samedi, mai 9, 2026
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Catch : Super Makia est mort

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La nouvelle est tombée comme un couperet. Super Makia n’est plus. L’ancien champion d’Afrique de catch s’est éteint à son domicile à Yaoundé ce 1er avril des suites d’un mal de ventre, selon Armand Ambassa, journaliste en service à la Cameroon radio television (Crtv).

C’est une grosse perte pour le catch camerounais dont il était l’icône presque irremplaçable. Né le 28 février 1958 à Kumba, Mbeng Jacob Makia de son vrai nom, révendique 85 victoires en 86 combats menées dans sa carrière. Aucune défaite. Juste un match nul contre le Nigerian Johny Clango en 1990. Quatre ans après avoir été sacré champion d’Afrique en terre nigériane où le Camerounais a battu le Nigerian Times Man Udo.

Le natif de Kumba avait désormais dominé la scène africaine jusqu’en 2014 lorsqu’il organisa son jubilé à Yaoundé. Mais le champion d’Afrique était devenu une institution. Lui dont la résidence était en confondue à un moment au siège de la Fédération camerounaise de catch. Et le sportif à la retraite se donnait avec enthousiasme pour servir les rares jeunes intéressés par cette discipline sportive. Jusqu’à ce que ce mal de ventre qui le tenaillait par moments, décide du sort fatal.

Nécrologie : Sadou Hayatou est mort

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Sadou Hayatou n’est plus. La nouvelle a été annoncée en mi-journée ce 1er août 2019. Sans précisions sur les circonstances de la disparition qui n’est pas subite. C’était un secret de polichinelle ; Sadou Hayatou était souffrant depuis de longues années et sa disparition de l’espace public le justifiait.

Né en 1942, Sadou Hayatou est issu de la famille royale qui règne sur la ville de Garoua. Avec des frères au sein de la haute administration nationale et internationale comme Issa Hayatou et Alim Hayatou. Diplômé en sciences politiques, l’homme a gravi les pentes de l’administration, pour connaître une propulsion rapide après avoir été directeur des produits de base au ministère du développement industriel et commercial en 1969. devenu vice-président de l’Alliance des pays producteur de cacao entre 1969 et 1970, le prince devint président de l’organisation interafricaine du café de 1970 à 1971, avant de rejoindre le secteur bancaire comme directeur général adjoint de la Bicic (Banque internationale pour le commerce et l’investissement au Cameroun en 1974 et directeur général deux ans plus tard et enfin administrateur directeur général en 1979.

Le 25 avril 1991, il est nommé Premier ministre de la République du Cameroun. Un poste mis entre parenthèses depuis la déchéance de Bello Bouba Maïgari après la tentative de coup d’Etat du 6 avril 1984. A peine un an à l’Immeuble Etoile et Sadou Hayatou est remplacé par Simon Achidi Achu, et est nommé directeur national de la banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Pendant quinze ans. La maladie obligea l’homme à quitter les affaires pour se consacrer à ses soins de santé. Depuis, Sadou Hayatou n’était plus apparu en public.

Le MRC menace de boycotter les élections législatives, municipales et régionales

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Plus besoin de spéculer dessus, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) vient de clore le débat. Si la situation actuelle perdure jusqu’en février prochain, date prévue pour le double scrutin municipal et législatif, le parti de Maurice Kamto ne prendra pas part aux élections. Pour être en lice dans le cadre des prochaines consultations électorales, le parti exige que : la crise anglophone soit résolue, que le gouvernement mette sur pied un dialogue inclusif, qu’il libère tous les prisonniers arrêtés dans le cadre de la crise anglophone et des manifestations pacifiques organisées par le MRC, qu’un nouveau code électoral consensuel soit mis sur pied. En plus de ces conditions, le MRC requiert que « Elecam et le Conseil Constitionnel soient totalement indépendants ». « Comment voulez-vous que le MRC participe aux élections, alors qu’Elecam et le Conseil Constitutionnel sont à la solde du régime », se demande Tiriane Noah, présidente par intérim de cette formation politique. La remplaçante de Maurice Kamto confie que « l’élection présidentielle ne s’est pas tenue dans les zones anglophones à cause de l’insécurité qui s’y vit et les élections à venir risquent de connaitre le même sort. » Elle est donc ferme ! « Le MRC n’ira pas aux élections pour se retrouver une fois de plus dans de nouvelles revendications », a-t-elle déclaré, au cours de la conférence de presse qu’elle a organisée, lundi dernier au siège de son parti à Yaoundé. L’actuelle responsable du parti de Maurice Kamto, indique que son parti ne peut pas aller au scrutin, alors que tous ses leaders, qui doivent le représenter aux élections sont derrière les barreaux. Elle précise néanmoins que malgré « l’acharnement qui est systématiquement mené contre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun », ce parti travaille sur le terrain et continue de former les Camerounais, et de les inscrire sur les listes électorales et sur les listes de son parti.
Enlèvement de 24militants
Au cours de cette conférence dont l’objet portait sur « la situation désespérée du premier vice-président Mamadou Yaoukouba Mota, déporté au SED et la disparition de 23 militants du MRC à la suite des mutineries des prisons de Kondengui et de Buea », le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun s’est dit inquiet des nouvelles qui lui parviennent du Secrétariat d’Etat à la Défense, relativeS à l’état de santé de son premier vice-président. Sans langue de bois, le MRC accuse le président de la République, Paul Biya et son régime d’être responsables de la situation que vit ses militants. « Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale que nous tiendrons M Biya Paul et son régime pour entièrement responsable de ce qui arrive à notre premier vice-président, ainsi qu’à 23 autres militants du MRC qui ont été violement enlevés de la prison centrale de Kondengui, puis maltraités à la suite des évènements de la nuit du 22 au 23 juillet 2019 », lit-on dans le communiqué publié à cet effet. Le parti de Maurice Kamto, affirme que malgré les communiqués « presque rassurants du gouvernement sur les évènements de Kondengui et de la prison de Buea », il est sans nouvelle de 24 de ses militants, dont certains seraient morts, selon « les rumeurs persistantes qui circulent ». Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) « demande l’ouverture d’une enquête internationale sous l’égide de l’ONU, sur les conditions, et le bilan humain de l’intervention des forces de sécurité lors des mutineries des prisons de Kondengui et de Buea ». Au sujet de la responsabilité supposée de son vice-président Mamadou Mota, dans les émeutes de Kondengui, l’avocat du MRC, maitre Serge Emmanuel Chendjou a noté que « contrairement au titre d’harangueur de foule, qu’on veut lui attribuer lors de ces émeutes, Mamadou Mota a joué le rôle de traducteur et de médiateur entre les prisonniers contestataires, qui sont pour la plupart anglophones et le régisseur de prison. » Il donne pour preuve, la vidéo qui circule dans les réseaux sociaux et dans laquelle ont peut voir Mamadou Mota, traduire les revendications des prisonniers arrêtés dans le cadre de la crise anglophone.
Joseph Essama

Marcelin Vounda Etoa : « Les prix des manuels scolaires ne changent pas »

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Quel bilan faites-vous de la première année d’implémentation de la politique du livre unique ?

 Les retours que nous avons des parents sont bons ; ils se disent soulagés du fait de l’allègement du poids et du coût du cartable ; ils sont aussi satisfaits que les livres ne changent plus année après année. On observe également un assainissement des pratiques et des usages dans les différents corps de métiers de la chaîne du livre et du manuel scolaire : éditeurs, distributeurs et libraires sont de plus en plus en accord et travaillent en meilleure intelligence. Il reste toutefois à imposer aux chefs d’établissements privés surtout, le respect rigoureux des listes officielles des manuels et de leurs prix. Il faut rappeler à tous ceux qui ne se conforment toujours pas encore entièrement à la nouvelle politique du livre et du manuel scolaire qu’ils ont intérêt à le faire, au risque d’y être contraints, avec des sanctions à la clé.

Les listes des manuels scolaires pour l’année 2019/2020 ont récemment été rendues publiques. Quels sont les changements majeurs ?

Rien ne change ni sur le nombre ni sur les prix des manuels des cycles Maternel et Primaire. A la Maternelle, les parents continueront d’acheter les 03 manuels exigibles à moins de 5 000 francs CFA et à un prix compris entre 13 000 et 18 500 francs CFA pour tous les manuels du Primaire, selon les classes. Au cycle secondaire, à l’exception de la classe de 2nde de l’Enseignement Général et du manuel d’Allemand de Terminale, il n’y aura non plus ni manuel nouveau ni augmentation de prix. Le changement qui survient en 2nde francophone exclusivement est dû à l’entrée en vigueur des nouveaux programmes de cette classe, consacrée par l’arrêté n°227/18/2008 du Minesec du 23 août 2018. Cet arrêté induisait que les manuels soient conformés à l’Approche par les Compétences et organisés selon une nouvelle présentation des modules d’enseignement.

L’année dernière, les listes des manuels ont été signées par les deux ministres avec un jour d’écart, et en début du mois de juin. Y-a-t-il une explication au fait que cette année le ministre de l’Education de Base (Minedub) ait signé la sienne le 28 mai et le ministre des Enseignements secondaires (Minsec) le 17 juillet ?

Aucun manuel des cycles Maternel et Primaire n’ayant été changé, le Minedub a signé ses listes le 28 mai pour rassurer les acteurs de la chaîne de production et de commercialisation des manuels et leur donner la possibilité d’être prêts à satisfaire le marché le plus tôt possible. Quant au Minesec, quoique dans l’ensemble les manuels n’aient pas changé, elle ne pouvait pas signer une liste partielle. Il a fallu attendre la fin du processus de l’évaluation des nouveaux manuels de Seconde par le Cnamsmd pour que la liste à signer soit exhaustive. Or cette année, le processus d’évaluation des nouveaux manuels a été amélioré par l’obligation faite aux éditeurs de prendre en compte les observations et les corrections pertinentes suggérées par les évaluateurs d’une part et par l’Inspection générale de pédagogie du Minesec d’autre part.

Ce retard dans la signature de la liste du Minesec ne prête-t-il pas à des conséquences fâcheuses sur la disponibilité des manuels ?

Les éditeurs dont les manuels ne nécessitaient pas des corrections majeures ont été informés à temps qu’ils devaient en engager sans délais la production, une fois les corrections validées. Les autres qui ont bénéficié de la double expertise du Conseil et de l’Inspection Générale de Pédagogie ont, pour certains, réussi à intégrer les corrections dans des délais qui ne compromettent pas leur disponibilité ; pour les autres, il a été convenu de leur donner un temps plus long en maintenant les manuels de l’année dernière sur les listes pour un an.

Certains manuels ont fait l’objet de longues ruptures de stocks ou carrément de pénuries l’année dernière, tandis que des disciplines telles que l’histoire, la géographie, Art, langues et cultures nationales… ne disposent toujours pas de manuels. Quelles sont les stratégies adoptées pour pallier à ces problèmes ?

Ces pénuries ont été essentiellement le fait d’éditeurs qui impriment leurs manuels à l’étranger et qui laissent aux diffuseurs et aux libraires le soin de les commander, de les payer à l’avance avant de les rapatrier au Cameroun. Le constatant, les autorités camerounaises font désormais obligation aux éditeurs dont les manuels ont été agréés, de les rapatrier eux-mêmes sur le lieu de leur commercialisation qui est le territoire camerounais. Tous les éditeurs ont dorénavant obligation d’avoir un entrepôt capable de contenir au moins cinquante mille exemplaires de chacun de leurs manuels inscrits sur les listes officielles. Le Cnamsmd effectue depuis le début du mois de juillet des visites in situ de ces points de stockage. Plusieurs disciples de la classe de Seconde et d’autres classes d’ailleurs (en très grande partie dans l’Enseignement Technique) ne sont toujours pas pourvues en manuels. Madame le ministre des Enseignements Secondaires dont la haute attention a été attirée sur ce malheureux constat a instruit son Inspection générale des Enseignements de mettre à l’ouvrage les inspections de ces disciplines pour que des équipes de travail soient constituées à l’effet de rédiger des manuels. Le Cnamsmd qui n’a pas qualité pour rédiger des manuels appelle également l’attention des éditeurs sur ce besoin urgent.

Propos recueillis par Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

Samuel Tela : « Le Basket Fund va faciliter une meilleure disponibilité des ressources financières »

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Samuel Tela, directeur de la Trésorerie au Minfi

Qu’est-ce qui motive la création de ce compte unique et qu’est-ce qu’il vient résoudre comme problème ?

La réunion de ce jour que le ministre des Finances a présidé, avec les principaux Partenaires Techniques et Financiers (PTF), rentre dans un cadre général de modernisation des finances publiques. Donc le point mis en exergue lors des discussions c’est l’opérationnalisation d’un compte unique dédié aux fonds de contrepartie des projets à financement conjoint entre le Cameroun et ses différents Partenaires Techniques et Financiers. En fait, tel que les fonds de contrepartie sont gérés, ils sont disséminés dans les banques commerciales. Alors, en même temps qu’on constate qu’il y a des fonds oisifs dans certaines banques, il y a des projets qui manquent de ressources. Le ministre des Finances a signé une convention avec la Banque centrale, à l’effet de créer un compte unique qui doit centraliser tous les fonds de contrepartie, afin de garantir un meilleur financement des projets de développement.

Comment est-ce que le processus de centralisation va se faire ?

Le processus de centralisation va se faire avec l’accord des bailleurs. C’est pour cette raison que le ministre des Finances a invité les principaux Partenaires Techniques et Financiers, afin d’obtenir leur adhésion à ce nouveau mécanisme. Une mission conduite par les services du ministère de l’Economie et des Finances a permis de recenser un certain nombre de comptes ouverts dans les banques commerciales qui recevaient les fonds de contrepartie et pour lesquels un certain nombre de ressources étaient oisives. Il est donc question de rapatrier en priorité ces ressources oisives, afin de constituer la caisse de base de ce Basket Fund ouvert à la banque centrale.

Quel est l’avantage lié à la centralisation de ces ressources ?

La centralisation des ressources va permettre une meilleure allocation des fonds entre les différents projets. L’étude faite en 2017 a révélé environ 400 comptes ouverts par l’Etat dans les banques commerciales pour recevoir les fonds de contrepartie. En réalité, le financement individualisé des différents projets a fait que certains projets qui ne sont pas très dynamiques sur le terrain, ont des ressources oisives. Tandis que des projets ayant une maturité avérée, ont de la peine à mobiliser des ressources suffisantes. C’est pour cette raison que le fait de rassembler toutes ces ressources dans un panier unique, va faciliter une meilleure exécution et surtout une meilleure disponibilité des ressources.

Propos recueillis par Junior Matock (Défis Actuels)

Chantal Elombat Mbedey : « La mise à niveau des entreprises est vitale pour l’économie camerounaise »

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Quelle est l’importance de la mise à niveau des entreprises pour un pays comme le Cameroun ? Permettez-moi tout d’abord de rappeler que le concept de mise à niveau a été élaboré par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), dans l’optique de répondre au besoin, d’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur industriel face aux défis posés par la mondialisation. La mise à niveau est un processus continu qui vise à préparer et adapter l’entreprise à son environnement au niveau des exigences du libre-échange, et à y introduire une démarche de progrès via le renforcement des points forts et la résorption des faiblesses de l’entreprise.

Au Cameroun, la nécessité de la mise à niveau des entreprises s’est imposée dans un contexte marqué par la signature d’un Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Union européenne. Cette convention implique une ouverture des marchés respectifs des deux parties, ce qui va nécessairement entrainer une rude concurrence entre les entreprises. Il s’agit donc à la fois d’une menace et d’une opportunité pour notre économie. Pour tirer profit de cet accord de libre-échange, le gouvernement a pensé mettre à niveau les entreprises camerounaises pour qu’elles puissent produire aux normes, se développer et être compétitives. Le marché de l’Union européenne avec ses environ 350 millions de consommateurs potentiels est une niche formidable que nos entreprises peuvent exploiter à condition de disposer d’un système de production moderne et performant. La mise à niveau est donc vitale pour l’économie camerounaise puisqu’en plus des APE, il faut tenir compte de l’avènement plus ou moins imminent de la zone de libre-échange continentale qui va décupler les menaces pour nos entreprises, mais aussi les gisements d’opportunités.

Le Cameroun qui ambitionne d’être émergent à l’horizon 2035 se doit de suivre les expériences de certains pays qui ont utilisé la mise à niveau pour développer leur tissu industriel et renforcer leur économie. À titre d’illustration, des enquêtes qualitatives de suivi réalisées par le Bureau de Mise à Niveau tunisien ont notamment démontré l’efficacité de cette politique. Ces enquêtes ont prouvé que la mise à niveau est à la base de l’éclosion de l’économie tunisienne, l’installation de nouvelles firmes industrielles dans ce pays,et la création des partenariats divers avec des multinationales.

Quel est concrètement le rôle du Bureau de Mise à niveau ?

Le Bureau de Mise à Niveau (BMN) a été créé par un arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement, le 16 décembre 2011 dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de compétitivité de l’économie camerounaise. Le BMN est placé sous la tutelle technique du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), et financière du ministère des Finances (Minfi).C’est le lieu de réitérer avec emphase que le Bureau de Mise à Niveau est chargé de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’appui à la mise à niveau et à la restructuration des entreprises industrielles.

Quels sont les résultats à ce stade, du Programme National de Mise à Niveau conduit par le BMN ?

Je voudrais d’abord rappeler que la mise à niveau est une démarche volontaire des entreprises qui sont sa cible. Sans être exhaustif, pour cette phase de pérennisation de la mise à niveau, le BMN a entre autres déjà enregistré 611 adhésions d’entreprises au Programme national de mise à niveau ; 263 pré diagnostics ont été réalisés ; 117 entreprises ont été retenues par le comité de pilotage (Copil/BMN) ; 82 plans de mise à niveau ont été validés ; les primes sur investissements matériels prévus s’élèvent à 1 691 millions de  Francs CFA ; les primes sur investissements immatériels prévus (hors diagnostics) s’élèvent quant à elles à 2 841 millions de francs CFA. Nous avons accompagné 09 entreprises certifiées aux normes internationales ISO 9001 et OHSAS 18001.

Le Programme Industrialisation Valorisation des Produits Agricoles (Pivpa) également conduit par le BMN, s’achève cette année. Y a-t-il des raisons d’être optimiste concernant l’avenir de ce secteur au Cameroun ?

Je dois préciser que le Pivpa ne s’achève pas cette année. C’est un programme qui est censé se déployer par triennat. C’est le premier triennat qui se termine en décembre 2019. Mais nous sommes très optimistes, et pensons que le Pivpa va se poursuivre. Le Pivpa est un fruit de la coopération fructueuse entre la France et le Cameroun. Il a été créé pour doper la compétitivité du secteur privé agroalimentaire du Cameroun, à travers un accroissement substantiel de sa productivité, afin que ce secteur tire le meilleur profit de la globalisation des échanges commerciaux. Ce programme pourrait donc bénéficier du deuxième triennat 2020-2022 du 3e C2D (Contrat de Désendettement et de Développement) au regard de la contribution du secteur secondaire, et particulièrement du poids en valeur ajoutée manufacturière dans l’économie camerounaise.Au vu des résultats que nous sommes en train d’enregistrer, et du potentiel économique de ce secteur, il y a évidemment tout lieu d’être très optimiste au sujet de son avenir.Nous sommes également confiants dans le fait que le gouvernement, et notre partenaire français qui sont conscients de l’importance de la mise à niveau pour l’économie camerounaise, vont étendre le spectre des secteurs concernés par le Programme National de Mise à Niveau.

Emmanuel Pohowé : « remettre l’homme du Septentrion debout »

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Qu’est ce qui a motivé la création de la « Dynamique Septentrionale du Cameroun » (DSC) ? 

Pour la petite histoire, la Dynamique Septentrionale du Cameroun (DSC), en seulement quelques semaines d’existence, a connu une mutation profonde. Il s’est d’abord agit de la Dynamique Septentrionale du Littoral (DSL). C’est-à-dire une association qui regroupe les ressortissants des trois régions septentrionales du Cameroun, à savoir l’Extrême-Nord, le Nord et l’Adamaoua, mais également ceux que nous avons appelé la diaspora. Il s’agit des fils et filles originaires de ces régions et installées dans la partie Sud du pays depuis des décennies. Voilà la Dynamique telle qu’elle se présentait au départ.

Mais avec les dynamiques migratoires des populations, notamment les mouvements liés aux affectations et autres objectifs des employés, beaucoup de ceux qui sont aujourd’hui dans la région du Littoral pourraient se retrouver dans d’autres régions. Le débat était donc de savoir s’il faut à partir de ce moment dénier à ces personnes la qualité de membre de la Dynamique. Il fallait donc trouver un mécanisme qui ne soit pas un obstacle pour les membres qui partiraient de la région du Littoral pour une raison ou une autre.

Bien plus, dans la démarche qui a conduit à cette création, nous nous sommes ouverts à d’autres personnes ressources. Lors de nos échanges avec ces ressortissants des régions septentrionales résidants dans d’autres localités, il nous a été fortement conseillé d’ouvrir cette association pour qu’elle devienne nationale. Voilà ce qui est de la mutation au niveau de la forme. Mais dans le fond, nos principales motivations restent la promotion des cultures soudano-sahéliennes avec un retour marqué vers nos coutumes ancestrales et le développement des activités socioéconomiques pour l’épanouissement de nos communautés respectives.

Quels sont les objectifs de cette association ? 

Nous avons été marqués par le fait que la circulation des hommes à la recherche du bien-être et des intérêts divers a entrainé la chute des barrières artificielles qui séparaient les peuples et a précipité l’avènement de la mondialisation. Cette mondialisation caractérisée par la poursuite des intérêts particuliers et la recherche absolue du gain a eu pour conséquences la montée du nationalisme, de l’individualisme et de la xénophobie dans le monde en général ; et comme conséquences dans les Etats africains en particulier et notamment au Cameroun la montée du repli identitaire, le rejet des coutumes ancestrales et la perte des repères sociaux et culturels jadis considérés comme des vecteurs de paix et de rassemblement.

Dans ce contexte, notre vision s’articule autour des objectifs majeurs, à savoir  la conscientisation des peuples du Septentrion et en particulier notre jeunesse sur les grands enjeux économiques, sociaux et culturels de l’heure, la promotion d’une solidarité agissante entre les personnes appartenant aux différentes communautés originaires des régions du Septentrion résidant sur toute l’étendue du territoire national, le développement d’un « vivre-ensemble » plus harmonieux entre les fils et filles du Septentrion et les communautés autochtones qui nous accueillent partout où nous sommes installés. Tout ceci s’illustre mieux à travers notre devise : Dignité, Vérité, Liberté.

Pourquoi ce réveil seulement aujourd’hui ? 

Le Cameroun connait des moments difficiles. L’Etat fait face à de nombreux engagements. Et il devient de plus en plus très difficile à l’Etat d’apporter des solutions à tous les problèmes des Camerounais, notamment les jeunes et du genre. Nous devons par conséquent redoubler d‘ingéniosité pour sortir de la situation de manque d’emplois.  Nous sommes allés puiser dans les valeurs ancestrales soudano sahéliennes pour remettre l’homme au centre de nos préoccupations et remettre l’homme du Septentrion debout pour son épanouissement intégral.

Comment êtes-vous parvenu à rassembler tout ce monde ? 

La modeste personne que je suis est simplement l’élément fédérateur. En tant que chef traditionnel, je sais au moins une chose : pour être un bon leader, il faut toujours se battre pour rassembler le maximum. Accepter de prendre des coups, l’humiliation au besoin. Nous sommes allés humblement vers l’ensemble des communautés. L’adhésion s’est faite, j’allais dire, de façon naturelle. C’est évident que tout le monde ne peut être d’accord sur tout. Heureusement que nous avons réussi pour le moment à intéresser le plus grand nombre de ressortissants des régions septentrionales. Nous couvrons tout le département du Wouri à travers des démembrements au niveau des quartiers et des arrondissements. In fine, il faut vraiment mourir un peu en vous pour que vive l’autre. Et c’est la capitalisation de ce passé dans les hommes que Dieu a mis sur notre route qui fait son chemin bâti sur la vérité.

Quelles sont les priorités de la D.S.C, notamment dans un contexte où l’homme originaire des régions septentrionales est considéré comme un travailleur réservé à certaines tâches ?

Nous axons notre priorité sur la formation et la création des entreprises capables d’absorber un bon nombre de jeunes aujourd’hui sans emploi. Aussi, nous faisons un travail psychologique et pédagogique en disant aux jeunes que le « Rêve Camerounais » est possible, c’est-à-dire qu’on peut partir de rien et atteindre les sommets de la société. Beaucoup de nos dirigeants actuels en sont de parfaits exemples. De même, une commission économique travaille sur le montage des projets. Nous en avons déjà quelques-uns dans les tiroirs et n’attendons que de finaliser les détails pour les implémenter. En gros, notre développement devra intégrer fondamentalement l’entrepreneuriat responsable.

Y a-t-il pas d’inquiétudes de récupération politique dans le contexte actuel ?

Nous en sommes conscients, mais comme je vous l’ai dit, les communautés originaires du Septentrion sont aujourd’hui suffisamment intelligentes, matures et organisées pour se laisser distraire par quelques personnes dont l’unique objectif est la sauvegarde de leur position politique. C’est une position que nous rappelons à chacune de nos rencontres. Car il est évident que même si l’association est apolitique, nous n’allons pas empêcher à ceux qui militent dans les partis politiques d’être membres. Les membres sont conscients que certains des dirigeants ont des positions politiques bien affichées, mais il n’est pas question de venir à la DSC les faire valoir vaille que vaille. Nous n’excluons personne. Nous ne combattons personne. Nous nous battons pour le bien être socioéconomique de nos adhérents. Nous faisons tout pour que l’aspect création de richesses, promotion de nos compétences prenne le dessus sur le reste.

Les communautés originaires des régions septentrionales résidant dans le Littoral vous plébiscitent comme président de la DSC. Ceci n’illustre-il pas leur volonté de voir émerger de nouveaux leaders dans cette métropole économique ?

Difficile de répondre à cette question. Il fallait peut-être adresser cette question aux chefs traditionnels, leaders d’association, autorités religieuses et même leaders politiques.  Je sais une seule chose : les communautés des régions Septentrionales étaient à la recherche d’un homme de grande qualité morale, intègre et assez proche des communautés pour comprendre leurs préoccupations et aspirations. Bref, un leader éclairé. Je ne suis pas le seul ayant ces qualités-là, mais ils ont décidé de porter leur choix sur ma modeste personne qui peut être considérée comme serviteur courageux, intègre et quelque part compétent pour résoudre un certain nombre de problèmes.

Comment les communautés autochtones du Littoral apprécient-elles cette initiative ?

La Dynamique Septentrionale du Cameroun a son siège à Douala, chef-lieu du département du Wouri dans la région du Littoral. Nous sommes en terre « SAWA », je puis vous assurer qu’il y’a pas meilleure illustration du « Vivre-ensemble » que celle qui existe entre les communautés autochtones SAWA dans leur globalité et les différentes communautés originaires des régions Septentrionales. Ces communautés nous soutiennent dans cette initiative et nous le démontrent à suffisance chaque jour à travers leur grande hospitalité surtout que nous sommes tous issus de la même « souche primaire ».

Aussi, c’est dans cette solidarité africaine légendaire et partagée que nous trouvons la vraie essence du ‘’vivre ensemble’’ ici sur les berges du Wouri, terre cosmopolite et vivier de paix.

Interview réalisée par Douworé Ousmane

Communication : que cachent les désaccords au sein du gouvernement ?

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Le Cameroon Business Forum s’ouvre ce lundi à Douala.

Les divergences de tempérament au sein du gouvernement Dion Ngute commencent à faire tache d’huile. Et au sein de l’opinion cela ne laisse personne indiffèrent. Au lendemain des émeutes qui ont secoué la prison centrale de Kondengui, des disparités sont apparues au sein du gouvernement. Dans sa sortie publiée un jour après les malheureux évènements de Kondengui, le ministre de la communication René Emmanuel Sadi a, d’un ton mesuré, fait savoir qu’« en dépit de leurs velléités insurrectionnelles, le gouvernement reste attentif  aux appels de ces compatriotes détenus et entend continuer à œuvrer pour ce qui est de sa responsabilité à une diligence des procédures en cours dans le strict respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire.»  Au lendemain de cette communication gouvernementale, le ministre l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, a organisé une réunion de sécurité le jeudi 25 juillet 2019, dans la ville de Yaoundé. Cette rencontre portait sur la mutinerie de Kondengui. Prenant la parole devant toutes les autorités administratives de la région du centre et, Paul Atanga Nji a sans le citer, accusé le MRC d’être à l’origine des émeutes qui ont secoué la prison centrale de Kondengui. « Il s’agissait des revendications fantaisistes d’un parti politique qui a pour sport favoris, la perturbation à l’ordre public », a-t-il déclaré.  Et d’un ton martial, il a indiqué qu’en « aucun cas, il ne doit y avoir un début de perturbation à l’ordre public dans la ville de Yaoundé » Pour lui, « le Cameroun sera le Waterloo, des fauteurs de troubles, des apprentis sorciers, et des prophètes de malheur » « On ne va pas admettre aux fauteurs de troubles de prendre la rue », a-t-il fermement martelé.

Ce n’est pas la première fois que Paul Atanga Nji prend le contre-pied de la communication d’un membre du gouvernement. On se souvient qu’au lendemain de la visite de travail du Premier ministre Joseph Dion Ngute, en mai dernier dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Le chef du gouvernement avait affirmé que dans le cadre de la résolution de la crise anglophone, « le gouvernement était prêt à discuter de tous les sujets sauf de la sécession ». Quelques jours plus tard, Paul Atanga Nji a dédit son supérieur hiérarchique. Il a à son tour annoncé sur les ondes de la télévision France 24 que le gouvernement, pour résoudre la crise sociopolitique dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest, le gouvernement pourra aborder tous les sujets sauf ceux concernant la forme de l’Etat.

Au sein de l’opinion, cette divergence de point de vue est différemment interprétée. Si plusieurs partisans de « l’ordre républicain » saluent les « sorties musclées » du ministre de l’Administration territoriale, plusieurs commentateurs estiment que cette pluralité d’opinions au sein du gouvernement cache mal les dissensions qu’il y’a entre Joseph Dion Ngute et ses collaborateurs. « Ce qui signifie que le premier ministre n’a pas assez d’ascendant sur les membres de son gouvernement », écrit Paul Bemi sur sa page Facebook.  Pour d’autres, il ne s’agit pas des dissensions au sein du gouvernement « cela relève tout simplement du tempérament belliqueux de Paul Atanga Nji », qui pour Darryl Messi, est un « va-t’en guerre ».

Joseph Essama

Droits de l’Homme : les forces de sécurité nationales accusées de torture

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Les forces de sécurité camerounaises sont en butte aux accusations de l’ONG Amnesty international. Après avoir été accusées de commettre les exactions sur les populations civiles dans le cadre de la guerre contre Boko Haram et dans le conflit du Nord-Ouest et Sud-Ouest, les hommes en tenue viennent encore d’être la cible des incriminations de l’ONG anglaise. « Près de 60 membres de l’opposition sont torturés par les forces de sécurité », écrit l’ONG dans son rapport publié le 26 juillet dernier.  Selon Amnesty International, « Avant d’être relâchées, ces personnes ont été frappées à coups de bâton par les forces de sécurité et contraintes de se mettre dans des postures humiliantes.  Elles ont été forcées de marcher comme des canards dans la boue », l’ONG parle de 59 victimes dont six femmes et indique que ces personnes « sont choquées et traumatisées par les mauvais traitements qu’elles ont subis. » Les auteurs du rapport pointe du doigt le Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) et affirment que, « Comme beaucoup d’autres centres de détention non officiels du Cameroun, le SED a la réputation de torturer les détenus. » Des actes de tortures, qui pour Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, visent à « réduire au silence l’opposition. » La patronne de l’ONG anglaise pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest est ferme : « Ces torture doivent cesser. » Amnesty International dit avoir« interrogé plusieurs membres de l’opposition aujourd’hui libres qui ont été victimes de torture ou d’autres mauvais traitements. Ces personnes ont décrit l’utilisation de différentes techniques, telles que des coups et des exercices physiques difficiles, y compris contre les femmes. » A l’endroit des pouvoir public, Amnesty international exige que les« autorités judiciaires enquêtent sur les allégations faisant état d’actes de torture et d’autres mauvais traitements à l’encontre de ces 59 membres de l’opposition, et prendre des mesures concrètes pour traduire en justice les auteurs de ces actes ».

Dans le même rapport, l’ONG anglaise insiste que les autorités libèrent « immédiatement et abandonnent toutes les charges retenues Maurice Kamto et les siens. » Elle tranche qu’« En confirmant que les membres de l’opposition seront jugés devant un tribunal militaire, les autorités camerounaises bafouent le droit international. » Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, se dit préoccupée par le fait que, traduits devant le tribunal militaire, « Maurice Kamto et ses partisans risquent de ne pas bénéficier d’un procès équitable et pourraient encourir la peine de mort ».

Il y’a quelques jours, Amnesty International, réagissant aux sujets des émeutes de Kondengui, avait mis en garde les autorités camerounaises, d’un risque d’une nouvelle insurrection à la prison centrale de Kondengui à cause, des « conditions carcérales extrêmement mauvaises » et de la surpopulation à des détenus non jugés dans ce centre pénitencier.  L’ONG avait ensuite demandé aux autorités « d’œuvrer à l’amélioration des terribles conditions dans lesquelles sont entassés les prisonniers, de libérer toutes les personnes incarcérées uniquement pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement et de veiller à ce que toutes les personnes détenues au-delà de la durée légale de détention provisoire soient immédiatement déférées devant un juge ou libérées. »

Joseph Essama

Où est passé le contrat avec le Coq sportif ?

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La signature du contrat entre la Fédération camerounaise de football et l’équipementier Le Coq sportif n’a pas eu lieu comme initialement annoncée par Seidou Mbombo Njoya. Le sujet inscrit à l’ordre du jour du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tenu le 25 juillet 2019 est sanctionné par une résolution qui dit que « le comité exécutif approuve le contrat passé avec Orange Cameroun, et le Mémorandum of understanding signé avec Le Coq sportif ».

En clair, plutôt qu’un contrat, la Fécafoot se contentera (pour l’instant) d’un mémorandum d’entente (Memorandum of understanding, MOU en anglais). Selon le site internet http://www.globalnegotiator.com , « un mémorandum d´entente entre entreprises est un modèle de document semblable à un contrat… un document qui, en l’absence d’une certaine formalité, vise à enregistrer la volonté des parties de réaliser à l’avenir, les procédures nécessaires à l’exécution d’un contrat pour une transaction ou une affaire internationale ». Et ajoute que les deux parties « utilisent un langage plus formel, similaire à celui du contrat qu’ils précèdent ; c’est-à-dire, ils sont un résumé de l’accord signé avant l’accord final ». Le site internet spécialisé ressortant les objectifs visés par un MOU : déclarer officiellement que les parties négocient actuellement, clarification des points clés d’une opération pour la commodité des parties, évaluation de l’intérêt de l’autre partie pour mener à bien l’entreprise, recueillir les progrès qui se produisent dans chacune des négociations, et fournir des garanties en cas d’échec définitif de l’accord lors de la négociation.

 INTERMINABLES NÉGOCIATIONS

Ce qui signifie que les deux parties sont en cours de négociation. Une source introduite dans les milieux du football indique qu’une délégation de la Fécafoot se trouve actuellement en France pour les modalités de finalisation de ce contrat. Le site www.globalnegotiator.com souligne que la signature d’un mémorandum d’entente « se traduit par une déclaration de volontés réciproques à haute valeur éthique pour les parties qui la signent mais sans effet juridique contraignant ». On peut donc comprendre pourquoi seules les sélections nationales A féminine et masculine arborent des maillots frappés du logo de l’équipementier français. Depuis la fin du contrat Puma le 31 décembre 2018, la Fécafoot peine à trouver un équipementier. Après avoir échoué à reconduire l’équipementier allemand qui bouclait dix années de deal, la Fécafoot s’est rabattue sur Le Coq sportif. Mais la signature du contrat plusieurs fois annoncée n’a jamais eu lieu. Le dernier rendez-vous donné à Yaoundé le 19 juin dernier, a plutôt donné lieu à la signature d’un MOU entre Seidou Mbombo Njoya et Meidi Kamyahi, représentant Le Coq sportif.

Le patron de la Fécafoot avait alors promis le contrat pour le 26 juillet, en marge des travaux du Comité exécutif de la Fécafoot. Le temps de boucler les négociations. « Le Coq Sportif dans un délai très court, a pu habiller les Lionnes indomptables à la Coupe du monde France 2019 et les Lions indomptables à la CAN Egypte 2019 », salue-t-il devant l’Assemblée générale. Sans plus annoncer une nouvelle date. Ce qui laisse croire que des blocages résistent à la volonté de la Fécafoot de boucler le processus de remplacement de Puma. Toujours est-il que ce document (provisoire) marque une certaine convergence d’intention entre les deux parties. En attendant, les spéculations et les rumeurs vont bon train.

Ludovic Ngouéka (Défis Actuels)

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