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Les véritables raisons de la crise à la Stecy

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Célestin Hermann Tsambou, DG Stecy

Yaoundé, Bata Nlongkak, ce mardi 23 juillet 2017, il est 12 heures 30 minutes. Le soleil peine à faire étendre ses rayons sur la cité capitale. A la Société de Transport et Equipement de Yaoundé (Stecy), c’est le calme absolu. Les bus sont soigneusement garés dans les terminaux. Difficile de savoir s’ils sont en panne ou pas. Le vacarme qui régnait quelques jours avant a disparu. A la guérite, la dame qui nous accueille reste sur ses gardes. Impossible d’obtenir une information. Même l’assistant du chargé de la communication présent sur les lieux refuse de s’exprimer sur la grève des employés en cours depuis une semaine. « Je ne veux pas vous parler », fait-il savoir en manipulant son téléphone. Joint par téléphone M. Bega, chargé de la communication nous fait savoir que: « les employés ne sont plus en grève. Nous assurons le service minimum. Un consensus n’a pas encore été trouvé mais je pense que nous aurons des solutions d’ici la tenue du Conseil d’administration prévu pour le 25 juillet ». Et de poursuivre : « n’exagérez pas, l’entreprise n’est pas en faillite. Elle connait juste un moment de crise comme toutes les autres. La situation financière n’est pas aussi alarmante que ça » .

En effet, les employés de Stecy en grève depuis plus d’une semaine réclament les arriérés de salaire de plus de trois mois, le non paiement de primes et autres indemnités. Ils dénoncent également le manque de véhicules (la majorité étant en panne) pour desservir les 13 lignes reliant Yaoundé à ses périphéries. Mais depuis jeudi dernier, le service minimum n’assure que cinq des treize lignes. « Stecy va mal. Même si on ne le dit pas ouvertement, cette entreprise traverse d’énormes difficultés financières », rapporte une source proche du dossier au ministère des Transports. Mais qu’est ce qui peut bien justifier cette tension financière seulement deux ans après sa mise en service ?

Engagements non respectés

 D’après les observateurs, le non respect des engagements constitue l’une des causes de la banqueroute de l’entreprise. Les deux protagonistes dans cette affaire se rejettent mutuellement la faute. D’une part, la société qui accuse l’Etat d’insolvabilité relative à une subvention de 1,6 milliard de francs CFA par an qui n’a pas été versée depuis deux ans. En face, l’Etat reproche à la Stecy de ne pas avoir respecté son cahier de charge qui prévoyait que l’entreprise devait porter sa flotte automobile de 44 bus de 12 mètres à 150 bus ou 210 minibus. « Nous avons constaté depuis le démarrage que Stecy ne respecte pas son cahier de charge. On ne peut pas appuyer une entreprise qui n’a pas décollé ou qui ne respecte pas son cahier de charge. L’entreprise n’a rien fait pour être rentable. Elle veut tout simplement compter sur la subvention de l’Etat or, dans le business plan il était question que le prix du ticket soit à 300 francs CFA et l’Etat a pris sur lui de supporter 100 francs et c’est cet argent qu’on nous réclame », explique notre source au Mintransports. Joint par téléphone, le chargé de la communication dit ne rien savoir sur cette affaire de subvention. Mais des sources au sein de l’entreprise indiquent que l’Etat aurait récemment débloqué une somme de 950 millions. Même si notre source du Ministère des Transport ne confirme ou n’infirme pas cette information, il déplore tout comme les employés la mauvaise gestion de l’entreprise.

 Mauvaise gestion

« C’est une société qui ne parvient pas à contrôler sa gestion. L’Etat ne peut verser de l’argent que si et seulement s’il y a un commissaire aux comptes qui valide l’état financier de l’entreprise mais cette entreprise n’en dispose pas. Or sans compte certifié ou un commissaire au compte,  on ne peut pas prétendre à une subvention conformément à la loi Ohada », précise un cadre du Mintransports. Il faut noter qu’en novembre 2017 soit quelques mois après la mise en service de la Stecy, le personnel revendiquait déjà deux mois de salaire. Cette tension de trésorerie présageait déjà des lendemains malheureux. Résultat : la situation s’envenime. « Nous faisons recette mais nous ne comprenons pas pourquoi nous n’avons pas de salaire. La majorité de bus est en panne. On ne parvient pas à les dépanner faute d’argent. Le directeur nous dit sans cesse que l’Etat n’a pas versé de subvention depuis. Je me demande bien si c’est cette subvention qui devrait faire vivre l’entreprise ? », s’interroge une source de l’entreprise. Et à une autre de poursuivre : « il faut avouer que nous ne gérons pas bien nos fonds. Nous avions un capital au départ. Cette situation montre tout simplement que nous ne sommes pas rentables ». A en croire le cadre du Mintransports, le modèle économique de la Stecy est calqué sur le même schéma de l’ex Bus donc elle est vouée à l’échec. « Cette entreprise fonctionne exactement comme le bus qu’elle a remplacé. On veut soutirer de l’argent à l’Etat sans toutefois être rentable. La Communauté Urbaine de Yaoundé qui a fournit près de 13 bus et s’occupe de l’entretien des terminaux ne figure pas dans le Conseil d’administration de cette entreprise. Il faut le dire Stecy a une gestion opaque. Mais l’Etat ne peut pas laisser cette société mourir. On trouvera certaines des solutions d’ici peu ».

 Détournements

Le 06 janvier 2018, le directeur général indiquait dans un communiqué, le détournement des recettes à l’origine des pertes de 900 millions de francs CFA. Une situation qui avait conduit au licenciement de 58 chauffeurs et 104 commerciaux. Ce mois de juillet encore, des gardiens auraient été mis en détention pour vol de lecteurs audio et autres pièces des engins. « J’ai six mois d’arriérés de salaire et je suis obligé d’adopter des techniques pas commodes pour subvenir aux besoins de ma famille. Il m’arrive de détourner les recettes. Je ne suis pas d’ailleurs le seul. Nous les chauffeurs on a notre technique qu’on ne peut pas vous dévoiler », confie un conducteur de bus

Résultats du Baccalauréat : Orange Cameroun et l’Office du Bacc accusés d’escroquerie

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La tâche n’a pas été difficile pour les candidats au baccalauréat de l’année en cours tout comme lors des années précédentes. En un clic ou en un message, ils pouvaient avoir les résultats officiels du baccalauréat de la session de juin 2019. Selon les messages largement diffusés dans les téléphones de ses abonnés, l’opérateur de téléphonie Orange Cameroun, indiquait que pour avoir son résultat, le candidat devait envoyer son matricule au 8070 et attendre la réponse quelques minutes plus tard. Seul problème, il fallait débourser la modique somme de 150 francs CFA, par message pour connaitre son résultat. Si tous les 138 583 candidats n’ont pas souscrit à cette offre, la plupart des candidats contactés dans les grandes villes affirment avoir utilisé cette application. La Ligue Camerounaise des Consommateurs (LCC) n’a pas caché son indignation, en critiquant cette opération qu’elle considère comme « un braquage des parents d’élèves par l’Office du Bacc et Orange Cameroun. » Le président de la Ligue Camerounaise des Consommateurs a
invité l’Office du Bacc à publier les résultats dans un site au lieu de les vendre aux candidats. Plusieurs parents d’élèves sont aussi montés au créneau pour dénoncer cette initiative. Pour eux, il s’agit d’une « escroquerie de trop de cet opérateur ». Suzane Anounga, parent d’une élève lauréate ne comprend pas. « Le message normal coûte 50 francs CFA et comment celui du résultat est trois
fois plus couteux ? » se demande-t- elle. Ghislain Anong parent d’élève au lycée d’Efoulan, ne se plaint pas à cause du montant exigé. Il s’offusque du fait que l’application était bloquée à certains moments et « malgré cela l’opérateur retirait du crédit à chaque essai, mais n’envoyait pas le résultat ». Il dit avoir tenté près d’une dizaine de fois sans suite pour avoir le résultat de son fils. A ces deux griefs, vient
s’ajouter celui du faux résultat. Capture d’écran à l’appui, Eliane, élève au lycée de Mbalmayo affirme avoir reçu un faux résultat de cette application. « J’ai envoyé le message jeudi et on m’a répondu que mon résultat était négatif, mais vendredi quand on a affiché les listes au lycée, une camarade m’a appelé et m’a dit qu’elle a vu mon nom. Je me suis déplacée et moi-même j’ai confirmé que j’ai réussi », raconte-t-elle pleine d’émotions.
Sur la toile, plusieurs internautes ont aussi condamné cette opération. Certains soupçonnent une entente tacite entre Orange, l’Office du Bac et le ministère des Enseignements secondaires. David Amouzong estime que « cette opération peut produire près de 50 millions pour les deux examens gérés par l’Office du Bacc ». Il propose qu’à l’avenir, les frais exigibles pour cette opération soient revus à la baisse et qu’ils soient payés lors du dépôt des dossiers. « Chaque candidat peut donner deux numéros lors du dépôt des dossiers et lorsque les résultats sont disponibles, les operateurs les envoient directement par ces numéros », explique-t-il.

Par Joseph Essama, Défis Actuels N° 405 du 25 juillet 2019

Egypte 2019 :102 buts inscrits, nouveau record de la compétition

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Odion Ighalo, le meilleur buteur d'Egypte 2019

La clôture de la 32ème Can est l’occasion de faire les comptes. Et ça y est : le record de buts inscrits est tombé en Egypte. Entre l’unique réalisation de l’Egyptien Trezeguet face au Zimbabwe (1-0) lors du premier match le 21 juin et le dernier but marqué par l’Algérien Baghdad Bounedjah contre le Sénégal lors de la finale, les filets ont souvent tremblé. Au total, 102 buts ont été inscrits durant la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

C’est la première fois que la barre symbolique des 100 buts a été franchie. Ce total a été atteint lors des demi-finales. Et quel but ! Lors du face-à-face entre les Fennecs algériens et les Super Eagles Nigérians (2-1), Odion Ighalo, le meilleur réalisateur du tournoi, a marqué le 99e, égalant le précédent record de la CAN 2008 (voir plus bas) et égalisant par la même occasion. Et le 100e but a été inscrit dans les dernières secondes par Riyad Mahrez, d’un coup franc entré dans la légende du football algérien.

Le 101e a été marqué, une fois de plus, par Ighalo lors de la petite finale gagnée par le Nigeria contre la Tunisie (1-0). Le 102e et dernier, enfin, est donc à mettre au crédit de Baghdad Bounedjah après 1’20 de jeu lors de la finale remportée par les Guerriers du désert face aux Lions de la Téranga.

Une moyenne de buts peu élevée

Il y a tout un monde d’écart entre l’époque du tout premier but de l’histoire de la compétition et le dernier de Bounedjah. En 1957, la première CAN, organisée à Khartoum au Soudan, n’avait réuni que… trois équipes : le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie. La quatrième, l’Afrique du Sud, fut disqualifiée en raison de l’apartheid. La demi-finale Ethiopie-Afrique du Sud fut annulée et il n’y eut donc que deux matches : l’autre demie Soudan-Egypte (1-2), puis la finale Egypte-Ethiopie (4-0). Deux matches durant lesquels furent quand même marqués 7 buts.

Cette CAN 2019, elle, a été la première à attirer un total de 24 équipes, contre 16 d’ordinaire. 52 matches furent donc disputés au pays des Pharaons cette année, contre 32 matches pour les CAN précédentes. Conséquence logique : avec plus de matches joués, le record de buts avait bien plus de chances de tomber. C’est ce qui est arrivé.

A y regarder de plus près, cette CAN 2019 n’a pas été si prolifique. Certes, 102 buts furent marqués en 52 matches. Mais la moyenne n’est que de 1,96 but/match. A titre de comparaison, la CAN 2008 au Ghana fut bien plus spectaculaire : en 32 matches, 99 buts furent marqués (soit seulement 3 de moins qu’en 2019). La moyenne de but sur cette CAN 2008 était nettement supérieure : 3,09 buts/match.

C’est même la première fois depuis fort longtemps que la moyenne de buts est inférieure à 2 buts/match. Il faut remonter à la CAN 2002 pour retrouver trace d’une moyenne de buts plus basse. A l’époque, elle ne s’élevait qu’à 1,5 but/match.

Ighalo comme Gedo, Eto’o et Bartlett

Le titre de meilleur buteur de la CAN 2019 revient à Odion Ighalo. Le Nigérian, 30 ans, jouait sa première CAN. Et il a fait très bonne impression en inscrivant 5 buts. Sans une blessure lors de la petite finale gagnée face à la Tunisie (1-0), il aurait peut-être même pu améliorer son total personnel.

Avec ses 5 réalisations, il devance les Algériens Riyad Mahrez et Adam Ounas, le Congolais Cédric Bakambu et le Sénégalais Sadio Mané, 3 buts chacun. Un meilleur buteur avec 5 buts, ce n’était plus arrivé depuis l’Egyptien Mohamed Gedo en 2010. Le Camerounais Samuel Eto’o avait aussi atteint ce total à deux reprises (2006 et 2008), et le Sud-Africain Shaun Bartlett avait été sacré meilleur buteur de la CAN 2000 avec 5 buts également.
Il faut remonter à la CAN 1998 pour retrouver un buteur plus prolifique sur une seule édition. Ils étaient deux, cette année-là : l’Egyptien Hossam Hassan et le Sud-Africain Benedict McCarthy. Le record absolu reste intouchable : lors de la CAN 1974, le Congolais Pierre Ndaye Mulamba, plus connu sous le nom de Mutumbula, avait scoré à 9 reprises avec l’équipe du Zaïre. Décédé en début d’année 2019 à l’âge de 70 ans, l’ancien attaquant a été honoré pendant cette CAN en Egypte. Plusieurs hommages et minutes de silence lui ont été rendus tout au long de la compétition.

Par Arthur Wandji, avec Rfi

Can 2019 :Ce qu’il faut retenir de la première Can à 24

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Il faudra en premier lieu retenir que le pays hôte, avec sa star Mohamed Salah, s’est pris les pieds dans le tapis à domicile, après un premier tour prometteur (3 victoires). Les Pharaons, mondialistes en 2018, sont tombés face aux Sud-Africains lors des huitièmes de finale (1-0). Un coup dur pour Salah, vainqueur de la Ligue des champions et dont le visage est affiché absolument partout dans le pays. Véritable icône, Mo Salah a fait pleurer tout un peuple.

Le Cameroun sort par la petite porte

Le Cameroun, vainqueur sortant, n’a pas réussi à enchanter la compétition. Les Lions Indomptables sont sortis par la petite porte après une élimination face au Nigeria en huitièmes. Depuis, Clarence Seedorf n’est plus le sélectionneur. La Fédération camerounaise de football a rapidement décidé de mettre un terme aux fonctions du Néerlandais et de son adjoint Patrick Kluivert.

Sacrés Malgaches !

De cette CAN à 24, on retiendra le parcours extraordinaire des Malgaches, qui accédaient pour la première fois à la phase finale. Qui aurait pu imaginer que les Barea joueraient un quart de finale pour leur première sortie ? Les hommes de Nicolas Dupuis ont sorti la RDC en huitième de finale (2-2/TAB : 4-2) avant de s’incliner lourdement face à la Tunisie (3-0). Auparavant, les coéquipiers de Carolus s’étaient offert une victoire de prestige face au Nigeria (2-0) pour prendre la tête du groupe B à l’issue du premier tour.

L’exploit des Ecureuils du Bénin

Il faudra bien sûr garder en mémoire l’exploit des Écureuils du Bénin. En huitièmes de finale, les Béninois ont éliminé des Marocains ultra-favoris aux tirs au but (4-1, 1-1 après prolongations). Hervé Renard, sélectionneur des Lions de l’Atlas, vainqueur de la CAN à deux reprises (2012 avec la Zambie et 2015 avec la Côte d’Ivoire), a pris une claque phénoménale. S’ils sont ensuite tombés face au Sénégal, les Béninois ont gagné le respect du continent, eux qui n’avaient jamais remporté le moindre match en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations.

La 2ème couronne de l’Algérie

Évidemment, impossible de passer à côté du parcours des Algériens. Eux qui avaient essuyé un véritable revers lors de la précédente édition au Gabon (éliminés au premier tour), sont revenus transformés grâce au sélectionneur Djamel Belmadi. La meilleure attaque du tournoi – 13 buts – quitte l’Égypte avec le trophée, 29 ans après son premier sacre en 1990.

Par Arthur Wandji, avec Rfi

Arbitrage : l’indomptable honneur camerounais

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Au milieu Alioum Sidi, à sa droite Evariste Mekouande et à sa gauche Elvis Noupoue

Le même trio arbitral qui avait officié lors du match d’ouverture a été reconduit pour la finale de cette 32e CAN 2019. Un trio camerounais constitué d’Alioum Sidi comme central, Evariste Mekouande et Elvis Guy Noupoué comme assistants. Du coup, le Cameroun a oublié l’élimination des Lions indomptables en 8èmes de finale. Le pays de Roger Milla a donc toujours été de la partie depuis le début et jusqu’à la boucle. Les mêmes qui ont ouvert ont refermé le spectacle. Fait rare à une époque où la concurrence est rude entre hommes en noir.

Les trois arbitres de la finale font partie des meilleurs camerounais. En témoigne leur régularité sur la scène internationale. Alioum Sidi, 36 ans seulement, est arbitre international depuis 2008. En 11 années au-delà des frontières nationales, l’homme ne cesse de gravir les marches de l’ascension. Le premier test grandeur nature est la Can U17 de 2011. Sa prestation le propulse à la Coupe du monde de la même catégorie la même année, puis la finale aller de la Ligue des champions africaine. Depuis, l’adjudant-chef de l’armée de l’air camerounaise longtemps rebaptisé Alioum Neant, n’a plus manqué un seul rendez-vous continental majeur. Depuis la Can 2012. Cinq éditions de CAN déjà.

Evariste Mekouande, lui, sort par la grande porte. Âgé bientôt de 45 ans (Né le 14 novembre 1974), en fin d’année), cet inspecteur de police est au soir de sa carrière. L’homme officiait pour la dernière fois à une CAN. Dans son palmarès, l’originaire de l’Est Cameroun promu international en 2003, a fait deux Coupes du monde seniors (2010 et 2014), quatre Coupes du monde des cadets, quatre Coupes du monde des juniors, cinq Coupes du monde des clubs champions, une Coupe des Confédérations, une Coupe du monde militaire (Brésil), les Jeux olympiques 2008, une Coupe des nations d’Asie (Malaisie), deux finales de la Champion’s league. Le retraite atteinte, Evariste Mekouande qui en était à sa 7ème CAN dont deux finales, sort par la grande porte et devrait faire valoir son talent et son expérience auprès de la CAF et de la Fifa comme instructeur.

Quant à Elvis Noupoue, il est le moins capé du groupe. Agé de 36 ans, l’homme a encore son petit chemin à faire. Le fonctionnaire du ministère des Marchés publics est pour autant sur la bonne voie. Lui qui était déjà le seul arbitre camerounais lors du Chan 2018, est rarement critiqué pour ses prestations.

La fausse note De la VAR

Si l’honneur est revenu à ce trio arbitral d’ouvrir et de fermer la CAN 2019, c’est que leurs prestations ont été des plus acceptables à ce tournoi. Alors que la sélection du Cameroun a été éliminée depuis les 8èmes de finale, les arbitres Vert-rouge-jaune sont restés indomptables de bout en bout. Mais certains fanatiques leur en veulent d’avoir « refusé » un penalty qui aurait pu changer le destin de la rencontre, sur une faute de main d’un défenseur algérien dans la surface de réparation. Après avoir sifflé le penalty sur le champ, Alioum Sidi se contredira après avoir consulté la Video assistance refreree (VAR). Alors que désormais, « la nature involontaire de la main dans la surface de réparation en position offensive disparaît. Une faute de main qui amène un but, soit directement ou indirectement, sera désormais sanctionnée», explique l’International football association board (Ifab) après les modifications apportées dans les lois du jeu récemment.
La décision du central camerounais de ne plus accorder de pénalty a choqué des extrémistes. Le même trio qui avait déjà échappé à la vindicte populaire en Ligue des champions en 2017, lorsque Sidi accorda deux penalties au Club africain de Tunis, finalement vainqueur d’Ismaïly (1-2) en 2ème journée de matchs de poule. Excepté cette fausse note sujette à polémique, Alioum Sidi quitte la scène par la grande porte.

Anglophones are not “Ambazonians”!

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Gouvernance: les paroles s’envolent mais la réalité reste !

Women ordered to kneel before being savagely molested, whimpering, tender kids being tortured, their crime: venturing to violate ghost towns. The foregoing scene is found in a video that circulated last week on social media. The images are simply unbearable, but for those who are well-informed of the situation on the ground, it is a commonality in the daily lives of the population of the anglophone regions for close to three years now. It is a life made of cruelty, misery and disarray. At the same time, this unliveable situation is cautioned by terror mongers, whose cynicism can only be compared to that of Vlad Tepes, better known as Dracula. Others make gains from the situation by skilfully fuelling the confusion. This explains why there is the tendency to stigmatize.

Anglophones have nothing against Francophones

“Anglophones are complaining of Francophones and want to separate from them” this is the simplistic and funny reading made by some “observers” whose lacklustre analyses only reflect to their ignorance of historical, sociological and security facts. This is caused by the propaganda carefully carried out on media and social media networks by certain anglophone “leaders” and their acolytes. Of course, the situation is a lot more complicated that the simplistic reading made of it. But it could also be much simple too. The complexity of the situation is made by the entanglements of social demands, the demands of anglophones for ages. These demands touch on almost all sectors, notably politics, the economy and culture. The simplicity of the situation is explained by the fact that natives of the South West and North West regions are asking for respect and recognition of their Anglo-Saxon specificity in the institutional and national setup of Cameroon. The situation is therefore not about the hatred of francophones by anglophones. Daily life demonstrates this. Francophones and anglophones continue to live together in peace and happiness as it has always been, even at the time of this crisis. Moreover, one observes in the dramatic movement imposed on the population the mass displacement of Cameroonians of the anglophone regions into francophone regions. This demonstrates that they (anglophones) do not consider Francophones as their enemies. Quite the contrary! Who would seek refuge in the enemy’s house at war time? Misplaced expressions like “anglofools,” “bamenda,” “francofools,” or even “frogs” go a long way in identity profiling specific to Cameroon like in all African states, which warrant that segments of the population heap pejorative terms (slurs) on each other as markers of differentiation. This is done often without any intention to hurt. However, it is evident that in a noxious social situation, the use of slurs can lead to explosive consequences. This explains why the use of slurs should be limited or simply avoided. Also, the incursions of some “Ambazonian” armed groups into the francophone zone as was seen in the Moungo, the Menoua or the Noun divisions is in no way indicative of the desire of anglophones to fight against francophones. The incursions fall in line with insurrectional situations because the goal of the fighters in their incursions is to replenish themselves with food, material, including arms or even hostages, which they may exchange for a ramson. In fact, the fighters’ incursions can be seen as acts of plunder and nothing else.

Anglophones do not support Ambazonians

The other illusion skilfully projected is that Anglophones in their vast majority support “ambaboys,” making themselves accomplices of their actions by financing and protecting them. This easy reading pushed forward by some anglophone “leaders” and even francophones is very dangerous because it has led to scary situations. It is therefore necessary to make some clarifications. Indeed, at the onset of the crisis in November 2016, the people of the North West and South West regions massively gave their support to the Civil Society Consortium because of the appropriateness and pertinence of the demands put forth by its leaders, lawyers and teachers. The people were moreover seduced by the peaceful and structured approach of the leaders. This brought forth solidarity, especially when the leaders were arrested and imprisoned, leading to a form of radicalization. It is also necessary to specify that the militarization of the anglophone crisis is a result of a sum of factors embedded in the past. First, the illogical decision of the Cameroon government to dissolve the consortium (a consortium that was in talks with the government) and to imprison its leaders, as well as the its intransigence in discussing about the form of state, drowned moderate voices in the anglophone community and favoured the emergence of extremists. Second, it is important to know that the anglophone region of Cameroon is largely made of “grey zones,” which are largely not within the control of the state and public authorities as it is the case with the majority of areas in Francophone Cameroon referred to in bureaucratic jargon as “hinterlands.” This favours the trafficking of all sorts of materials including drugs and arms. It is an open secret that the boundary with Nigeria has always been favourable for this kind of activities. This situation has worsened with the radicalization of the crisis. Taking advantage of the increase in lawless areas and finding it easy to arm themselves, petty criminals have taken advantage of this new dispensation. Finally, in the psychosocial domain, one must take into cognisance, on the one hand, the “fantasy of the pistol,” which lures young people of a certain age into “war games.” This explains their desire for military and security careers.  On the other hand, reflexes of “primary solidarity,” limit the collaboration of the population with defence and military forces, because in denouncing the criminal they would be denouncing someone who could be a nephew, a brother, an uncle, in short, an acquaintance. Denouncing a criminal is not always easy because it could engender enmity between families that can last for generations. In this regard, the story of the fight against UPC nationalists and that of the fight against Boko Haram terrorists can prove to be instructive.

Anglophones are the main victims

Given the current situation on the ground, anglophones shall be the first to be disillusioned. Indeed, to finance their “struggle,” “Ambazonians” impose on them “war taxes.” Many people from the anglophone regions have witnessed the kidnapping of their parents (wherein ramsons are paid) while a majority of anglophone elite receive messages with the tag “Ground Zero,” in which they are threatened with kidnappings, murder or the burning of their property if they do not quickly send colossal sums of money often reaching tens of millions.  It is the same for the « diaspora » who have to pay “fines” to come home for holidays or to bury a relative in the village.  At the end of it all, many anglophones are banned from going to their village of origin and are obliged to organise major events like funerals and marriages in the francophone zone or abroad. It is also the case with the tens of thousands of secondary school and university students who have abandoned classrooms in the North West and South West to go and continue classes elsewhere. The increase in enrolment in bilingual secondary schools and other anglophone schools situated in the francophone zone is a sufficient pointer to the strong desire of these learners to continue their education. It is surely this dispensation that has caused leaders like Mancho Bibixy and Agbor Balla, whom are now calling for the resumption of classes, to change their position with regard to schooling. It is believed that the stance taken by the two is geared at embracing an approach which will lead to the normalization of the situation. This is because unbearable situation of the tens of thousands of displaced persons who lead miserable lives either in forests in Nigeria or Cameroon or in towns and villages of Cameroon and whose daily lives are couched in poverty with all the excesses that go with it. This is further confounded by the thousands of people who have been killed and wounded, whole villages that have been burnt, heads that have been cut off, girls and women that have been raped, tombs that have been desecrated, grandparents that have been humiliated, men of God that have been desacralized and schools and hospitals that have been burnt. Henceforth, misery is a common feature in the anglophone regions with the falling apart of economic activities. A majority of companies have closed, small businesses have been plundered and many other activities have stopped. The so-called respect by the population of orders made by Ambazonians being nothing other than a survival tactic and a form of respect morphed by terror. This is because the disrespect of the Amba orders is tantamount to an act of self-condemnation. It could lead to death or at least to horrible consequences as have been seen in the video showing the torture of women and children. Caught between two walls, that of the “ambaboys” and that of the army, which does not differentiate in its onslaughts, anglophones find themselves in a dilemma.

No to Cynicism and Stigmatization

What is more disconcerting is the attitude of some people faced with this morbid reality. This is the case, first of all, of the Ambazonian pseudo-leaders, who from the comfort of their homes in the diaspora spend much of their time aggravating the situation by sending funds and above all making daily inflammatory statements. The self-fighting among them, and which often has repercussions on the ground, reveal the futility of their “struggle” because it is no more, no less a “struggle” for self-positioning.  And then there is the group of “francophone sympathizers” of the anglophone crisis, whom taking advantage of their opposition to the current regime and being determined to stop at nothing to accede to power, encourage the “ambaboys,” while denying their support at the same time. Their main method is to lay blame on the government. Finally, there are people in the Cameroonian ruling class who are not making any effort for the situation to normalize for the following reasons: the war permits them to enrich themselves, the war permits them to position themselves politically, and there is the fear that the resolution of the crisis will make them lose their posts. Whatever the case, the desire is not only that the crisis should come to an end as soon as possible, but above all, that this stigmatization should stop because Anglophones are not Ambazonians!

By Moussa Njoya, political analyst, first published on the 22nd July 2019 in Défis Actuels No 404

Anglophone Crisis: Suggestions on engaging in Inclusive Dialogue

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Anglophone Crisis: Suggestions on engaging in Inclusive Dialogue

During the recent past, we have been witnesses of macabre scenes: the decapitation of a teacher and the exposure of his severed head in the city centre of Bamenda, the killing of a baby sleeping in its bed in Muyuka and the decimation of animals. Henceforth, everybody agrees that the security crisis that has been brewing in the Anglophone zone since 2016 has reached an unbearable and unjustifiable limit. In the face of these horrible scenes that now occur almost on a daily basis, it is everyone’s wish that inclusive dialogue is an absolute necessity. What remains to be determined about the said inclusive dialogue are the diplomatic, legal and political practices that are known in similar situations in the past.

Maximising and Minimising Claims

In reaction to Prime Minister Dion Ngute’s declaration made during his tour of the North West and South West regions, expressing the willingness of the government to discuss every topic excluding secession, the self-proclaimed President of Ambazonia, Sesiku Ayuk Tabe made an outing last May 27th 2019 during which he expressed his readiness to engage in dialogue with the Yaoundé authorities. For this dialogue to take place, he posed certain conditions with the main ones being the withdrawal of security and defence forces, administrative authorities and civil servants from the Anglophone zone; the liberation of all persons arrested since 2016 as a result of the crisis; equity and parity between Cameroun and Ambazonia representatives during negotiations that shall hold out of Cameroon. These negotiations shall hold under the auspices of the United Nations with the participation of the United Kingdom, France, the African Union, the Commonwealth, the European Union and ECOWAS as “witnesses.” These negotiations shall discuss issues relating to politics, the economy and socio-cultural life. This approach, which is essentially political (holistic) is in contrast to that chosen by the government of Cameroon, which since 2016, after some moments of hesitation, has opted for q bureaucratic and technocratic approach, preferring to engage with the different sectors involved in the crisis, discussing with the leaders of lawyers’ syndicates, teachers’ trade unions and students. On the heels of these discussions, the Yaoundé authorities, propelled by Paul Biya, took some measures, the main ones being the special recruitment of Anglophones in secondary schools, in the magistracy and in court registries; reforms at ENAM and the Supreme Court with the institution of the Common Law section, the translation (from the French) of the OHADA Uniform Acts into English; the appointment of Anglophones into courts, secondary schools and universities, etc. Apart from these measures that sought to resolve issues raised by specific sectors, the Yaoundé authorities also took some decisions of a political nature by appointing Anglophones to prestigious ministries.

In this confrontation between the government and separatists, political parties come only in the third position. Opposition political parties fault the government for the deterioration of the situation, while the views of others tend to be sympathetic to secessionists ideas. In consequence, they propose that dialogue should take the form of a sovereign national conference. Some others even do not hesitate to call for the stepping down of the current government and the setting up of a transitional government.

The civil society is not left out in proposing the form of dialogue to resolve this crisis. The most noticeable being the Anglophone General Conference (AGC) proposed by Cardinal Tumi. Taking from the All Anglophone Conferences that took place in the 1990s, the Cardinal’s initiative aims at bringing together the greatest number of Anglophones from home and abroad to trace the origins of the present crisis, to propose long lasting solutions and to serve as intermediaries between the government and Anglophones. In face of this myriad of proposals, it is worth noting that each stakeholder makes proposals in a way that appears favourable to it. As a consequence of this, each party is held back by distrust and mistrust and because of this, the famous inclusive dialogue may become a worn-out issue.

Inclusive Dialogue: the way to go.

Drawing from experiences on the Africa continent and beyond, some measures can serve as a basis on which to broker inclusive dialogue. First and foremost, all preconditions before dialogue must be avoided. Indeed, the principle of inclusive dialogue entails bringing on board the greatest number of stakeholders as much as possible and the discussion of all issues, including those ones that are considered as taboo. The stakeholders must therefore avoid imposing preconditions before any dialogue like the withdrawal of civil servants and the military, because there is no guarantee that such a withdrawal will not rather make the other party (the government) a weaker contender in the dialogue as was the case in Côte d’Ivoire.

Moreover, the stakeholders should not take the moment for dialogue to resolve all the problems in the country. The particular character of this dialogue that should focus on specific issues, must avoid delving into unending debates. It should avoid embracing too many issues lest, it might bite more than it can chew. Also, taking on too many issues can lead to overlapping of issues wherein certain actors may seize the opportunity to attain their personal objectives to the detriment of the interest of the majority, like it has been observed in Mali or in South Sudan. Further, it would be necessary to bring about confidence building measures between the stakeholders. For this to happen, for example, persons whose detention is difficult to justify could be released because among those currently being detained, there are some whose detention is more than problematic. It is also important to guarantee the immunity of different representatives, their political leanings notwithstanding. Further still, all forms of trickery and violence must be avoided because the moment of dialogue is not the occasion to “neutralize” leaders but rather to win over the people. It is evident that the clamping down of the rebellion has turned the leaders into “martyrs,” radicalized fighters and favoured the growth of new factions.

The opening of talks must be done under the auspices of a neutral and foreign third party. But it is suggested that the United Nations and other super powers whose failure in mediation is glaring should be kept out of the talks. Organisations like the Sant’Egidio Foundation are examples of such neutral bodies. The Sant’Egidio Foundation is an association of catholic faithfuls founded in 1968 in Rome by Andrea Riccardi. Its activities extend to the local, national and transnational levels. This organization has substantial results and novel methods in resolving international disputes and mediating in crisis. For example, Sant’Egidio played an important role in the negotiations that culminated in the signing of the peace accord on the 4th of October 1992 which put an end to the civil war Mozambique; it also took part in the setting up of peace talks between Algerian political organisations and the consolidation of a common platform, called the Sant’Egidio Platform. Also, the organization took part in the mediation talks that ended in the resolution of the conflict in Kosovo, the resolution of politico-military crisis in central and West Africa, notably in the Central African Republic between the Anti-Balaka and the Séléka rebels, and in Senegal between the government and the Casamance independent forces.

The choice of Sant’Egidio is even more pertinent given that a significant portion of Anglophones and President Paul Biya are catholic christians. It is through the threshold of this third party that “conservatory measures” like the place, the delegates and their representatives, the foreign partners, observers, ceasefire, the form of discussions and the possible liberation of separatists leaders among other issues can be negotiated. It is imperative for government representatives to come down from their habitual arrogance, which makes them assume messianic and unilateralist postures in the taking of decisions.

By Moussa Njoya, Political Analyst, first published on the 4th of June 2019 ( Défis Actuels)

Révolte : Après Kondengui, Buea prend la relève

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La prison centrale de la ville subit le coup d’un soulèvement de prisonniers.
Des coups de feu ont été entendus ce jour au sein de la prison de Buéa. Selon des sources concordantes dans la capitale de la région du Sud-ouest, il s’agit de tirs de sommation exécutés par des forces de maintien de l’ordre, pour ramener à l’ordre des prisonniers qui se sont mis en grève. Une vidéo du pénitencier laisse découvrir des flammes qui s’élèvent depuis un bâtiment interne. Pour l’instant, l’on ne sait pas encore grand-chose de ce qui se passe dans cette prison. Mais il se dit qu’il s’agit de détenus de la crise qui secoue les deux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, réclamant leur remise en liberté, faute de voir leurs procédures aboutir trois ans après les premières arrestations. Alors que Yaoundé retrouve le calme, c’est Buea qui rentre dans la danse.

Ici, la vidéo de la scène

LES IMAGES DE LA PRISON DE BUEA .

Posted by Nous Sommes Seulement Ambazoniens . on Tuesday, July 23, 2019

Emeutes de Kondengui : Mamadou Mota, Mancho Bibixi et autres paient les pots cassés

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Le premier vice-présdent du Mrc embarqué manu militari pour une destination inconnue

Au lendemain des émeutes de la prison centrale de Kondengui, Jean Claude Tsila, le préfet du Mfoundi, a tenu une réunion de sécurité sur les lieux de l’incident d’hier, et a fait le bilan des émeutes. Pour le patron du département siège des institutions, « il est tôt de faire une évaluation précise de la situation». Toujours est-il qu’il n’y a eu ni perte en vies humaines, ni évasion. Mais il est clair, selon des sources concordantes, notamment David Eboutou, ex prisonnier, réputé être très introduit dans ce pénitencier, et grâce aux témoignages photos, que Kondengui a subi des dégâts : des cellules Vip mises à sac, les grilles séparant les différents quartiers complètement détruites, la bibliothèque complètement consumée, l’infirmerie n’a pas échappé à la fureur des flammes. La salle informatique saccagée, la salle de couture et autres apprentissages détruite, le bureau du Chef de bureau de la discipline en lambeaux, le bureau des intendants saccagé.

Toujours est-il que l’on n’a pas enregistré de pertes en vies humaines, les prisonniers de luxe ont échappé de justesse. « Du fait des actes d’agression perpétrés par lesdits insurgés, deux détenus ont été blessés dans leurs quartiers pénitentiaires. Ils sont immédiatement été pris en charge dans un établissement hospitalier de la ville de Yaoundé’ », mentionne René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication (Mincom) dans un communiqué qu’il a rendu public en fin d’après-midi. A en croire David Eboutou, ex détenu, très introduit dans ce milieu carcéral, que Radio Equinoxe a joint ce matin, il s’agit de l’ancien Premier ministre Inoni Ephraïm et d’Urbain Olanguena Awono, ancien ministre de la Santé publique. Et directeur général de la Société de développement du coton (Sodecoton). Les autres prisonniers de luex n’ayant échappé que grâce à la force conjuguée de certains prisonniers pourtant dits dangereux et des forces de maintien de l’ordre. Selon David Eboutou, seuls Gervais Mendo Ze, ancien directeur général de la Crtv, et l’ancien secrétaire général de la Présidence de la république Jean Marie Atangana Mebara n’ont pas souffert car jouissant d’une bonne image auprès des détenus. Mais il s’avère que dans l’ensemble, les cellules Vip ont été saccagées, et des biens matériels et de l’argent emportés.

Dans le communiqué du Mincom, on apprend que « cent soixante-dix-sept détenus repérés parmi les meneurs ont été interpellés, et sont à l’heure actuelle en exploitation dans les services de la police et de la gendarmerie». Sans donner plus de détails. Mamadou Mota, le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), un autre cadre du parti de Maurice Kamto, des leaders de la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest tels que Mancho Bibixy, Conrad Tsi, Terence Penn et Felix Ngalim, devraient en faire partie. Eux qui ont été extraits tôt le matin, pour une destination inconnue.

Le Mrc paie le prix de la sympathie des manifestants originels qui, après avoir ovationné Mamadou Mota qui a pris la parole pour accompagner le mouvement hier, a laissé des manifestants scander le nom de son président national: »Kamto président! Kamto président!« . Les autorités y voient la main noire du candidat arrivé en seconde position de l’élection du 7 octobre 2018, mais qui s’est déclaré vainqueur, derrière la radicalisation du mouvement.

Sur le même sujet:

Kondengui: Une émeute secoue la prison

 

Emeute, coups de feu, casses et incendie à la prison de Kondengui

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Kondengui avant l'assaut. Photo Parfait Mvoum

« Bonsoir la famille. Juste pour rassurer les uns et les autres, ne vous inquiétez pas. C’est vrai que depuis le matin, c’est un peu chaud du côté de la prison, mais soyez sûrs, tout est sous contrôle. Les coups de feu que vous entendez à Kondengui et ses environs, sont dissuasifs. L’armée a fait un périmètre de sécurité, toutes les dispositions sont prises pour qu’il n’y ait pas aucun évadé, pour que les choses se règlent après dans la diplomatie». C’est la substance d’un message audio qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques heures. Il semble provenir des services de sécurité de la ville de Yaoundé. De quoi rassurer les populations qui ont perdu le sommeil en entendant des détonations venant de ce quartier abritant le tristement célèbre pénitencier de la capitale.

Mais le message arrive sur le tard, après une journée tumultueuse à la prison centrale de Yaoundé. des centaines de détenus de la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest et des militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), détenus pour certains depuis presque trois ans et sept mois pour les autres ont pris d’assaut la cour principale de la prison pour exiger leur libération, las d’attendre un procès qui piétine. Scandant des chansons et messages hostiles au régime de Yaoundé, favorables à l’Etat fantôme d’Ambazonie, les manifestants qui dénoncent de mauvaises conditions dans ce milieu, exigent la présence du ministre de la Justice, garde des sceaux (Minjustice), qui n’est toujours pas arrivé depuis le matin, selon des sources. De la journée, Jean Claude Tsila, le préfet du Mfoundi, s’est battu à ramener les mécontents à la raison. En vain. On apprend que le ministre de la Défense et le secrétaire d’Etat à la gendarmerie sont arrivés nuitamment sur les lieux.

LES PREMIÈRES IMAGES DES ÉMEUTES DE KONDENGUI.

Posted by Jean Robert Ngamwo on Monday, July 22, 2019

Trop tard, peut-on dire. Les tirs de sommation semblent avoir jeté de l’huile sur le feu. Des images vidéo provenant de la prison font état de bâtiments en feu. Des détonations continuent de retentir. Difficile de savoir ce qu’il se passe à l’intérieur du pénitencier. Toujours est-il qu’à l’approche de la nuit, un dispositif sécuritaire se mettait en place. Presque tous les corps de la police et de la Gendarmerie étaient déployés dans la cour extérieure de la prison, préparant l’assaut sur le pénitencier pris en otage par les manifestants. « Les coups de feu sont dissuasifs ; c’est des coups de feu en l’air», insistait la voix qui appelaient les populations de Yaoundé au calme. Mais il semble que les choses ne se passent pas toujours comme prévu.

FAKE NEWSLe Pire est a Craindre dans les prochaines Minutes A Kondengui si rien nest fait!!..Je suis deja sur place!!!

Posted by Parfait Mbvoum on Monday, July 22, 2019

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