Commerce : les approvisionnements désormais grippés

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Pour certaines entreprises spécialisées dans la distribution des produits alimentaires, les commandes ont réduit, passant de 30 000 tonnes à 20 000 tonnes.

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Gabriel O, responsable des approvisionnements dans une grande entreprise spécialisée dans la distribution des produits alimentaires se tourne les pouces depuis quelques semaines au siège de l’entreprise à Douala. La cause ? « Depuis que le gouvernement a annoncé les premières mesures suite à la survenance du Covid19, nos activités tournent au ralenti. Nos commandes à l’extérieur ont baissé, ceci est d’autant plus vrai en ce sens que pour nous qui évoluons dans la vente du matériel de construction, les navires transportant nos marchandises n’accostent plus au Port Autonome. Du coup, on a dû mettre beaucoup de collègues en congés techniques », explique-t-il. La réalité semble être a peu près la même dans cette autre entreprise qui fait dans la grande distribution des produits alimentaires. « Si au Port Autonome de Douala, la bouée de base prenait 10 à 15 navires au même moment, pour éviter qu’il y ait affluence, on préfère faire entrer deux ou trois, notamment les navires contenant les produits alimentaires. », souligne Clément P, autre responsable approvisionnement dans une autre grande entreprise.

En ce qui concerne nos commandes, poursuit-il, « si on prenait 30 000 tonnes par mois, maintenant on est dans les 20 000 à 21 000 tonnes pour le compte du mois de mars ». Bien plus, ajoute-t-il, « plus grave, on touche désormais les stocks de sécurité, chose qu’on ne faisait pas avant. Il y a même des entrepôts qu’on a pratiquement vidé pour répondre à la demande ». Il faut rappeler que, indique Clément P, « nous recevons de manière récurrente des visites du délégué régionale du commerce qui vient s’assurer que nos produits sont mis à la disposition des commerçants, car si on constate que nos magasins sont saturés alors que les produits manquent sur le marché, nous aurons des sérieux problèmes ». Cette baisse d’activité n’est pas sans conséquences dans la vie de ces entreprises. « Nous avons des collègues qui sont déjà à 20 jours de congés techniques. Au départ, il était prévu qu’on devait permuter les équipes à raison de sept jours de travail chacune. Les premiers sont allés depuis le 2 avril, ils étaient censés reprendre mercredi le 8 avril. Mais au contraire ils ont dû recevoir des mails d’attente dans lesquels on leur disait d’attendre une semaine de plus. Il s’agit là de presque la moitié du personnel. Et on menace même d’envoyer d’autres pour réduire les dépenses de l’entreprise ».

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