dimanche, juin 7, 2026
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Vivre ensemble : Questions autour du « Rentrez chez vous ! »

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Lazare Bela

Par Lazare BELA, PH. D., Ingénieur Statisticien, Economiste (Source : Défis Actuels)

L a compétition mondiale est féroce; pas un jour sans que la presse occidentale n’attaque la Chine, coupable de viser le rang de première puissance économique mondiale occupé par les Etats-Unis. Les pays de gueux sont sommés de se détourner de la Chine qui a mis fin à l’extrême pauvreté, toujours endémique en Occident où le revenu par tête est plus élevé.

Pendant ce temps, en boucle dans les réseaux sociaux au Cameroun, des robots enjoignent les citadins à rentrer chacun dans son village. Ça ferait rire si, pour avoir assimilé trop longtemps des vocables comme anglo-fo(.), on n’est pas aujourd’hui embourbé au NOSO dans une guerre qui n’était pas fatale. De quels villages s’agit-il donc ?

A l’israélienne, ils sont dans la vallée du Nil au dire de Cheik Anta Diop. L’inculte en histoire comme ce Président français, s’en tient aux travaux de l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer). Pour elles, le colon allemand avait sédentarisés des peuples en migration pour les recenser. Les villages du département de la Lékié dateraient ainsi des années 1910.

L’ORSTOM les avait qualifié de villages dortoirs. On y rentre au décès du père pour hériter de sa cacaoyère ;ça ne va pas de soi quand il y a plusieurs héritiers. La raison est qu’à partir de 150 habitants au km2, il n’y a plus de terres pour créer de nouvelles cacaoyères. Or la densité de population de la Lékié était de 250 habitants au km2 au recensement de 1975.

Selon l’ORSTOM, à l’Ouest où un pic de 300 habitants au km2 était relevé en 1975, le problème foncier a été résolu par le non partage de l’héritage. A part l’héritier désigné, les autres enfants doivent aller se chercher ailleurs.

L’ORSTOM s’était aussi intéressé aux Monts Mandara. Ses agronomes étaient impressionnés par la culture intensive et écologique sur les versants. Mais quand ces paysans descendaient dans la plaine, ils pratiquaient l’agriculture extensive.

D’après ces monographies, la ville est le débarras du surplus de ruraux. Une formalisation mathématique simple montre que l’émigration rurale découle soit de ce surplus, soit de la désertion des campagnes sous-peuplés. Au final, la majorité de la population urbaine n’a pas de villages où rentrer vivre (leurs dons sont bienvenus, pas eux-mêmes et encore moins leurs veuves et orphelins). Sil a nationalité leur est retirée, les Nations Unies devraient venir prendre en charge ces apatrides plus nombreux que les autochtones citoyens.

Un casse-tête foncier

Dépouillant les archives du tribunal coutumier d’Obala, une analyse de l’ORSTOM concluait que les conflits ruraux des années 60 portaient sur la terre, et sur les femmes qui mettaient la terre en valeur (à l’époque, l’homme ne tolérait pas que sa femme le quitte pour un autre).De nos jours, on dit qu’environ 80% des affaires devant les tribunaux de Yaoundé et de Douala portent sur les conflits fonciers. C’est donc que l’Etat fait l’autruche au lieu de créer un droit foncier idoine et un environnement propice à son application au profit de tous.

Un peuple en migration n’accorde pas de valeur à la terre selon l’ORSTOM. Ainsi en cas de conflit, la jurisprudence antinapoléonienne des tribunaux coutumiers dans la Lékié attribue la jouissance exclusive de la récolte au planteur d’un arbre fruitier ou de toute culture pérenne, au détriment de celui à qui est reconnu la propriété de la terre.

Cas extrême, des Bamouns vivent à la borne kilométrique 45 sur la route nationale n°4 ; le grand carrefour sur l’ancienne route s’appelle « Bamծ » (pour Bamoun ; les noms des individus, Arouna, Bakari; Njoya … n’ont pas été déformés par la prononciation en Eton). Des dizaines d’années après, ils ont appris que leurs frères Bamoun avaient laissé une cacaoyère à la borne 50. Ils ont revendiqué et le tribunal coutumier du lieu leur a donné raison. La cacaoyère aurait disparu sans entretien pendant si longtemps. Une telle restitution n’aurait pas été possible là où le chef est propriétaire de tout ce qui n’appartient pas incontestablement à un sujet.

Une telle restitution est aussi inconcevable en villes. A Yaoundé et Douala, des descendants contestent les transactions de leurs aïeux, parce que la terre a pris une grande valeur et qu’eux n’en ont pas hérité. Ils vendent le même lot à plusieurs personnes à la fois. Face à cette diversité de comportements, plusieurs défis sont à relever par l’Etat.

Les aïeux ont dilapidé l’argent de la vente de terrains. Nyanga boy à Douala marchait bien sapé devant le taxi qu’il avait loué. A Yaoundé choisi par le colon à cause son climat frais, certains allaient respirer l’air frais à l’hôtel après la vente de terrain. Au lieu de laisser que des gens non préparés, se retrouvent soudain avec des sommes qu’ils ne pouvaient pas gérer, l’Etat devait les mettre sous tutelle.

L’Etat l’avait bien fait à tort pour les cacaoculteurs. Il ne leur versait que le tiers de la valeur du produit, au motif qu’ils utilisaient l’argent pour doter d’autres épouses. Celles-ci et les enfants étaient la main d’œuvre indispensable pour cette activité très intensive en travail. La tutelle s’était par ailleurs transformée en spoliation puisque la stabilisation des prix avait été un leurre.

Les vendeurs veulent renégocier aux prix courants du terrain. Ce sont les investissements collectifs qui donnent la valeur au terrain. Quand les dépenses du roi étaient modérées, les anglais avaient envisagé de ne les financer que par l’impôt foncier. Celui-ci n’affecte pas l’offre inélastique du terrain, au contraire de beaucoup d’autres impôts qui réduisent la production.

Exclus de la propriété à leur lieu d’émigration, les acheteurs savent que la terre se raréfie et acquiert une valeur inestimable. A court de placements et d’idées, la terre sert aussi d’actif financier non risqué aux riches. Le colon avait organisé l’approvisionnement forcé de Yaoundé parce que la population ne vendait pas les vivres pourtant disponibles ; on partage au lieu de vendre aux proches. Dans cet esprit, des terrains ont été cédés gratuitement aux immigrés.

Le contexte est celui d’asymétrie d’informations et de valeurs généralisée . L’Etat doit encadrer les transactions qui ne se déroulent pas comme si on était en concurrence pure et parfaite. Il y parviendra avec une autre gestion et sans l’individualisme et la vénalité forcenés actuels. La réussite était collective et non individuelle dans la tradition ; personne n’était laissée sur le carreau même malgré lui. C’est une piste à explorer.

Dans l’économie néolibérale triomphante, la terre ne doit plus être la valeur refuge. Le préalable est une croissance inclusive forte et diversifiée qui donne à l’Etat la possibilité de redresser les torts et les asymétries passés et en cours.

*La titraille est de la rédaction

Par Lazare BELA, PH. D., Ingénieur Statisticien, Economiste (Sources : Défis Actuels)

TIC : Orange Cameroun, sponsor Platinum du Digital Week

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Acteur majeur de la transformation numérique au Cameroun, Orange Cameroun prend activement part à la Cameroon Digital Week, organisée dans le cadre du 61e conseil du Commonwealth Telecommunications Organisation (CTO) qui se tient du 16 au 20 octobre courant. Dans son stand dressé au « village de la Cameroon Digital Week » à l’Hôtel HILTON.

Pendant ce grand rendez-vous du numérique, Orange Cameroun, un acteur engagé dans les transformations en cours et qui met l’innovation au service de l’humain, selon ses dirigeants, participe  à cet évènement et de la plus belle des manières notamment à travers la mise en avant de ses start-up accompagnées.

L’une d’elle, Waspito, qui propose une application de télémédecine qui facilite l’accès aux services de santé:« l’aventure avec Orange commence en Juin 2020 », indique Steve Dzuga Fotso, le Business Development Manager de cette start-up. 

En effet, en cette date, le MEA (Middle East &Africa) Seed Challenge d’Orange Ventures lance un appel à candidatures auprès des start-up technologiques en amorçage au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Egypte, en Jordanie, au Maroc, au Sénégal et en Tunisie. 

Pour le Cameroun, Waspito est sélectionnée, puis confiée à Orange Cameroun.  « Depuis lors, Orange Cameroun nous a permis de franchir certains paliers, nous accompagnant dans les domaines financier, technologique, du monitoring et du marketing », précise Steve Dzuga Fotso. 

En plus de Waspito, quatre autres start-ups sont présentes à la Cameroon Digital Week parmi lesquelles Adrinkra, Startup tech innovante spécialisée dans l’édition numérique des livres africains pour enfants et Premier Prix POESAM 2023. 

Comme ces deux start-ups, au total, plus d’une trentaine de structure du genre, apprend-on, a déjà bénéficié de l’accompagnement d’Orange Cameroun.

Concrètement, Orange accomplit ces actions d’accompagnement à travers Orange Digital Center qui est un tiers-lieu réunissant l’ensemble des programmes dédiés aux jeunes camerounais allant de la formation dans les domaines du numérique de tous niveaux en passant par l’accompagnement, jusqu’à l’accélération des start-up et l’investissement dans ces dernières.

Dans le cadre de l’accompagnement des start-up Orange Digital Center propose des challenges et concours tels que le Prix Orange de l’Entrepreneur Social (POESAM) ou encore Orange Fab, un accélérateur de start-up. Ils sont tous deux accessibles via des appels à candidatures lancés chaque année surla page Facebook Orange Digital Center Cameroun et dans divers médias digitaux.

Les bénéficiaires de ces challenges et concours bénéficient pour le développement de leurs activités de prix en numéraire et d’un accompagnement technique et communicationnel par les experts d’Orange Digital Center pour une durée de 6 à 9 mois. 

En plus ils intègrent un grand réseau avec de nombreuses opportunités en terme d’évènements ou de concours au niveau national et international.

Toutes les startup présentes au Digital Week ont bénéficié de ces divers types d’accompagnement et Orange s’estime très fier de leur évolution.

Réaction

Patrick Benon, Directeur général d’Orange Cameroun

« Orange Cameroun a une panoplie d’initiatives pour encourager la transformation digitale »

«Je voudrais insister sur le rôle des opérateurs de téléphonie dans la transformation digitale. Vous savez aujourd’hui, nous passons beaucoup de temps sur nos téléphones. En moyenne, nous passons trois heures au moins chaque jour devant nos téléphones. 

Orange Cameroun a donc une initiative pour accompagner la transformation digitale. Cela va passer par fournir une bonne connectivité, la sécurité dans la connexion internet et beaucoup d’autres initiatives pour encourager l’écosystème. Pour que le numérique fonctionne, il faut que l’écosystème soit présent, c’est-à-dire qu’il faut que les start-ups puissent fournir des services, il faut que les jeunes talents camerounais le fassent également.

Sur la qualité du service, c’est un combat de tous les jours, nous avons des initiatives pour renforcer le réseau. Nous avons une population dynamique, on renforce le réseau là où il faut.  Nous avons également des initiatives avec les autorités publiques et les autres opérateurs de la téléphonie parce que finalement, tous les opérateurs sont interpellés. Parfois lorsqu’il y a des problèmes de qualité chez un opérateur, cela peut avoir un impact chez les autres. Il y a un travail à faire avec l’ensemble des opérateurs de la télécommunication. »

Lionnes indomptables : Les JO 2024 s’éloignent du but

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Malgré le sourire, Jean Baptiste Bisseck ne rassure pas

Les Lionnes indomptables ont perdu cet après-midi à Jinja, dans l’Est de l’Ouganda, contre la sélection locale (2-0). Dans une partie qui a largement dépassé les pouliches de Jean Baptiste Bisseck qui ont échoué à réduire le score sur un penalty « gracieusement » offert par l’arbitre. Nchout Ajarra Njoya a manqué son tir, permettant à la sélection locale de maintenir sa supéiorité durant toute la première partie. La seconde partie sera semblable à la première. Alors que les Ougandaises marchent sur leurs adversaires, celles-ci multiplient les déchets : passes qui n’arrivent pas, ratées spectaculaires devant les buts,… puis Bihina doit une nouvelle fois se retourner dans ses buts. On en restera là jusqu’à la fin de la partie.

Le match comptait pour les éliminatoires des Jeux olympiques (JO) 2024. Si le Cameroun de par sn statut a pu échapper au tour préliminaire comme le Nigéria, la Tunisie, le Maroc et le Botswana, son parcours est menacé de s’arrêter à ce stade. Il faudra aux Lionnes de se surpasser au retour à Yaoundé, et remporter la partie avec un écart d’au moins deux buts. Un pari qui s’annonce compliqué pour une sélection qui perd de son âme et ne fait plus peur. Après le Kenya, voici l’Ouganda qui s’est couché sur le chemin du Cameroun. Chemin qui mène à Paris 2024. L’avenir n’est pas des plus rassurants car au cas où l’équation ougandaise est résolue, le Nigéria qui a battu l’Ethiopie devrait être la prochaine cible. Un foudre de guerre qui a généralement battu le Cameroun.

La courbe évolutive de Jean Baptiste Bisseck continue de tendre vers le bas. En trois matchs, la sélection nationale a signé une seule victoire et deux défaites. Au passage, une élimination de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2024. Une grande première, tant le Cameroun n’a jamais manqué ce rendez-vous continental de prestige. C’est un palmarès à mettre à l’actif de Jean Baptiste Bisseck, le nouveau sélectionner des Lionnes indomptables A. L’homme qui a bouclé la dernière saison d’élite one sur une note positive avec Coton sport de Garoua, vit plutôt un cauchemar avec les Lionnes. Celui qui faisait déjà l’objet de polémiques dès son « parachutage » à la tête de cette sélection, n’a pas donné d’arguments à ses bienfaiteurs pour sa défense. Lui qui apprend à connaître le football féminin dans sa spécificité, et qui a commencé l’école par le sommet. La faute peut-être à lui-même qui, en dehors d’Eding de la Lékié, Canon de Yaoundé et Coton sport de Garoua, n’avait pas déjà un nom sonnant dans la sphère du football, n’a peut-être pas eu le temps de préparer son terrain, avant de se lancer dans l’arène. Cependant, en succédant à Gabriel Zabo à quelques semaines du début des éliminatoires de la CAN 2024, Bisseck n’a pas eu l’humilité de faire recours aux « connaisseurs » du milieu. Le néophyte a plutôt engagé des réformes de type chirurgicales, tournant illico presto la page de certaines cadres d’hier, sans s’être préparé.

Pedigree

Et les critiques qui ont accueilli sa première liste de joueuses, étaient à la hauteur du doute de la presse et des observateurs avertis du football féminin au Cameroun sur ses aptitudes à relever le défi. Déjà que l’homme ne brandissait pas un pedigree des plus reluisants. Le technicien a beaucoup gagné, mais en tant qu’éducateur, et dans une certaine mesure en élite masculine. Plusieurs fois champion en France dans des compétitions régionales ou des tournois jeunes comme en 2000 avec Avion de Lens en CFA, ou encore champion de France des U18 avec Templuve, Jean Baptiste Bisseck qui justifie d’une licence Uefa A, a remporté la Coupe du Cameroun 2018 avec Eding de la Lékié. Mais en sélection, le technicien est un novice qui a hérité d’une meute de Lionnes certes malades mais pas édentées, à qui il n’a pas su redonner des forces. Une sélection qui certes, n’a jamais gagné la CAN, mais qui n’a jamais manqué le rendez-vous continental ; et surtout, a régulièrement flirté avec les cimes. C’était il y a autrefois. Avec Jean Baptite Bisseck, le navire qui tangait déjà sous Zabo, s’enfonce davantage éperdument.

Secteur minier : L’exploitation du minerai de fer de Lobé-Kribi sur les rails

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Le début de l’exploitation du gisement de fer de Lobé-Kribi dans la région du Sud est imminent. L’entreprise chinoise Sinosteel, détentrice du permis d’exploitation de cette mine industrielle, s’active dans les derniers réglages, et a d’ores et déjà finalisé l’aménagement de la voie d’accès entre le site du projet à Campo, et le Port autonome de Kribi, sur une distance d’environ 20 kilomètres. Selon les responsables du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, c’est cette route qui devrait permettre à l’entreprise d’acheminer son matériel du port vers le site du projet pour la phase d’exploitation proprement dite. Elle a également achevé avec les levées topographiques du site du projet qui couvre une superficie globale de 138,5km², bouclant ainsi les préalables nécessaires au démarrage des travaux.

Cette phase de l’avant-projet a été précédée par l’étape cruciale des indemnisations des communautés impactées par le projet, qui constitue très souvent un écueil important dans l’avancement des projets d’envergure au Cameroun. A ce sujet, le gouvernement, sous la houlette de la présidence de la République, a procédé à l’annulation de 129 titres fonciers acquis frauduleusement par des tiers avec l’avènement de ce projet. Cette opération coup de poing a ainsi permis au trésor public d’économiser près de 7 milliards de FCFA, apprend-on des responsables du ministère des Mines.

Il est à noter que le gisement de fer de Lobe-Kribi dispose d’un potentiel de 632 millions de tonnes de fer d’une teneur moyenne de 33%. Le projet devrait générer chaque année 10 millions de tonnes de fer d’une teneur moyenne de 33% sur une durée de 50 ans, et l’enrichissement du minerai devrait également permettre de produire chaque année 4 millions de tonnes de fer d’une teneur de plus de 60%. Pour ce qui est de la portée économique du projet, Sinosteel projette entre autres la création de 600 emplois directs et de plus de 1000 emplois indirects.

Dans la même veine, le projet d’exploitation du gisement de fer de Bipindi-Grand Zambi toujours au Sud du pays est également entré dans sa phase d’opérationnalisation. Le minerai a été confié à l’entreprise camerounaise G-Stones, filiale du conglomérat camerounais Bocom, dont Dieudonné Bougne est le PDG. Le potentiel minier de ce minerai est estimé à environ 160 millions de tonnes de fer, exploitable pendant 40 ans.

Denrées alimentaires : Les prix du poulet, des œufs et de la farine revus à la baisse

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La filière aviculture bat de l'aile

La promesse est là, formulée par les opérateurs de quelques filières productrices de biens de grande consommation, de procéder à une relative baisse des coûts de distribution de leurs produits. Parmi ces denrées alimentaires, figurent le poulet et les œufs, ainsi que la farine de blé, incontournable dans pâtisserie. Dans une lettre du président de l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) aux éleveurs de poulets de chairs et poules pondeuses, François Djonou révèle les nouveaux prix du poulet sortie de la ferme, ainsi ceux des œufs. Il s’agit de « deux mille trois cent (2300) Fcfa par poulet sorti de la ferme d’élevage pour un poids compris entre 1,8 et 2,0 kilogrammes, et respectivement pour les alvéoles d’œufs de : mille neuf cent (1900) Fcfa, les petits, deux mille (2000) Fcfa les moyens et deux mille cent (2100) Fcfa les gros », peut-on lire dans cette lettre datée du 23 octobre 2023.

Au demeurant, il précise que « les prix seront régulièrement réajustés en fonction des cours des matières premières ». Il va sans dire que les prix de ces produits ne sont pas exempts de variations, dans un contexte où les coûts de production sont en constante augmentation. Le trend des prix de ces produits aviaires pourrait croître à l’approche des fêtes de fin d’année, période de grande consommation marqué par des tensions inflationnistes sur le marché des denrées.

Il est du poulet et des œufs, comme de la farine de blé. Le Groupement des industries meunières du Cameroun a procédé à de nouveaux réajustements des prix pour la deuxième fois cette année. Il ressort que les « prix sortie usine du sac de farine de 50kg entrée de gamme oscillent selon les moulins entre 20 500 (vingt mille cinq cents) Fcfa et 21 000 (vingt et un mille) Fcfa, ce qui représente une baisse cumulée de 3000 Fcfa à 3500 Fcfa par rapport au prix de 24 000 Fcfa issu des concertations de mars ». Il va sans dire que le prix du sac de farine de blé de 50kg a connu une baisse de l’ordre de 12,5 à 14,4% en dix mois.

Cette baisse des prix de certaines denrées alimentaires est consécutive à un plaidoyer menée par le ministère du Commerce auprès des opérateurs de quelques filières productrices des denrées de grande consommation, en vue de lutter contre l’inflation galopante à l’approche des fêtes de fin d’année. La démarche du gouvernement est motivée par la chute du cours des matières premières observée sur le marché international, longtemps maintenus à la hausse en raison de la pandémie de la Covid-19, et du conflit russo-ukrainien. Le ministre du Commerce a saisi cette occasion pour appeler les opérateurs des filières susmentionnées à un réajustement des prix. « Au regard de l’évolution récente de certains coûts de facteurs, parmi les plus importants de votre secteur d’activité, j’ai l’honneur d’en appeler à votre engagement moral et citoyen, pour une prise en compte des intérêts et droits légitimes des consommateurs, à travers la baisse, due à hauteur, du prix du poulet et des œufs de table dans nos marchés (…) Au-delà des considérations d’ordre éthique, le bon sens commande que la baisse de ces coûts de facteurs essentiels soit répercutée au niveau du consommateur », mentionnent les correspondances séparées adressées entre le 17 et le 19 octobre 2023 par Luc Magloire Mbarga Atangana aux syndicats des boulangers, à l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), ainsi qu’ à l’Association des producteurs du ciment.

Anafoot : Le directeur général adjoint est mort

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L’Académie nationale de football (Anafoot) est en deuil. Jules Eloy Mindjeme n’est plus. Le Directeur général adjoint de l’Ecole nationale de formation au football est passé de vie à trépas ce soir du 25 octobre 2023, des suites d’une courte maladie. « Il a fait un malaise ; conduit à l’hôpital, il n’a pas tenu», a indiqué un cadre de l’Anafoot.

Un coup dur pour l’Anafoot qui a achevé sa phase d’installation et qui commençait à prendre son envol, avec ses premiers produits déjà dans les championnats nationaux. Jules Eloy Mindjeme décède alors qu’il devait coordonner les détections de nouveaux pensionnaires de l’Anafoot dans la région du Sud dans les prochains jours.

Jules Eloy Mindjeme est professeur d’Education physique et sportive formé à l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs). Après avoir servi dans le Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, l’homme avait été appelé à seconder Carl Enow Ngachu dans le démarrage du projet de l’Anafoot par un décret présidentiel du 24 mai 2017. Mission que le natif de la Haute-Sanaga a remplie avec succès aux côtés de son supérieur. Jusqu’à ce 25 octobre 2023. L’Anafoot porte le deuil.

NOSO. Eneo enregistre plus de 75 milliards d’énergies non payées

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L’entreprise situe ses pertes autour de 15 milliards de francs CFA par an dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ces 5 dernières années.

 Les populations des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest sont toujours alimentées par l’énergie électrique malgré l’insécurité qui y règne.   84%  de lignes et de transformateurs  sont en service dans le Sud-Ouest et 80%  dans le Nord-Ouest. Eneo Cameroon dit avoir fait le choix de maintenirla continuité du service malgré la crise sécuritaire. Ce qui n’est pas sans impact sur ses ressources. 

Cette situation, renseigne l’entreprise dans son rapport annuel 2022, a  déjà mis en péril ses agents, ses équipements  avec des ouvrages victimes d’actes de vandalisme,  mais aussi son déploiement et ses finances. Les pertes  enregistrées ces 5 dernières années sont de l’ordre de 15 milliards de francs CFA par an.  Soit plus de 75 milliards de francs CFA d’énergies distribuées non facturées ou encore d’énergies facturées  mais non payées.

L’entreprise continue pourtant d’investir et d’opérer dans ces  zones. Les centrales de Limbé et Bamenda sont toujours alimentées en carburant au moyen d’une logistique spécifique. Ceci pour répondre aux besoins en cas d’indisponibilité de certains fragments de réseau de transport interconnecté.  On a aussi noté en 2022, la réalisation de certains travaux, tels que la construction de nouvelles centrales thermiques à Nguti (3 MW) et Mamfe (5 MW) dans le Sud-ouest.   Il y a également les travaux d’extension de réseau ; d’une vingtaine de kilomètres en plus dans le Fako. La ligne Loum–Tombel– Kumba et celle alimentant Nkambe sont des exemples.

Mais l’insécurité reste un défi pour l’entreprise, pour qui,  « le risque sur les équipes de terrain est permanent », relève le rapport.

Assemblée nationale : la session de novembre empreinte de soupçons de corruption

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La session ordinaire de l’Assemblée nationale qui s’ouvre le 11 novembre prochain se tient dans un contexte trouble, marqué par des soupçons de malversations financières. Les mots sont de l’honorable Kamssouloum Abba, premier questeur à l’Assemblée nationale qui, à l’occasion du lancement officiel des travaux d’élaboration du projet du budget de l’Assemblée nationale au titre de l’exercice 2024, le 17 octobre courant a dénoncé la corruption qui s’installe au sein de la chambre base du parlement.
« Il nous a été donné de constater pour le déplorer que, d’une part, le budget exécuté n’est pas le budget qui a été adopté par le Bureau de l’Assemblée nationale, et d’autre part, tous les référentiels tels que le Plan de Travail Annuel et les Fiches du Suivi de la Consommation des crédits qui ont été mis à votre disposition pour garantir une bonne exécution du budget, ne sont pas utilisés », a-t-il indiqué.
Le député de la nation pour le compte du Rassemblement démocratique du peuple camerounais dans la circonscription électorale du Logone et Chari dans l’Extrême-Nord a en outre énuméré les « pratiques malsaines » qui ont fait leur lit à l’Assemblée nationale. « Il s’agit, entre autres, a-t-il cité, des travaux fictifs ; des prestations fictives ; des travaux en régie qui n’en sont pas ; des surfacturations indécentes ; la multiplication des avantages indus ; les nombreuses missions fictives ou déguisées ; les nombreuses missions de complaisances faites sur le dos de l’Assemblée Nationale ; et l’engagement des activités non inscrites au budget qui lient juridiquement et pécuniairement l’Assemblée nationale ».
Selon ce député de la nation, ces manquements ont plongé l’Assemblée nationale dans une crise morale et financière, sans précédent. D’après un rapport de contrôle interne à l’Assemblée nationale-cité par nos confrères de Rfi-, entre l’exercice budgétaire 2022 et mi-2023, cette gabegie a occasionné un trou financier de 2,7 milliards de FCFA. Le rapport fait également constater que les deux tiers du budget de l’Assemblée nationale qui est de 23 milliards de FCFA avaient été consommés en seulement six mois. Conséquence, le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yeguie Djibril, apprend-on, a sollicité une rallonge exceptionnelle auprès du président de la République pour couvrir les besoins de fonctionnement jusqu’à la fin de l’exercice budgétaire.
Afin d’éviter ce genre de situation, indique le premier questeur à l’Assemblée nationale le président de l’Assemblée nationale, a mis sur pied le Comité ad hoc à qui il a été demandé de faire le diagnostic des maux qui minent l’Assemblée nationale d’une part, et, d’autre part, de proposer des solutions, pour sauver l’année en cours et pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.

Rencontre économique: la première édition du Cameroon-EU Business Week prévue en février 2024

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La première édition du forum économique entre l’Union européenne et le Cameroun se tient du 21 au 23 février 2024, en marge de la foire Promote, prévue du 17 au 25 du même mois. La précision a été faite le 20 octobre courant à l’occasion d’une audience qu’a accordée la directrice exécutive du Groupement inter-patronal du Cameroun, Aline Valérie Mbono à une équipe de la délégation de l’Union européenne au Cameroun. Selon une note publiée par le Gicam à cet effet, la délégation de l’UE constituée de Patrick Illing, en charge de la section économie, secteur privé et intégration régionale, et Stéphane André, chef section commerce, était en mission de sensibilisation au Gicam au sujet de l’organisation du « Cameroon-EU Business week ».
Ce rendez-vous, apprend-on, entend réunir des entreprises et des investisseurs européens et camerounais autour d’un objectif global à savoir la promotion des opportunités commerciales et d’investissements au Cameroun.

Rentrée pastorale 2023: le diocèse de Mbalmayo se penche sur l’acquisition des ressources

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La sixième édition des Rentrées pastorales du diocèse de Mbalmayo s’est tenue du 22 au 24 octobre courant. Les assises de cette année ont porté sur « le Patrimoine ecclésiastique et le développement intégral ». Il était question de réfléchir sur l’acquisition des ressources en vue de la mission. « Nous avons voulu pour cette sixième édition et pour les cinq prochaines années nous concentrer sur les questions de patrimoine ecclésiastique et du développement intégral. Derrière ces termes se trouve un enjeu à savoir que la foi chrétienne s’atteste dans des œuvres, dans un témoignage, dans une vie. Derrière la question du patrimoine ecclésiastique et du développement intégral, il y a la question de l’église et du développement », a indiqué l’évêque de Mbalmayo, Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla.
S’agissant précisément du développement de l’église, cette dernière sait compter sur ses fidèles. « Dis-moi quelle est ta foi, peut-être je verrai tes œuvres, mais dis-moi quelles sont tes œuvres et je verrai quelle est ta foi », a souligné l’évêque de Mbalmayo. Saisissant la balle au bond, Emilienne Mvogo, fidèle catholique-participant aux assises du 22 au 24 octobre-, a précisé : « les laïcs sont la principale source à travers laquelle les paroisses peuvent acquérir les biens. Nous sommes là pour une meilleure prise de conscience de notre rôle dans l’église ».
Pour l’église, il est question d’investir dans l’agropastoral en vue de maintenir, de rénover et même de construire les lieux de culte. A ce titre, les différentes thématiques développées lors de la sixième édition des rentrées pastorales ont ressorti le patrimoine de l’église qui est à transmettre et à entretenir. Ces missions, a précisé l’évêque de céans, renvoient à l’apostolat, aux missions de l’église qui renvoient à la célébration du culte et de la liturgie.
Pour les cinq premières éditions des rentrées pastorales, le diocèse de Mbalmayo s’était concentré sur la mission de l’église, sur les questions d’animation pastorale et de gouvernance ecclésiale, sur les questions relevant de l’organisation, la constitution et l’animation d’une paroisse dans ses doubles dispositions que doivent être le conseil des affaires économiques pour la gestion et le conseil pastoral pour l’animation pastorale.

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