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Diplomatie : Henry Barlerin dit au revoir à Paul Biya

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Avec le départ de peter Henry Barlerin, Paul Biya retrouve le sourire

L’image publiée à l’issue de l’audience d’au revoir que le président camerounais a accordé à l’ambassadeur américain est révélatrice de l’esprit de convivialité qui a prévalu lors de cette rencontre. Sur la photo diffusée sur les pages officielles de la présidence de la République, on peut voir un échange amical de cadeaux entre le président camerounais et l’ambassadeur américain. Un instant symbolique qui immortalise la dernière rencontre entre Paul Biya et le diplomate américain. En effet, cette audience rentre dans tradition diplomatique qui veut qu’à la fin du séjour diplomatique de chaque ambassadeur, que celui-ci sacrifie à un rituel d’au revoir auprès du chef de l’Etat du pays qui l’a accueilli.
Rien n’a encore filtré des échanges entre Paul Biya et Peter Henri Barlerin, mais l’on imagine qu’il a certainement été question des relations diplomatiques entre le Cameroun et les Etats-Unis, et sans doute de l’avenir de l’ambassadeur qui quitte le Cameroun.

Nommé ambassadeur du Cameroun en 2017, le séjour de Peter Henry Barlerin au Cameroun n’a pas été un long fleuve tranquille. C’est sous son magistère que le pays de Donald Trump a décidé de réduire l’aide militaire apporté au Cameroun de près de 9 milliards de francs CFA. C’est aussi sous lui que les Etats-Unis ont triplé l’aide au VIH au Cameroun, encourageant le gouvernement camerounais d’avoir éliminé plusieurs frais relatifs au dépistage ou à la prise en charge des malades du VIH. Le diplomate américain aura marqué l’actualité par ses prises de position notamment sur la crise anglophone. Dans une de ses déclarations en 2018, l’ambassadeur américain avait condamné les exactions de l’armée camerounaise et suggéré au chef de l’Etat de ne plus présenter sa candidature à l’élection présidentielle qui devait se dérouler en octobre de la même année. Une sortie qui lui avait valu une convocation du le ministre des Relations extérieures. Tout au long de son séjour, l’attitude critique de l’ambassadeur sortant des Etats-Unis a contribué à crisper les relations diplomatiques entre Washington et Yaoundé. Un climat tendu qui ne s’est pas amélioré jusqu’au départ de ce diplomate qui a exercé pendant trois années en terre camerounaise. Peter Henry Barlerin s’en va donc laissant derrière lui, un conflit qu’il a voulu aider le Cameroun à résoudre.

Par Joseph Essama

Médias : Pourquoi Cabral Libi’i a été déprogrammé de « scènes de presse »

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Alors qu’il s’apprêtait à participer à l’émission dominicale diffusée sur les antennes de Crtv, le député du Parti Camerounais pour la Réconciliation nationale (PCRN) a été notifié de son retrait de la liste des panélistes. Une situation que le directeur général de la Crtv lie à la crise sanitaire actuelle
L’’affaire Cabral Libii n’arrête pas de susciter l’indignation des internautes. Invité à l’émission « scène de presse » sur la Crtv dimanche dernier, le député du Pcrn s’est vu signifier 5 heures avant qu’il ne pouvait plus prendre part à ce programme, prévu le même jour à 21h. C’est le député lui-même qui a annoncé la mauvaise nouvelle dans les réseaux sociaux : « j’apprends à l’instant (15h29) qu’instruction a été donnée de me décommander du plateau de l’émission Scènes de presse de ce soir 12 juillet 2020 sur la Crtv (21h). L’échange devait porter sur le thème : « Cameroun quelle diaspora ? », avait-il écrit déçu, sur a page Facebook. Après cette sortie, une vague d’indignation des internautes est montée face à « cette démarche incongrue et surprenante de la part d’une chaîne de télévision nationale », selon Armand Okol, secrétaire national à la presse. Des remous qui ont forcé la Crtv à s’exprimer sur le sujet. Dans sa sortie, le chef de division de la communication et de la coopération de la télévision nationale Crtv donne les raisons qui ont poussé à écarter Cabral Libii de l’antenne.

Erreur de communication

« L’émission Scènes de presse » a depuis la survenance du Covid-19, pris l’option de privilégier l’explication au débat, accueillant donc un seul invité et un journaliste sur le plateau pour approfondir les explications de l’invité. Or sur la thématique prévue en débat, il se trouve que les deux invités pressentis étaient tous parlementaires et mobilisés sur les questions relatives à la diaspora. C’est dans cet esprit que le choix s’est porté sur le seul président du Réseau des Parlementaires de la Diaspora, l’honorable Henri Louis Ngantcha », a-t-elle expliqué dans un communiqué publié le 14 juillet dernier.

Pour Armand Okol, secrétaire national à la presse, à l’information et à la propagande du Pcrn, la Crtv dans sa sortie s’est fondue dans une méprise de destinataire. « C’est une erreur monumentale d’adresser ledit communiqué à l’opinion en lieu et place d’une lettre d’excuse formelle directement adressée à Cabral Libii signée par le directeur général de la Crtv en personne », a-t-il argué.

La carte de l’apaisement

Au plus fort de l’indignation qu’a causé son éviction de l’émission dominicale diffusée à la chaine nationale, le député du Pcrn préfère jouer la carte de l’apaisement. « Chers camarades et sympathisants, après l’impair médiatique de dimanche, il y’a eu un défoulement légitime de colère. Mais à l’avenir restons placide. La hauteur conquise nous interdit de sursauter à la moindre déconvenue et de nous agiter telle une meute, surtout pour si peu, lorsqu’on a connu bien pire. Alors page tournée retour au travail ».

Par Joseph Essama

Corps de la magistrature : dysfonctionnements et frustrations

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La réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature qui va se tenir dans les prochains jours, arrive dans un contexte où les professionnels de la justice dénoncent plusieurs dysfonctionnements et des frustrations qui plombent ce corps de métier. Selon plusieurs magistrats, la plupart des dysfonctionnements que connait le corps de la magistrature sont inhérents à la loi du 26 novembre 1982, portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette loi stipule en son article 38 que « le Conseil Supérieur de la Magistrature se réunit à la présidence de la République, sur convocation du président de la République. » Cette loi ne dit malheureusement rien sur la périodicité de la tenue des réunions du Conseil.

Ce qui pour certains magistrats est parfois cause de dysfonctionnements graves au sein des institutions judiciaires. « C’est le président de la République qui nomme les magistrats du siège après la tenue du Conseil Supérieur de la Magistrature. Etant donné qu’il n’y a pas de délais pour la tenue du Conseil, le président peut décider de le convoquer trois ou quatre ans après comme c’est le cas en ce moment. Imaginez- vous donc dans une cour qui n’a pas assez de juges, qu’un des juges viennent à décéder ; il sera difficile que cette cour continue de fonctionner normalement, car pour qu’une décision de justice soit valide, il faut que le collège des juges qui l’a rendue soit constitué d’au moins trois magistrats. Hors il se trouve parfois que dans une cour qui n’a que 5 juges, qu’un décède et que deux soient empêchés au même moment. Cette cour ne peut donc pas fonctionner tant que l’un ou l’autre des juges ne s’est pas rendu disponible. On le vit depuis plusieurs mois à la Cour d’Appel de l’Extrême-Nord. Le président de cette cour est décédé et ses deux substituts sont malades », dénonce un magistrat retraité.

Entre autre dysfonctionnement, l’âge de départ à la retraite. Pour les magistrats de 4e grade, l’âge de départ à la retraite est de 65 ans contre 58 ans pour ceux de grade inférieur. « Le problème ici est que certains magistrats ne portent pas le 4e grade du fait que les réunions du Conseil Supérieur de la Magistrature ne sont pas régulières. Regardez un magistrat qui avait 56 ans le 20 janvier 2017 date à laquelle s’est tenue la dernière réunion du Conseil. En 2018, ce magistrat remplit toutes les conditions pour passer au grade supérieur, or il se trouve que le Conseil ne se tient qu’en 2020. Vous voyez clairement qu’il va prendre sa retraite en 2019. Celui-là est donc victime de la loi qui organise son corps de métier. Et voilà parfois le début des frustrations », se plaint un autre magistrat. Par ces dysfonctionnements, on se retrouve dans une situation aujourd’hui où tous les présidents des chambres de la Cour suprême ainsi que plusieurs magistrats du siège ont largement dépassé l’âge de départ à la retraite, mais restent en fonction en attendant la tenue du Conseil.

A côté de cela, il y’a des élèves qui sortent de l’Enam et qui font plusieurs années en chômage en attendant que le Conseil siège pour leur affectation. La plupart des professionnels de la magistrature rencontrés proposent que la loi portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature soit modifiée.

Par Joseph Essama

Justice : les enjeux de la réunion du Conseil supérieur de la Magistrature

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Après plus de 3 ans de l’léthargie, le Conseil Supérieur de la Magistrature va enfin se réunir. La décision portant convocation dudit Conseil et signée par le président de la République le 8 juillet 2020, indique qu’« une réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature est convoquée et se tiendra à la salle des conseils de la présidence de la République, palais de l’Unité, le jeudi 06 août 2020 à partir de 10 heures ». Cette décision n’évoque pas les points qui seront inscrits à l’ordre du jour, mais au regard du texte fixant l’organisation et le fonctionnement dudit Conseil, l’on ne doute pas que les enjeux de cette réunion seront cruciaux pour le corps de la magistrature. L’on sait par exemple que la réunion du 6 août prochain abordera en priorité la question du recrutement des magistrats.

En effet, depuis 2017, les cuvées d’auditeurs de justice sortis de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) n’ont jamais été intégrées. C’est dire qu’au moins trois promotions de magistrats attendent d’être recrutées. Des sources auprès du ministère de la Justice évaluent à plus d’une centaine, le nombre de magistrats concernés. « Le Conseil Supérieur de la Magistrature évoquera aussi la question d’affectation et de nomination des magistrats du siège dans les fonctions judiciaires et les mutations des magistrats du siège au parquet ou des magistrats du parquet au siège », tel que le stipule l’article 11 du texte portant organisation et fonctionnement de cette instance. A ce jour, plusieurs postes du siège sont vacants à cause des décès des magistrats qui y siégeaient. C’est le cas à la Cour d’appel de l’Extrême-Nord, ou encore au Tribunal administratif d’Ebolowa. Les magistrats George Gang et Lydie Mendo respectivement président de la Cour d’appel de l’Extrême-Nord et présidente du Tribunal administratif d’Ebolowa décédés depuis plusieurs mois n’ont jamais été remplacés. En outre, le Conseil supérieur de la Magistrature devra établir les tableaux d’avancement des magistrats du siège, en vue d’une promotion de grade. En plus de cela, les treize membres non magistrats nouvellement nommés au Conseil Supérieur de la Magistrature vont prêter serment devant le président de la République, conformément à l’article 6 du texte portant organisation et fonctionnement du Conseil.

Discipline

La réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature prévue le 6 août prochain sera aussi l’occasion de prononcer des sanctions à l’encontre de certains magistrats du siège accusés de violation du statut de la Magistrature. A en croire l’article 13 du texte fondateur de cette instance, le « Conseil Supérieur de la Magistrature sert d’organe disciplinaire pour les magistrats du siège. A cet effet, il instruit les dossiers disciplinaires, et donne son avis au président de la République, sur les sanctions susceptibles d’être prononcée à l’encontre desdits magistrats ». Des sanctions qui vont du simple avertissement à la révocation.

Par Joseph Essama

Electricité : Eneo revient à son ancienne méthode de facturation

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Eneo met un terme à sa méthode d’estimation de la consommation de ses clients. Le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun revient à son ancienne méthode. «L’entreprise rebascule sur la relève systématique dans les agences où l’estimation était expérimentée», a annoncé la Direction Générale dans une lettre adressée aux consommateurs le 12 juillet 2020. Autre changement annoncé en matière de relève, Eneo annonce qu’il va tester «la relève confiance (auto-relève)», qui consiste à faire relever l’index de la consommation par le client lui-même, qui le transmettra ensuite à l’entreprise par des canaux précis. Sur les factures de consommations mensuelles estimées, l’entreprise annonce la mise en place d’un dispositif spécial de prise en charge accélérée des réclamations y relatives. Le consommateur, s’il en reçoit une, est prié d’envoyer à Eneo, sa requête avec une photo actualisée de son index. «Les réclamations seront traitées en 72 heures», précise le top management de l’entreprise. Et d’annoncer la mise en place imminente d’un Centre d’appel dédié aux problèmes de factures.

Telles sont en effet les premières mesures prises par le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun à l’issu d’un feuilleton qui a débuté au mois de mai dernier. Au cours de ce mois-là, l’entreprise en charge de la production et de la distribution de l’électricité dans le pays, a décidé de changer de méthode d’évaluation des consommations des clients. La nouvelle méthode, qui a fait l’objet d’une phase pilote en 2019, avant d’être étendue à 30 % de ses clients des villes de Yaoundé et Douala à partir de cette période, consistait à ne plus relever les index des compteurs chaque mois, mais à une fréquence d’une fois tous les deux ou trois mois. «Cette méthode pouvait donner une impression de surfacturation ou de sous-facturation, selon que l’estimation est minorée ou majorée. Quand on prend le compte d’un client sur plusieurs mois de relève, l’estimation faite du nombre total de kilowatts par heure facturés correspond au nombre total de ce qu’il a consommé. Seulement, il y a eu des factures plus grosses que d’habitude et que les consommateurs dénoncent, soit des factures plus maigres et pour lesquelles les consommateurs concernés restent muets», renseigne sous cape, un employé de l’entreprise. Une expérimentation manquée qui a tout de suite provoqué le courroux de plusieurs consommateurs qui n’ont pas hésité de charger Eneo dans les médias les réseaux sociaux. Au point d’attirer l’attention de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (Arsel) qui, dans une lettre datée du 11 juin 2020, somme Eneo de suspendre «l’opération d’estimation des index des compteurs électriques». Selon l’Arsel, cette méthode n’avait rein de vraiment légale, puisqu’étant «une violation des dispositions» réglementaires en matière de tarification des consommations d’électricité au Cameroun.

Le 1er juillet 2020, c’est le ministre de l’Eau et de l’Energie qui est monté au créneau. Dans une correspondance adressée au directeur général d’Eneo, Gaston Eloundou Essomba, qui redoute des «troubles à l’ordre public» suite au courroux des consommateurs, enjoint au distributeur de l’électricité de «suspendre sans délai la procédure d’estimation de la facturation» des clients. Par ailleurs, le ministre exige de l’entreprise de production et de distribution de l’électricité le paiement de pénalités aux clients, au cas où leurs réclamations ne seraient pas traitées dans les délais.

Par Arthur Wandji

Opération Epervier : Mebe Ngo’o et son épouse demandent une mise en liberté provisoire

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Le couple Mebe Ngo‘o sera fixé sur son sort le 21 juillet prochain. L’ancien ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense et son épouse avaient saisi, le 18 juin dernier, le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi, de deux requêtes pour leur mise en liberté provisoire.

Une première audience s’est tenue le 09 juillet « dans le cabinet de l’un des magistrats de cette juridiction. Agissant en qualité de juge des libertés, ce magistrat a écouté les arguments des avocats du couple Mebe Ngo’o et ceux de leur contradicteur commun, le procureur de la République près le TGI du Mfoundi, avant de donner un délai de douze jours pour rendre sa décision », informe Kalara, le journal de Christophe Bobiokono.

Détenus provisoirement depuis le 8 et le 11 mars 2011, des faits présumés de détournement de biens publics, corruption active, blanchiment aggravé de capitaux, délit d’initiés, intérêt dans un acte et violation de la réglementation des marchés publics pour l’ancien ministre. Et de complicité de détournement de biens publics, blanchiment de capitaux et de complicité de corruption active, pour son épouse Minla Nkoulou Bernadette, le couple Mebe Ngo’o avait vu sa détention provisoire prolongée en septembre dernier. Pour justifier leurs demandes de mise en liberté provisoire, les deux détenus brandissent l’article 9 alinéa 3 de la loi portant création du Tribunal Criminel Spécial. Cette disposition prévoit que « l’information judiciaire est clôturée par le juge d’instruction dans un délai maximum de 180 jours, soit six mois après le réquisitoire introductif d’instance ». Selon leurs avocats, l’information judiciaire de M. Mebe Ngo’o a pris fin le 8 septembre 2019 et celle de son épouse le 11 septembre 2019.

Un plaidoyer que le parquet rejette, estimant que le couple Mebe Ngo’o et leurs conseils confondent « le régime de clôture de l’information judiciaire avec le régime de détention provisoire, deux situations juridiques qui ne seraient pas liées, selon le représentant du ministère public ».

Joseph Essama

Conseils régionaux : Paul Biya fixe les caractéristiques des insignes et attributs

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L’élection des conseillers régionaux est imminente. L’on ne connait certes pas encore quand elle va se tenir cette élection, mais l’on peut au regard de l’évolution de l’actualité, imaginer que le corps électoral pourra être convoqué dans un futur pas très lointain. Pour confirmer cette hypothèse, le président de la République a signé le 13 juillet dernier, un décret déterminant les caractéristiques des attributs des conseillers régionaux et municipaux. Du texte signé par Paul Biya, l’on apprend que les attributs et les insignes officiels sont de quatre ordre : l’écharpe ; l’insigne ; l’épinglette et la cocarde. Leur port est obligatoire suivant les cérémonies suivantes « les fêtes et cérémonies officielles, les visites des autorités gouvernementales et hautes personnalités dans la collectivité, lors des célébrations des mariages et enfin les obsèques d’un élu local de la collectivité territoriale de rattachement ».

L’article 5 du même document précise que « l’écharpe aux couleurs nationales ne peut être arborée avec les symboles d’un parti politique, d’une association ou d’une organisation religieuse ». Quant à l’insigne des conseillers régionaux, le décret note qu’il est arboré lors des sessions de l’organe délibérant et lors des manifestations publiques. Cet insigne est « un email de 36 millimètres de diamètre, constitué au centre d’un blason émaillé aux couleurs nationales avec, sur la partie rouge, une balance de justice reposant sur un glaive et surmontés d’une étoile. La balance, le glaive et l’étoile sont d’or. Le blason se détache sur fond doré, entouré d’un cercle émaillé de vert sur lequel apparaissent en exergue et en lettres dorées les mots : « conseiller régional » et « regional councillor » avec en dessous, l’année de l’élection du conseiller. L’ensemble est entouré d’un rayonnement en bronze doré », lit-on dans l’article 8 du décret. Pour ce qui est de l’insigne des conseillers municipaux, l’article 9 fait savoir que « l’insigne des conseillers municipaux est un email de 36 millimètres de diamètre constitué au centre d’un blason émaillé aux couleurs nationales avec, sur la partie rouge une balance de justice reposant sur un glaive surmontés d’une étoile. La balance l’épée et l’étoile sont d’or. Le blason se détache sur fond doré, entouré d’un cercle émaillé de rouge sur lesquels apparaissent en exergue et en lettres dorées les mots : « conseiller municipaux » et « municipal concellor », avec en dessous l’année de l’élection du conseiller ».

Dans la suite du texte, on découvre que « la cocarde de l’exécutif régional est constitué de trois cercles concentriques aux couleurs camerounaises dont la partie centrale plus petite est de couleur verte. Sur la partie extérieure de couleur jaune, apparaissent en exergue et en lettres noires les mots « conseil régional » et « regional concellor » avec en dessous l’année du début du mandat ». Le texte ne manque pas de préciser que les membres de l’exécutif des Collectivités Territoriales Décentralisées fixent sur leur véhicule de fonction une cocarde permettant leur identification de jour comme de nuit. « Elle est de type mobile lumineux, de 80 millimètres de diamètre placée au milieu du bord supérieur du pare-brise du véhicule : du président du conseil régional et des membres des bureau régional, du président et des membres du conseil exécutif régional, du maire de la ville et des adjoints du maire de la ville, du maire et des adjoints au maire ».

A noter que ce nouveau décret du président de la République vient abroger les dispositions antérieures du 25 juin 1979, relatives aux caractéristiques des insignes et attributs des maires et conseillers municipaux.

Par Joseph Essama

Covid-19 : l’Union européenne accorde 6 milliards à l’Etat du Cameroun

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L’Union européenne a décaissé un montant de 6 milliards de francs CFA, pour accompagner le Cameroun dans son plan de riposte contre covid-19. C’est l’annonce  faite, à l’issue des travaux entre l’Ambassadeur, chef de Délégation de l’Union européenne  Hans Peter Schadek, et Alamine Ousmane Mey le Ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement  du Territoire, sous la houlette du ministre des Finances  Louis Paul Motazé  le 7 juillet  dernier.

En effet la mobilisation de ce don entre dans le cadre de l’enveloppe globale de 18 milliards de francs CFA. Ce décaissement de la somme de 6 milliards francs CFA par l’Union européenne témoigne du soutien de ce partenaire,  au gouvernement camerounais engagé dans la lutte contre la pandémie. Ainsi cette aide permettra de soutenir le tissu économique fortement touché par le coronavirus. D’ailleurs Alamine Ousmane s’est réjoui de ce don anticipé, qui est une réponse immédiate de l’Union européenne  en faveur du Cameroun. «  L’aide de l’Union européenne sera orientée vers la prise en charge du personnel de la santé, dans l’acquisition du matériel de santé pour les hôpitaux tant au niveau de nos métropoles et dans les zones rurales, dans  la mobilisation des ressources humaines compétentes. Cette aide apportera inéluctablement du soutien nécessaire au plan social notamment aux personnes les plus affectées, et dans l’accompagnement du secteur privé en matière de riposte, de résilience et de relance », a expliqué Alamine Ousmane Mey. L’aide d’urgence en ces moments difficiles, vise à sauver des vies, à parvenir à atténuer  la souffrance humaine, et atténuer l’impact économique de la crise, qui met en difficulté les ménages, et les populations vulnérables.

Avec ce soutien direct à la trésorerie de l’Etat, l’UE souhaite souligner l’importance d’une gestion transparente, efficace et efficiente des fonds publics. « Conformément aux dispositions de l’ordonnance  du chef de l’Etat ces fonds alloués par l’Union Européenne feront l’objet d’un audit, d’une évaluation d’une appréciation  de ce qui a été fait pour tenir les résultats voulus par le  chef de l’Etat dans le plan de riposte au coronavirus » a ajouté le ministre l’Economie.  

 Une  coopération fructueuse

La coopération Union européenne et le Cameroun date de 60 ans. C’est une coopération très fructueuse, qui touche les domaines variés dans le but d’accompagner le pays dans son processus de développement. Ainsi elle a accompagné le Cameroun dans la mise en œuvre de la politique Nationale des semences végétales, dans la mise en œuvre de la politique de santé animale et de santé publique vétérinaire. Elle soutient le Cameroun à désenclaver les bassins de production agro-pastoraux, l’amélioration du niveau de concertation et d’inclusivité dans le développement de chaines de valeurs agropastorales prioritaires. Elle améliore la qualité de la dépense publique dans le secteur rural, elle améliore la redevabilité mutuelle dans la gouvernance des entreprises publiques  du secteur rural c’est le cas de la sodecoton. En fin elle augmente la transparence dans la mobilisation des taxes affectées aux secteurs du cacao et du bois.  Toutes ses réalisations montrent à suffire du soutien sans faille  de cette organisation aux côtés du Cameroun pour l’accompagner dans son développement.

 Olivier Mbessité

Négociations : Ayuk Tabe pose ses conditions

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Julius Sisiku Ayuk Tabe et plusieurs factions sécessionnistes sont favorables à une négociation pour mettre fin à la crise anglophone. A condition que le gouvernement cède aux conditions qu’ils posent. Dans un communiqué publié le 8 juillet dernier, depuis la prison centrale de Kondengui, 15 leaders de l’Etat virtuel d’Ambazonie, listent les conditions à respecter pour un retour à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il s’agit entre autres de : la déclaration d’un cessez-le-feu par le gouvernement et le retrait des soldats camerounais dans les rues de ces deux régions ; accorder l’amnistie à toute la diaspora anglophone afin de permettre à ses ressortissants de regagner le pays sans être inquiéter ; la libération de tous ceux qui ont été arrêtés dans le cadre du conflit ; l’acceptation par le gouvernement camerounais de participer à des négociations véritables sans conditions en terrain neutre et avec un médiateur défini de commun accord. Ayuk Tabe et ses pairs exigent en outre l’implication d’une mission de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) dans le suivi de l’application des quatre conditions susmentionnées. Aussi, ils requièrent la participation de la communauté internationale dans les échanges pour s’assurer que le gouvernement ne va pas se défiler sur ses engagements. Cette nouvelle sortie des leaders séparatistes survient quelques jours après que le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi a démenti l’existence des négociations entre le gouvernement camerounais et les leaders séparatistes, tel que l’avait annoncé Ayuk Tabe et ses pairs le 2 juillet 2020. « L’information diffusée dans les réseaux sociaux sur la tenue le 2 juillet 2020 de négociations entre une délégation gouvernementale et des sécessionnistes en instance de jugement n’est pas conforme à la réalité », avait déclaré le porte-parole du gouvernement dans un communiqué. Réitérant que « Le gouvernement lance de nouveau un appel aux groupes armés pour qu’ils cessent les atrocités contre les populations civiles ainsi que la destruction des infrastructures de développement favorablement à l’offre de la paix du Chef de l’Etat Paul Biya ». Même si le gouvernement reste disponible à « rechercher des solutions pacifiques à la crise », René Emmanuel Sadi a affirmé que les forces sécuritaires vont donc continuer à lutter contre les séparatistes armés dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Joseph Essama

MINPMEESA : Joseph Tchana de « retour à la maison »

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Un homme svelte en costume bleu fendu d’une cravate et d’une chemise d’un blanc écarlate. A première vue, le nouveau secrétaire général du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat semble plus proche d’un mannequin que d’un haut fonctionnaire. Installé à son poste, mercredi dernier par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, l’homme de 51 ans va consacrer la suite de sa carrière à un ministère qu’il connait bien. « Nous connaissons la maison », lance-t-il, avant d’égrainer le chapelet des défis qui l’attendent. « Nous allons travailler sous la houlette de monsieur le ministre en fonction des orientations qu’il va nous donner dans la conduite de la coordination des activités du ministère qui incombe au secrétaire général. Les défis concernent les PME, l’économie sociale et l’artisanat, ce sont les acteurs du secteur privé. Le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat a pour charge de promouvoir le secteur privé. Il est pour nous question d’apporter notre pierre l’édifice, afin que lorsqu’on parlera de l’émergence à l’horizon 2035, que notre ministère apporte sa part dans ce panier. Ainsi on pourra dire que Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat a contribué à bâtir cette grande vision du chef de l’Etat. » Au sujet de la survie des PME, l’une des priorités de son ministère, Joseph Tchana a déclaré « que le problème des PME au Cameroun c’est l’encadrement ». Le plus proche collaborateur du ministre Achille Bassilekin III estime que l’accès au financement, souvent évoqué comme principale cause de la fermeture des PME, n’est pas le véritable problème. « Parfois les besoins sont ailleurs. Pendant qu’on pense au financement, il peut s’agir parfois d’un problème de gestion des stocks ou d’un problème de gestion des ressources humaines ». Pour le nouveau secrétaire général, il est impératif d’auditer davantage les PME afin de dresser un diagnostic évoquant avec plus de précisions la cause de la fermeture des PME.

Recommandations

Prenant la parole lors de la cérémonie d’installation, le ministre des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat Achille Bassilekin III, a instruit à son collaborateur de lutter contre l’inertie et l’incivisme au sein du département ministériel. Il l’a également  invité  à «mettre à profit les différents profils académiques et professionnels de ses collaborateurs pour une action plus dynamique, autant au niveau central que dans les services déconcentrés».  Le ministre l’a enfin appelé à continuer d’œuvrer pour la promotion et le développement des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat.

A 51 ans, Joseph Tchana revient dans un ministère qu’il a vu naitre en 2004 et au sein duquel il a passé presque toute sa carrière.  Produit de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports, Joseph Tchana est titulaire d’un master en entreprenariat. Avant sa nomination, ce fils de la région de l’Ouest Cameroun était conseiller technique auprès du directeur général de l’Agence de promotion des PME et Point focal du Programme Intégré de Valorisation, de Transformation des Produits Agricoles et Agroalimentaires (Transfagri).

Joseph Essama

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