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Le gouvernement interdit des puits miniers de plus de 30 mètres

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Le ministre Mines limite  à 30 m de profondeurtoute activité minière artisanale et semi-mécanisée afin de prévenir les accidents et préserver l’environnement.

 Il est désormais interdit au Cameroun, toute activité minière artisanale et artisanale semi-mécanisée au-delà de 30 m de profondeur. L’injonction est du ministre  par intérim des Mines, de l’industrie et du développement technologique Fuh Calistus Gentry. Dans un communiqué signé fin décembre 2023,  il justifie cette décision par la volonté du gouvernement de préserver l’environnement mais surtout  de prévenir les décès et  les accidents dans les sites miniers. Toutefois, les exploitants des sites semi-mécanisés ont des consignes particulières. Ils doivent préalablement présenter «  un plan d’exploitation et une étude géotechnique sur la stabilité des talus, avec pour objectif de migrer vers la petite mine », écrit le ministre par intérim.

 Pour les exploitants miniers dont les sites ont une profondeur de plus de 30m, le ministre les appelle à suspendre immédiatement leurs activités. De même, ils sont invités à  « évacuer leurs machines et équipements de production, à restaurer et à fermer lesdits sites ».

 Cette décision du gouvernement est prise en respect de la nouvelle loi portant nouveau code minier promulguée le 19 décembre 2023. Cette loi dispose que « l’activité minière artisanale doit se concentrer à une profondeur maximale de 10 m en utilisant des méthodes et procédés ne mettant en œuvre que la motricité humaine ».Ce qui vise en effet à venir à bout des multiples écarts observés dans le secteur minier au Cameroun. On assiste notamment à de nombreux cas d’abandon des sites miniers, laissant des trous à ciel ouvert qui deviennent des lacs artificiels, mettant en péril la vie des riverains.  

Pour exemple, entre 2014 et mai 2022, près de 200 décès et plus de 133 accidents graves dans différents sites d’exploitation artisanale de l’or dans les régions de l’Est et dans l’Adamaoua ont été recensés par l’ONG Forêts et développement rural (Foder).  Ces accidents étaient pour la plupart dus à des éboulements de terrain suite à l’absence de règles minimales de sécurité individuelle ou collective et la présence de nombreux sites miniers non réhabilités (transformées en lacs artificiels),   selon l’ONG.

 Réaction

Justin  Landry CHEKOUA, chargé des programmes, FODER

 « Cette mesure  ne peut pas résoudre le problème des décès dans les sites miniers »

« La mesure prise par le ministre interdisant l’exploitation  au-delà de 30 mètres est juste un rappel des dispositions  réglementaires  du code minier. Mais cette mesure   en elle-même  ne peut pas résoudre le problème des accidents et  des décès dans les puits ni les problèmes  environnementaux. Donc la mesure qui de mon point de vue peut permettre d’adresser ces problèmes,  c’est déjà d’insister sur la question de   réhabilitation  ou de  restauration  des sites  immédiatement après exploitation.   Donc pour moi c’est une mesure qui va permettre à ce que les exploitants n’aillent pas en profondeur  pour extraire l’or. Mais en termes  de rapport sur  les questions de sécurité environnementale, cette mesure à notre sens n’a pas  d’impact majeur. La première mesure  efficace qu’il faut prendre c’est de faire respecter la réglementation en matière de réhabilitation  des sites immédiatement après exploitation, mais aussi former les personnels des entreprises semi mécanisées sur les techniques de protection individuelles et collectives,  et mettre à leur disposition les équipements de sécurité au travail pour réduire les risques potentiels d’accidents. Maintenant, pour les questions environnementales, c’est d’éviter d’exploiter dans les cours d’eau comme la réglementation l’exige, et veiller à ce que les exploitants puissent refermer les trous. »

Carnet noir: Ollé Ollé est mort

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Bertin Ollé Ollé n’est plus. L’ancien Lion indomptable s’est éteint ce 13 janvier 2024 de suite de maladie. Ces dernières années le footballeur avait une santé fragile et n’était plus apparu au devant de la scène, jusqu’ à ce dernier jour sur terre.

Joueur polyvalent, ce milieu de terrain qui s’exprimait également comme défenseur, avait fait les beaux jours du Tonnerre kalara club de Yaoundé dans les années 70 et 80, période de gloire des Blancs de Mvog Ada. L’homme a remporté plusieurs trophées nationaux (coupes et championnats). Avec les Lions indomptables, Bertin Ollé Ollé a été capitaine des U20 qui ont pris part à la Coupe du monde 1981, en Australie. L’homme a été de l’expédition victorieuse delà CAN 1988.

Pour mieux comprendre le sujet:

L’ancien Lion indomptable Bertin Ollé Ollé est très malade.

Lions indomptables : Vincent Aboubakar ne sera pas forfait pour la CAN

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Vincent-Aboubakar se bat pour garder le moral

« Une Imagerie par résonnance magnétique réalisée ce 13 janvier 2024 à l’hôpital catholique Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro révèle un décollement musculo-aponévrotique classé grade 1. Cette lésion sans gravité n’induit pas une indisponibilité qui soit de nature à entraver la participation du joueur à la compétition. En conséquence, Vincent Aboubakar poursuit sa préparation sous la surveillance de l’équipe médicale». Ainsi écrit Dr Patrick Fotso, médecin de la sélection nationale fanion du Cameroun au sujet de Vincent Aboubakar qui a abandonné précocement les entraînements des Lions indomptables hier 12 janvier 2024.

Il y a donc eu plus de peur que de mal. Le capitaine des Lions indomptables n’abandonnera pas ses coéquipiers avant d’avoir engagé le tournoi. En raison d’une « douleur ressentie au niveau de la cuisse gauche». Toujours est-il que l’attaquant de Besiktas d’Istanbul ne jouera pas le premier match du Cameroun lundi contre la Guinée. Même si le médecin de la sélection nationale estime que « ce dispositif augure d’un retour très prochain dans le groupe», parlant du dispositif de suivi médical mis en place pour l’homme qui est sans doute le plus expérimenté du groupe de Rigobert Song Bahanag. A en croire Patrick Fotso, « le capitaine des Lions indomptables garde le moral haut et l’esprit combattif qui le caractérise».

Le communiqué de la Fécafoot

En l’absence de Vincent Aboubakar, et alors que Choupo Moting n’a pas été retenu et que Bryan Mbeumo s’est blessé avant la publication des listes, la ligne offensive des Lions indomptables sera une affaire de bleus, en dehors de Toko Ekambi. Ce sera peut-être l’occasion d’essayer un trio Nkoudou-Moumbagna-Toko. Quoi qu’il en soit, la jeunesse devra prendre ses responsabilités face à la Guinée.

Groupe F : Une affaire du Maroc, mais… 

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Les Lions de l'Atlas veulent sourire

Selon le classement FIFA, le Maroc est la première nation africaine de football, en étant 13ème mondial. Le royaume chérifien doit cette posture à son exploit lors de la dernière Coupe du monde, Qatar 2022. Les Lions de l’Atlas ont achevé leur course en demi-finale. Une performance jamais réalisée par un pays africain dans ce tournoi. Mais sur le plan africain, le Maroc, bien qu’étant un foudre de guerre, remonte à 1976 pour se souvenir d’un sacre en CAN. Walid Regragui a débarqué en Côte d’ivoire avec pratiquement le même effectif qu’à la dernière Coupe du monde. Entre autres Yassine Bounou, meilleur gardien africain dans les buts, Achraf Hakimi, Nayef Aguerd et Romain Saïss en défense, Sofyan Amrabat et Hakim Ziyech au milieu et Youssef En-Nesyri, buteur du quart de finale contre le Portugal (1-0)Question de se donner une chance de réaliser l’objectif souhaité : le trophée. Pour leur entrée en scène, les Lions de l’Atlas seront opposés aux Léopards de la RDC.

Les poulains de Sébastien Desabre avaient déjà échoué contre les Marocains en barrages de la Coupe du monde 2022 (1-1/4-1), avec des talents tels Chancel Mbemba, Gaël Kakuta et Cédric Bakambu. Des noms sur lesquels le pays compte pour tourner définitivement la page de la dernière CAN.

Mais l’adversaire le plus coriace du Maroc dans ce tournoi, notamment au premier tour, est la Zambie. Un pays qui a hissé son drapeau au sommet du football continental, mais qui ne présente pas toujours un palmarès des plus reluisants. A peine un titre continental obtenu en 2012 avec le Français Hervé Renard. Et justement, la Zambie n’a pas pris part aux trois dernières éditions de CAN.

Groupe F : San Pedro (Stade Laurent Pokou)
Maroc
RDC
Zambie
Tanzanie

Groupe E : Aigles et Bafana Bafana pourront sortir la tête de l’eau

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La Mali veut garder le sourire

Dans son dernier livre Les cadors de la CAN, Guy Bertin Nsigué classe le Mali parmi les cadors de la CAN, soient les pays les plus réguliers à ce rendez-vous biennal du football africain. Mais le Mali n’a jamais atteint la plus haute marche du podium. Les Aigles ont occupé le 3ème rang deux fois (en 2012 et 2013). Cette 13ème participation sera-t-elle la meilleure ? Tout est possible. Les Aigles peuvent compter sur des talents tels le capitaine Hamari Traoré, ou les deux Haidara, Amadou de Leizig et Massadio du Racing club de Lens, ou encore Yves Bissouma de Tothenam. L’élimination en quarts de finale de la dernière édition par la Guinée équatoriale, aux tirs aux buts, reste en travers de la gorge des Aigles.

En matchs de poule, le Mali classé dans le groupe E, aura comme adversaires la Tunisie, l’Afrique du Sud et la Namibie. Ici, seule la Namibie semble facile à manœuvrer a priori. En trois participations déjà, les Brave warriors qui ont le mérite d’avoir étouffé les Lions indomptables pour composter leur ticket qualificatif, n’ont jamais remporté un match de CAN. Le sélectionneur Collin Benjamin tient à faire ce pas positif lors du rendez-vous ivoirien.

La Tunisie, elle, est le plus sérieux concurrent du Mali dans le groupe E. la dernière fois que les Aigles de Carthage ont remporté la CAN remonte à 2004 à domicile. Vingt ans après, le pays en a encore envie. En 2019, la Tunisie a terminé en demi-finale. Mais les Bafana Bafana sont aussi prêts pour une place honorable au moins dans le groupe. Les poulains d’Hugo Bross portent un nom qu’ils peinent à assumer. Tout comme la RDC qui peine à porter un nom chargé d’histoire.

Groupe E : Korhogo
Tunisie
Mali
Afrique du sud
Namibie

Groupe D : L’Algérie, une âme de guerrier malgré tout

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Belmadi et l'Algérie n'ont pas encore digéré la non qualification de la Coupe du monde 2022

L’Algérie parviendra-t-elle à se faire pardonner par son public à l’occasion de la CAN 2023 ? C’est en tout cas l’ambition de Djamel Belmadi et ses poulains. Les Fennecs n’ont pas encore réussi à avaler la pilule de la non qualification pour la Coupe du monde Qatar 2022. Eux qui, à une minute de la fin du dernier match éliminatoire contre le Cameroun en mars 2022, se sont fait rattraper, alors qu’ils venaient d’inscrire le but qualificatif. C’était sans compter avec l’esprit indomptable du Cameroun qui n’a pas permis à Slimani le buteur, de regagner le banc de touche où une blessure (diplomatique ?) le conduisait sur un brancard. Karl Toko Ekambi coupa net la joie du peuple algérien par un but coupe-souffle. L’Algérie ne s’en est jamais remise. Des mois durant, Djamel Belmadi le sélectionneur continuait de réclamer la victoire, non sans persécuter Papa Bakari Gassama l’arbitre de la partie. Un peu plus d’un ana après, l’Algérie, championne en titre de la CAN, devait se rendre au Cameroun défendre son titre. Une occasion de prendre sa revanche sur le pays des Lions indomptables. L’ambition échoua de façon fracassante car le champion en titre est éliminé dès le premier titre. Second couteau en plein cœur. Si la Fédération algérienne de football (FAF) a gardé sa confiance à son employé, c’était en quelque sorte reconnaître la valeur de l’homme qui avait hissé les Fennecs au sommet de l’Afrique et redonné une âme de grands à cette sélection qui était sous l’éteignoir depuis quelques années. Un sursis que Belmadi veut mettre à profit pour redorer le blason des Fennecs.

C’est donc une sélection algérienne rageuse qui a débarqué à Bouaké pour sa 20ème CAN. Le double champion d’Afrique (1990 et 2019) aura un adversaire de poids dans le groupe : le Burkina Faso. En 13 participations, les Etalons ont été finalistes une seule fois, en 2013, mais restent des candidats sérieux dans le groupe. Après avoir été 4ème à domicile en 1998, le Burkina Faso a terminé 3ème en 2017.

Mais les Palancas negras ne sont pas à négliger. L’Angola est à sa 9ème participation, et a été finaliste en 2008 et 2010. Des performances que le Portugais Pedro Gonçalves souhaite améliorer, en comptant sur les stars de la sélection comme Alfredo « Fredy » Ribeiro. Seule la Mauritanie semble facile à prendre dans le groupe. Les Mourabitounes sont à leur 3ème participation, et n’ont jamais franchi le premier tour.

Groupe D : Bouake
Algérie
Burkina Faso
Mauritanie
Angola

CAN 2023 : Une fan zone dédiée à Joseph Bell Antoine à Douala

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Créé en l’honneur de l’ancien Lion Indomptable Joseph Antoine Bell, l’espace aménagé au lieu-dit Petit terrain Bonamoussadi, est une initiative de l’association Mintuk, en collaboration avec la mairie de Douala 5ème. C’est sur ce site généralement dédié aux divertissements que Mustapha Ali, promoteur du Mintuk, a créé le Fan zone baptisé du nom de l’ancien gardien des Lions indomptables, à l’occasion de la 34ème édition de la Coupe d‘Afrique des nations (CAN). Les fans du football viendront ici communier avec les Lions indomptables, « sur une superficie de 5 300m2, avec 4240 places, 64000watt de son, un écran géant Led de 24m2, 1600 places assises, une zone Vip, 42 chapiteaux installés et 100 tables pour les consommateurs », présente Moustapha Ali, le régisseur de l’évènement.

Il était question de créer un espace de rassemblement et de communion des fans du football durant la période de la CAN. Pour Joseph Antoine Bell, « la fan zone c’est pour supporter les Lions, se serrer les coudes, permettre aux Lions d’être toujours ensemble et remporter la CAN».

Au cours de la présentation de l’espace le 9 janvier 2024 à Douala, l’homme a souligné avec emphase le volet sécuritaire du site. Il s’agit entre autres d’un plan d’évacuation en cas d’incident, de points de rassemblement identifiés, d’ambulances, de bouches d’incendie et de lampes solaires qui sont prévues pour pallier aux coupures d’électricité. Les forces de maintien de l’ordre et de la police municipale de la mairie de Douala 5ème, ont été mises à contribution pour une couverture sécuritaire optimale en ces lieux pendant la période du tournoi.

Groupe C : Cameroun et Sénégal, deux félins rivaux

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Retrouvailles entre Lions indomptables et de la Téranga

Le groupe C offrira l’une des confrontations les plus attrayantes du premier tour de la CAN 2023. Le match Cameroun-Sénégal dont les billets sont en cours d’épuisement. Deux Lions : l’un, indomptable, cinq fois champion d’Afrique (en 21 participations), l’autre de la Téranga, 17 participations, champion en titre, qui l’a arraché à Yaoundé lors de la précédente édition. Les deux Nations sont réputées être des poids lourds du football africain, même si les Ouest-africains ne sont pas bardés du même bagage en termes de lauriers.

Mais il faudra se méfier de la Gambie qui commence à se montrer affamé. Depuis l’arrivée du Belge Tom Sainfiet, les Scorpions se montrent de plus en plus mordants. Lors de la 33ème édition au Cameroun, la Gambie qui était à sa première participation à une phase finale de CAN, a terminé sa course en quart de finale. C’est une puissance montante constituée de jeunes joueurs moyens mais engagés et soudés. Les Scorpions pourraient être des troubles-faîtes, à défaut de prétendre à une place au second tour, pour poursuivre leur rêve.

Mais le Syli national est un candidat très sérieux dans le groupe. Peut-être pas pour le titre final, mais au moins pour le second tour déjà. La Guinée est un client très constant de la CAN : 14 participations déjà. Mais le pays de Titi Camara n’a jamais atteint le graal. Finaliste en 1976, la Guinée n’a plus jamais atteint ce stade. Mais Kaba Diawara essaie depuis Cameroun 2021 de faire le pas décisif. L’homme et ses éléments sont des candidats sérieux pour le second tour, voire plus.

Groupe C : Yamoussoukro
Cameroun
Sénégal
Guinée
Gambie

Entreprises publiques : plus de 500 milliards de dette fiscale

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 Ce montant concerne les  sociétés classées comme  présentant un risque élevé par rapport à leur endettement à court terme, avec  en tête SONARA, SONATREL et EDC qui concentrent 72, 4% des dettes.

 La Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du secteur public et parapublic (CTR), instance rattachée au ministère des Finances vient de livrer un autre rapport sur la situation des entreprises publiques et parapubliques. Cette analyse qui fait l’état des lieux au 31 décembre 2022, souligne des aspects liés à la gouvernance, à l’équilibre financier, aux incidences du marché, de l’environnement institutionnel et juridique etc.  Le document dévoile plusieurs entreprises à risque,  qui selon la CTR, présentent de manière globale et à quelques exceptions près, une situation critique. Ceci, tant en ce qui concerne l’endettement (liquidité et solvabilité) qu’en ce qui concerne la rentabilité, la profitabilité et le poids des dettes vis-à-vis de l’Etat. Sur l’endettement, le rapport fait état d’un risque reste élevé à très élevé pour ALUCAM, CICAM, CAMAIR-CO, CAMWATER (2021), SONARA, CAMPOST, CAMTEL, SODECOTON, CNIC, MAETUR, CRTV, MAGZI, SODECOTON, CDC, PAMOL, SRC, ANAFOR.

A côté, plusieurs entreprises sont classées comme présentant un risque élevé et  très élevé quant au poids de leurs dettes fiscales et sociales par rapport à leur endettement à court terme. Pour un montant global des dettes à court terme de 2 179,3 milliards FCFA,  la dette fiscale représente 24,9% soit 574,9 milliards  de FCFA  tandis que la dette sociale est estimée à 114,372 milliards FCFA, soit 5,24%.

Dans la répartition de ces dettes  avec une dette totale par secteur au-dessus de FCFA 10 milliards, le secteur  Hydrocarbure/eau/électricité  vient en tête avec un taux de 72,4%. La SONARA, SONATREL et EDC concentrent la plus grande part. Vient ensuite le secteur Poste/ Télécom/Communication/Edition dominé par CAMTEL et CRTV (11,7%). Le secteur du transport aérien et maritime  occupe la troisième place (8,2% ) avec le Port de Douala et le port de kribi.  Ce secteur est suivi par  l’agriculture  dominé par la CDC) qui concentre 3,8% des dettes.  

En plus des dettes fiscales, les  dettes sociales sont aussi marquées dans ce rapport de la CTR. Sur ce volet, le secteur agricole occupe la première place avec 52%  de la dette, tirée par la CDC. Le secteur Poste/Télécom/ Communication/Edition  vient en deuxième position avec 28,4% dominé par CAMTEL et CRTV. Il est suivi par le secteur Génie Civil/ BTP/Habitat (8,5%), puis le secteur transport aérien et maritime (4,8%).  Cette situation, commente la CTR,   « prive l’Etat d’une part importante des ressources attendues au titre des impôts et taxes et, d’autre part, constitue un risque de perturbation du climat social au sein des entités concernées du fait du non reversement des cotisations sociales ».

 Il faut dire que  cette analyse risque de la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du secteur public et parapublic  repose sur 5 indicateurs standards : le ratio de liquidité générale (actif circulant/passif circulant) qui mesure la capacité de l’entreprise à honorer ses dettes à court terme, le ratio de solvabilité (DLMT/Capitaux Propres) qui mesure la dépendance de l’entreprise au financement extérieur pour ses opérations, la marge sur le résultat net pour apprécier la rentabilité , la performance financière et le poids des dettes vis-à-vis de l’Etat dans l’endettement à court terme de l’Entreprise. Cette analyse risque a été inspirée des ratios utilisés dans l’outil SOE Health Check du FMI, en tenant compte des spécificités contextuelles des structures analysées.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la CTR alerte sur les mauvaises performances des entreprises publiques et parapubliques. Le gouvernement a d’ailleurs décidé, avec le concours du FMI, de placer toutes les entreprises publiques sous contrats de performance à compter de l’année 2023.   Le processus suit encore son cours.

CAN 2023/Groupe B : Des Egyptiens revanchards face à des Black stars affamés

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L'arrivée des Black stars à Abidjan

Deux années sont passées, mais nul doute que l’Egypte n’a pas encore digéré la défaite en finale de la dernière CAN. Portée par sa star Mohammed Salah, l’Egypte avait réussi un parcours respecté jusqu’en finale, avec un gardien de buts qui a émerveillé le monde du football. Arrivé en terre camerounaise comme second gardien, Gabaski s’est imposé à la faveur de la blessure du numéro un, comme la meilleure chance des Pharaons, en se montrant impérial aux penalties. Mais c’est au match de la dernière chance que l’homme manqua le défi du dernier tir. Face à un Sadio Mané qu’il avait déjà frustré au cours du match, le dernier rempart égyptien se faisait battre au stade d’Olembe. Les Pharaons n’auront pas leur 8ème titre, alors que le Sénégal qui avait déjà perdu deux finales, pouvait enfin soulever le trophée continental. Les Eléphants effondrés sont repartis du Cameroun malheureux. Aujourd’hui, l’occasion leur est donnée de prendre leur revanche.

En face, le Ghana a son mot à dire. Les Black stars, forts de leurs quatre étoiles, ont à cœur, à défaut d’égaler leur principal adversaire du groupe, rattraper le Cameroun qui est à cinq titres continentaux. Le Cap vert peut être un obstacle majeur sur le chemin de ces deux poids lourds du groupe. Dans la cour des grands, les Requins bleus sont rentrés en causant beaucoup de dégâts. En se qualifiant pour 2013, le Cap vert avait barré la route au Cameroun. Et le sort a placé les Requins bleus dans le groupe du pays organisateur, mieux, pour le match d’ouverture. Les bleus tiendront en échec, pour atteindre les quarts de finale. C’est le Ghana qui mettra un terme aux ambitions capverdiennes. Ce souvenir peut bien agrémenter la saveur des retrouvailles en terre ivoirienne.

A ce qu’il paraît, seul le Mozambique reste une proie a priori facile pour les différents concurrents du groupe B. Après 13 ans d’absence à la CAN, le Mozambique pourrait peut-être refuse d’être la victime résignée que l’on voit.

Groupe B : Abidjan (Stade Félix Houpouët-Boigny)

Egypte
Cap vert
Ghana
Mozambique

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