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Législatives et municipales 2020 : Les femmes veillent pour la paix

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Un code : le 8243. C’est le numéro que met en service par la plateforme « Femmes camerounaises pour des élections pacifiques et l’éducation à la paix », pour le fonctionnement de la Salle de veille mise sur pied par ce regroupement d’associations dont la plus connue est Wilpf Cameroon. Ce numéro vert est mis à la disposition du public à l’occasion du double scrutin de ce 9 février 2020, à l’effet de dénoncer tout acte jugé conflictogène ou de nature à perturber la paix sociale. Ce numéro utile acquis grâce au partenariat avec la Cameroon telecommunication (Camtel), a été rendu public au cours de la cérémonie d’inauguration de la Salle de veille et d’alerte des femmes mise en place par le une plateforme créée en 2016 et regroupant une trentaine d’organisations de la société civile, en prélude à l’élection présidentielle de 2018.

La Salle de veille et d’alerte en question a pour objectif de « contribuer par le monitoring, la veille citoyenne et l’alerte permanente, à la promotion et au renforcement du processus électoral pour des élections apaisées ». La Salle de veille comprend une chambre technique qui reçoit les informations de terrain venant des 150 observateurs que la société civile compte déployer à travers le territoire, ainsi que des citoyens ordinaires ; une chambre d’analyse constituée d’experts avec divers profils ; et la chambre de réponses composée de « personnalités sélectionnées selon des critères d’impartialité et de rigueur ». C’est le fruit de partenariats et appuis techniques et financiers divers que sont la Camtel, le Foreign office and Commonwealth office, Wanep, le Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix, le Haut-commissariat de Grande Bretagne au Cameroun et le système des Nations unies.

« Au moment où le Cameroun prépare les élections municipales et législatives prévues le 9 février 2020 après la présidentielle du 7 octobre 2018, le contexte sécuritaire et politique est marqué par plusieurs conflits et crises, des appels au boycott de certains partis politiques, des menaces extrémistes contre tous ceux qui iraient exprimer leurs droits de vote et ceux qui se sont présentés comme candidats, la contestation persistante des résultats de l’élection présidentielle d’octobre 2018 et bien d’autres facteurs conflictogènes susceptibles d’engendrer de nouvelles violences électorales », a observé Wilpf Cameroon, organisation porteuse du projet. En plus, ajoute Sylvie Ndongmo, la présidente de Wilpf Cameroon, « les conditions juridico-politiques marquées par un Code électoral contesté par plusieurs acteurs du processus, ne garantissent pas la tenue d’un double scrutin non violent ». Alors l’Ong qui œuvre pour la préservation de la paix et la dans la prévention des conflits, pense «qu’il est légitime de redouter, tout comme en 2018, des violences électorales dont les femmes et les jeunes paient toujours un lourd tribut ».

En procédant à l’inauguration de la Salle de veille, Rowan James Laxton, le Haut-commissaire de Grande Bretagne au Cameroun, a salué l’initiative, en indiquant que « c’est une initiative qui peut contribiuer au renforcement de la paix et de la démocratie au Cameroun». Surtout que « les femmes savent mieux faire le plaidoyer pour la paix dans le monde, et ont un rôle très important pour la culture de la paix». Et « les élections sont un moment crucial pour la démocratie », a-t-il conclu.

Double scrutin à Mefo: tapis rouge déroulé à Minette Libom Li Likeng et au Rdpc

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Après le meeting d’Aloum, en cette matinée du 05 février 2020, c’est sur Mefo que le ministre et toute sa suite ont mis le cap. Autre lieu, autre décor mais pratiquement la même mobilisation. Des militants et sympathisants hyper motivés et bercés par des rythmes locaux agréables à l’écoute, accueillent le ministre et lui accordent toute leur attention.
Prenant la parole en premier, le président de la sous-section Rdpc de Mefo, Obam Mvondo fait allégeance au ministre et porte la voix des militants de la localité. « Une voix qui résonnera très fort et se fera entendre à travers les urnes le 09 février prochain ». Le président de la section Rdpc de la Mvila II, Raymond Mbida lui emboite le pas en qualifiant le double scrutin législatif et municipal, d’une bataille perdue d’avance par l’opposition qui n’a d’ailleurs pas pignon sur rue dans cette localité. Le président du secteur Rdpc de Ngoto 2, Calvin David Banga Mbom lui réitèrera son message se rapportant à la garantie de la victoire du Rdpc. Il plaide pour une victoire retentissante, une victoire à 100% des voix, en faveur des candidats du parti des flammes.
Madame le ministre des Postes et Télécommunications quanta elle, va axer comme à son habitude, son discours sur d’autres notions de la politique. A Mefo, c’est la question de la décentralisation qui oriente son allocution. Elle laisse entendre qu’à travers cette décentralisation tant souhaitée par le chef de l’Etat, « la gestion des affaires de la République sera une affaire collective, une affaire de tous. Les ressources seront transférées par l’Etat central aux collectivités territoriales décentralisées que sont les communes. Chacun devra donc se prendre en charge à son niveau et ce sera pour le bien de tous » a expliqué Minette Libom Li Likeng qui, pour s’assurer qu’elle est comprise, a davantage parlé en Bulu qu’en français. Campagne de proximité oblige !
Avant de quitter les lieux, le Minpostel a remis aux militants de Mefo et des localités environnantes parmi lesquelles Oveng, Nkong Yesok, Onoyong et Foulassi 2, des pagnes et des machettes. Un don qui a réjoui à plus d’un titre, ces militants et militantes qui n’ont pas caché de manifester leur joie lorsque le ministre quittait les lieux pour son troisième meeting prévu à Akonda, à une dizaine de kilomètres plus loin.

Correspondant à Mefo

Emmanuel Gustave Samnick : « Aucun journaliste n’a le droit de diffamer »

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Depuis le mois de décembre dernier, au moins trois journalistes ont été condamnés et au moins un jeté en prison sans jugement, qu’est-ce qui peut expliquer cette recrudescence de plaintes et de condamnations contre les journalistes ?

Vous parlez de « recrudescence » comme s’il s’agissait d’une maladie ou d’une épidémie… Pour moi, il s’agit d’une simple coïncidence et non d’un plan malicieux orchestré par les tenants du pouvoir pour museler la presse. Les journalistes étant des acteurs sociaux susceptibles d’engendrer des conflits par leur activité, ils sont d’office des justiciables de droit commun. En plus, tous les mis en cause dans les cas que vous évoquez ne sont pas des journalistes. Je fais le distinguo avec l’affaire « Kalara» où cette publication sérieuse semble effectivement victime d’un complot. Mais, d’une manière générale il ne suffit pas d’intervenir régulièrement dans les médias pour être journaliste !

Selon vous est-ce le pouvoir qui devient trop répressif ou ce sont les journalistes qui ne respectent plus la déontologie ?

Je préfère parler des médias plutôt que des journalistes. Certains mis en cause ces derniers temps ne connaissent même pas la différence entre un reportage et une chronique, mais vous les affublez facilement du titre ronflant de journaliste. A mon avis, ce sont les médias qui vont de plus en plus à la dérive au Cameroun, en partie à cause du laxisme et même de la complicité des pouvoirs publics. Vous et moi nous connaissons des pontes du régime qui entretiennent en kiosque des journaux à gage et qui sollicitent souvent ces « justiciers du micro » qui ont investi les radios urbaines et détruisent des vies à longueur de journée avec un cafouillis de médisances diffusées en direct sur les ondes, très souvent en toute impunité.

Certains estiment que ces journalistes ne sont pas poursuivis pour leurs opinions, mais plutôt pour diffamation. Est-ce que ce n’est pas une façon pour les gouvernants de camoufler les atteintes à la liberté de la presse ?

Aucun journaliste n’a le droit de diffamer, au nom de la liberté de la presse. Chacun doit faire son travail mais le métier de journaliste a aussi ses règles ; et ce n’est pas parce qu’on laisse toujours faire les francs-tireurs qu’ils doivent se dire qu’ils sont sur le droit chemin, qu’ils ont le droit de vie et de mort sur des citoyens qui, eux, n’ont pas l’arme de la plume ou du micro. Les pouvoirs publics, avec leur concept de « tolérance administrative », ont plutôt favorisé le libertinage de la presse en vantant plutôt la pluralité (plus de 600 journaux, plus de 70 radios, une trentaine de chaînes de TV) au lieu d’encourager la qualité. Ce libertinage organisé est un cancer qui est préjudiciable non seulement à l’équilibre social du pays mais aussi à la bonne santé de la presse elle-même.

N’avez-vous pas l’impression que la presse va à la dérive ? Comment peut-on corriger cela ?

C’est ce que je vous dis depuis le début de cette interview : la presse camerounaise est dans la rue, envahie par des braconniers de la plume et du micro. La solution, c’est que tout l’espace public se normalise au Cameroun. On n’aura pas une presse libre et professionnelle tant que les feux de circulation ne sont pas respectés, qu’aucun chantier n’est livré dans les délais sans surfacturation, que l’on urine allègrement contre les murs des édifices publics, que des ministres d’un même gouvernement et d’un même parti politique ne s’étripent pas par radios et journaux interposés à leur solde… Vous voulez quelle presse responsable, dans un pays où l’unité de détournement de deniers publics c’est le milliard de francs CFA ; où chaque chef d’une moindre structure est un roitelet qui ne rend compte à personne tant qu’il est en fonction ; où la Conac, le CNC, la CNDHL, le Conseil économique et social, etc, sont plus des gadgets de la République que des agences de régulation ou des organes de promotion ?

Propos recueillis par Joseph Essama

Liberté de la presse : Ces hommes de médias aux prises avec la justice

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La chape de plomb est-elle suspendue sur la presse camerounaise ? En près de deux mois, au moins trois journalistes ont été condamnés et un animateur jeté en prison. C’est le 20 décembre dernier que ce vent de restrictions, qui continuent de souffler aujourd’hui contre la presse s’est déchaîné. Christophe Bobiokono, directeur de publication du journal Kalara, est condamné après un procès expéditif à deux ans de prison avec sursis, pour diffamation’’ et ‘‘outrage à corps constitué’’. Il doit verser une amende de 2.5 millions francs CFA et s’acquitter de la somme de près de 10 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts. Sa collègue Irene Mbezele (auteure de l’article) est condamnée pour la même affaire à verser 1,5 million de francs CFA. Les deux journalistes sont ainsi condamnés suite à l’affaire qui les opposait depuis plus d’un an à l’honorable Fotsine Fotso, député du Rdpc. A la suite de ces condamnations, Reporters Sans Frontières (RSF) a réagi en dénonçant « vigoureusement la célérité avec laquelle la justice a jugé puis condamné un directeur de publication et sa collaboratrice à une peine de prison pour des faits de diffamation dans une affaire qui n’a d’autre but que de réduire au silence le média d’investigation qu’il dirige ». « Ce journaliste a été auditionné, jugé puis condamné à une peine extrêmement lourde en une nuit, comme s’il venait de commettre un coup d’Etat alors qu’il n’était poursuivi que pour diffamation et que les faits remontent à plus d’un an », avait regretté Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

07 jours plus tard, l’épée de Damoclès a tranché la tête d’un autre journaliste à Douala. Adalbert HIOL, Journaliste d’investigations et Directeur de Publication du journal « Ades-Infos Jeunesse en Action » est condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme, 2 000 000 francs Cfa d’amende, 555 100 Francs Cfa de dépens, soit une contrainte par corps de deux ans et des Dommages et intérêts de 10 millions de francs CFA. L’ONG Mandela Center a dénoncé cette condamnation, affirmant que « le journaliste Adalbert HIOL n’a jamais eu droit à un procès libre, juste et équitable qui consacre la prééminence du droit dans une société démocratique. » Le journaliste était poursuivi dans une affaire de diffamation, propagation de fausses nouvelles et injures à l’endroit du Prof. Njock Louis Richard, directeur de l’hôpital Laquintinie de Douala.

Le 17 janvier 2020, l’animateur et chef de chaîne de la radio « Amplitude Fm », Martinez Zogo est arrêté suite à une plainte déposée au Secrétariat d’Etat à la Défense, par Samuel Mvondo Ayolo, directeur du Cabinet civil, indiquent nos confrères du journal « Info Matin », dans sa parution du 22 janvier dernier. L’animateur est accusé selon nos confrères d’outrages à l’endroit de l’épouse du directeur du Cabinet Civil. Après quelques jours de garde à vue, il a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui.

12 journalistes en danger

Comme lui, plusieurs hommes de médias croupissent en prison en attente de leur jugement, c’est par exemple le cas de Paul Chouta arrêté depuis plus de 6 mois et qui est toujours en détention provisoire. Entre 2017 et 2019, « une douzaine de journalistes camerounais ont été arrêtés, intimidés ou menacés par des acteurs étatiques et non étatiques », indiquait l’ONG African Freedom of expression exchange dans un rapport sur la liberté de la presse au Cameroun.

Par Joseph Essama

Drame : Des militaires périssent sur la route de l’Est*

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Le choc est perceptible sur les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Des corps étendus sur le macadam, près d’Abong-Mbang. Deux véhicules gros porteurs sont dans un état défectueux. C’est le résultat d’un accident entre deux camions poids lourds. L’un transportait du bétail et roulait vers Yaoundé ; l’autre transportait des militaires pour les besoins de sécurité dans la région de l’Est, précisément à Abong-Mbang. D’après les informations du poste national de la Cameroon radio television (Crtv), rapportant des déclarations de témoins, le véhicule au bétail aurait effectué un « mauvais dépassement » pour trouver en face l’engin de l’armée.

Le premier bilan rendu public par la division de la Communication du ministère de la Défense (Mindef), l’on enregistre deux morts sur le carreau et huit blessés. Des responsables du secteur de santé militaire de l’Est rassurent sur le pronostic vital des blessés. Il n’y a pas des raisons de s’inquiéter outre-mesure pour les survivants, retient-on.

*Mise à jour à 20h35

Mbankomo : Un mort sur le carreau de la guerre Rdpc-Univers

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Eric Foyet, une menace pour le Rdpc à Mbankomo

C’est un coup de froid qui a traversé l’équipe de campagne du parti Univers dans le département de la Mefou et Akono. « C’est très compliqué pour moi. Je suis menacé de mort», a lancé Denis Omgba lundi soir, candidat du parti de Prosper Nkou Mvondo pour les municipales à la mairie de Mbankomo. Encore sous le choc de l’assassinat de L’assassinat d’un militant du nom de Hyacinthe Owona, originaire du village Okong, militant de son nouveau parti, le journaliste craint pour sa propre vie. Lui qui, comme nombre de jeunes de la Mefou et Akono, a rejoint les rangs du parti de Prosper Nkou Mvondo à l’occasion du double scrutin du 9 février 2020. Vingt-quatre heures après l’incident, on en sait un peu plus. « Il devait nous accueillir dans son village pour un meeting ; mais un de ses neveux qui l’a surpris au moment où il installait les chaises sur la place qui devait accueillir le meeting et lui a asséné des coups de machettes », raconte Eric Kennedy Foyet, a tête de liste Univers pour les municipales. Indiquant que la caravane du parti est arrivée quelques minutes seulement après l’incident. « Nous l’avons transporté pour l’hôpital, mais il est décédé en cours de route », regrette le candidat qui comptait beaucoup sur le défunt pour passer le message de campagne de la liste pour la conquête de la mairie de Mbankomo.

Le contexte dans lequel ce drame arrive peut aiguiser des soupçons. Déjà, le parti de Nkou Mvondo se tourne vers le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), principal adversaire et gestionnaire sortant de la mairie de cette localité. « Il ne comprenait pas que son oncle suive l’opposition», apprend-on dans l’équipe de campagne Univers qui se bat pour occuper les cœurs abandonnés par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, qui a raté de justesse de gagner cette mairie en 2013. Sous la conduite du même Eric Kennedy Foyet, le Mrc avait arraché presque 40% des voix contre le Rdpc.

On apprend que le présumé meurtrier court toujours plus de 24h après le forfait. L’équipe locale du parti Univers a saisi la gendarmerie par une plainte. En attendant l’issue qui devra aboutir certainement après le scrutin du 9 février, le parti ne compte pas se laisser distraire. Au nom de ce patriarche qui a ramé à contre-courant de sa famille pour suivre l’opposition.

Confédération africaine de football : Dernier round d’Inféodation

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Ahmad-Infantino. Qui dirige

La volonté de Giani Infantino est de voir la périodicité de la tenue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) passer de deux à quatre ans. Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA) a réitéré ce vœu plusieurs fois émis, à l’occasion du séminaire de la Confédération africaine de football (CAF) qui s’est ouvert ce 1er février au Maroc. Le président de la FIFA avance des arguments qui à son sens militent pour ce changement majeur auquel Issa Hayatou a toujours résisté en son temps. Le déficit d’infrastructures sportives et le défaut de visibilité marketing de la CAN : « Au niveau des infrastructures, j’ai voyagé dans 41 pays ; ce que j’ai vu, ce n’était pas une explosion des stades modernes», a-t-il fait le constat. Lui qui, au nom de la FIFA, accompagne le projet de modernisation des infrastructures sportives émis par Ahmad, le président de la CAF, objet même du séminaire organisé présentement en terre marocaine. Sur un autre plan, «Est-ce qu’on est vraiment convaincu que d’avoir une Can tous les deux ans, surtout à 24 équipes, c’est bien au niveau commercial ? » se demande-t-il. « En ce qui concerne les équipes nationales, ce n’était pas en augmentant le nombre de championnats, mais en faisant en sorte que quand on organise quelque chose, ça doit être le top», soutient-il. Quoi qu’il en soit, « la Coupe d’Afrique des nations génère aujourd’hui vingt fois moins que le championnat d’Europe», compare-t-il.

La périodicité de la CAN a toujours préoccupé la FIFA qui en réalité plaide en faveur de l’UEFA dont une bonne partie des clubs emploient les joueurs des équipes nationales de football africains. Un handicap pour nombre de clubs qui rechignent souvent à libérer leurs joueurs lors de la CAN. Mieux, la période de tenue de la CAN pose de sérieux problèmes à l’Union européenne de football association (UEFA). Dès sa prise de pouvoir, le successeur d’Issa Hayatou s’est attaqué à cette question, accédant à la demande de l’UEFA. La CAN a été déportée en juin-juillet, période qui correspond à la fin de saison dans la plupart des fédérations de football d’Europe. Mais dès la première édition de la CAN, notamment Egypte 2019, Ahmad a déchanté, et a déjà donné raison à son prédécesseur. La CAN camerounaise se tiendra en janvier-février, période jadis défendue par Issa Hayatou.

La FIFA et la tutelle

Restait la périodicité sur laquelle arc-boutent encore les décideurs de la CAF. Giani Infantino a saisi l’occasion du séminaire sur les infrastructures sportives pour battre campagne en vue de rallier à sa cause les présidents de fédérations africaines. « C’est votre décision, mais ce que je vous demande de discuter, de réfléchir, c’est de faire passer la CAN tous les quatre ans au lieu de tous les deux ans», a plaidé l’avocat d’Ahmad. Le Malgache, n’a pas réagi directement aux propos de son mentor. « Dans certains médias internationaux, le football africain a cette image pittoresque et colorée d’un sport de rue, des champs, ou des plages qui correspond à une certaine réalité, charmante certes mais qu’il nous incombe également de faire évoluer vers une autre dimension, celle des compétitions internationales où l’Afrique doit jouer totalement sa propre partition, toujours colorée, différente, particulière, diversifiée et conforme à ses traditions, à ses valeurs et contribuant au concert du football mondial», s’est-il contenté.

L’ex secrétaire général de l’UEFA devenu patron du football mondial, lui, jouit aujourd’hui d’une posture plus confortable pour faire aboutir ses ambitions. Lui dont l’institution a placé la CAF sous « tutelle » sur six mois. Echéance qui a expiré ce 31 janvier. Fatma Samoura, la secrétaire générale de la FIFA qui en assurait la présidence, a peut-être préparé le terrain. Il est fort probable qu’au moment où Ahmad reprend les rênes de la CAF, les jeux soient faits.

Management : L’équipe nationale A’ placée sous normalisation

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Les Lions indomptables A’ entament ce 4 février 2020 le 4ème regroupement en vue de la préparation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) Cameroun 2020 qui se déroulera du 4 au 25 avril prochain. Un dernier stage de présélection qui sera certes conduit par Yves Clément Arroga, mais en présence de quatre autres techniciens. Ainsi en a décidé le Pr Narcissse Mouelle Kombi, ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep). La note n’est pas rendue publique, mais des sources crédibles et concordantes citent Gweha Ikouam Fils, superviseur technique général, et de trois assistants que sont Martin Ndtoungou Mpile, Aboubakar Souleymanou et Agbo Hans. L’objectif de ce staff est de « s’assurer que les meilleurs joueurs camerounais du moment évoluant sur le continent africain sont convoqués en sélection nationale A’ ». Il s’agit d’une tutelle placée au-dessus du staff technique des Lions indomptables A’. D’autant plus que l’entraîneur est désormais comme sous surveillance. Par des techniciens qui ont certainement roulé leur bosse, mais qui pour la plupart, sortent d’une partie de chômage, excepté Aboubakar Souleymanou qui a remporté la Coupe du Cameroun 2019 avec Stade Renard de Melong. Gweha Ikouam est un ancien entraîneur adjoint des Lions indomptables, alors que Martin Ndtoungou Mpile est un des prédécesseurs d’Arroga. Agbo Hans, lui, est un ancien Lion indomptables qui s’est reconverti à l’entraînement, mais qui officie en intermittent, au Congo comme adjoint de Savoix à Fc Luppopo, et une pige d’une dizaine de jours à Mc El Eulma, 2ème division algérienne.

Rumeurs de pots-de-vin

C’est ce staff qui supervisera Clément Arroga. Avec Ndtoungou Mpile qui, en son temps, s’était déjà vu collé une équipe de scouts avec rôles de consultants, à l’occasion du Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2016. Ndtoungou Mpile qui n’avait toujours pas collaboré avec l’équipe jadis dirigée par Etienne Sockeng, directeur technique national adjoint N°2, se retrouve aujourd’hui au sein d’une autre équipe, cette fois-ci, pas seulement pour jouer les consultants, mais être des superviseurs, mieux de gardes-chiourmes. Mouelle Kombi a-t-il découvert les lacunes du technicien qu’il avait imposé aux Lions indomptables A’ en septembre 2019, à la surprise générale et en supplantant la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ? Rien n’est moins sûr, tant l’homme qui remplaçait Rigobert Song Bahanag, était étranger au football local, et a dû se rapprocher de ses paires locaux pour avoir une idée de la réalité du terrain. Aussi, ce renforcement du staff arrive dans un contexte marqué par des bruits de pot-de-vin au sein de la tanière. Ni l’« accusé », ni ses employeurs n’ont réagi à ces bruits de couloirs.

 

Cela arrive à trois mois du démarrage du Chan qu’abrite le Cameroun. Clément Aroga n est vers les derniers réglages pour la sélection finale des joueurs devant défendre les couleurs du Cameroun à domicile. Du coup, les plans techniques de l’homme peuvent être déjoués. En attendant, Arroga a signé convoqué 30 joueurs pour le stage qui démarre ce 4 février à Yaoundé.

Municipales et législatives 2020 : La paix préoccupe la société civile

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L’Ong «Wilpf Cameroon» et la plateforme «Femmes camerounaises pour les élections pacifiques et l’éducation à la paix» viennent d’organiser ces 24 et 25 janvier 2020 une session de recyclage à l’attention des moniteurs et monitrices, sur le monitorage du processus électoral. Dans le cadre du fonctionnement de la salle de veille instituée par Wilfp Cameroun il y a deux ans. Avec pour visée la prévention des conflits et la préservation de la paix à travers une salle de veille électorale. Ce, en prélude des élections municipales et législatives qui sont annoncées pour le 9 février prochain au Cameroun. Les participants ont été entretenus sur le monitorage de la dernière élection, l’enjeu des élections pacifiques, les aspects juridiques et techniques liés à la conduite du processus électoral, et l’observation électorale.

En effet, «dans le cadre du projet de prévention électorale que Wilpf Cameroon mène depuis 2016, l’une des articulations importantes est la veille citoyenne, la veille permanente. Cette veille est menée par des moniteurs et des monitrices », souligne Sylvie Ndongmo, la présidente de Wilpf Cameroun. Cependant, « les moniteurs ne sont pas des détectives. Ils ne substituent pas aux responsables des bureaux de vote. Ils accompagnent l’action qui est menée pendant la période électorale », recadre-t-elle. Ainsi, ces observateurs « indépendants » étant de témoins privilégiés du déroulement du processus électoral, se doivent d’être dotés de capacités de pouvoir jouer une partition pour la prévention des conflits et la préservation de la paix sociale.

Les observateurs ont été sensibilisés sur leur rôle dans la conduite des élections et le monitorage des élections de processus électoraux jugés paisibles, libres, crédibles et transparentes, le reporting d’une observation électorale, la planification et l’organisation des membres des Osc. En perspective du double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020. Elections au cours desquelles ces observateurs animeront la salle de veille électorale qui sera réactivée le 5 février prochain.

Leur tâche consistera en le recensement d’éventuelles alertes sur d’éventuels cas de violences, via le 8243, numéro vert qui servira pour les besoins de la cause. «Dans cette salle, on aura une vingtaine de téléopérateurs : c’est eux qui recevront du terrain tous les coups de fils, tous les cas d’alertes ; ces éléments seront transmis à la salle d’analyse, où on retrouvera des experts analystes : ils procèderont à des recoupements d’informations, à des analyses et à leur tour, ils transmettront leurs données à la salle de réponse, où on retrouvera d’imminentes personnalités capables d’influencer», précise la patronne de Wilpf Cameroun.

Dette intérieure: Etat débloque 100 milliards de FCFA 

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Le ministre des Finances a débloqué 100 milliards pour le règlement de la dette intérieure

Dans un communiqué signé le 29 janvier 2020, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, annonce la mise en paiement d’un montant total de 100 milliards de FCfa, au bénéfice des entreprises près ta ires de l’Etat. A en croire le document rendu public par le ministre Motazé, ces paiements concernent « les dépenses ordonnancées et prises en charge per les comptables publics, au titre des exercices budgétaires 2018 et antérieurs*. • S’agissant de l’exercice 2019, les paiements concernent, pour la paierie générale du Trésor, toutes les dépenses prises en charge jusqu’au 30 septembre 2019 et toutes les dépenses de moins de 50 millions, pour la période allant du 1er octobre au 30 décembre. Pour les autres circonscriptions financières, toutes les dépenses prises en charge jusqu’au 30 novembre*, précise le ministre des Finances.

A en croire Louis Paul Motazé, ces paiements sont consécutifs aux instructions du chef de l’Etat « relatives À l’apurement progressif de la dette intérieure*, et participent *de la volonté du gouvernement de poursuivre l’assainissement des finances publiques et de réduire progressivement les délais de paiement, afin de les contenir dans les 90 Jours après ordon-

nancement, conformément aux directives de la Cemac. Ces efforts seront poursuivis en 2020 grâce à l’amélioration de la qualité de la dépense, au renforcement de la discipline budgétaire et à une meilleure gestion de la trésorerie*.

Pour l’instant, il est difficile de quantifier le volume globale de la dette réclamée au Trésor public par les entreprises, en l’absence des résultats de l’audit annoncé il y a quelques mois par les pouvoirs publics, afin d’avoir une estimation exacte

de cette enveloppe. Au demeurant, l’on se souvient qu’au cours de la 126e session ordinaire de son Assemblée générale, tenue à Douala le 21 juin 2018, le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) avait indiqué que la dette réclamée par les entreprises à l’Etat camerounais était d’un peu plus de 700 milliards de FCfa. Une bonne partie de cette dette est constituée de crédits de TVA à rembourser aux entreprises exportatrices.

Depuis lors, le Trésor public a tant bien que mal effectué quelques paiements, mais le volume de l’endettement de l’Etat vis-è-vis des entreprises demeure important. A titre d’exemple, selon les chiffres révélés par le ministère des Travaux publics dans son projet de performances pour l’exercice 2020, les entreprises du BTP en activité au Cameroun réclament, à elles seules, une dette totale officiellement estimée à plus de 200 milliards de FCfa. En effet, depuis au moins 2 ans, ces entreprises se plaignent du non-paiement par l’Etat, des décomptes relatifs aux travaux réalisés dans le cadre de projets routiers.

Ces retards de paiements, qui prolongent les délais de réalisation des travaux d’infrastructures et par conséquent renchérissent les coûts du fait de la mobilisation prolongée des entreprises sur les chantiers, sont eux-mêmes consécutifs aux difficultés financières que vit le Trésor public depuis fin 2015, du fait de la conjoncture morose autour des prix des matières premières exportées, notamment le pétrole. Bien que ces prix repartent progressivement à la hausse, le pays fait face à une augmentation des dépenses sécuritaires, avec le déclenchement de la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, depuis fin 2016.

En effet, après le déploiement de l’armée dans l’Extrême-Nord depuis 2013, pour lutter contre les exactions de Boko H a ram, un nouveau front s’est (ait jour dans la partie anglophone du pays depuis 3 ans, contraignant le gouvernement À mobiliser plus de fonds pour éradiquer l’insécurité dans ces zones chaudes. Tout ceci se fait généralement au détriment de certaines dépenses, parmi lesquelles se trouvent souvent les paiements dus aux entreprises.

Avec Brice R. Mbodiam (l’Oeil du Sahel)

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