vendredi, mai 8, 2026
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Remise de peines : Mamadou Mota, Sisuku Ayuk, Mendo Ze… ne seront pas libérés

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Si aucun chiffre n’est donné au sujet du nombre de détenus qui seront libérés à la faveur de la commutation et des remises de peines décidée hier, apparaît à priori que les prisonniers politiques resteront en prison. A première vue, aucun détenu de poids ne bénéficiera de la clémence du président de la République. En effet, l’article 4 dudit décret restreint le bénéfice des mesures à ceux condamnés pour des peines autres que celles des prisonniers jusqu’ici considérés comme politiques et assimilés.
En commençant par les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) encore détenus dans des geôles. Notamment Mamadou Mota et ceux qui ont été condamnés avec lui lors de la mutinerie de juillet 2019 à la prison centrale de Yaoundé. Le premier vice-président du Mrc et ses acolytes font partie des personnes « condamnées pour des pour une infraction commise pendant qu’elles se trouvaient en détention ». Ces militants du Mrc n’avaient pas déjà été libérés en même temps que Maurice Kamto, pour les mêmes raisons.

Le second groupe de détenus qui ne bénéficieront pas de la remise des peines, est constitué des leaders de la crise dite anglophone. L’article 4 du décret présidentiel n’accorde pas de faveur aux personnes détenues pour « atteinte à la sûreté de l’Etat, pour infractions prévues au chapitre 2 de la Loi N°2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme,… » Les chefs d’accusation retenus contre Ayuk Tabe et ses compagnons d’infortune appartiennent à ce groupe. Pour la 3ème occasion, les leaders de la cause anglophone arrêtés au Nigeria en janvier 2018 manquent à l’appel de la libération de prisonniers.

Remise de peines taillées sur mesure

Enfin, il y a le groupe des clients de l’Opération Epervier. Si Polycarpe Abah Abah a déjà purgé sa peine de six mois pour tentative d’évasion, il devra rester en prison comme Jean Marie Atangana Mebara, Gervais Mendo Ze, Urbain Olanguena Awono, Edgard Alain Mebe Ngo’o, Atangana Kouna,… Ils ont en commun et diversement cumulés contre eux les condamnations pour « corruption, détournement de deniers publics,…».

Ainsi, Paul Biya qui a tardé à prendre la locomotive de la décongestion des prisons qu’avaient tôt emprunté beaucoup de présidents africains, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus qui impose parmi les mesures barrières la distanciation sociale, travaillait à tailler les mesures à la dimension des prisonniers les plus ordinaires. A priori donc, aucune grosse plume ne sera élargie. Et même, la liste des critères restrictifs est si longue que le décret présidentiel risque de ne pas avoir l’effet escompté. La surpopulation carcérale au Cameroun est un secret de polichinelle. Selon des chiffres annoncés à titre indicatif par la radio nationale, le pays de Paul Biya compte un peu plus de 30 mille détenus, contenus sur moins du tiers de l’espace prévu. En cas d’infection à coronavirus dans le pénitencier de Kondengui par exemple, ce serait une hécatombe.

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Tourisme : la destination Cameroun en berne

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Déjà en berne, le tourisme camerounais vit des jours encore plus difficiles depuis l’avènement du nouveau coronavirus. Si la pandémie a contraint les gouvernements du monde à prendre des mesures conséquentes pour bloquer la propagation du virus, la fermeture des frontières terrestres, maritimes et surtout aériennes met un terme à l’arrivée des touristes en terres camerounaises. Le séisme est mondial et il commence déjà à avoir des répercussions sur le Cameroun. La première, c(est incontestablement le report à une date ultérieure, du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) initialement prévu du 4 au 25 avril en cours.

« Comme avec le glissement de la date de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 initialement prévue au Cameroun, le report du Chan va entraîner un gros manque à gagner pour l’économie de notre pays en termes de recettes liées au tourisme », avoue sous le couvert de l’anonymat, un employé du ministère du Tourisme et des Loisirs (Mintourl). Si les chiffres officiels en termes de pertes n’ont cependant pas encore été communiqués, notre source croit savoir que ceux-ci ne seraient pas très loin des prévisions qui avaient été faites en marge de la CAN reportée de 2019. Selon les calculs de ce département ministériel, le Cameroun avait un objectif de 1000 touristes étrangers.

Lesquels devaient générer 75 milliards de francs CFA de frais de visa, 10 milliards de francs CFA de frais de timbres d’aéroport, 120 milliards de francs CFA de taxes touristiques reversées à l’Etat. Soit un total partiel de 205 milliards de francs CFA. Des investissements notamment attendus dans le transport, l’hébergement, la restauration, la communication téléphonique, l’artisanat et autres souvenirs, la visite des sites touristiques et les loisirs etc. Le coronavirus est donc venu fausser les prévisions. Et pas seulement pour le gouvernement. Les agences de tourisme et de voyages, habilitées à exercer sur le territoire national connaissent également les mêmes difficultés. Certains ont même dû mettre « une pause à durée indéterminée » à leurs activités.

Covid-19/Evènementiel : les entreprises étranglées

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Dans son plan de riposte contre la propagation du nouveau coronavirus, le gouvernement camerounais interdit les rassemblements de plus de 50 personnes. Une prescription qui n’est pas sans conséquence pour les petites entreprises, organisatrices d’évènements. « Dans l’événementiel, la situation est catastrophique et inédite en termes d’effondrement absolu d’une filière professionnelle », regrette Richard, promoteur d’une agence de communication.

La quasi-totalité des évènements pour lesquels son agence avait été sollicitée est annulée. « Il est devenu impossible d’organiser un simple anniversaire, dit-il, combien de fois une foire, un séminaire, une Assemblée générale, un mariage ? La situation est vraiment catastrophique ». D’après lui, il y a trois grandes familles d’événements professionnels : les événements récréatifs, sportifs et culturels ; les foires, salons et congrès ; et les évènements d’entreprises ou institutions (conventions de salariés, assemblées générales d’actionnaires, séminaires de commerciaux, lancements de produits…). Impossible d’organiser ces évènements qui regroupent pour la plupart du temps des centaines de personnes.

« Les organisateurs d’évènement eux-mêmes ont compris qu’il ne sert à rien de dépenser de l’argent pour un évènement dont la portée sera très très réduite car ne pouvant mobiliser qu’un nombre réduit de personnes cibles », appuie-t-il. Et il n’y a pas que les agences de communication ou événementielles qui sont touchées. D’autres Petites et Moyennes Entreprises évoluant notamment dans la location des salles, fabricants de décor, services traiteurs, prestataires techniques, hôtesses etc. ne sont pas épargnées.

Reconstruction Nord-Ouest et du Sud-Ouest : la difficile équation

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« Plusieurs sécessionnistes n’ont pas encore déposé les armes. Malgré le calme relatif observés dans ces les zones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, civils et militaires continuent à tomber au front de guerre ». Vielle de plus de trois ans, la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest continue à faire des victimes et inquiète Etah Divine Ashu, qui comme plusieurs camerounais se demande à quand la fin des hostilités.   Pour matérialiser le projet de paix qu’il a initié dans les deux zones en conflit, le président de la République a mis sur pied, le 3 avril dernier, un plan Marshall baptisé :  Plan Présidentiel de Reconstruction et de Développement des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest(Pprd-No/So). Ses objectifs : réhabiliter et aménager les infrastructures de base, revitaliser l’économie et promouvoir la cohésion sociale.  Une initiative saluée par plusieurs leaders qui félicitent les efforts consentis par le gouvernement dans le but ramener la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Pour l’avocat Agbor Balla, un des leaders de la contestation anglophone, « cette initiative est une preuve auprès des populations qui sont restées surplace et surtout des réfugiés internes et externes que le gouvernement est prêt à trouver une solution » à la crise qui sévit depuis plus de trois ans.

Difficile équation

Malgré la volonté de ramener la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l’Etat reste confronter à quelques groupes sécessionnistes qui refusent de déposer les armes. Des pourparlers ont ainsi été engagés pour convaincre ces jeunes à accepter l’initiative de paix. « La paix est préalable aux activités de reconstruction du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. C’est parce que ce préalable est capital que le gouvernement a mis en place la caravane de paix qui discute directement avec les groupes armés pour les convaincre de déposer les armes. Plus de 1000 sont déjà convaincus et certains d’entre-deux sont déjà parmi nous, car on leur a trouvé du travail », explique le professeur Cosmas Cheka, chef de département de English Law à l’université de Yaoundé II. L’enseignant de droit estime que l’initiative de « reconstruction des zones touchées est en elle-même un outil de la recherche de la paix et le désarmement » et espère que « les jeunes qui sont encore armés seront finalement convaincus de désarmer ».  Même si les groupes armés ne déposaient pas les armes, « leur réticence ne devrait pas empêcher le travail de reconstruction ».  Barrister Agbor Balla pense de son côté que la reconstruction doit commencer, car nul ne sait quand la guerre prendra fin. Il propose que la reconstruction commence dans les zones déjà en paix. Pour lui, l’initiative ne doit pas seulement viser à reconstruire, elle doit aussi s’appesantir à construire, car à cause des trois ans de guerre, ces deux régions accusent un retard infrastructurel sur les autres régions du pays.

Dépolitiser le plan de reconstruction

Dans les principales villes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest les populations sont majoritairement favorables à la reconstruction, à condition que le processus soit « dépolitisé et intègre les populations locales », souhaite Paul Atancho, observateur résident à Bamenda. Un point de vue que partage Agbor Balla. « Je suis déjà fier que le vice-président de ce plan de reconstruction soit un cadre du SDF, car cela montre la bonne foi du gouvernement », se félicite-t-il. Pour une opération réussie, l’avocat international propose que l’initiative intègre, « les villageois, les hommes d’Eglises, la société civile, les ONG et les partis politiques », car ce sont tous ces acteurs qui sont concernés par la reconstruction et il est d’abord question de réussir l’opération dans les mentalités.

Joseph Essama

Commerce : les approvisionnements désormais grippés

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Pour certaines entreprises spécialisées dans la distribution des produits alimentaires, les commandes ont réduit, passant de 30 000 tonnes à 20 000 tonnes.

Gabriel O, responsable des approvisionnements dans une grande entreprise spécialisée dans la distribution des produits alimentaires se tourne les pouces depuis quelques semaines au siège de l’entreprise à Douala. La cause ? « Depuis que le gouvernement a annoncé les premières mesures suite à la survenance du Covid19, nos activités tournent au ralenti. Nos commandes à l’extérieur ont baissé, ceci est d’autant plus vrai en ce sens que pour nous qui évoluons dans la vente du matériel de construction, les navires transportant nos marchandises n’accostent plus au Port Autonome. Du coup, on a dû mettre beaucoup de collègues en congés techniques », explique-t-il. La réalité semble être a peu près la même dans cette autre entreprise qui fait dans la grande distribution des produits alimentaires. « Si au Port Autonome de Douala, la bouée de base prenait 10 à 15 navires au même moment, pour éviter qu’il y ait affluence, on préfère faire entrer deux ou trois, notamment les navires contenant les produits alimentaires. », souligne Clément P, autre responsable approvisionnement dans une autre grande entreprise.

En ce qui concerne nos commandes, poursuit-il, « si on prenait 30 000 tonnes par mois, maintenant on est dans les 20 000 à 21 000 tonnes pour le compte du mois de mars ». Bien plus, ajoute-t-il, « plus grave, on touche désormais les stocks de sécurité, chose qu’on ne faisait pas avant. Il y a même des entrepôts qu’on a pratiquement vidé pour répondre à la demande ». Il faut rappeler que, indique Clément P, « nous recevons de manière récurrente des visites du délégué régionale du commerce qui vient s’assurer que nos produits sont mis à la disposition des commerçants, car si on constate que nos magasins sont saturés alors que les produits manquent sur le marché, nous aurons des sérieux problèmes ». Cette baisse d’activité n’est pas sans conséquences dans la vie de ces entreprises. « Nous avons des collègues qui sont déjà à 20 jours de congés techniques. Au départ, il était prévu qu’on devait permuter les équipes à raison de sept jours de travail chacune. Les premiers sont allés depuis le 2 avril, ils étaient censés reprendre mercredi le 8 avril. Mais au contraire ils ont dû recevoir des mails d’attente dans lesquels on leur disait d’attendre une semaine de plus. Il s’agit là de presque la moitié du personnel. Et on menace même d’envoyer d’autres pour réduire les dépenses de l’entreprise ».

Covid-19 : baisse du chiffre d’affaires des entreprises de 25 % à 70 %

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Tel est l’un des impacts du Covid-19 sur les entreprises auquel il faut ajouter les mises en congés techniques et les licenciements en série.

Vincent Kouete, secrétaire exécutif adjoint du Groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam) n’a pas fait mystère de son inquiétude sur les effets du Covid-19 sur les entreprises membres du Gicam. « La note s’annonce très salée pour nos entreprises », dit-il à l’entame de l’échange téléphonique avec Défis Actuels le 11 avril dernier. Avant de poursuivre « aujourd’hui, puisque l’heure est à sauver des vies, les entreprises ont pratiquement tout mis en berne. Douala, la capitale économique est désormais une ville en sommeil, il n’y a plus grand monde dehors, en dehors des débrouillards », souligne-t-il, dépité. Pour les entreprises structurées, ajoute-t-il, « c’est à la limite de la fermeture ou la faillite pour certaines ». Chiffre à l’appui, il argue que « pour le peu d’échantillon dont nous disposons en ce moment, plusieurs entreprises annoncent des baisses du chiffre d’affaires oscillant entre 25 % et 70 %, rien que pour le mois de mars 2020, comparé à la même période en 2019». Pour Protais Ayangma, président du groupement Entreprises du Cameroun (Ecam), les conséquences du Covid-19 sur les entreprises sont importantes et diverses : « du fait des incertitudes entretenues, de la réduction de la mobilité des personnes ou l’arrêt pur et simple de certaines activités, l’impact observable à court terme se traduit notamment par un ralentissement des investissements, une forte érosion de la production des entreprises et de leur chiffre d’affaires, une forte dégradation du portefeuille crédits des institutions financières, etc ». Plus grave déclare-t-il, « toute l’économie nocturne est en péril, bars, braiseurs, etc », avant de conclure que « les prévisions les plus optimistes tablent sur une perte d’au moins deux points de croissance de notre Produit Intérieur Brut ».

Congés techniques et licenciements en série

La violence avec laquelle la Covid-19 sévit sur les entreprises contraint désormais celles-ci à procéder à des mises en congés en série, voir à des licenciements. « Depuis le début du mois d’avril, une partie de notre personnel est en congés techniques », informe Solange B, responsable des ressources humaines dans une entreprise de la ville de Douala. La situation est identique dans cette autre entreprise brassicole basée dans cette même ville. « Ici chez nous, tous ceux qui avaient déjà 12 mois de présence ont été systématiquement mis en congés annuels depuis le 1er avril. Et pour ceux dont la présence sur le site n’est pas nécessaire, ils travaillent à partir de leurs domiciles. Toutes ces mesures visent à réduire les charges sur l’entreprise ». Claver P, responsable d’hôtel présente quant à lui un tableau bien plus sombre pour son activité. « Si la situation ne s’améliore pas, on va déboucher à des fermetures des établissements hôteliers, simplement parce qu’il n’y a plus de clients. On est passé d’une moyenne de 100 clients par jour à a peine 10. Et il s’agit pour la plupart des touristes qui ne peuvent pas se déplacer du fait de cette pandémie. Tout ceci a fait chuter nos recettes mensuelles de plus de 50 % », expliquait-il à Défis Actuels le 10 avril dernier.

Covid-19 : les secteurs économiques les plus affectés

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impact du covid-19 : la diversification des économies comme solution

La planète toute entière est secouée par une crise sanitaire causée par la propagation du nouveau coronavirus. S’il faut prendre au sérieux cette pandémie qui a déjà fait des dizaines de milliers de décès à travers le monde dont 12 au Cameroun depuis le début de l’année, l’une des premières victimes de ce virus est l’économie. Au Cameroun, la mise en œuvre par le gouvernement, des mesures de lutte contre la propagation de la maladie (fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, arrêt des cours dans les établissements scolaires et les universités, fermeture des bistrots, restaurants et commerces à 18 heures etc.) a provoqué un coup d’arrêt brutal pour de nombreuses activités économiques.

Les entreprises du secteur privé sont prises en tenaille, et pourront connaitre une baisse de chiffre d’affaires pouvant évoluer entre 25 % et 70 %. Les patrons du secteur privé multiplient à cet effet les appels à l’aide à l’attention des pouvoirs publics. Le commerce est au ralenti. Et les effets de ce ralentissement pourraient entraîner un double choc. D’abord un choc de l’offre avec une baisse importante des approvisionnements. Selon les experts, certaines entreprises spécialisées dans la distribution des produits alimentaires voient leurs commandes dégringolées, passant de 30 000 tonnes à 20 000 tonnes. Alors que le second choc est relatif à la demande qui, elle, baisse également. Une baisse due notamment par une diminution des revenus des consommateurs. Si l’on n’en est qu’aux prémices de la crise sanitaire, l’impact sur des secteurs comme le commerce, les transports, l’hôtellerie et restauration, la religion et le tourisme, commence ainsi à se faire sentir.

Etoudi : Brenda Biya donne un signe de vie de Paul Biya

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Ce n’est pas le Cabinet civil qui a pris le l’initiative de publier les images de président de la République, mais c’est bien Brenda Biya, l’unique fille du chef de l’Etat camerounais qui a pris sur elle de donner un signe de vie de son père. Samedi dernier, la fille de Paul Biya a posté une photographie de son géniteur sur la stories de sa page Facebook officielle. Sur l’image qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, on peut voir le président camerounais, sourire détendu, habillé en saharienne rose et affichant un embonpoint. Même si cette publication de la fille du chef de l’Etat n’est pas accompagnée d’un commentaire, elle vient, selon l’analyse de certains internautes, sonner le glas de toute la polémique qui a secoué les réseaux sociaux ces trois dernières semaines, sur la prétendue mort de Paul Biya. « C’est une image récente », écrit un internaute sur sa page.

Tout est en effet parti de l’avion médicalisé suisse qui, juste avant la fin du mois de mars avait atterri à Douala pour transporter les ressortissants helvétiques bloqués au Cameroun à cause de la pandemie du coronavirus. Les réseaux sociaux avaient alors récupéré cette actualité et ont laissé entendre que cet avion avait transporté le président de la République malade, qui serait mort quelques heures après.  Malgré le démenti formel de René Sadi porte-parole du gouvernement qui avait assuré « la communauté nationale et internationale de l’excellente forme du chef de l’Etat », la rumeur a continué à provoquer une vague de réactions sur la toile au point de faire l’objet des récupérations politiques.

Pro et anti Biya se choquent

La rumeur de la mort de Paul Biya avait créé un choc entre ses opposants et à ses partisans.  Christian Penda Ekoka leader du Mouvement Agir s’était dit embarrassé entre les propos de l’activiste qui avait annoncé la mort de Paul Biya et ceux de René Emmanuel Sadi, porte-parole de son gouvernement qui avait fait le démenti. Pour départager les deux sources, Christian Penda Ekoka avait estimé que Paul Biya est « un mort vivant ». Emboitant le pas à cette sortie, Maurice Kamto, avait affirmé que « monsieur Biya doit assumer par lui-même la fonction présidentielle, faute de quoi le peuple sera en devoir de constater sa défaillance et d’en tirer toutes les conséquences », il avait ainsi donner è jours au chef de l’Etat pour s’adresser à la nation ».

La réaction des partisans de Paul Biya ne s’est pas faite attendre. Grégoire Owona, le secrétaire général adjoint du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) n’avait pas dissimulé sa colère : « monsieur Kamto, qui êtes-vous pour donner un ultimatum de sept jours à un chef d’Etat ? », avait-il demandé dans une sortie tonitruante qu’il a publiée sur Facebook. Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, évoquant la nature taciturne du chef de l’Etat camerounais, avait tenu à préciser que Paul Biya « n’est pas un autocrate ou un potentat qui se complait dans la gesticulation oratoire, il ne parle pas à tort et à travers »

Joseph Essama

Remise des peines : pourquoi Paul Biya a pensé aux condamnés

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Dans ses prérogatives de président du Conseil supérieur de la magistrature, le président de la République a signé mercredi dernier un décret portant commutation et remise des peines de certains prisonniers. Cette décision qui a été saluée par les défenseurs des droits de l’Homme, qui félicite « une avancée des droits de l’Homme au Cameroun », semble être justifiée par certains mobiles.

Le coronavirus

Le 13 avril dernier, une manifestation a failli secouer la prison centrale de Kondengui. Le mouvement est parti d’une rumeur qui annonçait la présence de plusieurs malades du Covid-19 au sein de ce pénitencier. Les deux cas suspects ont été évacués sans un test qui confirme leur statut sérologique. Au regard de l’actualité largement dominée par la montée sans cesse des cas de cette pandémie au Cameroun, les autorités craindraient selon certains avis, que les prisons du Cameroun se transforment en foyer de propagation de la maladie.

La décongestion des prisons

Dans une récente déclaration, la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU Michelle Bachelet a appelé à la libération des détenus à travers le monde pour éviter que la pandémie de Covid-19 ne fasse des ravages dans les prisons, réputée pour leur surpopulation carcérale.  Selon des statistiques récentes, le Cameroun compte près de 31.000 prisonniers. Une population carcérale qui va croissant dans un contexte où « les conditions de détention sont favorables à la propagation de l’épidémie ». Les ONG des droits de l’Homme qui n’ont eu de cesse d’appeler à la décongestion des prisons déplorent par exemple que la prison de Kondengui accueille plus de trois fois la population prévue lors de sa construction.

La restauration de l’Etat de droit

Le Cameroun est depuis longtemps la cible des critiques des ONG des droits de l’Homme. Au sujet des prisons, ces ONG accusent le pays de Paul Biya de ne pas respecter les conditions de détention des prisonniers, notamment la Convention relative au traitement des prisonniers. C’est en réponse à ces critiques, ainsi qu’en témoignent certains avis, que le président de la République a signé le décret de mercredi dernier.  Selon Onambele Balla défenseur des droits de l’Homme « le décret de Paul Biya est à saluer, car il permettra de restaurer l’Etat de droit dans une certaine mesure ».

L’appel de la communauté internationale

« Les gouvernements et les autorités compétentes doivent travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention en libérant, par exemple, les détenus les plus âgés et les malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible, » avait déclaré Michel Bachelet la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU. A sa suite, Maximilienne Ngo Mbé, directrice du Réseau des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique centrale (Rhedac), a écrit aux chefs d’État de l’Afrique centrale, dont le Cameroun pour demander à son tour la libération de certains prisonniers.

Joseph Essama

Nouvelle activité postale:Cabral Libii dénonce une loi vorace et obsolète

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Le projet de loi sur la réforme de l’activité postale a été adopté il y a quelques jours à l’Assemblée Nationale. Selon l’exposé des motifs défendus à cette occasion par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, le projet de loi qui contient 101 articles « ambitionne régir cette activité (activité postale) qui se pose comme l’un des piliers de la croissance économique et du développement durable, au regard de sa transversalité ». Pour le mener à bien, son « gouvernement entend se donner les moyens de redéployer sa stratégie de développement de ce secteur ».  Pour le gouvernement, ce projet de loi viendra combler les défaillances observées dans le secteur postal, notamment l’appropriation et l’intégration déficitaires des technologies de l’information et de la communication.

Les réserves de Cabral Libii

Face à cet optimisme du gouvernement Cabral Libii député du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale n’a pas manqué d’exprimer ses réserves.  Dans une intervention à la tribune du parlement, le député du Nyong et Kelle a déroulé ce qu’il considère comme les limites de ce projet de loi. « Comment être sûr qu’après la promulgation de cette loi, nous ne rentrerons pas à l’âge de la pierre taillée où un courrier qui par d’une agence de voyage et arrive le même jour, n’arrivera pas une semaine après » lorsqu’il est envoyé par poste, « pourquoi prendre le risque de préjudicier autant les Camerounais, alors que le fameux plan de relance de la Campost n’en est encore qu’aux grandes annonces » a demandé Cabral Libii.  Au cours de la conférence annuelle des services de son département ministériel, Minette Libom Li Likeng avait indiqué que :  la nouvelle activité postale essentiellement régie par l’amélioration de sa gouvernance et de son administration, va s’inscrire dans une approche basée sur les résultats.

Une pression fiscale à outrance

Abordant l’aspect de la redevance postale énoncée à l’article 19 du projet de loi soumis à l’étude des députés, le leader du Pcrn affirme que cette disposition pose deux problèmes : « celui de la surcharge contributive et celui de la valeur ». Il constate qu’il « n’est dit nulle part que les entreprises du secteur sont exonérées des autres charges fiscales ». Au contraire ces entreprises sont « astreintes à une redevance de pas moins de 4% hors taxes, c’est-à-dire sur la base des encaissements bruts ». Pour Cabral Libii, « cela s’assimile, dans un contexte où le patronat dénonce depuis longtemps des pressions fiscales excessives, à une asphyxie programmée et à une évasion préméditée ». Pour le Minpostel, cette nouvelle disposition a été relevée pour permettre à ce secteur d’activité de contenir la montée en puissance du numérique et l’entrée de nouveaux opérateurs sur le marché, dont la plupart exercent sans aucun respect des lois et règlements de la République. Cette loi s’inscrit donc en droite ligne de la campagne d’assainissement engagée en 2019, pour mettre fin à cette situation quasi anarchique où règne la concurrence déloyale.

Pour finir, Cabral Libii dénonce le fait que malgré les discours à la fois du président de la République et de Minette Libom Li Likeng, sur la promotion du numérique, la loi qui a été votée ne « porte pas une empreinte forte du numérique ».  Argument non fondé selon Minette Libom Li Likeng. Au contraire, avait-t-elle indiqué dans une interview donnée en début d’année, la réforme du secteur postal, vise à « faire de la poste camerounaise un secteur moderne, instrument d’inclusion numérique et financière et donc, cœur du développement de l’économie numérique au Cameroun ».

Joseph Essama

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