élections municipales et législatives. Aussi, comme l’a indiqué Léon Theiller Onana dans sa profession de foi de candidat à la présidence de ce parti, il entend comme premiers engagements, réparer les fractures du pays, apporter l’espoir aux Camerounais à travers un nouveau contrat social. Il se veut le  porteur de paix, notamment dans les régions en crise, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, etc.

S’exprimant sur le choix porté sur Léon Theiller Onana pour conduire les rênes de ce parti, Bertrand Benoît Onana, l’ancien président fondateur de ce parti, et ex-transfuse du mouvement 11 millions de citoyens de Cabral Libii, a précisé que « nous pensons avoir désormais avec nous, un capitaine capable de conduire les troupes à des résultats que nous espérons satisfaisants ». Selon ce dernier, l’OMP est « une association qui a vocation à accueillir et à s’agrandir. Donc, nous pensons raisonnablement que nous avons essayé de le faire par le passé, avec les résultats mitigés que nous avons connus ». Et désormais, « la structuration ou l’enrôlement va aujourd’hui s’accélérer à la faveur aussi de l’arrivée d’une tête aussi importante que celle que nous venons d’enregistrer à la tête du parti. Nous pensons et nous avons l’ambition de pouvoir nous déployer sur l’ensemble du pays, compte tenu de ce qu’en notre sein, il y a des personnes qui ont une ambition, et qui, je crois, ont de l’envergure nationale », a-t-il ajouté.

Blaise Nnang

Présidentielle 2025 : Issa Tchiroma, un candidat consensuel

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Le candidat « consensuel » de l’opposition pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 est Issa Tchiroma. Ainsi en ont décidé Djeukam Tchameni et Anicet Ekane. Selon un document signé de l’ancien leader estudiantin, ayant présidé la séance de désignation du « candidat consensuel ». la nouvelle a été rendue publique ce 13 septembre 2025. Puis des images laissant voir sur une même scène le candidat et président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), aux côtés d’Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (Manidem) et de Djeukam Tchameni. Malgré le refus de déclaration opposé par le sous-préfet de Yaoundé 5, Anicet Ekane a donc maintenu l’annonce du « consensus » trouvé.

Le document annonçant la nouvelle porte la griffe de l’Union pour le changement (Upc 2025). Une nouvelle version donc de l’Union pour le changement comme celle de 1992 qui avait porté la candidature de Ni John Fru Ndi. Il ne s’agit donc pas d’une initiative du Groupe de Douala qui avait pour principal leader Cyrille Sam Mbaka. Des informations font d’ailleurs état de ce que ce dernier s’est désolidarisé des autres membres du groupe. Il s’agit déjà d’un pas réalisé après de longues parlotes.

Cela survient aussi au lendemain de la démission de Maurice Kamto des rangs du Manidem. Simple coïncidence ou enchaînement d’événements ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il que les principaux leaders du Groupe de Douala ne s’accordent pas ces derniers temps sur les options à prendre en ce qui concerne la désignation du candidat consensuel de l’opposition. Le choix porté par Anicet Ekane sur Maurice Kamto, n’avait déjà pas été consensuel. L’Upéciste avait opté pour une démarche solitaire, avant d’être trahi par Elections Cameroon (Elecam) et le Conseil constitutionnel qui ont rejeté la candidature de Maurice Kamto.

Maurice Kamto

La désignation de Tchiroma survient au lendemain de l’audience que lui a accordée l’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Maurice Kamto qui devrait, selon certaines informations, donner sa consigne de vote demain lundi. Et tout porte à croire que le leader de l’opposition devenu faiseur de roi, se prononcera en faveur de Bello Bouba Maïgari qui avait déjà devancé Issa Tchiroma chez Maurice Kamto.

Afriland First Group dénonce la désinformation autour d’Afriland First Bank CD

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Afriland-first-bank-RDC
Afriland-first-bank-RDC

Yaoundé, 12 septembre 2025 (Défis Actuels). – Afriland First Group SA a réagi ce vendredi aux informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’un prétendu scellement par les autorités fiscales du siège d’Afriland First Bank CD en République démocratique du Congo (RDC).

Dans un communiqué, le groupe bancaire basé à Genève rappelle que depuis sa création en 2005 et jusqu’au 2 juillet 2021, la filiale congolaise n’avait jamais été scellée par l’administration fiscale ni par aucune autre autorité. Selon Afriland First Group, la situation actuelle trouve son origine dans la prise de contrôle de la banque par l’État congolais et la Banque centrale du Congo, qui avaient alors « dépossédé les actionnaires » et « expulsé de force le président du conseil d’administration », entraînant le démantèlement de toute la gouvernance de l’établissement.

Communiqué Afriland CD www.newsducamer.com
Communiqué Afriland CD www.newsducamer.com



« Les scellés constatés récemment ont été posés après quatre années de gestion exclusive par le gouvernement congolais », insiste Afriland First Group, qui se défend de toute responsabilité dans cette affaire. L’institution précise qu’elle a saisi en août 2023 le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), organe de la Banque mondiale, afin de contester les mesures prises par Kinshasa.

Le groupe bancaire tient à rappeler qu’il n’exerce plus aucune responsabilité dans la gestion d’Afriland First Bank CD depuis le 2 juillet 2021, date de la prise de contrôle par l’État.

Fondé à Genève, Afriland First Group se présente comme une institution financière de référence, attachée à des standards élevés de qualité et de rigueur dans ses activités.

Maurice Kamto annonce son retour au MRC après sa démission du MANIDEM

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Maurice Kamto et Anicet Ekane
Maurice Kamto et Anicet Ekane

Yaoundé, 12 septembre 2025 (Défis Actuels)– L’opposant politique Maurice Kamto a officialisé ce vendredi sa démission du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM), parti sous la bannière duquel il avait présenté sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre prochain.

Dans une déclaration rendue publique, l’ancien président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) explique que cette démission marque la fin d’une étape entamée en 2024, lorsqu’il avait choisi, sur mandat du Conseil national de son parti, de briguer la magistrature suprême sous l’étiquette du MANIDEM.

« Cette candidature a subi la barbarie administrative et l’arbitraire juridictionnel sans précédents que l’on sait », a-t-il affirmé, en référence au rejet de sa candidature par le Conseil constitutionnel le 5 août dernier. Selon lui, cette décision a automatiquement mis un terme au mandat que lui avait confié le Conseil national du MRC lors de sa réunion du 26 octobre 2024.

Le 6 septembre, le Conseil national du MRC avait d’ailleurs pris acte de cette situation et adopté une résolution demandant son retour à la tête du parti. « Afin de donner suite à cette demande, je devais démissionner d’abord du MANIDEM. C’est ce que j’ai fait ce jour », a-t-il précisé.

Maurice Kamto a également tenu à remercier le président du MANIDEM, Georges Anicet Ekane, « pour son sens patriotique », ainsi que les cadres et militants du parti « pour leurs bonnes dispositions ».

Cette décision rouvre la voie à son retour à la présidence nationale du MRC, qu’il avait quittée en 2024 pour des raisons liées à sa stratégie électorale. Elle intervient dans un contexte marqué par une forte tension politique à l’approche du scrutin présidentiel d’octobre.

FLASH-INFO

DECLARATION DE MAURICE KAMTO

Pour les raisons que j’ai eues à rappeler en d’autres circonstances , j’ai dû présenter ma candidature à l’élection présidentielle de 2025 sous la bannière du MANIDEM.

Cette candidature a subi la barbarie administrative et l’arbitraire juridictionnel sans précédents que l’on sait. Le mandat que le Conseil National du MRC m’avait donné lors de sa réunion du 26 octobre 2024, de choisir la modalité de présentation de ma candidature dans le cadre de cette élection présidentielle prévue le 12 octobre prochain, a expiré avec la décision honteuse du Conseil constitutionnel du 5 août 2025 et, avec lui, la raison pour laquelle j’avais démissionné de la présidence nationale du MRC.

Par parallélisme des formes, le Conseil National du MRC a constaté cette fin de ma mission lors de sa réunion du 6 septembre 2025, par une résolution dans laquelle il demande mon retour dans le parti et la reprise de mon mandat de Président National du MRC.

Afin de donner suite à cette demande, je devais démissionner d’abord du MANIDEM. C’est ce que j’ai fait ce jour, 12 septembre par une lettre de démission notifiée au MANIDEM, avec effet immédiat.

Je tiens à saluer chaleureusement, une fois de plus, le sens patriotique du Président du MANIDEM, Georges Anicet EKANE, et les bonnes dispositions des cadres et des militants du MANIDEM à mon égard.

Fait à Yaoundé le 12 septembre 2025

Maurice Kamto

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STATEMENT

For reasons I have mentioned on other occasions, I had to stand as a candidate in the 2025 presidential election under the banner of MANIDEM.

This candidacy was subjected to unprecedented administrative barbarity and judicial arbitrariness, as we all know. The mandate given to me by the CRM National Council at its meeting on 26 October 2024 to choose the modality for presenting my candidacy in the presidential election scheduled for 12 October has expired with the shameful decision of the Constitutional Council on 5 August 2025, and with it the reason why I resigned from the national presidency of the CRM.

In a parallel of forms, the CRM National Council noted the end of my mission at its meeting on 6 September 2025, with a resolution calling for my return to the party and the resumption of my mandate as National President of the CRM.

In order to comply with this request, I first had to resign from MANIDEM. I did so today, 12 September, by sending a letter of resignation to MANIDEM, with immediate effect.

I would like to once again warmly commend the patriotic sense of MANIDEM President Georges Anicet EKANE and the goodwill shown towards me by MANIDEM executives and militants.

Done at Yaoundé on 12 September 2025

Maurice Kamto

Présidentielle: Bello Bouba était chez Maurice Kamto

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Dans un communiqué laconique, Maurice Kamto annonce avoir reçu à son domicile, la visite de Bello Bouba Maïgari, candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Sans plus. Les deux hommes se sont parlés, au sujet de l’élection présidentielle à laquelle le leader de fait de l’opposition était candidat, avant qu’Elecam et le Conseille n’en décide autrement; mais le candidat recalé du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (Manidem), se fait désirer.

Des consultations se mènent dans tous les sens. Nombre de candidats de l’opposition appelant à une coalition des forces de l’opposition. Depuis de longs mois, plusieurs initiatives sont nées et son mortes de leurs simples morts. Entre autres l’ATP d’Olivier Bilé, l’APC de Jean Michel Nintcheu, et plus récemment l’initiative de Foumban et le Groupe de Douala. Seul ce dernier groupe a pu résister aux tourbillons de la division. Il comprend entre autres Anicet Ekane, Cyrille Sam Mbaka, Djeukam Tchameni, et Henriette Ekwe. Et c’est d’ailleurs un membre de ce groupe, Anicet Ekane, qui a investi Maurice Kamto, avant qu’Elecam et le Conseil constitutionnel n’en décident autrement.

Le 15 septembre…

C’est le Groupe de Douala qui mène à ce jour des négociations en vue de trouver un candidat de la coalition, malgré l’essoufflement de certains candidats désormais engagés dans des courses solitaires. Rendez-vous a d’ailleurs été donné ce samedi 13 septembre à Yaoundé, pour dévoiler le nom du candidat choisi pour porter les aspirations de « l’opposition ». Sauf qu’avant que le sous-préfet de Yaoundé 5, ne refuse de signer la déclaration de manifestation publique à Anicet Ekane pour le meeting prévu à l’esplanade du stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, tant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) dont l’ancien président est Maurice Kamto, que Bello Bouba, se sont désolidarisés de cette initiative. Et pourtant ils sont annoncés à cet événement. 

Des sources crédibles indiquent que Maurice Kamto va se prononcer le 15 septembre prochain, sur le choix qu’il aura fait pour la présidentielle. L’audience qu’il a accordée à Bello Bouba pourrait donner des signes d’un rapprochement final.

Vers une nouvelle approche de la lutte antitabac au Cameroun

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Lutte anti tabac www.newsducamer.com
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Des alternatives plus sûres, des politiques plus intelligentes : l’avenir de la lutte antitabac au Cameroun

Depuis des années, la conversation mondiale autour de la lutte antitabac s’est concentrée sur la prévention et le sevrage. Ces dimensions demeurent essentielles. Cependant, une autre approche émerge pour compléter les stratégies existantes : la réduction des risques liés au tabac (Tobacco Harm Reduction, THR). Plutôt que la condamnation pure et simple, la THR plaide pour une voie pragmatique et fondée sur des données scientifiques, en offrant aux fumeurs adultes des alternatives plus sûres qui délivrent de la nicotine sans les sous-produits nocifs de la combustion du tabac.
Des organismes scientifiques et des revues indépendantes, notamment les recherches compilées par le Royal College of Physicians du Royaume-Uni et les données des autorités de santé publique suédoises, ont démontré que des produits tels que le tabac chauffé, le snus ou les cigarettes électroniques exposent les utilisateurs à beaucoup moins de substances toxiques que les cigarettes classiques. Bien qu’ils ne soient pas sans risques, leur profil toxicologique est nettement inférieur, ce qui constitue une avancée significative pour la santé publique.
Au Cameroun, les cadres réglementaires actuels ne différencient pas toujours les produits nicotiniques. Cigarettes, tabac chauffé et e-cigarettes sont souvent traités sous un même régime fiscal et réglementaire. Une telle approche prive le pays de la possibilité d’exploiter le potentiel des produits à risque réduit au profit de la santé publique. Elle comporte aussi le risque de pousser les fumeurs en quête d’alternatives vers des marchés parallèles ou des produits de substitution si les options plus sûres sont indisponibles ou inaccessibles.
L’exemple de la Suède fournit une preuve convaincante de ce qu’un cadre pragmatique et proportionné aux risques peut accomplir. Entre 2008 et 2022, le pays a réduit son taux de tabagisme de 15 % à seulement 5,6 %, frôlant le statut de pays « sans fumée » selon les critères de l’OMS, tout en maintenant une consommation globale de nicotine comparable à celle d’autres pays européens. Ce succès est largement attribué à la politique suédoise d’ouverture à la réduction des risques, qui a autorisé et encadré des alternatives comme le snus puis, plus récemment, les e-cigarettes et les sachets de nicotine. Résultat : une dissociation entre l’usage de la nicotine et les conséquences sanitaires graves liées à la combustion du tabac, avec à la clé une baisse de la charge sur le système de santé et une amélioration des indicateurs de santé publique.
Le Cameroun a l’opportunité d’explorer une voie similaire en intégrant la réduction des risques liés au tabac dans sa stratégie nationale. Cela implique de mettre en place des cadres réglementaires et fiscaux différenciés entre produits combustibles et non combustibles. Un tel dispositif garantirait que les produits à risque réduit respectent des normes strictes de sécurité et de qualité, soient commercialisés de manière responsable auprès des fumeurs adultes, et demeurent inaccessibles aux mineurs.
Des enseignements peuvent être tirés de la directive européenne sur les produits du tabac, qui encadre les e-cigarettes dans la catégorie des produits de consommation, et non exclusivement comme du tabac. Ce modèle favorise l’innovation et la disponibilité sur le marché, tout en assurant un contrôle rigoureux de la qualité et une protection des jeunes.
La politique fiscale doit également refléter la hiérarchie des risques. Des taxes uniformément élevées sur tous les produits nicotiniques pourraient, en pratique, saper les efforts de réduction des risques en rendant les alternatives plus sûres financièrement inaccessibles. Un système de taxation proportionné au risque, qui encourage le passage aux produits moins nocifs tout en garantissant des recettes fiscales, permettrait d’obtenir des gains de santé publique sans pertes budgétaires.
L’étape suivante consiste donc à élargir l’engagement de l’État en faveur de la réduction des risques liés au tabac. Il ne s’agit pas d’ignorer les dangers associés au tabac, mais de reconnaître que pour des millions de fumeurs adultes incapables d’arrêter, le passage à des alternatives scientifiquement validées et moins nocives peut réduire considérablement les risques sanitaires.
Si elle est mise en œuvre avec clairvoyance, l’approche camerounaise de la THR pourrait servir de modèle régional, démontrant qu’une régulation progressive et fondée sur la science peut ouvrir la voie vers un avenir plus sain pour tous.

Attendu en 2024, le projet de 3000 logements de la SIC repoussé à 2026

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Trois mille logements annoncés, zéro livré à ce jour. C’est le constat amer que dresse, un an et demi après l’annonce officielle du projet, Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société immobilière du Cameroun (SIC). Présenté début 2024 comme une réponse au déficit de logements estimé à 2,5 millions d’unités, ce programme national peine à voir le jour.

Dans une interview accordée le 9 septembre 2025 à la radio nationale, le patron de la SIC a reconnu que les chantiers accusent un retard considérable, au point que l’année 2026 est désormais envisagée comme celle du véritable démarrage, et non celle de la livraison espérée initialement.

Ce vaste projet devait débuter par la construction, dès 2024, de 291 logements à la Cité Verte, à Yaoundé. Mais le sol rocailleux de Nkolbikok , localité qui devait accueillir ces habitations, n’a jamais reçu la visite du moindre coup de pioche. “Le problème de la Cité Verte, c’est qu’au moment de lancer le marché en 2024, nous avons constaté que le terrain était titré au nom d’autres personnes”, explique Ahmadou Sardaouna. « Moi, en tant que maître d’ouvrage, je ne pouvais pas lancer les travaux sur un terrain non sécurisé ». Résultat, le projet a été « effacé d’un trait ».

Du côté des logements promis à Garoua, Maroua et Sangmélima, le constat n’est guère plus réjouissant. À Garoua, par exemple, sur les 538 logements annoncés, seuls 110 ont fait l’objet d’un appel d’offres. Même cet appel a été freiné par un imbroglio administratif. En cause, un récépissé que devait délivrer la Caisse de dépôts et consignations du Cameroun (Cdec).

 Selon le directeur général de la SIC, ce document apporte la preuve que les entreprises intéressées par le projet, justifient d’une solidité financière. Pour ce faire, elles doivent verser une caution en cash dans une banque avant de soumissionner. « Avant, on travaillait avec des assurances. Maintenant, il faut loger de l’argent cash auprès d’une banque. Et les entreprises n’arrivent pas à positionner les 53 millions demandés », déplore Ahmadou Sardaouna.

 À Maroua, où 432 logements étaient prévus, et à Sangmélima (276 logements), la situation reste gelée, bien que, selon le DG, « les projets sont matures tant sur le plan environnemental, économique qu’administratif ». Pour tenter de débloquer la situation, la SIC compte sur un partenariat avec la Banque islamique de développement, censé financer les projets en souffrance et permettre d’engager un nouveau chantier à Nlongkak, à Yaoundé, pour 1 500 logements supplémentaires.

Mais rien n’est encore acté. « Nos équipes travaillent avec le ministère de l’Economie parce que ces trois projets ont été maturés et ça permettra à la Banque islamique de développement de nous donner des ressources pour non seulement continuer ces trois chantiers mais aussi pour entamer Nlongkak qui devrait nous donner 1500 logements », a souligné le directeur général de la SIC. « De toutes les façons, nous avons maîtrisé les aléas », veut rassurer Sardaouna. Il espère que 2026 sera « l’année de pleine production, pour que les Camerounais ne souffrent pas trop avec le déficit en logements ».

Pour mémoire, le projet de 3000 logements sur trois ans (2024-2026) avait été dévoilé par la SIC dans une interview au journal L’Action, l’organe du parti au pouvoir, le RDPC. Le coût du projet était estimé à 453 milliards de FCFA, soit 151 millions en moyenne par logement. Un coût qui interpellé bon nombre d’observateurs à l’époque, d’autant qu’il semble difficilement conciliable avec l’objectif de logement social.

 Pour amortir un tel investissement sur 50 ans, le loyer mensuel devrait dépasser 250 000 FCFA, un montant loin de la réalité du pouvoir d’achat de la majorité des Camerounais. Le programme initial prévoyait, en plus des sites déjà cités, la réhabilitation des cités de Kotto et Palmiers à Douala, ainsi que celles de Buea, Maroua et Garoua. Des cités dont le taux de vétusté est estimé à 60%, selon la SIC.

Discours de haine : le Minpostel alerte sur les risques pour la paix et l’économie

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À un mois de l’élection présidentielle du 12 octobre, la période préélectorale apparaît propice à la montée en puissance des discours de haine. Cette initiative, portée par l’Association pour la Réhabilitation des Réfugiés, des Jeunes et des Femmes (ARREF), ambitionne de sensibiliser plus d’un million de personnes – jeunes, femmes, réfugiés, leaders d’opinion et influenceurs – aux dangers de ces discours sur le vivre-ensemble et, par ricochet, sur la stabilité économique du Cameroun.

 « À la suite des instructions du chef de l’État, nous sommes engagés dans une campagne nationale de promotion de la cybersécurité et d’un usage responsable des réseaux sociaux. Dans un contexte où le Cameroun recherche la paix, cette campagne est la bienvenue », a déclaré la ministre. Dans sa leçon inaugurale, Minette Libom Li Likeng a rappelé qu’« un discours de haine désigne toute forme d’expression publique ou privée, verbale, écrite, visuelle ou symbolique, qui propage, incite ou justifie la haine à l’encontre d’un individu ou d’un groupe sur la base de critères identitaires ou sociaux ».

LES RESSORTS NUMÉRIQUES DE LA HAINE EN LIGNE

Dans son allocution, Minette Libom Li Likeng a souligné la responsabilité des plateformes numériques dans la prolifération des messages nocifs : « Dans l’environnement numérique actuel, les discours de haine ne circulent pas au hasard. Leur propagation est facilitée, amplifiée et parfois même provoquée par l’architecture technique des plateformes et les mécanismes cognitifs et émotionnels propres à la sphère numérique. » Elle a rappelé que la logique des likes, des partages et des retweets favorise les contenus polarisants et émotionnels : « Un message haineux ou stigmatisant a donc plus de chances d’être diffusé qu’un message neutre ou modéré. Les algorithmes de recommandation, en cherchant à maximiser l’attention des utilisateurs, transforment ces messages en contenus viraux. »

Depuis 2019, le Code pénal prévoit des peines d’emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 300 000 à 3 millions de francs CFA pour « celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède à des incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique ».

UN ENJEU SOCIOPOLITIQUE AUX RETOMBÉES ÉCONOMIQUES

 Les discours haineux et subliminaux ne sont pas seulement une menace sociale ou politique. Leur prolifération fragilise la cohésion nationale, alimente les tensions et menace directement la sécurité des investissements. Lors de la table ronde organisée au Minpostel, le Pr. Edmon Biloa, linguiste et vice-recteur de l’Université de Yaoundé I, a insisté sur le rôle du langage et des figures de style dans la propagation de la haine. Le Dr Ngwa Peter Holds, spécialiste en administration digitale, a pour sa part mis en avant la viralité des réseaux sociaux et le faible coût de diffusion de ces messages, qui « déstabilisent les efforts de régulation ».

 Les conséquences économiques sont bien réelles. Comme l’a rappelé un panéliste, ces discours pourraient entraîner la destruction d’infrastructures, la désorganisation de chaînes de valeur locales, la fuite des investisseurs et une hausse des dépenses publiques consacrées au maintien de la paix et à l’aide humanitaire. « Le Cameroun, société profondément diverse, repose sur un équilibre sensible entre régions, cultures, langues et religions. Toute parole qui fracture, stigmatise ou oppose met en péril l’essence même de notre nation », a averti la ministre.

Déployée de septembre à décembre 2025, la campagne alternera conférences, tables rondes et actions de sensibilisation, en présentiel comme en ligne, et dans les langues locales et officielles. Elle s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale de cybersécurité, avec pour objectif de transformer la lutte contre les discours de haine en levier de paix, de stabilité et de prospérité économique.

Travaux routiers : 2000 km de routes construites sur les 6000 attendus entre 2020 et 2024

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Les objectifs de la Stratégie nationale de développement (SND 30), à mi-parcours, n’ont donc pas été atteints, en ce qui concerne les constructions routières. Le gouvernement camerounais avait prévu, entre 2020 et 2024, le bitumage de 6000 km de  routes, mais seules 2000 ont été bitumées, soit 49% de taux de réalisation. Pour l’ingénieur de l’Etat, trois facteurs expliquent cette faible performance : l’insécurité qui est une conséquence du terrorisme comme l’illustrent les tronçons : Dabanga-Kousseri ou encore Babadjou-Bamenda et bien d’autres. Egalement, le ministre des Travaux publics comme autres causes, les retards de paiement des décomptes et les affres causées par la pandémie de COVID 19.

Mais globalement, au 31 décembre 2024, le réseau routier du Cameroun affichait un linéaire total de 121 873 km, contre 55 000 km dans les années 1980, soit une progression de 121% en valeur relative. Ce linéaire se répartit entre 109 km d’autoroutes, 9 387 km de routes nationales (dont 5 945 km bitumées), 13 842 km de routes régionales (dont 1 722 km bitumées) et 98 535 km de routes communales (dont 2 800 km bitumées). Au-delà des projets achevés, 141 projets sont actuellement en cours d’exécution, couvrant près de 7 600 km de routes et plus de 4 200 ml d’ouvrages d’art, avec une livraison prévue, d’ici 2027. En parallèle, 132 nouveaux projets représentant plus de 2 370 km de routes et 3 065 ml d’ouvrages d’art démarreront dès 2025.

Comparativement aux autres pays africains de même niveau de développement économique, le Cameroun serait en tête devant un pays comme la Côte d’Ivoire avec ses 8100 km de routes bitumées et un linéaire total de 82 000 km de routes. Mais aussi devant le Sénégal, avec  6569. Km de routes bitumées et un linéaire total de 16500 km de routes.

Etat du réseau routier globalement satisfaisant

De l’état global du réseau routier camerounais présenté par le ministre des Travaux publics, il en ressort que les autoroutes sont en bon état sur tout leur linéaire. 71,3% des routes nationales se trouvent en bon ou moyen état avec 80% du linéaire bitumé en bon état, 45,1% des routes régionales affichent également un état satisfaisant dont 67% pour la partie bitumée. Alors que les routes communales, qui constituent le réseau le plus dense, présentent seulement 24,2% de leur linéaire en bon ou moyen état. Ces données, a commenté le Mintp, traduisent les avancées constantes et les efforts soutenus du gouvernement en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures routières.

Le Mintp  a par ailleurs rappelé que le relèvement du niveau de service du réseau routier nécessite des investissements financiers conséquents et continus. Dans cette optique, l’État a engagé plusieurs réformes structurantes, parmi lesquelles, la loi du 27 avril 2022 sur la protection du patrimoine routier et la réorganisation du Fonds Routier de deuxième génération, destinée à mieux canaliser et sécuriser les ressources pour l’entretien et la réhabilitation des routes.

En dépit des contraintes liées aux intempéries, à l’incivisme de certains usagers, aux faiblesses structurelles des entreprises locales de BTP et aux tensions sécuritaires dans certaines régions, le gouvernement a poursuivi avec détermination ses efforts. Le Mintp en veut pour preuves, la livraison récente de plusieurs axes stratégiques (Yaoundé-Obala-Batchenga-Nanga Eboko-Mbet, Sangmélima-Djoum-Mintom-Mbalam-Frontière Congo, Batchenga-Ntui-Yoko-Lena-Tibati, Olama-Bingambo, Grand Zambi-Kribi, etc.) et la construction d’ouvrages emblématiques tels que le pont sur le fleuve Bongor (620 ml) ou celui de la Cross River (408 ml).

Début imminent de la reconstruction de la section Ngaoundéré-Garoua

C’est un autre projet routier important qui a retenu l’attention du ministre des Travaux publics, lors de cet échange avec les médias. Emmanuel Nganou Djoumessi, à propos, s’est voulu clair, le début effectif des travaux de reconstruction de cette route est imminent. D’ailleurs à propos, le Mintp a rendu public, la semaine dernière, un communiqué de presse, portant à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que la Banque Africaine de Développement a approuvé la proposition d’attribution par les Commissions nationales des marchés relatifs à la reconstruction de la section Ngaoundéré-Garoua (278 km), maillon important du corridor économique Douala-N’Djamena. Les travaux seront réalisés par les entreprises adjudicataires retenues ainsi qu’il suit : Ngaoundéré-Carref0ur Malang (50 km), la reconstruction et mise en 2×2 voies, attribuées à CGCOC Group pour un montant de 46 058 144 793 de FCFA ; Bas de la falaise-Pont de Kéroua (39 km) : reconstruction et élargissement attribués à China Harbour Engineering Company Ltd (CHEC) pour 34 807 741 248 de FCFA TTC. Pont de Kéroua-Pont de Salah (77 km) : reconstruction et élargissement attribués à China First Highway Engineering (CFHEC) pour 46 149 168 7 de FCFA TTC. Pont de Salah-Ouro André (56 km), reconstruction et élargissement attribués également à China First Highway Engineering (CFHEC) pour 23 911 833 000 de FCFA « ITC. Ouro André-Pont sur la Bénoué (56 km), reconstruction et mise en 2×2 voies attribuées à China International Water & Electric Corp (CWE) pour 31 091 169 134 de FCFA TTC.

Le coût total de ces travaux s’élève à 182 018 056 612 de FCFA TTC. Et, le démarrage des travaux interviendra dans les prochains jours. En plus de la reconstruction de la route principale, le projet prévoit, entre autres : l’aménagement de 15 km de voiries urbaines dans les villes traversées ; l’aménagement de 263 km de routes communales ; La réalisation d’un audit technique, organisationnel et du patrimoine du MATGENIE ; l’étude en vue de l’optimisation de l’exploitation du port fluvial de Garoua et de la navigabilité du fleuve Bénoué ;  l’étude architecturale et technique en vue de la construction du pôle technologique de l’école de Génie Chimique et Minérale (EGCIM) de l’Université de Ngaoundéré et l’élaboration d’une stratégie, d’un modèle financier et d’un plan de mise en œuvre en vue du développement des usines-écoles de I’EGCIM de l’Université de Ngaoundéré ; etc., peut-on lire dans ce communiqué.

Entretien de la route Edéa-Kribi: l’entreprise SOMAF mobilisée

Conformément aux recommandations du Maître d’ouvrage, à l’issue des travaux de la revue, la semaine dernière, des projets routiers, une mission de la Direction des Investissements routiers du Mintp a permis de constater, le lundi 8 septembre 2025, l’effectivité de la mobilisation de l’entreprise SOMAF sur la section Edéa-Pont du Nyong. Sur le terrain, des opérations de maintien de la circulation s’exécutent entre Edéa et la Ferme Suisse.

Il s’agit dans un premier temps, pour les équipes de l’entreprise, de procéder aux opérations de maintien de la circulation, avec notamment le comblement des zones dégradées, les remblais des points critiques et la mise en œuvre du 0/31.5 entre Edéa et Ferme Suisse. Il convient de relever que l’entreprise prévoit d’intervenir sur cette section, en dépit des pluies qui rendent difficile son déploiement. Sur un tout autre plan, l’on à relever au Mintp que sur la section Pont du Nyong-Kribi, la circulation est fluide, en raison des travaux d’entretien récemment réalisés. S’agissant de la reconstruction de la route Edéa-Kribi, la procédure d’attribution des marchés en cours, est rendue à son étape finale et la non objection du partenaire technique et financier, la Banque Africaine de Développement est attendue. La Mission de contrôle est déjà contractualisée et ses premières prestations ont permis de procéder à une actualisation des études, pour l’élaboration du dossier d’appel d’offres ayant permis d’ouvrir la procédure de contractualisation.

Un nouveau complexe industriel de transformation d’aluminium annoncé à Douala

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 La pose de la première pierre de cette industrie de Proalu SA, filiale de Prometal Groupe sera effectuée par le Premier ministre Joseph Dion Nguté le vendredi 12 septembre prochain.

Les travaux de construction d’un complexe industriel dédié à la transformation de l’aluminium dans la zone industrielle de Bassa, à Douala seront lancés cette semaine.  Le Premier Joseph Dion Nguté est attendu à la capitale économique le12 septembre prochain pour présider la cérémonie conjointe de signature des conventions de financement et de pose de la première pierre de cette usine.

Ce projet a été annoncé depuis le mois d’août dernier après la signature d’un protocole d’accord entre Proalu SA, filiale de Prometal Groupe, leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, et l’État du Cameroun.  Il s’agit d’un investissement de 88 milliards de FCFA qui vise en partie à réduire les importations de bobines et de câbles électriques. L’usine devra produire 30 000 tonnes de bobines d’aluminium par an, 30 000 tonnes de bobines prélaquées en aluminium et en acier, et plusieurs autres produits dérivés.

Ce complexe industriel produira également 8 000 tonnes de câbles électriques par an. Il s’approvisionnera en matière première exclusivement chez Alucam, entreprise étatique. Près de 10 milliards de FCFA d’impôts et taxes sont également à payer à l’État du Cameroun annuellement tandis qu’environ 1 500 emplois, dont 450 emplois directs sont projetés.

Par cet investissement, le groupe Prometal étend davantage son empire. L’année dernière, le groupe a procédé à l’inauguration de deux nouvelles usines dans la zone industrielle de Douala Bassa. Une usine moderne de transformation d’acier d’une capacité de production annuelle de 360 0000 tonnes de produits fini et intermédiaires et une autre usine de production de bouteilles de gaz et de structures métalliques pou un investissement de plus de 50 milliards de FCFA.

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